lundi 8 décembre 2014

Michel Huneault

Michel Huneault
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Michel Huneault est un photographe et artiste visuel basé à Montréal. Avant de se consacrer à temps plein à sa pratique artistique, en 2008, Michel a travaillé en tant que professionnel du développement international pendant plus de dix ans, ce qui l’a mené dans plus d’une vingtaine de pays. Il détient une maîtrise en Études latino-américaines de l’Université de la Californie à Berkeley, où il fut boursier Rotary pour la paix et la résolution de conflits. C'est à Berkeley qu'il fut étudiant et assistant de cours de Gilles Peress, de l’Agence Magnum Photo, puis apprenti à son studio new-yorkais, ce qui constitue sa principale formation en photographie.

Aujourd'hui, son travail photographique continue de s'attarder aux enjeux liés au développement, à la paix (ou la guerre), et aux géographies compliquées, un corpus incluant du travail exécuté au Canada (Lac-Mégantic), au Japon (Tohoku) et en Haïti (Port-au-Prince). Son travail récent a été présenté dans différents festivals et galeries au Canada, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. La longue nuit de Mégantic, un travail d'un an portant sur le deuil et le traumatisme, a pris initialement affiche à la Maison de la culture Rosemont en mai 2014. Après avoir reçu le prix du meilleur portfolio présenté au festival Contact 2014, La longue nuit de Mégantic sera ensuite exposée à Toronto en janvier 2015.

http://www.michelhuneault.com/

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Michel Huneault
Artist in Residence

Michel Huneault is a Montreal-based photographer and visual artist. Before devoting himself full time to his artistic practice in 2008, Michel worked for over ten years in the international development field, a profession which took him to over twenty countries. He holds a MA in Latin American Studies from the University of California, Berkeley, where he was a Rotary World Peace Fellow. At Berkeley, he was the student and teaching assistant of Gilles Peress, from the Magnum Photo Agency, and afterwards became his apprentice at his New York studio, which comprises his main training in photography.

Currently, his photography work continues to focus on development related issues, to peace (or war), and complex geographies. His body of work includes work created in Canada (Lac-Mégantic), Japan (Tohoku) and Haiti (Port-au-Prince). His recent work was shown in various galleries and festivals in Canada, the UK and the Netherlands. La longue nuit de Mégantic, a one-year work about grief and trauma, was first exhibited at the Maison de la culture Rosemont in May 2014. After having received the Portfolio Reviews Exhibition Award at the 2014 Contact festival, La longue nuit de Mégantic will subsequently be exhibited in Toronto in January, 2015.

http://www.michelhuneault.com/

lundi 1 décembre 2014

Marie Brunet

Marie Brunet
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Pour cette résidence au Centre SAGAMIE, j'entends poursuivre ma recherche sur l’intégration de la photographie au tissage sur métier tout en étendant son application à des tissus imprimés de formes variées. Cette exploration est rendue possible grâce une bourse de recherche/création du Conseil des Arts de Saguenay en partenariat avec la MRC du Fjord-du-Saguenay. En 2013, une aide financière du Programme de soutien aux initiatives culturelles du milieu, soutenue conjointement par la MRC du Fjord-du-Saguenay et le centre d’artistes Le Lobe de Chicoutimi, en collaboration avec le Centre SAGAMIE d’Alma, m’avait permis d’explorer la technique du tissage sur métier en intégrant des montages photographiques afin de créer de grandes murales avec la participation du Cercle des Fermières.

Née à Québec en 1960, Marie Brunet détient un baccalauréat en arts plastiques (Université du Québec à Montréal, 1983). En 1984, elle fonde l’atelier La Presse la Bête à Cornes (Montréal), un lieu de production et de diffusion en lithographie. Depuis 2000, elle se consacre principalement à la photographie. Récipiendaire de différentes bourses, son travail a été vu à plusieurs reprises tant au Canada, en Allemagne, en Inde qu’en France. Membre de diverses associations et comités de développement culturel, elle a réalisé plusieurs œuvres publiques dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement. Elle réside et travaille à L’Anse-Saint-Jean depuis 2002.

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Marie Brunet
Artist in Residence

For this residency at the Centre SAGAMIE, I intend to pursue my research about integrating photography with loom weaving, all the while broadening photography’s application to printed fabrics of various types. This exploration has been made possible thanks to a research/creation grant from the Conseil des Arts de Saguenay in partnership with the Fjord-du-Saguenay MRC. In 2013, funding from the Programme de soutien aux initiatives culturelles du milieu, jointly supported by the MRC of the Fjord-du-Saguenay and the artist-run centre Le Lobe in Chicoutimi, in collaboration with the Centre SAGAMIE in Alma, enabled me to explore loom weaving techniques by integrating photomontages in view of creating large-scale murals with the participation of the Cercle des Fermières.

Born in Quebec City in 1960, Marie Brunet holds a BFA (Université du Québec à Montréal, 1983). In 1984, she founded La Presse la Bête à Cornes studio (Montreal), which is dedicated to silkscreen production and dissemination. Since 2000, her work has been shown on many occasions in Canada, Germany, India and France. She is a member of various cultural development committees and has created several public works as part of the policy to integrate art with architecture and the environment. Since 2002, she lives and works in Anse-Saint-Jean.

mardi 25 novembre 2014

Sabina Rak

Sabina Rak
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans mon travail, je combine l'art imprimé et le dessin pour explorer les systèmes de la vie et de la création, la manière dont tout est physiquement constitué et mentalement interconnecté. Entre l'art et la science, j'essaie de créer un espace visuel pour explorer leur intersection.

Ma pratique artistique allie des éléments du corps humain avec la technologie numérique. Je suis particulièrement intéressée par l'évolution de l'humain en parallèle avec son progrès technologique.

J'imagine et exprime en images un futur de la race humaine où la science aide à l'optimisation des processus tant biologiques que numériques. Les motifs visuels que je crée recodent la perception du futur, en essayant de décoder les limites entre nous et notre création, et d'étudier la proximité entre ce qu’on perçoit en tant que déconnecté.

Sabina Rak vit et travaille à Montréal où elle a obtenu un baccalauréat en beaux-arts de l'Université Concordia, en 2014. Elle détient également un baccalauréat et une maîtrise en histoire de l'art et est passionnée par la science, sa source principale d'inspiration.

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Sabina Rak
Artist in Residence

In my work, I mix print and drawing to explore the networks of life and of creation, the way everything is physically composed as well as mentally interconnected. Somewhere between art and science, I try to create a visual space of exploration of their intersection.

My artistic practice combines elements of the human body with digital technology. I am particularly interested in the evolution of the human in parallel with our technological advancements.

I imagine and express in images the future of humans where science helps in the optimization of both biological and digital processes. The patterns I create recode the perception of the future, trying to decode the limits between us and our creation, and to study the closeness between that which we may perceive as disconnected.

Sabina Rak works in Montreal where she graduated in 2014 with a BFA from Concordia University. She also has a B.A. and an M.A. in Art History, and is passionate about science, her main source of inspiration.

lundi 17 novembre 2014

Mathieu Grenier

Mathieu Grenier
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mathieu Grenier s’intéresse à la relation de l’artiste avec le travail créatif et à celle du spectateur face à l’œuvre d’art. Par la photographie, les interventions contextuelles et l’installation, il explore la mémoire et ses potentialités multiples : sensible et riche en références, son travail prend tout son sens dans la contemplation, l’exercice de compréhension et la réactivation de la mémoire. Ses œuvres génèrent des expériences où le spectateur est amené à réfléchir sur le statut de l’œuvre. Dans une esthétique dépouillée et minimale, son travail continue une démarche conceptuelle qui engage le spectateur à faire l’expérience de la prise de conscience de l’essence de l’œuvre. Ce qu’il poursuit, c’est le déplacement du dispositif de l’œuvre vers l’œuvre comme dispositif.

Mathieu Grenier (né en 1985) vit et travaille à Montréal, où il a complété un baccalauréat à l’UQÀM. À travers sa pratique de l’installation et de la photographie, il interroge les relations entre l’artiste, le travail créatif, le spectateur, l’œuvre et le contexte d’exposition. Parfois de nature référentielle, son travail fait appel à la mémoire pour reconstituer une certaine histoire des œuvres. Son travail sera bientôt présenté dans le cadre d’expositions individuelles à Arprim (Montréal) et au Lobe (Chicoutimi). Il a récemment reçu le prix Charles Pachter pour jeune artiste émergent canadien de la fondation Hnatyshyn.

http://www.mathieugrenier.ca/
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Mathieu Grenier
Artist in Residence

Through a practice that involves installation — generally produced in situ — and photography, Mathieu Grenier explores the relationships between the artist and creative work, and between the viewer, the work and an exhibition context. Sometimes referential in nature, sometimes humorous, his work draws upon memory to piece together a certain story for the works and their interactions. His art generate experiences where the visitor is brought to think about the status of the work. In a minimal and a bare aesthetic, his work pursues conceptual approaches that engage the viewer into an awareness of the essence. His projects, developed with great attention to detail, suggest a “shift from the devices behind the work to the work itself as device.”

Mathieu Grenier (born in 1985) lives and works in Montréal, and has a B.A. in Visual and Media Arts from the UQÀM. Through a practice that involves installation and photography, he explores the relationships between the artist and creative work, and between the viewer, the work and an exhibition context. His work draws upon memory to piece together a certain story for the works and their interactions. In 2015, Mathieu Grenier’s work will be featured in solo exhibitions at Arprim in Montréal and at Le Lobe in Chicoutimi. He has been recently awarded the Charles Pachter’s prize for canadian emerging artist from the Hnatyshyn Fondation.

http://www.mathieugrenier.ca/

mardi 11 novembre 2014

Étienne Tremblay-Tardif

Société-écran / The Wall Street Journal, Wednesday, September 4, 2013
Impression numérique sur tissu de soie (numérisation et agrandissement d'une sérigraphie sur papier journal / extrait d'une série de 9 foulards)
116,8 x 121.9 cm
2013-2014


Étienne Tremblay-Tardif
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Étienne Tremblay-Tardif est établi à Montréal et est originaire de l'Isle-aux-Coudres. Il a complété un baccalauréat en études cinématographiques et histoire de l'art à l'Université de Montréal (2006), ainsi qu'un baccalauréat (2009) et une maîtrise (2013) en arts visuels à l'Université Concordia. Le début et la fin de ses études universitaires sont marqués par deux importants mouvements étudiants (grèves de 2005 et 2012). Au cours des dernières années, il s'implique dans le réseau des centres d'artistes autogérés, notamment à travers le renouvellement d'Arprim, centre d'essai en art imprimé.

Les notions d'indexation, d'abstraction, de performativité, de commémoration et d'iconoclasme fournissent les cadres de son travail sur la culture matérielle, le champ de l'information et l'histoire sociale et politique du Québec. Il développe des intérêts marqués pour la densité et la complexité de l'espace social urbain, les multiples et les livres d'artistes, l'architecture, le cinéma direct, la culture visuelle et la théorie critique. Il a présenté dernièrement les projets Matrice Signalétique pour la réfection de l'échangeur Turcot (Biennale de Montréal, MACM, 2014), Société-écran (Occurrence, 2014), Fonction publique (AXENÉO7, 2013), Bookworms (Arprim, 2012) et Hôpital-Maxime-le-Jaune (Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul, 2012).

http://www.etiennetremblaytardif.com/

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Étienne Tremblay-Tardif
Artist in Residence

Étienne Tremblay-Tardif is based in Montreal and was born in Isle-aux-Coudres. He completed a BA degree in Film Studies and Art History at Université de Montréal (2006), as well as BFA (2009) and MFA (2013) degrees in Studio Arts at Concordia University. His university studies are bracketed by two important student strikes (2005 and 2012). Over the last years, he got involved in the artist-run centers network, notably through the renewal of Arprim, centre d'essai en art imprimé.

In his work, the notions of indexation, abstraction, performativity, commemoration and iconoclasm frame engagements with material culture, the field of information and Québec social and political history. He develops marked interests for complexity and density in urban social spaces, architecture, multiples and artist's books, cinéma direct, critical theory and visual culture. He recently presented the projects Signage Matrix for Turcot Interchange Refection (Biennale de Montréal, MACM, 2014), Société-écran (Occurrence, 2014), Fonction publique (AXENÉO7, 2013), Bookworms (Arprim, 2012) and Hôpital-Maxime-le-Jaune (Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul, 2012).

http://www.etiennetremblaytardif.com/

mardi 28 octobre 2014

Sara A.Tremblay

Sara A.Tremblay
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Sara A.Tremblay détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia. Au moyen de diverses techniques — photographie, dessin, performance, sculpture — Tremblay collectionne et accumule les artefacts de son expérience humaine et documente compulsivement les traces de son passage. Elle s’interroge sur les notions de l’infini et de l’impossible par des idées minimalistes, en défiant sa propre pratique.

Ses œuvres ont été présentées dans plusieurs galeries et festivals du Québec, de l’Ontario et de Göteborg, Stockholm et Visby (Suède), où elle a étudié à l’automne 2011 et où elle est retournée à l’été 2013, pour The Brucebo and W.B. Bruce Fine Art Scholarships. Les régions nordiques qu’elle a visitées l’ont grandement inspirée, et ont marqué un tournant dans sa pratique. C’est là-bas qu’elle a commencé à s’entourer de cercles et de sphères, formes et métaphores qui font maintenant partie intégrante de son travail. En 2014, elle s’est vu remettre la toute première Bourse d’études supérieures en arts visuels Yvonne-L.-Bombardier.

Originaire de Charlevoix, petite région au nord-est de Québec située entre les montagnes et le fleuve Saint-Laurent, elle vit maintenant à Montréal où, de son studio, elle a une jolie vue sur le mont Royal.

http://www.saraatremblay.com/

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Sara A.Tremblay
Artist in Residence

Sara A.Tremblay holds an MFA in Photography from Concordia University (Montreal). Using photography, drawing, performance, video, and sculpture, Tremblay documents her personal experience of being places and seeing things through the traces and artifacts she collects. She plays with the notions of infinity and the impossible, giving herself challenges using simple ideas which result in either success or failure.

Her work has been featured in several group and solo exhibitions in galleries and artist-run centres in Quebec, Ontario and in Gothenburg, Stockholm and Visby (Sweden), where she studied in the fall 2011 and returned for The Brucebo and W.B. Bruce Fine Art Scholarships in the summer of 2013. The few Nordic regions she has visited have deeply inspired her and mark a turning point in her practice. It is there that she began to surround herself with circles and spheres, the physical and metaphorical shapes that are the current focus of her work. In 2014, the artist was awarded the first Yvonne-L.-Bombardier Arts Scholarship.

Originally from Charlevoix, a small region in the northeast of Quebec City, amidst mountains and the Saint Lawrence River, Tremblay now lives in Montreal, where she works in a studio with a nice view on Mount Royal.

http://www.saraatremblay.com/

mardi 21 octobre 2014

Jonathan Villeneuve

Jonathan Villeneuve
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mon travail est conçu de façon à définir un espace, à encadrer un trajet. J’élabore des mises en scène à travers lesquelles le public est invité à se déplacer, des paysages automates qui se déploient dans la parité du dialogue nature-technologie, où la prédominance de l’un sur l’autre semble inexistante. Alors que le rythme cadencé de mes assemblages témoigne d’une orchestration planifiée, leur mouvement organique d’ensemble restitue quant à lui l’instabilité propre au vivant. Mes œuvres impliquent physiquement le spectateur de par leur échelle et renvoient à une expérience personnelle et incarnée de l’architecture, en tant qu’environnement construit. Je crée des balises en mouvement qui délimitent les trajets possibles et les modifient dans le temps, en plus de jouer avec la notion de distance et de proximité entre l’objet que j’anime et le son qu’il produit. Le choix des matériaux, la disposition spatiale et la dimension sonore participent à l’élaboration d’une mise en scène. Attiré par le mouvement et les différents sons produits par la manipulation automatisée d’objets, le spectateur est invité à se déplacer dans le lieu afin de découvrir les multiples points de vue possibles. Les différentes structures articulées contribuent, par processus d’accumulation, à créer un paysage sonore impliquant physiquement le spectateur, le plongeant au cœur d’une expérience poétique et immersive.

Jonathan Villeneuve est un artiste bricoleur qui créé des machines poétiques en assemblant des matériaux familiers dont il détourne la fonction d'origine. Ses oeuvres bougent, émettent de la lumière et produisent du son, laissant le visiteur présumer de leur fonction imaginaire. Il est diplômé de l'école des arts visuel et médiatique de l'UQÀM depuis 2006 et a terminé un MFA/Open-Media à l'Université Concordia en 2009. Son travail solo a été présenté au Québec et au Canada, notamment à la Galerie B-213 (Montréal, QC), la Galerie d'art de l'Université de Sherbrooke, Grunt Gallery (Vancouver, CB), Estern Edge (St-Jean, TN) et au Festival de musique actuel de Victoriaville. Il a aussi participé à de nombreux projets collaboratifs en art numérique qui ont été présentés dans plusieurs festivals et événements en Europe, notamment Carte Blanche: Elektra (Paris, FR), Lab30 (Augsburg, AL), 404 Festival (Trieste, IT) et Athens Video Festival ( Athènes, GR). Sa plus récente installation, Être bien encadré, a été présenté dans le cadre de la Triennale d’arts et nouveaux médias, Musée National de Chine, Beijing. Originaire de St-Sauveur des Monts au Québec, il vit et travaille à Montréal.

www.jonathan-villeneuve.com

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Jonathan Villeneuve
Artist in Residence

My work attempts to define a space, frame a trajectory. I design scenes where the public is encouraged to move about, automaton-landscapes deployed in a dialogic exchange between nature and technology, where the predominance of one over the other seems inexistent. While the cadence of my assemblages indicates a planned orchestration, their whole organic movement renders the instability characteristic of living beings. Due to their scale, my works physically involve the spectator, calling upon a personal and embodied experience of the architecture as constructed environment. By creating moving beacons that demarcate possible trajectories, which change as time passes, I play with the notion of distance and proximity between the animated object and the sound it produces. The choice of materials, their spatial arrangement, and the aural dimension contribute to the scene’s development. Attracted by the movement and the various sounds produced by the automatic manipulation of the objects, the spectator is encouraged to move about the space, in order to discover the multiple viewpoints possible. Via a process of accumulation, the various articulated structures create a sound landscape that physically involves the spectator, immersing them in a poetic experience.

Jonathan Villeneuve makes poetic machines by assembling familiar materials that he barely transforms. His work move, emit light and produce sounds in ways that challenge one's assumption about it's imaginary function. He received a BFA from Université du Québec à Montréal in 2006 and a MFA from Concordia University in Montreal in 2009. His solo work as been showed in Québec and Canada, including Gallery B-213 (Montreal, QC), Gallerie d'art de l'Université de Sherbrooke, Grunt Gallery (Vancouver, BC), Estern Edge (St-John's, NF) and at Festival de musique actuel de Victoriaville. He also showed collaborative work in media art in many festival and venues in Europe, including Carte Blanche: Elektra (Paris, FR), Lab30 (Augsburg, GR), 404 Festival (Trieste, IT) et Athens Video Festival ( Athènes, GR). Is most recent work Well Framed as been showed as part of the 2014 Media arts Triennial, National art museum of China, Beijing. Born in St-Sauveur des Monts, he lives and works in Montréal.

www.jonathan-villeneuve.com

mardi 7 octobre 2014

Geneviève et Matthieu

Geneviève et Matthieu
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Duo interdisciplinaire, Geneviève et Matthieu crée depuis la fin des années 90 un univers strident dans lequel happening musical, installation performative et humour noir s’entrechoquent avec désinvolture. Inspiré de l’art et la vie, il évolue dans un cul-de-sac artistique en tentant de repousser constamment les limites du médium. C’est dans l’apprentissage de nouvelles techniques de production et par l’accumulation de savoir faire qu’il perd temps et amis. Le projet La Jamésie, leur toute dernière création, sera présenté dans une formule tout inclus (exposition, lancement de disque et livre d’artiste, performance) à l’Œil de Poisson à Québec du 7 novembre au 7 décembre 2014.

Geneviève et Matthieu collectionne les spécialités : peinture, poésie, entrepreneuriat, sport de loisir, chant, assemblage, expression corporelle, composition, cuisine, haute couture, etc. Bacheliers en arts visuels, ils s’adonnent à l’art de vivre tel un chien sauvage en quête d’adoption. Leurs œuvres ont été présentées au Canada et en France, notamment à la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain / pfoac221 (2013), à la Rencontre en art contemporain et médiatique Bandits-Mages de Bourges (2011) et au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul (2010). Coordonnateur de l’Écart, centre d’artistes en arts actuels et directeur de la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda, ce duo viscéral s’implique activement dans leur communauté.

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Geneviève et Matthieu
Artist in Residence

Since the end of the 90s the interdisciplinary duo Geneviève et Matthieu has created a piercing world in which musical happenings, performative installations and black humour collide with nonchalance. Inspired by art and life, the duo forges ahead in an artistic dead-end as it attempts to constantly expand the medium’s limits. As a consequence of learning new production techniques and accumulating know-how they have lost both time and friends. The project La Jamésie, their most recent work, will be presented in an all inclusive package (exhibition, record and artist book launch, performance) at l’Œil de Poisson in Quebec City from November 7 to December 7, 2014.

Geneviève et Matthieu collect specialties: painting, poetry, entrepreneurship, recreational sports, song, assemblages, bodily expression, composition, cooking, haute couture, etc. The duo members, who both have BFAs, practice the art of life with the frenzy of a wild dog seeking adoption. Their works have been shown in Canada and in France, notably at the gallery Pierre-François Ouellette art contemporain / pfoac221 (2013), at the Rencontre en art contemporain et médiatique Bandits-Mages de Bourges (2011) and the Baie-Saint-Paul International Symposium of Contemporary Art (2010). In addition to running the artist-run centre l´Ecart and organizing the Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda this visceral duo is also deeply committed to its community.

lundi 6 octobre 2014

Exposition Simon Beaudry

Simon Beaudry
Véhicule et Scalp
(English follows)

EXPOSITION du 9 octobre 2014 au 12 décembre 2014

VERNISSAGE le jeudi 9 octobre 2014 à 17h00

Véhicule et Scalp est une invitation à chevaucher la bête lumineuse de notre identité, tant nationale qu’individuelle. Dans son volet Véhicule, Simon Beaudry met le doigt sur une faille historique du Québec soit, son refus renouvelé de prendre les rênes de la bête capricieuse du pouvoir politique, de passer du côté sombre de la force, là où se prennent les décisions et où se dessine l’avenir d’une nation qui s’assume comme telle et qui choisit son destin plutôt que de le subir. Dans son volet Scalp, Beaudry propose un (auto) portrait de cette nouvelle génération branchée, compétente et décomplexée qui avance sans repères ni projets avec toute la détermination du monde.

Depuis 2008, le travail de Simon Beaudry explore l’identité québécoise. Cette exploration a fait naître en lui une réflexion qui le pousse à réinventer, transformer ou critiquer les morceaux qui constituent cette notion d’identité, inhérente à chacun. De ce processus aboutissent des œuvres qui reflètent une certaine vision du Québec, qu’il tente de propulser vers l’avant en utilisant certains éléments traditionnels modernisés. La démarche de l’artiste s’inscrit dans cette volonté de participer à la transformation de notre identité nationale de manière à ce qu’elle continue de s’émanciper.

Le mode d’expression multidisciplinaire que l’artiste utilise lui permet de bâtir une équipe modulaire d’artisans dont il fait partie. Cette équipe, avec laquelle il travaille à la production de ses idées, forme le noyau et la vision de son œuvre. Un certain parallèle peut être fait entre son processus de création et celui suivi pour édifier une société où chaque individu joue un rôle.

Son projet Câliboire, a été sélectionné par les centres d’artistes Espace Virtuel à Chicoutimi et Espace F à Matane, la galerie Art Mûr à Montréal, l’exposition collective Chromatique à la SAT, et enfin, par les Centres d’exposition d’Amos et de Val-d’Or. À l’automne 2012, il a commencé une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQÀM.

simonbeaudry.ca

Remerciements de l’artiste / Acknowlegements
DentsuBos, Atelier L’Œil de Poisson, Centre SAGAMIE, Atelier M. Séguin, Philippe Jean Poirier, Alain Desjean, Étienne Fortin, Francis Labissonnière, Amélie Thomas, Hélène Béliveau, JD Leblanc, Emmanuel Mazeron, Vincent Lebègue, Marcel Parisien, Mariev Rodrig, Sarah K Hall, Myriam Lejeune, Marianne Milijour.

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Simon Beaudry

Véhicule et Scalp

EXHIBITION October 9, 2014 / December 12, 2014

Opening Thursday, October 9, 5 p.m

Véhicule et Scalp is an invitation to ride the bright beast of our identity, both national and individual. In the Véhicule section, Simon Beaudry puts his finger on a historical flaw of Quebec, i.e. its repeated refusal to take over the reins of the unruly beast of political power, to go to the dark side of force, there where decisions are made and one draws up the future of a nation that fully embraces its nationhood and chooses its destiny rather than being a pawn of fate. In the Scalp section, Beaudry presents a (self) portrait of the tech-savvy, very able and hang-up free new generation that moves ahead with an astounding determination despite an absence of projects and a lack of direction.

Since 2008, Simon Beaudry’s work has been exploring Quebecois identity. This exploration has stimulated his thought and led him to reinvent, transform and criticize the pieces that make up the concept of identity which is inherent in each one of us. The works that emerged from this process reflect a certain vision of Quebec, one which he tries to advance by using modernized traditional elements. The artist’s approach is part of a broader aspiration to take part in the transformation of our national identity so that it may continue to be emancipated.

The multidisciplinary mode of expression that the artist uses has allowed him to put together a modular team of artisans of which he is a member. This team, with whom he works to give form to his ideas, is at the centre of his vision and artwork. A certain parallel can be drawn between his creative process and the one that is involved in building a society in which each individual has a role to play.

His project Câliboire was selected by the artist-run centres Espace Virtuel in Chicoutimi, Espace F in Matane, the Art Mûr gallery in Montréal, and the group exhibition Chromatique at the SAT, and finally by the Amos and Val-d’Or Centres d’expositions. In the Fall of 2012, he began his MFA studies at UQAM.

lundi 29 septembre 2014

Laurent Lamarche

Laurent Lamarche
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mon travail aborde le potentiel de transformation de la matière, de l’objet et de l’être. Je porte un intérêt particulier à l’analyse des connexions entre humain, nature et instrument dans le contexte de la relation entre art et science. En tant que sculpteur, c’est par le « faire » que j’explore cette relation, donc dans les rapports que j’entretiens avec l’instrument, l’atelier et la collecte d’objets divers (plastiques récupérés, jouets désassemblés, modèles à coller, etc.). Selon moi, l’instrument (ou l’outil) fait partie de la nature, dans le sens où il est son prolongement à travers l’action humaine. En regard de cette position, je m’intéresse à la modélisation de phénomènes naturels à travers des assemblages d’idées et d’images qui questionnent notre rapport à la nature et aux technologies actuelles. De cette mise en relation émerge une exploration de la porosité des frontières existantes entre nature et artifice.

Cette exploration se donne habituellement à voir dans mon travail sous la forme de créatures étranges, parce qu’hybrides, aux allures d’insectes ou d’animaux technologiques. Elle prend également la forme d’une imagerie qui propose de nouvelles manières de faire l’expérience de phénomènes naturels (diffraction de la lumière, aurore boréale, bioluminescence) grâce à l’utilisation de lasers et au pouvoir de magnification des matériaux transparents. Ces organismes et ces phénomènes évoluent dans des univers fictionnels qui concilient art et science, nature et artifice.

Détenteur d’une maîtrise en arts visuels (2012) de l’Université du Québec à Montréal, Laurent Lamarche pratique autant la photographie, la sculpture que l’installation. Son travail a été présenté dans des expositions collectives et individuelles au Québec et à l’étranger (États-Unis, Espagne, Danemark, Chine, Italie); elles font partie de nombreuses collections privées et publiques (notamment celles du Musée national des beaux-arts du Québec, du Cirque du Soleil, de Loto-Québec, de Tourisme Montréal et de l’université Berkeley de Californie). Il est représenté par la galerie Art Mûr à Montréal.

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Laurent Lamarche
Artist in Residence

For years, Laurent Lamarche has questioned the relationship between nature and artifice by producing fictional living organisms. Lamarche's practice explores the following question, which is at the heart of his work: when blurring the boundaries between fact and fiction, how does one conceive of a method that can express what remains beyond words. In order to address this question, Lamarche interrogates the relationship between art and science and how both disciplines study the transformation of matter. While scientists observe actual data, drawn from the visible and knowable, Lamarche explores this data in a way that allows him to elaborate a new scientific-artistic paradigm. By doing so, his work becomes inscribed in the realm of the possible or, in other words, of the fictional and the imaginary.

Laurent Lamarche is interested in constructing models of natural phenomena by investigating ideas and images that question our relationship to nature and current technologies. These investigations enable him to explore the porous boundaries between nature and artifice. The artist produces sculptures that evoke both microcosmic and macrocosmic worlds with their uncanny and hybrid forms. He uses recuperated transparent plastic wrappers and kinetic principles as his mediums, which allow him to create sculptural installations that question the conditions and stakes involved in transforming materials. He heats, glues, stretches, bends, twists, and folds the plastic in order to shape objects that trigger visual experiences that are out of the ordinary. His sculptures, photographs and installations evoke a variety of images that are closely linked to his investigations. Recently, Lamarche suggested new ways of experiencing natural phenomena (such as light diffraction, aurora borealis, and bioluminescence) by magnifying transparent materials and using lasers as part of his art practice. The organisms and phenomena in his work evolve in fictional worlds that blur the boundaries between art and science, nature and artifice.

Laurent Lamarche, who holds a MFA (2012) from the Université du Québec à Montréal, works in photography, sculpture and installation. His works have been presented in group and solo exhibitions in Quebec and abroad (US, Spain, Denmark, China, Italy) and they are part of many private and public collections (notably those of the Musée national des beaux-arts du Québec, the Cirque du Soleil, Loto-Québec, Tourisme Montréal and University of California—Berkeley. He is represented by the gallery Art Mûr in Montreal.

mercredi 24 septembre 2014

Lancement du livre En situation, du son à l’écriture/de Chicoutimi à Bogotá

Lancement du livre
En situation, du son à l’écriture/de Chicoutimi à Bogotá

Chaire de recherche du Canada en dramaturgie sonore au théâtre, Université du Québec à Chicoutimi,
sous la direction de Jean-Paul Quéinnec

Le mercredi 24 septembre 2014, à partir de 16h00
au Studio-Théâtre de l’UQAC

16h00 Lancement du livre En situation, du son à l’écriture/de Chicoutimi à Bogotá édité par SAGAMIE édition d'art, sous la direction de Jean-Paul Quéinnec, en co-direction artistique avec Andrée-Anne Giguère et Elaine Juteau.

Dans ce livre de création, on découvre des images, des écrits et des sons (sur CD). Des artistes
québécois, français et colombiens se sont immergés, le temps de deux résidences : une, en nature, au
Québec, l’autre, en milieu urbain, dans le centre de la mégapole Bogotá, en Colombie. Deux géographies,un même enjeu de recherche et de création : dans un premier temps, se mettre en situation d’écoute pour écrire en tenant compte des sons et de nos actions dans un environnement. Dans un deuxième temps,prolonger ou transposer cette immersion pour créer une performance in situ ou dans un lieu fermé.


lundi 22 septembre 2014

Gautier Leclerc

Gautier Leclerc
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Né en France, Gautier Leclerc vit et travail à Québec. Titulaire d’un diplôme en gestion des milieux naturels en France (1997), il obtient un Baccalauréat en Biologie de l’Université de Québec à Rimouski (2000) et s’installe définitivement au Québec en 2001. Ses œuvres ont été présentées dans le cadre d’expositions individuelles et collectives telles que les jardins de Métis-sur-Mer, le musée du Bas-Saint-Laurent, la ville de Rimouski, le centre d’artistes Caravansérail ainsi que le Vieux théâtre de Saint-Fabien.

Dans le monde contemporain où les phénomènes migratoires ont atteint une ampleur inédite et connaissent de nombreuses formes, il est possible de distinguer un noyau existentiel commun à toutes ces réalités. On distingue dès lors, comme trait spécifique une articulation posée entre l'identité de départ et l'identité d'arrivée du migrant, suscitant une dynamique de multi-appartenance. (Alexis Nuvselovici - Collège d’études mondiales / Fondation Maison des sciences de l’homme).

Mon travail parle de ce parcours de migrant comme porteur d’une étrangeté au milieu environnant, un âpre étonnement devant les faits et les gestes du quotidien et la tentation du mutisme comme devant une langue inconnue. J’explore à partir d’œuvres installatives et photographiques ces différentes dimensions à travers les notions de fissures, de fuites, de chutes, de points de ruptures, de non-rencontre. Avec des lieux et des personnages en marge de l’histoire et de leurs propres histoires (plus ou moins loin, mais suffisamment pour accuser un décalage), je révèle ce que l'exil recèle d’immatérialité, de « non-rencontre » et de « non-lieux »

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Gautier Leclerc
Artist in Residence

A native of France, Gautier Leclerc lives and works in Quebec City. He holds a diploma in natural habitat management (France, 1997) and earned a BA in biology at the Université de Québec à Rimouski (2000) and settled permanently in Quebec City in 2001. His works have been presented as part of solo and group exhibitions at the Jardin Métis, the Bas-Saint-Laurent museum, the city of Rimouski and the artist-run centre Caravansérail as well as the Vieux théâtre at Saint-Fabien

“In the contemporary world, where migratory phenomena have reached an unprecedented scale and are taking on many forms, is it possible to identify an existential core common to all these realities? This leads one to distinguish a specific trait consisting of the link between the migrant’s identity at departure and at arrival—triggering a dynamic of multiple belonging.” (Alexis Nuvselovici - Collège d’études mondiales / Fondation Maison des sciences de l’homme).

My work speaks of the migrant’s journey as conveying strangeness in the surrounding environment; a bitter surprise before the everyday routine and the temptation to remain mute before an unknown language. Using installation and photographic works, I explore these dimensions through the notions of cracks, leaks, falls, breaking points and non-encounters. With places and people in the margins of the history of their own stories (more or less, but enough to be caught in a lag) I reveal the immateriality, the “non-encounter” and “non-place” that inhere in exile.

lundi 15 septembre 2014

Martin Désilets

Martin Désilets
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

À l'atelier, je peins et découpe des formes avant de les photographier, souvent plusieurs centaines de fois, en employant des temps d'exposition relativement longs. J'explore ce faisant la combinatoire de plusieurs des paramètres fondamentaux de la peinture et de la photographie : la teinte, la tonalité, la saturation, les contrastes et les divers modes d'application de la peinture ; le déplacement de la caméra lors de la prise de vue, la position du corps dans sa relation au sujet, le flou de bougé et l'effet de filé en photographie.

Sous l'effet du hasard et des mouvements de la caméra, entre l'image et son origine, un écart se creuse. Les formes et les couleurs se démultiplient, se dissolvent, engendrent divers effets visuels. Le résultat fait non seulement écueil à mon sens de l'anticipation, il est souvent un défi au regard et à la compréhension. L'appareil photographique relaie le pinceau, à travers un processus rigoureux, qui autorise toutefois le plaisir du jeu et une forte dimension aléatoire.

Jusqu'au 16 novembre, Martin Désilets présente dans l'ensemble des salles de Langage Plus l'exposition intitulée Isoler - Rassembler - Dissoudre. En janvier et février 2015, il exposera à l'Agora de la danse à Montréal, avant de réaliser un résidence d'artistes à Berlin d'une durée de trois mois, de mars à mai 2015. Martin Désilets tient à remercier Le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts de Longueuil.

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Martin Désilets
Artist in Residence

In the studio, I paint and cut up forms which I then photograph, often several hundred times, using relatively long exposures. In doing so, I explore the potential combinations of painting's and photography's fundamental parameters: tint, tonality, saturation, contrast, and the various methods of applying paint; the camera's movement while capturing a shot, the positioning of the body vis à vis the subject, and the various motion blur effects in photography.

Chance and camera movement combine to create a divergence between the image and its source. Forms and colours proliferate, dissolve, produce visual effects. The results not only obstruct my sense of anticipation, it often challenge one's gaze and compréhension. The lens takes over from the brush, through a demanding process that nonetheless authorizes the pleasure of play and a potent aleatory dimension.

Until November 16, Martin Désilets is presenting the exhibition Isoler - Rassembler - Dissoudre in the entire Langage Plus space. In January and February 2015, he will exhibit at the Agora de la danse in Montreal before undertaking a 3 month artist residency in Berlin from March to May 2015. Martin Désilets would like to extend his thanks to the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Conseil des arts de Longueuil.

lundi 8 septembre 2014

Philippe Allard

Philippe Allard
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

La pratique de Philippe Allard aborde principalement la sculpture et l’installation. Inspiré de l’arte povera, il récupère des matériaux issus de la production industrielle et en détourne la signification première lorsqu’il les assemble.

Il s’intéresse à l’impact des activités humaines sur leur environnement et les conséquences engendrées par nos habitudes de consommation. Utilisant des matériaux avec une empreinte écologique questionnable et en grande quantité, ceux-ci deviennent des monuments publics qui confrontent les passants et les amènent en un coup d’œil à se questionner sur l’impact global de nos gestes quotidiens. En pervertissant la nature des objets et des matériaux récupérés, il cherche à en prolonger le sens dans un système, celui de l’art en l’occurrence, auxquels ils n’étaient pas destinés.

Bachelier en design graphique de l’UQAM, Philippe Allard vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions individuelles, notamment au centre Articule, à la Fonderie Darling et dernièrement au Confederation Centre de Charlottetown. Il a également participé à plusieurs expositions collectives, dont la 5e Biennale de Marrakech, en mars 2014 et au 31e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul en août 2013. Ayant à cœur les interventions in situ, il a aussi réalisé plusieurs commandes d’œuvres publiques et privées. Il fut lauréat du concours de la Place des Arts de Montréal en 2009 et a réalisé ses deux premières sculptures de la politique d’intégration à l’architecture à Laval à l’été 2013 et à Granby à l’été 2014.

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Philippe Allard
Artist in Residence

Philippe Allard’s practice revolves mainly around sculpture and installation. Taking inspiration from art povera, he recycles materials taken from industrial production and alters their initial meaning by repurposing them.

He is interested in the environmental impact of human activities and the consequences of our consumerist behaviour. He uses considerable quantities of materials, which have a dubious ecological footprint, in order to create public monuments that challenge passers-by to question the global impact of our everyday gestures. In perverting the nature of the recycled objects and materials, the artist seeks to extend their meaning into a system—more specifically the art system —for which they were not intended.

Philippe Allard received a BA in graphic design at UQAM. He lives and works in Montreal. His works have been shown in solo exhibitions, notably at Articule, the Darling Foundry and recently at the Confederation Centre in Charlottetown. He has also participated in several group exhibitions, notably the 5th Marrakech biennale in March 2014 and at the Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul in August 2013. As an artist who takes a particular interest in onsite interventions, he has also created several publicly and privately commissioned works. He was the winner of the Montreal Place des Arts competition in 2009 and as part of the integration of public art and architecture program he created two sculptures, one in at Laval in the Summer of 2013 and another in Granby in the summer of 2014.

mardi 26 août 2014

Catherine Préfontaine

Catherine Préfontaine
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Ma démarche en dessin-peinture, en photo ou en in situ se décline autour de l’idée d’une visualisation du corps faillible. Je m’intéresse à l’intégrité corporelle mise à mal par les agressions sensorielles, notamment celles du monde sonore et des champs électromagnétiques.

Mon intention pour cette résidence au Centre SAGAMIE est d’emprunter les sentiers de la mémoire affective, du désarroi et de la fragile espérance que me renvoie le monde. La dualité des tendances spirituelles et matérielles, diurnes et nocturnes de l’humain m’apparait symbolisée par le phénomène des jumeaux. Je photographie des bébés directement d’Internet en m’intéressant surtout à l’espace interstitiel entre les couples. La manipulation des couleurs, du cadrage, des effets de renforcement, de saturation ou de contraste résulte en des images ayant un surplus de mélancolie et d’étrangeté.

Catherine Préfontaine a complété en 1997 un Baccalauréat en Arts visuels - Majeure peinture et dessin, mineure en photographie - de l’Université Concordia. Elle a ensuite obtenu une Maîtrise en Arts visuels de l’UQAM en 2003. Depuis 1994, son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et ailleurs au Canada. Elle vit à Montréal et partage son temps entre l’enseignement et la création.

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Catherine Préfontaine
Artist in Residence
My drawing-painting approach, whether site-specific or conveyed via photography is guided by the visualization of a fallible body. I am interested in bodily wholeness and how it is battered by sensorial aggressions, notably those involving sound and electromagnetic fields.

For this residency at the Centre SAGAMIE, I intend to explore paths of emotional memory, confusion and the fragile hope that the world instills in me. In my view, the phenomenon of twins is symbolic of the duality of spiritual and material tendencies, and the light and dark sides of human beings. I photograph babies directly off the internet in taking a particular interest in the interstitial space between couples. In experimenting with colours and framing, as well as enhancement, saturation and colour effects I obtain images with a heightened air of melancholy and strangeness.

Catherine Préfontaine completed a BFA in 1997—major in painting, minor in photography—at Concordia University. She subsequently obtained a MFA at UQAM in 2003. Since 1994, her work has been presented in various solo and group exhibitions in Quebec and elsewhere in Canada. She lives in Montreal where she divides her time between teaching and creation.

mercredi 20 août 2014

Noémi McComber


Noémi McComber
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans son travail en dessin, vidéo, photographie, interventions urbaines et performance, Noémi McComber examine comment l'individu réagit face aux contraintes physiques et sociales qui lui sont présentées. En tenant compte des règles implicites qui sont de mise dans toute aire sociale, elle tente de reformuler l'espace potentiel que peut occuper une personne, un groupe, une entité. L'aire publique devient un terrain de jeu pour expérimenter avec les limites qui lui sont données et permettre l'émergence de nouveaux espaces poétiques. Avec plus ou moins de succès, selon les tentatives, elle tente d'impliquer le spectateur dans un monde qui est le sien, mais qui est autre à la fois, un monde qu'il reconnaît, mais qui le surprend, par la résurgence d'éléments intrus.

Avec Reconfigurations, Noémi McComber cherche à reformuler et à réactualiser le drapeau québécois, en altérant ses composantes formelles. Elle propose de multiples déclinaisons du fleurdelisé, puisant ses références dans la culture populaire locale, la faune, la flore, l’histoire contemporaine et le folklore québécois. Elle ouvre ainsi de nouvelles pistes d’interprétation, en présentant des symboles non consensuels, et repense la portée des icônes trônant sur le drapeau en résonance au lieu et à son terroir. Reconfigurations comprend une série de 66 nouveaux drapeaux, qui culminera en une procession performative à grand déploiement.

Noémi McComber a complété une maîtrise en arts visuels et médiatiques au Chelsea College of Art à Londres, Royaume-Uni (2002). Depuis, elle poursuit différents projets artistiques en tant qu’artiste et commissaire, adoptant une approche multidisciplinaire et collaborative. Elle a présenté son travail en Finlande, en Russie, au Danemark, en Colombie, en Grèce, en Autriche, au Pays de Gales, en Espagne, en France, en Équateur, au Royaume-Uni ainsi qu’au Québec et au Canada. En 2011, elle a présenté Nouveaux drapeaux pour vieux monuments à Dare-Dare, Déploiement en règle au festival de performance Viva art action! et La peau du bronze, une exposition solo à la Maison des Arts de Laval. En 2013 on a pu voir ses vidéos à Optica dans une exposition individuelle intitulée Mise en échec ainsi qu'au Studio XX dans le projet collectif Corrections marginales. Elle est l’une des membres fondatrices du collectif L’Araignée, collectif féministe de diffusion en art contemporain, qui a présenté la OFF-Papier à Montréal en 2014. Elle vit et travaille à Montréal. 

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Noémi McComber
Artist in Residence
Noémi McComber’s work deals with the space we occupy in relation to physical and social boundaries. She is interested in the element out of place, which disturbs regular schemes of expectancy. She uses drawing, photography, video and performance to examine what is desired in relation to what is prescribed; the resurgence of the subjective within the collective. The process of social integration is of particular interest to her; the reaction to a set of rules, considering one's own background and experiences. Redefining the boundaries of what is permitted, allowed or acceptable, the space she works in is set as a serious playground, where constraints are considered and rules reinterpreted. Noémi McComber’s work explores the space from isolation to communication; how through projection we come to resolve the continuous ruptures in every day experience.

In Reconfigurations, Noemi McComber seeks to reformulate and redesign the Quebec flag, altering its formal components. She proposes multiple variations to the « Fleurdelisé », drawing references in local popular culture, the fauna and flora of Quebec, contemporary history and folk heritage. This opens up new possibilities for interpretation, presenting non-consensual symbols, and re-examines the significance of the icons presented on the flag, in resonance to the specificities of the land, its history and its inhabitants. Reconfigurations comprises a series of 66 new flags, which will culminate in a large-scale performative procession.

Noémi McComber completed a Masters degree in Visual and Media Arts at Chelsea College of Art in London, UK (2002). She has since been actively involved in artistic and curatorial projects, focusing on multidisciplinary (drawing, video, photography, performance and urban interventions) and collaborative works. Her artwork has been shown in Finland, Russia, Denmark, Colombia, Greece, Equator, Austria, Wales, Spain, France, Scotland, in the UK as well as in Québec and Canada. In 2011, she presented the solo project New Flags for Old Monuments at Dare-Dare in Montreal, Acercate mas at Casa Tres Patios in Medellin, Colombia and La peau du bronze, a solo show at la Maison des arts de Laval. She also presented two performances that year, at Viva Art Action! performance festival and at MAVF In Winnipeg. More recently, she had a solo show of new video works at Optica gallery in Montreal and was part of the Corrections Marginales exhibition at Studio XX (2013). She is a founding and active member of L'Araignée, a feminist collective for the dissemination of contemporary art, who presented the first OFF-Papier in Montreal in 2014. She lives and works in Montréal.

lundi 16 juin 2014

Charles Guilbert


Charles Guilbert
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Je crée des assemblages de fragments narratifs que je présente sous différentes formes : textes, vidéos, disques ou installations. En glissant d’un média à l’autre, j’explore l’étrangeté du quotidien, le pouvoir des mots et les liens entre les personnes.

Mon travail actuel est constitué de dessins à l’encre de Chine auxquels se greffent textes, photos et documents divers. J’y aborde des questions identitaires et existentielles en m’inspirant notamment des essais de Montaigne. « Cela m’advient aussi : que je ne me trouve pas où je me cherche ; et me trouve plus par rencontre que par l’inquisition de mon jugement. »

Mes réalisations, souvent issues de collaborations, notamment avec Serge Murphy, ont été présentées dans plusieurs pays d’Europe, au Mexique et au Japon. Au Québec, j’ai notamment présenté des installations au Musée d’art contemporain de Montréal, à la Biennale de Montréal et à la Manifestation d’art internationale de Québec.

Ma formation, avant tout littéraire, m’a amené à publier trois livres : Les Inquiets, Le beau voyage éducatif et Les bûcherons de l'impossible (chez Sagamie, avec Dgino Cantin).


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Charles Guilbert
Artist in Residence
I use narrative fragments to create assemblages, which I present in various forms: texts, videos, audio recordings or installations. In switching from one medium to another, I explore the strangeness of the everyday, the power of words and the ties between people.

My current work is comprised of China ink drawings to which I add texts and various documents. I explore existential and identity-related issues, notably by drawing inspiration from Montaigne’s Essays. “This also happens to me: that I do not find myself in the place where I look; and I find myself more by chance encounter than by searching my judgment.”

My works—often the fruit of a collaboration, in particular with Serge Murphy—have been shown in many European countries, in Mexico and in Japan. In Quebec, I have notably presented installations at the Musée d’art contemporain de Montréal, the Biennale de Montréal and the Manifestation d’art internationale de Québec.

My training, which is primarily literary, has led me publish three books: Les Inquiets, Le beau voyage éducatif and Les bûcherons de l'impossible (with Dgino Cantin, published by Sagamie).

lundi 9 juin 2014

Marie-Josée Laframboise

                                                       *Photo : Michel Dubreuil
Marie-Josée Laframboise
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Née à Québec, Marie-Josée Laframboise vit et travaille à Montréal. Titulaire d’un baccalauréat en arts plastiques (1987) de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), elle obtient en 2002 une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia. En 2000, au cours de sa maîtrise en arts visuels, elle participe à un échange international à la Glasgow School of Art. Ses œuvres ont été présentées dans le cadre d’expositions individuelles et collectives notamment, la Galerie d’art d’Ottawa, le Musée d’art de Joliette, le centre de diffusion et de production de la photographie VU, la Southern Alberta Art Gallery, Le Quartier; Centre d’art contemporain (Quimper), le Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (Nice), la Kunstraum Dornbirn (Autriche), le Musée régional de Rimouski, le Centre d’art contemporain (Bruxelles), la Galerie de l’UQAM, le centre Langage Plus, le centre d’exposition CIRCA, l’Espace-musée de Québécor, la Grenfell Campus Art Gallery, et la Art Gallery of Hamilton. On trouve ses oeuvres au sein de collections privées et publiques importantes, dont la collection Prêt d’oeuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée d’art de Joliette, la collection du Cirque du Soleil ainsi que celle de la Fondation Christoph Merian, en Suisse.

Ma démarche sculpturale se caractérise par des installations in situ. L’étendue du lieu, ses contraintes, le matériau, les ressources présentes contribuent à élaborer une intervention concrète. Mes œuvres in situ construisent, dessinent, configurent ou capturent un territoire. Mes installations peuvent aussi être regardées d’un point de vue graphique, dans la mesure où elles relèvent directement de l’acte de tracer sur une surface, des traits destinés à donner une représentation de figures d’éléments en réseau. C’est ce type d’expression que je traduis dans l’espace du lieu d’exposition. Le fil, le tube, le filet, le cerceau, toutes ces formes linéaires viennent envahir graphiquement les volumes architecturaux. Les matières que j’accroche aux parois des espaces, créent des parcours inédits, inhabituels, nous invitant à circuler à l’intérieur de structures ou, au contraire, à dévier certains lieux de passage préétabli.

En plus de mes recherches sur l’appropriation spatiale et la mise en réseau de multiples matières, j’ai développé une pratique du dessin. Cette dernière accompagne la démarche installative dans la poursuite d’un questionnement sur l’espace. De même, ma recherche s’est transposée en photographiant des câbles électriques en contre-plongée, qui compartimentent et hachurent le paysage de notre environnement quotidien. Ces enchevêtrements de fils, capturés sous différents angles sont devenus des compositions linéaires.

*Source : Monographie : 2011 Beaudry, Eve-Lyne; Fatona, Andrea; Stebbins, Joan. Ensembles réticulaires / Network Installations, Joliette : Musée d’art de Joliette, publ. en collab. avec : Southern Alberta Art Gallery, et, Galerie d’art d’Ottawa, 2011, [144 p.].

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Marie-Josée Laframboise
Artist in Residence


Marie-Josée Laframboise was born in Quebec City and lives and works in Montreal. She obtained a BFA from Université du Québec à Montréal (UQÀM) in 1987 and an MFA from Concordia University in 2002. In 2000, while she was studying for her MFA, she participated in an international exchange at the Glasgow School of Arts. Her works have been presented as part of solo and group exhibitions, notably at the Ottawa Art Gallery, Musée d’art de Joliette, Centre de diffusion et de production de la photographie VU, Southern Alberta Art Gallery, Le Quartier; Centre d’art contemporain (Quimper), Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (Nice), Kunstraum Dornbirn (Autriche), Musée régional de Rimouski, Centre d’art contemporain (Bruxelles), Galerie de l’UQAM, Langage Plus, CIRCA, Espace-musée de Québécor, Grenfell Campus Art Gallery, and the Art Gallery of Hamilton. Her works are part of major private and public collections, such as the Prêt d’oeuvres d’art of the Musée national des beaux-arts du Québec, the Musée d’art de Joliette, the Cirque du Soleil collection as well as the Fondation Christoph Merian, in Switzerland.

My approach to sculpture is characterized by site-specific installations. The expanse of a space, its constraints, the materials, and the onsite resources contribute to the development of a concrete intervention. My site-specific works construct, draw, configure or capture a territory. My installations can also be viewed from a graphic viewpoint, in so far that they are directly based on using a surface to draw strokes which seek to represent elements of figures in a network. It is this type of expression that I translate into the exhibition space. The thread, tube, net, and hoop are all forms that graphically take over the architectural volumes. The materials that I hang on the spaces’ walls create novel and unusual routes which invite us to move inside the structures or, on the contrary, to bypass pre-established passageways.

In addition to my research on spatial appropriation and the networking of multiple materials, I have developed a drawing practice, which accompanies my installation approach in an exploration of space-related issues. In the same vein, my research has been transposed through my low-angle photographs of electrical cables, which compartmentalize and crisscross our everyday environment. These entanglements of lines, captured from various angles, have become linear compositions.

*Source: Monograph: 2011 Beaudry, Eve-Lyne; Fatona, Andrea; Stebbins, Joan. Ensembles réticulaires / Network Installations, Joliette: Musée d’art de Joliette, published in collaboration with: Southern Alberta Art Gallery and the Ottawa Art Gallery, 2011, [144 p.].

lundi 2 juin 2014

Rachel Echenberg


Rachel Echenberg
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Ma practique , principalement en performance, explore les frontières perméables qui existent entre les espaces politique, social et privé. À travers des concepts tels que les transformations physiques, la vulnérabilité et l’intimité, je tente de mettre en lumière le flot débordant des événements quotidiens. Au cours des dernières années, mon travail a notamment porté sur le thème de la maison, en tant que lieu concret autant qu’à titre d’espace psychologique. Je compte donc poursuivre ce travail à Sagamie, en réalisant une série d’images issues de performances, créées plus spécifiquement pour caméra.

Depuis 1992, le travail de l’artiste Montréalaise, Rachel Echenberg, a été exposé, performé et visionné à travers le Canada de même qu’à l’international, soit en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Chili, aux États-Unis, en France, en Irlande du Nord, en Israël, en Italie, au Japon, au Liban, au Maroc, en Pologne, au Portugal, en République tchèque, et en Suisse. Plusieurs de ses œuvres vidéographiques sont disponibles chez Vidéographe Distribution à Montréal. Echenberg détient un Bac en arts visuels du Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD) à Halifax, Canada (1993) et une maîtrise en performance visuelle, du Dartington College of Arts en Grande-Bretagne (2004). Rachel Echenberg enseigne au Département des arts plastiques à Collège Dawson, Montréal.

http://rachelechenberg.net

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Rachel Echenberg
Artist in ResidenceMy work, primarily in performance art, explores the permeable boundaries between political, social and individual spaces. Through physical transformation, vulnerability and intimacy I attempt to highlight the uncontrollable flux of everyday situations. In recent years, I have been exploring the theme of home, as both a tangible and psychological space. At Sagamie, I will be continuing this work with a series of performative images created specifically for the camera.

Since 1992 the work of Montreal artist, Rachel Echenberg, has been exhibited, performed and screened across Canada as well as internationally in Belgium, Chile, Czech Republic, England, France, Germany, Israel, Italy, Japan, Lebanon, Morocco, Northern Ireland, Poland, Portugal, Switzerland and the United States. Many of her videos are available through Vidéographe Distribution in Montreal. Echenberg holds a BFA from the Nova Scotia College of Art and Design in Halifax, Canada (1993) and an MA in Visual Performance from Dartington College of Arts in the UK (2004). Rachel Echenberg currently teaches in the Fine Arts Department of Dawson College in Montreal, Quebec.

http://rachelechenberg.net

lundi 26 mai 2014

Edwin Janzen


Edwin Janzen
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)


Dans ma pratique en arts visuels, je crée des fictions intégrant des concepts tels que la sécurité, la surveillance et les technologies issues de la Guerre froide. J’étudie les mécanismes de la formation de la personnalité et de la constitution de la connaissance dans un climat de suspicion et de pénurie d’information fiable, alors que, autant le public que les législateurs, déplorent les constructions idéologiques sans issue et une sanction dénuée de véritable esprit critique face aux technologies. Je suis aussi intrigué de voir comment, malgré le climat de paranoïa et le militarisme, les nouvelles perspectives dans les domaines de l'art et des sciences ont réussi à pénétrer et à remodeler l’esprit de la population, de chaque côté du Rideau de fer, bien que ce remaniement se soit produit sous des formes variées. Ainsi, mes projets puisent à la culture du politique et du populaire de cette période, s’appropriant les tropes et les styles, les contenus narratifs et les traditions. À cet égard, je m’intéresse tout particulièrement au corpus du cinéma de l’époque de la guerre froide, à la littérature de science-fiction et aux appareils électroniques utilisés par les consommateurs, et c’est pourquoi son vocabulaire vivant transpire dans l'ensemble de mon travail.

Né à Winnipeg, l’artiste en arts visuels, Edwin Janzen, vit présentement à Montréal, où il explore l’imagerie numérique, la photographie, la vidéo, l’installation, le livre d’artiste et divers autres médias. Ses œuvres ont été exposées dans plusieurs galeries à travers le Canada. Edwin a obtenu une maîtrise en beaux-arts à l’Université d’Ottawa en 2010 et un baccalauréat en arts visuels de l'Université Concordia en 2008. En 1993, il a également reçu un baccalauréat en Histoire (empire Byzantin) de l’Université du Manitoba. Edwin siège sur le conseil d’administration d’Articule, un centre d’artistes autogéré.

http://www.edwinjanzen.com/


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Edwin Janzen
Artist in Residence 
 In my visual art practice, I create fantasies of security, surveillance and technology inspired by the Cold War. My work examines how human character and knowledge are formed in a climate of suspicion and a dearth of reliable information, as public and policy makers alike languish in the grip of irresolvable ideological fantasies and an insufficiently critical embrace of technology. I am also intrigued by how, despite this climate of paranoia and militarism, new possibilities in art and science penetrated and reshaped the public mind—on both sides of the Iron Curtain, albeit in different forms. Therefore, my projects draw upon the political and popular culture of the period, appropriating its tropes and styles, narratives and traditions. In this regard, the fields of Cold War cinema, sci-fi literature and consumer electronics are particularly exciting to me, and their vivid aesthetic vocabularies appear and operate throughout my work.

Winnipeg-born, Montreal-based visual artist Edwin Janzen works in digital imaging, photography, video, installation, artist books, and other media. His work has been exhibited in galleries across Canada. Edwin completed his MFA at the University of Ottawa (2010) and his BFA at Concordia University (2008). He also holds a BA in history (Byzantine Empire) from the University of Manitoba (1993). Edwin serves on the board of directors of Articule, a Montreal artist-run centre.

http://www.edwinjanzen.com/

mardi 20 mai 2014

KARINE PAYETTE


KARINE PAYETTE
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Utilisant principalement le médium de l’installation, mais aussi ceux de la photographie et de la vidéo, Karine Payette réalise des environnements fictifs qui font office d’arrêt sur image et de narration suspendue.

Dans son travail, elle construit de vastes mises en scène oniriques à partir d’objets banals fabriqués de manière hyperréaliste dans le but de produire quelque chose de narratif qui évoque la précarité du monde qui nous entoure. Par l’utilisation ludique d’objets du quotidien transposés dans des situations extraordinaires, elle joue et déjoue notre vision des choses, afin de nous faire réfléchir sur l’instabilité de la matière et des formes avec lesquelles nous cohabitons. Elle s’interroge sur les notions de confort et de contrariété dans un monde en perpétuelle transformation.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Karine Payette vit et travaille à Montréal. Ses oeuvres ont fait l’objet d’expositions individuelles, notamment à la Galerie de l’UQAM (Confort instable, 2012) et à Le lieu, Centre en art actuel à Québec (L’autre dimanche matin, 2012). Elle a également participé à des expositions collectives, en particulier au 31e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul qui avait pour thème Agir et à l’exposition inaugurale au Centre Bang de Chicoutimi avec son installation À distance perdue. À l’automne 2014, il sera possible de voir ses nouvelles productions au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) dans le cadre de la série documentaire sur l’art contemporain Artistes à l’oeuvre organisée par Arsenal art contemporain, en collaboration avec le MACM. En novembre 2014, elle exposera en solo à la maison de la culture du Plateau-Mont-Royal.

http://www.karinepayette.com

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KARINE PAYETTE
Artist in Residence
Working primarily in the medium of installation, but also that of photography and video, Karine Payette creates fictional environments that function as freeze frames in which narratives are suspended.

In her work, she uses everyday objects to construct extensive dream-like scenes in a hyperrealist manner. These mises-en-scène serve to hint at a potential narrative which evokes the precariousness of our surrounding world. Through the playful use of everyday objects that are transposed into extraordinary situations, she craftily toys with our vision of things, so as to stimulate reflection about the instability of the materials and forms which are part of our living environments. She questions notions of comfort and displeasure in a perpetually transforming world.
Karine Payette, who holds a MFA from UQAM, lives and works in Montreal. Her works have been displayed in solo exhibitions, notably at the Galerie de l’UQAM (Confort instable, 2012) and at Le lieu, Centre en art actuel in Quebec City (L’autre dimanche matin, 2012). She has also participated in group exhibitions, in particular in the 31st International Symposium of Contemporary Art of Baie-Saint-Paul held under the theme of To Act, and in the inaugural exhibition of the Centre Bang in Chicoutimi with her installation À distance perdue. In the Fall of 2014, her new works will be shown at the Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) as part of the documentary series on contemporary art put together by Arsenal art contemporain, in partnership with the MACM. In November 2014, a solo exhibition of her work is being presented at the Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal.

http://www.karinepayette.com

lundi 12 mai 2014

Caroline Boileau

Caroline Boileau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)


Depuis 1995, j’utilise l’installation (dessins, objets et photographies), la vidéo et la performance pour examiner les connexions, les zones d’échanges possibles, entre le corps et son environnement. Je conçois le corps comme une construction sociale et, en ce sens, je m’intéresse à l’influence de la médecine  et de l’espace domestique sur la compréhension de ce qui nous constitue comme êtres humains. À travers les différents rôles sociaux que nous habitons et qui nous traversent, ce sont les différentes façons d’habiter, de représenter et de parler du corps qui me fascinent.

Caroline Boileau a participé à plusieurs résidences au Canada et en Europe. Son travail a été présenté lors d’expositions au Canada, aux États-Unis, en Belgique, en Espagne, en Autriche, en Finlande et au Brésil. Elle détient une maitrise de l’université Concordia. Et son travail en dessin est représenté par Espace Robert Poulin à Montréal.

Récemment, elle a présenté La cartographie du soi, dans le cadre des ateliers Êtes-vous allergiques au XXIe siècle? qui accompagnaient l’exposition En imparfaite santé - La médicalisation de l’architecture au CCA (mars-avril 2012); un projet d’occupation et d’habitation du Parc Médéric-Martin, ACUTIS, dans le cadres des Occurrences estivales organisées par le Péristyle Nomade (juillet 2013) ainsi que Points de suspension, une série de performances à la Galerie Leonard-et-Bina-Ellen (décembre 2013). En 2014, elle a présenté l’installation Les envolées dans le cadre du Colis suspect à l’aéroport des Iles-de-la-Madeleine (Admare, janvier-février 2014) et présentera une seconde version de la performance L’incubateur à textes et à dessins dans le cadre de l’événement De part et d’autre de la baie vitrée présenté dans la ville de Québec par Folie culture (septembre 2014).

http://carolineboileau.com/

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Caroline Boileau
Artist in Residence Since 1995, I have been using installation (drawings, objects and photographs), video and performance to explore connections, possible areas for exchanges between the body and its environment. Understanding the body as a social construction, I am interested in the influence of medicine and domestic space on the understanding of what constitutes us as human beings. Through the different social roles that we toy with and come to internalize, I am fascinated by the various ways in which one can inhabit, depict and talk about the body.

Caroline Boileau has participated in residencies in Canada and in Europe. Her work has been presented in exhibitions in Canada, USA, Belgium, Spain, Austria, Finland and Brazil. She holds an MFA from Concordia University and her work in drawing is represented by Espace Robert Poulin in Montréal).

Recently, she presented Mapping the Self as part of the workshops Are you allergic to the 21st Century? accompanying the exhibition Imperfect Health – The Medicalization of Architecture at the CCA (March-April 2012); a public intervention project in the Médéric-Martin Park, ACUTIS, as part of Occurrences estivales presented by Péristyle Nomade (July 2013) and Ellipsis, a series of performances at the Leonard and Bina Ellen Art Gallery (December 2013). In 2014, she presented the installation Les envolées as part of Colis suspect at the Iles-de-la-Madeleine airport (Admare, January-February 2014) and in September, she will be presenting a second version of the performance L’incubateur à textes et à dessins as part of the event De part et d’autre de la baie vitrée organized in Québec City by Folie culture.

http://carolineboileau.com/

mardi 29 avril 2014

Ed Pien

Ed Pien
Artiste en résidence / Artist in Residence

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Mon travail explore la curiosité, l'étonnement et l'émerveillement tout en célébrant diverses façons d’être au monde. Mes recherches actuelles puisent aux discours théoriques et conceptuels portant sur les fantômes et les hantises, demeurant ouvertes à la multiplicité des sens possibles qui en découlent. Ces préoccupations se distillent à l’intérieur de mes travaux récents sous la forme de concepts et d’une gestuelle de la trace; de mouvement, de lumière et d’ombre. En continuité avec mes oeuvres antérieures, mon art se veut un hommage au tangible et à l’intangible, au réel et à l’imaginaire, ainsi qu’au potentiel de transformation.

Ed Pien a obtenu son baccalauréat en beaux-arts de l’Université Western et une maîtrise en beaux-arts de l’Université York. Son travail a été exposé au Victoria and Albert Museum de Londres, au Goethe Institute, à Berlin; au Musée des beaux-arts de l’Ontario; au Musée des beaux-arts, ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Montréal; au Songzhuang Art Centre de Beijing, de même qu’au Musée des beaux-arts du Canada. Parmi ses expositions importantes récentes, mentionnons la Biennale de Sydney et de Moscou, ainsi que Oh Canada au MASS MoCA. Pien enseigne à temps partiel au département des Visual Studies de l’Université de Toronto. Il est représenté par Pierre-François Ouellette Art Contemporain, à Montréal; par Birch Contemporary, à Toronto; ainsi que par la Galerie Maurits van de Laar, de La Haye.
Ed Pien
Artist in Residence


Through my work I explore curiosity, wonder, and enchantment, while celebrating diverse ways of being in the world. My current research draws from conceptual and theoretical discourses of ghosts and hauntings and the many possible meanings they engender. In my most recent works, these interests are being distilled into concepts and gestures of the trace as well as movement, light, and shadows. Consistent with my previous works, my art celebrates the tangible and intangible, the real and the imagined, as well as the potentiality of transformation.

Ed Pien received his BFA from UWO and MFA from York University. He has shown work at the Victoria and Albert Museum (London), The Goethe Institute (Berlin), the Art Gallery of Ontario; the Musée des beaux arts and Musée d’Art Contemporain (Montreal); Songzhuang Art Centre (Beijing) and the National Art Gallery of Canada. Recent major exhibitions include the Sydney Biennale, the Moscow Biennale, and Oh Canada at MASS MoCA. Pien teaches part-time in the Visual Studies Department at the University of Toronto and is represented by Pierre-François Ouellette Art Contemporain, Montreal; Birch Contemporary, Toronto; and Galerie Maurits van de Laar, The Hague.