lundi 23 février 2015

Émilie Bernard


Émilie Bernard
Artiste en résidence / Artist in Residence 
(English follows)

Mon travail se définit par un vif intérêt pour la collection et par le grand déploiement de petites pièces. J’accumule et énumère pour créer des successions de variantes, des déclinaisons, des inventaires continuels. Cette pratique sensible au geste du collectionneur se manifeste en deux temps : par des objets et par des dessins évoquant des éléments d’architecture, de la nature ou du quotidien. Je fabrique des objets familiers et étranges, bruts et délicats, épurés et complexes, principalement en plâtre, par moulage, assemblage et taille directe. Je crée des dessins à la fois épurés et détaillés qui jouent avec une banque de sujets que je schématise et réinterprète. Grâce à la répétition et à la redite, ces dessins travaillés avec un souci de la subtilité deviennent des fragments d'inventaire ou se déploient tels des motifs.

Native de la Gaspésie, Émilie Bernard vit et travaille à Québec. En 2010, elle a complété une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval. Son travail a été présenté dans plusieurs centres d’artistes, galeries et centres d’exposition au Québec, en Finlande et en Islande. Depuis 2011, elle réalise surtout des résidences de création. Elle a notamment élaboré des projets au Vermont Studio Center (États-Unis), au Kulttuurikauppila Art Centre (Finlande), à The association of Icelandic visual artists (Islande), au Akos Centre (Arménie) et à l’Œil de Poisson (Québec). Jusqu’à présent, elle a été appuyée par le Conseil des arts et des lettres du Québec, Première Ovation et le Conseil des arts du Canada.



http://emilie-bernard.com/


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Émilie Bernard
Artist in Residence 

My work is guided by a deep interest in collecting and characterized by a broad display of small pieces. I accumulate and enumerate to create sequences of variations, assortments, and continual inventories. This practice, reminiscent of a collector’s meticulous gestures, is expressed in two ways: through objects and through drawings which evoke architecture, nature or everyday life. I make familiar and strange objects, at once rough and delicate, pared down and complex, using mainly plaster, casting, assemblage or direct carving techniques. I create drawings that are both polished and detailed, which play with a range of subjects that I condense and reinterpret. By way of repetition and recurrence, these subtly rendered drawings become fragments of an inventory in which they unfold like motifs.


Originally from Gaspésie, Émilie Bernard lives and works in Quebec City, where she earned a MFA at Université Laval. Her work has been presented in several artist-run centres, galleries and exhibition centres in Quebec, Finland and Iceland. Since 2011, she has primarily devoted her time to creation residencies. She notably developed projects at the Vermont Studio Center (US), the Kulttuurikauppila Art Centre (Finland), The Association of Icelandic Visual Artists (Iceland), the Akos Centre (Armenia) and l’Œil de Poisson (Quebec City). To date, she has been supported by the Conseil des arts et des lettres du Québec, Première Ovation and the Canada Council for the Arts.


http://emilie-bernard.com/

lundi 16 février 2015

Exposition David Lafrance



David Lafrance
La peur de perdre
(English follows)

EXPOSITION du 19 février 2015 au 30 avril 2015
VERNISSAGE le jeudi 19 février 2015 à 17h00

David Lafrance présente La peur de perdre, au Centre SAGAMIE d’Alma, une nouvelle série de tableaux miniatures denses et complexes illustrant la possession des lieux : des environnements intérieurs en voie de devenir un domicile.

Cette série s’inscrit dans une suite portant sur le quotidien et la proximité. L’œuvre est supportée par l’immanence du réel, mais poussée aux limites du possible des avenues graphiques et esthétiques de la peinture moderne. Le corpus présenté a été stimulé par un déménagement domestique où chaque objet du quotidien est revisité et analysé. Garder, jeter, donner ou revendre? C’est dans ce chaos ménager que fut entreprise au compte-goutte la création de la présente série, stimulant la réflexion portant sur des sujets d’actualité socioéconomique comme l’austérité, l’hyperconsommation, la mondialisation, la lutte des classes et la dépendance aux technologies.

Cette recherche picturale invite une multitude de sujets à co-habiter tant bien que mal, formant entre hasard et conscience des compositions symboliques. Par le « design d’intérieur », la nature morte et l’abstraction, les thèmes de la domesticité et de l’acquisition se déchirent. On y retrouve tantôt des accumulations maladives, tantôt la négligence des lieux. Ce sont les signes de l’expression du malaise de l’artiste tiraillé entre l’abondance matérielle et la crise sociale, grands thèmes anxiogènes de notre époque. 

Si les tableaux soulignent l’abondance démesurée des biens matériels, ceux-ci sont fabriqués à une échelle des plus réduite, presque miniature, ne prenant que très peu d’espace et facilitant le transport et l’entreposage. Cette résolution quant au support donne alors un peu d’espoir vis-à-vis la perte de contrôle dans un lieu limité.

David Lafrance est né en 1976 au Québec et vit et travaille à Montréal. Il est diplômé depuis 2001 de l’Université Concordia à Montréal en peinture et dessin. Ces dernières années ce peintre, aussi graveur et sculpteur, a réalisé plusieurs expositions au Québec, au Canada et au États-Unis. Il est récipiendaire de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec. On peut retrouver ses œuvres dans plusieurs collections publiques et corporatives. En complément à son œuvre picturale, sa pratique artistique évolue à travers la musique expérimentale et bruitiste. Il est cofondateur, avec son frère Vincent, des Jouets Lafrance, un projet de sculptures populaires autodidactes. Il est représenté par la galerie Hugues Charbonneau.

L’artiste travaille sur des peintures sensorielles et stimulantes adoptant différents cadres figuratifs. Ses compositions sont motivées par l’accumulation plus ou moins logique de sujets qui nourrissent la recherche au niveau des préoccupations de notre société. À la source de cette quête, à caractères esthétique et symbolique, il y a un malaise, un problème d’identité et d’autodétermination créé par le vide spirituel contemporain. Il trouve une source d’inspiration dans la façon dont les gens consomment, s’évadent, fantasment et développent le goût du beau et de la sécurité comme refuge.


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David Lafrance
La peur de perdre

EXHIBITION February 19, 2015 / April 30, 2015
OPENING Thursday, February 19, 5 p.m

David Lafrance is presenting La peur de perdre at the Centre SAGAMIE in Alma. This exhibition comprises a series of dense and complex miniature paintings illustrating the occupation of a place: interior environments in the process of becoming a home.

This series is part of an ongoing project focused on the everyday and proximity. Though the work is supported by the immanence of the real, it pushes the graphic and aesthetic possibilities of modern painting to its limits. The exhibited body of work was inspired by a home move in which everyday objects had to be reconsidered and analyzed one by one. Should it be kept, thrown out, given away or sold? It is in this domestic chaos that the current series slowly began to arise. The presented works stimulate thought about topical socioeconomic subjects such as austerity, hyper-consumption, globalization, class struggle and technology dependence.

This visual research brings together a multitude of not always compatible subjects, which take shape as a symbolic composition born of a mix between chance and conscious choice. The “interior design”—combining the still-life and abstraction—causes the themes of the home and acquisition to clash. Here, sickly accumulations alternate with neglected places. These signs express the malaise of the artist, who is torn between material abundance and social crisis, two major sources of anxiety in our era.

Though the paintings emphasize the excessive abundance of material goods, they are created on a very small, almost miniature scale, and thus take up hardly any space, which facilitates their transportation and storage. In thus inscribing the resolution in the support, the artist provides some hope for a situation in which limited space can lead to a loss of control.

David Lafrance was born in 1976 in Quebec and he lives and works in Montreal. In 2011, he graduated from Concordia University (Montreal) with a specialization in painting and drawing. For the last few years the painter, who is also an engraver and sculptor, has had several exhibitions in Quebec, Canada and the US. He has received grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec and his works are part of several public and corporate collections. In addition to his visual work, his artistic practice also includes experimental and noise music. He is the cofounder, alongside his brother Vincent, of the Lafrance Toys project, which consists of folk sculptures created in a self-taught manner. He is represented by the Galerie Hugues Charbonneau

Through the use of various figurative frameworks, the artist creates sensory and stimulating paintings. His compositions are motivated by a more or less logical accumulation of subjects that reference current social concerns. At the root of this aesthetically and symbolically inflected quest there is a malaise, a struggle with identity and self-determination issues brought about by the spiritual bareness of our times. He draws his inspiration from the way in which people consume, engage in escapism, fantasize and cultivate a taste for beautiful things and security as a refuge.

lundi 9 février 2015

Anne-Marie Ouellet et Thomas Sinou


Anne-Marie Ouellet et Thomas Sinou
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Anne-Marie Ouellet et Thomas Sinou fonde L’eau du bain en 2008 pour créer des œuvres théâtrales, installatives et sonores. Leurs trois volets de « La trilogie de la mort de l’enfant » ont été présentés dans différents festivals au Québec et en France. Sur toute l’année 2011, L’eau du bain a été accueillie en résidence à Mains d’œuvres, en banlieue parisienne. En collaboration avec l’Usine C, L’eau du bain travaille actuellement sur un nouveau cycle avec la série « Portraits », des œuvres performatives mettant en scène des adolescents et des personnes âgées. Le son de l’ère est froid, est le sixième projet de la compagnie.

Faisant appel au théâtre, à l’art sonore et à l’installation, les créations de L’eau du bain sont des mélanges hybrides qui s’intéressent au franchissement des frontières. À chaque nouvelle création, les règles de jeu se modifient et de nouvelles machines sont élaborées pour mettre en place une réelle interaction entre l’espace, l’environnement sonore, les artistes, le public et des éléments du réel. Du Lac Saint-Jean gelé à un CHSLD, le collectif se déplace pour créer, déborde du plateau pour aller à la rencontre de nouveaux paysages et de nouveaux personnages. Dans leurs œuvres, il est souvent impossible de distinguer ce qui est réel de ce qui est fictif.

http://www.eaudubain.com/


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Anne-Marie Ouellet and Thomas Sinou
Artist in Residence

Anne-Marie Ouellet and Thomas Sinou founded L’eau du bain in 2008 to create theatrical, installation and sound works. The three parts of the “La trilogie de la mort de l’enfant” were presented in various festivals in Quebec and in France. In 2011, L’eau du bain was invited to undertake a one-year residency at Mains d’Œuvres, located on the outskirts of Paris. In collaboration with Usine C, L’eau du bain is currently working on a new cycle with the series “Portraits”, which consists of performative works featuring adolescents and elderly persons. Le son de l’ère est froid is the company’s sixth project.

Drawing on theatre, sound art and installation, L’eau de bain’s creations are hybrid mixtures intent on crossing borders. With each new work, the rules of the game are modified and new machines are developed to trigger a veritable interaction between the space, sound environment, artists, audience and elements of the real. From the frozen Lac Saint-Jean lake to nursing homes, the group travels to create, always eager to go beyond the stage in search of new landscapes and characters. In their works, it is often impossible to distinguish between fact and fiction.

http://www.eaudubain.com/

lundi 2 février 2015

Éric Raymond


Éric Raymond
Artiste en résidence / Artist in Residence 
(English follows)

Mes œuvres interrogent l'origine des images. Exploitant la nature arbitraire des associations visuelles, mon travail pose le problème de la genèse des représentations avec insistance. Depuis 1997, je me consacre à la réalisation du corpus Lanternes / Lighthouses auquel s'intègre la série de boîtes lumineuses Plus grand que nature. Celle-ci exploite les qualités plastiques de la macrophotographie pour développer un questionnement sur l’écart entre les représentations visuelles et leurs contreparties verbales. Le souci de «faire image» se transpose dans les titres pour y provoquer des déplacements de sens qui en altèrent la lecture initiale.


Depuis plus de trente ans, Éric Raymond est actif dans le domaine des arts visuels et médiatiques. Son travail a été présenté sur la scène nationale et internationale notamment à la Absolut L.A. International Biennial Art Invitational (L.A. U.S.A.), Ars Electronica (Linz, Austria), L.A. Freewave (L.A. U.S.A.), Artcore Gallery (Toronto), Trinity Square Video Gallery (Toronto), Dazibao (Montréal), TPW (Toronto), Inter Access (Toronto), le Centre des Arts Saidye Bronfman (Montreal), Netwerk/ Center for contemporary art, (Aalst, Belgique), le Centro Cultural PUCP (Lima, Peru), la galerie de la Maison du Canada (Londres) et la Maison des métallos (Paris).


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Éric Raymond
Artist in Residence 

My work raises questions about the origin of images. Through the use of arbitrary visual associations, it explores issues related to the sources of mental representations. Since 1997, I have been developing a body of work called Lanternes/ Lighthouses, which includes the Larger Than Life lightboxes series. Those pictures use the characteristics of macrophotography to question the gap between visual representations and their language counterparts. The idea of “picturing” something is transposed in the titles to provoke a semantic shift that will alter the initial interpretation of the image.



Eric Raymond has been active in the field of visual and media arts for over thirty years. He has exhibited his work on the national and international scene in several solo and group shows notably at the Absolut L.A. International Biennial Art Invitational (L.A. U.S.A.), Ars Electronica (Linz, Austria), L.A.Freewave (L.A. U.S.A.), Artcore Gallery (Toronto), Trinity Square Video Gallery (Toronto), Dazibao (Montréal), TPW (Toronto), Inter Access (Toronto), the Saidye Bronfman Centre for the Arts (Montreal), Netwerk/ Center for contemporary art, (Aalst, Belgium), the Centro Cultural PUCP (Lima, Peru), Canada House Gallery, London (England), Maison des métallos (France).

http://www.eric-raymond.com/