lundi 13 mai 2013

Caroline Boileau‏

Caroline Boileau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Depuis 1995, j’utilise l’installation (dessins, objets et photographies), la vidéo et la performance pour examiner les connexions, les zones d’échanges possibles, entre le corps et son environnement. Je conçois le corps comme une construction sociale et, en ce sens, je m’intéresse à l’influence de la médecine et de l’espace domestique sur la compréhension de ce qui nous constitue comme êtres humains. À travers les différents rôles sociaux que nous habitons et qui nous traversent, ce sont les différentes façons d’habiter, de représenter et de parler du corps qui me fascinent.
Caroline Boileau poursuit une réflexion sur le corps et la santé. Animée par une attention fine au contexte humain, sa réflexion est fortement inspirée et imprégnée par l’univers médical et pharmacologique dans lequel, en parallèle à son travail d’artiste, elle a évolué pendant plusieurs années. Depuis 1995, elle a participé à plusieurs résidences au Canada et en Europe. Son travail a été présenté lors d’expositions au Canada, aux États-Unis, en Belgique, en Espagne, en Autriche, en Finlande et au Brésil. Elle détient une Maîtrise de l’université Concordia. Son travail en dessin est représenté par Espace Robert Poulin à Montréal et elle est membre du Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ).
***************
Caroline Boileau
Artist in Residence
Since 1995, I have been installation (drawings, objects and photographs), video and performance to explore connections, possible areas for exchanges between the body and its environment. Understanding the body as a social construction, I am interested in the influence of medicine and domestic space on the understanding of what constitutes us as human beings. Through the different social roles that we toy with and come to internalize, I am fascinated by the various ways in which one can inhabit, depict and talk about the body.
Caroline Boileau is pursuing a reflection on the body and health. Driven by a fine attention to human context, her reflection is strongly inspired and imbued by the medical and pharmaceutical worlds in which, in parallel to her work as an artist, she has evolved for many years. Since 1995, she has participated in residencies in Canada and in Europe. Her work has been presented in exhibitions in Canada, USA, Belgium, Spain, Austria, Finland and Brazil. She holds an MFA from Concordia University. Her work in drawing is represented by Espace Robert Poulin in Montréal and she is a member of the Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ).

mardi 7 mai 2013

Pascal Dufaux

Pascal Dufaux
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
INFRAROUGE AVANT LA NUIT / Infrared till night
Le crépuscule commence à l’instant où le Soleil semble toucher l’horizon terrestre : c’est le moment où l’épaisseur atmosphérique de la terre renvoie dans l’espace la presque totalité du spectre de la lumière solaire pour ne laisser traverser que les ondes lumineuses de basses fréquences de la gamme des rouges. J’y vois une analogie avec le rouge qui baigne notre regard interne lorsque nos paupières se ferment et que nous faisons la nuit en nous. C’est le rouge du sang, la couleur de nos rêves, le rouge du minerai de fer, cet élément qui abonde en nous comme dans le cœur des planètes et des étoiles. Si le crépuscule terrestre est rouge, c’est que la nuit baigne dans les lueurs invisibles de l’infra rouge. C’est aussi l’infra rouge d’une machine de vision nocturne que j’avais installée dans le paysage marin de Saint-Jean-Port-Joli, pendant l’été 2012, lors d’une résidence de création à Est-Nord-Est. Machine-sculpture que je déplaçais la nuit et que je laissais tourner afin d’enregistrer l’enveloppement du noir sur le territoire, dans l’espoir peut-être de me révéler certaines apparitions réelles ou imaginaires et de conjurer la peur de l’inconnu. Ce que j’y ai découvert, c’est les présences lumineuses et concrètes des êtres de chair et de sang que j’y ai rencontrés, que j’ai aimés et qui habiteront longtemps ma mémoire. Au final, cette série photographique est un croisement entre une collection d’images mentales ayant imprégné mon psychisme et le songe électrique d’une caméra de surveillance s’étant égaré dans le paysage.
Pascal Dufaux crée des sculptures vidéo cinétiques avec lesquelles il produit photographies et installations médiatiques. Depuis 2008, son travail a été vu à travers le Canada, au Mexique, en France, en Suisse, en Autriche et en Allemagne. Pascal Dufaux est représenté par la Galerie Christian Lambert à Montréal.

***************
Pascal Dufaux
Artist in Residence
INFRAROUGE AVANT LA NUIT / Infrared till night
Twilight begins the moment the Sun seems to touch the terrestrial horizon: at that moment, the layers of the atmosphere refract the greater part of the spectrum of solar light, allowing only the lower-frequency red wavelengths through. I see here an analogy with the reddish hue which appears to our inner sight when we close our eyelids and our personal night envelopes us. It is the red of our blood, the colour of our dreams, the red of iron ore, core element within us and at the heart of the stars and planets. Twilight here on earth is red-tinted because the night is flooded with the invisible hues of infrared light. I used this same infrared light as part of a night-vision machine which I installed in the marine landscape of Saint-Jean-Port-Joli in the summer of 2012 during an art residency at Est-Nord-Est: a mechanical sculpture I would move around at night to record the onset of darkness over the region in the hope it might reveal certain real or imaginary apparitions and dispel our fear of the unknown. What I discovered was the luminous and concrete presence of the flesh and blood beings I encountered there, whom I loved and who will live on in my memory. Ultimately, this series of photographs is a blend of the mental imagery which permeated my psyche and the electric dreams of a surveillance camera set adrift in the landscape.
Pascal Dufaux creates kinetic video sculptures which he uses to produce photographs and media installations. Since 2008, his work has been presented in Canada, Mexico, France, Switzerland, Austria and Germany. Pascal Dufaux is represented by the Christian Lambert Gallery in Montreal.

lundi 29 avril 2013

Image

EXPOSITION du 3 MAI au 5 JUILLET 2013

VERNISSAGE le vendredi 3 mai à 17h

COMMISSAIRE CINDY DUMAIS

ARTISTES
JESSY BILODEAU
ÉTIENNE BOULANGER
BRUNO MARCEAU
PIERRE-OLIVIER TANGUAY
STÉFANIE TREMBLAY
GUILLAUME B. BRASSARD
NICOLAS LÉVESQUE
GABRIEL FORTIN

" On dit que mon travail est agressif, violent...
Je réponds : je n’y pense jamais, je fais des images. "
Adel Abdessemed, artiste plasticien algérien

L’artiste qui fabrique des images rivalise inévitablement avec un flux impossible à contenir : Internet.

Ils sont démocratisés, les logiciels. Ils sont intégrés aux appareils hyperconnectés devenus quotidiens. Ils sont disponibles, accessibles, instantanés, souvent gratuits, parfois en licence libre. Règne de l’autopublication et du DIY.

À travers les fils d’actualité Tumblr, Twitter, Artstack, Instagram, Facebook et autres blogues, à travers l’abondance Toi-You, i-Moi et vidéos YouTube captées sur cellulaire HD, comment les images de l’artiste se distinguent-elles? Comment l’artiste fabrique ses images, les pense, les conçoit, dans cette culture visuelle hypermédiatisée et surconsommée? L’artiste bénéficie de davantage de moyens de production et de diffusion.

C’est une façon nouvelle de toucher un public élargi.
C’est une façon nouvelle de noyer sa production au fond du gouffre.

L’artiste peut-il encore produire des images?

Cette réflexion interroge le statut de l’artiste actuel et ses modes de représentation.

Je ne suis pas commissaire : j’ai accepté l’invitation à une rencontre. Avec des artistes de divers horizons, nous avons réfléchi à la nature et la condition de l’image numérique au sein d’une pratique artistique.

En leur suggérant de soumettre un dossier, j’ai invité 23 artistes à proposer une intention de création à l’égard de l’image numérique. Suite à cette invitation, huit projets ont été sélectionnés; j’ai choisi des propositions capables de rendre discutable - on peut en parler, en débattre, comme on peut la contester - l’image numérique. L’événement n’a pas la prétention de dresser un portrait de la création au Saguenay-Lac-St-Jean, mais veut absolument faire découvrir ou redécouvrir des artistes autrement, que la pratique soit naissante ou avancée, et ce, peu importe le médium de prédilection .

J’ai débuté les rencontres en atelier en octobre 2012. Ces rencontres voulaient donner place à la recherche personnelle de chacun des artistes. Une seule série d’impératifs leur a été imposée : Comment l’image numérique s’introduit ou peut s’introduire dans votre pratique artistique? Comment l’image numérique peut-elle prendre place à l’intérieur d’un processus de création? Cette image peut-elle s’inscrire, apparaître et participer autrement qu’en étant une finalité?

Je ne sais pas si l’on peut fabriquer (encore) une image. Je ne sais pas si l’image suggère une vision alternative. Mais il est certain que les images ici proposées s’opposent. Elles s’opposent, entre elles-mêmes, elles s’opposent aussi parce qu’elles proposent une autre interrogation.

Cindy Dumais

Ce projet spécial initié par le Centre SAGAMIE a été rendu possible grâce au soutien financier du Fonds d’excellence du Saguenay-Lac-Saint-Jean financé conjointement par le Conseil des arts et des lettres du Québec et par la Conférence Régionale des Élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce projet de recherche, de création et de diffusion a permis à la commissaire Cindy Dumais, ainsi qu'aux huit jeunes artistes qu'elle a réunis, d'explorer des enjeux actuels de l'image numérique par rapport à leurs pratiques respectives.

lundi 22 avril 2013

Marie Brunet

(Test de tissage d'une photographie)

Marie Brunet
Artiste en résidence / Artist in Residence

Dans le cadre du projet Bas-Saguenay initié par le centre d’artistes Le Lobe, le Centre SAGAMIE reçoit en résidence l'artiste Marie Brunet. Le projet Bas-Saguenay est une occasion unique de création qui offre l’opportunité à trois artistes en art actuel de concevoir une œuvre in situ en collaboration avec la communauté.

Les trois artistes sélectionnés verront leurs œuvres dévoilées au public dès le 7 juin 2013, suite à une résidence de deux semaines dans l’une des trois municipalités choisies du Bas-Saguenay, soit : Marie Brunet à L’Anse-Saint-Jean, Bruno Marceau à Petit-Saguenay et Stéphan Bernier à Sainte-Rose-du-Nord.

Bien ancrée dans son milieu, Marie Brunet travaillera dans le cadre de ce projet en intégrant, de concert avec le Cercle des Fermières, des photographies imprimées sur des tissus de fibres différentes, à la production d’un tissage sur métier. Ces photos représentant les mains de ces femmes au travail, seront découpées en bandes de diverses largeurs, et deviendront partie intégrante de la trame. Dans cette exploration d’une forme moins traditionnelle de tissage, les artisanes deviennent leur propre sujet de réalisation. Les photos sont d’ailleurs réalisées dans le cadre de cette résidence de création au Centre SAGAMIE. L’artiste confectionnera ensuite le tissage entre le 6 et le 16 mai à la Petite-École de l'Anse St-Jean. Cet atelier de création sera ouvert au public.

Née à Québec (1960) et diplômée en Arts Plastique de l’Université du Québec à Montréal (1983), Marie Brunet possède une formation multidisciplinaire : photographie et traitement de l’image, lithographie, papier matière, verre au chalumeau. Récipiendaire de différentes bourses, son travail a été vu à plusieurs reprises tant au Canada, en Allemagne, en Inde qu’en France. Membre de diverses associations et comités de développement culturel, elle a réalisé plusieurs œuvres publiques dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement. Elle réside et travaille à l’Anse-Saint-Jean depuis 2002.

http://www.mariebrunet.com

BAS-SAGUENAY est rendu possible grâce au soutien du Programme pour les arts et les lettres du Saguenay-Lac-St-Jean. Le projet de Marie Brunet a reçu le soutien financier de la MRC-du-Fjord-du-Saguenay, du ministère de la Culture et des Communications du Québec, de EDF énergies nouvelles, ainsi que la collaboration du Centre SAGAMIE.


lundi 15 avril 2013

David Lafrance

David Lafrance
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

L’art de David Lafrance se définit comme une suite de paysages aux compositions organisées de façon instinctive et brutale. Malgré l’accumulation de marques abstraites, il est possible de situer le sol, une ligne d’horizon et parfois le ciel. Ces mises en scène évoquent des jardins, des lieux de rassemblement et des bâtiments aux références des plus hétéroclites. L’oeuvre supporte une ambiance euphorisante et inquiétante qui dirigera le spectateur afin de mieux comprendre la nature des sujets : idolâtre, dépressif ou superficiel. Le style fait référence à l’art populaire et intègre d’une façon tout à fait assimilée les défauts de perspectives, d’échelles et de proportions. Le rustique cohabite avec l’émancipation de la richesse et du mauvais goût. Dernièrement David Lafrance s’intéresse au rapport de culpabilité relié à la fête. En résidence au Centre SAGAMIE, il poursuivra ses recherches autour de l’écriture manuscrite laissé au hasard dans les lieux publics.

David Lafrance est né en 1976 au Québec. Il est diplômé en l’an 2001 de l’Université Concordia à Montréal en peinture et dessin. Il y reçoit le prix Guido Molinari pour ces performances académiques. Depuis ces dernières années, ce peintre, aussi graveur, et sculpteur à fait plusieurs exposition au Québec, au Canada et au E-U. Il est récipiendaire de bourses du conseil des arts et lettre du Québec. On peut retrouver ces œuvres dans les collections de la Bibliothèque Nationale du Québec, "prêt d’œuvre" du Musée du Québec, Cirque du soleil et Lotto Québec. Inspiré par le folklore et l’art populaire, sa peinture se consacre aussi à la caricature solennelle et romantique des modèles de bonheur et de force. En complément à son œuvre picturale, sa pratique artistique évolue aussi par la musique expérimentale et bruitiste. David Lafrance vit et travaille à Montréal.

***************

David Lafrance
Artist in Residence

The art of David Lafrance takes the form of a series of landscapes composed in a manner which is both instinctive and brutal. Despite the assemblage of abstract markings, it is still possible to make out the ground, the line of the horizon and, at times, the sky. These compositions evoke images of gardens, gathering places and structures imbued with wide-ranging references. The mood created by these works is exhilarating and off-setting, leading the spectator to a deeper understanding of the nature of the subjects: idolatrous, depressing or superficial. The style is a throwback to popular art and manages to seamlessly integrate flaws in perspective, scale and proportion. Palaces and improbable structures conceived intuitively butt up against rigid bunkers reminiscent of contemporary architecture. A homespun feeling coexists with the emancipation of wealth and questionable taste. Of late, David Lafrance has been exploring the notion of guilt as a by-product of festive enjoyment. As artist in residence at the Centre SAGAMIE, he will be exploring new themes in relationship with hand written notes left in public spaces.

David Lafrance was born near Montreal, Quebec, in 1976. He’s a graduate from Concordia University a major in painting and drawing. He receives the Guido Molinari Prize for academic achievement. His recent work in painting, drawing and sculpture is shown in Canada and the United-States. His references are found in folk art, modern painting and contemporary fashion. After winning two Quebec art council grant, his painting focus on the nature and the chase of pleasure in our modern society. David Lafrance also performs music with turntables and electronic devices into different groups.

mardi 9 avril 2013

Sonia Martineau

Sonia Martineau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Avant l’ère de la mondialisation, Sonia Martineau, née quelque part sur la planète, a adopté le Québec à l’âge vénérable de sept mois. Elle vit et travaille près d’un marché public à Montréal. Artiste sans discipline fixe et bricoleuse dans l'âme, sa démarche artistique est axée sur des rapports de force entre une intuition toute personnelle et l’investigation théorique; entre l’autoréférentialité exacerbée et l’autodérision salvatrice; entre l'espoir du jeu sans but et la nécessité de donner sens.

Le corpus Mordre la poussière définit une identité de passage en captant des images à l’aide de deux caméras dissimulées sur elle-même. Privilégiant des prises de vue automatisées, les recherches de Martineau s'intéressent à une poésie du mouvement dans le paysage en juxtaposant le principe de l'image fixe et nette du monde de la photographie au lâcher-prise obligatoire engendré par l’usage de prises de vue automatisées. Comme si l’œil magique de sa porte d’entrée s’était accroché à ses pieds... Des images déstabilisantes où les limites technologiques établissent un dialogue certain entre l’environnement vu par tous et la présence de chacun dans ces mêmes lieux.

Autodidacte indisciplinée et adepte de l’hybridation, S. Martineau a été possédée par un baccalauréat en beaux-arts à l’université Concordia avec spécialisation en photographie, puis par une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Au cours des dernières années, ses œuvres ont parcouru la forêt, le Web, la rue, sa cuisine et un aéroport. En 2013, la Côte-Nord et la Galerie d’art du Parc à Trois-Rivières accueilleront son retour en galerie constitué d’œuvres presque exclusivement photographiques.

***************

Sonia Martineau
Artist in Residence

Before globalization, Sonia Martineau, born somewhere on this planet, adopted Quebec as her home at the venerable age of seven months. She presently lives and works close to a marketplace in Montreal. Avoiding the confines of any one discipline and a tinkerer at heart, she is an artist whose work plays on the tension between subjective intuition and theoretical analysis, between protracted self-reference and redemptive self-mockery, between the hope sustained in pointless game-playing and the need to ascribe meaning to things.

The Mordre la poussière (Bite the Dust) corpus offers a description of an ephemeral identity revealed through images taken with two cameras hidden on the artist’s person. Martineau’s explorations capture the poetry of movement through a landscape by juxtaposing the fixed and clear imagery provided by the world of photography with the total abandon created by the use of automatic, undirected shots: her journey recorded from the vantage point of the magical eye in her shoes. Destabilizing images in which the limits of technology establish a definite dialogue between the environment as seen by all and the presence of all in the environment.

Self-taught, undisciplined and drawn to hybrid forms, S. Martineau was possessed by a Bachelor’s in fine arts at Concordia University, specializing in photography, and by a Master’s in visual and media arts at UQAM. In the last few years, her works have journeyed through the forest, the Web, the street, her kitchen and an airport. In 2013, the North Shore and the Galerie d’art du Parc in Trois-Rivières will be the scene of her return to gallery exhibitions, primarily with photographic works.

mardi 26 mars 2013

Pilar Macias

Pilar Macias
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

La démarche artistique de Pilar Macias se concentre sur les rapports identitaires que l’être humain entretient avec son milieu. L’homme - être éminemment social - interagit avec son environnement et forge son identité individuelle en fonction de paramètres qui lui sont extérieurs. Notre territoire et ce que nous sommes au sein d’une communauté, façonnent notre personnalité, modèlent notre identité, et par un mouvement simultané d’association et de dissociation nous devenons des êtres uniques, différenciés dans une identité collective. Dans le cadre de sa résidence au Centre SAGAMIE, elle veut créer des jouets optiques où le ludique et l’appartenance du territoire (le Bas Saint-Laurent) seront réunis comme métaphore de la vivacité d’un milieu qui est en constante mutation et redéfinition, comme le concept d’identité.

Originaire de Mexico, Pilar Macias est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’université Laval. Elle a participé à des expositions individuelles et collectives dans plusieurs villes au Canada et à l’étranger. Elle est plusieurs fois récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) et du Conseil des Arts du Canada (CAC). Elle a à son actif plusieurs œuvres créées dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture. Elle a bénéficié d’une résidence d’artiste (CALQ) au Mexique et, en 2013, en Argentine.

http://www.pilarmacias.com/

***************

Pilar Macias
Artist in Residence

The artistic work of Pilar Macias explores the identity relationships that human beings create with their environment. Man, an eminently social being, lives in constant interaction with his environment and the individual identity he forges for himself is largely determined by external parameters. Our territory and our position within a particular community mould our personalities, define our identities and, through the simultaneous flux of association and dissociation, we become unique individuals, clearly differentiated within a collective identity. In the course of her art residency at the centre SAGAMIE, Pilar Macias will create optical toys, combining the idea of play with the sense of belonging to a territory (the Lower Saint Lawrence) in a metaphor for the vibrant life of an environment ceaselessly changing and redefining itself, in accordance with the concept of identity.

Originally from Mexico, Pilar Macias obtained a Master’s in visual arts at Laval University. Her work has been featured in numerous solo and group exhibitions in Canada and abroad. She has been the recipient of grants from the Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) and the Canada Council for the Arts. The integration of art with architecture is a part of her work. She completed a CALQ art resiedency in Mexico and, in 2013, in Argentina.

http://www.pilarmacias.com/

mercredi 20 mars 2013

Mathieu Latulippe

Mathieu Latulippe
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mathieu Latulippe vit et travaille à Montréal. Sa pratique se caractérise par une vision esthétique sérieuse qui n’exclut toutefois pas l'humour. Bien que les interrogations soulevées dans sa pratique soient aussi diversifiées que les matériaux et les techniques dont il se sert, ses réalisations trouvent leur unité dans le fait qu'elles visent toujours à tisser des liens entre différents éléments et à réfléchir, avec une touche tragi-comique, sur certaines perceptions physiques, sociales ou culturelles qui influencent notre façon d'agir, de voir et de ressentir les objets, les images, l'espace et les gens qui nous entourent. Sa pratique est aussi marquée par un certain intérêt pour l'histoire, les sciences sociales, la culture populaire, les fictions spéculatives et l'hétérogénéité.

On a pu voir son travail au Canada et à l'étranger, notamment au Festival International du film sur l’art (Montréal, 2005 à 2008), à La Manifestation international d’Art de Québec 4 (Québec, 2008), à la Galerie Clark (Montréal, 2009), à Netwerk et à l'Établissement d'en face (Belgique, 2010), à la Fonderie Darling (Montréal, 2010), à Axenéo7 (Gatineau, 2011), et à la Triennale 2011 du Musée d'art contemporain de Montréal. Il a été artiste en résidence, entre autres, à Daïmon (Gatineau, 2008), dans le cadre des résidences de Among other things en Turquie (Bolu, Istanbul, 2010) et de la résidence organisée par art3 et Optica à Valence (France, 2012). Il participera au Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul, et présentera une nouvelle installation au centre d'art contemporain Optica à l'automne 2013.


***************

Mathieu Latulippe
Artist in Residence

Mathieu Latulippe lives and works in Montreal. His artistic practice is based on a serious aesthetic vision which does not however exclude the laughter. Though the subjects he examines through his art are as diverse as the materials and techniques he employs, his works are unified in their attempt to establish connections between disparate elements and to reflect, in a tragic-comic manner, on certain physical, social or cultural which impact on our behaviour and our ways of seeing and reacting to the objects, images and people all around us. His work is also shaped by his interest in history, social sciences, popular culture, speculative fiction and heterogeneity.

His work has been exhibited in Canada and abroad, including at the International Festival of Films on Art (Montreal, 2005 to 2008), the Manifestation international d’art de Québec 4 (Quebec City, 2008), the Clark Gallery (Montreal, 2009), Netwerk and the Établissement d'en face (Belgium, 2010), the Darling Foundry (Montreal, 2010), Axenéo7 (Gatineau, 2011), and the 2011 Montreal Museum of Contemporary Art Triennial. He has been artist in residence at Daïmon (Gatineau, 2008) and participated in the Among other things residencies in Turkey (Bolu, Istanbul, 2010) and the residency organised by art3 and Optica in Valence (France, 2012). He will be attending the International Symposium on Contemporary Art in Baie-Saint-Paul, and will present a new installation at the Optica contemporary art center in the fall of 2013.


samedi 16 mars 2013

21ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE


Actuellement en kiosque
21ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE
à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 94

Cette nouvelle chronique de Annie Hudon Laroche intitulée Ébranler les normes,présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de recherche/création au Centre SAGAMIE
Andrée-Anne Dupuis-Bourret, David Lafrance et Jérôme Fortin

Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD.  Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de recherche/création au Centre SAGAMIE.  Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.
Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, le Centre SAGAMIE est un centre de recherche, de création et de production ouvert à l’ensemble des artistes dont le champ de pratique est lié aux enjeux actuels de l’image.  SAGAMIE est particulièrement reconnu pour son expertise d’accueil d’artistes en résidence de recherche/création, ses activités d’édition et de diffusion.  Le centre se spécialise dans le traitement numérique de l’image et l’impression numérique grand format dans un contexte de recherche en art actuel.
 
Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD
(819) 375-6223                    art@lesabord.qc.ca         http://www.lesabord.qc.ca

lundi 25 février 2013

Exposition Gwenaël Bélanger

Gwenaël Bélanger
FRAGMENTS ÉPARS

English follows

EXPOSITION du 28 février au 12 avril 2013

VERNISSAGE le jeudi 28 février a 17h00
 
Gwenaël Bélanger présente au Centre SAGAMIE, à partir du 28 février, des images de son dernier corpus photographique Les macles ainsi que deux autres séries, Broyer du noir et Comic strip. Dans la série Les Macles, l’artiste poursuit son travail sur la fragmentation de l’image, avec un habile collage où d’étranges formes composées de diverses facettes flottent devant de grands bouquets de fleurs. Cette surface trafiquée, que l’on devine plane et translucide, réfracte curieusement la lumière modulant ensuite la couleur de l’objet qui se trouve derrière. Les effets optiques ainsi créés s’apparentent de façon étonnante à de la peinture. Pour la série Broyer du noir, l’artiste sérigraphie des motifs de couleur sur du verre pour ensuite les fragmenter et les laisser se disperser dans l’espace et au sol, réalisant ainsi des tableaux photographiques où se confondent entièrement planéité et profondeur. Dans Comic strip, Bélanger se réapproprie le motif archétypal de l’explosion cher à la bande dessinée. Il le découpe dans du miroir pour le faire éclater au sol, en recolle à plusieurs reprises les particules et le refragmente par des chutes successives. Chaque figure réfléchissante adopte la couleur dominante d’un objet lui faisant face; puis à mesure que la fragmentation se développe, s’y ajoutent les couleurs des divers angles de la pièce, composant ainsi des formes explosées et colorées.
L’observation attentive et critique de ce qui fait image dans notre quotidien est le point de départ de tous les projets de Bélanger. Sa démarche se caractérise avant tout par une attitude «de bricoleur» qui consiste à jouer avec les limites de la perception que nous avons du réel et de ses zones grises, à travers des procédés graphiques et photographiques. Tel un anthropologue des images, Bélanger s’intéresse tout autant à l’image médiatisée qu’à l’objet culturel, lesquels portent et transportent connotations, dénotations et références, en vue de créer des glissements de perception et de mettre en place des machinations du regard. Ce sont les prémisses d’un espace de création, d’un chantier, où vont s’opérer des constructions, des manipulations et des transformations en jouant de manière fallacieuse avec les codes du langage des médias. Enfin, Bélanger tente, par ses projets, de questionner le statut de l’image – sa production, sa transmission et sa réception –, de mettre à l’épreuve ce que l’on voit et perçoit.
Gwenaël Bélanger est né à Rimouski en 1975. Il vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont été présentées en solo au Musée régional de Rimouski, au Centre d’exposition Expression de Saint-Hyacinthe, à la Galerie de l'UQAM, chez Optica (Montréal), au Centre des arts actuels Skol (Montréal) et à la galerie Graff (Montréal). Il a également participé à plusieurs expositions collectives dont Photographies à la galerie Division de Montréal, The Hidden Land à la galerie Nettie Horn de Londres, Still Revolution, au Contact Photography Festival de Toronto et à La Triennale québécoise au Musée d’art contemporain de Montréal. Il exposera en solo au Centre Clark (mars 2013) et au Centre VU de Québec (novembre 2013). Il est le récipiendaire du prix Pierre-Ayot (2009) décerné par la Ville de Montréal. Son travail est représenté par la galerie Graff à Montréal.
 
http://www.gwenaelbelanger.com
http://www.graff.ca
  ************
Gwenaël Bélanger
 FRAGMENTS ÉPARS
 
EXHIBITION February 28 to April 12 - 2013
OPENING Thursday, February 28 - 2013, 17:00
Beginning February 28, 2013, at the Centre Sagamie, Gwenaël Bélanger will be presenting images from his most recent photographic work, Les Macles, together with two additional series, Broyer du noir and Comic strip. The Les Macles series, represents a continuation of the artist’s work on the fragmentation of imagery through a masterful collage of unusual, multi-faceted forms floating opposite immense bouquets of flowers. The created surface, to all appearances flat and translucent, refracts light in such a way as to modulate the colour of the objects behind it. This creates a variety of optical effects surprisingly reminiscent of painting. In the series Broyer du noir, coloured motifs printed on glass are fragmented and scattered through space and on the ground and in the resulting photographs flatness and depth become indistinguishable. In Comic strip, Bélanger reworks the archetypal motif of the explosion so dear to comic strips in general. He cuts mirrors in the shape generally used to depict an explosive burst and shatters them on the floor, refitting the pieces together, only to re-fragment them again through repeated breakages. Each reflecting figure takes on the dominant colour of the object facing it; as the fragmentation advances, colours from different angles of the room are added, ultimately creating multicoloured explosive forms.
All Bélanger’s projects are based on a close and critical scrutiny of the imagery of everyday life. His work is characterized above all by a “do-it-yourself” approach which plays with the limits of the perception of reality and its gray areas available to graphic and photographic techniques. Like an anthropologist of imagery, Bélanger’s interest lies as much in the cultural object as in its media image, both of which harbour and convey connotations, denotations and references which destabilize perception and prejudice our outlook and which furnish the artist with a creative space, a work site, wherein construction, manipulation and transformation toy deceptively with the established codes of the language of media. Ultimately, in Bélanger’s work, the status of images – their production, distribution and reception - is thrown into doubt and what we see and perceive is taken to task.
Gwenaël Bélanger was born in Rimouski in 1975. He lives and works in Montreal. His work has been presented in solo exhibitions at the Rimouski Regional Museum, the Expression Exhibition Center in Saint-Hyacinthe, the UQAM Gallery, Optica (Montreal), the Skol Actual Art Center (Montreal) and the Graff Gallery (Montreal). He has also been featured in group exhibitions including Photographies at the Division Gallery in Montreal, The Hidden Land at the Nettie Horn Gallery in London, Still Revolution, at the Contact Photography Festival in Toronto and the La Triennale québécoise at the Montreal Museum of Contemporary Art. He will be hosting a solo exhibition at the Clark Center (March 2013) and at the VU Center in Quebec City (November 2013). He was the recipient of the City of Montreal’s 2009 Pierre-Ayot Award. He is represented by the Graff Gallery in Montreal.

http://www.gwenaelbelanger.com

http://www.graff.ca


mercredi 30 janvier 2013

Simon Beaudry

 © Simon Beaudry, La bête lumineuse, 2012 (détail)  58'' X 35'' X 115''  photo : Alain Desjean
Simon Beaudry
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Simon Beaudry est un artiste qui vit et œuvre à Montréal. Directeur de création adjoint au sein de l’agence de publicité DentsuBos, il a aussi collaboré durant plusieurs années au magazine Urbania et est le cofondateur du collectif d’artistes Identité Québécoise. C’est à travers ces trois laboratoires qu'il a fait naître une pratique artistique parallèle. Son premier projet d’exposition, Câliboire, a été sélectionné par les centres d’artistes Espace Virtuel à Chicoutimi et Espace F à Matane, la galerie Art Mûr à Montréal et finalement les Centres d’exposition d’Amos et de Val D’or. Il est représenté par la galerie BAC à Montréal.

Sa démarche artistique explore l’identité québécoise. Cette exploration a fait naître une réflexion qui le pousse à réinventer, transformer ou critiquer les morceaux qui constituent cette notion d’identité, inhérente à chacun. La matière qu’il y trouve s’avère abondante et riche de sens (langue, culture, folklore, histoire, symboles identitaires et nationaux, us et coutumes, et tout ce qui constitue l’identité). De ce processus aboutissent des oeuvres reflétant une certaine vision personnelle du Québec, qu’il tente de propulser vers l’avant en utilisant certains éléments traditionnels modernisés. Cette démarche trouve beaucoup de sens aujourd’hui alors que le Québec voit ses références culturelles et traditionnelles se métisser, nous rendant tous vulnérable de perdre nos repères. Ce sont ces repères qu’il utilise comme matière première de réflexion et qu’il veut modifier pour les rendre plus actuels. Son travail artistique se situe dans cette volonté de participer à la transformation de notre identité nationale pour qu’elle puisse continuer de s’émanciper.

http://www.galeriebac.com/contemporains/simon-beaudry/

***************

Simon Beaudry
Artist in Residence

Simon Beaudry is an artist living in Montreal. He is creative director at the DentsuBos advertising agency, collaborated for many years on Urbania magazine and is co-founder of the artists’ collective Identité Québécoise. In parallel with these achievements, he has been working on his own personal artistic practice. His first exhibition project, Câliboire, has been selected by the artists’ centers Espace Virtuel in Chicoutimi and Espace F in Matane, the Art Mûr Gallery in Montreal and the Exhibition Centers in Amos and Val d’Or. He is represented by BAC Gallery in Montreal.

Through his art, he explores the identity of Quebec and his analysis attempts to reinvent, transform or criticize the components which constitute the idea of identity, inherent in each of us. The material he uncovers is rich in meaning (language, culture, folklore, national and self-identity symbols, customs and traditions, and everything which constitutes identity). The works that he creates are a reflection of a very personal vision of Quebec which he advances using modernized versions of traditional elements. This approach is particularly relevant today as Quebec sees its traditional and cultural foundations subjected to outside influence, exposing us to the risk of losing sight of our reference points. These reference points constitute the raw material of this artist’s analysis. He attempts to modify them to give them contemporary significance. His artistic work is anchored in the desire to participate in the transformation of our national identity as it continues to emancipate itself.

http://www.galeriebac.com/contemporains/simon-beaudry/

mercredi 9 janvier 2013

Patrick Dionne et Miki Gingras

Patrick Dionne et Miki Gingras
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis 1999, notre travail photographique questionne des réalités sociales basées sur des préoccupations citoyennes. Comme des anthropologues visuels, nous explorons la relation de l’individu avec son milieu de vie. Nos recherches sont influencées par les histoires que l’on vit et qui nous sont racontées. L’interrelation avec les gens est importante, nous mettons à contribution leur sensibilité, leur ouverture d’esprit et leur imaginaire. Nous manipulons partiellement les images avec l’informatique en y laissant parfois des traces afin de créer des univers subjectifs, photomontages, séquences ou allégories qui présentent visuellement l’expérience vécue avec le sujet et la réflexion suscitée par le thème. En composant avec tous ces risques autant d’un point de vue technique que relationnel, nous questionnons l’objectivité du documentaire ainsi que le rapport à la réalité du médium photographique.

Patrick Dionne et Miki Gingras travaillent en collaboration depuis 1999. Ils réalisent leurs projets au Québec et en Amérique Latine. En juillet 2012, ils ont reçu un prix à Medellin en Colombie pour le projet Humanidad, les enfants travailleurs du Nicaragua lors du 18e concours Latinoamericano de Photographie documentaire. Ils ont bénéficié du Studio-résidence du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) au Mexique en 2011 afin de réaliser le projet Architectures Nomades . Depuis 2009, ils réalisent des murales photographiques sur le thème de l’Identité avec la population dans différents secteurs de la ville de Montréal. Ils travaillent présentement à un projet de création intitulé Algorithme pour lequel ils ont reçu l’appui du Conseil des arts du Canada.

http://patmiki.blogspot.ca/

***************
Patrick Dionne et Miki Gingras
Artist in Residence


Since 1999, our photographic work has focused on an examination of social realities based on the concerns of ordinary citizens. Acting as visual anthropologists, we explore the relationship between the individual and his living environment. Our research is influenced by the stories we ourselves live and by those related to us by others. The inter-relationships we establish with people are critical to our work, which is a testament to their sensibilities, their openness of mind and their imagination. The images are slightly altered digitally in order to create subjective universes, photomontages, sequences or allegories which offer a visual representation of the particular experience undergone with the subject and the reflection generated by the theme. The technical and relational risks we assume allow us to examine the true objectivity of the documentary and the relationship between reality and photography.

Patrick Dionne and Miki Gingras have been working collaboratively since 1999. Their projects are produced in Quebec and Latin America. In July 2012, they were the recipients of the Medellin Prize in Columbia for their project Humanidad, the working children of Nicaragua presented at the 18th Latin-American Documentary Photography Competition. With the help of the Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), they completed a studio-residency in Mexico in 2011 to produce the Architectures Nomades project. Since 2009, they have produced photographic murals on the theme of Identity with people from different sectors of Montreal. They are presently working on a creative project entitled Algorithme with support from the Canada Council for the Arts.

http://patmiki.blogspot.ca/

lundi 3 décembre 2012

Jessica Auer

Jessica Auer
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

S’inspirant de l’histoire et de l’archéologie, mon travail en photographie porte en grande partie sur l’étude de sites culturels. Des sentiers battus au Nouveau Monde, j’explore des lieux où l’histoire et la mythologie font partie du paysage, où surgissent des enjeux liés au paysage contemporain. Mon projet en cours, The Vinland Sagas, explore la région nordique de l’Atlantique et les manuscrits historiques relatant les voyages des Vikings qui ont mené à la découverte de l’Amérique du Nord (Vinland). Au fur et à mesure que la mémoire s’est fondue au mythe, ces récits sont devenus à la fois fiction et documentaire. The Vinland Sagas vise à mettre en cause les notions de vérité historique, tout en explorant l’idée de subjectivité d'un auteur en photographie documentaire.

Jessica Auer détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia (2007) et ses travaux ont fait l’objet de plusieurs expositions individuelles Canada et aux États-Unis. En 2011, elle a publié son premier ouvrage intitulé Unmarked Sites, qui a été choisi par photo-eye et l’Indie Photobook Library parmi les 10 meilleurs livres sur la photographie de l’année. Elle a participé récemment à plusieurs programmes de résidences, entre autres aux studios Leighton du CALQ au Banff Centre en Alberta et à Gotland en Suède, en tant que récipiendaire d’une bourse Brucebo. Elle est cofondatrice et membre du conseil d’administration de la galerie Les Territoires à Montréal et elle enseigne la photographie à l’Université Concordia.

http://www.jessicaauer.com/

***************

Jessica Auer

Artist in Residence


Drawing inspiration from history and archeology, my photographic work is largely concerned with the study of cultural sites. From the beaten track to the frontier, I explore places where history and mythology are woven into the landscape, and where contemporary landscape issues emerge. My current project The Vinland Sagas, explores the Nordic region of the Atlantic and the historic manuscripts that tell of the Viking voyages that lead to the discovery of North America (Vinland). As memory dissolved behind the myth, these stories have become part fiction and part documentary. The Vinland Sagas seeks to challenge notions of historic truth and investigates the idea of subjective authorship within documentary photography.

Jessica Auer received her MFA in Studio Arts from Concordia University in 2007 and has since presented several solo exhibitions in Canada and the United States. In 2011, she published her first book Unmarked Sites, which was selected by photo-eye and the Indie Photobook Library as one the top 10 photo books of the year. She recently participated in several residency programs including the CALQ Leighton Artist’s studio at The Banff Centre in Alberta, and as a Brucebo scholarship recipient in Gotland, Sweden. She is a co-founder and a board member at Galerie Les Territoires in Montréal and teaches photography at Concordia University.

http://www.jessicaauer.com/

mercredi 28 novembre 2012

Joseph Branco

Joseph Branco
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon projet pour cette résidence s’inspire en grande partie d’une nouvelle de J.R.R. Tolkien, " Feuille, de Niggle ", qui relate l’histoire d’un peintre (belle coïncidence) qui est plus préoccupé par la représentation des feuilles des arbres que de la forêt mais qui, par la suite d’un étrange voyage, arrive et pénètre dans un lieu qui ressemble fabuleusement au grand tableau qu’il avait entrepris sans l’avoir achevé. Cette nouvelle exploite de façon merveilleuse cette tension réciproque qui existe entre le réel et l’imaginaire, le concret et le virtuel. Comme ce peintre fictif, je m’attarde davantage aux motifs de feuilles, car leurs reproductions permettent justement de créer, par leur proximité avec leurs référents, des ambiguïtés visuelles qui sont à même de rentre compte de cette compétitivité métonymique mise en jeu par cette histoire. Comme le peintre Niggle, j’aimerais développer à travers ces feuilles tout un univers de sensualité, de sensibilité et de rêverie. C’est à travers cette tension réciproque qu’il sera possible de reconnaître, dans une sorte de dialectique ouverte, comment cette nouvelle présence des images modifie nos relations au monde sensible et à celui de notre imaginaire.

Né à Québec en 1959, mais vivant à Montréal depuis les années quatre-vingt, Joseph Branco expose régulièrement depuis 1984 lors d’expositions individuelles et collectives dans des centres d’artistes, des galeries privées, des espaces publics et des musées. Ses œuvres font partie de collections privées ainsi que de collections publiques dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec et du Musée régional de Rimouski.

https://sites.google.com/site/josephbrancoartiste/Home

***************
Joseph Branco
Artist in Residence


My artist residency project is inspired for the most part by J.R.R Tolkien’s short story “Leaf by Niggle”, the story of a painter (fortunate coincidence) more concerned with the intricate reproduction of the leaves on the trees than of the forest itself and who, in the course of an unusual journey, arrives in a place uncannily similar to a large painting he had once begun and never completed. The story artfully explores the reciprocal tension at play between reality and imagination, the material and the virtual. Like this fictitious painter I, too, focus my attention on the patterns of the leaves because the visual ambiguities created in their reproduction reveal the metonymical friction at the heart of this story. Like Niggle the painter, I would like to enter a universe of sensuality, sensitivity and reverie through the leaves. This reciprocal tension, a sort of open-ended dialectic, reveals how the fresh configuration of an image can modify our relations with the material world and our imagination.

Born in Quebec City but a resident of Montreal since the 80s, Joseph Branco’s work has been featured regularly in solo and group exhibitions in artists’ centers, private galleries, public spaces and museums. His work is also included in private and public collections, including those of the Montreal Museum of Contemporary Art, the Musée National des Beaux-Arts du Québec and the Musée Régional de Rimouski.

https://sites.google.com/site/josephbrancoartiste/Home

jeudi 22 novembre 2012

Mériol Lehmann

Mériol Lehmann  
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Ma démarche artistique a toujours été peuplée de thèmes liés au territoire et à la mémoire. Ma condition d’immigré y est certainement pour beaucoup, ces thèmes provenant de réalités si marquantes qu’ils deviennent inévitables. Cette fascination qu’a l’impact du territoire sur les êtres humains m’a amené à retourner la question : quel impact avons-nous comme individus et comme sociétés sur le territoire? Nos modes de vie modifient non seulement notre environnement proche, mais également une grande partie de la planète. Cette interdépendance amène une boucle, un cycle : nous marquons le territoire et il nous marque à son tour. Quel poids a sur nos vies ces paysages altérés par l’homme? Et quel est le poids de nos mémoires, individuelles et collectives, sur nos perceptions territoriales? Chaque individu porte en lui ses propres références et c’est cette mémoire, aussi intime que collective, que je cherche à atteindre.

Né en Suisse mais, vivant au Québec depuis de nombreuses années, Mériol Lehmann est un artiste œuvrant dans les domaines des nouveaux médias, de l'audio et de la photographie. Son travail, tant en performance qu’en installation a été présenté au Québec (Mois Multi, Festival de cinéma des Trois Amériques, L'Oeil de Poisson, FIMAV) ainsi qu’en Europe (Gent, Bruxelles, Namur, Paris). Il a aussi collaboré avec une multitude d’artistes en nouveaux médias reconnus et réalisé la conception sonore d’œuvres théâtrales et chorégraphiques.

http://mlehmann.ca/

***************
 
Mériol Lehmann
Artist in Residence


My artistic statement has always been about themes related to memory and territory. All of this is probably familiar stuff to any expatriate, and those realities are so strong, I can't avoid them. My fascination over the territory's impact on human beings brought me to turn the question over: as individuals and society, how's our print over landscapes? Our lifestyles modify our own landscape but a great part of the planet as well. This interdependency brings a cycle, a loop : We put our print over territory and thereafter, the territory puts its own print on us. What weight on our lives those man-altered landscapes have? And how both our individual and collective memories affect the way we perceive the landscape? Everyone got inside himself its own references. It is this memory, as much intimate than collective, that I'm trying to reach.

Born in Switzerland but living in Quebec for many years, Meriol Lehmann is an artist working with new media, audio and photography. Whether performances or installations, his works have been presented in Quebec (Mois Multi, Festival de cinéma des Trois Amériques, Oeil de Poisson, FIMAV) and in Europe (Gent, Bruxelles, Namur, Paris). He also collaborated on a large number of artworks with many renown new media artists and did sound design for theater and choreographic works.

http://mlehmann.ca/

mercredi 14 novembre 2012

Edwin Janzen

Edwin Janzen
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Dans mon travail, j’explore l’interaction entre les médiums et la technologie, de même que les systèmes de pensée et la politique. Je m’intéresse tout particulièrement à l’impact de la guerre froide sur la société et l’individu, surtout à la manière dont une adhésion insuffisamment critique de la technologie a donné lieu à une constellation de fantasmes personnels et publics irréalisables, insolubles et pourtant tenaces en ce qui a trait à la politique, à l’économie et à la culture populaire.

Je travaille présentement avec des scanneurs qui donnent aux objets qui sont en contact avec la surface de verre, une netteté incroyable, alors que les objets qui s’en détachent d’à peine quelques millimètres, deviennent flous et reflètent la lumière comme des nébuleuses éloignées. En utilisant le scanneur pour examiner des artefacts usuels (cuillères souvenirs, gourganes, Tic Tac, etc.), je réalise des images numériques qui questionnent la condition humaine qui est toujours en situation de jeu, mais jamais de savoir.

Né à Winnipeg et établi à Montréal, l’artiste Edwin Janzen a recours à différents médiums dans son travail, entre autres la vidéo, l’installation, la sérigraphie et le traitement numérique de l’image. En juillet dernier, sa performance-installation intitulée Conspiracy Case a été présentée en première à la Station House Gallery, à Williams Lake en Colombie-Britannique. En résidence pendant un mois dans cette galerie qui lui servait de quartier général, Janzen a mené une enquête suggérant des soi-disant activités criminelles chez les écureuils et les marmottes du lieu. Janzen détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université d’Ottawa (2010) et un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2008). Il détient également un baccalauréat en histoire (empire byzantin) de l’Université du Manitoba (1994). Il est l’un des éditeurs fondateurs de la revue Les Fleurs du Mal et il est membre du conseil d’administration d’Articule, un centre d’artistes autogéré montréalais.

***************

 Edwin Janzen
Artist in Residence


My work explores the interplay between media and technology, on the one hand, and systems of thought and politics, on the other. A particular interest is the impact of the Cold War on society and the self, especially how an insufficiently critical embrace of technology helped spawn a constellation of unfulfillable, unresolvable, yet enduring personal and public fantasies in regard to politics, economics and popular culture. Thus, my works often contain or embody metaphors for the human psyche in self-imposed conditions of confinement or delusion.

I am currently working with scanners, which render near objects with impossible clarity while objects even a few millimetres distant are blurred and flared like distant nebulae. Using the scanner to examine common artifacts (souvenir spoons, fava beans, Tic Tacs, etc.), I create digital photographic reflections on the human situation: always acting, never knowing.

Winnipeg-born, Montreal-based visual artist Edwin Janzen works in diverse media, including video, installation, screenprint, digital imaging and more. This past July, his performance/installation Conspiracy Case opened at the Station House Gallery in Williams Lake, B.C. There, Janzen spent a month in residence, using the gallery as his headquarters to conduct a law-enforcement-style investigation into presumed criminal activities by the local ground squirrels and marmots. Janzen completed his M.F.A. at the University of Ottawa (2010) and his B.F.A. at Concordia University (2008). He also holds a B.A. in History (Byzantine Empire) from the University of Manitoba (1994). Edwin is a founding publisher of Les Fleurs du Mal magazine and serves on the board of directors of articule, the Montreal artist-run centre.

lundi 5 novembre 2012

Maria Chronopoulos

Maria Chronopoulos
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ma pratique artistique est multidisciplinaire et inclut le dessin, la photographie, la vidéo, l’installation, la sculpture et les arts d’impression. Je suis particulièrement interpelée par les arts imprimés en tant que processus ainsi que la façon dont ils s’intègrent à l’art contemporain. Dans mes œuvres, j’explore des notions telles que la perte, la mortalité, l’amour, le désir et la mélancolie.

Dans le cadre de ma résidence au Centre SAGAMIE, je travaillerai sur une extension du projet Love Lost, présenté en 2010 à La Centrale (en partie) ainsi qu’à Caravansérail. Love Lost est une série de textes dessinés qui suggèrent une histoire mais où aucune phrase ni paragraphe ne sont formés. Le spectateur est invité à imaginer une trame narrative, un personnage en deuil de l’être aimé ou dans un état amoureux. Les dessins furent créés en frottant avec du graphite sur du papier glassine (papier semi-transparent ayant un aspect cireux et craquelé) les détails de broderie ornant des mouchoirs de tissu. J’ai utilisé ce papier pour faire ressortir la nature délicate, éphémère et fragile du sujet abordé. La série comprend: la fin, love lost, love is madness, love is bondage et never after. Je suis intéressé à explorer les frontières entre le privé et le public. Ainsi, j’ai imprimé plusieurs affiches reproduisant les textes de la série Love Lost que j’installe présentement dans des lieux publics montréalais. La documentation servira à la production d’une série d’images numériques.

Maria Chronopoulos vit et travaille à Montréal. Ses expositions les plus récentes et les plus significatives incluent Forget Me Not (La Centrale, Montréal), Secousses (Caravansérail, Rimouski), Ces artistes qui impriment: un regard sur l’estampe au Québec depuis 1940 (Bibliothèque Nationale du Québec), La disparition (Centre de diffusion Presse Papier, Trois-Rivières), Fibreworks 2010 (Cambridge Galleries, Cambridge) et In Abstentia (Artist Proof Gallery, Calgary). Elle a participé à nombreuses résidences au Canada, en Belgique, en Finlande ainsi qu’en Irlande du Nord.

L’artiste souhaite remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec.

http://www.mariachronopoulos.com

**************

 Maria Chronopoulos
Artist in Residence



My practice is multidisciplinary and includes drawing, photography, video, installation, sculpture and print media. I am particularly drawn to print as a process and how it integrates within contemporary art. My artwork investigates ideas of loss, mortality, love, longing and melancholy.

During my residency at Centre SAGAMIE, I will be working on a new project that is an extension of Love Lost, presented in 2010 at La Centrale (in part) as well as at Caravansérail. Love Lost is a series of text-based drawings that suggest a story but where no sentences or paragraphs are formed. The viewer begins to imagine a narrative, that of a character mourning the loss of a loved one, or in the mood for love. The drawings were created by rubbing with graphite the embroidery details from handkerchiefs onto glassine, a waxy and crinkly paper. I used Glassine to emphasize the delicate, impermanent and fragile subject being addressed. The series includes: la fin, love lost, love is madness, love is bondage and never after. I am interested in further exploring the notion between private and public. As such, I have printed numerous posters that reproduce the text in the Love Lost series that I am currently installing in public spaces in Montreal. The documentation will be used to create a series of digital images.

Maria Chronopoulos lives and works in Montreal. Recent significant exhibitions include La disparition (Centre de diffusion Presse Papier), Ces artistes qui impriment: un regard sur l’estampe au Québec depuis 1940 (Bibliothèque Nationale du Québec), Secousses (Caravansérail) and Fibreworks 2010 (Cambridge Galleries). She has also participated in numerous artist residencies in Canada, Belgium, Finland and Northern Ireland.

The artist wishes to thank the Conseil des arts et des lettres du Québec.

http://www.mariachronopoulos.com

lundi 29 octobre 2012

20ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

Actuellement en kiosque

20ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 93

Cette chronique de Annie Hudon Laroche intitulée De la persistance sensible, présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de recherche/création au Centre SAGAMIE

Patrick Beaulieu, Karen Elaine Spencer, Ed Pien

Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de recherche/création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, le Centre SAGAMIE est un centre de recherche, de création et de production ouvert à l’ensemble des artistes dont le champ de pratique est lié aux enjeux actuels de l’image. SAGAMIE est particulièrement reconnu pour son expertise d’accueil d’artistes en résidence de recherche/création, ses activités d’édition et de diffusion. Le centre se spécialise dans le traitement numérique de l’image et l’impression numérique grand format dans un contexte de recherche en art actuel.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

lundi 22 octobre 2012

Pierre Bourgault

                                                                                                                                     photo:  Sébastien Lapointe
Pierre Bourgault  
 Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Pierre Bourgault vit à St-Jean-Port-Joli. Artiste inspiré par les grands espaces, ses réalisations découlent de ses expériences personnelles de marin. Bourgault fait naître la rêverie et l’errance par ses œuvres. De l’intégration des arts à l’architecture, réalisée en quantité depuis 1982, en passant par la procession performative à l’installation, Bourgault modernise les pratiques artistiques et soulève des préoccupations légitimes pour l’habitat et pour les milieux mariniers. Ses œuvres nous appellent à nous questionner sur notre rapport au temps et à l’espace. Ses réalisations ont été vues dans divers lieux reconnus tels que le Custom House (Wesport, Ireland), Toronto Sculpture Garden (Toronto, Canada), Musée du Québec (Québec, Canada) Jardins de Métis (Grand-Métis, Québec), Haifa Museum (Wadi Nisnas, Israel), Matsuyama (Matsuyama, Japon), au Middelheim (Anvers, Belgique) et bien d’autres. Il propose régulièrement son travail réalisé sur l’eau, en espace public, entre autres à New York, à Québec, au Cap-Breton, aux îles de la Madeleine, en Écosse... Il a reçu un grand nombre de bourses du Conseil des arts du Canada (CAC), du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et du Ministère des Affaires culturelles du Québec (MACQ). Il a été fondateur et directeur de l’école de sculpture de St-Jean-Port-Joli, un des fondateurs du Centre d’artistes Est-Nord-Est. Il fut membre de jury au CAC, au CALQ et à la mesure d’intégration des arts à l’architecture. Ses œuvres monumentales étudiées dans les Universités québécoises sont présentées dans plusieurs espaces publics tant au Canada qu’à l’étranger

***************
Pierre Bourgault
Artist in Residence


Pierre Bourgault lives in St-Jean-Port-Joli. As an artist, he finds his inspiration in the open spaces of the great outdoors and his work, intimately linked to his experiences as a sailor, are an open invitation to reverie and travel. Beginning in1982 with an impressive corpus of work merging art with architecture and moving from performance art to installations, Bourgault has always maintained a modern artistic approach in expressing a legitimate concern for the general state of natural habitat and the marine environment. Through his work we are prompted to re-examine our relationships with space and time. His creations have been featured in several well-known venues including Custom House (Wesport, Ireland), the Toronto Sculpture Garden (Toronto, Canada), the Musée du Québec (Quebec, Canada), Jardins de Métis (Grand-Métis, Quebec), the Haifa Museum (Wadi Nisnas, Israel), Matsuyama (Matsuyama, Japon), the Middelheim (Anvers, Belgium) and others. His work on water is regularly presented in public spaces in places like New York, Quebec, Cape Breton, the Magdalen Islands, Scotland... He has been the recipient of numerous grants from the Canada Council for the Arts (CCA), the Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) and the Ministère des Affaires culturelles du Québec (MACQ). He was the founder and director of the école de sculpture de St-Jean-Port-Joli and a founding member of the Centre d’artistes Est-Nord-Est. He has been on the juries of both the CCA and the CALQ and involved in assessing the integration of the arts in architecture. His monumental works, which are studied in Quebec universities, appear in several public places in Canada and abroad.

mardi 16 octobre 2012

Lenka Novakova

Lenka Novakova
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans mon travail, je suis à la recherche d’une qualité poétique éphémère et d’un moment de recréation et de réflexion. Je me sers d’environnements construits, de technologies simples et de la lumière en mouvement, en empruntant parfois aux techniques cinématographiques et théâtrales. À partir de cette base, j’explore les qualités spatiales, les structures architecturales et l’installation en jouant avec la lumière. Celle-ci transforme et déconstruit l’espace en le marquant, en l’occupant, en l’illuminant et en le mettant dramatiquement en scène. La lumière conditionne également notre manière de voir et de sentir le monde. Je m’y intéresse comme médium à la fois de perception et de représentation, à sa capacité de transformation visuelle et architecturale de l’espace et à son impact sur nos systèmes sensoriel et perceptuel.

Née en République tchèque, Lenka Novakova vit et travaille à Montréal où elle poursuit présentement des études doctorales en sciences humaines à l’Université Concordia. Elle détient une maîtrise en arts plastiques de l’Université Concordia (2010) et un baccalauréat de la Pennsylvania Academy of Fine Art, à Philadelphie. Elle s’est mérité de nombreuses bourses et récompenses, et son travail a fait l’objet de plusieurs expositions au Canada et à l’étranger. Elle a reçu des bourses du Coring Museum of Glass, d’Urban Glass, du Vermont Studio Center, de La Chambre Blanche à Québec et du Santa Fe Art Institute. Ses œuvres ont été présentées dans le cadre de Project Integral São Paulo-Québec, au SESC São Paulo au Brésil, au festival DMZ en Corée, à la Gallery Puls, à Alvik en Norvège, et à USF Verftet, à Bergen en Norvège. Un prochain projet sera accueilli au KIAC (Klondike Institute of Art and Culture) au Yukon, au Canada.

***************

Lenka Novakova
Artist in Residence

My practice is concerned with an ephemeral poetic quality a moment of recreation and reflective thought through constructed environments, simple technologies and moving light; with crossover in cinema and theatre technologies. Within this foundation I explore qualities of space, architectural structures and installation by means of moving light. Light transforms and deconstructs space by marking, occupying, illuminating and dramatically staging it. Light also conditions the way we see our world and the way we feel. I am interested in both light as a medium of perception as well as a medium of representation with its impact on the visual and architectural transformation of space affecting our sensory and perceptual systems.

Lenka Novakova was born in the Czech Republic, lives and works in Montreal. She is currently pursuing Phd in Humanities at Concordia University. She received her masters in visual arts from Concordia in 2010 and her undergraduate degree from the Pennsylvania Academy of Fine Art, Philadelphia. She has been recipient of numerous fellowships, awards and has an active exhibition record in Canada and abroad. She received fellowships from The Coring Museum of Glass, Urban Glass, Vermont Studio Center or La Chambre Blanche in Quebec and Santa Fe Art Institute. She presented her work at Project Integral Sao Paulo-Quebec, SASC Sao Paulo, Brazil, DMZ festival in Korea, Gallery Puls, Alvik, Norway and USF Verftet, Bergen, Norway. Upcoming project will take place at KIAC (Klondike Institute of Art and Culture) Yukon, Canada.

Lorna Bauer

Lorna Bauer
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mon travail s’appuie essentiellement sur la photographie, la vidéo et l’installation. Dans ma pratique, je fais appel à la manipulation de matériaux, à la déconstruction et la reconstruction de formes, et je m’intéresse à des stratégies visuelles comme la répétition, l’illusion et la fragmentation. Je prends également en compte les aspects invisibles de la production artistique, et j’explore souvent les mécanismes de la représentation et de la médiation photographiques. Par mes images, je pousse l’interaction entre réalité et virtualité, estompant ainsi la ligne entre ce qui est vu et ce qui est perçu. Finalement, mes œuvres sont le fruit de l’expérimentation, de la recherche et de l’essai empirique.

Lorna Bauer est une artiste qui vit et travaille Montréal. Ses travaux ont fait l’objet d’expositions individuelles à Sporobole, à YYZ Artist Outlet, à la galerie Les Territoires, au University of Toronto Art Centre et au Projection Access Space de l’Art Gallery of Mississauga. Son travail a récemment fait partie des expositions Le travail qui nous attend (2e Triennale québécoise) au Musée d'art contemporain de Montréal et Decisive Moments, Somewhere Else à Trinity Square Video, et a été présenté à Art Metropole. Ses vidéos ont été vues à l’Art Gallery of Hamilton et à Nuit Blanche, à Toronto (2007, 2009). Parmi ses activités à venir, mentionnons des expositions à la Galerie Nicolas Robert, à DAÏMÕN (avec Jon Knowles) et une résidence de production et une exposition (avec Jon Knowles) grâce à une collaboration entre Dazibao et PRIM. Durant l’année, Bauer a été artiste en résidence à New York dans le cadre du programme de résidence Québec-New York qui est soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec.

***************

Lorna Bauer
Artist in Residence

My work is primarily based in photography, video, and installation. My practice involves the manipulation of materials; deconstructing and reconstructing forms and is engaged with visual strategies such as repetition, illusion, and fragmentation. My work considers the invisible aspects of making art, often exploring the mechanisms of photographic representation and mediation. Through my images, I push the interplay of reality and virtuality blurring the line between what is seen and what is perceived. Ultimately I realize my artworks through experimentation, research and trial and error.

Lorna Bauer is an artist who lives and works in Montreal she has presented her work in solo exhibitions at Sporobole; YYZ Artist Outlet; Gallery Les Territoires; The University of Toronto Art Centre and in the Projection Access Space at the Art Gallery of Mississauga. Recently, Bauer’s work was included in The Work Ahead of Us at the Musée d'art Contemporain de Montréal; Decisive Moments, Somewhere Else at Trinity Square Video, and Art Metropole. Her video work has been screened at the Art Gallery of Hamilton and Nuit Blanche Toronto (2007, 2009). Upcoming activities include solo exhibitions at Galerie Nicolas Robert; DAÏMÕN (w Jon Knowles), and a collaborative production residency and exhibition (w Jon Knowles) through Dazibao-PRIM. This past year Bauer was artist-in-residence in New York City as part of the Québec-New York State residency program supported by the Conseil des arts et des lettres du Québec.

mardi 2 octobre 2012

Sébastien Lapointe

Sébastien Lapointe
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Baignant de longue date dans la culture électronique, Sébastien Lapointe s'intéresse aux idées d'échantillonnage, de détournement et de boucle. Il s'approprie des éléments de la culture populaire pour en modifier ou en souligner le sens selon différentes logiques. Cette approche est similaire à sa pratique de DJ qui consiste à sélectionner des pièces musicales préexistantes et connotées pour leur donner une nouvelle forme et les remettre aussitôt en circulation. Son travail repose sur les principes d’analogies, de différence et de répétition. Ses projets, qui se déploient parfois sur plusieurs années, fonctionnent généralement par accumulation ou collection d’objets et d’images qu’il détourne ensuite afin d’en proposer des lectures singulières. Si ce travail fonctionne principalement par échantillonnage, les éléments qu'il s'approprie sont toujours déplacés et réassemblés en fonction de contextes de diffusion particuliers de telle sorte que chaque élément de son travail est réutilisable, recyclable et remixable dans différentes situations. Alliant la pratique de l'échantillonnage à l'attitude du DJ, Sébastien Lapointe produit avant tout des adaptations de la réalité d’après ses observations de la culture populaire qu’il réinterprète afin d’en souligner les motifs récurrents à partir des éléments singuliers qui la composent.

WHITE LABEL [projet de résidence au Centre SAGAMIE]

WHITE LABEL est une série de portraits amorcés en 2010 dans les coulisses du festival de musique et de création numérique MUTEK. La série, réalisée sur diapositive couleur de format 4X5 compte actuellement environ 250 portraits.

Oeuvrant dans l'univers de la musique électronique et des cultures qui s'y rattachent, je me suis intéressé à la communauté internationale très mobile qui donne corps à la musique et la création électronique. Le titre White Label fait référence à une pratique commune dans le milieu des DJs par laquelle des disques vinyle sans étiquette (ou plutôt ne comportant qu'une étiquette blanche sur laquelle il n'y a rien d'écrit) sont distribués aux divers acteurs du milieu et parfois vendus dans certains magasins de disques indépendants. Tantôt copies promotionnelles, tantôt copies pirates ou pour lesquelles les droits n'ont pas été obtenus, ces disques ne sont pas identifiés, mais pour certains initiés, l'auteur est connu de manière implicite ou simplement reconnaissable au son des pièces enregistrées. De la même manière, les portraits de la série White Label sont tous sans titre et sans légende. Photographié dans les coulisses du festival pendant les soirées très intenses où se succèdent ces performeurs de haut calibre (rock stars d'une culture électronique relativement underground), chaque modèle est invité à se placer devant la caméra sans aucune autre instruction. Les artistes et leur entourage posent donc un bref instant dans un dispositif de studio installé derrière la scène dans ce qu'on appelle le Greenroom. Ils sont momentanément isolés visuellement de l'environnement chaotique dans lequel ils évoluent. En pleine nuit, souvent immédiatement après une performance, il s'établit souvent un contraste plus ou moins subtil entre le dispositif de représentation sur fond blanc (qu'on associe à la prise de vue en studio) et l'intensité perceptible dans les yeux, la posture ou l'attitude des modèles.

En procédant de la sorte, j'ai voulu dresser le portrait objectif de cette communauté dans son milieu naturel et trouver, à travers la grande diversité des physiologies, styles ou postures et au-delà de la notoriété ou de l'anonymat des sujets, une unité et une certaine cohérence visuelle. White Label fait partie d'un nouveau corpus de travail traitant de l'univers principalement nocturne de cette sous-culture de la musique électronique.

Sébastien Lapointe est photographe, artiste visuel et DJ. Son travail a été présenté dans plusieurs galeries, musées et centres d’artistes au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Ces dernières années, son travail a été principalement présenté dans des galeries aux États-Unis chez Johansson Projects (Oakland, CA) et à la Galerie Allrise (Chicago, ILL) et à Montréal à la galerie PUSH. Il a participé à différentes foires d’art contemporain notamment NEXT Art Fair (Art Chicago, 2008), Bridge (Miami, 2009), San Francisco Fine Art Fair (2009) et au TIAF (Toronto, 2009). En 2005, il participe à l’exposition Ils causent des systèmes au Musée National des beaux-arts du Québec avec une œuvre réalisée en collaboration avec Gennaro De Pasquale, acquise par le Musée. Son travail figure aussi dans plusieurs collections privées au Canada, aux États-Unis et en Europe.


***************

Sébastien Lapointe
Artist in Residence

Immersed in electronic culture, Sébastien Lapointe has developed an interest in sampling, detournement and looping. He begins with various elements taken from popular culture and subverts their meaning or applies an alternate logic to highlight some of their particular aspects. He employs a similar approach in his work as a DJ, presenting listeners with new forms of existing, familiar musical compositions. His work is based on the notions of analogies, difference and repetition. His projects, which can sometimes span several years, often involve the accumulation of objects and images which are then reconfigured, given a new perspective and offered up for fresh interpretation. Using the technique of sampling, the elements which he appropriates are displaced and re-assembled within selected contexts, allowing each element of his work to be re-usable, recyclable and re-mixable to suit different situations. Combining sampling with a DJ attitude, he creates adaptations of reality based on his observations of popular culture which he re-interprets to highlight recurring motifs.

Sébastien Lapointe is a photographer, visual artist and DJ. His work has been featured in several galleries, museums and artists’ centers in Canada, the United States, Europe and Asia. His work was presented recently in the United States at the Johansson Projects, at the Allrise Gallery and in Montreal at the PUSH gallery. He has participated in contemporary art festivals in Chicago, Miami, San Francisco and Toronto. In 2005, his work was included in the Ils causent des systèmes exhibition at the Quebec National Fine Arts Museum. His work is also included in several private collections.