lundi 29 janvier 2018

Sophie Lambert



Sophie Lambert
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Son travail de réalisatrice et d’artiste est une réflexion sur les relations humaines dans laquelle elle questionne le corps et l’identité dans son aspect tant individuel qu’universel. Ainsi, Sophie Lambert pose un regard sur notre société, nos façons d’entrer en relation avec les autres, l’image qu’on dévoile publiquement et les facettes moins visibles et intimes de l’être humain.

Ces séries d'oeuvres artistiques sont des collections d'expériences similaires. L'artiste réfléchit sur l'interconnexion entre les gens sur les réseaux sociaux. Elle récolte des images et invite le monde à se prêter à son art expérientiel.

L'oeuvre qu'elle aborde durant sa résidence, s'intitule « Paparazzi »  une réflexion sur le vedettariat à travers des gros plans de corps de personnalités connues. L'oeuvre devient une un décloisonnement entre ce qui relève du public et du privé, du nom, du corps et de l'identité. Ces clichés ont été diffusés discrètement sur Instagram (sophie_et_nous) mais se retrouveront maintenant regroupés en une fresque de gros plans de peaux, de poils et de rides.

Elle a exposé à trois reprises à la foire d’art contemporain de Saint-Lambert. En 2014 elle a présenté une immense exposition de ses œuvres collaboratives à L'Arsenal de Montréal. Son œuvre « l'envers de la face book » se promène depuis 3 ans avec l'exposition nomade « Mouvement art mobile » qui s'est arrêtée à Montréal à Sherbrooke et en Abitibi.  En tant que réalisatrice et documentariste, elle a signé le film « L'amour au temps du numérique » et a remporté quatre Prix Gémeaux, meilleure série documentaire (2010), meilleure réalisation émission magazine (2007), meilleure réalisation émission culturelle (2002) et meilleur reportage (2002).


***************

Sophie Lambert
Artist in Residence


Her work as a filmmaker and as a visual artist is a reflection on human relations questionning body awareness as individual and as universal phenomena. Thus, Sophie Lambert looks at this society, the way we relate to others, the image we project in public and other less visible, more intimate aspects of being human.

These art serials are based on similar kinds of experiences. Sophie is interested in the relationship between social media and the people who use it. The artist gathers images by inviting people to participate in her projects.

The title of the work she will do during the residence is « Paparazzi » a look at celebrity through close-ups of known personalities. The artwork reveals the ambiguity between that which is in the public and the private spheres with regards to the body and identity. The snapshots were discretely diffused  on Instagram (sophie_et_nous) but are now grouped together in a mural composed of hair, wrinkles and pores.

She exhibited three times with the Foire d'art contemporain de Saint-Lambert. In 2014 she presented a huge exhibition of her collaborative works at L'Arsenal in Montreal. Her work « The Other Face of Facebook » has been touring for the past three years with the itinerant exhibition « Mouvement art mobile » with stops in Montreal, Sherbrooke and Abitibi. As a documentary filmmaker, she recently released « L'amour au temps du numérique » et was awarded four Prix Gémeaux : best documentary series (2010), best direction of a « magazine » program (2007), best direction of a cultural program (2002) and best documentary story (2002).

lundi 22 janvier 2018

Sylvie Cotton



Sylvie Cotton
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Sylvie Cotton inspire les situations que l’existence lui offre pour les expirer dans le champ de l’art. Sa recherche implique la présence, le dévoilement, l’abandon ; le matériau biographique y est privilégié. Faire de l’art consiste à vivre une rencontre avec soi, avec l’autre ainsi qu’avec les phénomènes subtils ou manifestes, à laisser apparaître le potentiel de frottements et d’influences réciproques, puis à en laisser voir la coloration. Les œuvres s’accomplissent par une esthétique de cordialité et de fonte, tandis que les modes de présentation relèvent de l’offrande, du foisonnement ou de la collection. Cotton fait appel depuis toujours à divers médiums : performance et art action, livre d’artiste, dessin, photographie, installation et écriture. Elle a présenté ses projets d’art action et d’exposition au Québec, aux États-Unis, en Finlande, en Europe et au Japon.

Au centre SAGAMIE, elle travaillera à la production d’un nouveau livre d’artiste, le récit de rencontres faites pendant une résidence longue au 3e impérial, centre d’essai en art actuel, à Granby, entre 2015 et 2017. Habituée dans son travail d’art action à passer de courts segments de temps avec des inconnus, de diverses manières et sous différentes conditions, elle confectionne cette fois une trame plus intimiste. Mais comment vivre un rapport initié par l’art ? Est-il artificiel ? Comment influence-t-il la présence à soi, à l’autre ?  Les questions que la pratique de l’art action relationnel impose la fascinent. Elles ponctueront les pages de ce livre qui cherche à tracer à la fois les faits et l’effet des rencontres établies. Le livre sera une coédition entre le centre Sagamie, le 3e impérial et l’artiste.


http://www.sylviecotton.ca/


***************

Sylvie Cotton
Artist in Residence


Sylvie Cotton draws inspiration from what life offers and extends it into the field of art. Her research involves presence, unveiling, abandonment; biographical material plays a central role in this practice. To make art consists of vitally encountering oneself, the other and phenomenon, be they subtle or manifest, to allow the potential for reciprocal frictions and influences to arise, and to observe the colouring that may come of it. The works are brought to fruition through an aesthetics of cordiality and fusion, while the presentation modes are based on the offering, profusion or the collection. Cotton has always made use of a variety of mediums: performance and action art, artist books, photography, installation and writing. She has presented her action art and exhibition projects in Quebec, the US, Finland, Europe and Japan.

At centre SAGAMIE, she will work on the production of a new artist book that will recount the story of the encounters she made during a long-term residency at 3e imperial, an experimental Granby-based contemporary art centre, between 2015 and 2017. Though her action art usually consists of spending short spans of time with strangers, in various ways and in different conditions, in this case she is preparing a more intimate narrative. But how is one to live a relationship initiated through art? Is it artificial? How does it influence one’s presence to the other? These questions, which the practice of relational action art raises, fascinate her. They will be the thread running through this books’ pages that seeks to trace both the facts and effects of established relationships. The book will be co-published with centre Sagamie, 3e imperial and the artist.

http://www.sylviecotton.ca/

lundi 15 janvier 2018

Jean-Maxime Dufresne Virginie Laganière



Jean-Maxime Dufresne
Virginie Laganière
 

Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Outre leur travail individuel, Jean-Maxime Dufresne et Virginie Laganière collaborent sur une base régulière depuis 2003. Leur travail commun développe des idées sur la transformation de l’environnement construit et de territoires urbains, en manifestant un intérêt pour des questions sociopolitiques, la psyché humaine ou des phénomènes insoupçonnés. Brouillant les pistes entre la fiction et le documentaire, celui-ci s’incarne dans une approche protéiforme réunissant l’installation, la photographie, la vidéo, le son et la collecte de données. Le travail réalisé à Sagamie est issu d’un séjour de résidence au Helsinki International Artist Programme (HIAP). À travers ce projet exposé prochainement dans la grande galerie de L’Oeil de Poisson (Québec), ils souhaitent explorer le substrat rocheux d’Helsinki, la géologie souterraine et les paysages artificiels qui découlent de cette condition comme un environnement propice à l’expérimentation et à la spéculation. Sites d’entraînement, centres de données globalisés, infrastructures énergétiques, abris civils antinucléaires et églises enfouies dans le roc ne constituent qu’une partie de ce milieu hautement convoité, qui intègre à la fois des notions d’écologies futures, de climatologie urbaine et de retour actualisé de la guerre froide. Le travail s’intéresse au caractère doublement insaisissable de ces milieux dissimulés et des zones grises de l’inconscient collectif marquant le climat incertain de notre époque.

Vivant tous deux à Montréal, la nature anthropologique de leurs recherches, marquées par un travail de terrain, les amènent à œuvrer dans différents contextes de résidences à l’étranger, tels que le centre 3331 Arts Chiyoda (Tokyo), le Inside Out Art Museum (Beijing), la Fondation Christoph Merian / iaab (Bâle), le Studio du Québec à Rome, Homesession (Barcelone), la Finnish Artists’ Studio Foundation (Espoo) et la Titanik Gallery (Turku). Ils ont pu montrer leurs installations multipartites en solo et en duo dans des expositions au Québec et à l’international, dont tout récemment Post-Olympiques à la Maison de la culture Côte-des-Neiges dans le cadre du 375e de Montréal, issue d’une vaste recherche sur des cycles de vie entourant la tenue des JO à Sarajevo, Athènes, Beijing, Tokyo, Munich et Montréal. Après avoir développé de nouvelles recherches individuelles ces derniers mois à Rome, les artistes poursuivront leur collaboration à l’hiver 2018 en résidence au Tokyo Arts and Space (TOKAS) avec le soutien du Conseil des arts du Canada.

http://www.virginielaganiere.com
http://www.jmdufresne.ca

Les artistes remercient le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien au projet.



***************

Jean-Maxime Dufresne
Virginie Laganière

Artist in Residence


In addition to their individual practices, Jean-Maxime Dufresne and Virginie Laganière have been collaborating on a regular basis since 2003. Their work investigates transformations in the built environment and urban territories, tying those to sociopolitical issues, the human psyche and
unresolved phenomena. Blurring boundaries between fictional and documentary strategies, their work primarily uses installation, photography, video, sound recording and data collecting. The work produced at Sagamie has its roots in a recent residency with the Helsinki International Artist Programme (HIAP), and will be the basis of an exhibition at L’Oeil de Poisson (Quebec City) later this year. In their research, the raw condition of bedrock in Helsinki, with its underground geology and artificial lansdscapes, becomes a conceptual hotbed for experimentation: a matter charged with speculative and unforeseen potential in respect to future ecologies, urban climatology or Cold War revival. It is a highly claimed, excavated permanent storage of all kinds, mostly vital to public needs, comprised of civilian shelters, energy distribution networks, athletic training sites, electronic data centers, a rock church and undisclosed military facilities. Through narrative encounters, the work attempts to capture an imaginary of these concealed environments and elusive grey zones quarried into the deeper collective subconscious in times of uncertainty.

While both artists are Montreal-based, their anthropological and field-work approach has led them to participate in art residencies abroad, such as the Inside Out Art Museum (Beijing), 3331 Arts Chiyoda (Tokyo), Homesession (Barcelona), the Fondation Christoph Merian / iaab (Basel), the Quebec Studio in Rome, the Finnish Artists’ Studio Foundation (Espoo) and Titanik Gallery (Turku). Their individual and collaborative work has been exhibited in different venues in Québec and internationally. This includes the recent Olympic Afterlife exhibition at the Maison de la culture de Côte des Neiges as part of the 375e de Montréal, which investigates lifecycles related to the hosting of the Olympics in Sarajevo, Athens, Beijing, Tokyo, Munich and Montréal. After developing new solo work during the last months in Rome, they will be collaborating on a research residency at Tokyo Arts and Space (TOKAS) in the winter of 2018, with support from the Canada Council for the Arts.

http://www.virginielaganiere.com
http://www.jmdufresne.ca

The artists would like to acknowledge the support of the Conseil des arts et des lettres du Québec.