vendredi 6 juillet 2018

vacances...

Le Centre SAGAMIE est présentement fermé pour la période estivale. Le retour aux activités régulières se fera le 13 août 2018. Bon été à tous et à toutes!

lundi 11 juin 2018

Maclean


Maclean
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Dans l’ensemble, mon travail porte toujours sur la création d’images et d’objets dans les champs de la peinture et de la sculpture. Par nécessité, ce travail a évolué pour englober plusieurs techniques qui varient en fonction du sujet. En résulte un corpus très diversifié, dont les œuvres — qui mettent en relief la route, la signalisation routière et l’espace public — demeurent tout de même très interreliées. En général, je suis toujours habité par le rapport problématique que nous entretenons avec le paysage en cette phase terminale de l’ère industrielle. 

En approfondissant mon rapport à la gravure, je souhaite explorer et exploiter la présence des reproductions d’œuvres sur le marché de l’art contemporain, ainsi que les liens possibles entre celles-ci et les paysages urbains et états d’esprit collectifs propres à notre époque.

Originaire de Winnipeg (1969), Maclean entretient une pratique artistique explorant le paysage routier en diverses déclinaisons. Depuis l’obtention de son baccalauréat en arts visuels à l’Université du Manitoba en 1996, il a participé à plusieurs expositions individuelles et collectives dans divers centres d’artiste et musées à travers le Canada. Son travail pictural a été sélectionné pour faire partie du survol de la peinture canadienne organisé par la galerie de l’UQAM en 2013, sous le titre de Le Projet Peinture: Un instantané de la peinture au Canada. Ses œuvres sont intégrées à la collection permanente et la Collection de Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec (Québec), et aux collections de la Banque de Montréal, de la Banque Nationale du Canada et de la Banque RBC (New York). Maclean vit et travaille à Montréal, où il est représenté par la Galerie Roger Bellemare et par la Galerie Christian Lambert.

https://www.macleanart.com/


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Maclean
Artist in Residence


For the most part my work is still about making images/objects in the fields of painting and sculpture. By necessity this work has evolved to include a variety of different media, which changes according to the chosen subject. The result is a varied body of work thematically linked, where The Road, Road-signs and Public Space are foremost in my mind. In general, I continue to be preoccupied by the problematic relation to landscape that we enjoy in the late industrial age.

One current I wish to explore in particular as I delve into printmaking involves an exploitation of reproductions of artworks in the contemporary art-market, and how this relates to the urban landscape and collective mindscape.

I was born in Winnipeg in 1969 and have been drawing, painting, designing and building things for as long as I can remember. I studied these things with a number of tutors in my youth, and followed up with a bachelor of fine arts at the University of Manitoba which I completed in 1996. Later the same year I moved to Montreal, where I have lived ever since. I maintain a studio in Montreal and show regularly, thanks in large measure to ongoing representation by Galerie Roger Bellemare and Galerie Christian Lambert. My work has been exhibited across Canada as well as in France, and is now a part of numerous private and public collections, including the Musée National de Beaux Arts à Québec. I live with my wife and our son in the Mile End.

https://www.macleanart.com/

lundi 4 juin 2018

Geneviève et Matthieu



Geneviève et Matthieu
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Geneviève et Matthieu forment un duo interdisciplinaire connu depuis la fin des années 90 pour ses œuvres impertinentes et désinvoltes. Ils posent un regard critique des mouvements artistiques passés et actuels : culture du bricolage, art conceptuel et art performatif. À travers les résidences, les diffusions publiques et l’expérience du corps qui rebondit, qui transforme et qui se fond dans l’art, leurs œuvres évoluent constamment. Impliqués à L’Écart, centre d’artistes en arts actuels et directeurs de la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda, ils s’investissent activement dans leur communauté.

Animée par l’esprit humain, leur démarche créatrice se conclut inévitablement par une fête collective, un art vivant qui défie les modes de présentation habituels en changeant le lieu, la durée, la façon d’exposer et de performer :

Tu as une relation particulière avec tes sculptures ? Et si c’étaient elles qui performaient ? Comment s’y prendraient-elles ?

Ils travaillent actuellement sur L’Empire de la création aussi appelé L’Opéra d’or, leur nouvelle œuvre évolutive qui met en scène la voix d’artistes marginaux ambitieux dont la destinée n’est pas encore jouée. Inspirés par l’esthétique baroque de l’opéra et le franc-parler de la culture hip-hop, Geneviève et Matthieu incarnent des personnages, et développent des outils dramatiques qui leur sont propres, tels que l’intrigue performative, la narration expérimentale et la transformation d’états. L’Empire de la création est une œuvre chorale, une installation et une trame sonore épique, un territoire non organisé qui se déploie en tableau vivant, presque vivant.

http://genevieveetmatthieu.com/


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Geneviève et Matthieu
Artist in Residence


Geneviève and Mathieu are an interdisciplinary duo known for the impertinent and freewheeling works they’ve created since the end of the 90s. They take a critical look at past and current artistic movements: DIY and crafts culture, conceptual art and performance art. Through their residencies, public dissemination and experiments with a bounce-back body that is transformed and fused in art, their art is constantly evolving. As the overseers of the artist-run centre L’Écart and directors of the Rouyn-Noranda Performance Art Biennale they actively contribute to their community.

Sustained by a human touch, their creative practice inevitably concludes with a celebration party, a living art that challenges customary presentation modes by changing the site, duration and way of exhibiting and performing:

You have a particular relationship with your sculptures? What if they were performing. How would they go about it?


They are currently working on L’Empire de la creation aka L’Opéra d’or (The Empire of Creation aka The Golden Opera), their new open-ended and evolving work that presents the voice of ambitious marginal artists whose fate is not yet set. Drawing inspiration from the baroque aesthetic of opera and straight-talk they devise dramatic tools of their own making, such as the performative intrigue, experimental narration and transformative states of being. L’Empire de la creation is a choral work, an installation and an epic soundtrack, a non-organized territory that unfolds as an almost alive tableau vivant or living display.

http://genevieveetmatthieu.com/

lundi 14 mai 2018

Karine Savard



Karine Savard
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Karine Savard conçoit des affiches de films depuis une douzaine d'années. Son travail d’affichiste a été récompensé à de nombreuses occasions aussi bien au niveau national qu’à l’international. Dans sa pratique en dehors de l’industrie cinématographique, elle s'approprie les mécanismes de présentation publicitaire afin de produire des interventions urbaines par lesquelles elle adresse des enjeux liés à la transformation du travail. Elle s’intéresse particulièrement à la question du partage entre le travail manuel et le travail intellectuel, au concept de la division du travail et à sa reconnaissance dans le système capitaliste, ainsi qu'à l’intervention des jugements esthétiques. En plus de ses interventions furtives des dernières années, son travail a été présenté à la Galerie Leonard & Bina Ellen en 2016.

Elle poursuit actuellement un doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal et est récipiendaire d’une bourse du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Son projet porte sur l’étude d’une archive composée de documents audiovisuels représentant le travail dans une filature de textile artificiel de Besançon en France, depuis sa mise en marche en 1892 jusqu'à sa fermeture définitive en 1982. L'exploration du croisement entre les histoires de l’industrie du textile artificiel et l’industrie des médias audiovisuels lui permet d'investiguer la transformation de la notion de travail dans le passage d'une économie industrielle à une économie basée sur l'information et la communication.

Crédit photo : Karine Savard, participation au projet d’affichage collectif This is Tomorrow produit par PDF



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Karine Savard
Artist in Residence


Karine Savard designs film posters since 2006. Her poster work was awarded many national and international prizes. In her practice outside of the cinematographic industry, she appropriates the presentation mechanisms of publicity in order to produce urban interventions that address current issues related to the transformation of work. She is particularly interested in questions related to the divide between manual and intellectual work, the concept of the division of labor and its recognition within the capitalist system and the intervention of aesthetic judgments. Besides her furtive interventions in the past years, her work was presented at the Leonard & Bina Ellen Gallery in 2016.

She is currently pursuing a Ph. D. in études et pratiques des arts at Université du Québec à Montréal and was awarded a scholarship from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada. As part of her research, she is studying an archive consisting of audiovisual documents representing work in an artificial textile spinning mill in Besançon, France, from the beginning of its operations in 1892 until its definitive closure in 1982. The exploration of the intersection in between the history of chemical textile industry and the history of image technologies permits her to investigate the transformation of the notion of work in the passage of an industrial economy to an economy based on information and communication.

lundi 30 avril 2018

Mathieu Grenier


Mathieu Grenier
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mathieu Grenier vit et travaille à Montréal où il a complété un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l'UQÀM. À travers une pratique pluridisciplinaire dont les médiums sont principalement la photographie, l’installation et le son, le travail de Grenier fait appel à la mémoire pour reconstituer une certaine histoire des œuvres et de leur statut dans un contexte renouvelé. Ses œuvres, de nature autoréférentielle et élaborées avec un grand souci du détail, proposent un déplacement du dispositif de l’œuvre vers l’œuvre comme dispositif. Son travail a fait l’objet d’expositions solo au centre d’arts La Halle (France), à la galerie René Blouin (Montréal), au centre Le Lobe (Chicoutimi), à Arprim (Montréal) et à la galerie Roger Bellemare et Christian Lambert (Montréal). Il a participé à plusieurs expositions collectives à Montréal notamment au centre Diagonale, à la galerie Les Territoires et à la Galerie Trois Points. En 2014 il à reçu le prix Charles Pachter pour jeune artiste émergent canadien de la fondation Hnatyshyn et il a été finaliste pour le prix du CALQ : œuvre de l’année à Montréal 2013-2014. Ses projets ont été soutenus par le Conseils des arts et des lettres du Québec et ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections privées. Sa prochaine exposition solo se tiendra à la galerie René Blouin cet automne et il participera prochainement à plusieurs expositions de groupe, notamment à la galerie de l’UQÀM ce printemps. À l’automne 2018, il entreprendra une maitrise en photographie à l’Université du Texas à Austin. Mathieu Grenier est représenté par la galerie René Blouin.

http://www.mathieugrenier.ca/


crédit photo: Guy L'Heureux



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Mathieu Grenier
Artist in Residence


Mathieu Grenier lives and works in Montréal, and has a BFA from the University of Quebec in Montreal. Through a practice that involves installation, sound and photography, his work draws upon memory to piece together a certain story for the works and their status in a renewed context. His works, developed with great attention to detail, suggest a “shift from the devices behind the work to the work itself as device.” Mathieu Grenier’s work has participated in solo exhibitions at La Halle art centre in France, at René Blouin Gallery in Montreal, at Le Lobe artists’s run centre in Chicoutimi, Arprim artist’s run center and Roger Bellemare & Christian Lambert Gallery in Montreal.  He also participated in various group exhibitions in Montréal at Diagonale, Les Territoires gallery, Trois Points gallery, Espace Cercle Carré, and the Galerie de l’UQAM, as well as at the Musée régional de Rimouski. He has recently been awarded the Charles Pachter’s prize for canadian emerging artist from the Hnatyshyn Foundation. He was finalist for the CALQ prize: Artwork of the year in Montréal 2013-2014. His works are found in numerous private collections. His upcoming solo show will open in the fall at René Blouin Gallery and he will be part in a group exhibition at the UQAM Gallery this spring. In fall, Grenier will begin an MFA in photography at University of Texas in Austin. He his represented by René Blouin Gallery.

http://www.mathieugrenier.ca/

mardi 17 avril 2018

Magali Babin



Magali Babin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Est une artiste interdisciplinaire avec une pratique en art audio. Elle s’intéresse à l’exploration de l’espace comme matière sonore. Entre la proximité haptique, le paysage acoustique et les contextes de vie, Babin puise ses matériaux et crée des ambiances faites de séquences, de textures, et de perspectives. Ses œuvres portent sur l’imperceptibilité qui entraine la vigilance et l’attention à travers l’écoute. Dans ses récents projets, Magali Babin, aborde la perception et la mémoire en questionnant notre rapport identitaire aux sons.
Ses recherches actuelles sur l’empreinte sonore l’amènent à ouvrir sa pratique à de nouveaux champs d’expérimentation avec l’image et l’art d’impression à Sagamie.

Est compositrice, artiste sonore et commissaire d’événements en art audio. Elle s’est produite en concert et en performance dans le cadre de festivals internationaux au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ces installations sonores ont été présentées, entre autres, au Musée d’art contemporain de Montréal (Triennale Québécoise 2011), au Mois Multi (Qc. 2012-18), à la galerie Louise et Reuben-Cohen de l'université de Moncton (2012), à la Fabrique (Nantes, France 2013) et à la Maison de la culture Maisonneuve (2015-19). En 2013, elle est boursière du Ministère de la Culture et de la Communication de France, pour une résidence de recherche à la Saline Royale (Franche-compté). Magali Babin poursuit actuellement ses recherches dans le cadre d’un doctorat en Études et Pratiques des Arts à l’UQAM. Elle est boursière du Fonds de recherche Société et culture du Québec (FRQSC). 


https://soundcloud.com/magali-babin


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Magali Babin
Artist in Residence


Magali Babin is an interdisciplinary artist with an audio art practice. She is interested in the exploration of space as an auditory matter. Babin draws on haptic proximity, acoustic landscapes and life contexts as material to create ambiances made of sequences, textures and perspectives. Her recent projects examine the imperceptibility that is elicited through sustained and attentive listening. Magali Babin examines notions of perception and memory to investigate the link between sound and identity. In focusing her current projects on the subject of noise footprint she is opening her practice to an experimentation with images and print art at Sagamie.

A composer, sound artist and curator of audio art events, Magali Babin has given concerts and participated in performances as part of internationals festivals in Canada, the US and Europe. Her sound installations have been presented, among other places, at Musée d’art contemporain de Montréal (Triennale Québécoise 2011), Mois Multi (Qc. 2012-18), Galerie Louise et Reuben-Cohen Gallery at Moncton University (2012), at Fabrique (Nantes, France 2013) and Maison de la culture Maisonneuve (2015-19). Magali Babin is currently pursuing a doctorate in art practice and research at UQAM. She is the recipient of grant from Fonds de recherche Société et culture du Québec (FRQSC).

https://soundcloud.com/magali-babin

mercredi 11 avril 2018

EXPOSITION Pierre-Olivier Tanguay



Pierre-Olivier Tanguay
REPRÉSAILLES


(English follows)

EXPOSITION du 19 avril au 28 juin 2018

Vernissage et lancement du livre

TRACES D’ATELIER : UN COMMISSARIAT ÉCRIT ET VISUEL SUR REPRÉSAILLES DE PIERRE-OLIVIER TANGUAY
de Cindy Dumais / LaClignotante


Le jeudi 19 avril 2018 à 17h au Centre SAGAMIE



Représailles

Une foule consumée, les restes d’une forêt, un autel écarlate.

Noir, rouge, lumière.

L’exposition Représailles met en scène des œuvres formant les vestiges d’un récit incertain, vacillant entre mythe et fantasme. L’installation sculpturale présentée s’intéresse à l’idéalisation de la violence par le biais des mécaniques du rite. Les éléments riches en symbolique sont imbriqués et leurs relations amplifées. La cohérence entre les éléments formels et conceptuels présents nous invite dans l’imaginaire narratif de l’artiste.

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel


« J’ai d’abord vu une tête d’ours, posée au sol du salon : une tête déformée avec deux oreilles sans poil. Ça, c’est en décembre 2015. Depuis, les idées se sont transformées, passant de l’animal à l’homme, de l’homme comme un animal. Cruel. »

Cindy Dumais a suivi la construction du projet Représailles de Pierre-Olivier Tanguay. Un travail qui a mûri pendant près de trois années.

« Je lui ai proposé de colliger réflexions et images dans un livre. Un livre qui tiendrait lieu d’un commissariat écrit et visuel, pour donner un regard personnalisé sur le travail en train de se faire, sur l’énergie de l’art. J’ai tenu un cahier de notes. J’ai pris des photos. J’ai posé des questions. »

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel restitue l’expérience privilégiée d’un regardeur, qui s’est installé dans l’atelier mental et physique de l’artiste Pierre-Olivier Tanguay.

Biographie

Pierre-Olivier Tanguay est un artiste de la relève et un travailleur forestier originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Sa pratique se concentre principalement sur la sculpture et le dessin. Il s’intéresse aux mécaniques du mythe et leurs potentiels esthétiques. Il a notamment participé à plusieurs expositions collectives et résidences. Il présente au Centre SAGAMIE sa première exposition solo.

L’artiste tient à remercier le CALQ, le Conseil des arts de Saguenay et Ville Saguenay pour le soutien à ce projet.



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Pierre-Olivier Tanguay
REPRÉSAILLES

 
EXHIBITION 

April 19 to June 28, 2018

Opening  and launch of the book

TRACES D’ATELIER : UN COMMISSARIAT ÉCRIT ET VISUEL SUR REPRÉSAILLES DE PIERRE-OLIVIER TANGUAY
by Cindy Dumais / LaClignotante


Thursday April 19, 2018 5 pm at Centre SAGAMIE



Représailles

A consumed crowd, the remnants of a forest, a scarlet altar.

Black, red, light.

The exposition Représailles displays works that make up the traces of an uncertain story, wavering between myth and fantasy. The presented sculpture installation focuses on the idealization of violence by way of ritual mechanisms. The symbolically charged elements are embedded and their relationships amplified. The coherence between the present formal and conceptual elements invite us to discover the artist’s narrative imagination.

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel

 “I first saw the bear head, placed on the floor of the living room: a deformed head with
two furless ears. That was in December 2015. Since then ideas transformed, going from the animal to the human, to the human as animal. Cruel.”

Cindy Dumais followed the construction of the project Représailles by Pierre-Olivier Tanguay. A work that matured over a three-year period.

“I proposed that he gather his reflections and images in a book. A book that would take on the role of a written and visual curatorship and provide a personalized glimpse into the work underway and the energy of art. I kept a notebook. I took photographs. I asked questions.”

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel recreates the privileged position of the viewer, who has taken up residence in the mental and physical studio of the artist Pierre-Olivier Tanguay.

Biography

Pierre-Olivier Tanguay is an emerging artist and forestry worker from the Saguenay-Lac-Saint-Jean region. His practice revolves mainly around sculpture and drawing. He is interested in the mechanisms of myth and their aesthetic potentials. He has notably taken part in several collective exhibitions and residencies. His show at Centre SAGAMIE is his first solo exhibition.

The artist wishes to thank the CALQ, le conseil des arts de Saguenay and Ville Saguenay for their support for this project.

mardi 3 avril 2018

Fred Laforge


Fred Laforge
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

À l’intérieur de ma recherche, j’envisage l’expérience esthétique comme un espace de réflexion face au discours dominant. Dans cette perspective, je me suis longtemps intéressé à la représentation de corps atypiques, c’est-à-dire à certains types de corps faisant l’objet d’un jugement de valeur dépréciatif au sein des sociétés occidentales : principalement des personnes obèses, trisomiques ou des femmes à forte pilosité. L’objectif étant d’étudier comment les représentations du corps sont normées par le discours dominant, mais aussi comment les comportements, les postures et les interactions entre individus sont conditionnés par ce même discours. À travers ma recherche, je questionne également la notion de perception, je cherche à comprendre comment l’expérience esthétique encourage le spectateur à observer autrement sa réalité quotidienne. Mon ambition est de témoigner de l’ambiguïté de la perception, et de souligner la complexité de l’expérience humaine. J’ai également un intérêt marqué pour les enjeux liés à la culture, notamment, en considérant d’un point de vue critique certaines formes de dualisme: l’identité et la diversité, la rigidité et la souplesse, la haute et la basse culture, la culture antique et contemporaine, la culture occidentale et autochtone.


Fred Laforge vit et travaille à Montréal. Il a terminé en 2016 un doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal.  Son travail a été diffusé au Canada comme à l’étranger lors de plusieurs expositions individuelles et collectives. Il a notamment participé à la Manif d’art de Québec, la Foire Papier, la Biennale de Vrsac en Serbie et la foire Scope à New York. Son travail a récemment été présenté au Musée National de l’estampe de Mexico. Fred Laforge a reçu de nombreuses bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du Canada ainsi que du Fonds de recherche Société et culture du Québec. Ses œuvres font partie de collections privées et institutionnelles dont le Musée National des Beaux Arts du Québec.

https://www.fredlaforge.com/


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Fred Laforge
Artist in Residence


In my artistic practice, I envisage aesthetic experience as a space for reflection in the face of the dominant discourse. In this perspective, I have for many years focused on the representation of atypical bodies, i.e. certain types of bodies that are subjected to disparaging value judgments within Western societies: mainly obese, trisomic people or women with abundant body hair. The goal is not only to study how representations of the body are normalized by the dominant discourse, but also how behaviours, positions and interactions between individuals are conditioned by the same discourse. Through my research, I also explore the notion of perception in an attempt to understand how aesthetic experience encourages viewers to see their everyday life differently. My ambition is to testify to the ambiguity of perception and to underscore the complexity of human experience. I also have a strong interest in issues pertaining to culture, notably by viewing certain forms of dualism in a critical perspective: identity and diversity, rigour and flexibility, high and low culture, ancient and contemporary culture, Western and Indigenous culture.

Fred Laforge lives and works in Montreal. In 2016, he completed a practice-based Ph.D. in fine art at Université du Québec à Montréal. His work has been disseminated in Canada and abroad as part of several solo and group exhibitions. He has notably participated in the Manif d’art in Quebec City, the Paper Fair in Montreal, the Vrsac Biennale in Serbia and the Scope Fair in New York City. His work was recently shown at the Museo de la Estampa in Mexico City. Fred Laforge has received many grants from the Conseil des Arts et des Lettres du Québec, the Canada Council for the Arts as well as from the Fonds de recherche Société et culture du Québec. His works are part of private and institutional collections, among which the Musée National des Beaux Arts du Québec.

https://www.fredlaforge.com/

lundi 26 mars 2018

Katherine-Josée Gervais



Katherine-Josée Gervais
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Katherine-Josée Gervais s’inscrit à l’intérieur d’une démarche portant sur la poésie du vide comme réédification à la banalité du quotidien, confrontant et soulignant l’incohérence du sens de notre existence. Elle a travaillé sur des chantiers de construction pendant des années avant de se tourner vers des études universitaires et est présentement doctorante en Études et pratique des arts à l’UQAM. Elle compte diverses expositions collectives et performances à son actif autant au Québec qu’en France (Martel en tête, Paris ; HoMa2, Maison de la Culture de Maisonneuve ; Verticale, Laval,...). Elle a également mis en œuvre et coorganisé plusieurs évènements artistiques autogérés notamment RIPA, Legs, GPS (système de positionnement global) et est codirectrice des microéditions Boucane.

Sa pratique multidisciplinaire (dessin, performance et installation) s’appuie sur une narrativité ouverte et déconstruite ainsi que sur les limites de l’autoreprésentation. Elle revisite les codes symboliques et les conventions sociales dans des récits performatifs se situant entre la confession et l’autofiction. Ses propositions adoptent alors une posture critique autant politique que poétique ; par le truchement de la métaphore, elle formule un commentaire sur les relations humaines et une réflexion sur les rapports que nous entretenons entre les différentes sphères de notre identité. Ses recherches portent plus particulièrement sur l’élaboration du personnage-artiste, l’acte performatif et l’authenticité de la parole d’artiste. Dernièrement, son processus créatif donne une large part à l’imprévu et à la rencontre avec les citoyens.nes de toutes communautés lors de performances incluant le public et permettant une médiation de l’œuvre en direct.


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Katherine-Josée Gervais
Artist in Residence


Katherine-Josée Gervais’ practice is guided by an approach rooted in the poetry of emptiness in which the banality of the everyday is reconstructed by confronting and highlighting the incoherent meaning of our existence. She worked on construction sites for many years before taking up university studies and is currently pursuing doctoral studies in Art and research at UQAM. She has participated in various group exhibitions and carried out performances both in Quebec and in France (Martel en tête, Paris; HoMa2, Maison de la Culture de Maisonneuve ; Verticale, Laval,...). She has also initiated and co-organized several self-run art events, among which RIPA, Legs, GPS (Global positioning system) and she is the co-director of the micro-publishing house Boucane.

Her multidisciplinary practice (drawing, performance and installation) is based on an open and reconstructed narrativity as well as on the limits of self-representation. She revisits symbolic codes and social conventions in her performative stories that combine confession and autofiction. Her propositions are based on a critical stance that is at once political and poetic; through metaphorical means she develops a commentary on human relationships and a reflection on our interactions with various spheres of our identity. Her research is more specifically focused on the development of an artist-character, the performative act and the authenticity of the artist’s words. Recently, her creative practice increasingly embraces the unexpected and welcomes encounters with citizens from a broad range of communities during participative performances that propose a live mediation of the work.

lundi 5 mars 2018

Ann Karine Bourdeau Leduc



Ann Karine Bourdeau Leduc
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Convoquant des matériaux et des techniques issus du domaine de la construction, mes assemblages composites questionnent de manière distanciée et ouverte la figure symbolique de la maison. Mon travail se déploie à travers des installations sculpturales combinant des textures imprimées (granit, marbre, briques, ciment…) et des matériaux manufacturés (pin, merisier russe, gypse…). On retrouve au sein de mes murs inachevés un échantillonnage de textures et de matériaux de construction présentant des références domestique. À travers mes installations, je propose des assemblages incohérents en juxtaposant à mes structures non finies des accumulations de revêtements architecturaux. En imprimant les textures sur papier et en proposant des segments de murs, mes espaces domestiques sont finalement voués à l’échec, puisqu’ils n’ont rien de pérenne en comparaison à la protection qu’offre habituellement une maison. Entre construction et déconstruction, mes différents assemblages proposent un amalgame d’espaces non définis et incongrus provenant de chantiers de construction et de l’univers domestique.

Ann Karine Bourdeau Leduc vit et travaille à Montréal où elle a complété son baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en 2016. Lauréate du prix Albert-Dumouchel pour la relève artistique en 2015, elle a également effectué des résidences de création à L’Imprimerie, centre d’artistes (Montréal), Imago (Moncton), Engramme (Québec) et l’Atelier Circulaire (Montréal). Elle présentera sa première exposition solo, Structures temporaires : Unfinished wall work, à Engramme en avril prochain.

http://annkarinebl.wixsite.com/annkarinebl


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Ann Karine Bourdeau Leduc
Artist in Residence


Drawing on materials and techniques from the construction industry, my composite assemblages question the symbolic figure of the house in a distanced and open manner. My work unfolds through sculptural installations that combine printed textures (granite, marble, bricks, cement…) and manufactured materials (pine, Baltic birch, gypsum…).  On the uncompleted walls there are samples of textures and construction materials with domestic references. With my installations, I propose incoherent assemblages by juxtaposing accumulations of architectural coverings with my unfinished structures. In printing textures on paper and presenting wall segments, my domestic spaces are ultimately doomed to fail, because there is nothing permanent about them in comparison with the protection that a house usually provides. Between construction and deconstruction, my various assemblages propose a blend of undefined and incongruous spaces taken from construction sites and the domestic world.

Ann Karine Bourdeau Leduc lives and works in Montreal where she completed a BFA at Université du Québec à Montréal (UQAM) in 2016. A recipient of the 2015 Albert-Dumouchel award for emerging artists, she has also carried out residencies at L’Imprimerie, an artist centre (Montréal), Imago (Moncton), Engramme (Quebec City) and l’Atelier Circulaire (Montreal). She will present her first solo exhibition Structures temporaires : Unfinished wall work at Engramme in April, 2018.

http://annkarinebl.wixsite.com/annkarinebl

lundi 19 février 2018

Nelson Henricks



Nelson Henricks
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Artiste, écrivain, commissaire et musicien, Nelson Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes et ses installations vidéo, qui ont été présentés au Québec, au Canada et à travers le monde. Ses premières monobandes exploraient des questions d’identité en rapport avec la notion de la voix autobiographique. Ensuite, ses œuvres ont traité la façon dont la conscience est liée au temps et la perception. Après 1999, il a travaillé de plus en plus avec l'installation vidéo multicanal. La pratique artistique de Henricks inclut aussi la photographie, la peinture, le dessin et d'autres médias.

À la fois poétique et ironique, le travail de Henricks est toutefois dédié à l’expérimentation, mais avec un fort ancrage dans la culture populaire. Plusieurs de ses productions des années 2000 ont été concernées par des modalités de rendre le son visible. Des installations vidéo telles que Satellite (2004), Les Sirènes (2007), Les mots retranchés (2010) et 2287Hz (2011) ont abordé cette idée de diverses façons. Son intérêt de rendre le son visible est accompagné par une préoccupation du transfert de matériel : la traduction des phénomènes d’un matériau/médium à un autre. Depuis 2012, sa recherche se concentre principalement sur la synesthésie, un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés.

Ses œuvres sont dans la collection du Musée des beaux-arts du Canada, du Museum of Modern Art (New York), du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, la Galerie Leonard et Bina Ellen de l’Université Concordia, et la collection de la Banque Nationale.

Pour plus de renseignements, visitez : http://www.nelsonhenricks.com


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Nelson Henricks
Artist in Residence


Artist, writer, curator and musician, Nelson Henricks is best known for his videotapes and video installations, which have been exhibited in Québec, Canada and internationally. His early single-channel videos explored identity as related to notions of autobiographical voice: later ones investigated the nature of consciousness as related to time and perception. Since 1999, he has worked increasingly with multi-channel video installation. Video works are complemented by forays into photography, painting, drawing and other media.

Both poetic and ironic, Henricks work is committed to experimentation while also being grounded in popular culture. Much of his production of the 2000s was concerned with different modalities of making sound visible. Video installations such as Satellite (2004), The Sirens (2007), Unwriting (2010) and 2287Hz (2011) approached this idea in different ways. Henricks preoccupation with making the invisible visible is complemented by an interest in material transfer: the translation of phenomena from one material or medium to another. Since 2012, his research has focused on synaesthesia, cross-modal sensory perception in which two or many senses are associated with one another.

Henricks work is in the collections of the National Gallery of Canada, the Museum of Modern Art (New York), the Musée des beaux-art de Montréal, the Musée national des beaux-art du Québec, Concordia University’s Leonard and Bina Ellen Gallery, and the collection of the Banque Nationale.

For more information on his work, please visit: http://www.nelsonhenricks.com


mardi 6 février 2018

Carol-Ann Belzil-Normand



Carol-Ann Belzil-Normand
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Par ma pratique en arts numériques et en arts visuels, j’adopte une posture de frivolité, soit par l’idée de la métamorphose ou par une critique de la méthode scientifique. Mon travail démontre une forte opposition entre le souci du détail et le laisser-aller qui peut se manifester par l’humour ou par l’échec. Le frivole joue un rôle d’agent détracteur par rapport à l’élaboration sérieuse d’une production. De la céramique à l’animation, du son à la fabrication de mobilier, du Web à la feuille de papier, de la programmation à la forme fixe d’une sculpture, il y a une correspondance qui opère entre les médiums de nature matérielle et ceux de nature immatérielle.

Carol-Ann Belzil-Normand vit et travaille à Québec. Elle détient une maîtrise en arts visuels ayant pour sujet la posture éthique et esthétique du frivole dans sa création. Lors de sa maîtrise, elle a été sélectionnée pour faire une résidence à La Bande Vidéo avec la contribution du Fonds Fondation-René-Richard de l’École d’art de l’Université Laval. De plus, elle est récipiendaire de deux bourses du programme Première Ovation de la Ville de Québec. Parallèlement, elle collabore à de nombreux événements multidisciplinaires alliant le son, la vidéo et la performance. Ses films d’animation ont été présentés lors de nombreux festivals notamment en Allemagne, au Canada, en Catalogne, aux États-Unis, en France, en Italie et en Russie.

http://www.carolann.cool/


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Carol-Ann Belzil-Normand
Artist in Residence

In my digital arts and visual arts practice, I take a frivolous stance, either through the idea of metamorphosis or through a critique of the scientific method. My work conveys a strong opposition between an eye for detail and a laxness that can manifest itself through humour or failure. The frivolous plays the role of an agent of distraction in relation to the development of a serious production. From ceramics to animation, from sound to furniture making, from the Web to a piece of paper, from programming to the static form of sculpture, there is a correspondence that operates between mediums of a material nature and those of an immaterial one.

Carol-Ann Belzil-Normand lives and works in Quebec City. She holds a MFA in which she focused on the ethical and aesthetic stance of the frivolous in her practice. During her MFA studies, she was selected to carry out a residency at La Bande Vidéo with assistance from Fonds Fondation-René-Richard of the Université Laval Fine Arts department. Moreover, she has received two First Ovation awards from the City of Quebec. In addition to these activities she has taken part in many multidisciplinary events that combine sound, video and performance. Her animation films have been shown at numerous festivals, notably in Germany, Canada, Catalonia, the US, France, Italy and Russia.

http://www.carolann.cool/

lundi 29 janvier 2018

Sophie Lambert



Sophie Lambert
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Son travail de réalisatrice et d’artiste est une réflexion sur les relations humaines dans laquelle elle questionne le corps et l’identité dans son aspect tant individuel qu’universel. Ainsi, Sophie Lambert pose un regard sur notre société, nos façons d’entrer en relation avec les autres, l’image qu’on dévoile publiquement et les facettes moins visibles et intimes de l’être humain.

Ces séries d'oeuvres artistiques sont des collections d'expériences similaires. L'artiste réfléchit sur l'interconnexion entre les gens sur les réseaux sociaux. Elle récolte des images et invite le monde à se prêter à son art expérientiel.

L'oeuvre qu'elle aborde durant sa résidence, s'intitule « Paparazzi »  une réflexion sur le vedettariat à travers des gros plans de corps de personnalités connues. L'oeuvre devient une un décloisonnement entre ce qui relève du public et du privé, du nom, du corps et de l'identité. Ces clichés ont été diffusés discrètement sur Instagram (sophie_et_nous) mais se retrouveront maintenant regroupés en une fresque de gros plans de peaux, de poils et de rides.

Elle a exposé à trois reprises à la foire d’art contemporain de Saint-Lambert. En 2014 elle a présenté une immense exposition de ses œuvres collaboratives à L'Arsenal de Montréal. Son œuvre « l'envers de la face book » se promène depuis 3 ans avec l'exposition nomade « Mouvement art mobile » qui s'est arrêtée à Montréal à Sherbrooke et en Abitibi.  En tant que réalisatrice et documentariste, elle a signé le film « L'amour au temps du numérique » et a remporté quatre Prix Gémeaux, meilleure série documentaire (2010), meilleure réalisation émission magazine (2007), meilleure réalisation émission culturelle (2002) et meilleur reportage (2002).


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Sophie Lambert
Artist in Residence


Her work as a filmmaker and as a visual artist is a reflection on human relations questionning body awareness as individual and as universal phenomena. Thus, Sophie Lambert looks at this society, the way we relate to others, the image we project in public and other less visible, more intimate aspects of being human.

These art serials are based on similar kinds of experiences. Sophie is interested in the relationship between social media and the people who use it. The artist gathers images by inviting people to participate in her projects.

The title of the work she will do during the residence is « Paparazzi » a look at celebrity through close-ups of known personalities. The artwork reveals the ambiguity between that which is in the public and the private spheres with regards to the body and identity. The snapshots were discretely diffused  on Instagram (sophie_et_nous) but are now grouped together in a mural composed of hair, wrinkles and pores.

She exhibited three times with the Foire d'art contemporain de Saint-Lambert. In 2014 she presented a huge exhibition of her collaborative works at L'Arsenal in Montreal. Her work « The Other Face of Facebook » has been touring for the past three years with the itinerant exhibition « Mouvement art mobile » with stops in Montreal, Sherbrooke and Abitibi. As a documentary filmmaker, she recently released « L'amour au temps du numérique » et was awarded four Prix Gémeaux : best documentary series (2010), best direction of a « magazine » program (2007), best direction of a cultural program (2002) and best documentary story (2002).

lundi 22 janvier 2018

Sylvie Cotton



Sylvie Cotton
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Sylvie Cotton inspire les situations que l’existence lui offre pour les expirer dans le champ de l’art. Sa recherche implique la présence, le dévoilement, l’abandon ; le matériau biographique y est privilégié. Faire de l’art consiste à vivre une rencontre avec soi, avec l’autre ainsi qu’avec les phénomènes subtils ou manifestes, à laisser apparaître le potentiel de frottements et d’influences réciproques, puis à en laisser voir la coloration. Les œuvres s’accomplissent par une esthétique de cordialité et de fonte, tandis que les modes de présentation relèvent de l’offrande, du foisonnement ou de la collection. Cotton fait appel depuis toujours à divers médiums : performance et art action, livre d’artiste, dessin, photographie, installation et écriture. Elle a présenté ses projets d’art action et d’exposition au Québec, aux États-Unis, en Finlande, en Europe et au Japon.

Au centre SAGAMIE, elle travaillera à la production d’un nouveau livre d’artiste, le récit de rencontres faites pendant une résidence longue au 3e impérial, centre d’essai en art actuel, à Granby, entre 2015 et 2017. Habituée dans son travail d’art action à passer de courts segments de temps avec des inconnus, de diverses manières et sous différentes conditions, elle confectionne cette fois une trame plus intimiste. Mais comment vivre un rapport initié par l’art ? Est-il artificiel ? Comment influence-t-il la présence à soi, à l’autre ?  Les questions que la pratique de l’art action relationnel impose la fascinent. Elles ponctueront les pages de ce livre qui cherche à tracer à la fois les faits et l’effet des rencontres établies. Le livre sera une coédition entre le centre Sagamie, le 3e impérial et l’artiste.


http://www.sylviecotton.ca/


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Sylvie Cotton
Artist in Residence


Sylvie Cotton draws inspiration from what life offers and extends it into the field of art. Her research involves presence, unveiling, abandonment; biographical material plays a central role in this practice. To make art consists of vitally encountering oneself, the other and phenomenon, be they subtle or manifest, to allow the potential for reciprocal frictions and influences to arise, and to observe the colouring that may come of it. The works are brought to fruition through an aesthetics of cordiality and fusion, while the presentation modes are based on the offering, profusion or the collection. Cotton has always made use of a variety of mediums: performance and action art, artist books, photography, installation and writing. She has presented her action art and exhibition projects in Quebec, the US, Finland, Europe and Japan.

At centre SAGAMIE, she will work on the production of a new artist book that will recount the story of the encounters she made during a long-term residency at 3e imperial, an experimental Granby-based contemporary art centre, between 2015 and 2017. Though her action art usually consists of spending short spans of time with strangers, in various ways and in different conditions, in this case she is preparing a more intimate narrative. But how is one to live a relationship initiated through art? Is it artificial? How does it influence one’s presence to the other? These questions, which the practice of relational action art raises, fascinate her. They will be the thread running through this books’ pages that seeks to trace both the facts and effects of established relationships. The book will be co-published with centre Sagamie, 3e imperial and the artist.

http://www.sylviecotton.ca/

lundi 15 janvier 2018

Jean-Maxime Dufresne Virginie Laganière



Jean-Maxime Dufresne
Virginie Laganière
 

Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Outre leur travail individuel, Jean-Maxime Dufresne et Virginie Laganière collaborent sur une base régulière depuis 2003. Leur travail commun développe des idées sur la transformation de l’environnement construit et de territoires urbains, en manifestant un intérêt pour des questions sociopolitiques, la psyché humaine ou des phénomènes insoupçonnés. Brouillant les pistes entre la fiction et le documentaire, celui-ci s’incarne dans une approche protéiforme réunissant l’installation, la photographie, la vidéo, le son et la collecte de données. Le travail réalisé à Sagamie est issu d’un séjour de résidence au Helsinki International Artist Programme (HIAP). À travers ce projet exposé prochainement dans la grande galerie de L’Oeil de Poisson (Québec), ils souhaitent explorer le substrat rocheux d’Helsinki, la géologie souterraine et les paysages artificiels qui découlent de cette condition comme un environnement propice à l’expérimentation et à la spéculation. Sites d’entraînement, centres de données globalisés, infrastructures énergétiques, abris civils antinucléaires et églises enfouies dans le roc ne constituent qu’une partie de ce milieu hautement convoité, qui intègre à la fois des notions d’écologies futures, de climatologie urbaine et de retour actualisé de la guerre froide. Le travail s’intéresse au caractère doublement insaisissable de ces milieux dissimulés et des zones grises de l’inconscient collectif marquant le climat incertain de notre époque.

Vivant tous deux à Montréal, la nature anthropologique de leurs recherches, marquées par un travail de terrain, les amènent à œuvrer dans différents contextes de résidences à l’étranger, tels que le centre 3331 Arts Chiyoda (Tokyo), le Inside Out Art Museum (Beijing), la Fondation Christoph Merian / iaab (Bâle), le Studio du Québec à Rome, Homesession (Barcelone), la Finnish Artists’ Studio Foundation (Espoo) et la Titanik Gallery (Turku). Ils ont pu montrer leurs installations multipartites en solo et en duo dans des expositions au Québec et à l’international, dont tout récemment Post-Olympiques à la Maison de la culture Côte-des-Neiges dans le cadre du 375e de Montréal, issue d’une vaste recherche sur des cycles de vie entourant la tenue des JO à Sarajevo, Athènes, Beijing, Tokyo, Munich et Montréal. Après avoir développé de nouvelles recherches individuelles ces derniers mois à Rome, les artistes poursuivront leur collaboration à l’hiver 2018 en résidence au Tokyo Arts and Space (TOKAS) avec le soutien du Conseil des arts du Canada.

http://www.virginielaganiere.com
http://www.jmdufresne.ca

Les artistes remercient le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien au projet.



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Jean-Maxime Dufresne
Virginie Laganière

Artist in Residence


In addition to their individual practices, Jean-Maxime Dufresne and Virginie Laganière have been collaborating on a regular basis since 2003. Their work investigates transformations in the built environment and urban territories, tying those to sociopolitical issues, the human psyche and
unresolved phenomena. Blurring boundaries between fictional and documentary strategies, their work primarily uses installation, photography, video, sound recording and data collecting. The work produced at Sagamie has its roots in a recent residency with the Helsinki International Artist Programme (HIAP), and will be the basis of an exhibition at L’Oeil de Poisson (Quebec City) later this year. In their research, the raw condition of bedrock in Helsinki, with its underground geology and artificial lansdscapes, becomes a conceptual hotbed for experimentation: a matter charged with speculative and unforeseen potential in respect to future ecologies, urban climatology or Cold War revival. It is a highly claimed, excavated permanent storage of all kinds, mostly vital to public needs, comprised of civilian shelters, energy distribution networks, athletic training sites, electronic data centers, a rock church and undisclosed military facilities. Through narrative encounters, the work attempts to capture an imaginary of these concealed environments and elusive grey zones quarried into the deeper collective subconscious in times of uncertainty.

While both artists are Montreal-based, their anthropological and field-work approach has led them to participate in art residencies abroad, such as the Inside Out Art Museum (Beijing), 3331 Arts Chiyoda (Tokyo), Homesession (Barcelona), the Fondation Christoph Merian / iaab (Basel), the Quebec Studio in Rome, the Finnish Artists’ Studio Foundation (Espoo) and Titanik Gallery (Turku). Their individual and collaborative work has been exhibited in different venues in Québec and internationally. This includes the recent Olympic Afterlife exhibition at the Maison de la culture de Côte des Neiges as part of the 375e de Montréal, which investigates lifecycles related to the hosting of the Olympics in Sarajevo, Athens, Beijing, Tokyo, Munich and Montréal. After developing new solo work during the last months in Rome, they will be collaborating on a research residency at Tokyo Arts and Space (TOKAS) in the winter of 2018, with support from the Canada Council for the Arts.

http://www.virginielaganiere.com
http://www.jmdufresne.ca

The artists would like to acknowledge the support of the Conseil des arts et des lettres du Québec.