mardi 25 novembre 2008

Ariane Lord


Ariane Lord
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Ariane Lord considère le corps comme un espace, un lieu, un territoire qui se modifie par ce qui l’entoure, l’habite, le traverse. Le corps est utilisé tel une matière malléable afin d’identifier ce qui nous défini et nous façonne en tant qu’individu. Préoccupée par la question identitaire, elle cherche à rendre visible l’ampleur de ce qui est extérieur au contenant et qui s’immisce pour en modifier le contenu. L’artiste prend plaisir à positionner ses recherches aux limites des médiums, des disciplines et de la notion "d’acceptable", ce qui provoque un étrange métissage entre le grotesque et le tragique.

"Dans une optique territoriale, je veux investir les lieux du corps. Le corps, sa trace, sa délimitation, ses résidus, seront ici documentés afin de cerner l’impact d’une présence sur son milieu. La notion du vide et la perméabilité des frontières seront davantage explorés par le biais d’objets/lieux. Le matelas s’avère en soi intriguant car il est à la fois un objet et un lieu où nous passons près du tiers de notre vie. Il fait appel à un état de présence et à la fois à un état d’absence qui m’interpellent particulièrement."

Originaire de La Pocatière, Ariane Lord détient un baccalauréat en Arts Visuels de l’Université du Québec à Montréal. Lors de l’obtention de son diplôme au printemps 2005, elle reçoit le Prix du Centre des arts et des fibres du Québec. L’artiste a présenté son travail au Québec lors d’expositions solos et collectives. Elle a été commissaire de l’exposition 1X10 : la sculpture s’éclate! présentée à St-Jean-Port-Joli. Elle est récipiendaire d’une bourse du Conseil des Arts et Lettres du Québec. Elle exposera son travail en 2009 à la galerie Grave de Victoriaville ainsi qu’au centre Caravansérail de Rimouski.

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Ariane Lord considers the body a space, site, or territory that is changed by what is around it, inhabits it, traverses it. She uses the body as a malleable material in her search to identify what defines us and shapes us as individuals. Concerned with the issue of identity, she seeks to reveal the scope of what is outside the container and interferes with it to change its content. Lord likes to position her research by pushing the limits of media, disciplines, and the notion of "acceptable," provoking a strange interweaving of the grotesque and the tragic.

"With a territorial focus, I want to invest the sites of the body. The body and its traces, contours, and residues are documented here in order to discern the impact that a presence has on its milieu. The notion of the void and the permeability of borders will be explored further through objects/sites. In itself, the mattress is intriguing, since it is both an object and a site where we spend almost one third of our lives. It calls upon a state of presence and at the same time a state of absence that particularly appeals to me."

A native of La Pocatière, Ariane Lord holds a bachelor's degree in visual arts from the Université du Québec à Montréal. When she obtained her degree, in the spring of 2005, she received the Prix du Centre des arts et des fibres du Québec. Her work has been presented in solo and group exhibitions in Quebec. She was curator of the exhibition 1X10: la sculpture s’éclate! presented in St-Jean-Port-Joli. She has received a grant from the Conseil des Arts et Lettres du Québec. In 2009, her work will be exhibited at the Galerie Grave de Victoriaville and at the Caravansérail artist-run centre in Rimouski.

lundi 17 novembre 2008

Martin Beauregard


Martin Beauregard
Artiste en résidence * Artist in Residence

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L’artiste s’interroge sur les imbrications possibles entre le récit factuel et le récit de fiction. Les propositions formelles développées - vidéographiques et photographiques - explorent ce terrain où la fiction et le documentaire biographique se confondent. À titre d’exemple, Soapoperation (2005) est tirée d’un séjour dans un hôpital bordelais lors duquel il subit une intervention chirurgicale en mars 2004. Elle présente une scène tournée dans le bloc opératoire et un dialogue avec son amoureuse à son réveil de l’anesthésie, ces échanges sont romancés à la Soap opera, la vie se relâche à travers une image, un cliché, sur une trame fictionnelle à peine décalquée de la réalité. La vidéo Playing with deady Daddy, présente aussi ce travail du " vrai et du joué ", tournée lors des funérailles de son père - le 13 août 2003 - où parents se rassemblent, rendent hommage au défunt, le voient et le touchent pour la dernière fois. Il a répété ce contact avec son père défunt posé dans son cercueil devant la caméra, comme on fait plusieurs prises d’une même scène au cinéma.

Dans le cadre du projet de résidence au Centre SAGAMIE, l'artiste réalisera une série de photographies qui confronte la figure mythique du cow-boy - produite par l’industrie cinématographique - à la vie modeste d’un vieil homme (son grand-père) âgé de quatre-vingt-huit ans. Le vieil homme est photographié dans un cimetière de voitures et un Ciné-parc abandonné.

Martin Beauregard vit et travaille à Montréal. Il est diplômé de l’École des Beaux-arts de Bordeaux en France (2004). Son travail a depuis été présenté dans une dizaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger dont L’œil de poisson (Québec) Location One (New York), Tin Box (Bordeaux), et collectives dont au CAPC Musée des Beaux-Art de Bordeaux (Bordeaux), Luxe Gallery (New York), Asahi Art Square (Tokyo). Son travail figure dans la collection Prêts d'oeuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec. Il est actuellement au doctorant à l’Université du Québec à Montréal et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne à Paris.

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Martin Beauregard investigates the possible overlaps between factual stories and fictional stories. The formal propositions that he develops - videographic and photographic - explore the terrain where biographical fiction and documentary become confused. From example, Soapoperation (2005) is taken from a stay in a hospital in Bordeaux, where he had surgery in March 2004. It presents a scene shot on the operating table and a conversation with his lover when he awoke from anaesthesia in a romantic "soap opera" style; life is released through an image, a snapshot, a fictional plot traced almost on reality. The video Playing with Deady Daddy also presents "truth and play-acting," shot during his father's funeral - August 13, 2003 - where relatives gathered, paid tribute to the deceased, and saw and touched him for the last time. Beauregard rehearsed this contact with his deceased father lying in his coffin for the camera, as if he were performing repeated takes for a scene in a movie.

For his residency project at SAGAMIE Center, Beauregard will produce a series of photographs that contrast the mythic figure of the cowboy - produced by the movie industry - with the modest life of an 88-year-old man (his grandfather). The old man is photographed in a car junkyard and an abandoned drive-in.

Martin Beauregard lives and works Montréal. He is a graduate of the École des Beaux-arts de Bordeaux in France (2004). His work has been presented in solo exhibitions in Canada and abroad, including at L’œil de poisson (Quebec City), Location One (New York), and Tin Box (Bordeaux), and in group shows, including CAPC Musée des Beaux-Arts de Bordeaux (Bordeaux), Luxe Gallery (New York), and Asahi Art Square (Tokyo). His work is in the art loan collection of the Musée national des beaux-arts du Québec. He is currently studying for his doctorate at the Université du Québec à Montréal and Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne in Paris.

dimanche 16 novembre 2008

Catherine Bodmer remporte le Prix 2008 du duc et de la duchesse d’York

Catherine Bodmer
remporte le Prix 2008 du duc et de la duchesse d’York en photographie remis par le Conseil des Arts du Canada.

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Ce prix est octroyé au meilleur artiste professionnel en photographie ayant obtenu une subvention de projet du Conseil des Arts en 2008 et s’étant particulièrement distingué pour la qualité de son travail.

Le Centre SAGAMIE est fier de soutenir Catherine Bodmer et tient à la féliciter pour l’excellence de son travail. En octobre dernier, lors de sa plus récente résidence de création au centre, Mme Bodmer a développé les bases d’un nouveau corpus d’oeuvres.

La pratique artistique de Catherine Bodmer comprend des installations, des œuvres in situ, des photographies et le traitement numérique d'images. La transformation graduelle d'objets, de matériaux ou de lieux abandonnés, forment souvent un point de départ pour développer des œuvres qui cherchent à placer l'ordinaire au centre de l'attention, rélévant des forces insoupçonnés qui affectent nos idéologies et utopies. Son travail photographique des dernières années traite de lieux réels et imaginaires, ainsi que de la position de l'individu dans ces espaces. En travaillant avec la répétition et la variation d'un même sujet, Catherine Bodmer s'intéresse aux détournements subtils de l'échelle, suggérant des situations à la fois cohérentes et divergentes.

Catherine Bodmer, d'origine suisse, détient un diplôme de l'École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et a obtenu une maîtrise en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal en 1999. Depuis 2004, elle est la coordonnatrice artistique du centre d'artistes articule à Montréal. Depuis 1997, son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec, ailleurs au Canada, ainsi qu'au Mexique et à Taiwan.

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Catherine Bodmer
wins the 2008 Duke and Duchess of York Prize in Photography awarded by the Canada Council for the Arts.

The prize is given to the best professional artist in photography who was awarded a Canada Council project grant in 2008 and who has also been particularly recognized for the quality of his or her work.

The SAGAMIE Centre is proud to support Catherine Bodmer and would like to congratulate her on this recognition of the excellence of her work. In October 2008, during her most recent creative residency at the centre, Ms. Bodmer developed the basis for a new series of works.

Catherine Bodmer's art practice includes installations, site-specific works, photography and processing of digital images. The gradual transformation of objects, materials and abandoned places is often the starting point for the development of works that put the ordinary in the center of attention, revealing unsuspected forces that affect our ideologies and utopias. Her recent photographic work examines the notion of real and imaginary places, and the position of the individual in these spaces. By working with the repetition and variation of the same subject, she focuses on subtle alterations in scale, suggesting situations that are coherent yet divergent.

Originally from Switzerland, Catherine Bodmer has a degree from the School of Art of Lucerne in Switzerland and earned a master's degree in plastic arts from the Université du Québec à Montréal in 1999. Since 2004 she has been the artistic coordinator of articule, an artist-run centre in Montreal. Since 1997, her work has been presented in several individual and group exhibitions in Quebec, elsewhere in Canada, Mexico and Taiwan.

lundi 10 novembre 2008

Appel de dossiers 2009

Appel de dossiers 2009 / Date limite 31 janvier 2009
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1. RÉSIDENCES DE RECHERCHE ET CRÉATION
Traitement numérique de l’image en art actuel et impression numérique grand format.

2. PROJETS D’EXPOSITION(artistes et commissaires)
Le Centre produira une publication couleur accompagnant chaque exposition.
Le cachet CARFAC/RAAV sera versé aux artistes.

3. RÉSIDENCES D’ÉDITION
Projets de création artistique utilisant le livre comme véhicule et objet d’art.

4. PROJETS de LONGUE DURÉE
Le Centre SAGAMIE est intéressé à développer avec les artistes des projets de recherche et de création de longue durée pouvant s’étaler sur une ou deux années. Pendant cette période, l’artiste réalisera plusieurs périodes successives de travail en résidence. Le corpus d’œuvres réalisé sera présenté lors d’une exposition solo et l’organisme produira une publication témoignant du développement du projet.

Le dossier doit comprendre :
1- Indiquez en entête pour quel programme vous appliquez (programme : 1, 2, 3 ou 4).
2- Indiquez clairement si vous avez plus ou moins de 35 ans.
3- La description du projet (résidence, exposition, publication) (maximum: 1 page).
4- La démarche artistique (maximum: 1 page).
5- Le Curriculum vitae (maximum: 3 pages).
6- La documentation visuelle : fichiers numériques sur CD, environ 5X7po. à 72dpi compressé .jpg, diapositives, impressions ou autre.
7- Résidences d’édition : description des collaborateurs, curriculum vitae des collaborateurs (auteur(s) ou autre (s), s’il y a des collaborateurs au projet).
8- Une enveloppe de retour pré-affranchie,si le retour du dossier est souhaité.

Postez avant le 31 janvier 2009 (le timbre de poste faisant foi) à :
Centre SAGAMIE
50, rue St-Joseph
C.P. 517
Alma, Québec
Canada
G8B 5W1

Aidez-nous à faire connaître le centre SAGAMIE : faites suivre ce message à des centres et des artistes de votre connaissance.

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2009 Call for proposals / Deadline January 31, 2009

1. ARTIST-IN-RESIDENCE, RESEARCH AND CREATION
Digital image manipulation in contemporary art and large-format digital printing.

2. EXHIBITION PROJECTS (artists and curators)
SAGAMIE will produce a publication accompanying each exhibition project.
CARFAC/RAAV fee will be paid to the artists.

3. PUBLISHING RESIDENCIES
Creation projects using the book as the medium and art object.

4. LONG-TERM PROJECTS
The SAGAMIE Centre is interested in working with artists to develop long-term research and creation projects that last one or two years. During this period, the artist will have several successive residency periods. The corpus produced will be presented in a solo exhibition, and the organization will produce a publication describing the project's development.

The proposal must include :
1. Clearly indicate the program for which you are applying (Program : 1, 2, 3, or 4).
2. Indicate if you are under or over 35 years old.
3. Description of the project (residency, exhibition, publication) (maximum: 1 page).
4. Artistic approach (maximum: 1 page).
5. CV (maximum: 3 pages).
6. Visual documentation : small images (about 5x7" at 72 dpi) on a CD; slides; prints; or other.
7. Publishing: Description of collaborators, Curricula vitae of collaborators (author or other) if needed.
8. A self-addressed stamped envelope if you wish the proposal to be returned.

Please mail your application before January 31, 2009 (postmarked) to:
Centre SAGAMIE
50, rue St-Joseph
C.P. 517
Alma, Québec
Canada
G8B 5W1

samedi 8 novembre 2008

Chantal Neveu Novembre 2008


Chantal Neveu
LANCEMENT DU LIVRE MENTALE
Ce vendredi 7 novembre de 5 à 7h.
au Centre SAGAMIE
50 rue St-Joseph, Alma (derrière l'église St-Joseph)

publié aux éditions La Peuplade http://www.lapeuplade.com

Au programme:
Trois auteurs publiés chez La Peuplade cette année feront la lecture d’extraits de leurs œuvres:
Chantal Neveu (Mentale)
Simon Dumas (La chute fut lente interminable puis terminée)
François Turcot (Derrière les forêts)
+ dédicaces, discussions, vin et rafraîchissements.

CHANTAL NEVEU : De 2002 à 2005, lors de résidences d’auteur au Centre National des Écritures du Spectacle à La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon et aux Subsistances de Lyon, Chantal Neveu s’est déplacée et déposée en divers plateaux de création : des studios de son, de théâtre, de danse, des ateliers de plasticiens et quelques autres périmètres plus intimes à Montréal, à Paris et en Suisse. Elle y a scripté ce qui se dit et ce qui se vit pour composer une matériologie riche de physicalité et de mises en relations à partir de laquelle elle a écrit Mentale, un texte extrêmement documentaire, totalement fiction. Elle vient tout juste de se produire au centre d’artiste Oboro à Montréal où elle a offert en trois représentations la performance-lecture intégrale de Mentale.

Chantal Neveu est écrivaine et artiste interdisciplinaire. Ses textes sont publiés en diverses revues au Québec et à l’étranger ? Doc(k)s, Exit, Art Le Sabord, Airbag, Éc/artS, Liberté, YXZ. Elle a publié Èdres (livre et DC) aux Éditions É=É [ http://www.andsuch.name ]. Ses écrits font l’objet de différentes mises en situations et adaptations médiatiques et scéniques ? avec les Éditions OHM-Avatar, Klangkunst / DeutschlandRadio Kultur, Vidéoformes, La Scène poétique, Théâtre La Chapelle, La Chartreuse, Espace du son / Société Radio-Canada, Lardux Films, Champ libre. Ses dernières années, elle a bénéficié de résidences d’auteur aux Laboratoires nouveaux médias d’OBORO, avec le Groupe Intervention Vidéo (GIV), aux Subsistances et au Groupe de Musique Vivante de Lyon (GMVL) ainsi qu’au Centre National des Écritures du Spectacle à La Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Actuellement, elle écrit You et Idylle, deux textes fondés sur une méthode de scriptage, et développe Local, une entreprise d’écriture en différents lieux. Mentale est publié par les Éditions La Peuplade.

Un autre lancement se produira samedi le 8 novembre à la librairie Les Bouquinistes de Chicoutimi (de 15h à 17h).

Pour informations sur les auteurs, entrevues, documents visuels et service de presse :

Simon Philippe Turcot
La Peuplade
Tél : 418.347.5520 ou 418.720.1024
info@lapeuplade.com
http://www.lapeuplade.com

Neuvième CHRONIQUE NUMÉRIQUE Novembre 2008


Neuvième CHRONIQUE NUMÉRIQUE à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 81, maintenant en kiosque. Cette chronique de JEAN-FRANÇOIS CARON intitulé LE PASSAGE À L'ACTE présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit : GIORGIA VOLPE, AUDE MOREAU et CLAUDINE COTTON.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

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Le concept original des CHRONIQUES NUMÉRIQUES est issu d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste public.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion, de réflexion théorique, de formation et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, l’organisme opère un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement plus de 50 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution essentielle aux enjeux actuels de l’image en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

Richard Deschênes Octobre 2008


Richard Deschênes
Artiste en résidence * Artist in Residence

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PROJET

Mon projet se démarque par des interventions sur des photographies choisies et tirées de différents journaux quotidiens. Intitulée pour le moment Maquettes, la série d'impressions que je compte réaliser implique un travail sur le sens de la photographie dans l'information journalistique, examine plus spécifiquement le processus même de fabrication de l’image. Les ajouts, les retouches ou les soustractions sur les photographies, au moyen de petits morceaux de papiers collés (tirés du même journal, possédant leur propre trame), proposent une nouvelle lecture de l'image. Telle une cicatrice, le marquage de certaines parties de la photographie lui procure une nouvelle nature, produit une étrangeté par rapport au champ de vision. L’aspect artisanal de l’opération, en contraste avec la numérisation de l’image qui s’ajoute, donne au résultat une fluidité inhabituelle. Deux caractéristiques se dégagent du travail envisagé. Dans certains cas, il est question de l'aspect panoramique des images choisies (vue aérienne), tandis qu'une autre série privilégie un effet optique obtenu par la soustraction de l'information principale contenue dans la photographie (l'arrière-plan, le hors-focus de l'image devient l'oeuvre à considérer).

DÉMARCHE ARTISTIQUE

De façon générale, mon travail en peinture examine les concepts de perception et de processus de fabrication de l’image. Le recours à des curiosités naturelles ou scientifiques placées hors contexte me permet de brouiller systématiquement les repères visuels et cognitifs dans l’image. Je peins ce que j’appelle librement des modèles imaginaires, qui opèrent comme métaphore d’une mécanique qui serait à l’œuvre dans le développement de la perception et de la connaissance. Ma peinture a une importance beaucoup plus psychique que physique. Ce sont des images mentales, formulées en filigrane, qui échappent à la certitude. L’utilisation de la couleur est l’objet d’un questionnement constant. Je travaille non pas avec des couleurs vives mais avec des tons, considérant qu’ils sont plus enclins à s’insérer dans la mémoire.

BIOGRAPHIE

Richard Deschênes, né à Saint-Henri-de-Taillon, vit et travaille à Montréal. À la suite d'un baccalauréat en arts visuels (Université Concordia, 1985), il a pousuivi des études au Pratt Graphics Center à New York (États-Unis) en 1985-86. Depuis 1988, il a présenté près d'une quinzaine d'expositions individuelles, surtout à Montréal. De plus, grâce aux expositions collectives auxquelles il a participé, ses oeuvres ont été diffusées au Québec et en Ontario, mais aussi au Mexique, en Chine, en Espagne, en Autriche, aux États-Unis, en France et au Japon. Son travail figure dans la collection Prêts d'oeuvres d'art du Musée national des beaux arts du Québec ainsi que dans la Banque d'oeuvres d'art du Conseil des Arts du Canada. Plusieurs entreprises possèdent également de ses oeuvres dont la Banque Nationale du Canada, la compagnie minière IOC, Hydro-Québec, Loto-Québec et la Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec.

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PROJECT

In this project, I intend to work with photographs chosen and taken from different daily newspapers. Provisionally titled Maquettes, the series of prints that I am planning to make involves examining the meaning of photography in journalistic information - more specifically, the process of manufacturing images. I will make additions to, retouches of, and subtractions from photographs by sticking on small pieces of paper (taken from the same newspaper, possessing their own context) to offer a new reading of the image. Like a scar, the marking of certain parts of the photograph provides it with a new nature, producing a foreignness in relation to the field of vision. The "handmade" aspect of the operation, in contrast with the digitization of the image, is an addition that gives the result an unusual fluidity.
Two characteristics emerge from the work envisaged. In some cases, there is the panoramic aspect of the images chosen (aerial view); another series privileges an optical effect obtained by subtracting the main information contained in the photograph (the background, the out-of-focus part of the image, becomes the work to consider).

ARTISTIC APPROACH

In general, my painting work examines the concepts of perception and process in manufacturing images. The use of natural or scientific curiosities placed out of context enables me to systematically blur the visual and cognitive references in the image. I paint what I freely call imaginary models, which act as a metaphor for a mechanism at work in the development of perception and knowledge. My paintings are much more important psychically than physically. They are mental images, formulated in the interstices, that escape certainty. The use of colour is constantly questioned. I work not with bright hues but with tones, considering that they are more likely to infiltrate into the memory.

BIOGRAPHY

Richard Deschênes was born in Saint-Henri-de-Taillon, and lives and works in Montreal. After obtaining a bachelor's degree in visual arts (Concordia University, 1985), he pursued his studies at the Pratt Graphics Center in New York in 1985-86. Since 1988, he has presented almost fifteen solo exhibitions, mainly in Montreal. In addition, as part of group exhibitions, his works have been seen in Quebec and Ontario, as well as Mexico, China, Spain, Austria, the United States, France, and Japan. His work is in the Prêts d'oeuvres d'art collection at the Musée national des beaux arts du Québec and in the Art Bank of the Canada Council for the Arts. A number of corporations also own his works, including the National Bank of Canada, IOC, Hydro-Québec, Loto-Québec, and the Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec.

Catherine Bodmer Octobre 2008


Catherine Bodmer
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Affirmant le potentiel de l’ordinaire, Catherine Bodmer s’intéresse aux signes et aux forces insoupçonnés qui affectent l'arrangement de nos espaces physiques et mentaux, nos idéologies et utopies. La transformation graduelle d’objets, de matériaux ou de lieux abandonnés, forme souvent un point de départ pour développer des oeuvres qui cherchent à déplacer la périphérie dans le centre de l’attention.

Le travail artistique de Catherine Bodmer comprend des installations, des oeuvres in situ, des photographies et le traitement numérique d’images. Le projet qu’elle développera pendant sa résidence à Sagamie fait suite à son travail des dernières années et concerne la notion de paysage, chevauchant entre idéal, incertitude et réalité. En travaillant avec la répétition et la variation d’un même sujet, elle s’intéresse aux déplacements subtils de l’échelle, confondant la proximité avec le lointain, suggérant une vision à la fois cohérente et divergente.

Catherine Bodmer, d'origine suisse, a obtenu un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et une maîtrise en arts plastiques à l'Université du Québec à Montréal. Depuis 2004, elle est la coordonnatrice artistique du centre d’artistes articule à Montréal. Sa pratique artistique comprend des installations, des oeuvres in situ et des photographies qui sont caractérisés par une réflexion sur les routines de purification du corps et de l’espace. Depuis 1997, son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et au Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan.

Parmi ses réalisations récentes figurent les expositions solo: Réservoir, à la galerie B-312, Montréal (2007); Lacs, à Skol dans le cadre du Mois de la Photo à Montréal (2005); Déplacer des montagnes, au Kao Yuan Art Center, Kaohsiung, Taïwan (2005) et à Expression, St.Hyacinthe (2004); Échantillons, à Plein Sud, Longueuil (2003); ainsi que les expositions collectives : Candy Mountain, à Latitude 53, Edmonton (2007); Nature in the Garage, exposition hors-murs organisée par Gallery 1313, Toronto (2006); Vitae, dans le cadre de Voilà Québec en Mexico!, à l’Hotel Isabel et Espacio Experimental Epicentro, Mexico (2003); La Triennale de la relève québécoise en art - L’Art qui fait Boum! (2e edition), Montréal (2003); et Hôpital, articule, Montréal (2001).

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Aknowledging the potential of the ordinary, Catherine Bodmer is interested in forces that affect the arrangement of our physical and mental spaces, our ideologies and utopias. The gradual transformation of objects, materials, or abandoned places often forms a point of departure for the development of works that seek to move the periphery to the centre of attention.

Catherine Bodmer’s work involves installations, site-specific interventions, photography and processing of digital images. The project that she will develop during her residency at the SAGAMIE Centre follows up on her work of recent years and concerns the notion of landscape, oscillating between ideal, uncertainty, and reality. By working with repetition and variation of a single subject, she investigates subtle changes in scale, confusing proximity with distance, suggesting a vision that is both coherent and divergent.

A native of Switzerland, Catherine Bodmer has a degree from the School of arts of Lucerne, Switzerland, and a MFA from the Université du Québec à Montréal. She is currently the Artistic Coordinator at articule artist-run centre in Montreal. Her work involves installations, site-specific interventions and photographs that are characterized by a reflection on the routines related to the purification of the body and the space. Since 1997, she has shown her work in many collective and solo exhibitions in Québec and Canada, as well as in Mexico and Taiwan.

Some of her recent solo exhibitions include: Réservoir, at Galerie B-312, Montréal (2007); Lacs, Skol, as part of Le mois de la Photo à Montréal (2005); Déplacer des montagnes, Kao Yuan Art Center, Kaohsiung, Taïwan (2005); Échantillons, Plein Sud, Longueuil (2003); as well as the group exhibitions : Candy Mountain, at Latitude 53, Edmonton (2007); Nature in the Garage, outdoor exhibition, Gallery 1313, Toronto (2006); Vitae, as part of Voilà Québec en Mexico!, Hotel Isabel and Espacio Experimental Epicentro, Mexico City (2003); La Triennale de la relève québécoise en art - L’Art qui fait Boum! (2e edition), Montreal (2003); and Hôpital, articule, Montreal (2001).

Fred Laforge Octobre 2008


Fred Laforge
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Mon travail artistique s’articule autour du dessin, de la sculpture et de l’animation. Il s’intéresse principalement au corps atypique, au socialement laid. Corps vieux, handicapés ou obèses sont ici présents pour leurs qualités formelles et pour la poésie visuelle qu’ils dégagent. Écartant tout objectif moral ou critique, j’observe le corps afin d’en ressortir les éléments originaux, singuliers et sensibles, une quête de plaisir esthétique auprès des morphologies exclues, évacuées du monde médiatique. Le tout comme un défi à l’eugénisme ambiant et à l’homogénéisation du corps.

Mon travail influencé par le classicisme, le minimalisme et le pop art se ponctue de plusieurs références à l’histoire de l’art. Sans être hérmétique ces références prennent la forme d’un aveu et nourissent le sens de l’oeuvre. La mise en relation d’iconographies diverses voir même l’intrusion d’éléments fantastiques (homme à tête d’ours) favorisent la construction du sens chez le récepteur.

Le réalisme, la mise en relief de la chair, des masse et des poils, l’utilisation de matériaux diaphanes comme la cire blanche et le papier translucide sont autant d’éléments qui renvoient à l’organique pour ne pas dire au corps lui-même. Corps imparfaits, atypiques qui sont au cœur de ma démarche. J’utilise le potentiel sensible des corps atypiques, leurs capacités à émouvoir par leurs formes, leurs textures et leurs sensibilités propres.

Fred Laforge vit et travail à Montréal. Il à terminé en 2003 une maîtrise en arts à l’Université du Québec à Chicoutimi. Son travail a été présenté au Canada comme à l’étranger dans plusieurs expositions indiduelles et colletives. Il à notament participer à la manif d’art 2 à Québec en 2003, à Artransmédia en Espagne, à Espace en mouvance au Chili et plus récemment à la Biennale de Vrsac en Serbie. Son exposition ( ) 07 à été présenté en à la gaerie Verticale de Laval et au centre L’Écart à Rouyn-Noranda et à la galerie 101 à Ottawa. Il exposera prochainement à Circa et Espace Virtuel.

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My artistic work is articulated around drawing, sculpture, and animation. I am interested mainly in atypical, socially ugly bodies. Old, handicapped, or obese bodies are used for their formal qualities and for the visual poetry that they reveal. Setting aside all moral or critical objectives, I observe the body in order to bring out original, unique, and sensitive elements, a quest for aesthetic pleasure in morphologies that are excluded from and shrugged off by the media world. This is a challenge to the ambient eugenics and to homogenization of the body.

My work, influenced by classicism, minimalism, and pop art, is punctuated by a number of references to art history. Without being hermetic, these references take the form of a confession and feed the meaning of the work. The juxtaposition of various iconographies and even the intrusion of fantastic elements (the man with the bear head) encourage the viewer to construct meaning.

Realism, the highlighting of flesh, masses, and hairs, and the use of diaphanous materials such as white wax and translucent paper are elements that refer to the organic, not to mention the body itself. Imperfect, atypical bodies are at the heart of my approach. I use the potential for meaning of atypical bodies, their capacity to be moving through their very shapes, textures, and sensibilities.

Fred Laforge lives and works in Montreal. In 2003, he completed a master's degree in arts at the Université du Québec à Chicoutimi. His work has been presented in Canada and abroad in a number of solo and group exhibitions. He participated in the manif d’art 2 in Quebec City in 2003, in Artransmédia in Spain, in Espace en mouvance in Chile, and more recently in the Vrsac Biennale in Serbia. His exhibition ( ) 07 was presented at Galerie Verticale in Laval, Centre L’Écart in Rouyn-Noranda, and Gallery 101 in Ottawa; exhibitions are upcoming at Circa and Espace Virtuel.

Chantal Gervais Octobre 2008


Chantal Gervais
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Pour son plus récent projet, Les maux non dits, Gervais entreprend de sonder ce qu’elle peut apprendre sur elle-même grâce aux outils d’observation et de représentation qu’utilisent la science, les arts et la société en général dans le but de mieux connaître et de mieux comprendre le corps. Elle travaille présentement avec des images médicales qui concourent à la schématisation, à la représentation et à l’interprétation du corps humain. En août dernier, lors de la première partie de cette résidence, elle a crée une série d’autoportraits à partir d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) de son propre corps. Un autre travail photographique complété à ce moment, fut Vitruvian Me, un composite d’images constitué de nombreux scans de son corps pris d’un numériseur à plat et faisant référence à l’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Pour la résidence en cours, elle travaille avec OsiriX, un logiciel visualisant les tomogrammes médicaux, afin d’explorer et d’interroger ses compositions de données anatomiques. À la fois comme examinatrice et comme sujet examiné, Gervais fait usage des IRM de son propre corps afin de cerner ce qu’ils peuvent bien lui révéler d’elle-même, ainsi que pour remettre en question l’usage qu’on en fait et l’incidence qu’ils ont sur notre compréhension globale du corps, de l’expérience corporelle et des concepts du soi et de l’autre.

Chantal Gervais a une pratique artistique en photographie et en vidéo souvent présentée en tant qu’installation. Elle a obtenu un B.A.V. en photographie de l’Université d’Ottawa et MA in Art and Media Practice de University of Westminster, Royaume-Uni. Son travail a été présenté dans des expositions individuelles à Harcourt House Gallery à Edmonton; McClure Gallery et Vidéographe à Montréal; Galerie Séquence à Chicoutimi, Québec; Centre d’exposition Art-Image à Gatineau, Québec, et Carleton University Art Gallery et Galerie 101 à Ottawa. Elle est la lauréate du Duc et de la Duchesse d’York en photographie de 2002 octroyé par le Conseil des arts du Canada. En 1999 et 2004, elle a été nominée pour le K.M. Hunter Artists Award du Conseil des arts de l’Ontario et en 2005 pour le Prix Karsh de la Ville d’Ottawa. Depuis 2007, elle siège sur le conseil d’administration de Daïmon, centre de production de Gatineau, Québec.

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In her most recent project Les maux non dits, Gervais sets out to discover what she can learn about herself from the observational and representational tools used by science, art and society at large to know and understand the body. She is working presently with current medical technology for mapping, imaging and interpreting the human body. Last August, for the first stage of this residency, she made use of Magnetic Resonance Imaging (MRI) of her body to create a series of self-portraits. Another work completed during that time was Vitruvian Me, a composite image made of numerous flat bed scans of her body that references da Vinci’s Vitruvian Man. For her current residency, she is working with OsiriX an MRI visualizing software to explore and question these anatomical data sets. Both as examiner and as examinee, Gervais is using the MRI of her own body to investigate what these images reveal about herself and to question their usage and the affect they have on our understanding of the body, bodily experience and concepts of self and other.

Chantal Gervais has an artistic practice in photography and video frequently presented as installation. She obtained a BFA in photography from the University of Ottawa and an MA in Art and Media Practice from the University of Westminster in London, U.K. Her work has been featured in solo exhibitions at Harcourt House Gallery in Edmonton; McClure Gallery and Vidéographe in Montreal; Galerie Séquence in Chicoutimi, Quebec; Centre d’exposition Art-Image in Gatineau, Québec, and Carleton University Art Gallery and Gallery 101 in Ottawa. In 2002 she was awarded the Duke and Duchess of York Prize in Photography. In 1999 and 2004, she was nominated for the Ontario Art Council’s K.M. Hunter Artists Award and in 2005 for the City of Ottawa’s Karsh Award. Since 2007, she has been on the Board of Directors of Daimon, a centre of production in Gatineau in Quebec.

Jean-Jules Soucy Octobre 2008


Jean-Jules Soucy / Dédouaner le plaisir
Artiste en résidence * Artist in Residence

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En collaboration avec la Galerie [Séquence] de Saguenay (Chicoutimi), le Centre SAGAMIE accueille en résidence de création l’artiste de La Baie Jean-Jules Soucy. Les travaux récents de l’artiste seront exposés à [Séquence] du 30 octobre au 12 décembre 2008 (Vernissage / Jeudi, le 30 octobre à 17h) sous le thème Dédouaner le plaisir.

À l’aube de ses 30 ans de carrière, Jean-Jules Soucy étonne toujours par ses jeux de mots et associations poétiques. En combinant le calembour visuel et le calembour littéraire, l’artiste questionne le rôle de l’art dans la société et le rôle de la Baie dans l’Art. Son approche est critique, certes mais empreinte de dérision, de détournements et d’ouvertures. Souvent associé à la collectivité par sa mise en forme ou par sa forme même, le travail de l’artiste s’est résolument employé à questionner les fonctions de l’Art. Comment sortir Duchamp (du champ) de l’art?

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In collaboration with Galerie [Séquence] of Saguenay (Chicoutimi), the SAGAMIE Centre is hosting in creative residence Jean-Jules Soucy, an artist from La Baie. Soucy’s recent works will be exhibited at [Séquence] from October 30 to December 12, 2008 (Vernissage / Thursdaay, October 30 at 5:00 p.m.) with the theme Dédouaner le plaisir.

At the beginning of his thirty-year career, Soucy was always surprised viewers with his plays on words and poetic associations. Combining visual and literary puns, he questions the role of art in society and the role of La Baie in art. His approach is critical, of course, but also imbued with mockery, diversions, and openings. Often associated with the community through its shaping, or by its very shape, the artist’s work is resolutely employed to question the functions of art. Comment sortir Duchamp (du champ) de l’art?

Marisa Portolese Octobre 2008


Marisa Portolese
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Mes explorations du portrait contemporain cherchent à élucider certains aspects de l’expérience humaine, en lien avec l’environnement physique et psychologique. Touchant les questions plus vastes de l’identité, ainsi que du rôle et de la position du spectateur, j’essaie d’entremêler le geste, l’affect et le tracas qu’on peut lire dans le regard de mes sujets afin de créer un paysage émotionnel dans lequel peut s’immerger le spectateur.

Marisa Portolese vit et travaille à Montréal. Elle a obtenue une Maîtrise en Beaux-Arts de l’Université Concordia en 2001. Elle à exposer ses œuvres au Canada, en Europe et aux États-unis, notamment à Berlin, New York, Seattle, San Francisco, Montréal, Québec, Toronto, Palermo et Bologne, Italie. Elle a reçue des prix et bourses du Conseil des arts et lettres du Québec et Canada. Son travail fait partie de plusieurs collections publiques et privées. Outre sa pratique artistique, elle est Professeure au département de photographie de l’Université Concordia.

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Marisa Portolese’s work often explores the relationship between the fixed photographic portrait, her subject’s identities and narrative desire. Her explorations in contemporary portraiture concentrate on elucidating facets of human experiences in relation to psychological and physical environments, relating to larger themes concerning identity and spectatorship.

Marisa Portolese lives and works in Montreal. She earned a master's degree in fine arts at Concordia University in 2001. Her works have been shown in Berlin, New York, Seattle, San Francisco, Montreal, Quebec City, Toronto, Palermo, and Bologna. She has received awards and grants from the Conseil des arts et lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. Her work is included in a number of public and private collections. Aside from her art practice, she is a professor in the Studio Arts Department/Photography Programme at Concordia University.


Publication: HISTOIRE DE... Septembre 2008


COÉDITION: CARAVANSÉRAIL Centre d'artistes et SAGAMIE ÉDITION D'ART
Publication: HISTOIRE DE...
Artistes : Ève Cadieux * Annie Conceicao-Rivet * Dgino Cantin
Textes: Sandra Fillion
20 pages couleur, textes en français seulement, 8,75 x 7,75 po., 2008, PRIX 10$
ISBN 978-2-9810185-0-2 ISBN 978-2-923612-06-5

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Taxes et frais de poste: SVP ajoutez 2.75 $

SAGAMIE ÉDITION D’ART est heureux de vous présenter sa dernière publication qui a été réalisée en coédition avec le Centre d'artistes CARAVANSÉRAIL de Rimouski. La publication Histoire de... fait suite au projet du même nom initié en 2007 par le Centre d’artistes Caravansérail. Les trois artistes Ève Cadieux, Annie Conceicao-Rivet et Dgino Cantin ont été reçus en résidence de recherche et prodution à Rimouski. Ces séjours de création furent suivis d’une exposition en salle qui s’est tenue du 2 au 30 novembre 2007. Le cycle Histoire de... est maintenant complété avec la parution de cette publication.

Corine Lemieux Septembre 2008


Corine Lemieux
RÉSIDENCE D'ÉDITION * PUBLISHING RESIDENCY

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Titre du livre : EN COURS DE ROUTE, l’ensemble

Lors de cette résidence d’édition, je vais réaliser un livre d’artiste qui réunira plusieurs photographies tirées de mon projet En cours de route, entamé en 2001. Dans ce projet à long terme, je travaille à partir des situations de la vie courante qui se présentent à moi, elles sont la matière première où je puise, je choisis. Cela me permet d’abolir la frontière entre l’art et la vie. Je cherche à mettre en relief les transformations des uns au contact des autres, les croisements. Je me penche sur le présent pour prendre un fragment d’un soixantième de seconde réfléchi par le miroir de ma caméra pour réfléchir à mes objectifs, à mes intentions en lien avec les conventions collectives. Ainsi, je réfléchis ce qui est là, à l’endroit où je me situe. J’accumule une série de traces jour après jour, tel un journal. La photographie est un excellent témoin, elle me permet de rendre compte d’un certain réel. Un réel qui parfois nous échappe du seul fait d’un aveuglement, d’une agitation. Je l’utilise pour révéler la nature de nos interactions, la manière dont elles s’articulent. Je cherche à dévoiler les processus internes afin de contribuer au développement de la conscience. Je souhaite rendre visible l’invisible afin de révéler les liens entre la vie intérieure et extérieure mais aussi, afin de montrer ce qui nous relie aux autres et ce qui nous sépare. La photographie soulève de profondes questions sur l’impermanence de l’existence, sur nos volontés de fixation et sur nos moments d’ouverture et de fermeture. Le simple terme technique de prise de vue pointe une réflexion importante au sujet de la prise et du don sur laquelle je souhaite me pencher ici.

Corine Lemieux est née en 1973. Elle a obtenue un baccalauréat en arts plastiques en 1996 à l'Université du Québec à Montréal. Elle oeuvre principalement dans le champs de l’installation photographique et sculpturale. Son travail a été présenté en solo par plusieurs centres d’artistes au Québec comme le Centre des arts actuels Skol à Montréal (1998), le Centre d’art et de diffusion Clark à Montréal (1999), L’œil de poisson à Québec (1999), L’espace virtuel à Chicoutimi (2001), la Galerie 101 à Ottawa (2002), la galerie Optica à Montréal(2003) et à la galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006). Elle a également participé à plusieurs évènements-expositions qui impliquaient la collaboration comme Le salon de l’agglomérat, Darboral (un projet de M.Guerrera) et 1 Espace à 9. Elle a aussi été invitée à présenter son travail dans des expositions de groupe tel que Américas remixted en Italie et Détournements à Montréal. De plus, depuis 2005 elle fait partie de VIA. VIA est un projet de collaboration étroite entre Massimo Guerrera, Sylvie Cotton et Corine Lemieux qui consiste à se pencher sur les phénomènes visibles et invisibles révélés par le partage d’un espace de création commun. Elle est représentée par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.

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Title of book: EN COURS DE ROUTE, l’ensemble

During this publishing residency, I will produce an artist’s book that will include a number of photographs drawn from my project En cours de route, undertaken in 2001. In this long-term project, I work starting from situations of daily life before me, which form the raw material on which I draw and make choices. This permits me to abolish the boundary between art and life. I want to highlight the transformation of one in contact with the other, the crossovers. I examine the present to take a fragment of one sixtieth of a second reflected by the mirror of my camera to think about my objectives and intentions in relation to collective conventions. Thus, I reflect what is there, at the place where I am situated. I accumulate a series of traces day after day, as if in a journal. Photography is an excellent witness; it enables me to make a record of a certain reality ? a reality that sometimes eludes us due simply to blindness or agitation. I use it to reveal the nature of our interactions, how they are articulated. I seek to uncover internal processes in order to contribute to development of awareness. I wish to make the invisible visible in order to reveal the links between inner and outer life, but also to show what links us to and separates us from others. Photography raises profound questions about the impermanence of existence, about our desire to capture things, and on our moments of opening and closing. The simple technical term prise de vue (literally, taking a view) points to an important reflection with regard to taking and giving at which I also wish to look here.

Corine Lemieux was born in 1973. She earned a bachelor’s degree in visual arts in 1996 from the Université du Québec à Montréal. She works mainly in photographic and sculptural installation. Her work has been presented in solo exhibitions by a number of artist-run centres in Quebec, such as Centre des arts actuels Skol in Montreal (1998), Centre d’art et de diffusion Clark in Montreal (1999), L’œil de poisson in Quebec City (1999), L’espace virtuel in Chicoutimi (2001), Gallery 101 in Ottawa (2002), Galerie Optica in Montreal (2003), and Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006). She has also participated in many event-exhibitions that involved collaboration, such as Le salon de l’agglomérat, Darboral (a project by M. Guerrera) and 1 Espace à 9. Her work has been presented in group exhibitions, including Américas remixed in Italy and Détournements in Montreal. Since 2005, she has been a member of VIA, a project of close collaboration with Massimo Guerrera and Sylvie Cotton that consists of looking at visible and invisible phenomena revealed by sharing a common creative space. She is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montreal.

Elmyna Bouchard Septembre 2008


Elmyna Bouchard
Artiste en résidence * Artist in Residence

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La gravure, avec ses rythmes particuliers, offre une méthodologie qui oriente ma manière de produire. C'est un travail d'abord intuitif qui s'organise par la suite en plusieurs étapes de construction et de dépouillement. " Le dessin minimal, fragile et instable, devenu récemment le moyen d’expression privilégié de l’artiste, présente à son tour une trace qui a, comme chez l’enfant, le pouvoir de concrétiser toutes les formes et tous les récits imaginables. Quelques traits suffisent à figurer des montagnes, une maison ou une robe; une main ou un pied disent le corps tout entier. Mais de cette gaîté apparente du monde de l’enfance se dégage paradoxalement une certaine angoisse. Le tourniquet n’est plus seulement synonyme de rires et d’amusements: il devient inquiétant quand le tracé fébrile de la ligne s’emballe et se superpose jusqu’à provoquer vertige et nausée." extrait du communiqué accompagnant l'exposition Actualité de l’Estampe au Québec, les lauréats du Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau

Elmyna Bouchard est née au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Formée en arts d'impression au Centre SAGAMIE d’Alma, elle s'établit à Montréal au début des années 1990, où, en parallèle à sa propre démarche de gravure, elle agit de nouveau comme imprimeur. Depuis 1989, son travail artistique a été présenté dans plusieurs expositions solo et de groupe et ses oeuvres ont été aquises par plusieurs collections d’entreprises et institutions dont la collection du Musée national des beaux-art du Québec, Alcan, Loto-Québec, Hydro-Québec,Télé-Québec, Cirque du Soleil, Bibliothèque Nationale du Québec, Banque Nationale, etc. Elmyna Bouchard a déjà reçu plusieurs prix : Lauréate au Concours d’estampes Loto-Québec en 2000; de la Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières et de la Biennale de l’estampe, du dessin et du papier d’Alma en 2001; de la 8th Great Canadian Printmaking Competition en 2002. En 2003, elle s'est vu décerné le Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau par le Musée national des beaux-arts du Québec.

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Engraving, with its particular rhythms, offers a methodology that focuses my production process. My work starts with intuition, and then is organized through a number of steps of construction and refinement. "Minimal, fragile, unstable drawing, which has recently become the artist’s privileged means of expression, presents in its turn a trace that has, as in a child’s drawing, the power to concretize all forms and all stories imaginable. A few lines suffice to portray mountains, a house, or a dress; a hand or foot speaks for the entire body. But from this apparent gaiety of the world of childhood emerges a paradoxical sense of anxiety. The merry-go-round is no longer synonymous only with laughter and fun; it becomes disturbing when the febrile tracings of the line become tangled and overlapping enough to invoke vertigo and nausea." Excerpt of the news release for the exhibition Actualité de l’Estampe au Québec, featuring winners of the Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau

Elmyna Bouchard was born in Saguenay-Lac-Saint-Jean. After training as a printmaker at the Sagamie studio in Alma, she moved to Montreal in the early 1990s; there, at the same time as she developed her printmaking, she worked as a printer. Since 1989, her work has been presented in a number of solo and group exhibitions, and her works have been acquired by a number of corporate and public collections, including those of the Musée nationale des beaux-art du Québec, Alcan, Loto-Québec, Hydro-Québec, Télé-Québec, Cirque du Soleil, Bibliothèque Nationale du Québec, and Banque Nationale. Bouchard has received a number of awards, notably from the Concours d'estampes Loto-Québec (2000); the Biennale internationale d'estampe contemporaine de Trois-Rivières and the Biennale de l'estampe, du dessin et du papier d'Alma (2001); and the 8th Great Canadian Printmaking Competition (2002). In 2003, she was awarded the Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau by the Musée national des beaux-arts du Québec.

ISABELLE HAYEUR, Maisons modèles/Model Homes Septembre 2008


ISABELLE HAYEUR, Maisons modèles/Model Homes Prix/Price 18 $
38 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 8.5 X 10.75 po.
36 pages, colour, full text in French and English, 8.5 X 10.75 in.
ISBN 978-2-923612-07-2 2008

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SAGAMIE ÉDITION D’ART est heureux de vous présenter sa dernière publication accompagnant l’exposition MAISONS MODÈLES de l'artiste ISABELLE HAYEUR actuellement en cours jusqu’au 10 octobre 2008 au Centre d’exposition SAGAMIE. Cette publication est accompagnée d’un texte de CHRIS BALASCHAK de LosAngeles et a été imprimée sur les presses du Centre SAGAMIE. Notre nouvelle maison d’édition est vouée à la documentation de l’art contemporain et cherche à augmenter sensiblement la diffusion du travail des artistes tout en suscitant le développement de contenus poétiques, critiques ou théoriques.

SAGAMIE ART EDITION is proud to offer you its new publication, which accompany ISABELLE HAYEUR’s exhibition MODEL HOMES, held actually until October 10, 2008, in the SAGAMIE Centre’s exhibition space. The book, printed at the SAGAMIE Centre contain a text by CHRIS BALASCHAK from LosAngeles. The new publishing house is devoted to documentation of contemporary art and seeking to provide new and broad outlets for artists’ work while encouraging the development of critical and theoretical content.

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Autres publications disponibles / Also available

SADKO, GREATIST HITZ Prix/Price 18 $
56 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 9 X 6.75 po.
56 pages, colour, full text in French and English, 9 X 6.75 in.
ISBN 978-2-923612-03-4 2007

JOCELYN PHILIBERT, SURREEL / SURREAL Prix/Price 15 $
36 pages couleur, texte intégral de Jean-François Caron en français et en anglais, 8 X 8po.
36 pages, colour, full text by Jean-François Caron in French and English, 8 X 8in.
ISBN 978-2-923612-02-7 2007

KINGA ARAYA, PASSING ESTRANGEMENT / ÉTRANGERE DE PASSAGE Prix/Price 20 $
76 pages couleur, texte intégral d'Edlie Wong en français et en anglais, 8 X 8po
76 pages, colour, full text by Edlie Wong in French and English, 8 X 8 in.
ISBN 978-2-923612-04-1 2007

THOMAS CORRIVEAU, AUTOFICTIONS / SELF-FICTIONS Prix / Price 10 $
64 pages couleur, texte intégral par Mona Hakim en français et en anglais, 7 X 6 po.
64 pages, colour, full text by Mona Hakim in French and English, 7 X 6 in.
ISBN 978-2-923612-01-0 2007

THOMAS CORRIVEAU, SOPHIE Prix / Price 8 $
40 pages couleur, texte intégral par Thomas Corriveau en français et en anglais, 7 X 6 po.
40 pages, colour, full text by Thomas Corriveau in French and English, 7 X 6 in.
ISBN 978-2-923612-00-3 2007

JEAN-PIERRE SÉGUIN, P o r t r a i t s 1 9 7 6 - 2 0 0 6 Prix / Price 100 $
Auteurs / Authors : Michaël La Chance, Pierre Ouellet, Jean-Pierre Vidal, René Payant
258 pages couleur, couverture rigide, texte intégral en français et en anglais, 11 X 8.75 po.
258 pages, colour, hard cover, full text in French and English, 11 X 8.75 in.
ISBN-13 978-2-9809263-0-1
ISBN-10 2-9809623-0-9

Émilie Rondeau Septembre 2008


Émilie Rondeau
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Le paysage est le sujet central de ma recherche, il s’active et se découvre. Je l’aborde à travers différents médiums. Entre le réel et le fictif, les images fixes et en mouvement incorporent l’analogique et le numérique. Les points de vue changent, les sphères d’exploration diffèrent, mais il reste au cœur de mes intentions.

Une cueillette photographique et vidéographique d’allers-retours répétitifs entre deux villes, Montréal-Halifax, a nourri chez moi, l’évasion réelle et imaginaire. Créant ainsi des paysages technologiques, issus d’expériences indirectes, filtrées et médiatisées. Le paysage du Bas-Saint-Laurent que j’ai tant documenté est maintenant celui que j’habite. Cette sédentarisation a graduellement inspirée une infiltration du paysage dans le contexte domestique. Ce nouveau voyage s’enracinait autour du concept de la maison. La sédentarisation a aussi donné lieu à l’enracinement et l’implication dans mon milieu. À son tour, le paysage prend la route et voyage dans la quotidienneté.

Emilie Rondeau détient un Baccalauréat à l’Université Concordia et une Maîtrise en arts visuels du Nova Scotia College of Art and Design. Depuis 2004, elle a participé à de nombreuses expositions collectives et solos au Québec et en Ontario entre autres au Musée du Bas-Saint-Laurent, à la Maison des artistes francophones, au CNE, à Circulaire, Caravansérail, Engramme et Presse Papier. L’artiste a été reçue en résidence à Vaste et Vague, Est-Nord-Est, Zocalo et l’Atelier de l’Île. Boursière du Fonds relève du Bas-Saint-Laurent en 2007, elle a présenté trois œuvres photographiques sur des panneaux publicitaires aux abords de l’autoroute 20.

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Landscape is the central subject of my research, providing activation and discovery. I approach it from various media. Between the real and the fictive, I incorporate images - fixed and moving, analog and digital. The points of view change, the spheres of exploration differ, but it remains at the core of my approach.

The collection of photographic and video images during repeated round trips between two cities, Montreal and Halifax, became an escape, both real and imaginary, for me, involving the creation of technological images resulting from indirect, filtered, and mediated experiences. The landscape of the Lower St. Lawrence that I documented so closely is now where I live. This settling down gradually inspired an infiltration of the landscape into the domestic context, a new voyage was rooted in the concept of the house. By settling down, I also became rooted and involved in my surroundings. Landscape, in its turn, takes to the road and travels as part of daily life.

Emilie Rondeau holds a bachelor's degree from Concordia University and a master's degree in visual arts from the Nova Scotia College of Art and Design. Since 2004, she has taken part in many group and solo exhibitions in Quebec and Ontario - among others, at the Musée du Bas-Saint-Laurent, the Maison des artistes francophones, the CNE, Circulaire, Caravansérail, Engramme, and Presse Papier. She has had residencies at Vaste et Vague, Est-Nord-Est, Zocalo, and l’Atelier de l’Île. Having received a grant from the Fonds relève du Bas-Saint-Laurent in 2007, she presented three photographic works on billboards beside Highway 20.

ISABELLE HAYEUR Août 2008


ISABELLE HAYEUR
MAISONS MODÈLES

VERNISSAGE ce jeudi 28 août à 17h00 * Opening this thursday, August 28, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 28 août au 10 octobre 2008 * Exhibition August 28 - October 10, 2008

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Les travaux récents d’Isabelle Hayeur se situent dans la perspective d'une critique écologique et urbanistique. Ayant vécu dans une banlieue pendant une vingtaine d'années, elle a été confrontée au spectacle de l'urbanisation étalée et aux nombreuses disparitions qui l'accompagnent. Son approche est liée à cette expérience et se nourrit des discours entourant la question environnementale ainsi que des problématiques d'aménagement du territoire. Elle s'intéresse particulièrement aux sentiments d'aliénation, de déracinement et de dislocation. Dans le cadre de son exposition au Centre Sagamie, l’artiste présente les œuvres de la série Maisons Modèles (2004 - 2007). Ces images ont été fabriquées à partir de photographies de maisons de banlieue et de maisons témoins. Le corpus se présente comme une enquête sur les banlieues d'aujourd'hui mais se veut aussi un portrait de société. L’artiste a photographié diverses habitations chez un manufacturier de maisons préfabriquées et dans les nouveaux développements domiciliaires de la périphérie montréalaise. Par infographie, elles ont ensuite été métamorphosées, puis relocalisées dans de nouveaux contextes. Chacun de ces nouveaux modèles développe un aspect différent des relations de nos sociétés à leurs territoires et devient ainsi un témoin de notre occupation actuelle du monde.

Isabelle Hayeur est née à Montréal en 1969. Elle a fait ses études à l'Université du Québec à Montréal, obtenant un baccalauréat en arts plastiques en 1996, puis une maîtrise en arts plastiques en 2002. Depuis la fin des années 90, elle se consacre aux arts visuels à temps plein. Artiste de l'image, elle est connue principalement pour ses montages numériques grand format, mais a aussi réalisé plusieurs installations in situ, des œuvres d'art public, des vidéos et quelques œuvres d'art internet. Son travail a été présenté au Massachusetts Museum of Contemporary Art (MassMoca), au Museum of Contemporary Photography (Chicago), au Casino Luxembourg forum d'art contemporain (Luxembourg), au Neuer Berliner Kuntsverein (Berlin), à la Southern Alberta Art Gallery (Lethbridge), à Oakville Galleries (Ontario), à Agnes Etherington Art Center (Kingston), au Prefix Institute of Contemporary Art (Toronto), à VOX image contemporaine (Montréal) et aux Rencontres de la photographie à Arles (France). Elle participe en ce moment à La Triennale québécoise 2008 du Musée d’art contemporain de Montréal. Elle est représentée par la Galerie Pierre-François Ouellette de Montréal.

LANCEMENT DE LIVRE

Le vernissage de cette exposition sera également l’occasion du lancement d’une publication sur le travail de l’artiste. Écrit par CHRIS BALASCHAK de Los Angeles, cette publication est éditée par SAGAMIE, ÉDITION D’ART et imprimée sur les presses du Centre SAGAMIE. Cette nouvelle maison d’édition est vouée à la documentation de l’art contemporain. Elle cherche à augmenter sensiblement la diffusion du travail des artistes tout en soutenant le développement de contenus critiques et théoriques.

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ISABELLE HAYEUR
MAISONS MODÈLES

Isabelle Hayeur's recent works are situated within the perspective an ecological and urban-planning critique. Having lived in a suburb for almost twenty years, she has been confronted with the spectacle of urban sprawl and the accompanying disappearance of many things. Her approach is linked to this experience and fed by discourses surrounding the environmental question and the issues of land-use planning. She is particularly interested in feelings of alienation, uprootedness, and dislocation. For her exhibition at the Sagamie Centre, Hayeur presents works from the Maisons Modèles series (2004-07). These images were made from photographs of suburban houses and reference houses. The corpus is presented as an inquiry on today’s suburbs but is also intended to be a portrait of society. She photographed various dwellings at a manufacturer of prefabricated houses and in new housing developments on the periphery of Montreal. With computer graphics, these images were metamorphosed then relocated into new contexts. Each of the new models develops a different aspect of the relationship between Western societies and their territories and thus bears witness to our current occupation of the world.

Isabelle Hayeur was born in 1969 in Montreal. She studied at Université du Québec à Montréal, earning a bachelor’s degree in visual arts in 1996, then a master’s degree in visual arts in 2002. Since the late 1990s, she has been a full-time visual artist. As an image artist, she is known mainly for her large-format digital montages, but she has also produced a number of in situ installations, public artworks, videos, and Web art. Her work has been presented at the Massachusetts Museum of Contemporary Art (MassMoca), the Museum of Contemporary Photography (Chicago), the Casino Luxembourg forum d'art contemporain (Luxembourg), the Neuer Berliner Kuntsverein (Berlin), the Southern Alberta Art Gallery (Lethbridge), the Oakville Galleries (Ontario), the Agnes Etherington Art Centre (Kingston), the Prefix Institute of Contemporary Art (Toronto), VOX image contemporaine (Montreal), and the Rencontres de la photographie in Arles (France). Currently, she is participating in the Triennale québécoise 2008 at the Musée d’art contemporain in Montreal. She is represented by Galerie Pierre-François Ouellette in Montreal.

BOOK LAUNCH

At the vernissage, a book on the artist's work will be launched, written by CHRIS BALASCHAK from Los Angeles and published by SAGAMIE ART EDITION. The new publishing house is devoted to documentation of contemporary art and seeking to provide new and broad outlets for artists’ work while encouraging the development of critical and theoretical content.

Robert Truszkowski Août 2008


Robert Truszkowski
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Mes explorations et mes motivations conceptuelles gravitent présentement autour de la production et de la diffusion d’informations communicables (qu’elles soient numériques ou analogues, séculaires ou religieuses), autour de leurs modes d’accès (le va-et-vient entre nous et elles) et du déroulement soi-disant inoffensif de ces échanges.

La lumière, les données et le langage constituent de l’information ; ils sont communicables (malgré leurs imperfections). Mon programme de travail et de recherche actuel va dans le sens d’une explication viable et stratégique de ce qu’est cette communication, tout en négociant l’écart esthétique et technologique qui existe entre les aspects numériques, commerciaux et traditionnels du médium imprimé en arts plastiques.

Robert Truszkowski (né à Hamilton, Ontario, 1977) a terminé un baccalauréat en arts plastiques (gravure) à l’Université Queen’s en 2000 et une maîtrise en arts plastiques (médias d’impression) à l’Université Concordia en 2004. Il a présenté des expositions et donné des conférences au Canada et sur la scène internationale ; il a également imprimé des tirages pour plusieurs artistes canadiens réputés, dont Betty Goodwin, Janet Werner et Ed Pien pour le compte des Stinger Editions à Montréal. Robert s’est mérité de nombreuses bourses et récompenses pour son approche unique des médias d’impression, dont des résidences d’artiste à l’Atelier Circulaire (Montréal, Québec, 2006), au St. Michael’s Printshop (St. John’s, Terre-Neuve, 2007) et à l’Open Studio (Toronto, Ontario, 2008). Il fera partie de la publication soulignant le 10e anniversaire du Concours de peinture canadienne de RBC. Il a enseigné la gravure et l’imagerie numérique, et donné des cours théoriques sur l’art contemporain à l’Université Queen’s, à Concordia et à la Haliburton School of the Arts. Robert est professeur en gravure au département d’arts visuels de l’Université de Regina (Regina, Saskatchewan).

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My ongoing conceptual investigations and motivations centre around the production and dissemination of communicable information (digital and analogue, secular and religious), how we access or are accessed by it, and the complicitly innocuous manner in which these exchanges take place.

Light, data and language are information; they are communicable (however imperfect). My present program of work and research has been evolving to more fully attempt and strategize a viable explanation of this communication, all the while negotiating the aesthetic and technological gap between the digital, commercial and traditional aspects of fine art (printed) media.

Robert Truszkowski (born Hamilton ON, 1977) earned a BFA in Printmaking from Queen’s University in 2000 and a MFA in Print Media from Concordia University in 2004. He has exhibited and lectured across Canada and internationally, as well as printed editions for several well-known Canadian artists including Betty Goodwin, Janet Werner and Ed Pien at Stinger Editions in Montreal. Robert has been awarded several grants and distinctions for his unique approach to print media including recent Visiting Artist residencies at Atelier Circulaire (Montreal QC, 2006), St. Michael’s Printshop (St. John’s NL, 2007), Open Studio (Toronto, ON, 2008) as well as inclusion in the forthcoming publication celebrating the 10th anniversary of the RBC New Canadian Painting Competition. He has taught printmaking, digital imaging and contemporary art theory at Queen’s, Concordia and the Haliburton School of the Arts. Robert is an Assistant Professor of Printmaking in the Department of Visual Arts at the University of Regina (Regina, SK).

Huitième CHRONIQUE NUMÉRIQUE Août 2008


Huitième CHRONIQUE NUMÉRIQUE à lire dans le magazine Art Le Sabordnuméro 80. Cette chronique de BARBARA GARANT intitulée RECOMPOSER UN RÉEL présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit : ISABELLE HAYEUR, YVES MÉDAM et DANIEL CORBEIL.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223
art@lesabord.qc.ca
http://www.lesabord.qc.ca

Le concept original des CHRONIQUES NUMÉRIQUES est issu d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste public.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion, de réflexion théorique, de formation et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, l’organisme opère un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement plus de 50 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution essentielle aux enjeux actuels de l’image en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

Josée Pellerin Août 2008


Josée Pellerin
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Depuis quelques années déjà, mon travail se développe dans un échange continuel entre la photographie et la littérature. L’ensemble des déplacements entre ces médiums produit un langage hybride, une circulation où la modalité narrative s’impose davantage comme matière première. Montage, séquence, récit, texte détourné s’organisent pour produire des liens en conjugaison avec le référent photographique. Ayant comme point d’ancrage mes propres textes originaux ou ceux d’auteurs contemporains, les permutations créées par cette approche croisée produisent des corrélations favorisant l’émergence d’un espace fictif. D’une manière plus large, mon travail ne cesse de questionner notre fascination individuelle et collective pour la fiction.

Ce nouveau corpus photographique est inspiré du célèbre roman Si par une nuit d’hiver un voyageur d’Italo Calvino. Souvenons-nous qu’à travers une histoire construite selon une architecture en strates, Calvino nous présente un lecteur qui, malencontreusement, achète un roman défectueux. La fin du récit n’apparaît pas dans le livre et ce lecteur, qui retourne à la librairie, se voit recommander en remplacement divers autres récits dont il ne parvient qu’à lire les premières pages. Il va donc se lancer dans la quête du texte original, errant de livre en livre. En tout, dix premiers chapitres se succèdent sans jamais se terminer.

À l’instar de cette construction, je propose une série d’assemblages photographiques, où le texte inclusif à l’image, devient le déclencheur d’un potentiel récit. Partant de ces incipits constamment laissés en suspens, le spectateur sera sollicité davantage, encourageant une approche plus participative que contemplative.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en multimédia, les œuvres de Josée Pellerin furent présentées lors de nombreux événements au Québec, au Canada, en France et au Mexique. (Galerie Orange, Centre des arts actuels Skol ; Galerie B-312 ; Sylviane Poirier Art contemporain ; Symposium international d’art de Baie-Saint-Paul ; Centre d’exposition Expression ; Maison de la culture Côte-des-Neiges ; Axe Néo-7 ; Musée d’art contemporain de St-Jérôme ; Galerie L’Oeil de Poisson ; Gallery 101 ; Kamloops Art Gallery ; Galerie des Beaux-Arts de Nantes ; Direction Régionale des Arts Contemporains de Nantes ; Muséo Universitario del Chopo de Mexico). En 2005, elle effectuait une résidence d’artiste à Buenos Aires, Argentine et suite à ce séjour, elle publiait en 2006 aux Éditions J’ai Vu, un livre d’artiste intitulé Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi. Dernièrement, son travail a été présenté à la Galerie Glendon de Toronto et à la Galerie L’œuvre de l’Autre, Université de Chicoutimi. Le présent corpus en développement fera l’objet d’une exposition en février 2009 à la galerie Orange à Montréal. Plusieurs fois boursière au Québec et au Canada, ses œuvres se retrouvent dans des collections publiques et privées. Elle vit et travaille à Montréal où elle enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal.

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For several years, my work has been developing in a continual exchange between photography and literature. All of the interplay between these two media produce a hybrid language, a circulation in which the narrative modality becomes established more as a raw material. Montage, sequence, story, and diverted text are organized to produce links in combination with the photographic referent. Anchored to my own original texts or those of contemporary writers, the permutations created by this cross-referenced approach produce correlations that encourage a fictive space to emerge. In a broader sense, my work constantly questions our individual and societal fascination with fiction.

Josée Pellerin holds a master's degree in visual arts and training in multimedia. Her works have been presented at numerous events in Quebec, Canada, France, and Mexico. In 2005, she had an artist's residency in Buenos Aires, Argentina; following this stay, she published Heureusement qu'il y avait le monde autour de moi (Éditions J'ai Vu, 2006). Recently, her work was presented at Glendon Gallery in Toronto and at Galerie L'œuvre de l'Autre at the Université de Chicoutimi. The corpus that she is currently developing will be featured in an exhibition in February 2009 at Galerie Orange in Montreal. She has received a number of grants from the Quebec and Canadian governments and her works are included in public and private collections. She lives and works in Montreal, where she teaches at the École des arts visuels et médiatiques of the Université du Québec à Montréal.