lundi 30 novembre 2015

Marie-Eve Martel


Marie-Eve Martel
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L'architecture – domestique, institutionnelle, urbaine, rurale, etc. – se trouve au cœur de mes réflexions sur le paysage. Je m'intéresse à la plasticité du paysage, à notre perception de cette dernière, à l'impact que peut avoir un environnement « architecturé » versus « sauvage » sur l'imaginaire, l'esprit ou la psyché humaine, à la rencontre ou aux frictions de ces différents espaces de vie et territoires limitrophes, et à la nature cyclique de l'espace qui nous entoure.

Dans mon travail, chaque sujet - d'abord photographié, puis retravaillé à travers différents médiums tels que la peinture, le dessin, la sculpture, l'installation et la gravure - découle d'un site existant rencontré au cours de mes nombreuses pérégrinations. Je m'intéresse aux lieux en transition, qui passent souvent inaperçus ou encore aux lieux mythiques ou iconiques, à leur histoire, leur impact physique et émotionnel, mais surtout à ce qu'ils représentent, aux valeurs qu'ils véhiculent et à la façon dont ils sont perçus.

Marie-Eve Martel est titulaire d'une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'Université du Québec à Montréal (2015) et d'un baccalauréat en arts visuels de l'Université Concordia (2006). Depuis 2006, elle a exposé régulièrement en solo et en groupe à travers le Québec et à quelques reprises ailleurs au Canada (Colombie Britanique, Alberta, Manitoba, Ontario). Elle a également participé à plusieurs résidences, dont celle du Klondike Institute of Art and Culture (à Dawson City, Yukon), ainsi que celle du Vermont Studio Center. Récipiendaire de plusieurs prix et bourses, entre autres du CALQ, CAC, CCL, CRÉ, FJL, l'artiste est particulièrement reconnaissante du support soutenu de la Fondation Elizabeth Greenshields dont elle a eu l'honneur d'être boursière à trois reprises.

http://www.marieevemartel.com/Info.html


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Marie-Eve Martel
Artist in Residence


Architecture – domestic, institutional, urban, rural, etc – is at the core of my reflexions on landscape. I'm interested in landscape's plasticity, in our perception of it, in the impact an «architectured» environment versus a «wild» one can have on the imagination, human spirit or psyche, in the intermingling or friction of these different life-spaces and bordering territories, and in the cyclical nature of the space that surrounds us.

In my work, every subject – first photographed, then translated through various other mediums such as painting, drawing, sculpture, installation, print – arises from existing sites I've encountered through my numerous peregrinations. I'm interested in transitory places, that often go unseen, or in mythical or iconic places and spaces, in their history, their physical and emotional impact, but even more so in what they represent, in the values they convey and in the manner they are perceived.

Marie-Eve Martel holds a master in visual and media arts from the University of Québec in Montreal (2015) and a bachelor in visual arts from Concordia University (2006). Since 2006, she regularly exhibeted her work in solos and group shows in Québec and on several occasions elsewhere in Canada (British Columbia, Alberta, Manitoba, Ontario). She recently took part in different residencies, of which the Klonkide Institute of Art and Culture (in Dawson City, Yukon), and the Vermont Studio Center. The artist received several prizes and grants, including the CALQ, CAC, CCL, CEÉ, FJL, and is particularly grateful for the ongoing support of the Elizabeth Greenshields Foundation from which she had the honor of receiving three major grants (2008, 2009, 20011).

http://www.marieevemartel.com/Info.html

lundi 23 novembre 2015

Myriam Jacob-Allard



Myriam Jacob-Allard
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans mon travail, je réfléchis aux différentes facettes de la culture populaire, que j’explore par le biais de la performance, la vidéo, le bricolage et l’installation. D'une approche interdisciplinaire, je puise mes influences entre autres dans les domaines des arts visuels, de l'ethnologie et des études féministes. En m’intéressant aux mythes et aux représentations issus de l’iconographie de la culture country western, en les personnifiant ou en les amplifiant, je tente de les renouveler et de questionner les modèles qu’ils engendrent. En utilisant des témoignages et l’imagerie populaire issus de cette culture musicale, mes recherches tentent d’ouvrir un espace de réflexion sur les limites subtiles entre imaginaire collectif et diverses réalités quotidiennes.


Myriam Jacob-Allard est originaire d’Abitibi-Témiscamingue, elle vit et travaille à Montréal. Elle est titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal (2014) et d’un diplôme en arts visuels de l’Université Concordia (2009). Elle a présenté son travail à la Galerie Sans Nom (2015) à Moncton, à la Galerie de l’UQAM (2014), à Skol (2014), à L’imagier (2015), à l’Écart (2015) et a participé à différentes expositions collectives et festivals au Canada, en Europe et en Amérique du Sud.


http://myriamjacoballard.com/



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Myriam Jacob-Allard

Artist in Residence

My work consists of reflecting upon various facets of popular culture that I explore primarily through performance, video and installation. Using an interdisciplinary approach, I draw my influences from the fields of visual arts, ethnology and women’s studies, among others. By studying iconographic myths and representations of country-western culture, I attempt to question and appropriate the models they produce through personification or amplification. Basing my reflections on mainstream discourses, collected testimonies, and pop culture imagery, my research opens up larger reflections on the subtle boundaries between collective imagination and everyday realities, as well as on new perspectives via the reinterpretation of stories generated by this musical culture.


Myriam Jacob-Allard is from Abitibi-Témiscamingue, she lives and works in Montreal. She received a master’s degree in Fine Arts and Media Arts from the Université du Québec à Montreal (2014) and a bachelor’s degree in Fine Arts from Concordia University (2009). She has presented her work at the Galerie Sans Nom (2015) in Moncton, Galerie de l'UQAM (2014), Skol (2014), L’imagier (2015) and l’Écart (2015), and has participated in various group exhibitions and festivals in Canada, Europe and South America.


http://myriamjacoballard.com/


lundi 16 novembre 2015

Juan Ortiz-Apuy



Juan Ortiz-Apuy
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Juan Ortiz-Apuy détient un baccalauréat de l’Université de Concordia, un diplôme d’études supérieur de la Glasgow School of Art et une maîtrise de l’Université NSCAD. Il a exposé ses oeuvres dans plusieurs centres d’art à travers le Canada, ainsi qu’à l’international. Son travail a entre autres été exposé récemment au MacLaren Arts Centre, Sporobole Centre en art actuel, la galerie Birch Libralato, ARTSPACE, Eastern Edge, A Space Gallery et à l’occasion de la Biennale de la ville de Québec: Manif d’art 7. En 2011 il s’est mérité le “Halifax Regional Municipality Contemporary Visual Art Award”.

Son travail a été publié dans divers magazines, journaux et livres, notamment The Brave New Avant Garde par Marc James Léger et des articles dans Canadian Art, Le Devoir, The Gazette (Montréal), The Telegram (St. John's), The Toronto Star, et à MOMUS.ca.

Ortiz-Apuy a pris part à plusieurs résidences artistiques, telles qu’au Plug In Institute of Contemporary Art, et au Atlantic Centre for the Arts, É-U. Ses prochains projets incluent des expositions individuelles à Toronto, Edmonton et Ottawa, ainsi que des résidences au Vermont Studio Center, et à VSVSVS, Toronto. Ortiz-Apuy est représenté par la galerie Antoine Ertaskiran. Il compare souvent ses installations à des encyclopédies, en cela qu’à l’intérieur d’elles s’entrelacent des thèmes et des idées qui à première vue semblent ne pas avoir de lien entre elles, ressemblant ainsi à une toile de références discordantes, où à certains endroits celles-ci se rejoignent, et à d’autres elles se décousent. À travers la juxtaposition, l’assemblage et le collage, des moments, idées et sources spécifiques s’imbriquent l’une dans l’autre, dans un réseau d’associations évocatrices. S’inspirant de la littérature, la théorie, la culture populaire, le design et l’histoire de l’art, il tente de créer un système, qui à un certain moment suit sa propre logique, énergie et vocabulaire.

http://www.juanortiz-apuy.com/

Description de l’image :
A Small Lighting Revolution, 2015. Handcut collage on foamboard, 250 x 127 cm.

 

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Juan Ortiz-Apuy

Artist in Residence

Juan Ortiz-Apuy has a BFA from Concordia University, a Post-graduate diploma from the Glasgow School of Art, and a MFA from NSCAD University. His work has been exhibited across Canada and internationally. Recent exhibitions include The MacLaren Arts Centre, SPOROBOLE Contemporary Art Centre, Gallery Birch Libralato, ARTSPACE, Eastern Edge, A Space Gallery and Quebec City Biennial: Manif d'Art 7. In 2011 he was the recipient of the Halifax Regional Municipality Contemporary Visual Art Award.


His work has been reviewed and published in various magazines, newspapers and books; notable examples include The Brave New Avant Garde by Marc James Léger and reviews in Canadian Art, Le Devoir, The Gazette (Montreal), The Telegram (St. John's), The Toronto Star, and at MOMUS.ca. Ortiz-apuy has completed Artist-in-Residency Programs at, among others, the Plug In Institute of Contemporary Art, and the Atlantic Centre for the Arts, USA. Upcoming projects include solo exhibitions in Toronto, Calgary and Ottawa, as well as residencies at the Vermont Studio Center and at VSVSVS in Toronto. Ortiz-apuy is represented by gallery antoine ertaskiran.


Ortiz-apuy often describes his installations as encyclopaedias of sorts that string together ideas and themes seemingly unrelated to each other, like in an erratic web of references, in which at points these sources exchange and come together, and at others they fall apart. Through juxtaposition, assemblage and collage, specific moments, ideas and materials are carefully woven together in these installations through a suggestive network of associations. Drawing from literature, theory, popular culture, design, and art history, he intends in this way to create a system that at one point begins to follow its own logic, vocabulary and energy.


http://www.juanortiz-apuy.com/


lundi 9 novembre 2015

Laurent Lamarche



Laurent Lamarche
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)


Mon travail aborde le potentiel de transformation de la matière, de l’objet et de l’être. Je porte un intérêt particulier à l’analyse des connexions entre humain, nature et instrument dans le contexte de la relation entre art et science. En tant que sculpteur, c’est par le « faire » que j’explore cette relation, donc dans les rapports que j’entretiens avec l’instrument, l’atelier et la collecte d’objets divers (plastiques récupérés, jouets désassemblés, modèles à coller, etc.). Selon moi, l’instrument (ou l’outil) fait partie de la nature, dans le sens où il est son prolongement à travers l’action humaine. En regard de cette position, je m’intéresse à la modélisation de phénomènes naturels à travers des assemblages d’idées et d’images qui questionnent notre rapport à la nature et aux technologies actuelles. De cette mise en relation émerge une exploration de la porosité des frontières existantes entre nature et artifice. Cette exploration prend la forme d’une imagerie qui propose de nouvelles manières de faire l’expérience de phénomènes naturels (diffraction de la lumière, aurore boréale, bioluminescence) grâce à l’utilisation de lasers et au pouvoir de magnification des matériaux transparents. Ces organismes et ces phénomènes évoluent dans des univers fictionnels qui concilient art et science, nature et artifice.

Détenteur d’une maîtrise en arts visuels (2012) de l’Université du Québec à Montréal, Laurent Lamarche pratique autant la photographie, la sculpture que l’installation. Son travail a été présenté dans des expositions collectives et individuelles au Québec et à l’étranger; elles font partie de nombreuses collections privées et publiques. Il est représenté par la galerie Art Mûr à Montréal.

http://laurentlamarche.com/


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Laurent Lamarche
Artist in Residence


For years, Laurent Lamarche has questioned the relationship between nature and artifice by producing fictional living organisms. Lamarche's practice explores the following question, which is at the heart of his work: when blurring the boundaries between fact and fiction, how does one conceive of a method that can express what remains beyond words. In order to address this question, Lamarche interrogates the relationship between art and science and how both disciplines study the transformation of matter. While scientists observe actual data, drawn from the visible and knowable, Lamarche explores this data in a way that allows him to elaborate a new scientific-artistic paradigm. By doing so, his work becomes inscribed in the realm of the possible or, in other words, of the fictional and the imaginary.

Laurent Lamarche is interested in constructing models of natural phenomena by investigating ideas and images that question our relationship to nature and current technologies. These investigations enable him to explore the porous boundaries between nature and artifice. The artist produces sculptures that evoke both microcosmic and macrocosmic worlds with their uncanny and hybrid forms. He uses recuperated transparent plastic wrappers and kinetic principles as his mediums, which allow him to create sculptural installations that question the conditions and stakes involved in transforming materials. He heats, glues, stretches, bends, twists, and folds the plastic in order to shape objects that trigger visual experiences that are out of the ordinary. His sculptures, photographs and installations evoke a variety of images that are closely linked to his investigations. Recently, Lamarche suggested new ways of experiencing natural phenomena (such as light diffraction, aurora borealis, and bioluminescence) by magnifying transparent materials and using lasers as part of his art practice. The organisms and phenomena in his work evolve in fictional worlds that blur the boundaries between art and science, nature and artifice.

Laurent Lamarche, who holds a MFA (2012) from the Université du Québec à Montréal, works in photography, sculpture and installation. His works have been presented in group and solo exhibitions in Quebec and abroad (US, Spain, Denmark, China, Italy) and they are part of many private and public collections (notably those of the Musée national des beaux-arts du Québec, the Cirque du Soleil, Loto-Québec, Tourisme Montréal and University of California—Berkeley. He is represented by the gallery Art Mûr in Montreal.


http://laurentlamarche.com/

mardi 3 novembre 2015

Laurence Dauphinais


Laurence Dauphinais
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)


La pratique artistique de Laurence Dauphinais est axée sur la photographie et la vidéo, bien qu’elle se soit intéressée au fil des ans au cinéma, à l'écriture de scénarios et au journalisme. Ces différents intérêts ont fortement influencé son travail artistique. Ses images sont souvent situées au confluent du documentaire et de la fiction, du social et du personnel. La recherche de sujets est faite de manière quasi anthropologique, sur le terrain en créant des liens étroits avec les gens et le territoire, bien que le résultat donne souvent à voir une construction narrative où le réel est brouillé. Dans son travail, on trouve une dialectique de la présence et l’absence, une impression de perte et de nostalgie. Les thèmes récurrents dans son travail sont liés au temps, à la mémoire et au déclin en rapport à l'être humain et son territoire. C'est dans la banalité des gestes, des lieux et des situations, qu'elle trouve l'inspiration pour imager ces concepts.


Laurence Dauphinais est une artiste émergente qui vit et travaille à Montréal. Elle a étudié le journalisme et la scénarisation à l'UQAM avant d’aller étudier la photographie commerciale. Elle a obtenu son baccalauréat en arts visuels de l'Université Concordia en 2014 avec grande distinction, récompensée par le prix Gabor Szilasi. Elle a également été nominée pour le concours 1res Œuvres en 2014. Elle vient tout juste de compléter une résidence au Klondike Institute for Art and Culture à Dawson City, Yukon,  et travaille actuellement à Montréal comme photographe contractuelle et comme enseignante de photographie et vidéo.

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Laurence Dauphinais
Artist in Residence  


Laurence Dauphinais artistic practice is focused on photography and video, although she's been interested over the years by cinema, scriptwriting and journalism . These different interests have greatly influenced her artistic work. Indeed, her images are often located at the confluence of documentary and fiction, of social and personal. The research of subjects is almost made in anthropological manner, on the field and by creating strong link with people and territory, even though her work often result in a narrative where reality is blurred. In her work there is a dialectic of presence and absence and ideas of loss and nostalgia.  The recurring themes in her work are related to time, memory and decline in relation to human being and his territory. She expects to find in the banal gestures, places and situations, images that evoke these concepts.


Laurence Dauphinais is an emerging artist who lives and works in Montreal. She studied screenwriting and journalism at UQAM and then, went to study commercial photography. She received her BFA from Concordia University in 2014 with great distinction, awarded with the Gabor Szilasi price. She also has been nominated for the BMO 1st Art in 2014. She's just completed an art residency with the Klondike Institute for Art and Culture in Dawson City, Yukon, and she currently works as a freelance photographer and teaches photography and video.

Geneviève Chevalier



Geneviève Chevalier
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)



Imbriquée entre la figure de l’artiste, de la commissaire et de la chercheuse académique, la pratique de Geneviève Chevalier est d’abord conceptuelle et contextuelle. Tournée vers des sites qui peuvent être de nature géographique, institutionnelle ou encore discursive — tels que des enjeux actuels d’ordre sociopolitique et écologique —, son approche se déroule tantôt dans l’espace de l’exposition, tantôt à travers la recherche théorique ou l’écriture. Réfléchissant à la nature de l’exposition, l’artiste s’approprie l’ensemble des moyens, déterminants, supports et paratextes qui composent ce dispositif souvent transparent, afin de le rendre plus opaque, ou mieux, visible. Faisant de l’espace de la galerie un lieu d’expérience sensible tout autant que de recherche, l’artiste navigue entre objets, images et discours pour mieux explorer les possibles qui découlent de la disposition organisée dans un espace.  

Geneviève Chevalier est artiste et commissaire indépendante. Boursière FRQSC, elle poursuit des études postdoctorales en muséologie à l’École multidisciplinaire de l’image de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), au sein du groupe de recherche Collection et impératif évènementiel  (CIÉ/CO). Ses recherches portent sur le phénomène des interventions artistiques et commissariales en contexte muséal, l’approche du commissariat situé et la notion de débat public. Récemment, en tant qu’artiste, son travail a été présenté au Musée de Lachine à Montréal (2015), lors de la 7e édition de la Manif d’art de Québec (2014) et à la Thames Art Gallery à Chatham en Ontario (2014). Elle a réalisé à titre de commissaire invitée l’exposition Sur le terrain/Fieldwork à Oslo8, contemporary photography à Bâle en Suisse (2015) ainsi que l’exposition in situ Projet Stanstead ou comment traverser la frontière à la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s à Sherbrooke (2011 et 2012). Elle est chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal et à l’UQO.

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Geneviève Chevalier
Artist in Residence  


At the intersection of the artist, curator and academic researcher roles, Geneviève Chevalier’s practice is primarily conceptual and contextual. Focused on sites that may be of a geographical, institutional or discursive nature—for instance, regarding current socio-political and ecological issues—her approach alternates between exhibition spaces, theoretical research or writing. Reflecting on the nature of the exhibition, the artist deploys all the means, determinants, supports and paratexts that make up this often transparent set-up, in order to make it opaque, or better yet, visible. In turning the gallery space into a place of sensory experience as well as one of research, the artist weaves between objects, images and discourses so as to better explore the possibilities deriving from this organized arrangement in space.

Geneviève Chevalier is a visual artist and an independent curator. Recipient of the FRQSC Postdoctoral Fellowship, she is currently conducting research in museology at the École multidisciplinaire de l’image of the Université du Québec en Outaouais (UQO), as part of the research group The Compulsive Collection (CIE/CO). Her research focus on artist and guest curator interventions within museums, site oriented curatorial practice and the notion of public debate. Recently, as an artist, her work has been presented at the Musée de Lachine, Montréal (2015); the 7th edition of Manif d’art, Québec City (2014) and the Thames Art Gallery, Chatham, Ontario (2014). She guest curated the group exhibition Fieldwork at Oslo8, contemporary photography, Basel, Switzerland (2015) and the site specific exhibition Project Stanstead or How to Cross the Border at the Foreman Art Gallery of Bishop’s University, Sherbrooke, Québec (2011 and 2012). She teaches at the Université du Québec à Montréal and UQO.