lundi 31 octobre 2011

Stéphane Dionne‏


Stéphane Dionne
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je crée des œuvres vidéographiques dont les fondements s’appuient sur la relation de l’individu vis-à-vis de lui-même, de l’autre et de son milieu de vie. J’aborde visuellement ce thème à partir d’une réflexion plastique et esthétique basée sur une exploration du mouvement et du temps. Je transpose en images ce qui peut se dégager de cette relation plutôt que de prétendre l’exprimer objectivement. Ainsi, le sujet capturé en vidéo est interprété et traduit de façon subjective. Par la fiction, je construis un regard critique sur ce qui anime l’individu à être en contact avec l’autre et à la fois sur ce qui l’en éloigne.

Cela prend la forme de tableaux vidéographiques: des plans fixes incorporant du mouvement. Je travaille la couleur, l’assemblage, la fragmentation et la manipulation d’images, à l’intérieur desquelles je découpe des individus. Par le travail de montage, mes figurants se voient isolés, extraits de leurs réalités et transposés dans un univers composite de plusieurs individus. Ce processus a pour effet de révéler un espace-temps qui leur semble propre, alors qu’ils évoluent dans l’ignorance des réalités d’autrui.

Lors de mon passage au Centre SAGAMIE, j’explorerai les différentes avenues de l’impression en tentant d’amalgamer cette pratique vidéographique à ma pratique photographique afin de franchir les limites de l’image vidéo lorsque celle-ci est imprimée.

Stéphane Dionne vit et travaille à Montréal. Il détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, son travail vidéographique et photographique a été présenté dans le cadre de différents événements artistiques québécois. Il est le récipiendaire 2010 de la Bourse FSSB. On a pu voir son travail notamment à la Galerie Simon Blais, à la maison de la culture du Plateau Mont-Royal et dans le cadre du projet d’art public Artistique avenue à Québec. http://stephanedionne.blogspot.com/

Stéphane Dionne
Artist in Residence


I create video works, the foundations of which are based upon the individual's relationship with himself, with the other, and with the environment in which he dwells. I address this theme visually from a reflection that is both material and aesthetic, based on an exploration of movement and time. I transpose into images what can emerge from this relationship rather than pretend to express it objectively. Thus, the subject captured through video is interpreted and translated in a subjective manner. By means of fiction, I construct a critical outlook on what it is that drives the individual to be in contact with the other, as well as what keep him at a distance

This takes on the form of videographic tableaus : still images incorporating movement. I work with colour, composition, fragmentation and the manipulation of images, within which I cut out figures. Through editing, my characters find themselves isolated, removed from their own realities and transposed into a composite universe of several individuals. This process has the effect of revealing a time-space context that seems all their own, while they evolve ignoring the realities of others.

During my stay at Centre SAGAMIE, I will explore the various avenues of the printed image while attempting to fuse this video practice to my photographic practice, in order to go beyond the boundaries of the video image when it exists in printed form.

Stéphane Dionne lives and works in Montreal. He holds a Master's degree in Visual and Media Arts from Université du Québec à Montréal. His video and photographic works have been presented in the context of various artistic events in Quebec. He is the recipient of the 2010 FSSB Award. His work has been seen at Galerie Simon Blais, at the Maison de la culture du Plateau Mont-Royal and in the context of the public art project Artistique Avenue in Quebec City. http://stephanedionne.blogspot.com/

lundi 24 octobre 2011

Sébastien Pesot‏


Sébastien Pesot
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Sa démarche artistique a beaucoup évolué ces dernières années et ses derniers projets représentent un jalon important de cette transformation. Ses débuts ont surtout été marqués par une abondante production de monobandes vidéographiques qui furent présentées un peu partout dans le monde. Ses préoccupations se concentraient alors autour de l’exploration de la plasticité de l’image vidéographique, des possibilités de déconstruction et de reconstruction de l’image vidéo, d’un intérêt marqué pour l’abstraction et le formalisme se rapprochant de la peinture, mais aussi d’un certain niveau d’engagement social. C’est à partir d’installations vidéo comme Caméra orchestra et Auto-, mais aussi de certaines expérimentations musicales et performatives, que son travail tend aujourd’hui à sortir du cadre de l’écran. Deux nouvelles approches prirent alors forme à l’intérieur de sa démarche : un intérêt pour le performatif et l’autoreprésentation ainsi que le déploiement de son travail vidéo dans l’espace physique. L’intérêt pour le corps performatif et l’autoreprésentation semblait, et semble encore, une avenue intéressante afin d’effectuer un retour vers la matérialité et la corporéité. Cet intérêt pour la matérialité ne pouvait que s’accompagner du souhait de faire sortir l’image de l’écran, de la réinjecter dans le monde matériel, d’activer certaines relations entre l’image virtuelle et l’environnement physique.

Né à Rimouski (Québec, Canada) en 1971, Sébastien Pesot a obtenu un baccalauréat en histoire de l'art à l'Université de Montréal en 1996, et une maîtrise de l’École des arts visuels de Montréal (UQAM) en 2000. Il vit en ce moment en Estrie et enseigne à l’Université de Sherbrooke. Après plusieurs années à battre le rythme dans divers groupes punk, Pesot a réalisé quelques vidéos expérimentales qui ont été présenté dans une vingtaine de pays, à l’intérieur d’une centaine de festivals et événements, tels la 3e, 4e et 5e Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montréal), le FIFA, Festival international du film sur l'art (Montréal), Wro 01 et 03, biennale d’arts médiatiques (Pologne) ou Chroma (Mexique) où il a reçu le prix du public pour la meilleure vidéo. Depuis, il travaille principalement à des installations audio-vidéo tout en investissant le champ de la performance et de l’infographie. Son travail solo à entre autres été présenté à Slash-tmp à Berlin (2010), au Musée d’art contemporain des Laurentides (2010), Le Lieu à Québec (2009) et à la Maison de la culture Côte-des-Neiges à Montréal (2008).

Sébastien Pesot
Artist in Residence

His artistic approach has evolved immensely over the last few years and the present computer graphics project represents a critical stage in this transformation. In his early work, he was mostly concerned with the plasticity of the video graphic image, the possibilities of deconstruction and reconstruction of the video image. His interest lay in an abstraction and formalism similar to that found in painting, together with a certain level of social commitment. His work in video installations and as a musical and performing artist has led him to move beyond the framework of the screen. He began to explore new approaches in his creative work: an interest in performance and self-representation, and the extension of his video creations throughout physical space. This interest in the material and corporal aspects of his work led inevitably to the desire to extract the image from the screen and re-inject it into the material world, thereby initiating certain relationships between the virtual image and the physical environment.

Born in Rimouski (Québec, Canada) in 1971, Sébastien Pesot completed a Bachelor's degree in art history at the Université de Montréal in 1996 and a Master's degree at the École des arts visuels de Montréal (UQAM), in 2000. He presently resides in the Eastern Townships, where he teaches at the Université de Sherbrooke. After a decade as a drummer in various punk rock bands, Pesot produced several experimental videos which have been screened in twenty different countries at festivals and events including the 3rd, 4th and 5th Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montreal), FIFA (Montreal), WRO 01 and 03, the Media Arts Biennial (Poland) and Chroma (Mexico), where he was the recipient of the audience award for best video. Since then he has mainly been producing audio-video installations, while continuing to work on performance art and computer graphics. His solo work has been featured at Slash-tmp in Berlin (2010), at the Musée d'art contemporain des Laurentides in St-Jérôme (2010), at Le Lieu in Quebec City (2009) and the Côte-des-Neiges Cultural Center in Montreal (2008), among others.

dimanche 23 octobre 2011

Exposition de Guy Blackburn à la Galerie d'Art d'Outremont

Guy Blackburn
TOUCHE


EXPOSITION à la GALERIE D'ART D'OUTREMONT
du 28 octobre au 20 novembre 2011
VERNISSAGE
le vendredi 28 octobre 2011 à 17h30


Dans le cadre de l'événement 175 NORD / Rencontres culturelles entre la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et Montréal organisé par Accès culture Montréal et à l’invitation de la Galerie d’art d’Outremont, le Centre SAGAMIE présente le travail installatif de l’artiste Guy Blackburn.

Le Centre SAGAMIE s’est impliqué de façon importante dans le développement et la diffusion de l’œuvre de Blackburn en favorisant l’intégration des outils numériques de création et d’impression au mode installatif de recherche de l’artiste. L’exposition du travail de Guy Blackburn à la Galerie d’art d’Outremont permet donc de présenter autant le travail de l’artiste que celui du Centre SAGAMIE, en proposant un exemple éloquent d’intégration de l’imprimé numérique à une démarche singulière d’art actuel.

Nous avons ainsi invité Guy Blackburn à revisiter les différents éléments de l’installation TOUCHE qu’il a réalisée au Centre SAGAMIE au cours d’une résidence de longue durée (trois mois) grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Ce projet a été présenté pour la première fois au Centre SAGAMIE sous la direction du commissaire Guy Sioui-Durand qui a assisté l’artiste dans le développement de cette expérience d’envergure. Nous avons également édité une publication qui témoigne de cette installation et un lancement a été prévu lors du vernissage de l’exposition à la Galerie d’art d’Outremont.

Au cœur du projet TOUCHE, l’idée d’intégration de l’image numérique dans l’œuvre installative exige de l’artiste une modification de ses stratégies, de ses réflexes et de ses acquis. Bien au-delà de la fonction première de l’image et de sa représentation, celle-ci est imaginée comme matériau et doit participer à la même logique d’utilisation que l’ensemble des objets construisant le corps de cette installation. Blackburn investit l’espace physique et métaphorique de la galerie en puisant à la source et dans la continuité de son iconographie singulière où s’entrechoquent une volonté de toucher l’invisible et l’expérience sensorielle des matériaux. De cet exigeant laboratoire de création a émergé un trajet à risque dans lequel on voit s’affirmer une expérience de déconstruction et de reconstruction du sensoriel et du démesuré.

Guy Blackburn est un artiste majeur au Québec. Bien que l’on puisse parler chez lui de pratique ouverte, l’installation demeure au cœur de son travail. Ses réalisations explorent de façon percutante, voire même troublante, les nouvelles conditions individuelles et sociales issues des récentes pratiques scientifiques.

Né en 1956, Guy Blackburn vit et travaille à Chicoutimi. Depuis le début des années 80, il a participé au Québec, au Canada et à l’étranger (France, Allemagne, Pologne et Chili) à de nombreuses expositions et manifestations d’art. Depuis 1990, Blackburn propose un corpus d’œuvres qui a su intéresser un large public ainsi qu'une médiatisation et une analyse importantes. Pensons seulement aux projets La Cécité, Hommage à Anna, Espace interdit, Quémander l’affection, et à la série de quatre installations au Musée de la guerre froide à Carps en Ontario. Plus récemment au Musée de Rimouski et à la Galerie Séquence de Chicoutimi, il a présenté l’exposition Sans Silence alors que la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières proposait Extrait d’ambiguïté. Sa dernière aventure d’art intitulée TOUCHE est une œuvre majeure produite et diffusée par le Centre SAGAMIE d’Alma.

http://www.galeriedartdoutremont.ca
http://www.accesculture.com

Sylvie Cotton, Lancemement de livre‏

Sylvie Cotton
Désirer résider, Pratique en résidence 1997-2011
Lancement de la publication éditée par SAGAMIE édition d'art
à La Galerie L'Œuvre de l'Autre de Chicoutimi
ce mercredi 19 octobre à 17 h
La Galerie L'Œuvre de l'Autre
Le centre d'exposition de l'UQAC
555 boul. de l'Université
Chicoutimi  G7H 2B1
418-545-5011 poste 4718
Lancement et rencontre avec l'artiste
dans le cadre du finissage (vernissage) qui marque la fin de la résidence de l'artiste, "Tout est une fleur"   à La Galerie L'Œuvre de l'Autre de l'UQAC.
Sylvie Cotton est une artiste interdisciplinaire vivant à Montréal. Sa recherche inspire les situations que l’existence lui offre pour les expirer dans le champ de l’art, éclairant ainsi des échanges avec autrui ou des rencontres avec les phénomènes et leur perception la plus directe possible. Le travail a pour matériaux premiers la présence, le dévoilement, l’abandon, tandis que les modes et dispositifs choisis relèvent de l’offrande, du foisonnement ou de la collection. Ses projets s’inscrivent le plus souvent in situ mais aussi par ce qu’elle nomme in spiritu, c’est-à-dire en union avec l’état d’esprit du moment de la création. Pour les réaliser, elle fait appel à diverses formes artistiques : performance et art action, dessin, photographie, installation et écriture (aphorismes et schémas). Le séjour en résidence est également conçu comme un médium et une pratique à part entière. Elle expérimente en fait ses premiers séjours en résidence comme des performances, où le format temporel devient un médium en soi que l’artiste exploite selon cinq axes : « tenter ce qui tente », « déployer l’atelier intérieur », « savoir attendre sans en avoir le temps », « dénoyauter les intentions » et « communier avec l’espace ».
En 2001, elle a réalisé, comme consultante pour le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ), une étude portant sur l’accueil d’artistes en résidence dans les centres. Elle a participé aux conférences internationales ResArtis de 2003 à Helsinki et de 2010 à Montréal. Depuis 2001, en plus d’avoir créé des projets et donné des conférences au Québec, au Canada et dans d’autres pays (Serbie, Italie, Pologne, Allemagne, Espagne, Estonie, États-Unis, Finlande, Japon), Sylvie Cotton a réalisé deux livres d’artiste, Je préfère tout et On est tous la même personne.

Pour commander, contactez nous : sagamie@cgocable.ca

Sylvie Cotton, Désirer résider, Pratique en résidence, 1997-2011
Auteure: Sylvie Cotton, texte intégral en français et en anglais
134 pages, photographies couleur, 8X10 po./in., reliure allemande
ISBN: 978-2-923612-31-7 2011
Prix/ Price: 30.00$ + Transport au Canada 8.00  + tps 1.90 + tvq  0.71 = Total: 40.61$
Prix spécial pour le lancement (sur place seulement): 25$

mardi 11 octobre 2011

Martin Désilets

Collapsing Icons (Molinari) - titre de travail / working title


Martin Désilets
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans mon travail, divers fragments cohabitent : la photographie d’une marque laissée par autrui dans la ville, le tracé aléatoire d’un pinceau, des formes trouvées ou empruntées, des images et des icônes qui émergent ou se défont, des mots - les miens et ceux des autres. Dans un espace indéfini que je ne saurais réduire à de la représentation, ces gestes, ces traces, ces formes, ces mots et ces pensées trouvent un lieu pour se poser, ou parfois demeurent suspendus. Je n'espère ni ne désespère, je peins, j’assemble, mais pas dans l'indifférence.

Des motifs, des constructions urbaines, des tableaux iconiques associés aux avant-gardes dont les formes ont été découpées, réassemblées et photographiées, des voiles et des pellicules de peinture sur papier ou sur verre; voilà le matériel à partir duquel se développent mes dernières recherches, que j’entends poursuivre lors de cette résidence à Sagamie.

Martin Désilets est titulaire d’une Maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. En février 2012, la Maison des arts de Laval présentera une exposition de son travail, dont le commissariat est assuré par Patrice Loubier. Ses œuvres ont fait l’objet d’une douzaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger. Il a participé à plus d’une vingtaine d’expositions de groupe, dont Territoires urbains au Musée d’art contemporain de Montréal et aux Oakville Galleries. Plusieurs de ses œuvres se trouvent dans différentes collections privées et publiques, dont la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec et celle du Musée d’art contemporain de Montréal.


Martin Désilets
Artist in Residence

In my work various fragments coexist : the photograph of a mark left by another in the city, the random path of a paintbrush, forms that are found or borrowed, images and icons that emerge or come apart, words - mine and those of others. In an undefined space that I could not reduce to representation, these gestures, these traces, these forms, these words and thoughts find a safe place to land, or sometimes, remain suspended. I do not hope nor do I despair, I paint, I assemble, but not indifferently.

Patterns, urban constructions, iconic paintings associated with avant-garde movements whose shapes have been cut out, reassembled and photographed, veils and thin overlays of paint on paper or on glass; this is the material that constitutes the basis of my latest research, that which I intend to pursue during this residence at Sagamie.

Martin Désilets holds a Master of Fine Arts degree from the Université du Québec à Montréal. In February 2012, the Maison des arts de Laval will present an exhibition of his work, for which Patrice Loubier is the curator. His works have been presented in a dozen solo exhibitions in Canada and abroad. He has participated in over twenty group exhibitions, including Urban Territories at the Musée d’art contemporain de Montréal and at Oakville Galleries. Several of his works belong to various private and public collections including the permanent collections of the Musée national des beaux-arts du Québec and of the Musée d'art contemporain de Montréal.