vendredi 29 avril 2016


Exposition
/Exhibition
Les Convers(at)ions
de Cindy Dumais

Exposition du 28 avril au 30 juin 2016 au Centre SAGAMIE

Vernissage le 28 avril 2016 à 17 h – une lecture performative est prévue pour 18 h avec Maude Cournoyer et Guillaume Ouellet

Rares sont les occasions où l’on écrit à la main pour communiquer. Textos et courriels : l’écriture manuelle semble déjà usée. Le texte échangé n’est souvent que contenu : les polices sont standardisées, l’encre ne traverse plus le papier.

Depuis 2001, je collectionne les mémos que des personnes de mon entourage m’ont laissés. Je dénombre 80 personnes différentes qui m’ont écrit, pour un total d’environ 400 mémos de différents formats et factures. À partir de cet ensemble, j’ai sélectionné 17 artistes, récupéré leur photo de profil facebook et, pour chacun d’eux, j’ai tiré une palette à partir des couleurs des papiers, lignes et écritures de leurs mémos respectifs, pour en faire un portrait à l’aquarelle.

Cette collection d’écritures à l’état sauvage m’a amenée à me questionner sur :
    -    la valeur du manuscrit et la valeur de la trace de l’auteur;
    -    le rapport de l’artiste à la matière première;
    -    l’idée de la conversation et de ses possibilités d’exploitation dans l’œuvre littéraire et visuelle :
    o    conversation comme dialogue avec l’autre
    o    conversation avec les auteurs lors de la lecture
    o    conversion comme transformation de la matière, du sens
    o    conversion de nos modes de communication
    o    conservation comme garder en mémoire
    o    conversation comme transmission : comment se transmettent les savoirs, l’impact des structures qui supportent le partage des connaissances.

J’ai alors débuté une série de dessins, de sculptures et de dialogues écrits. Pour retrouver cet état sauvage de la création. Une sorte de constellation s’est alors dessinée, interrogeant le dialogue avec l’autre, la relation au monde, le lien à l’univers fini et infini, matériel et immatériel.

L’ensemble présente un corpus d’œuvres qui interroge notre regard, façonné par cette vie intérieure, qui structure nos relations à l’autre et à notre environnement.

Mettant en vedette :

Nathalie Bachand
Magali Baribeau-Marchand
Matthew Barney
Joseph Beuys
Maxime Bisson
Julien Boily
Sonia Boudreau
Dan Brault
Maude Cournoyer
Moira Davey
Jacques Derrida
Marguerite Duras
Sébastien Harvey
Denis Hollier
Michaël La Chance
Fred Laforge
Marie-Hélène Leblanc
Catherine Malabou
Anick Martel
Francis O'Shaughnessy
Noémie Payant-Hébert
France Simard
Michael Snow
Spinoza
Mathieu Tardif
Yves Tremblay
Virginia Woolf

Et plusieurs autres.

- - - - - - - -

Le projet Les Convers(at)ions constitue la sixième exposition individuelle de l’artiste et a été soutenu par le Conseil des arts et lettres du Québec et le Centre SAGAMIE.

Un texte de Cynthia Fecteau sur le projet paraîtra en mai 2016 dans Zone Occupée no. 11.

"Par ses multiples croisements entre sculptures, constellations de formes, traces manuscrites, paroles performées et dessins, Dumais met en lumière tout ce qui est caché dans notre propre rapport au corps. En additionnant l’ensemble des œuvres qu’elle unit par sympathie ou par tension, on obtient la somme de ce qui échappe à une solidarité évidente entre les formes et les matières. Car, il s’agit en fait d’une esthétique « où la notion de relation prime sur le concept d’objet, dont la ligne d’horizon se situe au-delà du visible ». Elle adopte cette posture intranquille, cherchant à exprimer l’inconfort diffus qu’elle éprouve à l’égard des modèles de pouvoir centrés et radicaux auxquels notre monde est souvent tenu. Cette manière de présenter le corps comme pluriel, fuyant, étendu, ravive ce niveau de conscience plus large, près de la philosophie stoïcienne, des espaces vécus comme des étendues de multiplicités indissolubles."

1 Cauquelin, Anne. Fréquenter les Incorporels : contribution à une théorie de l’art contemporain.     Paris PUF, Coll. : Lignes d’art, 2006, p. 83.

- - - - - - - -

Née au Lac-Saint-Jean en 1978, Cindy Dumais s’installe au Saguenay après l’obtention de sa maîtrise en arts de l’UQAC en 2004. Membre des Ateliers TouTTouT depuis 1999, elle continue ses recherches en arts visuels et en écriture. Elle tient le double rôle d’auteure et d’éditrice avec LaClignotante. Ses œuvres font partie de plusieurs collections privées et publiques. Elle enseigne la pratique de l’art au Cégep de Chicoutimi.

http://www.cindydumais.net

lundi 18 avril 2016

Marie-Andrée Godin



Marie-Andrée Godin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Marie-Andrée Godin a complété un certificat en composition et traitement de l'image performée ainsi qu'un baccalauréat en pratique des arts visuels et médiatiques, à l'Université Laval où elle poursuit actuellement une maîtrise en art. Elle est d'ailleurs récipiendaire de plusieurs bourses, dont une bourse du Conseil de recherche en sciences humaines (CRSH). Elle a aussi été finaliste pour le prix Albert Dumouchel en 2014.

Sa recherche porte actuellement sur la figure de la sorcière comme figure féministe. L'artiste interroge à travers elle l'art, le langage et la posture critique en jouant avec les concepts d'a-hiérarchie, d'actes de fabrication et de pensée holistique. Son travail se situe principalement dans les champs de l'installation et de l'art-performance. Jusqu'à maintenant, celui-ci a été présenté au Québec, en Nouvelle-Écosse, aux États-Unis, au Japon et le sera prochainement en Finlande et au Cameroun.


***************

Marie-Andrée Godin
Artist in Residence

Marie-Andrée Godin completed a degre in Composition and process of the Performed Image and a B.A in art and media at Laval University, where she is now finishing her MFA. She has received several scholarships and prizes, including funding from the Social Science and Humanities Research Council of Canada. She was also a finalist for the Albert Dumouchel prize in 2014.

Her current research focuses on the figure of the witch as a feminist figure. Through her, the artist questions art, language and critical stance in playing with the concepts of a-hierarchy, manufacturing acts and holistic thinking.  She works mainly in the fields of installation and performance art. Until now, her work was presented in Quebec, Nova Scotia, the United States, Japan and soon will be in Finland and Cameroun.

lundi 11 avril 2016

Michel Huneault



Michel Huneault
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Michel Huneault est un photographe et artiste visuel basé à Montréal. Avant de se dédier à la photographie en 2008, Michel Huneault a travaillé en développement international pendant plus de dix ans, une carrière qui l’a mené dans une vingtaine de pays, dont une année entière en Afghanistan, à Kandahar. Il détient un M.A. en Études latino-américaines de l’Université de Californie à Berkeley où il fut un Rotary World Peace Fellow, étudiant le rôle de la mémoire collective suite à un traumatisme de grande ampleur. À Berkeley, il a également été l’élève et l’assistant-professeur du photographe Gilles Peress, membre de l’agence Magnum, puis son apprenti à New York.

Aujourd’hui sa pratique se concentre sur les problématiques liées au développement, aux traumatismes personnels et collectifs, et aux géographies complexes.­ Ce travail comprend son projet consacré à Lac-Mégantic, qui a remporté le prix Dorothea Lange – Paul Taylor 2015, et Post Tohoku, autre projet au long cours sur l'impact du tsunami au Japon. Post Tohoku, mêlant photographies et vidéos immersives, sera présenté lors du festival CONTACT 2016 et a reçu le soutien généreux du Conseil des Arts du Canada. Début 2016, Michel a aussi co-reçu la bourse R. James Travers en journalisme international afin de continuer son travail sur les enjeux migratoires.

Photo : Utatsu, Japon, 2012. Pont brisé par le tsunami.

 
http://michelhuneault.com


***************

Michel Huneault
Artist in Residence


Michel Huneault is a Montreal-based photographer and visual artist. Before devoting himself full time to photography in 2008, Michel Huneault worked in the international development field, a profession that took him to over twenty countries, including one full year in Kandahar. He holds a MA in Latin American Studies from the University of California, Berkeley, where he was a Rotary World Peace Fellow, researching on the role of collective memory in large scale traumatic recovery. At Berkeley, he was a student and teaching assistant of Magnum photographer Gilles Peress, and afterwards held an apprenticeship position with him in New York.

Currently, his practice focuses on development related issues, on personal and collective traumas, and on complex geographies. This work includes his project on Lac-Mégantic, which won the Dorothea Lange – Paul Taylor Prize in 2015, and Post Tohoku, another long term project looking at the tsunami impact in Japan. Post Tohoku, mixing photography and immersive video elements, will be presented during CONTACT 2016 and has received the generous support of the Canada Arts Council. Early 2016, Michel also co-received the R. James Travers Foreign Corresponding Fellowship to continue his work on migration.

Photo : Utatsu, Japan, 2012. Remains of a bridge damaged by tsunami.


http://michelhuneault.com

lundi 4 avril 2016

Julie Picard



Julie Picard
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ce qui s’y trame

Julie Picard aborde des enjeux sociaux, écologiques et économiques en alliant une recherche poétique de la matière. C’est ainsi que le papier est convoqué en un choix artistique et un engagement personnel. Enfant du tri sélectif et du recyclage, sa pratique artistique intègre in extenso une approche écologique qui utilise la récupération de matériaux à faible incidence et des modes de présentation sous forme d’interventions éphémères, nomades, flexibles et déployables. Au moyen de bricolages et de confections fait main, elle cherche à faire et à refaire le monde en rassemblant des morceaux. Elle questionne la notion de pérennité et l’acte de laisser sa trace; ses œuvres présentent une réflexion matérielle de l’impermanence, métaphore de notre propre existence.

En résidence au Centre SAGAMIE pour une recherche intitulée Ce qui s’y trame, Julie Picard souhaite «passer à la loupe les couleurs et le tramé des découpures de journaux et des publicités imprimées».

Artiste diplômée de l’Université Laval au tournant du millénaire, son corpus d’œuvres de papier de 1998 à 2014 a fait l’objet de la monographie Mettre sur papier (2015) Éd. La Chambre blanche. Lauréate d’une vingtaine de prix et bourses dont le Prix VIDERE Ville de Québec et la médaille d’or en sculpture aux 6e Jeux de la Francophonie à Beyrouth, elle a réalisé plusieurs résidences au Québec, au Canada et en France. Son travail a été présenté en solo au Québec en collectif au Canada, en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Pologne, et au Liban. En 2016, son travail sera présenté lors de six expositions dont FOIRE PAPIER avec la Galerie Graff. Elle est également reconnue pour son engagement dans sa communauté à titre de personne-ressource en comptabilité pour artistes et OBNL. Julie Picard vit et travaille à Québec.

http://www.juliepicard.net

Titre des oeuvres dans l'image jointe: Financier et Roue de Fortune
Crédit Photo: Guillaume D. Cyr



***************

Julie Picard
Artist in Residence


Ce qui s’y trame

Julie Picard focuses on social, ecological and economic issues through a poetic exploration of matter. In the process, she reworks paper by way of an artistic choice and personal engagement. Born of selective sorting and recycling, her practice fully integrates an ecological approach through the reuse of low environmental impact materials presented in ephemeral and nomadic interventions, deployable structures and flexible folding. Through a tinkering process and handmade creations, she seeks to remake the world by bringing it together in pieces. She questions the notion of posterity and of leaving one’s mark; her works are a material reflection of impermanence, a metaphor of our own existence.

During a residency at Centre SAGAMIE for a research called Ce qui s’y trame, Julie Picard “will take a close up look at the colours and the dot matrix of newspapers and print advertisement clippings.”

Julie Picard graduated from Université Laval at the turn of the millennium. The monograph Mettre sur papier (2015) Éd. La Chambre blanche presented her paper works from 1998 to 2014.  She has been awarded over twenty grants, among which the Prix VIDERE (Québec City, 2008) and the gold medal for sculpture at the 6e Jeux de la Francophonie, (Beirut, 2009). She has carried out several residencies in Québec, Canada and France. Her work has been shown in solo shows in Quebec and in group shows in Canada, France, Belgium, Switzerland, Germany, Poland and Lebanon. In 2016, her work will be shown in six exhibitions including at the PAPIER art fair, where she will be represented by Galerie Graff. She is also recognized for her contributions as an accountant for artists and non-profit organizations. Julie Picard lives and works in Québec City.

http://www.juliepicard.net