lundi 11 décembre 2017

Jocelyn Robert



Jocelyn Robert
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je m'intéresse aux entre-deux, aux formes qui se cachent et qui n'apparaissent que quand on les aide un peu.... Par exemple, ma toute première exposition —Bonjour Dürer—consistait à recouvrir un mur de briques de sa propre image, réalisée en 3000 photographies, ce qui faisait apparaître le processus dans l'image, les photos ayant été prises à la lumière du jour. J'ai fait une vidéo intitulée Vermeer où les images sont d'abord isolées en photos, réassemblées une à une, puis ramenées en vidéo pour faire apparaître le mouvement de deux passants. Dans une autre vidéo —L'Invention des animaux—le mouvement d'un avion dans le ciel est animé par un algorithme de Lorenz (un attracteur étrange) ce qui lui donne une forme "naturelle". J'ai fait une installation —L'Origine des espèces— où le son entendu est une lecture du même fichier informatique qui a servi à imprimer l'image photographique que l'on voit au mur. J'ai également réalisé une série de "photographies" —Planches hors-texte— qui sont en fait des numérisations augmentées des images oubliées des publicités imprimées que l'on nous livre (de force) par la poste. De la même manière, je suis toujours fasciné par ce je-ne-sais-quoi et ce presque-rien qui fait que les situations peuvent basculer d'un coup et passer du quotidien banal au quotidien magique.

Jocelyn Robert est un artiste interdisciplinaire de Québec. Il travaille notamment en art audio, art informatique, performance, installation, vidéo et écriture. Il a réalisé de nombreuses expositions en solo et ses œuvres ont été vues dans des évènements d’envergure (Le Voyage à Nantes, France ; Nuit Blanche, Toronto ; Festival Digital Poesy, Berlin, Allemagne; Akbank Sanat, Istanbul, Turquie; ZKM, Karlsruhe, Allemagne ; Biennale of Electronic Arts of Perth, Australie ; etc.). Ses installations ont été exposées internationalement et ses œuvres sonores se retrouvent sur plus de 30 disques compacts. Il a publié de nombreux textes théoriques ou de création dans des revues spécialisées et dans des catalogues d’art, ainsi qu’un roman poétique aux éditions Le Quartanier (Montréal, 2005). En 2005, le centre VOX et la Galerie de l’UQAM lui consacraient chacun un catalogue monographique (Montréal) et un catalogue de son projet Interférences a été publié à l’été 2015 par le Musée des Beaux-Arts de Nantes. Ses œuvres font partie de la collection du Musée des Beaux-Arts de Nantes (France), du Musée National des Beaux-Arts du Québec, du Musée d’art contemporain de Montréal, de la collection Hydro-Québec, de la Galerie de l’UQAM et de collections privées.

https://jocelynrobert.com/


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Jocelyn Robert

Artist in Residence


I am interested in the in-between, in forms that hide away and appear only if one helps them out a bit… For example, my first exhibition—Bonjour Dürer—consisted of using 3,000 photographs to cover up a brick wall with an image of itself. This approach made it possible to observe the process in the image, since the photographs were taken in daylight. I made a video titled Vermeer in which the images are first isolated into photographs, then reassembled one by one to be brought back in video format so as to make the movement of two passers-by visible. In another video—L'Invention des animaux—the movement of an airplane flying across the sky is animated by a Lorenz algorithm (a strange attractor) that gives the trajectory a “natural” shape. I created an installation—The Origin of Species—in which the very computer file that served to print the photographic image one sees on the wall is made audible through a reading of it. I have made several “photograph” series—Planches hors-texte—that are in fact augmented digitizations  of forgotten images from printed advertisement material that is delivered to us (against our will) via postal mail. In the same way, I have an ongoing fascination for I-know-not-quite-what and this almost-nothing that allows situations to swerve in a instant from the trivial everyday to the magic everyday.

Jocelyn Robert is an interdisciplinary artist from Quebec City. He has notably worked in audio art, computer art, performance, installation, video and writing. He has carried out many solo exhibitions and his works have been shown in major events (Le Voyage in Nantes, France; Nuit Blanche, Toronto; Festival Digital Poesy, Berlin, Germany; Akbank Sanat, Istanbul, Turkey; ZKM, Karlsruhe, Germany; Biennale of Electronic Arts of Perth, Australia; etc. His installations have been exhibited globally and his soundworks have led to the creation of 30 CDs. He has published many theoretical or creative texts in specialized magazines and art catalogues, as well as a poetic novel with the publishing house Le Quartanier (Montréal, 2005). In 2005, the centre VOX and the Galerie de l’UQAM each dedicated a monographic catalogue (Montreal) to his practice and a catalogue about his Interférences project was published in the summer of 2015 by Musée des Beaux-Arts de Nantes. His works are part of the collections of Musée des Beaux-Arts de Nantes (France), Musée National des Beaux-Arts du Québec, Musée d’art contemporain de Montréal, Hydro-Québec collection, and Galerie de l’UQAM, as well as of private collections.

https://jocelynrobert.com/

lundi 4 décembre 2017

John Boyle-Singfield


John Boyle-Singfield
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

John Boyle-Singfield est un artiste canadien vivant à Montréal. Son travail aborde la notion de mémoire, de valeur et d’exposition à l’intérieur d’un monde lourdement affecté par la technologie, la globalisation et la violence systémique. Il a récemment exposé ses recherches à Neutral Grounds, Regina; Galerie Trois Points, Montréal; Trinity Square Video, Toronto; galerie Justina M. Barnicke, Toronto; Le Lieu, Québec et au musée d'art contemporain de Montréal.


Titre: Toute impression subjectivement inappropriée de familiarité d’une expérience présente avec un passé indéfini (Fanny Latreille), 2017. Crédit photo : John Boyle-Singfield.

http://johnboylesingfield.com/

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John Boyle-Singfield
Artist in Residence


John Boyle-Singfield is a Canadian-born artist living in Montreal. His work echoes notions of memory, value and exposure within a world heavily affected by technology, globalization and systemic violence. He has recently exhibited his research at Neutral Grounds, Regina; Galerie Trois Points, Montreal; Trinity Square Video, Toronto; galerie Justina M. Barnicke, Toronto; Le Lieu, Quebec City and at the musée d'art contemporain de Montréal.


http://johnboylesingfield.com/

lundi 27 novembre 2017

Geneviève Cadieux-Langlois



Geneviève Cadieux-Langlois
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L’ensemble de mon travail sculptural et performatif interroge ou exacerbe les rapports sociaux que j’entretiens avec mon environnement. Je disloque, reconstruis et incarne les comportements en société, les dynamiques de groupe et les relations de pouvoir qui s’y développent. L’enjeu est de rendre visibles mes affects et tensions ressenties entre les individus d’une communauté. Je construis des dispositifs parfois participatifs m’emparant de la réalité pour la décliner sur un mode alternatif (costumes, inventaire d’objets, art vivant). Ainsi, je me positionne tel un «manager relationnel, qui orchestre une prestation singulière» (Ardenne, 2002) me faisant revivre seule ou en groupe des expériences réelles pour tenter d’en développer la complexité.

Née en 1990, Geneviève Cadieux-Langlois vit et travaille à Longueuil en périphérie de Montréal (Qc, CA). Diplômée en Arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal et détentrice d’un brevet en enseignement, Geneviève développe une pratique pluridisciplinaire en performance, installation et art imprimé. Elle a participé à plusieurs expositions au Québec et à l’international et est récipiendaire du Prix de la Serre des Arts Vivants décerné lors de l’exposition «Première impression» au centre d’essais en art imprimé ARPRIM (Montréal, QC). Elle poursuivra ses recherches lors de résidences de production aux centres d’art imprimé ZOCALO (Longueuil, Qc) et IMAGO (Moncton, NB).

https://cadieuxlanglois.wixsite.com/artiste



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Geneviève Cadieux-Langlois
Artist in Residence


The entirety of my sculpture and performance work questions or exacerbates the social relation I enter into with my surroundings. I dismantle, reconstruct and embody social behaviours, group dynamics and power relations that arise in these surroundings. To make my affects and the felt tensions between the individuals of a community visible, I build set-ups, at times participative, that allow me to capture reality so as to inflect an alternative mode (costumes, object inventories, living art). I position myself as a “relational manager, who orchestrates a singular performance” (Ardenne, 2002) that allows me to relive, either alone or in a group, real experiences in view of expanding their complexity.

Geneviève Cadieux-Langlois was born in 1990 and lives in Longueuil, a Montréal suburb (Qc, CA). She holds a B.A. from Université du Québec à Montréal and a teaching certificate. Geneviève has developed a pluri-disciplinary practice spanning performance, installation and print media. She has participated in several exhibitions in Quebec and abroad and she is the recipient of the Prix de la Serre de Arts Vivants, awarded during the exhibition Première impression at the Centre d’essais en art imprimé Arprim (Montreal, QC). She will pursue her practice during creation residencies at the print media centres ZOCALO (Longueuil, Qc) and IMAGO (Moncton, NB).

https://cadieuxlanglois.wixsite.com/artiste

mercredi 22 novembre 2017

Caroline Fillion



 Titre : L’ascension de Julien Boily
Caroline Fillion
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Artiste multidisciplinaire, Caroline Fillion est originaire de Saguenay. Sa pratique conceptuelle repose sur des conjonctions symboliques ou des métaphores questionnant, détournant ou transgressant les postulats traditionnels du milieu de l’art. Une réflexion tempérée dans un absurde sérieux, sur les méthodes de légitimation de l’Art à travers ses institutions et sur le rapport entre l’œuvre, l’artiste et le commentaire qui les précède.

Elle est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi, d’un diplôme d’études supérieur en gestion des organismes culturels de HEC Montréal et d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Elle a participé à plusieurs expositions régionales, nationales et internationales. Ses œuvres figurent au sein de plusieurs collections privées et publiques, dont celles de Loto-Québec.



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Caroline Fillion
Artist in Residence


Caroline Fillion is a multidisciplinary artist from Saguenay. Her conceptual practice is rooted in symbolic conjunctions or metaphors that explore, repurpose or transgress traditional postulates of the art milieu. In a serious absurd mode this reflection is tempered on legitimation methods of Art through its institutions and on the relation between the work, artist and the comment that precedes them.

The artist holds an MFA from Université du Québec à Chicoutimi, a graduate diploma in the management of cultural organizations from HEC Montréal and a BFA from Université du Québec à Montréal. She has participated in several regional, national and international exhibitions. Her works are part of a number of private and public collections, such as the Lotto Québec collection.

lundi 20 novembre 2017

Stéfanie Requin Tremblay


crédit photo : Stéfanie Requin Tremblay, My social book, Symposium International de Baie-Saint-Paul, 2017
 
Stéfanie Requin Tremblay
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis quelques années, Stéfanie Requin Tremblay puise ses inspirations visuelles et littéraires dans la culture Internet. Utilisant son fil d’actualité comme moteur de création, elle combine, en une esthétique minimale et punk, textes poétiques et images incisives. Hors de l’ordinateur, ses œuvres prennent diverses formes imprimées – photographies, collages, livres d’artistes, fanzines, photo-romans – et nourrissent un univers intime, violent, féminin, obsédé par les thèmes de l’anxiété, de l’hygiène et du karaoké, le tout réalisé dans une imagerie pop des années 1980 et 1990, jusqu’aux années 2000.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi (2009), Stéfanie Requin Tremblay a présenté son travail dans le cadre d’expositions individuelles et collectives au Québec, notamment au centre d’artiste Le Lobe, à Espace Virtuel, au Centre Bang, à la Galerie de l’Œuvre de l’Autre et au Centre Sagamie d'Alma. Elle a présenté son exposition solo Sels de bain au centre VU à Québec en 2015 et elle était de la toute dernière édition du Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul en août 2017. Stéfanie a également participé à des évènements littéraires et à des résidences de création au Québec, notamment avec Folie/Culture en 2014 et avec le centre DARE-DARE à Montréal en 2016. Elle vient de terminer un mandat de deux ans comme commissaire en résidence au centre d’artistes Le Lobe à Saguenay où elle vient de lancer sa publication intitulée Obsolescence pop, mettant en relief des réflexions autour de cinq artistes qui interrogent l’influence d’Internet et de la culture populaire sur la création contemporaine.


http://www.stefanierequintremblay.com

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Stéfanie Requin Tremblay
Artist in Residence


For the last few years, Stéfanie Requin Tremblay has drawn literary and graphic inspiration from the Internet. Using her news feed as motivation for her work, she combines minimal and punk aesthetics, poetic texts and incisive images. Away from the computer, her works take diverse printed forms such as photographs, collage, artist’s books, fanzines, photo stories, nourishing a private world that is violent, feminine, obsessed with themes of anxiety, hygiene and karaoke, all produced in a pop imagery of the 1980s and 1990s up until the 2000 years.

Stéfanie Requin-Tremblay has a MFA in visual art from Université du Québec à Chicoutimi (2009). She has presented her work in solo and group exhibitions in Quebec, such as in Saguenay, at the artist-run centre Le Lobe in 2007, at Espace Virtuel, at Centre Bang, at Galerie de l’Œuvre de l’Autre, as well as at Centre Sagamie in Alma and at VU Photo in Quebec City to present his solo exhibition Sels de bain in 2015. She was also from the last edition of Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul in 2017.

She also has participated in various literary events and artist residencies in Quebec, in particular with Folie/Culture in 2014 and at centre DARE-DARE in Montreal in 2016. She was recently curator in residence at artist-run centre Le Lobe in Saguenay for two years, where she prepared a publication titled Obsolescence pop, highlighting five artists who examine the influence of the Internet and popular culture on contemporary art.

http://www.stefanierequintremblay.com

lundi 13 novembre 2017

Marjolaine Bourdua



Marjolaine Bourdua
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Les objets que je crée prennent les formes variées de la sculpture, du dessin, de l'installation et de la création sonore. J'ai souvent utilisé les motifs de la scène et du cadre pour réfléchir à l'idée du vide et de l'anti-spectaculaire. Je tente de créer des œuvres qui sont composées comme des réceptacles ou des espaces béants qui suggèrent une absence, une mise en suspens. Je m'intéresse également à la notion de surface. À travers différents jeux de matières et stratégies esthétiques, je tente de proposer une réflexion critique sur la dimension parfois illusoire ou attrayante du monde dans lequel nous évoluons. Le fait de créer des représentations vides est pour moi une moyen de déceler une essence à travers cet espace inventé tout en pointant son caractère creux. Ainsi, les zones vides que je compose fonctionnent comme des figures d'absorbement ou de projection imaginaire à travers lesquelles on peut percevoir un rapport au banal ou une récupération distordue d'une certaine culture populaire. 

Marjolaine Bourdua détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l'UQAM ainsi qu’un diplôme d'études supérieures de la Villa Arson à Nice. Elle a présenté son travail au Québec, en France et en Allemagne sous formes d'expositions, de commissariat et d'interventions sonores. Mentionnons entre autres, le centre d'art Optica, le Musée d'art contemporain des Laurentides, la Maison des arts de Laval et la galerie Frédéric Giroux à Paris.  Elle est impliquée en tant que membre du centre d'art et de diffusion CLARK depuis 2011.

http://marjolainebourdua.ca/


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Marjolaine Bourdua
Artist in Residence


The objects that I create take on various shapes ranging from sculpture to drawing, installation and sound art. I have often used the motifs of the stage and the frame to reflect on the idea of emptiness and the anti-spectacular. I seek to create works that are put together like vessels in which void spaces evoke an absence, a suspension. I am also interested in the notion of surface. By toying with the qualities of various materials and through aesthetic strategies, I aim to trigger a critical reflection on the at times illusionary or attractive dimension of the world in which we carry out our lives. For me, the fact of creating empty representations is a means to indicate an essence through this invented space all the while pointing to its void character. The empty zones that I compose thus function as figures of imaginary absorption via which one can glimpse a relation to the banal or a distorted recuperation of a certain popular culture.

Marjolaine Bourdua holds an MFA from UQAM as well as a graduate certificate from Villa Arson in Nice. She has presented her work in Quebec, France and Germany under various guises, such as exhibitions, curatorial projects and sound interventions. Among others, at the artist-run centre Optica, Musée d'art contemporain des Laurentides, Maison des arts de Laval and Galerie Frédéric Giroux in Paris. She has been an active member of  Centre d'art et de diffusion CLARK since 2011.

http://marjolainebourdua.ca/

mardi 7 novembre 2017

Hua Jin


Hua Jin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Hua Jin est une artiste visuelle qui a exposé ses œuvres photographiques au Canada, aux États-Unis et aux Pays-Bas. Jin est née en Chine et elle a vécu à Shanghai avant de s’installer au Canada en 2007. Jin détient une maîtrise en arts (studio Arts, Fine Art Photography) de l’Université Concordia (Montréal) et un BAC (photographie) de l’Emily Carr University of Art & Design (Vancouver). Le travail de Jin fait partie de nombreuses publications et collections privées, comme la collection publique du Museum of Contemporary Art in Shanghai (MOCA). Jin est la récipiendaire d’une bourse de Recherche et création et d’une bourse d’Acquisition et mise en marché du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Jin est la lauréate du Emerging Artist du Vancouver Mayor Art in Visual Art (2012) et la gagnante du Canadian SnapStar Photo Competition (2011). En 2012, Jin a remporté la première place du TOP20 Chinese Contemporary Photography Awards dans le cadre du Emily Carr Grad Exhibition (2012). Jin s’intéresse à la relation entre la photographie et d’autres médias, comme la vidéo, l’installation et le dessin. Les œuvres de Jin contemplent l’idée de la permanence et du changement, ainsi que la qualité évanescente de l’existence. Par le biais du langage des arts visuels et le sujet de la nature, la pratique de Jin explore une vision du monde qui épouse l’idée de l’éphémérité : du temps, de la vie et des choses matérielles.

http://huajinart.com/


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Hua Jin
Artist in Residence


Hua Jin is a visual artist who has exhibited photo-based works in Canada, USA, China, and the Netherlands. Jin was born in China and lived in Shanghai before moving to Canada in 2007. Jin received her MFA degree (studio Arts, Fine Art Photography) at Concordia University, Montreal Canada, and her BFA (Fine Art Photography) at Emily Carr University of Art & Design, Vancouver. Jin’s works are included in many publications and private collections including the public collection of Museum of Contemporary Art in Shanghai (MOCA). Jin is the receiver of the Research and Creation Grant and Acquisition and Marketing Grant from Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Jin is the winner of Canada Council International Residency and Travel Grant. Jin was the Emerging Artist of the 2012 Vancouver Mayor Art in Visual Art; the winner of Canadian SnapStar photo competition (2012), the winner of TOP20 Chinese Contemporary Photographer Award (2011). Jin received first place in the Canon Photography Awards in the 2012 Emily Carr Grad Exhibition. Jin is interested in the relationship between photography and other media, such as video, installation, and drawing. Jin’s works contemplate the idea of permanence and change, and the evanescent quality of existence. Through the language of visual art, and through the subject of nature Jin’s practices explore a worldview that embraces the idea of transience: of time, of life and of material things.

http://huajinart.com/

lundi 2 octobre 2017

Étienne Tremblay-Tardif


Étienne Tremblay-Tardif
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Par l’emploi des techniques de reproduction du texte et de l’image, Étienne Tremblay-Tardif développe une pratique spatiale matérialiste et axée sur la recherche. Dans son travail, il s’attarde à mettre en relief les textures et contextures sociales, politiques et économiques de lieux, d’architectures et d’infrastructures spécifiques.

Ses oeuvres confrontent les notions de décor et d’ornementation à la communication graphique. Il élabore des scénographies de l’information, où se lisent en filigrane les motifs intersécants de découpes et de découpages, de ratures et de striages, d’impressions et de surimpressions. Ses projets de recherche appellent des formes documentaires où s’introduisent toutefois les prospectives et contingences qui font et défont les maillages à la fois denses et ténus qui y sont cultivés selon des perspectives historiques et diachroniques. Ces travaux entretiennent le statut de propositions formelles et conceptuelles précaires : des situations possibles où sont remises en question les sémiotiques du réel et les idéologies du présent.

Étienne Tremblay-Tardif a terminé des études en histoire de l’art et études cinématographiques à l’Université de Montréal (BA 2006) et une formation en arts visuels à l’Université Concordia (BFA 2009, MFA 2013). Il a notamment participé aux expositions Open Edition (Carleton Univeristy Art Gallery, 2017), Monuments aux victimes de la liberté (AXENÉO7, 2015), L’avenir / looking forward (Biennale de Montréal / MACM, 2014), Collision 9 (Parisian Laundry, 2013) et Ignition 7 (Galerie Leonard & Bina Ellen, 2011). Il a été récipiendaire de bourses d’études de l’Université Concordia (2009, 2010) et du CRSH (2010), ainsi que de bourses de production et de recherche du CALQ (2014, 2016).

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Étienne Tremblay-Tardif
Artist in Residence


Through image and text reproduction techniques, Étienne Tremblay-Tardif has developed a research-based practice embedded in spatiality and materiality. He highlights and outlines the social, political and economic textures and contextures of site, architecture and infrastructure.

His works explore circulation and use in material culture through propositions and production strategies. They clash graphic communication with architectural ornementation, detailing and decor. They are often presented as information scenographies, whereby patterns appear as watermarks, intersecting with cut-outs and cuttings, erasures and striations, imprints and overprints.  His research projects draw on documentary forms in which speculations and contingencies make and break the tenuous but dense networks that are cultivated through historical and diachronic perspectives. These undertakings entertain a status of precarious formal and conceptual propositions: they are material scenarios which question the ideologies of the present and the semiotics of the real.

Étienne Tremblay-Tardif completed a degree in Art History and Film Studies at the Université de Montréal (BA 2006) before undertaking studies in Studio Arts at Concordia University (BFA 2009, MFA 2013). His work has been exhibited in numerous venues including Open Edition (Carleton University Art Gallery, 2017), Monuments to the victims of liberty (AXENÉO7, 2015), L’avenir / Looking Forward (Biennale de Montréal / MACM, 2014), Collision 9 (Parisian Laundry, 2013) and Ignition 7 (Galerie Leonard & Bina Ellen, 2011). He was awarded graduate fellowships from Concordia University (2009, 2010) and SSHRC (2010), as well as research and production grants from CALQ (2014, 2016).

mardi 19 septembre 2017

Laurent Lamarche


Laurent Lamarche
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)


Mon travail aborde le potentiel de transformation de la matière, de l’objet et de l’être. Je porte un intérêt particulier à l’analyse des connexions entre humain, nature et instrument dans le contexte de la relation entre art et science. En tant que sculpteur, c’est par le « faire » que j’explore cette relation, donc dans les rapports que j’entretiens avec l’instrument, l’atelier et la collecte d’objets divers (plastiques récupérés, jouets désassemblés, modèles à coller, etc.). Selon moi, l’instrument (ou l’outil) fait partie de la nature, dans le sens où il est son prolongement à travers l’action humaine. En regard de cette position, je m’intéresse à la modélisation de phénomènes naturels à travers des assemblages d’idées et d’images qui questionnent notre rapport à la nature et aux technologies actuelles. De cette mise en relation émerge une exploration de la porosité des frontières existantes entre nature et artifice. Cette exploration prend la forme d’une imagerie qui propose de nouvelles manières de faire l’expérience de phénomènes naturels (diffraction de la lumière, aurore boréale, bioluminescence) grâce à l’utilisation de lasers et au pouvoir de magnification des matériaux transparents. Ces organismes et ces phénomènes évoluent dans des univers fictionnels qui concilient art et science, nature et artifice.

Détenteur d’une maîtrise en arts visuels (2012) de l’Université du Québec à Montréal, Laurent Lamarche pratique autant la photographie, la sculpture que l’installation. Son travail a été présenté dans des expositions collectives et individuelles au Québec et à l’étranger; elles font partie de nombreuses collections privées et publiques. Il est représenté par la galerie Art Mûr à Montréal.

http://laurentlamarche.com/


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Laurent Lamarche
Artist in Residence
 
For years, Laurent Lamarche has questioned the relationship between nature and artifice by producing fictional living organisms. Lamarche's practice explores the following question, which is at the heart of his work: when blurring the boundaries between fact and fiction, how does one conceive of a method that can express what remains beyond words. In order to address this question, Lamarche interrogates the relationship between art and science and how both disciplines study the transformation of matter. While scientists observe actual data, drawn from the visible and knowable, Lamarche explores this data in a way that allows him to elaborate a new scientific-artistic paradigm. By doing so, his work becomes inscribed in the realm of the possible or, in other words, of the fictional and the imaginary.

Laurent Lamarche is interested in constructing models of natural phenomena by investigating ideas and images that question our relationship to nature and current technologies. These investigations enable him to explore the porous boundaries between nature and artifice. The artist produces sculptures that evoke both microcosmic and macrocosmic worlds with their uncanny and hybrid forms. He uses recuperated transparent plastic wrappers and kinetic principles as his mediums, which allow him to create sculptural installations that question the conditions and stakes involved in transforming materials. He heats, glues, stretches, bends, twists, and folds the plastic in order to shape objects that trigger visual experiences that are out of the ordinary. His sculptures, photographs and installations evoke a variety of images that are closely linked to his investigations. Recently, Lamarche suggested new ways of experiencing natural phenomena (such as light diffraction, aurora borealis, and bioluminescence) by magnifying transparent materials and using lasers as part of his art practice. The organisms and phenomena in his work evolve in fictional worlds that blur the boundaries between art and science, nature and artifice.

Laurent Lamarche, who holds a MFA (2012) from the Université du Québec à Montréal, works in photography, sculpture and installation. His works have been presented in group and solo exhibitions in Quebec and abroad (US, Spain, Denmark, China, Italy) and they are part of many private and public collections (notably those of the Musée national des beaux-arts du Québec, the Cirque du Soleil, Loto-Québec, Tourisme Montréal and University of California—Berkeley. He is represented by the gallery Art Mûr in Montreal. 


http://laurentlamarche.com/

lundi 11 septembre 2017

Fred Laforge



Fred Laforge
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

À l’intérieur de ma recherche, j’envisage l’expérience esthétique comme un espace de réflexion face au discours dominant. Dans cette perspective, je me suis longtemps intéressé à la représentation de corps atypiques, c’est-à-dire à certains types de corps faisant l’objet d’un jugement de valeur dépréciatif au sein des sociétés occidentales : principalement des personnes obèses, trisomiques ou des femmes à forte pilosité. L’objectif étant d’étudier comment les représentations du corps sont normées par le discours dominant, mais aussi comment les comportements, les postures et les interactions entre individus sont conditionnés par ce même discours. À travers ma recherche, je questionne également la notion de perception, je cherche à comprendre comment l’expérience esthétique encourage le spectateur à observer autrement sa réalité quotidienne. Mon ambition est de témoigner de l’ambiguïté de la perception, et de souligner la complexité de l’expérience humaine. J’ai également un intérêt marqué pour les enjeux liés à la culture, notamment, en considérant d’un point de vue critique certaines formes de dualisme: l’identité et la diversité, la rigidité et la souplesse, la haute et la basse culture, la culture antique et contemporaine, la culture occidentale et autochtone.


Fred Laforge vit et travaille à Montréal. Il a terminé en 2016 un doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal.  Son travail a été diffusé au Canada comme à l’étranger lors de plusieurs expositions individuelles et collectives. Il a notamment participé à la Manif d’art de Québec, la Foire Papier, la Biennale de Vrsac en Serbie et la foire Scope à New York. Son travail a récemment été présenté au Musée National de l’estampe de Mexico. Fred Laforge a reçu de nombreuses bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du Canada ainsi que du Fonds de recherche Société et culture du Québec. Ses œuvres font partie de collections privées et institutionnelles dont le Musée National des Beaux Arts du Québec.


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Fred Laforge
Artist in Residence


In my artistic practice, I envisage aesthetic experience as a space for reflection in the face of the dominant discourse. In this perspective, I have for many years focused on the representation of atypical bodies, i.e. certain types of bodies that are subjected to disparaging value judgments within Western societies: mainly obese, trisomic people or women with abundant body hair. The goal is not only to study how representations of the body are normalized by the dominant discourse, but also how behaviours, positions and interactions between individuals are conditioned by the same discourse. Through my research, I also explore the notion of perception in an attempt to understand how aesthetic experience encourages viewers to see their everyday life differently. My ambition is to testify to the ambiguity of perception and to underscore the complexity of human experience. I also have a strong interest in issues pertaining to culture, notably by viewing certain forms of dualism in a critical perspective: identity and diversity, rigour and flexibility, high and low culture, ancient and contemporary culture, Western and Indigenous culture.

Fred Laforge lives and works in Montreal. In 2016, he completed a practice-based Ph.D. in fine art at Université du Québec à Montréal. His work has been disseminated in Canada and abroad as part of several solo and group exhibitions. He has notably participated in the Manif d’art in Quebec City, the Paper Fair in Montreal, the Vrsac Biennale in Serbia and the Scope Fair in New York City. His work was recently shown at the Museo de la Estampa in Mexico City. Fred Laforge has received many grants from the Conseil des Arts et des Lettres du Québec, the Canada Council for the Arts as well as from the Fonds de recherche Société et culture du Québec. His works are part of private and institutional collections, among which the Musée National des Beaux Arts du Québec.

lundi 28 août 2017

Jenn E. Norton



Jenn E. Norton
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Jenn E Norton est une artiste interdisciplinaire travaillant étroitement avec les technologies. Dans sa pratique, elle associe procédés formels et intuitifs. Faisant fréquemment appel à la vidéo interactive stéréoscopique, à l'animation, à l'installation, à la sculpture sonore et cinétique, les compositions créatives empreintes d'images disjonctives de Jenn E. Norton sont ensuite regroupées lors de la postproduction, donnant lieu à des paysages familiers, à des objets et à des activités étranges, offrant ainsi de nouveaux horizons à ses propositions. Norton est actuellement étudiante au doctorat en arts visuels à l'Université d'York. Son travail de recherche est en quête de métaphores et d'analogies qui sont communes à la démarche des artistes et des physiciens.

Jenn E. Norton a exposé au Canada et à l'étranger. Elle est récipiendaire de nombreux prix et subventions qui lui ont notamment permis de séjourner à la Cité Internationale des Arts de Paris (France), grâce au programme de résidence internationale du Conseil des Arts du Canada. Elle a également remporté la médaille d'excellence en Arts médiatiques intégrés de l'OCAD U. Récemment, le travail vidéographique de Jenn E. Norton a été présenté lors de l'exposition Lorna Mills, Ways of Something, associée à DREAMLANDS: IMMERSIVE CINEMA AND ART, 1905–2016, au Whitney Museum of American Art, ainsi que dans le cadre de Mondes bricolés à la Galerie d'art de Guelph et de in/future, à l’Ontario Place. En 2018, elle présentera une exposition individuelle, intitulée Slipstream, dont la première aura lieu à la galerie Robert McLaughlin, qui sera ensuite accueillie à plusieurs endroits à travers le Canada. Elle se joindra également à une exposition de groupe qui offrira un survol de l'art interactif au Canada et sera présentée à THEMUSEUM de Kitchener, en Ontario.

http://jennenorton.blogspot.ca/

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Jenn E. Norton
Artist in Residence

Jenn E Norton is an interdisciplinary artist working closely with the technologies she employs within her studio practice, marrying formal and intuitive processes.  Often using stereoscopic interactive video, animation, installation, sound and kinetic sculpture, Norton's imaginative compositions of disjunctive imagery are bound together in post-production, rendering familiar landscapes, objects, and activities strange, reframing longstanding expectations.  Norton is currently researching metaphor and analogy as it is used by artists and physicists as a PhD student of Visual Arts at York University.

Norton has exhibited nationally and internationally, winning numerous awards for her work, including the Canada Council for the Arts International Residency Program at La cité Internationale des Arts (Paris, France), and the OCADU Integrated Media Medal. Recently Norton's video work was included in Lorna Mills' 'Ways of Something' at DREAMLANDS: IMMERSIVE CINEMA AND ART, 1905–2016 at the Whitney Museum of American Art, Mondes Bricolés at the Art Gallery of Guelph, and in/future, at Ontario Place.  Upcoming 2018 exhibitions include Slipstream, a nationwide touring solo exhibition premiering at the Robert McLaughlin Gallery, and in a group show surveying interactive art in Canada at THEMUSEUM in Kitchener, Ontario.


http://jennenorton.blogspot.ca/

lundi 21 août 2017

Emily Neufeld



Emily Neufeld
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Née en Alberta où j'ai grandi, je suis aujourd'hui une artiste vivant à North Vancouver, en Colombie-Britannique. En 2013, j'ai obtenu mon diplôme en Art & Design de l'Université Emily Carr. Au cours des dernières années, j'ai exposé en Alberta et en Colombie-Britannique. Ma prochaine exposition s'ouvrira bientôt à Halifax. Dans le cadre de ma démarche, j'explore les liens existant entre l'identité d'une personne et sa situation géographique. Ma pratique a toujours été axée sur l'espace domestique et le lieu. Ainsi, la maison représente différentes couches d'histoire : souvenirs, histoires des vies vécues dans cet espace, pièces remplies de lumière et de bruit, stratifiées comme le sol sur lequel elles sont érigées. Couches de mémoires et de traces de l'histoire psychique accumulées dans différents espaces domestiques. Mon travail questionne le dialogue qui s'ébauche entre l'histoire vécue et les matériaux que j'utilise. Ce sont les matériaux qu'on emploie traditionnellement pour construire : béton, placoplâtre, bois, isolant et verre, ainsi que la terre, à laquelle je donne forme. Ce processus atteint son point culminant lors de la présentation de ces matériaux en interaction, auxquels s'ajoutent différents éléments photographiques, qui confèrent texture et contexte.

Mes œuvres posent ces questions : Un espace peut-il être vide? Qu'est-ce qui comble l'espace entre les murs? Quel peut être le destin du contenu d'une maison? Certains espaces regardent-ils vers l'intérieur, alors que d'autres sont tournés vers l'extérieur?


http://www.emilyneufeld.com/

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Emily Neufeld
Artist in Residence


I am an artist born and raised in Alberta and now living in North Vancouver, BC. I graduated from Emily Carr University of Art and Design in 2013. I have shown in Alberta and BC over the last few years, and have an upcoming show in Halifax. My work explores the link between a person’s identity and their location. My practice has always revolved around domestic spaces and place. Homes embody layers of history: memories, stories of lives lived in space, rooms full of light and sound, stratified like the soil they are built upon. Layers of memory and traces of psychic history accumulate in domestic spaces, and my work investigates the dialogue that emerges between that lived history and the materials I use. Those materials are traditional building materials: concrete, drywall, wood, insulation and glass, as well as dirt, which I cast. This process culminates in a presentation of those materials interacting with each other, along with photographic elements, which add texture and context.

The work asks: Can a space ever be empty? What fills the spaces between the walls? Where does the content of a house end? Do some spaces look in while others look out?


http://www.emilyneufeld.com/

lundi 14 août 2017

Amélie Laurence Fortin



Amélie Laurence Fortin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ma pratique artistique est un ensemble homogène entre mes expériences d’intensité et leurs transferts dans le champ des arts visuels. Je pose un regard personnel et critique sur l’expédition et la relation entre l’homme et la nature tout en gardant la force des phénomènes naturels à l’avant-plan de mon travail.

Mes œuvres récentes se regroupent dans un vaste projet multidisciplinaire intitulé Le roc étincelant. Celui-ci est constitué d’œuvres sculpturales, installatives, performatives et photographiques. La majorité des œuvres issues de ce projet ont été réalisées avec le support de divers collaborateurs et de scientifiques qui contribuent au développement de ma recherche sur les phénomènes, les théorèmes et les développements de la recherche scientifique. L’approche interdisciplinaire, qui prend une place de plus en plus importante dans ma méthodologie, est inhérente à mon travail.

Au fil des cinq dernières années, j’ai développé une expertise pour la suspension, les calculs des forces et la construction d’œuvres en polygones complexes. Plus récemment, j’ai décidé de pousser ces formes solides et immobiles dans une autre direction en produisant ma première sculpture performative qui a été présentée à la galerie B-312 à Montréal. Le projet immersif Cent vingt-cinq heures a consolidé également mon approche du montage et du démontage d’exposition qui à l’image de l’œuvre elle-même est une performance physique en soi. Les œuvres prochaines poursuivront cet effort de rapprochement entre le calcul du temps, du mouvement, de l’endurance et de la transformation de la matière.

Détentrice d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval, Amélie Laurence Fortin est une artiste multidisciplinaire vivant entre Québec et Varsovie. Son travail a été présenté lors d’expositions individuelles et collectives, de résidences, de foires et de festivals, au Canada, en Europe, au Mexique et au Brésil. Depuis 2010 elle s’est distinguée notamment à la Manif d’art 5 (Québec, 2010), à VU PHOTO (Québec, 2012), au centre Bang (Chicoutimi, 2013), au Musée d’art contemporain de Cracovie MOCAK (2013), au Museu de Arte (Belém, Brésil, 2014), à Sporobole (Sherbrooke, 2014) et à la galerie B-312 (Montréal, 2016). Elle participera prochainement à la résidence The Arctic Circle. Ces 20 jours autour du cercle polaire arctique en voilier qui lui permettront de développer le corpus Crash qui sera présenté pour la première fois à Axénéo7 en 2018. Depuis 2014, elle est également directrice du centre d’artistes en art actuel Regart à Lévis.

http://www.amelielaurencefortin.com/


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Amélie Laurence Fortin
Artist in Residence


My artistic approach is a homogenous whole made up of my experiences of intensity and their transfer into the visual arts field. I cast a personal and critical eye on expeditions and the relationship between humans and nature, all the while maintaining the force of natural phenomenon in the foreground.

My latest works are brought together in a vast multidisciplinary project called Le roc étincelant. This project comprises sculptural, installation, performance and photographic works. The majority of the works from this project were created with the assistance of various collaborators and scientists who contributed to the development of my research on phenomenon, theorems and the evolution of scientific research. Such an interdisciplinary approach is inherent to my work and plays an increasingly important role in my methodology.

Over the course of the past years, I have developed an expertise in suspension, the calculation of forces and the construction of complex polygon works. More recently, I decided to take these solid and immobile forms into another direction by creating my first performative sculpture which was shown at Galerie B-312 in Montreal. The immersive project Cent vingt-cinq heures also consolidated my approach to exhibition set-up and disassembly that, in the image of the work itself, is a physical performance in its own right. My upcoming works will pursue these endeavours to bring together the calculation of time, movement and endurance and the transformation of matter

Amélie Laurence Fortin hold a MFA from Université Laval and is a multidisciplinary artist who lives alternately between Quebec City and Warsaw. Her works has been shown in group and solo shows and in fairs and festivals in Canada, Europe, Mexico and in Brazil. Since 2010, she has drawn attention to her work, notably at Manif d’art 5 (Quebec City , 2010), VU PHOTO (Quebec City, 2012), Centre Bang (Chicoutimi, 2013), the Kraków Museum of Contemporary Art (MOCAK, 2013), Museu de Arte (Belem, Brazil, 2014), Sporobole (Sherbrooke, 2014) and Galerie B-312 (Montreal, 2016). She will soon carry out The Arctic Circle residency. This 20-day sailboat journey around the arctic polar circle will enable her to develop the body of work for the project Crash that will have its first showing at Axénéo7 in 2018. Since 2014, she has also taken on the position of director at the artist-run centre Regart in Lévis.


http://www.amelielaurencefortin.com/

lundi 19 juin 2017

Béchard Hudon


Béchard Hudon
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Catherine Béchard et Sabin Hudon forment un duo d’artistes depuis 1999. Si leur médium premier est d'abord l’installation cinétique et sonore, ils réalisent aussi des sculptures cinétiques silencieuses, des pièces audio, des performances, des œuvres 2D et des œuvres d’art public. Leur travail de création se situe au croisement de paramètres multiples, à savoir : la vue et l’ouïe, la matérialité et sa résonance, le temps et l’espace, le mouvement et l’immobilité, l’invisible et la propagation, le son, le silence et l’écoute. Autant de lignes de rencontre, de points de fuite, de zones floues ou de courbes de simultanéité qui façonnent notre expérience du monde.

Leur travail a été présenté au Canada, en Croatie, en Allemagne, en République Tchèque, au Brésil, aux États-Unis et en Chine lors de nombreuses expositions individuelles et collectives, notamment au Centre d’exposition Lethbridge et à la galerie ELLEPHANT, à Montréal en 2016, dans le cadre de la Biennale internationnale d’art numérique, au Mois Multi à Québec en 2016, au Knockdown Center à Brooklyn, dans le cadre de l’événement Québec Digital Art in NYC en 2015, à la triennale Device Art à Zagreb en 2015 et au Musée national de Chine lors de l’exposition,ThingWorld: International Triennal of New Media Art en 2014. Béchard et Hudon ont également réalisé deux œuvres publiques permanentes au Québec : une installation sonore dans le clocher du nouveau CHUM à Montréal en 2016 et une sculpture extérieure à l’école primaire Gilles Vigneault à Montréal en 2015. Leur travail a fait l’objet d’une monographie parue en 2011 aux Éditions Oboro. Béchard et Hudon sont représentés par la galerie ELLEPHANT à Montréal.


http://bechardhudon.com/


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Béchard Hudon
Artist in Residence


Catherine Béchard and Sabin Hudon have been working as an artistic duo since 1999. If their main medium is kinetic and sound installation, they also create silent motile sculptures, audio pieces, performances, 2D and public art works. Their creative work is at the crossroads of multiple parameters: sight and hearing, materiality and its resonance, time and space, movement and immobility, invisibility and propagation, sound, silence and listening. As many lines of encounter, vanishing points, grey areas or simultaneity curves that shape our experience of the world.

Their work has been presented in Canada, Czech Republic, Germany, Croatia, Brazil, United States and China in numerous solo and group exhibitions, including the Centre d’exposition Lethbridge and ELLEPHANT Gallery, in Montreal in 2016, as part of the International Digital Art Biennial, the Mois Multi in Quebec city in 2016, the Knockdown Center in Brooklyn, in the context of the event Quebec Digital Art in NYC in 2015, at the Device Art Triennal in Zagreb in 2015 and at the National art Museum of China during the exhibition ThingWorld: International Triennal of New Media Art in 2014. Béchard and Hudon also produced two permanent public works in Quebec: a sound installation in the steeple of the new CHUM in Montréal in 2016 and an outdoor sculpture at the Gilles Vigneault primary school in Montreal in 2015. Moments Adrift, a monograph on their practice, was published in 2011 by Oboro Editions. Béchard and Hudon are represented by the ELLEPHANT Gallery in Montreal.

http://bechardhudon.com/

lundi 12 juin 2017

Victoria Stanton



Victoria Stanton
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

La pratique interdisciplinaire de Victoria Stanton, fondée dans les notions de la présence et de la conscience performative, rend compte de la complexité d’une démarche où la négociation avec l’autre est un enjeu à la fois fondamental et porteur d’un potentiel de transformation réciproque. À travers cette pratique multicouche, Stanton s’engage dans un processus artistique reliant les pratiques infiltrantes, transactionnelles et relationnelles en lien avec diverses communautés spontanées, et ce, dans de multiples contextes au Canada et à l’international.

Artiste-chercheure, elle s’intéresse également au phénomène de l’entre-espace, l’intervalle entre soi et l’architecture, l’objet, le lieu, l’autre, dans une optique élargie de la géographie humaine. Considérée comme une des pionnières des pratiques transactionnelles au Québec, ses oeuvres interdisciplinaires (interventions, actions et conférences performatives, publications, photos, films, vidéos) ont été présentées au Québec, au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Australie, au Japon et au Mexique. Édité par le Centre SAGAMIE, le livre Le 7e Sens qu’elle cosigne avec Anne Bérubé et Sylvie Tourangeau (les trois membres du collectif TouVA) porte sur les notions du performatif en art performance.

http://bankofvictoria.com


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Victoria Stanton
Artist in Residence

Victoria Stanton is an interdisciplinary artist working with live action, human interaction, video, film, photo, drawing, and writing. Exploring within diverse media, while the outward results of her practice manifest in various forms, performance is the invariable core of her research. Her time-based work includes performance for stage and for the camera, infiltrating actions in public spaces, and one-on-one encounters in intimate contexts. Investing a performative presence and consciousness within multiple spaces / times, she continuously underscores the complex aspects of “transaction” and the possibility for transformation.

Considered a pioneer of transactional practices in Quebec, Stanton has presented exhibitions, performances, interventions, and films/videos in Canada, the U.S., Europe, Australia, Japan and Mexico. As a published writer, she co-authored Impure: Reinventing the Word (conundrum press, 2001) with Vincent Tinguely and recently published a new book, The 7th Sense, with the TouVA Collective (Anne Bérubé, Sylvie Tourangeau and Stanton) developing salient notions on ‘the performative’ in performance art practices.

http://bankofvictoria.com

lundi 5 juin 2017

Stéphanie Leclerc-Murray




Stéphanie Leclerc-Murray
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Stéphanie Leclerc-Murray explore le vêtement et ses dérivés comme pratique multidisciplinaire. Que ce soit en installation, en photographie, en sculpture ou en vidéo, son travail est épuré et les structures hybrides qu’elle confectionne obligent le corps à interagir avec ses œuvres, ce qui croise également sa pratique avec le performatif. Stéphanie s’inspire de la confrontation qui existe entre le domaine de l’art et celui de la mode. L’artiste joue avec les limites corporelles et matérielles, faisant dialoguer le corps, la matière et l’espace par le biais d’interventions, qu’elles soient réelles ou virtuelles.

Stéphanie Leclerc-Murray complète sa maîtrise en arts à l’Université du Québec à Chicoutimi en 2016 et présente le résultat de ses recherches au Centre national d’exposition de Jonquière (CNE). Récipiendaire de la Bourse des donateurs privés de l'UQAC ainsi que de la Bourse des professeurs d’art, l’artiste est également lauréate du prix Diagonale en exposant dans ce centre d’artistes de Montréal où elle représente son université en 2015. L’une de ses œuvres fait partie de la Collection de l’UQAC. L’artiste enseigne actuellement au niveau secondaire, dans un programme arts-études.

Photo : Parcours vestimentaire, exposition au CNE, crédit : Stéphanie Leclerc-Murray


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Stéphanie Leclerc-Murray
Artist in Residence


Stéphanie Leclerc-Murray explores clothing and its by-products as a multidisciplinary practice. Whether in the form of installation, photography, sculpture or video her work is pared-down and the hybrid structures that she fashions require the body to interact with her works. This latter aspect also extends into her performance practice. Stéphanie draws inspiration from the clash that arises between the art and fashion fields. The artist plays with bodily and material limits to bring about a dialogue between the body, material and space, whether by way of real or virtual interventions.

Stéphanie Leclerc-Murray finished her M.F.A. at Université du Québec à Chicoutimi in 2016 and she presented the result of her research at Centre national d’exposition de Jonquière (CNE). A recipient of the UQAC Private Donors’ Award as well as the Art Education Teacher, the artist was also the winner of the Diagonale Award, thanks to her exhibition at this Montreal artist centre where she represented her university in 2015. One of her works is part of the UQAC Collection. The artist currently teaches in a art-study program at the secondary school level.

lundi 29 mai 2017

Véronique Savard



Véronique Savard
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Véronique Savard s’intéresse aux communications textuelles médiées par ordinateur (courriers électroniques, pourriels, hyperliens, textualités numériques issues des réseaux sociaux, etc.), à ce qu’elles révèlent sur le monde, ses structures perceptives, idéologiques et sociales. Elle s’intéresse plus précisément à la tension que peuvent produire certaines sollicitations numériques une fois retranscrites dans l’espace du tableau. C’est par le biais de la peinture et sur des surfaces de grand format que Savard met en évidence les courtes phrases percutantes ou accrocheuses qui circulent abondamment sur Internet. Ses tableaux interrogent comment ces textualités suscitent des mécanismes projectifs, lesquels sont engendrés par le système socio-économique.

Véronique Savard est chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal où elle termine ses études au doctorat en études et pratiques des arts sur les modifications qu’apporte le phénomène numérique sur les pratiques scripturales et picturales. Outre ses expositions individuelles présentées dans plusieurs centres d’artistes, galeries, Maisons de la culture et Centre national d’exposition, Véronique Savard a aussi participé à plusieurs expositions collectives et foires internationales. En plus de faire partie de la collection du Musée d’art contemporain de Montréal, ses œuvres figurent dans de nombreuses collections d’entreprises et privées. Véronique Savard est lauréate de prestigieuses distinctions dont la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain et la Bourse de Doctorat Figura, Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire. Elle vit et travaille à Montréal où elle est représentée par la Galerie Graff.

Description de l’image:

User Agreement (vue de l’exposition), 2017, Galerie Graff, Montréal. Crédits photo: Richard-Max Tremblay

http://www.veroniquesavard.com/


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Véronique Savard
Artist in Residence


Véronique Savard’s practice revolves around computer-mediated written communications (instant messaging, email, spam, social media’s specific language, etc.) and what these reveal about the world, and its social and perceptive structures. More specifically, she is interested in the tension generated when transcribing some of these online solicitations in the space of her paintings. Through these large format works, Savard brings to our attention some of the short-eye-catching or shocking expressions that are pervasive in the online world. These paintings examine how the Internet triggers various projective mechanisms inherent to the current socio-economic system.

Véronique Savard is teaching (part-time) at the Université du Québec à Montréal where she is currently completing a Ph.D in Art Studies and Practices in which she explores the modifications brought about by the digital age on written and pictorial practices. In addition to solo exhibitions presented in many art galleries, artist-run centres, Maisons de la culture and National Exhibition Centre, Véronique Savard also took part in several group exhibitions and international art fairs. Her paintings are part of the collection of the Musée d’art contemporain de Montréal, as well as several corporate and private collections. Véronique Savard has received such prestigious scholarships and grants as the Claudine and Stephen Bronfman Fellowship in Contemporary Art and the PhD Figura grant, the Research Center on Text and the Imaginary. Véronique Savard lives and works in Montréal where she is represented by the Galerie Graff

Description de l’image:

User Agreement (exhibition view), 2017, Galerie Graff, Montréal. Photo by Richard-Max Tremblay


http://www.veroniquesavard.com/

mardi 2 mai 2017

Josée Pellerin



Josée Pellerin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Winfried Georg Maximilian Sebald, écrivain et essayiste allemand (1944-2001), constitue la prémisse de ce projet. Hantés par l’idée de destruction, de déracinement, d’expatriation, ses récits sont tous des objets singuliers parmi le paysage de la littérature germanique. Dans son œuvre, le montage de textes et d’images, le télescopage d’époques et de lieux avivent inéluctablement la mémoire historique du XXe siècle.  


C’est par le biais d’assemblages documentaires et fictifs, scénarisés dans un espace hybride entre celui de la maquette, du diorama ou encore du cabinet de curiosités, qu’une pluralité de voies inspirées de ses publications majeures a été explorée. Il en résulte une série de photographies nous restituant ces compositions bricolées, allusions condensées à l’univers de l’écrivain.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en multimédia, Josée Pellerin développe une pratique alliant l’image dessinée, peinte, photographique et vidéographique. C’est à travers des configurations où diverses temporalités se matérialisent, que cette recherche fonctionne sur le mode de la superposition : celui du chevauchement de couches distinctes définissant la composition formelle des œuvres et celui d’une imagerie qui rapproche des éléments documentaires à des réalités fictionnelles.

Depuis la fin des années 80, ces œuvres ont été présentées lors d’événements au Québec, au Canada, aux États-Unis, en France et au Mexique. Boursière pour des projets de création, de déplacements et de résidences de recherche, elle a en outre publié des livres d’artiste tels que Sauf un paysage dans la tête (2013), Être là (2010) et Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi (2006). Elle vit et travaille à Montréal où elle enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec. Ce projet a été rendu possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec.

http://www.joseepellerin.com/


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Josée Pellerin
Artist in Residence


The German novelist and essayist, Winfried Georg Maximilian Sebald is the premise of this project. Haunted by the idea of destruction, uprooting and expatriation, all his stories are singular objects in the landscape of German language literature. In his work, the montage of texts and images, the compression of eras and places ineluctably stir up the historical memory of the 20th century.

Many of the paths inspired by his main texts are here explored through documentary and fictional assemblages, scripted in a hybrid space between the model, diorama or cabinets of curiosity. The result is a series of photographs that recreate these patched together compositions alluding to the writer’s condensed world.

Josée Pellerin holds a MFA and a degree in multimedia production. She is pursuing a practice that combines the image in its drawn, painted, photographic and video forms. It is through configurations in which various temporalities materialize that this practice is carried out according to a superposition process: that of an overlap of distinct layers which make up the formal composition of the works and an imagery that bring documentary elements together with fictional realities.

Since the end of the 80s, these works have been presented during events in Quebec, Canada, US, France and Mexico. She has received grants for art creation projects, travel and research residencies. She has also published artist books such as Sauf un paysage dans la tête (2013), Être là (2010) and Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi (2006). She lives and works in Montreal where she teaches at École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec. The creation of this work was made possible thanks to the financial support of the Conseil des arts et des lettres du Québec.

http://www.joseepellerin.com/

lundi 24 avril 2017

Roche Photo Ciseaux



images (gauche à droite):
Mathieu Lacroix, À l’ombre d’une conjoncture linéaire, 2015.  Photo : Christian Bujold.
Sarah Chouinard-Poirier, BREAK !, 2016. Photo : Francis O’shaughnessy.
Steve Giasson, Performance invisible No. 110 (Faire de la rétention d’information), 2016. Photo : Daniel Roy.


(English follows)


Roche Photo Ciseaux
Mathieu Lacroix, Sarah Chouinard-Poirier et Steve Giasson

Résidence au Centre SAGAMIE (50, rue Saint-Joseph, Alma)
Du 24 au 28 avril 2017

50, St-Joseph, Alma

Performances au LOBE (114 rue Bossé, Chicoutimi)
Le samedi 29 avril 2017 à 19h

114 Bossé, Chicoutimi

Performances à Sporobole (74 rue Albert, Sherbrooke)
Le samedi 09 juin 2017, heure à confirmer

66 rue Albert, Sherbrooke

Performances à VIVA! Art Action
Montréal, début octobre 2017


Au cours des dernières années, la question de la documentation a dominé la relation entre l’art performatif et l’image. En effet, aujourd’hui, l’image est principalement vue comme un moyen de capturer et de communiquer l’essence d’un travail performatif en temps réel à un public future. En d’autres mots, c’est l’action qui sous-entend la création de l’image.

En revanche, le projet Roche Photo Ciseaux invite trois artistes à réfléchir différemment, en pensant à comment, au contraire, l’image pourrait générer l’action. Lors d’une résidence de création au Centre SAGAMIE, Sarah Chouinard-Poirier, Mathieu Lacroix et Steve Giasson développeront de nouvelles actions performatives qui exploreront la photographie et d’autres médias imprimés comme matériel performatif plutôt que comme simple documentation. Les résultats seront ensuite présentés au Lobe (Chicoutimi), à Sporoble (Sherbrooke) et à VIVA! Art Action (Montréal).

Mathieu Lacroix
vit et travaille à Montréal. Il détient un Baccalauréat en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal. Par ses interventions, le théâtre du commun est, d’une part, mis de l’avant et, d’autre part, perverti par la construction d’une irréalité poétique. On a pu voir son travail récemment au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, chez CIRCA Art Actuel et à la Maison de la culture Côte-des-Neiges à Montréal. Il a exposé au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire à l’occasion de la 5e Biennale du dessin, au Musée d’art contemporain des Laurentides (2014-2013), à la Galerie Tzara à Québec (2012) et au Centre d'exposition du Vieux Presbytère de Saint-Bruno-de-Montarville (2009).
https://mathieulacroix.jimdo.com/

Sarah Chouinard-Poirier est une artiste multidisciplinaire et une travailleuse culturelle et communautaire basée à Montréal. Dans ses travaux, elle élabore des performances où la présence, le geste, la parole, l’objet et parfois les technologies concourent à créer une mythologie féministe et résistante. Ses recherches actuelles se situent au niveau du corps et de son écriture dans l’espace, de la narrativité de l’action et de l’image et de la parole-action. Elle s’intéresse aux pratiques relationnelles, à l’éthique du soin et à la transmission et la réappropriation des récits par les personnes et les communautés.
http://sarahchouinard-poirier.blogspot.ca/

Steve Giasson est un artiste conceptuel qui utilise une grande variété de formes et de médiums afin de transgresser les genres et d’interroger leurs limites. Les notions romantiques d’authenticité, d’autorité et d’originalité sont, chez lui, mises à mal, dans une pratique engagée qui ne ménage ni les emprunts à la vie quotidienne, ni les références à l’histoire de l’art – entre hommage et outrage – dans un effort de démythification du processus créateur et de la figure de l’artiste. Il compte 20 publications à son actif et il poursuit actuellement un doctorat en Études et pratiques des arts (UQÀM). Son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, au Mexique et en Europe.
http://www.stevegiasson.com


SAGAMIE est un centre de recherche, de création et de production en art actuel ouvert à tous les artistes dont le champ de pratique est lié aux enjeux de l’image contemporaine.
http://www.sagamie.com

Le LOBE se développe principalement sur trois axes : création, médiation et diffusion, continuum entre le travail des artistes et le brouhaha des évènements, entre l’art, la théorie et l’action, l’objet et la performance.
http://lelobe.com

Sporobole est un centre d’artistes qui catalyse la recherche et la création artistique par la rencontre des pratiques et des champs de connaissances à l’ère du numérique.
http://www.sporobole.org

VIVA! Art Action veille à la production d’événements liés à la diffusion et à l’avancement des savoirs et des pratiques d’art action, dont la performance et ses formes dérivées.
http://www.vivamontreal.org


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Roche Photo Ciseaux
Mathieu Lacroix, Sarah Chouinard-Poirier and Steve Giasson


Residency at Centre SAGAMIE
April 24 to 28, 2017

50, St-Joseph, Alma

Performances at Le LOBE
Saturday, April 29 at 7pm

114 Bossé, Chicoutimi

Performances at Sporobole
Saturday, June 09, time to be confirmed

66 rue Albert, Sherbrooke

Performances at VIVA! Art Action
Montréal, early October 2017

In recent years, the relationship between performance art and the image has been dominated by the question of documentation. As such, we commonly think of image making as a tool for capturing and communicating live works to future audiences. In other words, the action is commonly assumed to generate the image.

In contrast, Roche Photo Ciseaux invites three artists to invert the expected relationship by considering how images can be used to generate actions. During a creation residency at Centre SAGAMIE, Sarah Chouinard-Poirier, Mathieu Lacroix and Steve Giasson will develop new performances that explore photographs and other printed visuals as a performance material rather than as documentation. The resulting actions will be presented at Le Lobe (Chicoutimi), at Sporobole and at VIVA! Art Action (Montréal).


Mathieu Lacroix lives and works in Montréal. He has an undergraduate degree in Visual Arts from the Université du Québec à Montréal. Within his practice, the theatre of the everyday is, on the one hand, emphasized and, on the other, perverted by the construction of a poetic unreal. His work has recently been shown at the Musée des beaux-arts de Sherbrooke, at CIRCA Art Actuel and at la Maison de la culture Côte-des-Neiges in Montréal. He has also exhibited at the Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire during the 5th Biennale du dessin, at the Musée d’art contemporain des Laurentides (2014-2013), at Galerie Tzara in Québec (2012) and at the Centre d'exposition du Vieux Presbytère de St-Bruno-de-Montarville (2009).
https://mathieulacroix.jimdo.com/

Sarah Chouinard-Poirier is a multidisciplinary artist working closely with cultural and community-based initiatives in Montreal. She elaborates her performances by arranging presence, gesture, speech and object, to compose an image as sensitive as it is radical, to create her own feminist and resistant mythology. Her recent solo work focuses on spoken action and the body’s marking of space, as well as the narrative quality of actions and images. She is also interested in relational practices, care ethics and re-appropriation of narratives by people and communities.
http://sarahchouinard-poirier.blogspot.ca/

Steve Giasson is a conceptual artist that uses a wide variety of forms and media to transgress artistic genres and to question their limits. Romantic notions of authenticity and originality are undermined within his practice, which borrows freely from both the everyday and Art History – between homage and affront – in an effort to demystify the creative process and the figure of the artists. He has 20 publications to his credit and is currently pursuing a PhD in Études et pratiques des arts (UQAM). His work has been exhibited in Canada, the United States, Mexico, and Europe.
http://www.stevegiasson.com


SAGAMIE is a contemporary research, creation and production centre that is open to all artists whose practices connect to issues related to the contemporary image.
http://www.sagamie.com

The artist-run centre LOBE develops itself on three complementary axes:  creation, presentation and mediation, so as to bridge the continuum between artist’s work and the brouhaha of events; between art, theory and action; between the object and the performative.
http://lelobe.com

Sporobole is an artist-run centre that acts as a catalyst for artistic enquiry and creation through encounters between artistic practices and fields of knowledge in the digital age.
http://www.sporobole.org

VIVA! Art Action oversees the production of events linked to the presentation and advancement of action art practices and knowledge. This includes performance art and its related forms.
http://www.vivamontreal.org

 

lundi 10 avril 2017

Transfert en cours

Le Centre SAGAMIE est fier de vous présenter les artistes sélectionnés pour le projet TRANSFERT EN COURS :

Patrice Baillargeon
Alexis Bélanger
Alexandra Cunningham
Isabelle Duchesne
Yan Guillemette
Karine Locatelli

 
avec la participation de l’auteure invitée : Cynthia Fecteau

Le projet a débuté la semaine dernière sous forme d’atelier/résidence ouvert au public et culminera le 25 mai 2017 avec une exposition collective de leurs créations.

L’objectif est d’intégrer les artistes de la relève aux activités de l’organisme, de leur créer un programme complet et diversifié qui soutiendra activement leur recherche/création, la diffusion de leurs œuvres, le rayonnement de leur carrière, leur professionnalisation ainsi que leur progression dans le réseau de l’art au Québec.

Ce projet est rendu possible grâce au support du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts de Saguenay, de Ville de Saguenay, de Ville d'Alma et de la Fondation Alexis le Trotteur.


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Centre SAGAMIE is proud to present the artists selected for its project TRANSFERT EN COURS:

Patrice Baillargeon
Alexis Bélanger
Alexandra Cunningham
Isabelle Duchesne
Yan Guillemette
Karine Locatelli

 
with the participation of the guest writer: Cynthia Fecteau

The project began last week with a workshop/residency that was open to the public and which will conclude on May 25, 2017 with a group exhibition of the artists’ works.

The aim is to involve emerging artists in the organizations’ activities and to set up a comprehensive and diversified program that will actively support their research/creation, the dissemination of their works, the national and international reach of their careers, and promote their professionalization and advancement in the Quebec art network.

This project was made possible thanks to support from Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des Arts de Saguenay, Ville de Saguenay, Ville d'Alma and Fondation Alexis le Trotteur.

lundi 6 mars 2017

Hugo Nadeau



Hugo Nadeau
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon parcours imite la façon avec laquelle se structurent nos institutions et sociétés. Je développe des installations, performances, poèmes, systèmes qui réagissent à leur contexte (époque, journée). J’emprunte la complexité et l’abondance comme moyens et joue ma notoriété en développement pour conduire une réflexion sur l’égotisme et l’auto-création. Je me considère comme un artisan des nouvelles technologies, visant un travail ramifié, exemplaire, indépendant d’aliénations économiques. M'y appliquant essentiellement seul, je vise à piéger les prévisions et transformer les lieux où je m'active en défendant le partage des valeurs, connaissances et outils. Je crois en un art au pouvoir perméable et à une démocratie généralisée. Je crois que les structures humaines sont malléables. En testant et défendant mes propres systèmes, je développe un art total personnel et m’invente une base d’opération et d’influence. De là, j’œuvre à défendre une vision anarchiste du monde, à saboter nos illusions et nos facilités.

Libre acteur des arts visuels et numériques, de la performance et de la poésie, Hugo Nadeau a présenté ses projets dans plusieurs endroits au Canada, États-Unis, Brésil, Pologne, Angleterre, Allemagne ainsi qu’en Chine. Il est récipiendaire de bourses et prix locaux, provinciaux et nationaux. Son parcours diversifié et sa vision conceptuelle de l’art l’ont mené à fonder une série de projets perpétuels comme la Conspiration H1N1, Projet Citoyen Modèle, l’Édifice H. Nadeau pour la poésie, la LHN (Ligue Hugo Nadeau) et le C.A.C.H.E. (Centre d’Art Caché d’Hugo pour l’Éternité) dans le but d’atteindre une certaine autonomie médiatique. Il est originaire de Saint-Zacharie en Chaudière-Appalaches et vit à Montréal.

http://www.hugonadeau.com/

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Hugo Nadeau
Artist in Residence


My dedications in art tend to imitate the way in which the institutions and society structure themselves. I develop different projects (actions, installations, new media projects, permanent systems) that comment their contexts. I consider myself as a new media craftsman that try to achieve ramified, exemplary projects appart from the influence of profit. I focus on trapping our presumptions. I play my developing notoriety in the field of art to find new areas to work with and contribute on ego, self-creation and complexity questions. I believe in a generalized, all-powerful cultural democracy. I think that human structures can be challenged and changed. Testing and defending my own artistic and communication systems, I feed a sort of performing practice, the invention of a personal part in society. Therefore, I wish to rely on the transmutations of our illusions into intelligence.

Visual, action art and poetry artist, Hugo Nadeau has shown his projects in Canada, United-States, Brazil, England, Poland and China. His works follows a path in which a lot of permanent projects are initiated and maintained, mainly on the Web, serving a conceptual and symbolic view of art practice. Part of these permanent organisations are : H1N1Conspiracy, Model Citizen Project, H. Nadeau Building for Poetry, the HNL (Hugo Nadeau League) and the C.A.C.H.E. (Hugo’s Hidden art center for Eternity). The artist is born in St-Zacharie, Chaudière- Appalaches and works in Montreal.

http://www.hugonadeau.com/