vendredi 30 septembre 2016

Exposition Frontières de Philippe Allard

Frontières
de Philippe Allard

Exposition du 30 septembre au 16 décembre 2016 au Centre SAGAMIE

Vernissage le 30 septembre 2016 à 17 h 

 
La nouvelle exposition solo de Philippe Allard propose une installation immersive qui oscille entre matière naturelle et artificielle. Elle investit l’entièreté de la salle d’exposition du centre SAGAMIE en questionnant des notions de limites géographiques et physiques par le biais du médium photographique. Les visiteurs font partie intégrante de l’expérience sculpturale par leur présence et leurs interactions dans l’espace. Ils redécouvrent la ville d’Alma en décodant des milliers d’images flottant dans l’installation. 

La pratique de Philippe Allard aborde principalement la sculpture et l’installation. Inspiré de l’Arte Povera, il récupère des matériaux et des objets issus de la production industrielle et en détourne la signification première en les assemblant.

L’artiste s’intéresse à l’impact des activités humaines sur leur environnement et les conséquences engendrées par les habitudes de consommation. Utilisant des matériaux avec une empreinte écologique questionnable et disponible en grande quantité, ceux-ci deviennent des monuments publics qui confrontent les passants et les amènent en un coup d’œil à se questionner sur l’impact global de nos gestes quotidiens. En pervertissant la nature des objets et des matériaux récupérés il cherche à en prolonger le sens dans un système, celui de l’art en l’occurrence, auquel ils n’étaient pas destinés.

L’environnement transformé à travers l’industrie est un thème prédominant dans son travail. Allard incite le spectateur à considérer les distances et les proximités entre l’artificiel et le naturel, autant que celles entre l’inspiration de la nature et la destruction de celle-ci. Ses installations se veulent des métaphores au dilemme de notre existence moderne. Elles proposent un dialogue entre attraction et répulsion, séduction et désastre.



Bachelier en design graphique de l’UQAM, Philippe Allard vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions individuelles, notamment au centre Articule, à la Fonderie Darling et dernièrement au Confederation Centre de Charlottetown. Il a également participé à plusieurs expositions collectives dont la 5e Biennale de Marrakech et au 31e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Ayant à cœur les interventions In situ, il a aussi réalisé plusieurs commandes d’œuvres publiques et privées. Il fut, avec Justin Duchesneau, lauréat du concours de la Place des Arts de Montréal en 2009 et récipiendaire du prix d’art public de l’AGAC pour leur installation Courtepointe en 2014. Il a déjà réalisé quatre sculptures dans le cadre de la politique d’intégration à l’architecture et en réalisera deux autres pour les 375 ans de la ville de Montréal au printemps 2017.

http://www.all-art.ca/


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Philippe Allard’s new exhibition consists of an immersive installation that oscillates between natural and artificial matter. It occupies the entirety of the centre SAGAMIE exhibition room in order to question notions of geographical and physical limits via the medium of photography. Through their presence and interactions in the space, visitors are an integral part of the sculpture experience. They rediscover the city of Alma by deciphering thousands of images floating in the installation

Philippe Allard’s practice revolves mainly around sculpture and installation. Taking inspiration from art povera, he recycles materials taken from industrial production and alters their initial meaning by repurposing them.

He is interested in the environmental impact of human activities and the consequences of our consumerist behaviour. He uses considerable quantities of materials, which have a dubious ecological footprint, in order to create public monuments that challenge passers-by to question the global impact of our everyday gestures. In perverting the nature of the recycled objects and materials, the artist seeks to extend their meaning into a system—more specifically the art system —for which they were not intended.


The transformation of the environment through industry is a predominant theme in his work. Allard prompts the viewer to reflect about the distances and proximities between the artificial and the natural, as well as about those between the inspiration and destruction of nature. His installations are metaphors of the dilemma posed by our modern existence. They propose a dialogue between attraction and repulsion, seduction and disaster.




Philippe Allard received a BA in graphic design at UQAM. He lives and works in Montreal. His works have been shown in solo exhibitions, notably at Articule, the Darling Foundry and recently at the Confederation Centre in Charlottetown. He has also participated in several group exhibitions, notably the 5th Marrakech biennale in March 2014 and at the 31st Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. As an artist who takes a particular interest in site specific interventions, he has also created several publicly and privately commissioned works. Along with Justin Duchesneau, he was the winner of the 2009 Place des Arts de Montréal competition and recipient of the AGAC art award for the installation Courtepointe in 2014. He has already created four sculptures as part of the integration of public art and architecture program and will two more for the 375th anniversary of the city of Montreal in the spring of 2017.

http://www.all-art.ca/
 

lundi 12 septembre 2016

Sarah Thibault



Sarah Thibault
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ma pratique discute actuellement de l’objet d’art décoratif et de son ingérence dans les relations humaines. La charge symbolique transmise par ces objets me captive singulièrement et occupe une place privilégiée dans mes recherches. Ces objets ont la particularité d’être à la fois intimes et politiques puisque leur emploi et leur raffinement sont généralement dirigés vers le regard d’autrui même si leur utilisation demeure principalement personnelle, engendrant ainsi un attachement particulier avec l’individu.

Travaillant à partir de l’hyperbole, je cherche à discuter de la mise en scène du pouvoir, de la consommation ostentatoire en résultant et de son utilisation pour consolider pouvoirs et privilèges dans nos sociétés. En s’articulant visuellement autour d’une appropriation de la culture visuelle du pouvoir, ma pratique tend à accentuer le ridicule des habitudes se rattachant à son exercice et à critiquer l’archaïsme des coutumes sociales actuelles basées sur un système hiérarchique. Cette appropriation visuelle s’ancre dans une démarche d’affranchissement visant à questionner notre relation avec le pouvoir en prenant le contrôle de ses véhicules.

Sarah Thibault est une artiste émergente vivant et pratiquant dans la ville de Québec dont le travail est principalement dirigé vers l’objet. Depuis sa sortie de l’école en 2014, elle a entre autres présenté sa première exposition solo à la galerie Art Mûr, a participé à une résidence au Hantsport Studio residency et a également été récipiendaire d'une bourse Première Ovation. Au cours de son parcours, son travail a été exposé dans plusieurs villes canadiennes, dont Montréal, Toronto et Québec.

http://www.sarah-thibault.com/
 

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Sarah Thibault
Artist in Residence


My current practice focuses on decorative art objects and their intrusion in human relationships. The symbolic charge transmitted by these objects captivates me in a singular way and has a prominent place in my research. These objects have the particularity of being both intimate and political since their purpose and refinement are usually geared at the gaze of the other, even if their use remains primarily personal, thus producing a particular connection with the individual.
I take hyperbole as a starting point to discuss displays of power and the conspicuous consumption that results from the use of these objects to consolidate power and privileges in our society. My practice is driven by an appropriation of the visual culture of power and thereby seeks to emphasize the absurdity of the habits linked to its use and to criticize the archaism of current social customs founded on a hierarchical system. This visual appropriation is rooted in an emancipation process that questions our relationship to power by taking control of its vehicles.

Sarah Thibault is an emerging artist who lives and practices in Quebec City. Her work focuses primarily on the object. Since graduating in 2014, she has, among other things, presented her first solo show at Art Mûr and participated in a residency at Hantsport Studio. She has also been the recipient of a Première Ovation grant. Over the course of her artistic journey, she has exhibited her work in several Canadian cities, among which Montreal, Toronto and Quebec City.

http://www.sarah-thibault.com/