lundi 25 mai 2015

Mana Rouholamini


Mana Rouholamini
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je constate que l’idée que je me fais du monde, à l’instar de mon identité ou mes identités, est en grande partie basée sur les langues à travers lesquelles je pense un sujet. Elle dépend beaucoup moins de l’endroit d’où je viens ou le pays dans lequel je vis. J’examine les sujets ou les idées qui m’intriguent par le prisme du langage et j’exploite celui-ci et l’association des mots pour examiner le « sens » dans cet espace qu’est la croisée des langues différentes.

Le travail de Mana Rouholamini porte sur les mots et les langues. Elle possède une maîtrise en beaux-arts de l’Université York et un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Azad à Téhéran, en Iran. L’artiste tient à remercier le Conseil des arts de l’Ontario, un organisme du gouvernement de l’Ontario, de son aide financière.

http://manarouholamini.com/


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Mana Rouholamini
Artist in Residence


I have come to realize that the way I understand the world around me, as well as my identity (or identities), is largely based on the languages through which I think about a subject; and much less dependent on the place I come from or where I live. I examine the subjects that intrigue me through the prism of language and I explore language and the association of different words to examine ‘meaning’ in the space that is at the intersection of different languages

Mana Rouholamini’s work deals with words and languages. She received her MFA from York University and her BFA from Azad University in Tehran, Iran. The artist would like to acknowledge funding support from the Ontario Arts Council, an agency of the Government of Ontario.

http://manarouholamini.com/


IMAGE:
Aurora
Inkjet print on Epson paper, 122×81cm (48"×32"), 2012.
Impression au jet d’encre sur papier Epson, 122×81cm (48”×32”), 2012.

mardi 19 mai 2015

EXPOSITION TABLE MISE

 
TABLE MISE

IMMERSION EN ZONE OCCUPÉE

 

21 MAI AU 26 JUIN 2015

VERNISSAGE jeudi 21 mai à 17h

 



PAULA ARRIAGADA

CARLOS VERDIN BARBA

CATHERINE BOIVIN

LAURIE GIRARD

SARA LÉTOURNEAU

MAGALI BARIBEAU-MARCHAND

PIERROT NÉRON



Présentée par les participants du projet Immersion en Zone Occupée, l’exposition événementielle TABLE MISE finalise une résidence artistique de six mois effectuée par sept artistes de la relève, dont cinq sont originaires de la région et deux issus de l’immigration. Mis sur pied par Zone Occupée et Portes ouvertes sur le Lac, le projet se déploie en plusieurs volets (publication, capsules vidéo, diffusion sur le web et dans la revue Zone Occupée et expositions). Les artistes, Carlos Verdin Barba (Mexique), Catherine Boivin (Alma), Paula Arriagada (Équateur), Sara Létourneau (Chicoutimi), Magali Baribeau-Marchand (Chicoutimi), Laurie Girard (Chicoutimi) et Pierrot Néron (Jonquière), travaillent dans différentes disciplines comme les arts visuels, le cinéma-vidéo, le textile, la chanson, la photographie et les arts du cirque. Cette exposition fait suite à TABULA RASA qui a été présentée à la Galerie du Collège d’Alma.



Le vernissage évolutif réunissant les œuvres des artistes aura lieu le jeudi 21 mai 2015 à Alma à 17 h, au Centre SAGAMIE, pour se poursuivre à Langage Plus à 18 h 30, par un volet performatif et musical.



•          Exposition de fin de résidence au Centre SAGAMIE

•          Performances à Langage Plus
 
•          Lancement de huit catalogues d’artistes dans la collection IMMERSION (artistes du projet)

•          Lancement de la revue Zone Occupée #9

•          Série de capsules vidéo réalisées par le cinéaste Philippe Boily (artistes du projet)



Entrée libre !


 crédit photo : Philippe Boily

lundi 11 mai 2015

Meredith Snider

Meredith Snider
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Le quotidien constitue le corpus principal de l'expérience du corps social et je perçois une multitude de perspectives permettant de les explorer. Avec humour et sincérité, mon travail interroge l'importance accordée par notre culture aux objets ou aux gestes du quotidien. Pour répondre aux stimuli propres à l'environnement, j'ai recours aux techniques de l'improvisation.

Intriguée par les relations réciproques existant entre le paysage et le soi, j'interpelle l'interaction psychogéographique du lieu et de l'espace, ainsi que l’expérience du quotidien. Au cœur de cette interaction, le poétique et le politique coexistent à travers une relation subtile. Dans ma pratique, j'étudie divers concepts relatifs à la spécificité du lieu, au quotidien, au banal, la relation entre pouvoir et corps sexué, ainsi que la manifestation de l'échec – ou le moment où l'échec devient significatif.

Mes œuvres récentes associent la sculpture et la photographie. Je cherche ainsi à prêter une nouvelle dimension aux limites physiques séparant la représentation de l'état d'objet. L’image illustré ci-dessus, par exemple, est à la fois une photographie et une sculpture. L’œuvre représente un bouquet de mariée acheté usagé enchâssé dans plâtre. La photographie met en relief divers détails relatifs à la forme et à la surface de l'objet, de manière à orienter le regard vers ses formes, ses courbes, ses fissures, sa texture, et à le tourner vers la relation complexe formée par le couple maison et corps féminin. En d'autres termes, les photos font appel à une imagerie et un symbolisme éloquents par leur personnification du politique et du personnel.

Depuis qu'elle a terminé sa maîtrise en beaux-arts à l'Université d'Ottawa en 2013, la région d'Ottawa et de Gatineau est devenue le lieu de résidence permanent de Meredith Snider. À titre d'artiste interdisciplinaire, elle prend part aux festivals médiatiques nationales et internationales, aux expositions et aux résidences d’artistes. Cofondatrice et Directrice de PDA Projects, elle est également chargée de cours à l'Université d'Ottawa. L'artiste tient à remercier le Conseil des Arts de l'Ontario pour son soutien.

page facebook de l'artiste


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Meredith Snider
Artist in Residence


The everyday forms the bulk of the social body’s experiences and I see ample opportunity to investigate how we navigate through it. With humour and sincerity I question the value that we as a culture place upon common objects or actions. Moreover, I use improvisation as a technique to respond to the stimulus of an environment.

Curious about the reciprocal relationship between landscape and self, I play with the notion that place and space form a psychogeographical interaction and experience of the everyday and that within this interaction there is a subtle interplay between the poetic and the political. In my practice, I explore concepts related to site-specificity, the everyday, the mundane, the relationship between power and the gendered body, and the occurrence of failure – or at least when failure becomes meaningful.

In my most recent body of work, I pair sculpture with photography to complicate the physical boundaries between representation and objecthood. For example, the image pictured above is both a photograph and a sculpture depicting a monumental plaster encased bridal bouquet that I purchased second-hand. The photograph highlights details of the form and surface in order to draw attention to the shapes, curves, crevices and texture of the object as well as the complicated relationship between home and the feminist body. In other words, the photos embrace powerful imagery and symbolism through their embodiment of the political and the personal.

Since completing her MFA at the University of Ottawa in 2013, Meredith Snider now calls the Ottawa/Gatineau region home. As an inter-disciplinary artist she participates in national and international media festivals, residencies and exhibitions. She is the co-founder and Director of PDA Projects and a sessional instructor at the University of Ottawa. The artist gratefully acknowledges the support of the Ontario Arts Council.

artist facebook page

mardi 5 mai 2015

Annie Descôteaux


Annie Descôteaux
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon travail repose sur le collage. Je découpe au ciseau et j'assemble mes compositions à partir de cartons de couleur. Cela répond à mon besoin de reproduire les aplats que j'affectionne en peinture.

De ce procédé naissent des images qui évoquent le bricolage, mais rapidement les jolies compositions détrompent. Dans mes découpages, un monde artificiel se déploie et me permet de questionner celui dans lequel je vis.

La nature que l'on domestique, la nourriture que l'on apprête et les objets que l'on façonne m'ont toujours semblé mener à des coutumes bien étranges, qui servent de point de départ à la construction de scénarios aux contours stylisés. Mais ne soyons pas dupes : il y a toujours une pièce d'ébréchée dans le service de porcelaine. Les banquets volent en éclats et les étagères surchargées cèdent sous le poids de plantes en pots.

Dans un monde où l'obsolescence est programmée, les objets se cassent, se défilent, nous jouent des tours.

Originaire de Québec, Annie Descôteaux vit et travaille à Montréal. Titulaire d'un baccalauréat en arts visuels de l'Université Concordia, elle a présenté ses oeuvres en solo à L'OEil de poisson (2015) et à Axenéo7 (2012). De plus, elle a pris part à de nombreux évènements collectifs dont Stations, People, Eat, Drink de la Parisian Laundry (2014) et Champs amical à Occurrence (2014). Récipiendaire de bourses de recherche et création du Conseil des arts du Canada (2010) et du Conseil des arts et des lettres du Québec (2009), elle s'intéresse à la valeur narrative inoculée aux objets du quotidien ainsi qu'à leur obsolescence programmée.

http://www.anniedescoteaux.com


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Annie Descôteaux
Artist in Residence


My work is based on collage. I make scissor cut-outs and assemble my compositions using coloured cardboard. This resonates with my desire to recreate the colour surfaces I am fond of in painting.

This process results in images which evoke craft activities, but the pretty compositions quickly reveal another dimension. In my cut-outs an artificial world opens up, a world which allows me to question the one I live in.

I’ve always viewed the nature that we domesticate, the food we prepare and the objects we fashion as leading to somewhat strange customs, ones which serve as a starting point for the development of stylized scenarios. But let us not be fooled: there is always a chipped piece in the porcelain dinner service. Banquets are shattered and the overloaded shelves cave in under the weight of the potted plans. In a world of planned obsolescence, objects break, slip away and play tricks on us.

Originally from Quebec City, Annie Descôteaux lives and works Montreal. She holds a BFA from Concordia University and has had presented her work in solo shows at L’Œil de poisson (2015) and Axenéo7 (2012). Moreover, she has participated in many group events such as Stations, People, Eat, Drink at the Parisian Laundry (2014) and Champs amical at Occurrence (2014). She has been awarded grants by the Canada Council for the Arts (2010) and the Conseil des arts et des lettres du Québec (2009). Her work focuses on the storytelling potential instilled in everyday objects as well as their programmed obsolescence.

http://www.anniedescoteaux.com