mardi 17 avril 2018

Magali Babin



Magali Babin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Est une artiste interdisciplinaire avec une pratique en art audio. Elle s’intéresse à l’exploration de l’espace comme matière sonore. Entre la proximité haptique, le paysage acoustique et les contextes de vie, Babin puise ses matériaux et crée des ambiances faites de séquences, de textures, et de perspectives. Ses œuvres portent sur l’imperceptibilité qui entraine la vigilance et l’attention à travers l’écoute. Dans ses récents projets, Magali Babin, aborde la perception et la mémoire en questionnant notre rapport identitaire aux sons.
Ses recherches actuelles sur l’empreinte sonore l’amènent à ouvrir sa pratique à de nouveaux champs d’expérimentation avec l’image et l’art d’impression à Sagamie.

Est compositrice, artiste sonore et commissaire d’événements en art audio. Elle s’est produite en concert et en performance dans le cadre de festivals internationaux au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ces installations sonores ont été présentées, entre autres, au Musée d’art contemporain de Montréal (Triennale Québécoise 2011), au Mois Multi (Qc. 2012-18), à la galerie Louise et Reuben-Cohen de l'université de Moncton (2012), à la Fabrique (Nantes, France 2013) et à la Maison de la culture Maisonneuve (2015-19). En 2013, elle est boursière du Ministère de la Culture et de la Communication de France, pour une résidence de recherche à la Saline Royale (Franche-compté). Magali Babin poursuit actuellement ses recherches dans le cadre d’un doctorat en Études et Pratiques des Arts à l’UQAM. Elle est boursière du Fonds de recherche Société et culture du Québec (FRQSC). 


https://soundcloud.com/magali-babin


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Magali Babin
Artist in Residence


Magali Babin is an interdisciplinary artist with an audio art practice. She is interested in the exploration of space as an auditory matter. Babin draws on haptic proximity, acoustic landscapes and life contexts as material to create ambiances made of sequences, textures and perspectives. Her recent projects examine the imperceptibility that is elicited through sustained and attentive listening. Magali Babin examines notions of perception and memory to investigate the link between sound and identity. In focusing her current projects on the subject of noise footprint she is opening her practice to an experimentation with images and print art at Sagamie.

A composer, sound artist and curator of audio art events, Magali Babin has given concerts and participated in performances as part of internationals festivals in Canada, the US and Europe. Her sound installations have been presented, among other places, at Musée d’art contemporain de Montréal (Triennale Québécoise 2011), Mois Multi (Qc. 2012-18), Galerie Louise et Reuben-Cohen Gallery at Moncton University (2012), at Fabrique (Nantes, France 2013) and Maison de la culture Maisonneuve (2015-19). Magali Babin is currently pursuing a doctorate in art practice and research at UQAM. She is the recipient of grant from Fonds de recherche Société et culture du Québec (FRQSC).

https://soundcloud.com/magali-babin

mercredi 11 avril 2018

EXPOSITION Pierre-Olivier Tanguay



Pierre-Olivier Tanguay
REPRÉSAILLES


(English follows)

EXPOSITION du 19 avril au 28 juin 2018

Vernissage et lancement du livre

TRACES D’ATELIER : UN COMMISSARIAT ÉCRIT ET VISUEL SUR REPRÉSAILLES DE PIERRE-OLIVIER TANGUAY
de Cindy Dumais / LaClignotante


Le jeudi 19 avril 2018 à 17h au Centre SAGAMIE



Représailles

Une foule consumée, les restes d’une forêt, un autel écarlate.

Noir, rouge, lumière.

L’exposition Représailles met en scène des œuvres formant les vestiges d’un récit incertain, vacillant entre mythe et fantasme. L’installation sculpturale présentée s’intéresse à l’idéalisation de la violence par le biais des mécaniques du rite. Les éléments riches en symbolique sont imbriqués et leurs relations amplifées. La cohérence entre les éléments formels et conceptuels présents nous invite dans l’imaginaire narratif de l’artiste.

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel


« J’ai d’abord vu une tête d’ours, posée au sol du salon : une tête déformée avec deux oreilles sans poil. Ça, c’est en décembre 2015. Depuis, les idées se sont transformées, passant de l’animal à l’homme, de l’homme comme un animal. Cruel. »

Cindy Dumais a suivi la construction du projet Représailles de Pierre-Olivier Tanguay. Un travail qui a mûri pendant près de trois années.

« Je lui ai proposé de colliger réflexions et images dans un livre. Un livre qui tiendrait lieu d’un commissariat écrit et visuel, pour donner un regard personnalisé sur le travail en train de se faire, sur l’énergie de l’art. J’ai tenu un cahier de notes. J’ai pris des photos. J’ai posé des questions. »

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel restitue l’expérience privilégiée d’un regardeur, qui s’est installé dans l’atelier mental et physique de l’artiste Pierre-Olivier Tanguay.

Biographie

Pierre-Olivier Tanguay est un artiste de la relève et un travailleur forestier originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Sa pratique se concentre principalement sur la sculpture et le dessin. Il s’intéresse aux mécaniques du mythe et leurs potentiels esthétiques. Il a notamment participé à plusieurs expositions collectives et résidences. Il présente au Centre SAGAMIE sa première exposition solo.

L’artiste tient à remercier le CALQ, le Conseil des arts de Saguenay et Ville Saguenay pour le soutien à ce projet.



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Pierre-Olivier Tanguay
REPRÉSAILLES

 
EXHIBITION 

April 19 to June 28, 2018

Opening  and launch of the book

TRACES D’ATELIER : UN COMMISSARIAT ÉCRIT ET VISUEL SUR REPRÉSAILLES DE PIERRE-OLIVIER TANGUAY
by Cindy Dumais / LaClignotante


Thursday April 19, 2018 5 pm at Centre SAGAMIE



Représailles

A consumed crowd, the remnants of a forest, a scarlet altar.

Black, red, light.

The exposition Représailles displays works that make up the traces of an uncertain story, wavering between myth and fantasy. The presented sculpture installation focuses on the idealization of violence by way of ritual mechanisms. The symbolically charged elements are embedded and their relationships amplified. The coherence between the present formal and conceptual elements invite us to discover the artist’s narrative imagination.

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel

 “I first saw the bear head, placed on the floor of the living room: a deformed head with
two furless ears. That was in December 2015. Since then ideas transformed, going from the animal to the human, to the human as animal. Cruel.”

Cindy Dumais followed the construction of the project Représailles by Pierre-Olivier Tanguay. A work that matured over a three-year period.

“I proposed that he gather his reflections and images in a book. A book that would take on the role of a written and visual curatorship and provide a personalized glimpse into the work underway and the energy of art. I kept a notebook. I took photographs. I asked questions.”

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel recreates the privileged position of the viewer, who has taken up residence in the mental and physical studio of the artist Pierre-Olivier Tanguay.

Biography

Pierre-Olivier Tanguay is an emerging artist and forestry worker from the Saguenay-Lac-Saint-Jean region. His practice revolves mainly around sculpture and drawing. He is interested in the mechanisms of myth and their aesthetic potentials. He has notably taken part in several collective exhibitions and residencies. His show at Centre SAGAMIE is his first solo exhibition.

The artist wishes to thank the CALQ, le conseil des arts de Saguenay and Ville Saguenay for their support for this project.

mardi 3 avril 2018

Fred Laforge


Fred Laforge
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

À l’intérieur de ma recherche, j’envisage l’expérience esthétique comme un espace de réflexion face au discours dominant. Dans cette perspective, je me suis longtemps intéressé à la représentation de corps atypiques, c’est-à-dire à certains types de corps faisant l’objet d’un jugement de valeur dépréciatif au sein des sociétés occidentales : principalement des personnes obèses, trisomiques ou des femmes à forte pilosité. L’objectif étant d’étudier comment les représentations du corps sont normées par le discours dominant, mais aussi comment les comportements, les postures et les interactions entre individus sont conditionnés par ce même discours. À travers ma recherche, je questionne également la notion de perception, je cherche à comprendre comment l’expérience esthétique encourage le spectateur à observer autrement sa réalité quotidienne. Mon ambition est de témoigner de l’ambiguïté de la perception, et de souligner la complexité de l’expérience humaine. J’ai également un intérêt marqué pour les enjeux liés à la culture, notamment, en considérant d’un point de vue critique certaines formes de dualisme: l’identité et la diversité, la rigidité et la souplesse, la haute et la basse culture, la culture antique et contemporaine, la culture occidentale et autochtone.


Fred Laforge vit et travaille à Montréal. Il a terminé en 2016 un doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal.  Son travail a été diffusé au Canada comme à l’étranger lors de plusieurs expositions individuelles et collectives. Il a notamment participé à la Manif d’art de Québec, la Foire Papier, la Biennale de Vrsac en Serbie et la foire Scope à New York. Son travail a récemment été présenté au Musée National de l’estampe de Mexico. Fred Laforge a reçu de nombreuses bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du Canada ainsi que du Fonds de recherche Société et culture du Québec. Ses œuvres font partie de collections privées et institutionnelles dont le Musée National des Beaux Arts du Québec.

https://www.fredlaforge.com/


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Fred Laforge
Artist in Residence


In my artistic practice, I envisage aesthetic experience as a space for reflection in the face of the dominant discourse. In this perspective, I have for many years focused on the representation of atypical bodies, i.e. certain types of bodies that are subjected to disparaging value judgments within Western societies: mainly obese, trisomic people or women with abundant body hair. The goal is not only to study how representations of the body are normalized by the dominant discourse, but also how behaviours, positions and interactions between individuals are conditioned by the same discourse. Through my research, I also explore the notion of perception in an attempt to understand how aesthetic experience encourages viewers to see their everyday life differently. My ambition is to testify to the ambiguity of perception and to underscore the complexity of human experience. I also have a strong interest in issues pertaining to culture, notably by viewing certain forms of dualism in a critical perspective: identity and diversity, rigour and flexibility, high and low culture, ancient and contemporary culture, Western and Indigenous culture.

Fred Laforge lives and works in Montreal. In 2016, he completed a practice-based Ph.D. in fine art at Université du Québec à Montréal. His work has been disseminated in Canada and abroad as part of several solo and group exhibitions. He has notably participated in the Manif d’art in Quebec City, the Paper Fair in Montreal, the Vrsac Biennale in Serbia and the Scope Fair in New York City. His work was recently shown at the Museo de la Estampa in Mexico City. Fred Laforge has received many grants from the Conseil des Arts et des Lettres du Québec, the Canada Council for the Arts as well as from the Fonds de recherche Société et culture du Québec. His works are part of private and institutional collections, among which the Musée National des Beaux Arts du Québec.

https://www.fredlaforge.com/

lundi 26 mars 2018

Katherine-Josée Gervais



Katherine-Josée Gervais
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Katherine-Josée Gervais s’inscrit à l’intérieur d’une démarche portant sur la poésie du vide comme réédification à la banalité du quotidien, confrontant et soulignant l’incohérence du sens de notre existence. Elle a travaillé sur des chantiers de construction pendant des années avant de se tourner vers des études universitaires et est présentement doctorante en Études et pratique des arts à l’UQAM. Elle compte diverses expositions collectives et performances à son actif autant au Québec qu’en France (Martel en tête, Paris ; HoMa2, Maison de la Culture de Maisonneuve ; Verticale, Laval,...). Elle a également mis en œuvre et coorganisé plusieurs évènements artistiques autogérés notamment RIPA, Legs, GPS (système de positionnement global) et est codirectrice des microéditions Boucane.

Sa pratique multidisciplinaire (dessin, performance et installation) s’appuie sur une narrativité ouverte et déconstruite ainsi que sur les limites de l’autoreprésentation. Elle revisite les codes symboliques et les conventions sociales dans des récits performatifs se situant entre la confession et l’autofiction. Ses propositions adoptent alors une posture critique autant politique que poétique ; par le truchement de la métaphore, elle formule un commentaire sur les relations humaines et une réflexion sur les rapports que nous entretenons entre les différentes sphères de notre identité. Ses recherches portent plus particulièrement sur l’élaboration du personnage-artiste, l’acte performatif et l’authenticité de la parole d’artiste. Dernièrement, son processus créatif donne une large part à l’imprévu et à la rencontre avec les citoyens.nes de toutes communautés lors de performances incluant le public et permettant une médiation de l’œuvre en direct.


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Katherine-Josée Gervais
Artist in Residence


Katherine-Josée Gervais’ practice is guided by an approach rooted in the poetry of emptiness in which the banality of the everyday is reconstructed by confronting and highlighting the incoherent meaning of our existence. She worked on construction sites for many years before taking up university studies and is currently pursuing doctoral studies in Art and research at UQAM. She has participated in various group exhibitions and carried out performances both in Quebec and in France (Martel en tête, Paris; HoMa2, Maison de la Culture de Maisonneuve ; Verticale, Laval,...). She has also initiated and co-organized several self-run art events, among which RIPA, Legs, GPS (Global positioning system) and she is the co-director of the micro-publishing house Boucane.

Her multidisciplinary practice (drawing, performance and installation) is based on an open and reconstructed narrativity as well as on the limits of self-representation. She revisits symbolic codes and social conventions in her performative stories that combine confession and autofiction. Her propositions are based on a critical stance that is at once political and poetic; through metaphorical means she develops a commentary on human relationships and a reflection on our interactions with various spheres of our identity. Her research is more specifically focused on the development of an artist-character, the performative act and the authenticity of the artist’s words. Recently, her creative practice increasingly embraces the unexpected and welcomes encounters with citizens from a broad range of communities during participative performances that propose a live mediation of the work.

lundi 5 mars 2018

Ann Karine Bourdeau Leduc



Ann Karine Bourdeau Leduc
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Convoquant des matériaux et des techniques issus du domaine de la construction, mes assemblages composites questionnent de manière distanciée et ouverte la figure symbolique de la maison. Mon travail se déploie à travers des installations sculpturales combinant des textures imprimées (granit, marbre, briques, ciment…) et des matériaux manufacturés (pin, merisier russe, gypse…). On retrouve au sein de mes murs inachevés un échantillonnage de textures et de matériaux de construction présentant des références domestique. À travers mes installations, je propose des assemblages incohérents en juxtaposant à mes structures non finies des accumulations de revêtements architecturaux. En imprimant les textures sur papier et en proposant des segments de murs, mes espaces domestiques sont finalement voués à l’échec, puisqu’ils n’ont rien de pérenne en comparaison à la protection qu’offre habituellement une maison. Entre construction et déconstruction, mes différents assemblages proposent un amalgame d’espaces non définis et incongrus provenant de chantiers de construction et de l’univers domestique.

Ann Karine Bourdeau Leduc vit et travaille à Montréal où elle a complété son baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en 2016. Lauréate du prix Albert-Dumouchel pour la relève artistique en 2015, elle a également effectué des résidences de création à L’Imprimerie, centre d’artistes (Montréal), Imago (Moncton), Engramme (Québec) et l’Atelier Circulaire (Montréal). Elle présentera sa première exposition solo, Structures temporaires : Unfinished wall work, à Engramme en avril prochain.

http://annkarinebl.wixsite.com/annkarinebl


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Ann Karine Bourdeau Leduc
Artist in Residence


Drawing on materials and techniques from the construction industry, my composite assemblages question the symbolic figure of the house in a distanced and open manner. My work unfolds through sculptural installations that combine printed textures (granite, marble, bricks, cement…) and manufactured materials (pine, Baltic birch, gypsum…).  On the uncompleted walls there are samples of textures and construction materials with domestic references. With my installations, I propose incoherent assemblages by juxtaposing accumulations of architectural coverings with my unfinished structures. In printing textures on paper and presenting wall segments, my domestic spaces are ultimately doomed to fail, because there is nothing permanent about them in comparison with the protection that a house usually provides. Between construction and deconstruction, my various assemblages propose a blend of undefined and incongruous spaces taken from construction sites and the domestic world.

Ann Karine Bourdeau Leduc lives and works in Montreal where she completed a BFA at Université du Québec à Montréal (UQAM) in 2016. A recipient of the 2015 Albert-Dumouchel award for emerging artists, she has also carried out residencies at L’Imprimerie, an artist centre (Montréal), Imago (Moncton), Engramme (Quebec City) and l’Atelier Circulaire (Montreal). She will present her first solo exhibition Structures temporaires : Unfinished wall work at Engramme in April, 2018.

http://annkarinebl.wixsite.com/annkarinebl

lundi 19 février 2018

Nelson Henricks



Nelson Henricks
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Artiste, écrivain, commissaire et musicien, Nelson Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes et ses installations vidéo, qui ont été présentés au Québec, au Canada et à travers le monde. Ses premières monobandes exploraient des questions d’identité en rapport avec la notion de la voix autobiographique. Ensuite, ses œuvres ont traité la façon dont la conscience est liée au temps et la perception. Après 1999, il a travaillé de plus en plus avec l'installation vidéo multicanal. La pratique artistique de Henricks inclut aussi la photographie, la peinture, le dessin et d'autres médias.

À la fois poétique et ironique, le travail de Henricks est toutefois dédié à l’expérimentation, mais avec un fort ancrage dans la culture populaire. Plusieurs de ses productions des années 2000 ont été concernées par des modalités de rendre le son visible. Des installations vidéo telles que Satellite (2004), Les Sirènes (2007), Les mots retranchés (2010) et 2287Hz (2011) ont abordé cette idée de diverses façons. Son intérêt de rendre le son visible est accompagné par une préoccupation du transfert de matériel : la traduction des phénomènes d’un matériau/médium à un autre. Depuis 2012, sa recherche se concentre principalement sur la synesthésie, un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés.

Ses œuvres sont dans la collection du Musée des beaux-arts du Canada, du Museum of Modern Art (New York), du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, la Galerie Leonard et Bina Ellen de l’Université Concordia, et la collection de la Banque Nationale.

Pour plus de renseignements, visitez : http://www.nelsonhenricks.com


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Nelson Henricks
Artist in Residence


Artist, writer, curator and musician, Nelson Henricks is best known for his videotapes and video installations, which have been exhibited in Québec, Canada and internationally. His early single-channel videos explored identity as related to notions of autobiographical voice: later ones investigated the nature of consciousness as related to time and perception. Since 1999, he has worked increasingly with multi-channel video installation. Video works are complemented by forays into photography, painting, drawing and other media.

Both poetic and ironic, Henricks work is committed to experimentation while also being grounded in popular culture. Much of his production of the 2000s was concerned with different modalities of making sound visible. Video installations such as Satellite (2004), The Sirens (2007), Unwriting (2010) and 2287Hz (2011) approached this idea in different ways. Henricks preoccupation with making the invisible visible is complemented by an interest in material transfer: the translation of phenomena from one material or medium to another. Since 2012, his research has focused on synaesthesia, cross-modal sensory perception in which two or many senses are associated with one another.

Henricks work is in the collections of the National Gallery of Canada, the Museum of Modern Art (New York), the Musée des beaux-art de Montréal, the Musée national des beaux-art du Québec, Concordia University’s Leonard and Bina Ellen Gallery, and the collection of the Banque Nationale.

For more information on his work, please visit: http://www.nelsonhenricks.com


mardi 6 février 2018

Carol-Ann Belzil-Normand



Carol-Ann Belzil-Normand
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Par ma pratique en arts numériques et en arts visuels, j’adopte une posture de frivolité, soit par l’idée de la métamorphose ou par une critique de la méthode scientifique. Mon travail démontre une forte opposition entre le souci du détail et le laisser-aller qui peut se manifester par l’humour ou par l’échec. Le frivole joue un rôle d’agent détracteur par rapport à l’élaboration sérieuse d’une production. De la céramique à l’animation, du son à la fabrication de mobilier, du Web à la feuille de papier, de la programmation à la forme fixe d’une sculpture, il y a une correspondance qui opère entre les médiums de nature matérielle et ceux de nature immatérielle.

Carol-Ann Belzil-Normand vit et travaille à Québec. Elle détient une maîtrise en arts visuels ayant pour sujet la posture éthique et esthétique du frivole dans sa création. Lors de sa maîtrise, elle a été sélectionnée pour faire une résidence à La Bande Vidéo avec la contribution du Fonds Fondation-René-Richard de l’École d’art de l’Université Laval. De plus, elle est récipiendaire de deux bourses du programme Première Ovation de la Ville de Québec. Parallèlement, elle collabore à de nombreux événements multidisciplinaires alliant le son, la vidéo et la performance. Ses films d’animation ont été présentés lors de nombreux festivals notamment en Allemagne, au Canada, en Catalogne, aux États-Unis, en France, en Italie et en Russie.

http://www.carolann.cool/


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Carol-Ann Belzil-Normand
Artist in Residence

In my digital arts and visual arts practice, I take a frivolous stance, either through the idea of metamorphosis or through a critique of the scientific method. My work conveys a strong opposition between an eye for detail and a laxness that can manifest itself through humour or failure. The frivolous plays the role of an agent of distraction in relation to the development of a serious production. From ceramics to animation, from sound to furniture making, from the Web to a piece of paper, from programming to the static form of sculpture, there is a correspondence that operates between mediums of a material nature and those of an immaterial one.

Carol-Ann Belzil-Normand lives and works in Quebec City. She holds a MFA in which she focused on the ethical and aesthetic stance of the frivolous in her practice. During her MFA studies, she was selected to carry out a residency at La Bande Vidéo with assistance from Fonds Fondation-René-Richard of the Université Laval Fine Arts department. Moreover, she has received two First Ovation awards from the City of Quebec. In addition to these activities she has taken part in many multidisciplinary events that combine sound, video and performance. Her animation films have been shown at numerous festivals, notably in Germany, Canada, Catalonia, the US, France, Italy and Russia.

http://www.carolann.cool/

lundi 29 janvier 2018

Sophie Lambert



Sophie Lambert
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Son travail de réalisatrice et d’artiste est une réflexion sur les relations humaines dans laquelle elle questionne le corps et l’identité dans son aspect tant individuel qu’universel. Ainsi, Sophie Lambert pose un regard sur notre société, nos façons d’entrer en relation avec les autres, l’image qu’on dévoile publiquement et les facettes moins visibles et intimes de l’être humain.

Ces séries d'oeuvres artistiques sont des collections d'expériences similaires. L'artiste réfléchit sur l'interconnexion entre les gens sur les réseaux sociaux. Elle récolte des images et invite le monde à se prêter à son art expérientiel.

L'oeuvre qu'elle aborde durant sa résidence, s'intitule « Paparazzi »  une réflexion sur le vedettariat à travers des gros plans de corps de personnalités connues. L'oeuvre devient une un décloisonnement entre ce qui relève du public et du privé, du nom, du corps et de l'identité. Ces clichés ont été diffusés discrètement sur Instagram (sophie_et_nous) mais se retrouveront maintenant regroupés en une fresque de gros plans de peaux, de poils et de rides.

Elle a exposé à trois reprises à la foire d’art contemporain de Saint-Lambert. En 2014 elle a présenté une immense exposition de ses œuvres collaboratives à L'Arsenal de Montréal. Son œuvre « l'envers de la face book » se promène depuis 3 ans avec l'exposition nomade « Mouvement art mobile » qui s'est arrêtée à Montréal à Sherbrooke et en Abitibi.  En tant que réalisatrice et documentariste, elle a signé le film « L'amour au temps du numérique » et a remporté quatre Prix Gémeaux, meilleure série documentaire (2010), meilleure réalisation émission magazine (2007), meilleure réalisation émission culturelle (2002) et meilleur reportage (2002).


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Sophie Lambert
Artist in Residence


Her work as a filmmaker and as a visual artist is a reflection on human relations questionning body awareness as individual and as universal phenomena. Thus, Sophie Lambert looks at this society, the way we relate to others, the image we project in public and other less visible, more intimate aspects of being human.

These art serials are based on similar kinds of experiences. Sophie is interested in the relationship between social media and the people who use it. The artist gathers images by inviting people to participate in her projects.

The title of the work she will do during the residence is « Paparazzi » a look at celebrity through close-ups of known personalities. The artwork reveals the ambiguity between that which is in the public and the private spheres with regards to the body and identity. The snapshots were discretely diffused  on Instagram (sophie_et_nous) but are now grouped together in a mural composed of hair, wrinkles and pores.

She exhibited three times with the Foire d'art contemporain de Saint-Lambert. In 2014 she presented a huge exhibition of her collaborative works at L'Arsenal in Montreal. Her work « The Other Face of Facebook » has been touring for the past three years with the itinerant exhibition « Mouvement art mobile » with stops in Montreal, Sherbrooke and Abitibi. As a documentary filmmaker, she recently released « L'amour au temps du numérique » et was awarded four Prix Gémeaux : best documentary series (2010), best direction of a « magazine » program (2007), best direction of a cultural program (2002) and best documentary story (2002).

lundi 22 janvier 2018

Sylvie Cotton



Sylvie Cotton
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Sylvie Cotton inspire les situations que l’existence lui offre pour les expirer dans le champ de l’art. Sa recherche implique la présence, le dévoilement, l’abandon ; le matériau biographique y est privilégié. Faire de l’art consiste à vivre une rencontre avec soi, avec l’autre ainsi qu’avec les phénomènes subtils ou manifestes, à laisser apparaître le potentiel de frottements et d’influences réciproques, puis à en laisser voir la coloration. Les œuvres s’accomplissent par une esthétique de cordialité et de fonte, tandis que les modes de présentation relèvent de l’offrande, du foisonnement ou de la collection. Cotton fait appel depuis toujours à divers médiums : performance et art action, livre d’artiste, dessin, photographie, installation et écriture. Elle a présenté ses projets d’art action et d’exposition au Québec, aux États-Unis, en Finlande, en Europe et au Japon.

Au centre SAGAMIE, elle travaillera à la production d’un nouveau livre d’artiste, le récit de rencontres faites pendant une résidence longue au 3e impérial, centre d’essai en art actuel, à Granby, entre 2015 et 2017. Habituée dans son travail d’art action à passer de courts segments de temps avec des inconnus, de diverses manières et sous différentes conditions, elle confectionne cette fois une trame plus intimiste. Mais comment vivre un rapport initié par l’art ? Est-il artificiel ? Comment influence-t-il la présence à soi, à l’autre ?  Les questions que la pratique de l’art action relationnel impose la fascinent. Elles ponctueront les pages de ce livre qui cherche à tracer à la fois les faits et l’effet des rencontres établies. Le livre sera une coédition entre le centre Sagamie, le 3e impérial et l’artiste.


http://www.sylviecotton.ca/


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Sylvie Cotton
Artist in Residence


Sylvie Cotton draws inspiration from what life offers and extends it into the field of art. Her research involves presence, unveiling, abandonment; biographical material plays a central role in this practice. To make art consists of vitally encountering oneself, the other and phenomenon, be they subtle or manifest, to allow the potential for reciprocal frictions and influences to arise, and to observe the colouring that may come of it. The works are brought to fruition through an aesthetics of cordiality and fusion, while the presentation modes are based on the offering, profusion or the collection. Cotton has always made use of a variety of mediums: performance and action art, artist books, photography, installation and writing. She has presented her action art and exhibition projects in Quebec, the US, Finland, Europe and Japan.

At centre SAGAMIE, she will work on the production of a new artist book that will recount the story of the encounters she made during a long-term residency at 3e imperial, an experimental Granby-based contemporary art centre, between 2015 and 2017. Though her action art usually consists of spending short spans of time with strangers, in various ways and in different conditions, in this case she is preparing a more intimate narrative. But how is one to live a relationship initiated through art? Is it artificial? How does it influence one’s presence to the other? These questions, which the practice of relational action art raises, fascinate her. They will be the thread running through this books’ pages that seeks to trace both the facts and effects of established relationships. The book will be co-published with centre Sagamie, 3e imperial and the artist.

http://www.sylviecotton.ca/

lundi 15 janvier 2018

Jean-Maxime Dufresne Virginie Laganière



Jean-Maxime Dufresne
Virginie Laganière
 

Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Outre leur travail individuel, Jean-Maxime Dufresne et Virginie Laganière collaborent sur une base régulière depuis 2003. Leur travail commun développe des idées sur la transformation de l’environnement construit et de territoires urbains, en manifestant un intérêt pour des questions sociopolitiques, la psyché humaine ou des phénomènes insoupçonnés. Brouillant les pistes entre la fiction et le documentaire, celui-ci s’incarne dans une approche protéiforme réunissant l’installation, la photographie, la vidéo, le son et la collecte de données. Le travail réalisé à Sagamie est issu d’un séjour de résidence au Helsinki International Artist Programme (HIAP). À travers ce projet exposé prochainement dans la grande galerie de L’Oeil de Poisson (Québec), ils souhaitent explorer le substrat rocheux d’Helsinki, la géologie souterraine et les paysages artificiels qui découlent de cette condition comme un environnement propice à l’expérimentation et à la spéculation. Sites d’entraînement, centres de données globalisés, infrastructures énergétiques, abris civils antinucléaires et églises enfouies dans le roc ne constituent qu’une partie de ce milieu hautement convoité, qui intègre à la fois des notions d’écologies futures, de climatologie urbaine et de retour actualisé de la guerre froide. Le travail s’intéresse au caractère doublement insaisissable de ces milieux dissimulés et des zones grises de l’inconscient collectif marquant le climat incertain de notre époque.

Vivant tous deux à Montréal, la nature anthropologique de leurs recherches, marquées par un travail de terrain, les amènent à œuvrer dans différents contextes de résidences à l’étranger, tels que le centre 3331 Arts Chiyoda (Tokyo), le Inside Out Art Museum (Beijing), la Fondation Christoph Merian / iaab (Bâle), le Studio du Québec à Rome, Homesession (Barcelone), la Finnish Artists’ Studio Foundation (Espoo) et la Titanik Gallery (Turku). Ils ont pu montrer leurs installations multipartites en solo et en duo dans des expositions au Québec et à l’international, dont tout récemment Post-Olympiques à la Maison de la culture Côte-des-Neiges dans le cadre du 375e de Montréal, issue d’une vaste recherche sur des cycles de vie entourant la tenue des JO à Sarajevo, Athènes, Beijing, Tokyo, Munich et Montréal. Après avoir développé de nouvelles recherches individuelles ces derniers mois à Rome, les artistes poursuivront leur collaboration à l’hiver 2018 en résidence au Tokyo Arts and Space (TOKAS) avec le soutien du Conseil des arts du Canada.

http://www.virginielaganiere.com
http://www.jmdufresne.ca

Les artistes remercient le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien au projet.



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Jean-Maxime Dufresne
Virginie Laganière

Artist in Residence


In addition to their individual practices, Jean-Maxime Dufresne and Virginie Laganière have been collaborating on a regular basis since 2003. Their work investigates transformations in the built environment and urban territories, tying those to sociopolitical issues, the human psyche and
unresolved phenomena. Blurring boundaries between fictional and documentary strategies, their work primarily uses installation, photography, video, sound recording and data collecting. The work produced at Sagamie has its roots in a recent residency with the Helsinki International Artist Programme (HIAP), and will be the basis of an exhibition at L’Oeil de Poisson (Quebec City) later this year. In their research, the raw condition of bedrock in Helsinki, with its underground geology and artificial lansdscapes, becomes a conceptual hotbed for experimentation: a matter charged with speculative and unforeseen potential in respect to future ecologies, urban climatology or Cold War revival. It is a highly claimed, excavated permanent storage of all kinds, mostly vital to public needs, comprised of civilian shelters, energy distribution networks, athletic training sites, electronic data centers, a rock church and undisclosed military facilities. Through narrative encounters, the work attempts to capture an imaginary of these concealed environments and elusive grey zones quarried into the deeper collective subconscious in times of uncertainty.

While both artists are Montreal-based, their anthropological and field-work approach has led them to participate in art residencies abroad, such as the Inside Out Art Museum (Beijing), 3331 Arts Chiyoda (Tokyo), Homesession (Barcelona), the Fondation Christoph Merian / iaab (Basel), the Quebec Studio in Rome, the Finnish Artists’ Studio Foundation (Espoo) and Titanik Gallery (Turku). Their individual and collaborative work has been exhibited in different venues in Québec and internationally. This includes the recent Olympic Afterlife exhibition at the Maison de la culture de Côte des Neiges as part of the 375e de Montréal, which investigates lifecycles related to the hosting of the Olympics in Sarajevo, Athens, Beijing, Tokyo, Munich and Montréal. After developing new solo work during the last months in Rome, they will be collaborating on a research residency at Tokyo Arts and Space (TOKAS) in the winter of 2018, with support from the Canada Council for the Arts.

http://www.virginielaganiere.com
http://www.jmdufresne.ca

The artists would like to acknowledge the support of the Conseil des arts et des lettres du Québec.

lundi 11 décembre 2017

Jocelyn Robert



Jocelyn Robert
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je m'intéresse aux entre-deux, aux formes qui se cachent et qui n'apparaissent que quand on les aide un peu.... Par exemple, ma toute première exposition —Bonjour Dürer—consistait à recouvrir un mur de briques de sa propre image, réalisée en 3000 photographies, ce qui faisait apparaître le processus dans l'image, les photos ayant été prises à la lumière du jour. J'ai fait une vidéo intitulée Vermeer où les images sont d'abord isolées en photos, réassemblées une à une, puis ramenées en vidéo pour faire apparaître le mouvement de deux passants. Dans une autre vidéo —L'Invention des animaux—le mouvement d'un avion dans le ciel est animé par un algorithme de Lorenz (un attracteur étrange) ce qui lui donne une forme "naturelle". J'ai fait une installation —L'Origine des espèces— où le son entendu est une lecture du même fichier informatique qui a servi à imprimer l'image photographique que l'on voit au mur. J'ai également réalisé une série de "photographies" —Planches hors-texte— qui sont en fait des numérisations augmentées des images oubliées des publicités imprimées que l'on nous livre (de force) par la poste. De la même manière, je suis toujours fasciné par ce je-ne-sais-quoi et ce presque-rien qui fait que les situations peuvent basculer d'un coup et passer du quotidien banal au quotidien magique.

Jocelyn Robert est un artiste interdisciplinaire de Québec. Il travaille notamment en art audio, art informatique, performance, installation, vidéo et écriture. Il a réalisé de nombreuses expositions en solo et ses œuvres ont été vues dans des évènements d’envergure (Le Voyage à Nantes, France ; Nuit Blanche, Toronto ; Festival Digital Poesy, Berlin, Allemagne; Akbank Sanat, Istanbul, Turquie; ZKM, Karlsruhe, Allemagne ; Biennale of Electronic Arts of Perth, Australie ; etc.). Ses installations ont été exposées internationalement et ses œuvres sonores se retrouvent sur plus de 30 disques compacts. Il a publié de nombreux textes théoriques ou de création dans des revues spécialisées et dans des catalogues d’art, ainsi qu’un roman poétique aux éditions Le Quartanier (Montréal, 2005). En 2005, le centre VOX et la Galerie de l’UQAM lui consacraient chacun un catalogue monographique (Montréal) et un catalogue de son projet Interférences a été publié à l’été 2015 par le Musée des Beaux-Arts de Nantes. Ses œuvres font partie de la collection du Musée des Beaux-Arts de Nantes (France), du Musée National des Beaux-Arts du Québec, du Musée d’art contemporain de Montréal, de la collection Hydro-Québec, de la Galerie de l’UQAM et de collections privées.

https://jocelynrobert.com/


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Jocelyn Robert

Artist in Residence


I am interested in the in-between, in forms that hide away and appear only if one helps them out a bit… For example, my first exhibition—Bonjour Dürer—consisted of using 3,000 photographs to cover up a brick wall with an image of itself. This approach made it possible to observe the process in the image, since the photographs were taken in daylight. I made a video titled Vermeer in which the images are first isolated into photographs, then reassembled one by one to be brought back in video format so as to make the movement of two passers-by visible. In another video—L'Invention des animaux—the movement of an airplane flying across the sky is animated by a Lorenz algorithm (a strange attractor) that gives the trajectory a “natural” shape. I created an installation—The Origin of Species—in which the very computer file that served to print the photographic image one sees on the wall is made audible through a reading of it. I have made several “photograph” series—Planches hors-texte—that are in fact augmented digitizations  of forgotten images from printed advertisement material that is delivered to us (against our will) via postal mail. In the same way, I have an ongoing fascination for I-know-not-quite-what and this almost-nothing that allows situations to swerve in a instant from the trivial everyday to the magic everyday.

Jocelyn Robert is an interdisciplinary artist from Quebec City. He has notably worked in audio art, computer art, performance, installation, video and writing. He has carried out many solo exhibitions and his works have been shown in major events (Le Voyage in Nantes, France; Nuit Blanche, Toronto; Festival Digital Poesy, Berlin, Germany; Akbank Sanat, Istanbul, Turkey; ZKM, Karlsruhe, Germany; Biennale of Electronic Arts of Perth, Australia; etc. His installations have been exhibited globally and his soundworks have led to the creation of 30 CDs. He has published many theoretical or creative texts in specialized magazines and art catalogues, as well as a poetic novel with the publishing house Le Quartanier (Montréal, 2005). In 2005, the centre VOX and the Galerie de l’UQAM each dedicated a monographic catalogue (Montreal) to his practice and a catalogue about his Interférences project was published in the summer of 2015 by Musée des Beaux-Arts de Nantes. His works are part of the collections of Musée des Beaux-Arts de Nantes (France), Musée National des Beaux-Arts du Québec, Musée d’art contemporain de Montréal, Hydro-Québec collection, and Galerie de l’UQAM, as well as of private collections.

https://jocelynrobert.com/

lundi 4 décembre 2017

John Boyle-Singfield


John Boyle-Singfield
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

John Boyle-Singfield est un artiste canadien vivant à Montréal. Son travail aborde la notion de mémoire, de valeur et d’exposition à l’intérieur d’un monde lourdement affecté par la technologie, la globalisation et la violence systémique. Il a récemment exposé ses recherches à Neutral Grounds, Regina; Galerie Trois Points, Montréal; Trinity Square Video, Toronto; galerie Justina M. Barnicke, Toronto; Le Lieu, Québec et au musée d'art contemporain de Montréal.


Titre: Toute impression subjectivement inappropriée de familiarité d’une expérience présente avec un passé indéfini (Fanny Latreille), 2017. Crédit photo : John Boyle-Singfield.

http://johnboylesingfield.com/

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John Boyle-Singfield
Artist in Residence


John Boyle-Singfield is a Canadian-born artist living in Montreal. His work echoes notions of memory, value and exposure within a world heavily affected by technology, globalization and systemic violence. He has recently exhibited his research at Neutral Grounds, Regina; Galerie Trois Points, Montreal; Trinity Square Video, Toronto; galerie Justina M. Barnicke, Toronto; Le Lieu, Quebec City and at the musée d'art contemporain de Montréal.


http://johnboylesingfield.com/

lundi 27 novembre 2017

Geneviève Cadieux-Langlois



Geneviève Cadieux-Langlois
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L’ensemble de mon travail sculptural et performatif interroge ou exacerbe les rapports sociaux que j’entretiens avec mon environnement. Je disloque, reconstruis et incarne les comportements en société, les dynamiques de groupe et les relations de pouvoir qui s’y développent. L’enjeu est de rendre visibles mes affects et tensions ressenties entre les individus d’une communauté. Je construis des dispositifs parfois participatifs m’emparant de la réalité pour la décliner sur un mode alternatif (costumes, inventaire d’objets, art vivant). Ainsi, je me positionne tel un «manager relationnel, qui orchestre une prestation singulière» (Ardenne, 2002) me faisant revivre seule ou en groupe des expériences réelles pour tenter d’en développer la complexité.

Née en 1990, Geneviève Cadieux-Langlois vit et travaille à Longueuil en périphérie de Montréal (Qc, CA). Diplômée en Arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal et détentrice d’un brevet en enseignement, Geneviève développe une pratique pluridisciplinaire en performance, installation et art imprimé. Elle a participé à plusieurs expositions au Québec et à l’international et est récipiendaire du Prix de la Serre des Arts Vivants décerné lors de l’exposition «Première impression» au centre d’essais en art imprimé ARPRIM (Montréal, QC). Elle poursuivra ses recherches lors de résidences de production aux centres d’art imprimé ZOCALO (Longueuil, Qc) et IMAGO (Moncton, NB).

https://cadieuxlanglois.wixsite.com/artiste



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Geneviève Cadieux-Langlois
Artist in Residence


The entirety of my sculpture and performance work questions or exacerbates the social relation I enter into with my surroundings. I dismantle, reconstruct and embody social behaviours, group dynamics and power relations that arise in these surroundings. To make my affects and the felt tensions between the individuals of a community visible, I build set-ups, at times participative, that allow me to capture reality so as to inflect an alternative mode (costumes, object inventories, living art). I position myself as a “relational manager, who orchestrates a singular performance” (Ardenne, 2002) that allows me to relive, either alone or in a group, real experiences in view of expanding their complexity.

Geneviève Cadieux-Langlois was born in 1990 and lives in Longueuil, a Montréal suburb (Qc, CA). She holds a B.A. from Université du Québec à Montréal and a teaching certificate. Geneviève has developed a pluri-disciplinary practice spanning performance, installation and print media. She has participated in several exhibitions in Quebec and abroad and she is the recipient of the Prix de la Serre de Arts Vivants, awarded during the exhibition Première impression at the Centre d’essais en art imprimé Arprim (Montreal, QC). She will pursue her practice during creation residencies at the print media centres ZOCALO (Longueuil, Qc) and IMAGO (Moncton, NB).

https://cadieuxlanglois.wixsite.com/artiste

mercredi 22 novembre 2017

Caroline Fillion



 Titre : L’ascension de Julien Boily
Caroline Fillion
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Artiste multidisciplinaire, Caroline Fillion est originaire de Saguenay. Sa pratique conceptuelle repose sur des conjonctions symboliques ou des métaphores questionnant, détournant ou transgressant les postulats traditionnels du milieu de l’art. Une réflexion tempérée dans un absurde sérieux, sur les méthodes de légitimation de l’Art à travers ses institutions et sur le rapport entre l’œuvre, l’artiste et le commentaire qui les précède.

Elle est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi, d’un diplôme d’études supérieur en gestion des organismes culturels de HEC Montréal et d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Elle a participé à plusieurs expositions régionales, nationales et internationales. Ses œuvres figurent au sein de plusieurs collections privées et publiques, dont celles de Loto-Québec.



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Caroline Fillion
Artist in Residence


Caroline Fillion is a multidisciplinary artist from Saguenay. Her conceptual practice is rooted in symbolic conjunctions or metaphors that explore, repurpose or transgress traditional postulates of the art milieu. In a serious absurd mode this reflection is tempered on legitimation methods of Art through its institutions and on the relation between the work, artist and the comment that precedes them.

The artist holds an MFA from Université du Québec à Chicoutimi, a graduate diploma in the management of cultural organizations from HEC Montréal and a BFA from Université du Québec à Montréal. She has participated in several regional, national and international exhibitions. Her works are part of a number of private and public collections, such as the Lotto Québec collection.

lundi 20 novembre 2017

Stéfanie Requin Tremblay


crédit photo : Stéfanie Requin Tremblay, My social book, Symposium International de Baie-Saint-Paul, 2017
 
Stéfanie Requin Tremblay
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis quelques années, Stéfanie Requin Tremblay puise ses inspirations visuelles et littéraires dans la culture Internet. Utilisant son fil d’actualité comme moteur de création, elle combine, en une esthétique minimale et punk, textes poétiques et images incisives. Hors de l’ordinateur, ses œuvres prennent diverses formes imprimées – photographies, collages, livres d’artistes, fanzines, photo-romans – et nourrissent un univers intime, violent, féminin, obsédé par les thèmes de l’anxiété, de l’hygiène et du karaoké, le tout réalisé dans une imagerie pop des années 1980 et 1990, jusqu’aux années 2000.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi (2009), Stéfanie Requin Tremblay a présenté son travail dans le cadre d’expositions individuelles et collectives au Québec, notamment au centre d’artiste Le Lobe, à Espace Virtuel, au Centre Bang, à la Galerie de l’Œuvre de l’Autre et au Centre Sagamie d'Alma. Elle a présenté son exposition solo Sels de bain au centre VU à Québec en 2015 et elle était de la toute dernière édition du Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul en août 2017. Stéfanie a également participé à des évènements littéraires et à des résidences de création au Québec, notamment avec Folie/Culture en 2014 et avec le centre DARE-DARE à Montréal en 2016. Elle vient de terminer un mandat de deux ans comme commissaire en résidence au centre d’artistes Le Lobe à Saguenay où elle vient de lancer sa publication intitulée Obsolescence pop, mettant en relief des réflexions autour de cinq artistes qui interrogent l’influence d’Internet et de la culture populaire sur la création contemporaine.


http://www.stefanierequintremblay.com

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Stéfanie Requin Tremblay
Artist in Residence


For the last few years, Stéfanie Requin Tremblay has drawn literary and graphic inspiration from the Internet. Using her news feed as motivation for her work, she combines minimal and punk aesthetics, poetic texts and incisive images. Away from the computer, her works take diverse printed forms such as photographs, collage, artist’s books, fanzines, photo stories, nourishing a private world that is violent, feminine, obsessed with themes of anxiety, hygiene and karaoke, all produced in a pop imagery of the 1980s and 1990s up until the 2000 years.

Stéfanie Requin-Tremblay has a MFA in visual art from Université du Québec à Chicoutimi (2009). She has presented her work in solo and group exhibitions in Quebec, such as in Saguenay, at the artist-run centre Le Lobe in 2007, at Espace Virtuel, at Centre Bang, at Galerie de l’Œuvre de l’Autre, as well as at Centre Sagamie in Alma and at VU Photo in Quebec City to present his solo exhibition Sels de bain in 2015. She was also from the last edition of Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul in 2017.

She also has participated in various literary events and artist residencies in Quebec, in particular with Folie/Culture in 2014 and at centre DARE-DARE in Montreal in 2016. She was recently curator in residence at artist-run centre Le Lobe in Saguenay for two years, where she prepared a publication titled Obsolescence pop, highlighting five artists who examine the influence of the Internet and popular culture on contemporary art.

http://www.stefanierequintremblay.com

lundi 13 novembre 2017

Marjolaine Bourdua



Marjolaine Bourdua
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Les objets que je crée prennent les formes variées de la sculpture, du dessin, de l'installation et de la création sonore. J'ai souvent utilisé les motifs de la scène et du cadre pour réfléchir à l'idée du vide et de l'anti-spectaculaire. Je tente de créer des œuvres qui sont composées comme des réceptacles ou des espaces béants qui suggèrent une absence, une mise en suspens. Je m'intéresse également à la notion de surface. À travers différents jeux de matières et stratégies esthétiques, je tente de proposer une réflexion critique sur la dimension parfois illusoire ou attrayante du monde dans lequel nous évoluons. Le fait de créer des représentations vides est pour moi une moyen de déceler une essence à travers cet espace inventé tout en pointant son caractère creux. Ainsi, les zones vides que je compose fonctionnent comme des figures d'absorbement ou de projection imaginaire à travers lesquelles on peut percevoir un rapport au banal ou une récupération distordue d'une certaine culture populaire. 

Marjolaine Bourdua détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l'UQAM ainsi qu’un diplôme d'études supérieures de la Villa Arson à Nice. Elle a présenté son travail au Québec, en France et en Allemagne sous formes d'expositions, de commissariat et d'interventions sonores. Mentionnons entre autres, le centre d'art Optica, le Musée d'art contemporain des Laurentides, la Maison des arts de Laval et la galerie Frédéric Giroux à Paris.  Elle est impliquée en tant que membre du centre d'art et de diffusion CLARK depuis 2011.

http://marjolainebourdua.ca/


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Marjolaine Bourdua
Artist in Residence


The objects that I create take on various shapes ranging from sculpture to drawing, installation and sound art. I have often used the motifs of the stage and the frame to reflect on the idea of emptiness and the anti-spectacular. I seek to create works that are put together like vessels in which void spaces evoke an absence, a suspension. I am also interested in the notion of surface. By toying with the qualities of various materials and through aesthetic strategies, I aim to trigger a critical reflection on the at times illusionary or attractive dimension of the world in which we carry out our lives. For me, the fact of creating empty representations is a means to indicate an essence through this invented space all the while pointing to its void character. The empty zones that I compose thus function as figures of imaginary absorption via which one can glimpse a relation to the banal or a distorted recuperation of a certain popular culture.

Marjolaine Bourdua holds an MFA from UQAM as well as a graduate certificate from Villa Arson in Nice. She has presented her work in Quebec, France and Germany under various guises, such as exhibitions, curatorial projects and sound interventions. Among others, at the artist-run centre Optica, Musée d'art contemporain des Laurentides, Maison des arts de Laval and Galerie Frédéric Giroux in Paris. She has been an active member of  Centre d'art et de diffusion CLARK since 2011.

http://marjolainebourdua.ca/

mardi 7 novembre 2017

Hua Jin


Hua Jin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Hua Jin est une artiste visuelle qui a exposé ses œuvres photographiques au Canada, aux États-Unis et aux Pays-Bas. Jin est née en Chine et elle a vécu à Shanghai avant de s’installer au Canada en 2007. Jin détient une maîtrise en arts (studio Arts, Fine Art Photography) de l’Université Concordia (Montréal) et un BAC (photographie) de l’Emily Carr University of Art & Design (Vancouver). Le travail de Jin fait partie de nombreuses publications et collections privées, comme la collection publique du Museum of Contemporary Art in Shanghai (MOCA). Jin est la récipiendaire d’une bourse de Recherche et création et d’une bourse d’Acquisition et mise en marché du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Jin est la lauréate du Emerging Artist du Vancouver Mayor Art in Visual Art (2012) et la gagnante du Canadian SnapStar Photo Competition (2011). En 2012, Jin a remporté la première place du TOP20 Chinese Contemporary Photography Awards dans le cadre du Emily Carr Grad Exhibition (2012). Jin s’intéresse à la relation entre la photographie et d’autres médias, comme la vidéo, l’installation et le dessin. Les œuvres de Jin contemplent l’idée de la permanence et du changement, ainsi que la qualité évanescente de l’existence. Par le biais du langage des arts visuels et le sujet de la nature, la pratique de Jin explore une vision du monde qui épouse l’idée de l’éphémérité : du temps, de la vie et des choses matérielles.

http://huajinart.com/


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Hua Jin
Artist in Residence


Hua Jin is a visual artist who has exhibited photo-based works in Canada, USA, China, and the Netherlands. Jin was born in China and lived in Shanghai before moving to Canada in 2007. Jin received her MFA degree (studio Arts, Fine Art Photography) at Concordia University, Montreal Canada, and her BFA (Fine Art Photography) at Emily Carr University of Art & Design, Vancouver. Jin’s works are included in many publications and private collections including the public collection of Museum of Contemporary Art in Shanghai (MOCA). Jin is the receiver of the Research and Creation Grant and Acquisition and Marketing Grant from Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Jin is the winner of Canada Council International Residency and Travel Grant. Jin was the Emerging Artist of the 2012 Vancouver Mayor Art in Visual Art; the winner of Canadian SnapStar photo competition (2012), the winner of TOP20 Chinese Contemporary Photographer Award (2011). Jin received first place in the Canon Photography Awards in the 2012 Emily Carr Grad Exhibition. Jin is interested in the relationship between photography and other media, such as video, installation, and drawing. Jin’s works contemplate the idea of permanence and change, and the evanescent quality of existence. Through the language of visual art, and through the subject of nature Jin’s practices explore a worldview that embraces the idea of transience: of time, of life and of material things.

http://huajinart.com/

lundi 2 octobre 2017

Étienne Tremblay-Tardif


Étienne Tremblay-Tardif
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Par l’emploi des techniques de reproduction du texte et de l’image, Étienne Tremblay-Tardif développe une pratique spatiale matérialiste et axée sur la recherche. Dans son travail, il s’attarde à mettre en relief les textures et contextures sociales, politiques et économiques de lieux, d’architectures et d’infrastructures spécifiques.

Ses oeuvres confrontent les notions de décor et d’ornementation à la communication graphique. Il élabore des scénographies de l’information, où se lisent en filigrane les motifs intersécants de découpes et de découpages, de ratures et de striages, d’impressions et de surimpressions. Ses projets de recherche appellent des formes documentaires où s’introduisent toutefois les prospectives et contingences qui font et défont les maillages à la fois denses et ténus qui y sont cultivés selon des perspectives historiques et diachroniques. Ces travaux entretiennent le statut de propositions formelles et conceptuelles précaires : des situations possibles où sont remises en question les sémiotiques du réel et les idéologies du présent.

Étienne Tremblay-Tardif a terminé des études en histoire de l’art et études cinématographiques à l’Université de Montréal (BA 2006) et une formation en arts visuels à l’Université Concordia (BFA 2009, MFA 2013). Il a notamment participé aux expositions Open Edition (Carleton Univeristy Art Gallery, 2017), Monuments aux victimes de la liberté (AXENÉO7, 2015), L’avenir / looking forward (Biennale de Montréal / MACM, 2014), Collision 9 (Parisian Laundry, 2013) et Ignition 7 (Galerie Leonard & Bina Ellen, 2011). Il a été récipiendaire de bourses d’études de l’Université Concordia (2009, 2010) et du CRSH (2010), ainsi que de bourses de production et de recherche du CALQ (2014, 2016).

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Étienne Tremblay-Tardif
Artist in Residence


Through image and text reproduction techniques, Étienne Tremblay-Tardif has developed a research-based practice embedded in spatiality and materiality. He highlights and outlines the social, political and economic textures and contextures of site, architecture and infrastructure.

His works explore circulation and use in material culture through propositions and production strategies. They clash graphic communication with architectural ornementation, detailing and decor. They are often presented as information scenographies, whereby patterns appear as watermarks, intersecting with cut-outs and cuttings, erasures and striations, imprints and overprints.  His research projects draw on documentary forms in which speculations and contingencies make and break the tenuous but dense networks that are cultivated through historical and diachronic perspectives. These undertakings entertain a status of precarious formal and conceptual propositions: they are material scenarios which question the ideologies of the present and the semiotics of the real.

Étienne Tremblay-Tardif completed a degree in Art History and Film Studies at the Université de Montréal (BA 2006) before undertaking studies in Studio Arts at Concordia University (BFA 2009, MFA 2013). His work has been exhibited in numerous venues including Open Edition (Carleton University Art Gallery, 2017), Monuments to the victims of liberty (AXENÉO7, 2015), L’avenir / Looking Forward (Biennale de Montréal / MACM, 2014), Collision 9 (Parisian Laundry, 2013) and Ignition 7 (Galerie Leonard & Bina Ellen, 2011). He was awarded graduate fellowships from Concordia University (2009, 2010) and SSHRC (2010), as well as research and production grants from CALQ (2014, 2016).

mardi 19 septembre 2017

Laurent Lamarche


Laurent Lamarche
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)


Mon travail aborde le potentiel de transformation de la matière, de l’objet et de l’être. Je porte un intérêt particulier à l’analyse des connexions entre humain, nature et instrument dans le contexte de la relation entre art et science. En tant que sculpteur, c’est par le « faire » que j’explore cette relation, donc dans les rapports que j’entretiens avec l’instrument, l’atelier et la collecte d’objets divers (plastiques récupérés, jouets désassemblés, modèles à coller, etc.). Selon moi, l’instrument (ou l’outil) fait partie de la nature, dans le sens où il est son prolongement à travers l’action humaine. En regard de cette position, je m’intéresse à la modélisation de phénomènes naturels à travers des assemblages d’idées et d’images qui questionnent notre rapport à la nature et aux technologies actuelles. De cette mise en relation émerge une exploration de la porosité des frontières existantes entre nature et artifice. Cette exploration prend la forme d’une imagerie qui propose de nouvelles manières de faire l’expérience de phénomènes naturels (diffraction de la lumière, aurore boréale, bioluminescence) grâce à l’utilisation de lasers et au pouvoir de magnification des matériaux transparents. Ces organismes et ces phénomènes évoluent dans des univers fictionnels qui concilient art et science, nature et artifice.

Détenteur d’une maîtrise en arts visuels (2012) de l’Université du Québec à Montréal, Laurent Lamarche pratique autant la photographie, la sculpture que l’installation. Son travail a été présenté dans des expositions collectives et individuelles au Québec et à l’étranger; elles font partie de nombreuses collections privées et publiques. Il est représenté par la galerie Art Mûr à Montréal.

http://laurentlamarche.com/


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Laurent Lamarche
Artist in Residence
 
For years, Laurent Lamarche has questioned the relationship between nature and artifice by producing fictional living organisms. Lamarche's practice explores the following question, which is at the heart of his work: when blurring the boundaries between fact and fiction, how does one conceive of a method that can express what remains beyond words. In order to address this question, Lamarche interrogates the relationship between art and science and how both disciplines study the transformation of matter. While scientists observe actual data, drawn from the visible and knowable, Lamarche explores this data in a way that allows him to elaborate a new scientific-artistic paradigm. By doing so, his work becomes inscribed in the realm of the possible or, in other words, of the fictional and the imaginary.

Laurent Lamarche is interested in constructing models of natural phenomena by investigating ideas and images that question our relationship to nature and current technologies. These investigations enable him to explore the porous boundaries between nature and artifice. The artist produces sculptures that evoke both microcosmic and macrocosmic worlds with their uncanny and hybrid forms. He uses recuperated transparent plastic wrappers and kinetic principles as his mediums, which allow him to create sculptural installations that question the conditions and stakes involved in transforming materials. He heats, glues, stretches, bends, twists, and folds the plastic in order to shape objects that trigger visual experiences that are out of the ordinary. His sculptures, photographs and installations evoke a variety of images that are closely linked to his investigations. Recently, Lamarche suggested new ways of experiencing natural phenomena (such as light diffraction, aurora borealis, and bioluminescence) by magnifying transparent materials and using lasers as part of his art practice. The organisms and phenomena in his work evolve in fictional worlds that blur the boundaries between art and science, nature and artifice.

Laurent Lamarche, who holds a MFA (2012) from the Université du Québec à Montréal, works in photography, sculpture and installation. His works have been presented in group and solo exhibitions in Quebec and abroad (US, Spain, Denmark, China, Italy) and they are part of many private and public collections (notably those of the Musée national des beaux-arts du Québec, the Cirque du Soleil, Loto-Québec, Tourisme Montréal and University of California—Berkeley. He is represented by the gallery Art Mûr in Montreal. 


http://laurentlamarche.com/

lundi 11 septembre 2017

Fred Laforge



Fred Laforge
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

À l’intérieur de ma recherche, j’envisage l’expérience esthétique comme un espace de réflexion face au discours dominant. Dans cette perspective, je me suis longtemps intéressé à la représentation de corps atypiques, c’est-à-dire à certains types de corps faisant l’objet d’un jugement de valeur dépréciatif au sein des sociétés occidentales : principalement des personnes obèses, trisomiques ou des femmes à forte pilosité. L’objectif étant d’étudier comment les représentations du corps sont normées par le discours dominant, mais aussi comment les comportements, les postures et les interactions entre individus sont conditionnés par ce même discours. À travers ma recherche, je questionne également la notion de perception, je cherche à comprendre comment l’expérience esthétique encourage le spectateur à observer autrement sa réalité quotidienne. Mon ambition est de témoigner de l’ambiguïté de la perception, et de souligner la complexité de l’expérience humaine. J’ai également un intérêt marqué pour les enjeux liés à la culture, notamment, en considérant d’un point de vue critique certaines formes de dualisme: l’identité et la diversité, la rigidité et la souplesse, la haute et la basse culture, la culture antique et contemporaine, la culture occidentale et autochtone.


Fred Laforge vit et travaille à Montréal. Il a terminé en 2016 un doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal.  Son travail a été diffusé au Canada comme à l’étranger lors de plusieurs expositions individuelles et collectives. Il a notamment participé à la Manif d’art de Québec, la Foire Papier, la Biennale de Vrsac en Serbie et la foire Scope à New York. Son travail a récemment été présenté au Musée National de l’estampe de Mexico. Fred Laforge a reçu de nombreuses bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du Canada ainsi que du Fonds de recherche Société et culture du Québec. Ses œuvres font partie de collections privées et institutionnelles dont le Musée National des Beaux Arts du Québec.


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Fred Laforge
Artist in Residence


In my artistic practice, I envisage aesthetic experience as a space for reflection in the face of the dominant discourse. In this perspective, I have for many years focused on the representation of atypical bodies, i.e. certain types of bodies that are subjected to disparaging value judgments within Western societies: mainly obese, trisomic people or women with abundant body hair. The goal is not only to study how representations of the body are normalized by the dominant discourse, but also how behaviours, positions and interactions between individuals are conditioned by the same discourse. Through my research, I also explore the notion of perception in an attempt to understand how aesthetic experience encourages viewers to see their everyday life differently. My ambition is to testify to the ambiguity of perception and to underscore the complexity of human experience. I also have a strong interest in issues pertaining to culture, notably by viewing certain forms of dualism in a critical perspective: identity and diversity, rigour and flexibility, high and low culture, ancient and contemporary culture, Western and Indigenous culture.

Fred Laforge lives and works in Montreal. In 2016, he completed a practice-based Ph.D. in fine art at Université du Québec à Montréal. His work has been disseminated in Canada and abroad as part of several solo and group exhibitions. He has notably participated in the Manif d’art in Quebec City, the Paper Fair in Montreal, the Vrsac Biennale in Serbia and the Scope Fair in New York City. His work was recently shown at the Museo de la Estampa in Mexico City. Fred Laforge has received many grants from the Conseil des Arts et des Lettres du Québec, the Canada Council for the Arts as well as from the Fonds de recherche Société et culture du Québec. His works are part of private and institutional collections, among which the Musée National des Beaux Arts du Québec.

lundi 28 août 2017

Jenn E. Norton



Jenn E. Norton
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Jenn E Norton est une artiste interdisciplinaire travaillant étroitement avec les technologies. Dans sa pratique, elle associe procédés formels et intuitifs. Faisant fréquemment appel à la vidéo interactive stéréoscopique, à l'animation, à l'installation, à la sculpture sonore et cinétique, les compositions créatives empreintes d'images disjonctives de Jenn E. Norton sont ensuite regroupées lors de la postproduction, donnant lieu à des paysages familiers, à des objets et à des activités étranges, offrant ainsi de nouveaux horizons à ses propositions. Norton est actuellement étudiante au doctorat en arts visuels à l'Université d'York. Son travail de recherche est en quête de métaphores et d'analogies qui sont communes à la démarche des artistes et des physiciens.

Jenn E. Norton a exposé au Canada et à l'étranger. Elle est récipiendaire de nombreux prix et subventions qui lui ont notamment permis de séjourner à la Cité Internationale des Arts de Paris (France), grâce au programme de résidence internationale du Conseil des Arts du Canada. Elle a également remporté la médaille d'excellence en Arts médiatiques intégrés de l'OCAD U. Récemment, le travail vidéographique de Jenn E. Norton a été présenté lors de l'exposition Lorna Mills, Ways of Something, associée à DREAMLANDS: IMMERSIVE CINEMA AND ART, 1905–2016, au Whitney Museum of American Art, ainsi que dans le cadre de Mondes bricolés à la Galerie d'art de Guelph et de in/future, à l’Ontario Place. En 2018, elle présentera une exposition individuelle, intitulée Slipstream, dont la première aura lieu à la galerie Robert McLaughlin, qui sera ensuite accueillie à plusieurs endroits à travers le Canada. Elle se joindra également à une exposition de groupe qui offrira un survol de l'art interactif au Canada et sera présentée à THEMUSEUM de Kitchener, en Ontario.

http://jennenorton.blogspot.ca/

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Jenn E. Norton
Artist in Residence

Jenn E Norton is an interdisciplinary artist working closely with the technologies she employs within her studio practice, marrying formal and intuitive processes.  Often using stereoscopic interactive video, animation, installation, sound and kinetic sculpture, Norton's imaginative compositions of disjunctive imagery are bound together in post-production, rendering familiar landscapes, objects, and activities strange, reframing longstanding expectations.  Norton is currently researching metaphor and analogy as it is used by artists and physicists as a PhD student of Visual Arts at York University.

Norton has exhibited nationally and internationally, winning numerous awards for her work, including the Canada Council for the Arts International Residency Program at La cité Internationale des Arts (Paris, France), and the OCADU Integrated Media Medal. Recently Norton's video work was included in Lorna Mills' 'Ways of Something' at DREAMLANDS: IMMERSIVE CINEMA AND ART, 1905–2016 at the Whitney Museum of American Art, Mondes Bricolés at the Art Gallery of Guelph, and in/future, at Ontario Place.  Upcoming 2018 exhibitions include Slipstream, a nationwide touring solo exhibition premiering at the Robert McLaughlin Gallery, and in a group show surveying interactive art in Canada at THEMUSEUM in Kitchener, Ontario.


http://jennenorton.blogspot.ca/