lundi 28 septembre 2015

Diane Gougeon



Diane Gougeon
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

PAYSAGE NOUVEAU/ prise 2

Diane Gougeon poursuivra son projet "Paysage nouveau" débuté lors d'une première résidence en avril 2014.

Ce projet de travail rassemble deux ensembles d'images qu'elle collecte depuis quelques années. Elle y documente les traces laissées par la technologie sur les éléments naturels de son environnement proche. Une série de silhouettes d'arbres déformés par le câblage électrique y rencontrera pour la première fois les surfaces de neige maculées par les résidus de sable, de gravier et les effets de dégel de l'hiver. Avec ces images opposées, Diane Gougeon composera un vaste paysage à la croisée de l'installation et de la photographie, destiné à devenir une œuvre interactive et animée.

Le travail de Diane Gougeon s'immisce dans le rapport complexe entre nature et technologie. Ses installations sont présentées à l'échelle d'espace d'exposition pour reproduire les changements d'états présents dans la nature et revisiter ce monde à travers le prisme de technologies familières, sans pour autant qu'elles s'imposent. Invitation à la contemplation, ses œuvres proposent des expériences sensibles où la matière se modifie devant le spectateur. Elles invitent également à faire face à notre rapport accéléré au monde et à porter un regard critique sur les enjeux écologiques et technologiques de notre quotidien.

Les œuvres de Diane Gougeon ont fait l'objet de nombreuses expositions individuelles au Canada et en France. Diane Gougeon a réalisé plusieurs projets d'art public au Québec et compte trois publications monographiques sur son travail.

http://dianegougeon.ca/


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Diane Gougeon
Artist in Residence


PAYSAGE NOUVEAU/ prise 2

Diane Gougeon will continue working on her project "Paysage nouveau" initiated during her first stay in April, 2014.

The artist’s most recent project brings together two groups of images she has collected. Over several years, she has recorded ordinary traces left by technology on natural elements in her immediate environment. In this work, a series of silhouettes of trees, deformed by the passage of electric cable, will for the first time meet the surfaces of snow dotted with residues of sand, gravel, and the effects of winter’s thawing. With these opposing images, Diane Gougeon will compose a vast landscape joining installation and photography that will become an interactive and kinetic work.
   
Diane Gougeon inserts her practice into the complex relationship between nature and technology. Her installations are presented on the scale of the exhibition space in order to reproduce changes of state in nature and to revisit these phenomena through the prism of familiar technologies, whose presence does not, however, overwhelm. Her works invite contemplation, and they offer sensory experiences wherein matter is modified before the viewer’s eyes. The works are equally an invitation to face our accelerated relationship to the world and to cast a critical look upon the ecological and technological issues in our daily lives.
   
Over the last twenty years Diane Gougeon’s works have been featured in numerous solo exhibitions in Canada and abroad. Diane Gougeon has created several public art works in Quebec, and her art has been the subject of three monographic publications.

http://dianegougeon.ca/

lundi 21 septembre 2015

Ito Laïla Le François


Ito Laïla Le François
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L’état sauvage et la survie sont ma nature oubliée. Je demande à reprendre, ce qui m’appartient, ce que j’ai perdu. Instinctivement des métaphores se dessinent. Une quête d’identité me guide à travers des voyages exploratoires. Je me nourris de ce dont on ne connaît plus l’origine, du savoir primitif qui s’épuise. Dans l’instant, le territoire, la violence et l’obsession du corps me gouvernent, l’incongruité humaine me touche.

Je veux excaver mes tripes, fouiller dans les bribes de savoir ancestral... ce qui en reste. J’ai une envie viscérale de liberté, d’être moi humaine et animal.

Dans mes créations, l’anatomie se profile, le cycle de la vie et de la mort prend forme. Se confondent, paysage, ossements, muscles, et rivières. Je morcèle accumule, décuple et distords les figures pour quelle prennent de la force. Intuitivement, je sculpte les matières naturelles, pour leurs symboliques. L’étendue des médiums dans mes œuvres est vaste: verre, bois, céramique, métaux, peau, textiles... Malgré moi, la sensualité et la douceur dominent.
Mes sculptures semblent sortir d’un songe, duquel émanent poésie et narration. Je veux être un anachronisme parmi les civilisés, traquer ma nature et alimenter celle des autres.

Les sculptures d’Ito Laïla Le François, sont une métaphore de la limite entre la beauté et la laideur humaine. Elle est fascinée par le primitif et le cycle de la vie et de la mort. Ito, à reçu un diplôme de la maison des Métiers d’Arts de Québec en sculpture ainsi qu’un diplôme d’Espace Verre. Elle a exposé entre les murs de musée, de galeries, de foires et de centres d’artiste. Elle travaille présentement sur une expo individuelle qui sera présentée au Musée François Pilote. Elle vie actuellement dans la région du Bas-Saint-Laurent ou se trouve sont atelier en pleine nature.

http://www.itolailalefrancois.com/

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Ito Laïla Le François
Artist in Residence


The wild state is my forgotten nature. I have to take back what I lost, what belongs to me. An empty when I moved the extensive human beauty and ugliness. Instinctively metaphors emerge. I dig my guts, digging through scraps of traditional knowledge ... what remains. I have a visceral desire for freedom to be myself and feed.

I fed it with no known cause most of my nostalgia, the teenager in me that runs out. In the moment, femininity, violence and obsession with the body govern me. The incongruity human touches me, I intertwined my thoughts here and I'll regurgitate. The past mingles with the present.

In my creations, the human and animal anatomy looming, death and life coexist. Merge, bones, organs, muscles and rivers. I fragmenting and accumulating internal and external structures. Intuitively I sculpt the raw material for its symbolism and beauty, I tenfold distorde figures for them to take power. The range of media used in my work occupies an important place in the process. Wood, wire, glass, bronze, stone ... Many complex ideas blend together in one piece. Despite myself, sensuality and sweetness dominate.

My sculptures seem to come out of a dream, which comes poetry, narrative and memory. I want to be an anachronism among civilized track my nature and nurture of others.

Born in Québec in 1985, Ito holds diplomas in sculpture and glass art. Her works are unfolding chimeras with strong primitive touches as she examines the beauty and ugliness of living beings. Femininity, violence and body obsession govern her art – instinctively metaphors emerge. In her creations the human and animal anatomy are omnipresent with looming death and the coexistence of life. By choosing media for their symbolism and strength she sculpts a range of materials, those which occupy an important place in her creative process, to enable the blending of several complex ideas together in one work of art. Despite her somewhat aggressive approach, sensuality dominates. Seemly to originate from the unconscious in which her memories, written and spoken words are expressed and brought to light. 


http://www.itolailalefrancois.com/

lundi 14 septembre 2015

Jonas St. Michael


Jonas St. Michael
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis 2009, Jonas St. Michael présente son travail photographique au Canada, aux États-Unis et en Europe. Sa production photographique s’interroge principalement sur la nature de l’image en relation avec les différentes structures sociopolitiques, les institutions et les écarts entre les classes sociales. L’excès et la privation sont des thèmes à l’origine d’une grande partie de ses recherches artistiques. 

Son travail actuel observe de manière plus spécifique l’image médiatique dans le cinéma, la télévision, la publicité, mais aussi la peinture, la sculpture, les différents modèles littéraires ainsi que son expérience du quotidien. Ces univers suggèrent le désir, le commerce et l’image.

Plus récemment, sa pratique s’est décalée et vise maintenant à produire des œuvres qui sont construites d’une manière plus évidente avec l’objectif de créer une réalité ostensible. Il s’intéresse à la signification de la fiction, mais en faisant ressortir quelque chose de plus que la simple construction d’un monde imaginaire, une sorte de recadrage du « réel » qui établirait de nouvelles relations entre la réalité et les apparences.

Jonas St. Michael est né à Montréal et détient une maîtrise en beaux-arts de Goldsmiths, University of London ainsi qu’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia. Sa pratique photographique explore la nature de la représentation et sa relation à des contextes culturels et sociaux plus larges. Bien que ses projets soient variés, ils partagent un thème commun dans la mesure où l’objectif est de communiquer une réalité sociale tout en abordant la zone entre la vérité et la fiction dans l’imagerie figurative.

Il a exposé à l’échelle nationale et internationale, y compris OK Harris (New York, USA) et Latitude 53 (Edmonton, Canada). En 2016 son travail sera présenté à VU PHOTO (Québec) et à la Galerie d’Orléans de l’École d’art d’Ottawa. Il sera en résidence à la British School at Rome dès le mois de janvier.

http://www.jonasstmichael.com/


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Jonas St. Michael
Artist in Residence


Since 2009, Jonas St. Michael has exhibited his photographic work in Canada, the United States and Europe. His practice is mainly concerned with the nature of image and representation in relation to different socio-political structures, institutions, and class distinctions. Excess and deprivation are themes that have served as the foundation for much of his artistic research.

His current practice, in particular, draws inspiration from the world of mediated imagery: cinema, TV, advertising, painting, sculpture, different literary models and his own everyday experience. They are worlds that imply desire, commerce and image.
 

More recently, his practice has shifted to making works that are conspicuously constructed with the goal of creating an ostensible reality. His concerns lie in examining the meaning of fiction, yet something more than simply the constructing of an imaginary world, but rather a re-framing of the ‘real’; building new relationships between reality and appearance.
 

Jonas St. Michael was born in Montreal and holds a Master of Fine Arts degree from Goldsmiths, University of London and a Bachelor of Fine Arts degree from Concordia University in Montreal. His photographic practice explores the nature of representation and its relation to wider cultural and social contexts. Although his projects are diverse, they share a common theme inasmuch as they attempt to communicate a social reality while addressing the area between truth and fiction in representational imagery.
 

Jonas St. Michael has exhibited nationally and internationally including OK Harris (New York City, USA), Latitude 53 (Edmonton, Canada) and Les Territoires (Montreal, Canada). He has upcoming solo exhibitions at VU PHOTO in Quebec City and at the Orleans Gallery at the Ottawa School of Art. In 2016, he will be an artist-in-residence at the British School at Rome.

http://www.jonasstmichael.com/

mardi 8 septembre 2015

Max Wyse


Max Wyse
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Traitant du thème de l’hybridation et de la documentation fictive, je m’intéresse au collage comme façon de penser et d’organiser l’excès d’images. Utilisant le téléphone intelligent comme outil de production et d’archivage, je m’approprie des images fixes de vidéos et films, d’affiches de politiciens en campagne électorale et de pancarte d’agents immobiliers, d’anciennes photos de voyage, d’écrans d’ordinateur déformés, etc. Je filtre par la suite ces images à travers une combinaison d’applications que je détourne de leurs fonctions initiales. Ces applications sont pour la plupart conçues pour la production de blagues visuelles et pour leur diffusion instantanée sur les réseaux sociaux. Dans ce processus de répétition en couches, j’obtiens une fragilité, voire même une qualité brute de l’image, que je conserve à la finalité des œuvres. Cette possibilité de créer des croisements d’images reste toutefois humoristique. La documentation devient une source de fiction dans laquelle les figures s’engagent dans une comédie d’hybridation sans issue, ou un visage devient multiple.

Né en 1974 en Colombie-Britannique, Max Wyse vit et travaille à Montréal. Ses œuvres proposent une symbiose certaine entre objets disparates et êtres hybrides, tout éparpillés dans des espaces indéterminés. Tels des fragments d’un récit en sourdine, dont le sens demeure cependant mystérieux, les œuvres de Max Wyse agissent comme un miroir révélant les tensions sous la peau déchirée d’un inconscient fantastique. Une réalité bigarrée, multiple et discontinue, où l’étrange fait partie du quotidien le plus banal.

Son travail a été présenté à travers le Canada, notamment à Montréal, Vancouver et Toronto ainsi qu’à Paris et New York. Ses œuvres font partie de plusieurs collections privées et publiques, dont celle du Musée régional de Rimouski et du Prêt d’oeuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec. Il a été récipiendaire à plusieurs reprises de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que du Conseil des arts du Canada.

http://www.maxwyseart.com/

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Max Wyse
Artist in Residence


Focusing on the theme of hybridization and fictional documentation, I am interested in collage as a means to think and organize an excess of images. Using the smartphone as a production and archival tool, I appropriate still images from videos and films, pictures of campaign posters and real estate agent signboards, old vacation photos, deformed computer screens, etc. I filter these images through a combination of applications that I repurpose to ends other than they were intended for. These applications are for the most part designed to produce visual jokes for instantaneous dissemination on social media. Through a process of repeated layers, I obtain a fragile, one could even say raw image quality that I preserve in the works’ final form. However, this possibility of creating image crossbreeds remains comical. The documentation becomes a source for a fiction in which figures play out a hybridization comedy without end, as one face takes on multiple guises.

Born in British Columbia in 1974, Max Wyse lives and works in Montreal. His works propose a symbiosis between disparate and hybrid objects scattered in  indeterminate spaces. Like the fragments of a hushed story, the meaning of which nevertheless remains mysterious, Max Wyse’s works function like a mirror revealing the tensions beneath the torn skin of a fantastical unconscious. A motley, multiple and disjointed world, where the bizarre is part of the most ordinary everyday.

His work has been exhibited throughout Canada, notably in Montreal, Vancouver and Toronto as well as in Paris and New York. His works are part of several collections including the Musée Régional de Rimouski and the Prêt d’oeuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec. He is a regular recipient of grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. 

http://www.maxwyseart.com/