lundi 31 mai 2010

Sylvie Moisan


Sylvie Moisan
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Dans le cadre de ma pratique, je capture des formes qui n’existent que par le biais de la photographie, composées d’instants réels, mais qui donnent de nouvelles représentations de l’entité corporelle. C’est l’accumulation du temps et des déplacements, compressés dans une même image, qui donne lieu à la forme. Une forme qui se situe à la frontière de l’informe. Le corps subit une métamorphose, il devient charnel et énigmatique.

Les hybridations corps/objets captées par l’appareil photographique donnent lieu à des transformations plastiques de l’entité corporelle. Celles-ci s’avèrent en résonance avec les manipulations génétiques ou chirurgicales actuelles, par lesquelles on manipule toujours davantage le corps humain. Cette approche ne vise pas à questionner l’utilisation de l’image du corps comme emblème esthétique ou icône publicitaire, tel que le monde du commerce nous le propose, mais souhaite interroger les possibilités de sa dénaturation, voire même de sa défiguration. Elle me permet d’observer le corps dans un processus de changement continuel, où il se réinvente sans cesse. Les fusions ainsi opérées créent des entités purement optiques, qui suggérèrent à la fois l’apparition et la disparition de certains attributs du corps.

Sylvie Moisan, née en 1982 à la Malbaie, vit et travaille à Montréal. Après des études en arts plastiques au Cégep Sainte-Foy, elle obtient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques (2005) et une maîtrise dans la même discipline de l’Université du Québec à Montréal (2008). Son travail photographique a été présenté à la Maison de la culture Frontenac, au Musée Régional de Rimouski (2009) ainsi qu’à la Galerie Lilian Rodriguez (2008). Elle a également présenté une œuvre vidéographique en 2008 au Festival du nouveau cinéma de Montréal et au Centre Georges Pompidou lors du Festival Pocket Films.

********
Sylvie Moisan / Artist in Residence

In my art practice, I capture forms that exist solely through photography, composed of real moments, but affording new representations of physical being. The form, verging on the formless, results from accretions of time and movement conflated within in a single image. The body undergoes a metamorphosis, at once carnal and mysterious.

The hybridization of the captured bodies/objects gives rise to sculptural transformations of the physical entity, transformations that suggest surgical and genetic interventions—an increasingly common treatment of the human body. The approach taken here is not to question the use of the image of the body as aesthetic symbol or as the advertising icon of the commercial world, but to interrogate the possibilities of its alteration, even its disfiguration. It allows one to observe the body in a continuous process of change and reinvention. The resulting fusions create purely optical entities that suggest both the appearance and disappearance of some physical attributes.

Born in La Malbaie, in 1982, Sylvie Moisan lives and works in Montreal. After undergraduate visual arts studies at Cégep Sainte-Foy (college), she obtained a Bachelor’s (2005) and then a Master’s (2008) in visual and media arts from UQAM (2008). Her photographic work has been exhibited at Maison de la culture Frontenac, Musée Régional de Rimouski (2009), and Galerie Lilian Rodriguez (2008). She also presented a video work at the 2008 Festival du nouveau cinéma and at Centre Georges-Pompidou, for Festival Pocket Films.


jeudi 27 mai 2010

SYLVAIN BOUTHILLETTE‏


Sylvain Bouthillette, né en 1963, vit et travaille à Montréal. Artiste multidisciplinaire, son travail vacille entre la musique, la danse, l’installation, la peinture et la photographie. Quelque soit le médium utilisé, ses oeuvres tendent à démontrer que le ridicule, l'impermanence, la confusion, l'instabilité, l'ambiguïté, l'incertitude, l'embarras sont toutes des formes de libération si nous cessons de croire que la vie est quelque chose de stable et de définissable. Son travail étant autant une recherche mystique qu’une poursuite esthétique, il tente de réconcilier les valeurs spirituelles avec l'intellectualisme du discours critique.

Bouthillette a montré son travail à travers le Canada, les États-Unis et l’Europe lors de diverses expositions solo et de groupe, entre autres à la Galerie Optica de Montréal, à la Clint Roenisch Gallery de Toronto, à la Mendel Art Gallery de Saskatoon, à la Galerie Front Store à Bâle, au Saint Mary's University Art Gallery de Halifax, à L’Oeil de Poisson à Québec, à Reims en France l’hors de l’événement Québec Gold, à la Galerie Néon à Lyon en France et au Musée d’art contemporain de Montréal.

On retrouve ses œuvres entre autres dans la collection de la Banque Nationale, de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, de Giverny Capital, du Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec et de plusieurs collections privées.

Sylvain Bouthillette est représenté par la Clint Roenisch Gallery de Toronto et la GalerieTrois-Points à Montréal.


lundi 17 mai 2010

Caroline Hayeur


Caroline Hayeur
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

PHOTOREPORTER depuis une quinzaine d'années, Caroline Hayeur est membre de l'Agence Stock Photo à Montréal — collectif de photographes indépendants. En 1996, le projet de livre et d’exposition Rituel Festif : portraits de la scène Rave à Montréal fut le début une longue implication dans le monde de la nuit. L’exposition fera littéralement le tour du monde avec les galeries photo FNAC (France) pendant plus de 10 ans.

ARTISTE résolument optimiste, marquée par une expérience de terrain de longue date, sa démarche est avant tout humaine. Elle explore ce qui fait la socialisation des gens au travers d’une certaine quête de convivialité et de ritualité. Elle utilise son appareil photographique, a contrario des paparazzis, comme une captation d'émotions et d'attitudes variées (états de désœuvrement, de plénitude, de perte de repère et de contrôle). Les projets de livres et d’expositions, tels Amalgat Danse, tradition et autres spiritualités (www.amalgat.net) et Tanz Party, explorant la danse sociale en France ou l’exposition Mes Nuits Blanches au Centre d’art et de diffusion CLARK de Montréal, en témoignent.

Elle s’immerge donc littéralement avec ses sujets et oeuvre dans une dynamique de médiation et de collaborations. Son corpus, souvent présenté sous forme d’assemblage (soit en mosaïque ou en séquence), est un univers sélectif qui se veut poétique et sans aucun jugement de valeur.

FUSION. Caroline Hayeur est bien ancrée dans la photographie plasticienne contemporaine. Cadrage, point de vue, traitement donnent des installations photographiques généralement de grandes ampleurs. Elle sort du cadre journalistique, ne suit pas l’actualité " chaude ", mais raconte, avec son regard et ses montages, le quotidien de façon singulière. La vérité n’est pas l’objet de sa pratique. Derrière sa quête d’universalité, elle reste déterminée à " imager l’ici-maintenant ".

DUO. La rencontre avec la musicienne Myléna Bergeron a mené à la constitution d’un duo : " Les Ying Yang Ladies ". En mai 2006, invitées en résidence au Duolun MoMA de Shanghai (www.duolunmoma.org), elles entreprennent le projet Mapping Territories. La performance qui en est issu, MT : A Shanghai Story fut présentée entre autres, au festival HTMlles8 (www.htmlles.net) en 2007, au 19th St.John’s International Women’s Film Festival à Terre-Neuve en 2008 et au Domaine D’O à Montpellier, France en 2009. Leur nouveau projet Dans la forêt 2 : Plus on avance plus le bois est grand présenté au Festival Voix d’Amérique (www.fva.ca) en février dernier incluait pour la première fois le texte performé.

2010 sera donc une année faste puisqu’elle exposera simultanément Amalgat en solo au Musée d’Art de Joliette et au Musée de la photographie populaire de Drummondville durant tout l’été. Un projet de médiation avec des groupes de danse sera présenté conjointement avec le Festival mémoire et racine et le Musée d’Art de Joliette (objet de sa résidence au Centre SAGAMIE). De plus sa nouvelle production intitulée Le projet X : Nature humaine sera présentée en novembre 2010 au centre VU à Québec.

Caroline Hayeur enseigne le photojournalisme à l’Université du Québec à Montréal.

********

Caroline Hayeur / Artist in Residence

A photo-journalist for 15 years, Caroline Hayeur is a member of Agence Stock Photo, a Montreal-based group of independent photographers. In 1996, the book and exhibition project Rituel Festif: Portraits de la scène Rave à Montréal marked the beginning of an extensive involvement in night life. The exhibition literally toured the world with the FNAC photo galleries (France) for 10 years.

An unabashed optimist, the artist brings her extensive field experience to bear on an essentially human body of work. She explores the makings of socialization through people’s quest for conviviality and ritual. Contrary to the paparazzi, she uses her camera to capture varied emotions and attitudes—states of listlessness, plenitude, loss of control, disorientation—, as evinced in such book and exhibition projects as Amalgat Danse, tradition et autres spiritualités (www.amalgat.net), Tanz Party, an exploration of ballroom and social dancing in France, or Mes Nuits Blanches, an exhibition at Centre d’art et de diffusion CLARK, in Montreal.

She immerses herself thoroughly, then, in her subject, working through a process of mediations and collaborations. He work, often presented as an assemblage (in sequence or as a mosaic), is a selective universe that favours the poetic and refrains from making value judgements.

FUSION. Caroline Hayeur is wholly rooted in contemporary artistic photography. Framing, point of view, and treatment generally make for large-scale, significant photo-installations. Her practice takes her outside the journalistic box, and she doesn’t cover the “hot” topics of the moment. Instead, her gaze and her compositions afford a unique perspective on the everyday. Truth is not the object of her study. Beyond the quest for universality, she remains determined in " imagining the here and now.”

Caroline Hayeur is teaching photojournalism at Université du Québec à Montréal.


Sadko Hadzihasanovic


Sadko Hadzihasanovic
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Le travail de l’artiste Torontois Sadko Hadzihasanovic s'inspire d’une imagerie provenant de la culture occidentale accompagnée de traces autobiographiques de la vie passée de l’artiste dans son pays d’origine, la Yougoslavie. Hadzihasanovic s’interroge avec humour sur le fait que des reliquats du passé communisme et des icônes de la culture populaire occidentale puissent s’amalgamer pour former une nouvelle identité culturelle. L’artiste s’intéresse à l’utilisation, voire à la dissimulation, d’indices idéologiques et historiques qui s’articulent à travers un langage ironique et humoristique. Depuis qu’il est arrivé au Canada, il est fasciné par cette nouvelle culture dans laquelle il s’est retrouvé plongé et arpente le champ de la culture populaire et de la société de consommation. En interprétant des motifs de papier peint et d’emballage dans un style pop art, Hadzihasanovic critique la vacuité de l’imagerie commerciale. Il s’en prend également aux démons canoniques de l’art et de l’histoire. Ces images disparates et ces techniques mimétiques offrent un aperçu de la création, de la production et de la consommation d’images/étiquettes.

Sadko Hadzihasanovic est né à Bihac en Bosnie. Il a étudié à l’Académie des beaux-arts de Sarajevo et à l’université de Belgrade en ex-Yougoslavie où il a complété une Maîtrise en 1984. Depuis son émigration au Canada en 1993, ses œuvres ont fait l’objet d’expositions dans de nombreuses galeries au pays et à l’étranger parmi lesquelles : Red Head Gallery (Toronto), Artcite (Windsor), Neutral Ground (Regina), Langage Plus (Alma), Grunt Gallery (Vancouver), Galerie Saw (Ottawa), Observatoire 4 (Montréal), Eastern Edge (St. John’s), Espace Virtuel (Saguenay), VU (Québec), SAGAMIE (Alma), Paul Petro Contemporary Art (Toronto) et Kunsthaus Santa Fé (Mexico). Son travail a également été présenté dans plusieurs biennales internationales et fait partie de nombreuses collections publiques et privées. http://www.sadkohadzihasanovic.com

Sadko Hadzihasanovic / Artist in Residence

Sadko Hadzihasanovic works combine imagery from Western culture with autobiographical traces of the artist’s past life in his country
of birth, Yugoslavia. Hadzihasanovic playfully probes the fact that relics of the communist past and icons of Western popular culture merge to form a new cultural identity. Hadzihasanovic is interested in the use -- or camouflaging -- of ideological and historical clues articulated through ironic and humorous language. Since he arrived in Canada, fascinated by the new culture in which he has found himself immersed, he has been investigating pop culture and consumerism. By interpreting pop-art-style motifs on painted paper and packaging, Hadzihasanovic critiques the emptiness of commercial imagery. Hadzihasanovic’s latest works wrestle with the canonic demons of art and of history. In defiance of deception, he adds ‘realia’—magazine clippings, an actual Band Aid—and he simultaneously copies these reproductions onto the same canvas. Such disparate imagery and mimetic techniques offer a glimpse at the creation, production and consumption of image/labels.

Sadko Hadzihasanovic was born in Bihac, Bosnia. He studied at the Academy of Fine Arts in Sarajevo and at the University of Belgrade in Yugoslavia where he earned his M.F.A. in 1984. Since emigrating to Canada in 1993, his work has been exhibited in numerous galleries in Canada and abroad including: Red Head Gallery, Toronto; Artcite, Windsor; Neutral Ground, Regina; Language Plus, Alma; Grunt Gallery, Vancouver; Saw Gallery, Ottawa; Observatoire 4, Montreal; Eastern Edge, St. John’s; Vu, Quebec; SAGAMIE, Alma; Paul Petro Contemporary Art, Toronto; Kunsthaus Santa Fe, Mexico and many more. Sadko’s work has been shown in numerous international bienalles and his work also became a part of many public and private collections. http://www.sadkohadzihasanovic.com

mardi 11 mai 2010

Exposition CÉDULE 40‏


CÉDULE 40 / L'Idée de la reproduction
Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger et Noémie Payant-Hébert
VERNISSAGE
Le vendredi 14 mai à 17h00
EXPOSITION du 14 mai au 11 juin 2010

English follows
Séduit par l’invitation du Centre SAGAMIE, organisme spécialisé en impression numérique, Cédule 40 saisit l’occasion d’adresser un bref clin d’œil à Walter Benjamin1 en questionnant le rôle et la place que les moyens de reproduction occupent dans la démarche artistique du collectif. Si l’art est par nature reproductible comme le soutien Benjamin, le paysage, axe principal de réflexion de Cédule 40, l’est tout autant ! Cédule 40 vous invite au cœur d’une contrée un peu farfelue où le matériau et les procédés sont à l’honneur, un paysage évoquant les techniques de reproduction de masse comme leitmotiv de la création contemporaine.

Cette exposition s’inscrit dans une série d’activités soulignant les cinq ans du collectif Cédule 40. Fondé en 2005, Cédule 40 réunit les quatre artistes Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger et Noémie Payant-Hébert. Les principales réalisations de CÉDULE 40 ont eu lieu à l’Événement d’art actuel Orange de St-Hyacinthe (Révolution, 2009), au 400e anniversaire de Québec (Rouages, 2008) et au Festival international de Jardins de Métis (Labyrinthe, 2009 ; Les Ondées aratoires, 2008 ; Terrain fertile, 2007 ; Sous-terrain de jeu, 2006). À l’été 2010, Cédule 40 inaugurera une œuvre permanente commémorant les 150 ans de la glissoire de drave d’Alma. De plus, une publication éditée par le Centre SAGAMIE sur les 5 années de création du collectif, verra le jour à l’automne.

1 BENJAMIN, Walter, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, 1939, Paris, réédité en 2000 chez Gallimard.

***************

CÉDULE 40 / The Idea of the Reproduction
Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger and Noémie Payant-Hébert
Opening
Friday, May 14, 2010, 5:00 p.m.
Exhibition May 14 - June 11, 2010

Drawn to the invitation extended by digital printing specialists Centre SAGAMIE, Cédule 40 grasped at this opportunity to give Walter Benjamin a nod by examining the role and place of the means of reproduction in the art collective’s creative process. If, as Benjamin maintains, art is by nature reproducible, landscape, the main axis of reflection at Cédule 40, must be so as well! Cédule 40 invites you into the heart of a somewhat eccentric region where materials and processes hold centre stage, a landscape conjuring the techniques of mass-reproduction as a leitmotif of contemporary creation.

This exhibition is part of a series of activities marking Cédule 40’s 5th anniversary. The collective was founded in 2005 and is composed of four artists: Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger, and Noémie Payant-Hébert. Cédule 40’s main productions have been held at l’Événement d’art actuel Orange, in St-Hyacinthe (Révolution, 2009), Quebec City’s 400th anniversary (Rouages, 2008), and the Festival international de Jardins de Métis (Labyrinthe, 2009; Les Ondées aratoires, 2008; Terrain fertile, 2007; Sous-terrain de jeu, 2006). In summer 2010, Cédule 40 will inaugurate a permanent work commemorating 150 years of stream driving in Alma. A publication covering 5 years of creative work at Cédule 40 will be edited and published by Centre SAGAMIE in the fall.

lundi 10 mai 2010

Pascaline Knight


Pascaline Knight
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Je dessine l’invisible qui se loge sous les apparences. Il s’agit de laisser émerger une autre lecture, celle de la réalité bancale, difforme, monstrueuse parfois, fragile toujours. En traversant toutes ces zones, le dessin devient une traduction de la condition humaine.

Pascaline Knight s’exprime principalement par la conjonction de l’écriture, du dessin et de la gravure. Elle sérigraphie présentement une nouvelle illustrée A Knight’s Move ou l’Émergence de la Chrysalide chez GRAFF, pour laquelle elle a reçu une bourse du CALQ et une autre du CAC. Les ruelles et les vêtements ont arboré ses œuvres plus que les murs de galeries. Elle a exposé à la Maison de la Culture Petite Patrie en 2003. L’an dernier elle a participé à la OFF Biennale de DARE-DARE. Elle a aussi tout récemment exposé son livre de mouchoirs Speckled With Pores à l’Atelier Punkt à Montréal qui a été acquis par la Bibliothèque Nationale du Québec. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia.

********

Pascaline Knight / Artist in Residence

I draw that which dwells, invisible, within appearances. It is a question of letting another reading emerge, that of reality askew, deformed, sometimes monstrous, always fragile. In traversing all these areas, the drawing becomes a translation of the human condition.

Pascaline Knight expresses herself primarily through a confluence of writing, drawing and engraving. She is currently silk-screening an illustrated short story, A Knight’s Move ou l’Émergence de la Chrysalide, at GRAFF, for which she received a grant from the CALQ and another from the CCA. Clothing and alleyways have seen more of her work than have gallery walls, though she exhibited her work at the Maison de Culture Petite Patrie in 2003, and last year participated in DARE-DARE’s OFF-Biennial. Recently, at Atelier Punkt, in Montreal, she also presented her kerchief book, Speckled With Pores, which was acquired by the Bibliothèque Nationale du Québec. She holds a BFA from Concordia University.