lundi 12 septembre 2016

Sarah Thibault



Sarah Thibault
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ma pratique discute actuellement de l’objet d’art décoratif et de son ingérence dans les relations humaines. La charge symbolique transmise par ces objets me captive singulièrement et occupe une place privilégiée dans mes recherches. Ces objets ont la particularité d’être à la fois intimes et politiques puisque leur emploi et leur raffinement sont généralement dirigés vers le regard d’autrui même si leur utilisation demeure principalement personnelle, engendrant ainsi un attachement particulier avec l’individu.

Travaillant à partir de l’hyperbole, je cherche à discuter de la mise en scène du pouvoir, de la consommation ostentatoire en résultant et de son utilisation pour consolider pouvoirs et privilèges dans nos sociétés. En s’articulant visuellement autour d’une appropriation de la culture visuelle du pouvoir, ma pratique tend à accentuer le ridicule des habitudes se rattachant à son exercice et à critiquer l’archaïsme des coutumes sociales actuelles basées sur un système hiérarchique. Cette appropriation visuelle s’ancre dans une démarche d’affranchissement visant à questionner notre relation avec le pouvoir en prenant le contrôle de ses véhicules.

Sarah Thibault est une artiste émergente vivant et pratiquant dans la ville de Québec dont le travail est principalement dirigé vers l’objet. Depuis sa sortie de l’école en 2014, elle a entre autres présenté sa première exposition solo à la galerie Art Mûr, a participé à une résidence au Hantsport Studio residency et a également été récipiendaire d'une bourse Première Ovation. Au cours de son parcours, son travail a été exposé dans plusieurs villes canadiennes, dont Montréal, Toronto et Québec.

http://www.sarah-thibault.com/
 

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Sarah Thibault
Artist in Residence


My current practice focuses on decorative art objects and their intrusion in human relationships. The symbolic charge transmitted by these objects captivates me in a singular way and has a prominent place in my research. These objects have the particularity of being both intimate and political since their purpose and refinement are usually geared at the gaze of the other, even if their use remains primarily personal, thus producing a particular connection with the individual.
I take hyperbole as a starting point to discuss displays of power and the conspicuous consumption that results from the use of these objects to consolidate power and privileges in our society. My practice is driven by an appropriation of the visual culture of power and thereby seeks to emphasize the absurdity of the habits linked to its use and to criticize the archaism of current social customs founded on a hierarchical system. This visual appropriation is rooted in an emancipation process that questions our relationship to power by taking control of its vehicles.

Sarah Thibault is an emerging artist who lives and practices in Quebec City. Her work focuses primarily on the object. Since graduating in 2014, she has, among other things, presented her first solo show at Art Mûr and participated in a residency at Hantsport Studio. She has also been the recipient of a Première Ovation grant. Over the course of her artistic journey, she has exhibited her work in several Canadian cities, among which Montreal, Toronto and Quebec City.

http://www.sarah-thibault.com/

lundi 29 août 2016

Caroline Cloutier et Martin Désilets



Caroline Cloutier et Martin Désilets
Artistes en résidence / Artists in Residence

(English follows)

Les compositions répétitives et minimalistes m’éveillent sur d’infimes variations, sur la richesse des silences. Cela apaise et ouvre l’esprit, telle une sorte de méditation. - C.C.

[...] les infimes variations et la richesse des silences, voilà peut-être ce qui manque le plus. Si tout est bruyant et spectaculaire, si tout est image ou commentaire... peut-être que c’en est assez. - M.D.*

De retour d’une résidence au Parc national du Gros Morne à Terre-Neuve (avec The Rooms, St-John’s, T.-N.), Caroline Cloutier et Martin Désilets poursuivront au Centre SAGAMIE les recherches réalisées individuellement sur ce territoire. Cette deuxième résidence partagée sera l’occasion d’échanger davantage autour de problématiques communes, liés au phénomène de la lumière et ses multiples variations, à la matérialité de l’image imprimée... et milles autres choses ténues.

Caroline Cloutier s’intéresse à la fonction réfléchissante inhérente aux images spéculaires et photographiques, ainsi qu’à leur pouvoir d’évocation d’espaces virtuels. Durant son passage au Parc du Gros Morne, elle a étudié différents motifs naturels qui réfléchissent ou diffusent la lumière: l’eau, la neige et tout particulièrement le brouillard. Cette résidence au Centre SAGAMIE lui permettra d’examiner de quelle manière ces matières photographiques influenceront ses recherches à venir. Elle profitera aussi de son passage au centre pour produire sa première exposition à l’étranger, une installation photographique présentée cet automne au Kunstsammlung des Landes OÖ à Linz (AUT).

La pratique récente de Martin Désilets s’appuie sur un approfondissement des fondamentaux de la photographie et une exploration de ses mésusages. En résidence dans le Parc du Gros Morne, il a travaillé à partir de la lumière du lieu et des couleurs du territoire, cherchant à en isoler certains faits abstraits. À l’aide d’un dispositif qui autorise des mouvements de l’appareil photo et de surfaces dont la matérialité et l’opacité varient, il a réalisé d’innombrables prises de vue. Ce matériau, exempt de représentation, sera le point d’appui de nouvelles recherches en résidence au Centre SAGAMIE.

 * Extrait d’une correspondance par courriel datant du 10 mai 2015. Bien que ces mots concernent la musique, ils témoignent néanmoins d’un parti-pris esthétique et d’intérêts que partagent les deux artistes.

http://www.carolinecloutier.net/

https://martindesilets.com/


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Caroline Cloutier et Martin Désilets
Artists in Residence


The repetitive and minimalist compositions awaken me to infinitesimal variations, to the richness of silences. This calms and opens the mind, much like meditation. – C.C.

[. . .] infinitesimal variations and the richness of silences, that may be what we most lack. If everything is noise and spectacle, all image and comment, perhaps we have had enough. – M.D.*

Back from a residency at Gros Morne National Park in Newfoundland (with The Rooms, St-John’s, NL), Caroline Cloutier and Martin Désilets will use their residency at Centre SAGAMIE to continue the research they undertook individually on this territory. This second shared residency will be an opportunity to continue exploring joint problematics related to the phenomenon of light and its multiple variations, to the materiality of the printed image... and a thousand other subtle things.

Caroline Cloutier is interested in the reflective function that inheres in specular and photographic images, and in their ability to evoke virtual spaces. During her stay in Gros Morne Park, she studied various natural motifs that reflect light: water, snow and more particularly, fog. This residency at Centre SAGAMIE will allow her to analyse how these photographic materials will influence her future research. She will also take advantage of her stay at the centre to produce her first exhibition abroad, a photography exhibition to be shown this fall at Kunstsammlung des Landes OÖ in Linz (Austria).

Martin Désilets’ recent practice is guided by an extensive examination of photography’s fundamentals, and an exploration of its misuse(s). In residency at the Gros Morne National Park, he worked with the light and colours of the land, as he sought to isolate certain abstract manifestations. Thanks to a device facilitating camera movement and to surfaces with a variable opacity, he created innumerable shots. This material, entirely exempt of representation, is the pivot of the new research will carry out during my residency at Centre SAGAMIE.

 * Excerpt from an email exchange from May 10, 2015. Though these words referred to music, they also speak to the artists’ shared aesthetic stance and interests.

http://www.carolinecloutier.net/

https://martindesilets.com/

lundi 22 août 2016

Katherine Melançon



Katherine Melançon
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ma pratique s’intéresse au processus, à l’utilisation de matériaux non traditionnels et au partage/à l’abandon du contrôle. Dans une boucle constante entre expérimentation et résultats, je cherche à remettre en question les limites d’un matériau et à explorer son parcours jusqu’à sa dématérialisation ou sa rematérialisation. Pour aller à la rencontre de ces limites, j’aime renoncer au contrôle et le partager, notamment, avec les machines et les algorithmes, la nature, sa météo ou des principes chimiques. Récemment, j’ai exploré le contexte comme contrainte et les principes liés à la philosophie japonaise du wabisabi : l’impermanence, l’imperfection et l’incomplet. La résidence au Centre SAGAMIE me permettra d’explorer de nouvelles avenues en prévision d’une exposition individuelle à Montréal en 2017.

Katherine a obtenu une maîtrise en beaux-arts à la Central Saint Martins University of the Arts (Royaume-Uni) et un baccalauréat en communications – médias interactifs de l’UQAM. Elle a exposé au Canada et aux États-Unis ainsi qu’en Europe, notamment en France, en Italie et au Royaume-Uni. Elle a été sélectionnée pour prendre part à Plat(t)form 11 au Fotomuseum de Winthertur en Suisse et a pris part à l’exposition « Analogue/Digital 100 years of printmaking » à la galerie Lethaby de Londres et à Québec Show Off à l’Espace Pierre Cardin à Paris.

image: Seven Sisters National Park Series - Fauna 2013

https://katherinemelancon.com/


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Katherine Melançon
Artist in Residence

I am interested in processes, in the use of nontraditional materials and in the act of giving up control. Through a constant loop between experimentation and results, my work questions the boundaries of a material and explore the path to its own dematerialisation or rematerialisation. To confront these boundaries, I hand over control during the process to machines and algorithms, nature, weather and chemical principles, among others. Recently, I have been exploring context as a constraint along with principles from wabisabi, a Japanese philosophy that entails impermanence, imperfection and incompleteness. At Sagamie Center, I intend to explore new ways of showing my still lifes for a solo show in Montreal in 2017.

Katherine obtained her Masters in Fine Arts from Central Saint Martins University of the Arts (UK) and her BA in Communications studies/Interactive Medias from UQAM. Her works have been exhibited in Canada, the US and various countries in Europe, including in France, Italy and the UK. She was selected to take part in Plat(t)form11 at the Winthertur Fotomuseum in Switzerland and has exhibited in “Analogue/Digital 100 years of printmaking” at London’s Lethaby Gallery and in Québec Show Off at Espace Pierre Cardin in Paris.

https://katherinemelancon.com/

lundi 15 août 2016

Janie Julien-Fort



Janie Julien-Fort
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Originaire de Rouyn-Noranda, Janie Julien-Fort est présentement établie à Montréal. Au terme de ses études en photographie, elle obtient un baccalauréat en éducation et une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. En 2011, elle réalise également un stage de production au studio national des arts contemporains Le Fresnoy, en France. Récipiendaire du prix de fondation Sylvie et Simon Blais pour la relève, de la bourse Charest-Wallot, de la bourse FARE et de bourses de recherche du CALQ et du FQRSC, elle a participé à plusieurs expositions et événements au Canada et à l’étranger notamment au Palais de Tokyo à Paris et au KW Institute for Contemporary Art à Berlin dans le cadre de la ARTE Video Night, au musée des Beaux arts d’Angers, à la galerie Simon Blais, la Parisian Laundry, DARE-DARE, Verticale, au centre d’exposition de Val d’or, et à l’Écart, lieu d’art actuel. Elle a été membre du conseil d’administration du centre d’artistes le Cabinet, espace de production photographique. Elle donne également des formations sur les procédés photographiques traditionnels et alternatifs auprès des jeunes et moins jeunes.

Je m’intéresse aux spécificités propres à la matière photosensible dans un contexte dominé par les procédés numériques. J’explore la photographie et la manipulation des images en chambre noire sous de multiples facettes telles que le photogramme, le sténopé et les chimigrammes. Les traces, le temps, la mémoire, l’effacement et la disparition sont au cœur de mes préoccupations artistiques.

L’attitude d’ouverture à l’instabilité du médium que j’entretiens dans ma démarche me permet de travailler avec les imprévus qui surviennent et d’en tirer profit dans l’œuvre.  Je m’approprie les accidents photographiques pour leur potentiel expressif permettant de révéler la signification des images, leur réalité d’empreintes indicielles et illusoires à la fois. Ces traces contribuent à nous rappeler la précarité de notre existence. Elles renvoient au deuil, aux repères qui s’effritent, à la dégénérescence, à la fragilité de l’être et plus simplement au passage du temps.  

J’accorde une grande importance à la spatialisation de mon travail. Je cherche dans ma banque de photographies des résonnances particulières pour créer des espaces imaginaires dans lesquels passé, présent et futur semblent se confondre. Les images que j’accumule au fil des années sont parfois rassemblées dans des configurations évoquant une constellation, diffusées sur l’internet sous forme de carte interactive ou se présentent de façon traditionnelle. Je souhaite consacrer ma résidence au centre Sagamie à un projet inédit de photographies panoramiques réalisées lors de mes voyages à l’aide d’un appareil photo de carton déposé à même le sol sur lequel je travaille depuis 8 ans.

http://janiejfort.com/


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Janie Julien-Fort
Artist in Residence


Originally from Rouyn-Noranda, Janie Julien-Fort is currently based in Montreal. Following studies in photography, she obtained a Bachelor of Education and a Master of Visual and Media Arts from UQAM. In 2011, she completed an internship at the Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains in France. Julien-Fort is also a recipient of the Fondation Sylvie et Simon Blais Award for Emerging Visual Artists (2012), the Charest-Wallot merit scholarship, the Excellence Fellowship from UQAM’s Fonds à l’Accessibilité et à la Réussite des Études (FARE) and research grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Fonds de recherche Société et culture. She has participated in several exhibitions and events throughout Canada and abroad, notably at the Palais de Tokyo, Paris; the KW Institute for Contemporary Art, Berlin within the framework of the ARTE Video Night; the Galerie Simon Blais; the Parisian Laundry; the Centre d’exposition de Val-d’Or; and at l’Écart—a contemporary art space. She was a member of the Board of Directors of the artist centre Le Cabinet, espace de production photographique. She also teaches traditional and alternative photography techniques to young and old alike.

I am interested in the specificities of photosensitive material within a context dominated by digital processes. I explore photography and darkroom image processing in various forms such as photograms, pinhole cameras and chemigrams. Traces, time, memory, erasure and disappearance are central to my artistic practice.

In my approach I draw on the medium’s instability in order to welcome unexpected occurrences and make use them in my work. I appropriate photographic accidents and their expressive potential, which make it possible to reveal the meaning of the images in their at once indexical and illusionary manifestations. These traces are reminders of the precariousness of our existence.  They evoke mourning, vanishing points of reference, deterioration, the fragility of life or, simply, the passage of time.

The spatial aspect of my work is very important to me. I search through my database of photographs to find particular resonances to create imaginary spaces in which past, present and future seem to converge. The images I accumulate over the years are sometimes brought together in configurations evoking a constellation that is disseminated online as an interactive map or shown in a traditional manner. I wish to dedicate my residency at Sagamie to a new project of panoramic photographs created during my trips in which I use a cardboard camera—placed directly on the ground—that I have been working on for 8 years.

http://janiejfort.com/

lundi 20 juin 2016

Barbara Claus



Barbara Claus
Artiste en résidence / Artist in Residence


J’ai présenté des solos et des expositions collectives pour lesquelles je tiens à remercier les artistes participants. Je vous remercie de faire ce métier; merci à Dominique Colpé, Michel Maes, Colette Bitker, Jacques Calonne, Pierre Cordier, Paulette Faignard-Preud’homme, Claude Foubert, Philippe Geluck, Pierre Ivacheff, Lismonde, Jean-Pierre Point, Jef Vaes, Francis Vaes, André Willequet, Mylène Devolder, Pierre Alechinsky, Pol Bury, Eduardo Chillida, Laurence Dervaux, Sam Francis, Izabella Gustowska, Alain Lambillotte, Takesada Matsutani, Joan Miro, Reinhoud, Antoni Tapiès, Walasse Ting, Vladimir Velickovic, Etienne Wayembergh, Bernadette Prédair, Léo Copers, Michel Couturier, Daniel Dutrieux, Michel François, Anne Véronica Janssens, Bernadette Kluyskens, Leen Lybeer, Jacqueline Mesmaeker, Alain Paiement, Jean Claude Riga, Bernard Villers, les artistes rencontré en résidence à Banff, Alain Buscarlet, Sophie Franck, Thierry Goffart, Philippe Seynaeve, Dominique Thirion, Fritz Van Damme, Peter Van Gheluwe, Anne Mie Van Kerckhoven, Marc Van Elst, Hugo Leon Morales, Frank Theys, Marianne Berenhaut, Luc Bonduelle, Allart Lakke, Patrick Corillon, David Naylor, Isabelle Laverdière, Roberto Pellegrinuzzi, François Cormier, Richard Mill, Devora Neumark, Joseph Branco, Lorna Brown, Panya Clark, Marie A.Côté, Lucie Lefebvre, Lani Maestro, Robert Windrum, Kelly Wood, Francesca Penserini, Violaine Poirier, André Clément, Ms Elena Alvarez, Magnus Bärthas, Daniel Canogar, Alfredo Jaar, Ana Teresa Ortega, Pedro Meyer, Paloma Navares, Wojciech Prazmowski, Eva Quintas, Shauna Beharry, Andrew Forster, Sylvie Fortin, Gwen MacGregor, Nadine Norman, Penelope Stewart, Mindy Yan Miller, Marie-France Brière, Karole Biron, Sébastien Reuzé, Michel Bélanger, Carl Bouchard, Françoise Dugré, Joanne Tremblay, Thiago Szmrecsanyi, Louis Cummins, Alain Laframboise, Lucie Robert, Susan Smereka, Marjolaine Bourgeois, Eruoma Awasnish, Kai Chan, Pierre Durette, Mathieu Latulipe, Karine Payette, Matt Shane, Azadeh Tajpour, Giorgia Volpe, Philippe Allard, Dominique Angel, Anne Parisien, Noémi McComber, Eugénie Cliché, Lamathilde, Marie-Andrée Houde, Victoria Stanton et Pierre Blache; ainsi que tous ceux et celles que j’aurais omis de mentionner.

Merci aux artistes qui ont créé des œuvres qui m’ont inspirée, émue et me donnent la force de continuer. Je remercie également les personnes et les institutions publiques et privées qui ont cru en moi et m’ont permis de poursuivre ma quête de sens jusqu’à aujourd’hui.


http://www.barbaraclaus.com

Photo : Guy L'Heureux, 2012

vendredi 10 juin 2016

Lancement de la monographie :



LANCEMENT DE LA MONOGRAPHIE
RENÉE LAVAILLANTE, UNE ARCHÉOLOGIE DU DESSIN
texte de Nathalie Miglioli

le MERCREDI 15 JUIN À 17 H
à la LIBRAIRIE LE PORT DE TÊTE
262, avenue du Mont-Royal Est, Montréal (Métro Mont-Royal)

Publié conjointement par Occurrence et SAGAMIE éditions d’art, l’ouvrage de 130 pages contient quatre-vingt-dix planches couleur couvrant les années 1986-2015, une analyse de Nathalie Miglioli, des notices rédigées par l'artiste, une chronologie illustrée et une bibliographie. Une traduction anglaise accompagne le texte principal. Les dessins de l'exposition Au bonheur des galets, présentée par l’artiste à la galerie Occurrence en mai 2015, viennent clore l’ensemble.

« Dans l’aveuglement, à la merci de l’accident, soumise aux pas d’inconnus ou à la voix de promeneurs, la ligne chez l’artiste Renée Lavaillante surgit, pourtant, de l’indocilité. Au fil des projets, la ligne relève des trajets, révèle des parcours, représente le hasard du mouvement ou marque le passage du temps. Toujours fruit d’une sorte de détournement ou d’une négation des conventions, elle cherche la manifestation d’un dessin qui soit infidèle aux définitions classiques du disegno. » (N. Miglioli)

lundi 30 mai 2016

David Martineau Lachance



David Martineau Lachance
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Venant d’une formation en cinéma, mon travail s’articule principalement autour de thèmes archétypaux. Les formes primordiales, ainsi que leurs manifestations dans la culture, sont au centre de ma pratique.

Il est question d’un foisonnement d’idées et de visions inspirées de formes archaïques qui se sont, tout au long de l’histoire, manifestées dans une mythologie de l’occulte, mais aussi du spectacle comique à travers la vidéo.

Interrogeant un monde singulier, mes pièces tentent de rendre un certain mystère tangible, une sorte d’empreinte de l’imaginaire collectif. J’aborde tantôt les obélisques, les totems ou les masques rituels, tantôt les montgolfières, les extraterrestres et les animaux.

Né à Québec, David Martineau Lachance vit et travaille à Montréal. Formé à Concordia en animation, il s’intéresse d’abord à l’image mouvante. Ses vidéos sont projetées, entre autres, au Melbourne International Animation Festival et, en Europe, au Berlin ZEBRA Poetry Film Festival. En 2012, FOFA Gallery réservera sa chambre noire à Like This. Pratiquant maintenant le dessin et l’installation, il termine une maitrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal en 2015. Il a exposé récemment chez ART MÛR ainsi qu’à la Galerie Les Territoires. Il était parmi les artistes du Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul et compléta la nouvelle murale du centre DARE-DARE à Montréal l'été dernier.

http://www.martineaulachance.com

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David Martineau Lachance
Artist in Residence

 
Influenced by my background in film, my work is mainly structured around archetypical themes. Primordial forms, as well as their manifestations in culture are at the heart of my practice.

It is about a proliferation of ideas and visions inspired by archaic forms that have taken shape throughout history in a mythology of the occult; as much as it is about the comical show created through the use of video.

In examining a singular world, my pieces seek to convey a kind of tangible mystery, a sort of imprint of the collective imagination. I can focus as much on obelisks, totems or ritual masks, as on hot air balloons, aliens or animals.

Originally from Quebec-City, David Martineau Lachance lives and works in Montreal. Trained at Concordia in animation film, his first interest is in the moving image. His videos have been projected, among other places, at the Melbourne International Animation Festival and at the Berlin ZEBRA Poetry Film Festival in Germany. In 2012, FOFA Gallery reserved its black room for Like This. In parallel to his drawing and installation practice, he earned a MFA at Université du Québec à Montréal in 2015. He recently exhibited at ART MÛR as well as at Galerie Les Territoires. Last summer he was among the artists selected for the International Symposium of Contemporary Art of Baie-Saint-Paul and he completed the new mural of the artist centre DARE-DARE in Montréal.


http://www.martineaulachance.com

lundi 9 mai 2016

Geneviève Lapierre



Geneviève Lapierre
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Le travail de Geneviève Lapierre est le résultat d'une pratique hybride se situant entre la peinture, la manipulation de la photographie numérique et le collage. Elle construit des mises en scène séduisantes et ambiguës apparaissant au centre d'environnements insolites. Ces œuvres exposent des jeux de compositions, de textures et de couleurs magnifiées. D'abord guidées par la recherche de sens, les interventions picturales proposent un dialogue esthétique entre sujet et matière, qui évoque les mystères de l’existence. Le vêtement dans l’œuvre est une structure centrale, riche et inépuisable tant par son pouvoir évocateur que par sa forme. Soutenu dans la posture d'un corps plus ou moins effacé et défait de son identité, l'artiste explore les possibilités métaphoriques qu'offre le vêtement.

Diplômée d'un Baccalauréat arts visuels de l’Université Laval en 2004, elle fut récipiendaire de la bourse de création et de production en arts visuels Première Ovation de la ville de Québec en 2012 et 2014. Son travail a été présenté lors d’expositions solos et collectives au Québec, au Nicaragua et au Mexique : en 2015 à L'Artothèque (Montréal), en 2014 à la Galerie Sherpa (Québec), au Musée du Bas-Saint-Laurent (Rivière-du-Loup) et à La foire d'art contemporain de Saint-Lambert, en 2013 à la Galerie d’Este (Montréal), en 2012 à L’Établi (Québec), en 2011 à la Galerie Tzara (Québec) et au Centre d’artiste Grave (Victoriaville) en 2006. Parallèlement, elle collabore à plusieurs projets de création comme costumière, directrice artistique, assistante à la réalisation et performeuse.


http://genevievelapierreart.blogspot.ca/

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Geneviève Lapierre
Artist in Residence


Geneviève Lapierre’s work is the result of a hybrid practice situated between painting, digital photography manipulation and collage. She constructs seductive and ambiguous stagings that appear in unusual environments. The works expose plays of compositions, textures and magnified colours. At first guided by a search for meaning, the pictorial interventions evoke the  mysteries of existence through an aesthetic dialogue between subject and matter. Through its evocative power as well as its form, clothing is a central structure of the work. Supported by the posture of a more or less removed and self-effacing body, the artist explores the metaphorical possibilities clothing offers.

Geneviève Lapierre earned a MFA at Université Laval in 2004. In 2012 and 2014 she was the recipient of the visual arts creation and production grant Premìere Ovation awarded by the City of Quebec. Her work has been shown during solo and group exhibitions in Quebec, Nicaragua and Mexico: in 2015 at the Arthothèque (Montreal), in 2014 at the Galerie Sherpa (Quebec City), at Musée du Bas-Saint-Laurent (Rivière-du-Loup) and at La foire d'art contemporain de Saint-Lambert, in 2013 at Galerie d’Este (Montréal), in 2012 at L’Établi (Québec), in 2011 at Galerie Tzara (Québec) and at Centre d’artiste Grave (Victoriaville) in 2006. In parallel, she contributes to various projects as a costume designer, artistic director, direction assistant and performer.

http://genevievelapierreart.blogspot.ca/

lundi 2 mai 2016

Annie Descôteaux



Annie Descôteaux
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mon travail repose sur le collage. Je découpe au ciseau et j’assemble mes compositions à partir de cartons de couleur. Cela répond à mon besoin de reproduire les aplats que j’affectionne en peinture. De ce procédé naissent des images qui évoquent le bricolage, mais rapidement les jolies compositions détrompent. Dans mes découpages, un monde artificiel se déploie et me permet de questionner celui dans lequel je vis. La nature que l’on domestique, la nourriture que l’on apprête et les objets que l’on façonne m’ont toujours semblé mener à des coutumes bien étranges, qui servent de point de départ à la construction de scénarios aux contours stylisés.  Mais ne soyons pas dupes : il y a toujours une pièce d’ébréchée dans le service de porcelaine.  Les banquets volent en éclats et les étagères surchargées cèdent sous le poids de plantes en pots. Dans un monde où l’obsolescence est programmée, les objets se cassent, se défilent, nous jouent des tours.

Originaire de Québec, Annie Descôteaux vit et travaille à Montréal. Candidate à la maîtrise en arts visuels à l'université Concordia, elle a présenté ses œuvres en solo à la galerie B-312 (2016), à L'Œil de poisson (2015) et à Axenéo7 (2012). De plus, elle a pris part au 33e symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul, ainsi qu'à de nombreux événements collectifs dont Stations, People, Eat, Drink de la Parisian Laundry (2014) et Champs amical à Occurence (2014). Parallèlement, elle collabore étroitement au trimestriel Estuaire en signant  les illustrations des numéros parus en 2015. Récipiendaire de bourses de recherche et création du Conseil des arts du Canada (2010) et du Conseil des arts et des lettres du Québec (2009), elle s'intéresse à la valeur narrative inoculée aux objets du quotidien ainsi qu'à leur obsolescence programmée.

http://www.anniedescoteaux.com/


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Annie Descôteaux
Artist in Residence

My work is based on collage. I make scissor cut-outs and assemble my compositions using coloured cardboard. This resonates with my desire to recreate the colour surfaces I am fond of in painting. This process results in images which evoke craft activities, but the pretty compositions quickly reveal another dimension. In my cut-outs an artificial world opens up, a world which allows me to question the one I live in. I’ve always viewed the nature that we domesticate, the food we prepare and the objects we fashion as leading to somewhat strange customs, ones which serve as a starting point for the development of stylized scenarios. But let us not be fooled: there is always a chipped piece in the porcelain dinner service. Banquets are shattered and the overloaded shelves cave in under the weight of the potted plans. In a world of planned obsolescence, objects break, slip away and play tricks on us.

A Quebec City native, Annie Descôteaux now lives and works in Montreal. She is pursuing a MFA at Concordia University and has shown her works in solo shows at Galerie B-312 (2016), L'Œil de poisson (2015) and Axenéo7 (2012). She also participated in the 33rd Baie-Saint-Paul International Symposium of Contemporary Art, as well as in many group events such as Stations, People, Eat, Drink at the Parisian Laundry (2014) and Champs amical at Occurence (2014). In parallel, she closely collaborates with the quarterly Estuaire where she has authored the illustrations of the issues published in 2015. She is a recipient of research and creation grants from the Canada Council for the Arts (2010) and the Conseil des arts et des lettres du Québec (2009). The main focus of her work is on the planned obsolescence of everyday objects as well as the narrative value they are imbued with.

http://www.anniedescoteaux.com/

vendredi 29 avril 2016


Exposition
/Exhibition
Les Convers(at)ions
de Cindy Dumais

Exposition du 28 avril au 30 juin 2016 au Centre SAGAMIE

Vernissage le 28 avril 2016 à 17 h – une lecture performative est prévue pour 18 h avec Maude Cournoyer et Guillaume Ouellet

Rares sont les occasions où l’on écrit à la main pour communiquer. Textos et courriels : l’écriture manuelle semble déjà usée. Le texte échangé n’est souvent que contenu : les polices sont standardisées, l’encre ne traverse plus le papier.

Depuis 2001, je collectionne les mémos que des personnes de mon entourage m’ont laissés. Je dénombre 80 personnes différentes qui m’ont écrit, pour un total d’environ 400 mémos de différents formats et factures. À partir de cet ensemble, j’ai sélectionné 17 artistes, récupéré leur photo de profil facebook et, pour chacun d’eux, j’ai tiré une palette à partir des couleurs des papiers, lignes et écritures de leurs mémos respectifs, pour en faire un portrait à l’aquarelle.

Cette collection d’écritures à l’état sauvage m’a amenée à me questionner sur :
    -    la valeur du manuscrit et la valeur de la trace de l’auteur;
    -    le rapport de l’artiste à la matière première;
    -    l’idée de la conversation et de ses possibilités d’exploitation dans l’œuvre littéraire et visuelle :
    o    conversation comme dialogue avec l’autre
    o    conversation avec les auteurs lors de la lecture
    o    conversion comme transformation de la matière, du sens
    o    conversion de nos modes de communication
    o    conservation comme garder en mémoire
    o    conversation comme transmission : comment se transmettent les savoirs, l’impact des structures qui supportent le partage des connaissances.

J’ai alors débuté une série de dessins, de sculptures et de dialogues écrits. Pour retrouver cet état sauvage de la création. Une sorte de constellation s’est alors dessinée, interrogeant le dialogue avec l’autre, la relation au monde, le lien à l’univers fini et infini, matériel et immatériel.

L’ensemble présente un corpus d’œuvres qui interroge notre regard, façonné par cette vie intérieure, qui structure nos relations à l’autre et à notre environnement.

Mettant en vedette :

Nathalie Bachand
Magali Baribeau-Marchand
Matthew Barney
Joseph Beuys
Maxime Bisson
Julien Boily
Sonia Boudreau
Dan Brault
Maude Cournoyer
Moira Davey
Jacques Derrida
Marguerite Duras
Sébastien Harvey
Denis Hollier
Michaël La Chance
Fred Laforge
Marie-Hélène Leblanc
Catherine Malabou
Anick Martel
Francis O'Shaughnessy
Noémie Payant-Hébert
France Simard
Michael Snow
Spinoza
Mathieu Tardif
Yves Tremblay
Virginia Woolf

Et plusieurs autres.

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Le projet Les Convers(at)ions constitue la sixième exposition individuelle de l’artiste et a été soutenu par le Conseil des arts et lettres du Québec et le Centre SAGAMIE.

Un texte de Cynthia Fecteau sur le projet paraîtra en mai 2016 dans Zone Occupée no. 11.

"Par ses multiples croisements entre sculptures, constellations de formes, traces manuscrites, paroles performées et dessins, Dumais met en lumière tout ce qui est caché dans notre propre rapport au corps. En additionnant l’ensemble des œuvres qu’elle unit par sympathie ou par tension, on obtient la somme de ce qui échappe à une solidarité évidente entre les formes et les matières. Car, il s’agit en fait d’une esthétique « où la notion de relation prime sur le concept d’objet, dont la ligne d’horizon se situe au-delà du visible ». Elle adopte cette posture intranquille, cherchant à exprimer l’inconfort diffus qu’elle éprouve à l’égard des modèles de pouvoir centrés et radicaux auxquels notre monde est souvent tenu. Cette manière de présenter le corps comme pluriel, fuyant, étendu, ravive ce niveau de conscience plus large, près de la philosophie stoïcienne, des espaces vécus comme des étendues de multiplicités indissolubles."

1 Cauquelin, Anne. Fréquenter les Incorporels : contribution à une théorie de l’art contemporain.     Paris PUF, Coll. : Lignes d’art, 2006, p. 83.

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Née au Lac-Saint-Jean en 1978, Cindy Dumais s’installe au Saguenay après l’obtention de sa maîtrise en arts de l’UQAC en 2004. Membre des Ateliers TouTTouT depuis 1999, elle continue ses recherches en arts visuels et en écriture. Elle tient le double rôle d’auteure et d’éditrice avec LaClignotante. Ses œuvres font partie de plusieurs collections privées et publiques. Elle enseigne la pratique de l’art au Cégep de Chicoutimi.

http://www.cindydumais.net

lundi 18 avril 2016

Marie-Andrée Godin



Marie-Andrée Godin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Marie-Andrée Godin a complété un certificat en composition et traitement de l'image performée ainsi qu'un baccalauréat en pratique des arts visuels et médiatiques, à l'Université Laval où elle poursuit actuellement une maîtrise en art. Elle est d'ailleurs récipiendaire de plusieurs bourses, dont une bourse du Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH). Elle a aussi été finaliste pour le prix Albert Dumouchel en 2014.

Sa recherche porte actuellement sur la figure de la sorcière comme figure féministe. L'artiste interroge à travers elle l'art, le langage et la posture critique en jouant avec les concepts d'a-hiérarchie, d'actes de fabrication et de pensée holistique. Son travail se situe principalement dans les champs de l'installation et de l'art-performance. Jusqu'à maintenant, celui-ci a été présenté au Québec, en Nouvelle-Écosse, aux États-Unis, au Japon et le sera prochainement en Finlande et au Cameroun.


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Marie-Andrée Godin
Artist in Residence

Marie-Andrée Godin completed a degre in Composition and process of the Performed Image and a B.A in art and media at Laval University, where she is now finishing her MFA. She has received several scholarships and prizes, including funding from the Social Science and Humanities Research Council of Canada. She was also a finalist for the Albert Dumouchel prize in 2014.

Her current research focuses on the figure of the witch as a feminist figure. Through her, the artist questions art, language and critical stance in playing with the concepts of a-hierarchy, manufacturing acts and holistic thinking.  She works mainly in the fields of installation and performance art. Until now, her work was presented in Quebec, Nova Scotia, the United States, Japan and soon will be in Finland and Cameroun.

lundi 11 avril 2016

Michel Huneault



Michel Huneault
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Michel Huneault est un photographe et artiste visuel basé à Montréal. Avant de se dédier à la photographie en 2008, Michel Huneault a travaillé en développement international pendant plus de dix ans, une carrière qui l’a mené dans une vingtaine de pays, dont une année entière en Afghanistan, à Kandahar. Il détient un M.A. en Études latino-américaines de l’Université de Californie à Berkeley où il fut un Rotary World Peace Fellow, étudiant le rôle de la mémoire collective suite à un traumatisme de grande ampleur. À Berkeley, il a également été l’élève et l’assistant-professeur du photographe Gilles Peress, membre de l’agence Magnum, puis son apprenti à New York.

Aujourd’hui sa pratique se concentre sur les problématiques liées au développement, aux traumatismes personnels et collectifs, et aux géographies complexes.­ Ce travail comprend son projet consacré à Lac-Mégantic, qui a remporté le prix Dorothea Lange – Paul Taylor 2015, et Post Tohoku, autre projet au long cours sur l'impact du tsunami au Japon. Post Tohoku, mêlant photographies et vidéos immersives, sera présenté lors du festival CONTACT 2016 et a reçu le soutien généreux du Conseil des Arts du Canada. Début 2016, Michel a aussi co-reçu la bourse R. James Travers en journalisme international afin de continuer son travail sur les enjeux migratoires.

Photo : Utatsu, Japon, 2012. Pont brisé par le tsunami.

 
http://michelhuneault.com


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Michel Huneault
Artist in Residence


Michel Huneault is a Montreal-based photographer and visual artist. Before devoting himself full time to photography in 2008, Michel Huneault worked in the international development field, a profession that took him to over twenty countries, including one full year in Kandahar. He holds a MA in Latin American Studies from the University of California, Berkeley, where he was a Rotary World Peace Fellow, researching on the role of collective memory in large scale traumatic recovery. At Berkeley, he was a student and teaching assistant of Magnum photographer Gilles Peress, and afterwards held an apprenticeship position with him in New York.

Currently, his practice focuses on development related issues, on personal and collective traumas, and on complex geographies. This work includes his project on Lac-Mégantic, which won the Dorothea Lange – Paul Taylor Prize in 2015, and Post Tohoku, another long term project looking at the tsunami impact in Japan. Post Tohoku, mixing photography and immersive video elements, will be presented during CONTACT 2016 and has received the generous support of the Canada Arts Council. Early 2016, Michel also co-received the R. James Travers Foreign Corresponding Fellowship to continue his work on migration.

Photo : Utatsu, Japan, 2012. Remains of a bridge damaged by tsunami.


http://michelhuneault.com

lundi 4 avril 2016

Julie Picard



Julie Picard
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ce qui s’y trame

Julie Picard aborde des enjeux sociaux, écologiques et économiques en alliant une recherche poétique de la matière. C’est ainsi que le papier est convoqué en un choix artistique et un engagement personnel. Enfant du tri sélectif et du recyclage, sa pratique artistique intègre in extenso une approche écologique qui utilise la récupération de matériaux à faible incidence et des modes de présentation sous forme d’interventions éphémères, nomades, flexibles et déployables. Au moyen de bricolages et de confections fait main, elle cherche à faire et à refaire le monde en rassemblant des morceaux. Elle questionne la notion de pérennité et l’acte de laisser sa trace; ses œuvres présentent une réflexion matérielle de l’impermanence, métaphore de notre propre existence.

En résidence au Centre SAGAMIE pour une recherche intitulée Ce qui s’y trame, Julie Picard souhaite «passer à la loupe les couleurs et le tramé des découpures de journaux et des publicités imprimées».

Artiste diplômée de l’Université Laval au tournant du millénaire, son corpus d’œuvres de papier de 1998 à 2014 a fait l’objet de la monographie Mettre sur papier (2015) Éd. La Chambre blanche. Lauréate d’une vingtaine de prix et bourses dont le Prix VIDERE Ville de Québec et la médaille d’or en sculpture aux 6e Jeux de la Francophonie à Beyrouth, elle a réalisé plusieurs résidences au Québec, au Canada et en France. Son travail a été présenté en solo au Québec en collectif au Canada, en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Pologne, et au Liban. En 2016, son travail sera présenté lors de six expositions dont FOIRE PAPIER avec la Galerie Graff. Elle est également reconnue pour son engagement dans sa communauté à titre de personne-ressource en comptabilité pour artistes et OBNL. Julie Picard vit et travaille à Québec.

http://www.juliepicard.net

Titre des oeuvres dans l'image jointe: Financier et Roue de Fortune
Crédit Photo: Guillaume D. Cyr



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Julie Picard
Artist in Residence


Ce qui s’y trame

Julie Picard focuses on social, ecological and economic issues through a poetic exploration of matter. In the process, she reworks paper by way of an artistic choice and personal engagement. Born of selective sorting and recycling, her practice fully integrates an ecological approach through the reuse of low environmental impact materials presented in ephemeral and nomadic interventions, deployable structures and flexible folding. Through a tinkering process and handmade creations, she seeks to remake the world by bringing it together in pieces. She questions the notion of posterity and of leaving one’s mark; her works are a material reflection of impermanence, a metaphor of our own existence.

During a residency at Centre SAGAMIE for a research called Ce qui s’y trame, Julie Picard “will take a close up look at the colours and the dot matrix of newspapers and print advertisement clippings.”

Julie Picard graduated from Université Laval at the turn of the millennium. The monograph Mettre sur papier (2015) Éd. La Chambre blanche presented her paper works from 1998 to 2014.  She has been awarded over twenty grants, among which the Prix VIDERE (Québec City, 2008) and the gold medal for sculpture at the 6e Jeux de la Francophonie, (Beirut, 2009). She has carried out several residencies in Québec, Canada and France. Her work has been shown in solo shows in Quebec and in group shows in Canada, France, Belgium, Switzerland, Germany, Poland and Lebanon. In 2016, her work will be shown in six exhibitions including at the PAPIER art fair, where she will be represented by Galerie Graff. She is also recognized for her contributions as an accountant for artists and non-profit organizations. Julie Picard lives and works in Québec City.

http://www.juliepicard.net

lundi 14 mars 2016

Pierre Blache



Pierre Blache
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L’éloquence des murs

Depuis que je pratique la photographie, je suis fasciné par certains murs qui jalonnent mes explorations urbaines. À ceux qui savent les décrypter, ces surfaces ont le pouvoir de raconter des histoires singulières et d’exprimer des émotions. Au hasard d’une promenade, ils nous livrent les récits qui s’y sont inscrits au fil du temps. Parfois, ils sont imprégnés d’un contenu politique, culturel ou utilitaire ; mais ce qui m’intéresse avant tout se situe au niveau de la métafiction. Je recherche des images où la perception du spectateur balance entre l’évocation d’un monde étrange et ce qui est vraiment donné à voir. Ce n’est qu’à force de patience, de déambulations improvisées et par une attention toute particulière que je découvre ces surfaces décaties. Car chaque tournant peut nous dévoiler leur existence, tout comme il peut en garder jalousement les secrets. Les images imprimées en résidence seront présentées au Centre national d’exposition de Jonquière à l’été 2016.

Je suis photographe et ça, je le sais depuis le début de mon adolescence. J’ai passé l’ensemble de ma vie adulte à voir le monde qui m’entoure avec cette façon bien particulière de toujours vouloir en extraire des images. J’aime cet aspect du procédé photographique qui tend à révéler ce qui n’est pas donné à voir. L’évocation me séduit bien plus que la description des choses. Ces dernières années, j'ai erré dans plusieurs des grandes villes du monde, sans trop tenter de les documenter, ni même prétendre toujours comprendre ; probablement pour y trouver l'inspiration ; assurément pour le vertige qu'elles me procurent. L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec pour une bourse de recherche-création en Chine et le Studio du Québec à Rome.

http://www.pierreblache.ca


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Pierre Blache
Artist in Residence


L’éloquence des murs

Ever since I began practicing photography, I have been fascinated by particular walls that punctuate my urban explorations. For those who can decipher them, these surfaces have the power to tell singular stories and to express emotions. During an impromptu stroll, they transmit the stories, which were inscribed on them over time. They might convey a political, cultural or utilitarian content; but what I am most interested in takes place on the level of metafiction. I look for images in which the viewer’s perception alternates between the evocation of a strange world and what is actually displayed. It is by dint of patience, random wandering and a very particular attentiveness that I discovered these decrepit surfaces. Because each bend along the way can reveal their existence, just as it can jealously guard its secrets. The images printed during the residency will be presented at the Centre national d’exposition de Jonquière in the summer of 2016.

I am a photographer, and of this I have been certain since I was a teenager. I spent my entire adult life looking at the world around me in the curious manner of someone who is always on the hunt for images. I like this side of the photographic process, which seeks to unveil what is not before our eyes. Evocation attracts me far more than describing things. The last few years, I roamed through several world cities, without really attempting to document them, without even claiming to understand; probably in order to find inspiration; certainly for the thrill they gave me. The artist thanks the Conseil des arts et des lettres du Québec for a research-creation grant in China and the Studio du Québec in Rome.

http://www.pierreblache.ca

lundi 29 février 2016

Guillaume Brisson-Darveau




Guillaume Brisson-Darveau
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Prototypes, structures et maquettes (2015-)

Depuis quelques années, j'ai développé une pratique de la sculpture réalisée à partir d'objets dessinés à l'aide de logiciels de modélisation 3D. Dans le cadre de mon séjour au Centre SAGAMIE, j'approfondirai la question de la matérialité de la forme virtuelle à travers une série d'impressions numériques de maquettes dessinées pour d'éventuelles sculptures. Ces maquettes imprimées aux formes aplaties reliées entre elles, tels des patrons en papier, se situent entre objets fictifs et réalisations futures ; elles existent en tant qu'images mentales, architectures partiellement résolues, constructions ambiguës, en attente de leurs réalisations possibles. Elles acquièrent ainsi un statut « transitoire » ; intervalle temporel entre concept initial et oeuvre finale.

Ce nouveau travail, fondé sur un rapport plus physique aux matériaux, s'inscrit dans une recherche ludique, qui tend vers la création d'images populaires dans l'esprit des jouets d'enfants et des jeux vidéo. Par le biais des arts d'impression, de la sculpture, de la vidéo, de l'installation et de projets collaboratifs, mon travail s'articule autour des notions de détournement, de récupération et de répétition.

Je vis présentement à Montréal et je détiens une maitrise en arts visuels de l'Université Laval (Québec). Mon travail fut présenté au Canada, en Suisse et au Japon, ainsi qu'en collaboration à Montréal (Arprim 2012 et Diagonale 2013), et à Toronto (Open Studio 2014). J'ai réalisé de nombreuses résidences d'artistes au Canada et à l'étranger, dont le Banff Center (2015) et NES en Islande (2015). Mes recherches ont reçu l'appui du Conseil des arts et Lettres du Québec ainsi que du Conseil des Arts du Canada en 2015.

http://guillaumebd.com/

Pour en savoir plus sur nos activités, visitez: http://www.sagamie.com

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Guillaume Brisson-Darveau
Artist in Residence


Prototypes, Structures and Models
(2015-)

For some time now, my practice in sculpture has been initiated by drawing objects using 3D modeling software. During my residency at Centre SAGAMIE, I will further my investigation of the materiality of the virtual form through a series of digital prints of models that may eventually become sculptures. These printed models have flat shapes which are interlinked, like paper patterns, alternating between fictional objects and future productions; they exist as mental images, partially resolved architectures, ambiguous constructions, awaiting their possible actualization. They thus attain a "transitory status;" a temporal interval between the initial concept and the final work.

Based on a more physical relationship to materials, this new work is part of playful research that seeks to create pop images in the spirit of children's toys and videogames. Through the use of the print arts, sculpture, video, installation and collaborative projects, my work is structured around notions of détournement, recuperation and repetition

I currently live in Montréal and I hold a MFA from Université Laval (Quebec City). My work has been presented in Canada, Switzerland and Japan, as well as part of group shows in Montreal (Arprim, 2012, and Diagonale, 2013), and Toronto (Open Studio, 2014). I have carried out several artist residencies in Canada and abroad, such as at the Banff Centre (2015) and NES in Iceland (2015). My research received support from the Conseil des arts et Lettres du Québec as well as the Canada Council for the Arts in 2015.

http://guillaumebd.com/

lundi 15 février 2016

Elena Willis



Elena Willis
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Le paysage de la terre témoigne de l'histoire de l'humanité. Ainsi, les lieux qui ont été nivelés, préservés, partagés ou assujettis révèlent notre histoire. Les concepts, les pensées, les espoirs et les rêves trouvent un écho dans l'architecture et l'aménagement du paysage. Mes plus récentes œuvres aspirent à refléter la maîtrise que nous cherchons à exercer sur notre environnement, l'échec des idéologies collectives, la manifestation concrète des idées que nous mettons de l'avant, ainsi que le concept de progrès.

Empreintes d'une certaine part de malaise et de certains errements, les œuvres que je réalise présentement constituent une subtile méditation sur les enjeux sociaux et environnementaux. Dans le cadre de ma pratique, je me suis intéressée au lien que nous entretenons avec la nature, autant sur le plan physique (le paysage) que personnel (l'esprit). Dans chacun de ces domaines, nous agissons avec constance dans nos inconséquences. Nietzsche distingue « l’Un-primordial, en tant qu’accablé d’éternelles misères et rempli de contradictions irréductibles », qualifiant l'homme de « dissonance incarnée et de contrariété au cœur de l'univers ». En relation avec divers paysages altérés par l'activité humaine, j'élabore des structures et crée des fictions exprimant la quête du sens par l'homme à travers des gestes politiques, sociaux et autoglorifiants dénués de sens.

Elena Willis a étudié la photographie à l'Université Concordia, où elle a obtenu son diplôme en 2003. Connue pour ses photographies d'inspiration surréaliste, elle a élaboré son propre langage artistique caractérisé par des mises en scène se déployant au cœur de paysages où l'activité humaine a occasionné de substantielles modifications. Son travail a été exposé au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Récipiendaires de plusieurs bourses et prix, ses photographies figurent également au sein de plusieurs collections privées et publiques, notamment celles du Cirque du Soleil, du Musée national des beaux-arts du Québec et du Macdonald Stewart Art Centre.

http://www.elenawillis.com/


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Elena Willis
Artist in Residence


The earth’s landscape tells the story of mankind. The places that have been flattened, preserved, divided or conquered reveal our history. Ideas, thoughts, hopes and dreams are echoed in the architecture of our transformed landscapes. My most recent and upcoming work seeks to reflect upon the control we attempt to exercise over our surroundings, the failure of our collective ideologies, the physical manifestation of those ideas and our concept of progress.

Imbued with a sense of discomfort, of wrongness, my current and upcoming work is a subtle meditation on social and environmental concerns. Throughout my artistic practice, I have been guided by an interest in our connection to nature, whether at the physical level (landscape) or personal (mind). In both realms, we are consistent in our inconsistency. Nietzsche divided “the ground of Being as ever-suffering and contradictory”, identifying man as “the incarnation of dissonance and the contrariety at the heart of the universe”. Set against various landscapes that have been altered by human activity, I build structures and create scenes that express man’s search for meaning through senseless political, social and self-aggrandizing gestures.

Elena Willis studied photography at Concordia University, where she obtained a degree in 2003. Known for her surrealism-inspired photographs, she has developed a singular artistic language, characterized by scenes unfolding in the midst of landscapes that have been substantially modified by human activity. Her work has been exhibited in Canada, the US, Europe and Asia, Her photographs, which have received several awards, are also part of several private and public collections, notably the Cirque du Soleil, the Musée national des beaux-arts du Québec and Macdonald Stewart Art Centre.


http://www.elenawillis.com/

lundi 8 février 2016

Catherine Bolduc


Catherine Bolduc
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)


Dans ma pratique, je m’intéresse à la manière dont la psyché perçoit et construit la réalité en la transgressant par la fabrication de fictions fantasmatiques. Mon travail se nourrit d’expériences subjectives où l’idéalisation opère une transfiguration mentale du réel ou lorsque, inversement, le désir subit l’épreuve de la réalité. Récemment, je me suis intéressée au paysage comme mode d'interprétation et de construction de la réalité. Ces recherches questionnent la part de subjectivité impliquée dans la perception du monde.

Les écrits de Christophe Colomb sont le point de départ du projet La femme dans la Lune sur lequel je travaillerai au Centre SAGAMIE. Dans La découverte de l’Amérique, la perception de l’explorateur fait l'objet d'une illusion complète dont il est lui-même l'instigateur ; alors qu’il foule le sol de l'Amérique, il persiste à se croire en Orient. Lors d'une résidence au Parc national Gros Morne à Terre-Neuve au printemps dernier, j'ai déambulé dans le territoire, munie d'une caméra vidéo portable et d'un appareil photo, en usant d’une carte de la Lune pour m’orienter. L'intention du projet La femme dans la Lune est de produire une confusion entre Terre-Neuve et la Lune en faisant valoir la préséance du regard subjectif.

En plus de ses nombreuses expositions au Québec, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis, Catherine Bolduc a réalisé plusieurs résidences à l'étranger dont une au Künstlerhaus Bethanien à Berlin et au Studio du Québec à Tokyo. Le projet La femme dans la Lune sera présenté en 2017 à The Rooms à Saint-Jean de Terre-Neuve. L'artiste remercie le Conseil des arts du Canada.

http://www.catherinebolduc.com/


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Catherine Bolduc
Artist in Residence


In my practice, I am interested in the way in which the psyche perceives and transgresses reality through the forging of fantastical fictions. My work is sustained by subjective experiences in which idealization works a mental transfiguration of the real or when, inversely, desire comes up against reality. Recently, I took an interest in landscape as a means to interpret and build reality. This research questions the subjective side that is implied in our perception of the world.

Christopher Columbus’ writing are the starting point for the project La femme dans la Lune (The Women on the Moon), which I will be working on at Centre SAGAMIE. In La découverte de l’Amérique (The Discovery of America), the explorer’s perception is subjected to a total illusion of which he is the prime instigator; even as he steps on American soil, he stubbornly continues to believe he is in the Orient. Last spring, during a residency in Gros Morne National Park in Newfoundland, I used a map of the moon to guide me while hiking through the territory equipped with a mobile video and photo camera. The goal of the La femme dans la Lune is to blur the distinction between Newfoundland and the Moon by insisting on the primacy of the subjective gaze.

In addition to her many exhibitions in Quebec, France, Germany, Netherlands and the US, Catherine Bolduc has undertaken several residencies, in particular at the Künstlerhaus Bethanien in Berlin and the Studio du Québec in Tokyo. The project La femme dans la Lune will be presented in 2017 at The Rooms in Saint John’s, Newfoundland.

http://www.catherinebolduc.com/

lundi 1 février 2016

Lucie Rocher



Lucie Rocher
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon travail photographique tente par le paysage et le portrait de catégoriser et de mettre l’accent sur une « communauté », un ailleurs, un groupe. Je m’intéresse à la notion « d’entre deux », à ce qui est en devenir, en latence et qui n’est pas clairement défini ou achevé. Je cartographie ainsi des identités et des territoires en marge qui peuvent se faire les échos d’une communauté – queer particulièrement. Traversés par une certaine instabilité irrésolue, ces individus et ces espaces sont pourtant identifiables – reconnaissables par le même déséquilibre qui les habite. L’être humain et l'architecture sont profondément interconnectés et constituent en quelque sorte les marqueurs d’une révolution silencieuse dont l’image devient le témoin privilégié. Interrogeant spécifiquement le médium, ses supports d’existence, les cadres, ou encore sa mise en espace, le corps (de l’image) est investi comme un objet singulier en constant déplacement, en construction, rythmé et influencé par son environnement.

Lucie Rocher vit et travaille à Montréal. Elle est titulaire d’une maitrise en Arts plastiques et Sciences de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Grâce à l’obtention d’une bourse de la Fondation de France elle a poursuivi ses études en Master Fine Art à la New York University. Elle est actuellement en Doctorat d’études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal. Elle a exposé dans plusieurs galeries à Paris, New York notamment White Box et Recession Art et à Reykjavik à la Gallery of The Icelandic Artists Association. Récemment elle était en résidence de création à SIM Residency basée à Reykjavik en Islande. Elle travaille aujourd’hui à la galerie de l’UQAM.

http://lucierocher.com/


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Lucie Rocher
Artist in Residence


Through the use landscape and portraiture my photographic work seeks to categorize and highlight a “community,” an elsewhere, a group. I am interested in the “in-between,” in that which is developing, latent and not yet clearly defined or realized. I thus map out fringe identities and spaces that can echo a community—notably queer. Though worked by a certain unresolved instability, these individuals and spaces are nevertheless identifiable—they can be recognized by way of the same imbalance that resides in them. Human beings and architecture are deeply interconnected and are in a sense the markers of a silent revolution of which the image becomes the prime witness. Through a questioning of the medium’s specificities, its underlying supports, frames, or even its placement in space, the body (of the image) is taken up as a singular object that is constantly moving, under construction, set in motion and influenced by its environment.

Lucie Rocher lives and works in Montréal. She holds a Masters in Visual Arts and Art Studies from the Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Thanks to a grant from the Fondation de France she continued her education with an MFA at New York University. She is currently enrolled in the Doctorat d’études et pratiques des arts program at the Université du Québec à Montréal. She has exhibited in several galleries in Paris, in New York, notably at the White Box and Recession Art, as well as at in Reykjavik at the Gallery of The Icelandic Artists Association. She currently works at the galerie de l’UQAM.

http://lucierocher.com/

lundi 25 janvier 2016

Caroline Cloutier



Caroline Cloutier
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Pour le corpus Contre-espaces, je désire me concentrer sur une nouvelle piste de recherche à propos de la virtualité de l’image spéculaire, incarnée par des prises de vues en atelier et dans des lieux de diffusion. Le miroir, utilisé comme un outil de déconstruction et de mise en scène de l’espace, me permettrait d’imbriquer, à l’intérieur d’un seul espace destiné à être photographié, plusieurs contre-espaces se retrouvant en hors champ. Du simple miroir appuyé contre un mur au dispositif modulaire complexe, ces dispositifs se transforment en véritables kaléidoscopes inversés, conteneurs d’espaces virtuels se juxtaposant dans des compositions improbables. Une fois photographiés, ces lieux démultipliés par les miroirs basculent dans un autre espace virtuel — celui de la photographie — où la frontière entre l’image spéculaire et l’espace réel se brouille pour révéler des méta-lieux. Sous forme de photographies imprimées en grand format, j’imbriquerai des espaces vides, des spatialisations utopiques dans lesquels le corps tend à se projeter.

Le conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que le Conseil des arts du Canada ont soutenu l’amorce de la recherche ayant mené au corpus Contre-espaces, qui sera présenté au Centre Vu à Québec en 2016.

http://www.carolinecloutier.net/



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Caroline Cloutier
Artist in Residence

Contre-espaces body of works is a new phase in my photographic research into the virtuality of the specular image. I will use the mirror as a deconstructive device and as a way of staging different spaces. This will allow me to incorporate several off-screen “counter-spaces” into a single photographed space. From simply a mirror leaning against a wall to more complex devices, these specular captures transform the spaces of my interventions into containers for virtual spaces that I juxtapose in improbable compositions, as in an inverted kaleidescope. Once photographed and multiplied through mirrors, these spaces will shift into the virtual space of photography, where the boundary between specular image and real space is blurred and a meta-space emerges.

The researches wich has led to Contre-espaces has been support by the Canadian Art Council and the Conseil des arts et des lettres du Québec and an exhibition is upcoming at VU (Quebec) in 2016.


http://www.carolinecloutier.net/

lundi 18 janvier 2016

Amélie Proulx

Amélie Proulx
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

La porcelaine, cette matière considérée immuable à travers le temps, est aux fondements de mes recherches. À travers la représentation de signes iconiques et diverses manipulations technologiques, mes réalisations évoquent les cycles de transformation de la matière et un perpétuel glissement de sens dans la perception de phénomènes naturels.

Mes créations débutent avec la prémisse qu’avant sa cuisson, l’argile est souple et peut être indéfiniment transformée si elle reste humide. Lorsque l’argile cuit, elle devient irréversiblement céramique. Le processus de cuisson rend cette matière stable et permanente, et celle-ci conserve ses caractéristiques de dureté et d’immuabilité pendant des millénaires. Mes explorations avec la matière me conduisent à développer diverses stratégies pour déjouer les caractéristiques inhérentes de la céramique et suggérer que celle-ci peut redevenir souple et en perpétuelle transformation. Mes sculptures et installations sont donc des propositions de mouvements potentiels d’une matière considérée immuable à travers le temps. L’utilisation de divers matériaux et technologies combinés à la céramique me permet de multiplier les possibles relationnels entre certains éléments occupant un espace donné. Ainsi, j’active la céramique de diverses manières afin de créer des sculptures et installations — souvent cinétiques et sonores — qui suggèrent un perpétuel glissement de sens dans le langage et dans la perception des phénomènes naturels.

Amélie Proulx est une artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Québec. Elle s’intéresse aux glissements de sens possibles dans le langage et dans la perception des phénomènes naturels. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’université Concordia à Montréal (2006), et une maîtrise du Nova Scotia College of Art and Design University à Halifax (2010). Son travail artistique a été présenté dans des expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis, en Australie ainsi qu’en France. En 2013, elle était la récipiendaire du RBC Emerging Artist People’s Choice Award présenté au Gardiner Museum de Toronto. Elle a réalisé diverses résidences de création, notamment au Frans Masereel Centrum (Belgique, 2006), au Centre for Art Tape (Halifax, 2010) et au European Ceramic Work Centre (Hollande, 2014). Elle enseigne la céramique et les arts visuels à la Maison des métiers d’art de Québec et au Cégep Sainte-Foy. Elle est représentée par la Galerie 3 à Québec.


http://amelieproulx.com/


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Amélie Proulx
Artist in Residence


Porcelain, this material considered immutable over time, is at the foundation of my research. Through representation of iconic signs and technological manipulations, my work evokes the cycle of transformation of this material and a perpetual slippage of meaning in the perception of natural phenomena.

I start with the premise that before its firing, clay is a soft material that can be perpetually transformed if it stays wet. The process of firing renders this material stable and permanent, thereby conserving its characteristics of stability and immutability for millennia. My explorations with this material have led me to develop different strategies for unsettling the inherent characteristics of ceramics and suggesting that this material could collapse again into a soft state. My sculptures and installations are hence proposals of potential movements in this material considered immutable over time. Using different materials and technologies, I activate ceramics to create sculptures and installations — often time-based with motion and sound — that suggest a perpetual slippage of meaning in language and in the perception of natural phenomena.

Amélie Proulx is a multidisciplinary artist living and working in Québec City. She is interested in the possible shifts of meanings in language and in the perception of natural phenomena. She received a BFA from Concordia University in Montreal (2006) and an MFA from the Nova Scotia College of Art and Design University in Halifax (2010). Her artwork has been presented in solo and group exhibitions in Canada, the United States, Australia and France. In 2013, she received the RBC Emerging Artist People’s Choice Award at the Gardiner Museum in Toronto. She has participated in several residencies, notably at the Frans Masereel Centrum (Belgium, 2006), the Centre for Art Tapes (Halifax, 2010) and the European Ceramic Work Centre (The Netherlands, 2014). She teaches ceramics and visual arts at the Maison des métiers d’art de Québec and at Cégep Sainte-Foy. She is represented by Galerie 3 in Québec City.

http://amelieproulx.com/

lundi 11 janvier 2016

Guillaume Adjutor Provost


Guillaume Adjutor Provost
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Guillaume Adjutor Provost complète un doctorat à l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche et en Belgique. Ses projets récents mettent de l’avant des propositions hybrides qui empruntent aux langages des arts visuels, du commissariat et de la littérature. À travers un certain indéterminisme des formes, la production de Guillaume Adjutor Provost sonde les manifestations de l'inconscient, la notion d'usage et la construction d'idéaux. La pratique artistique devient un espace de recherche, un lieu pour interroger notre relation à la contemporanéité ; naviguer à travers ses déceptions et ses expectatives. Plus spécifiquement, il est question de la périphérie de ce qui fait histoire : la contre-culture, les archives personnelles, les théories queer et la science-fiction. Pour agir dans le présent, il incombe de proposer des fictions d’avenir.


http://www.guillaumeadjutorprovost.com/


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Guillaume Adjutor Provost
Artist in Residence


Guillaume Provost Adjutor completes a Ph.D. at the Université du Québec à Montréal. His work has been shown in solo and group exhibitions in Canada, France, Germany, Austria and Belgium. His recent projects are hybrid proposals that borrow from the language of the visual arts, curatorial practices and literature. Through a certain indeterminacy of form, the work of Guillaume Provost Adjutor examines the manifestations of the unconscious, the concept of use and the construction of ideals. The artistic practice becomes a research space, a place to question our relationship with contemporaneity ; navigate through its disappointments and expectations. More specifically, it is about the periphery of what makes history : counter-culture, personal archives, queer theories, and science fiction. To act in the present, we need to propose fictions for the future.


http://www.guillaumeadjutorprovost.com/

lundi 4 janvier 2016

Michelle Lacombe



Michelle Lacombe
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Of all the Watery Bodies, I Only Know My Own est le titre sous lequel sont regroupées une série d'œuvres homonymes issues d’un corpus de traces et d’expériences d’art corporel. Le projet original s’est déroulé de juillet 2013 à juillet 2014, cycle de 12 mois durant lequel l’artiste s’est fait tatouer au moment de la pleine lune une ligne autour de chaque jambe. Exécutés avec de l'eau, substituée à l'encre, ces tatouages cartographiaient la hauteur à laquelle se situerait le volume sanguin, le sang s'accumulant dans la jambe, une fois la circulation interrompue. L’accumulation, puis la rencontre de ces lignes éphémères dessinaient souvent des scarifications. Régie par le cycle lunaire, cette accumulation de tatouages corporels érodait lentement le corps et transformait l’œuvre en une incarnation des marées. Dans toutes ses formes, ce projet interroge le paradoxe du corps féminin, stérile et fertile, la pulsion de mort et la transcendance du « féminin ».

Depuis l’obtention en 2006 de son baccalauréat en beaux-arts de l'Université Concordia, Michelle Lacombe (Montréal, Québec) élabore une pratique féministe singulière qui se situe entre les préoccupations de l'art conceptuel et de la performance et celles des arts visuels plus traditionnels (dessin, peinture, sculpture). Délibérément minimalistes, ses projets se caractérisent par la mise en œuvre d'une logique précise, entretenant néanmoins une certaine confusion, et mettent en relation les constructions culturelles associées au corps de la femme blanche contemporaine. Ses œuvres ont été exposées au Canada, aux États-Unis et en Europe dans le cadre de performances, d'expositions et de colloques. L'artiste remercie le Conseil des Arts du Canada pour son soutien.


photo : Moon (Février 02), 2014, Michelle Lacombe


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Michelle Lacombe
Artist in Residence


Of all the Watery Bodies, I Only Know My Own is the umbrella title for a series of artworks generated from the traces and experiences of a body art action of the same name. Produced from July 2013 to July 2014, the original project consisted of getting a bloodline tattooed around each leg on every full moon over a twelve-month period. The inkless tattoos mapped the volume measurement of the body’s blood, identifying the height it would reach were it to stop circulating and pool inside the legs. The ephemeral lines accumulated, eventually scarring where they overlapped most often. Regulated by the moon and slowly eroding the body, the work is best described as an embodied tide. This project – in all its forms – addresses the barren but fertile female body, the death drive and “feminine” transcendence.

Since obtaining her BFA from Concordia University in 2006, Michelle Lacombe (Montreal, QC) has developed a unique feminist practice that is located somewhere between the concerns of conceptual action art and the more traditional visual arts (drawing, painting, sculpture). Purposefully minimalist, her projects are characterized by the embodied execution of a precise yet confused logic that complicates the contemporary white female body’s relationship with the cultural constructions it represents. Her work has been show in Canada, the USA, and Europe in during performance events, exhibitions and colloquiums. The artist thanks the Canada Council for the Arts for their support.

photo: Moon (Février 02), 2014, Michelle Lacombe