lundi 29 septembre 2014

Laurent Lamarche

Laurent Lamarche
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mon travail aborde le potentiel de transformation de la matière, de l’objet et de l’être. Je porte un intérêt particulier à l’analyse des connexions entre humain, nature et instrument dans le contexte de la relation entre art et science. En tant que sculpteur, c’est par le « faire » que j’explore cette relation, donc dans les rapports que j’entretiens avec l’instrument, l’atelier et la collecte d’objets divers (plastiques récupérés, jouets désassemblés, modèles à coller, etc.). Selon moi, l’instrument (ou l’outil) fait partie de la nature, dans le sens où il est son prolongement à travers l’action humaine. En regard de cette position, je m’intéresse à la modélisation de phénomènes naturels à travers des assemblages d’idées et d’images qui questionnent notre rapport à la nature et aux technologies actuelles. De cette mise en relation émerge une exploration de la porosité des frontières existantes entre nature et artifice.

Cette exploration se donne habituellement à voir dans mon travail sous la forme de créatures étranges, parce qu’hybrides, aux allures d’insectes ou d’animaux technologiques. Elle prend également la forme d’une imagerie qui propose de nouvelles manières de faire l’expérience de phénomènes naturels (diffraction de la lumière, aurore boréale, bioluminescence) grâce à l’utilisation de lasers et au pouvoir de magnification des matériaux transparents. Ces organismes et ces phénomènes évoluent dans des univers fictionnels qui concilient art et science, nature et artifice.

Détenteur d’une maîtrise en arts visuels (2012) de l’Université du Québec à Montréal, Laurent Lamarche pratique autant la photographie, la sculpture que l’installation. Son travail a été présenté dans des expositions collectives et individuelles au Québec et à l’étranger (États-Unis, Espagne, Danemark, Chine, Italie); elles font partie de nombreuses collections privées et publiques (notamment celles du Musée national des beaux-arts du Québec, du Cirque du Soleil, de Loto-Québec, de Tourisme Montréal et de l’université Berkeley de Californie). Il est représenté par la galerie Art Mûr à Montréal.

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Laurent Lamarche
Artist in Residence

For years, Laurent Lamarche has questioned the relationship between nature and artifice by producing fictional living organisms. Lamarche's practice explores the following question, which is at the heart of his work: when blurring the boundaries between fact and fiction, how does one conceive of a method that can express what remains beyond words. In order to address this question, Lamarche interrogates the relationship between art and science and how both disciplines study the transformation of matter. While scientists observe actual data, drawn from the visible and knowable, Lamarche explores this data in a way that allows him to elaborate a new scientific-artistic paradigm. By doing so, his work becomes inscribed in the realm of the possible or, in other words, of the fictional and the imaginary.

Laurent Lamarche is interested in constructing models of natural phenomena by investigating ideas and images that question our relationship to nature and current technologies. These investigations enable him to explore the porous boundaries between nature and artifice. The artist produces sculptures that evoke both microcosmic and macrocosmic worlds with their uncanny and hybrid forms. He uses recuperated transparent plastic wrappers and kinetic principles as his mediums, which allow him to create sculptural installations that question the conditions and stakes involved in transforming materials. He heats, glues, stretches, bends, twists, and folds the plastic in order to shape objects that trigger visual experiences that are out of the ordinary. His sculptures, photographs and installations evoke a variety of images that are closely linked to his investigations. Recently, Lamarche suggested new ways of experiencing natural phenomena (such as light diffraction, aurora borealis, and bioluminescence) by magnifying transparent materials and using lasers as part of his art practice. The organisms and phenomena in his work evolve in fictional worlds that blur the boundaries between art and science, nature and artifice.

Laurent Lamarche, who holds a MFA (2012) from the Université du Québec à Montréal, works in photography, sculpture and installation. His works have been presented in group and solo exhibitions in Quebec and abroad (US, Spain, Denmark, China, Italy) and they are part of many private and public collections (notably those of the Musée national des beaux-arts du Québec, the Cirque du Soleil, Loto-Québec, Tourisme Montréal and University of California—Berkeley. He is represented by the gallery Art Mûr in Montreal.

mercredi 24 septembre 2014

Lancement du livre En situation, du son à l’écriture/de Chicoutimi à Bogotá

Lancement du livre
En situation, du son à l’écriture/de Chicoutimi à Bogotá

Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore au théâtre, Université du Québec à Chicoutimi,
sous la direction de Jean-Paul Quéinnec

Le mercredi 24 septembre 2014, à partir de 16h00
au Studio-Théâtre de l’UQAC

16h00 Lancement du livre En situation, du son à l’écriture/de Chicoutimi à Bogotá édité par SAGAMIE édition d'art, sous la direction de Jean-Paul Quéinnec, en co-direction artistique avec Andrée-Anne Giguère et Elaine Juteau.

Dans ce livre de création, on découvre des images, des écrits et des sons (sur CD). Des artistes
québécois, français et colombiens se sont immergés, le temps de deux résidences : une, en nature, au
Québec, l’autre, en milieu urbain, dans le centre de la mégapole Bogotá, en Colombie. Deux géographies,un même enjeu de recherche et de création : dans un premier temps, se mettre en situation d’écoute pour écrire en tenant compte des sons et de nos actions dans un environnement. Dans un deuxième temps,prolonger ou transposer cette immersion pour créer une performance in situ ou dans un lieu fermé.


lundi 22 septembre 2014

Gautier Leclerc

Gautier Leclerc
Artiste en résidence / Artist in Residence
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Né en France, Gautier Leclerc vit et travail à Québec. Titulaire d’un diplôme en gestion des milieux naturels en France (1997), il obtient un Baccalauréat en Biologie de l’Université de Québec à Rimouski (2000) et s’installe définitivement au Québec en 2001. Ses œuvres ont été présentées dans le cadre d’expositions individuelles et collectives telles que les jardins de Métis-sur-Mer, le musée du Bas-Saint-Laurent, la ville de Rimouski, le centre d’artistes Caravansérail ainsi que le Vieux théâtre de Saint-Fabien.

Dans le monde contemporain où les phénomènes migratoires ont atteint une ampleur inédite et connaissent de nombreuses formes, il est possible de distinguer un noyau existentiel commun à toutes ces réalités. On distingue dès lors, comme trait spécifique une articulation posée entre l'identité de départ et l'identité d'arrivée du migrant, suscitant une dynamique de multi-appartenance. (Alexis Nuvselovici - Collège d’études mondiales / Fondation Maison des sciences de l’homme).

Mon travail parle de ce parcours de migrant comme porteur d’une étrangeté au milieu environnant, un âpre étonnement devant les faits et les gestes du quotidien et la tentation du mutisme comme devant une langue inconnue. J’explore à partir d’œuvres installatives et photographiques ces différentes dimensions à travers les notions de fissures, de fuites, de chutes, de points de ruptures, de non-rencontre. Avec des lieux et des personnages en marge de l’histoire et de leurs propres histoires (plus ou moins loin, mais suffisamment pour accuser un décalage), je révèle ce que l'exil recèle d’immatérialité, de « non-rencontre » et de « non-lieux »

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Gautier Leclerc
Artist in Residence

A native of France, Gautier Leclerc lives and works in Quebec City. He holds a diploma in natural habitat management (France, 1997) and earned a BA in biology at the Université de Québec à Rimouski (2000) and settled permanently in Quebec City in 2001. His works have been presented as part of solo and group exhibitions at the Jardin Métis, the Bas-Saint-Laurent museum, the city of Rimouski and the artist-run centre Caravansérail as well as the Vieux théâtre at Saint-Fabien

“In the contemporary world, where migratory phenomena have reached an unprecedented scale and are taking on many forms, is it possible to identify an existential core common to all these realities? This leads one to distinguish a specific trait consisting of the link between the migrant’s identity at departure and at arrival—triggering a dynamic of multiple belonging.” (Alexis Nuvselovici - Collège d’études mondiales / Fondation Maison des sciences de l’homme).

My work speaks of the migrant’s journey as conveying strangeness in the surrounding environment; a bitter surprise before the everyday routine and the temptation to remain mute before an unknown language. Using installation and photographic works, I explore these dimensions through the notions of cracks, leaks, falls, breaking points and non-encounters. With places and people in the margins of the history of their own stories (more or less, but enough to be caught in a lag) I reveal the immateriality, the “non-encounter” and “non-place” that inhere in exile.

lundi 15 septembre 2014

Martin Désilets

Martin Désilets
Artiste en résidence / Artist in Residence
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À l'atelier, je peins et découpe des formes avant de les photographier, souvent plusieurs centaines de fois, en employant des temps d'exposition relativement longs. J'explore ce faisant la combinatoire de plusieurs des paramètres fondamentaux de la peinture et de la photographie : la teinte, la tonalité, la saturation, les contrastes et les divers modes d'application de la peinture ; le déplacement de la caméra lors de la prise de vue, la position du corps dans sa relation au sujet, le flou de bougé et l'effet de filé en photographie.

Sous l'effet du hasard et des mouvements de la caméra, entre l'image et son origine, un écart se creuse. Les formes et les couleurs se démultiplient, se dissolvent, engendrent divers effets visuels. Le résultat fait non seulement écueil à mon sens de l'anticipation, il est souvent un défi au regard et à la compréhension. L'appareil photographique relaie le pinceau, à travers un processus rigoureux, qui autorise toutefois le plaisir du jeu et une forte dimension aléatoire.

Jusqu'au 16 novembre, Martin Désilets présente dans l'ensemble des salles de Langage Plus l'exposition intitulée Isoler - Rassembler - Dissoudre. En janvier et février 2015, il exposera à l'Agora de la danse à Montréal, avant de réaliser un résidence d'artistes à Berlin d'une durée de trois mois, de mars à mai 2015. Martin Désilets tient à remercier Le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts de Longueuil.

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Martin Désilets
Artist in Residence

In the studio, I paint and cut up forms which I then photograph, often several hundred times, using relatively long exposures. In doing so, I explore the potential combinations of painting's and photography's fundamental parameters: tint, tonality, saturation, contrast, and the various methods of applying paint; the camera's movement while capturing a shot, the positioning of the body vis à vis the subject, and the various motion blur effects in photography.

Chance and camera movement combine to create a divergence between the image and its source. Forms and colours proliferate, dissolve, produce visual effects. The results not only obstruct my sense of anticipation, it often challenge one's gaze and compréhension. The lens takes over from the brush, through a demanding process that nonetheless authorizes the pleasure of play and a potent aleatory dimension.

Until November 16, Martin Désilets is presenting the exhibition Isoler - Rassembler - Dissoudre in the entire Langage Plus space. In January and February 2015, he will exhibit at the Agora de la danse in Montreal before undertaking a 3 month artist residency in Berlin from March to May 2015. Martin Désilets would like to extend his thanks to the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Conseil des arts de Longueuil.

lundi 8 septembre 2014

Philippe Allard

Philippe Allard
Artiste en résidence / Artist in Residence
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La pratique de Philippe Allard aborde principalement la sculpture et l’installation. Inspiré de l’arte povera, il récupère des matériaux issus de la production industrielle et en détourne la signification première lorsqu’il les assemble.

Il s’intéresse à l’impact des activités humaines sur leur environnement et les conséquences engendrées par nos habitudes de consommation. Utilisant des matériaux avec une empreinte écologique questionnable et en grande quantité, ceux-ci deviennent des monuments publics qui confrontent les passants et les amènent en un coup d’œil à se questionner sur l’impact global de nos gestes quotidiens. En pervertissant la nature des objets et des matériaux récupérés, il cherche à en prolonger le sens dans un système, celui de l’art en l’occurrence, auxquels ils n’étaient pas destinés.

Bachelier en design graphique de l’UQAM, Philippe Allard vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions individuelles, notamment au centre Articule, à la Fonderie Darling et dernièrement au Confederation Centre de Charlottetown. Il a également participé à plusieurs expositions collectives, dont la 5e Biennale de Marrakech, en mars 2014 et au 31e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul en août 2013. Ayant à cœur les interventions in situ, il a aussi réalisé plusieurs commandes d’œuvres publiques et privées. Il fut lauréat du concours de la Place des Arts de Montréal en 2009 et a réalisé ses deux premières sculptures de la politique d’intégration à l’architecture à Laval à l’été 2013 et à Granby à l’été 2014.

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Philippe Allard
Artist in Residence

Philippe Allard’s practice revolves mainly around sculpture and installation. Taking inspiration from art povera, he recycles materials taken from industrial production and alters their initial meaning by repurposing them.

He is interested in the environmental impact of human activities and the consequences of our consumerist behaviour. He uses considerable quantities of materials, which have a dubious ecological footprint, in order to create public monuments that challenge passers-by to question the global impact of our everyday gestures. In perverting the nature of the recycled objects and materials, the artist seeks to extend their meaning into a system—more specifically the art system —for which they were not intended.

Philippe Allard received a BA in graphic design at UQAM. He lives and works in Montreal. His works have been shown in solo exhibitions, notably at Articule, the Darling Foundry and recently at the Confederation Centre in Charlottetown. He has also participated in several group exhibitions, notably the 5th Marrakech biennale in March 2014 and at the Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul in August 2013. As an artist who takes a particular interest in onsite interventions, he has also created several publicly and privately commissioned works. He was the winner of the Montreal Place des Arts competition in 2009 and as part of the integration of public art and architecture program he created two sculptures, one in at Laval in the Summer of 2013 and another in Granby in the summer of 2014.