lundi 27 avril 2009

Nathalie Grimard


Nathalie Grimard
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Mon travail traite de certains aspects de la problématique proposée par les surréalistes. S’appuyant sur des théories psychanalytiques décrites par Freud, ceux-ci ont cru pouvoir mettre en lumière les ambiguïtés, les dichotomies, les étrangetés qui caractérisent le psyché humaine. Ma démarche n’en est pas une liée à une technique. Étant de la génération post-conceptuelle et minimale, je ne peux faire abstraction de cet héritage formel et théorique. C’est pourquoi, en reprenant les concepts surréalistes, j’en arrive à une esthétique et à une rhétorique différente. En effet, la logique par laquelle j’aborde le thème du rêve pourrait être qualifiée d’objective et de médicale. Je parle des qualités thérapeutiques du sommeil, de santé mentale et de psychanalyse à travers l’investigation du rêve. Sous des allures cliniques, mon travail interroge le vieillissement, la conscience du temps qui passe et la vulnérabilité.

La rupture que je crée avec les surréalistes tient à ceci : la pratique " surréaliste " sous-entend une possibilité d’un " je " (artiste) conscient, compétent dans une auto-observation analytique des différents aspects constituant sa charpente individuelle et en particulier son inconscient. Personnellement, je ne crois pas en cette capacité d’auto-analyse objective. En bref, les prétentions de mon projet artistique seraient de démontrer dans un même objet, les différents paliers de présentation/représentation des manifestations physiques, intellectuelles et des manifestations du rêve.

Nathalie Grimard est née à Sherbrooke en 1968. Elle obtient sa maîtrise en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal en 1997. Son travail est multidisciplinaire tout en privilégiant l'installation photographique. Parmi ses nombreuses expositions individuelles et collectives, soulignons Art et médecine à l’Université Bishop, Lennoxville en 2008, Vertige à la Galerie Trois points à Montréal, First aid à la Loop galery à Toronto en 2002 et Métamorphoses et clonage au Musée d’art contemporain de Montréal en 2001.

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My work is a continuing investigation of some of the issues broached by the surrealists. Inspired by the psychoanalytical theories of Sigmund Freud, the surrealists sought to emphasize the ambiguities, dichotomies and idiosyncrasies of the human psyche. My approach is not linked to any particular technique. Being part of the post-conceptual minimalist generation, I cannot abstract myself from its formal and theoretical heritage, but by effecting a return to the concepts that preoccupied the surrealists, I was able to arrive at a different aesthetic and rhetoric. Indeed, the logic I embrace in my approach to the theme of reverie could almost be described as objective and medical. I am concerned with the therapeutic qualities of sleep, with mental health and psychoanalysis through an investigation of dreams. Under clinical cover, my work is an ongoing analysis of aging, the consciousness of time passing, and vulnerability.

The break I have made with the surrealists hinges on the fact that the “surrealist” approach presupposes the possibility of a conscious “I” (the artist), capable of thorough analytical self-examination of the different facets that comprise his or her own individual framework and, in particular, his or her own subconscious. I do not personally believe that such an objective self-analytical capability exists. In short, what my art attempts to reveal is how one and the same object can be subject to divergent levels of presentation/representation of its physical and intellectual manifestations, and of its manifestations in the world of dreams.

Nathalie Grimard was born in Sherbrooke in 1968. She received her Master’s Degree in plastic arts at the Université du Québec à Montréal in 1997. Her work is multidisciplinary, with a focus on photographic composition. Her numerous individual and collective exhibitions includeArt et médecine à l’Université Bishop, Lennoxville en 2008, Vertige à la Galerie Trois points à Montréal, First aid at the Loop Gallery in Toronto in 2002 and Métamorphoses et clonage at the Montreal Museum of Contemporary Art in 2001.


mercredi 22 avril 2009

Lancement du livre de Marie-Hélène Leblanc et Ève Breton


Lancement du livre produit par le Centre SAGAMIE
Le dimanche 26 avril 2009, à 16h

Au Centre d'artiste Vaste et Vague de Carleton
774, boul. Perron, Carleton, 418-364-3123
DANS LE CADRE DE L'ÉVÉNEMENT LITTÉRAIRE LIVRES EN FÊTE
(Les activités de l'événement Livres en fête déutent à 10h.)

Débâtir la ville / Unbuilding the city
Ève Breton-Roy a dessiné.
Marie-Hélène Leblanc a écrit.
Toutes deux ont souhaité débâtir la ville.

Les artistes ont réalisé ce livre d’artistes dans le cadre d’une résidence d’édition au Centre SAGAMIE, à Alma (Québec).
Le contenu de ce livre, formé de fragments de textes et de dessins, présente à la fois la ville, une de ses habitante et leur déconstruction respective.

Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Gatineau où elle occupe le poste de directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France.

Eve Breton Roy vit et travaille à L’Anse-Saint-Jean où elle dirige Terrain vague inc., à la fois maison d’édition de livres d’artistes et atelier de reliure artisanale. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi où elle a questionné le livre comme objet, ses caractéristiques formelles comme matérialisation de la pensée. Elle présentait en octobre 2007 "Campagne de salissage" , sa première exposition solo au centre d’artistes Espace Virtuel de Chicoutimi.

Lancement du livre de Bruno Santerre


Bruno Santerre
Lancement du livre produit par le Centre SAGAMIE
Le samedi 25 avril 2009 à 13:30

Au Centre national d'exposition de Jonquière
4160, du Vieux Pont (Mont Jacob) Jonquière, Tél. : 418-546-2177
LORS DU VERNISSAGE DE L'EXPOSITION DE L'ARTISTE

Ce livre découle d’une résidence d’édition réalisée au Centre SAGAMIE par l’artiste Bruno Santerre de Rimouski. Ce séjour de création lui a permis de développer deux projets photographiques inédits intitulés L’Atelier en déplacement et L’Atelier en retrait, qui sont accompagnés d’un essai de Laurier Lacroix. Comme point de départ à ce projet d’édition, Santerre a travaillé dans la lumière de deux artistes qui ont, comme lui, utilisé la lumière dans leurs recherches plastiques. Il a ainsi déplacé son atelier à Paris, Amsterdam et Delft, sur les lieux où ont vécu Brancusi et Vermeer, afin d’y réaliser, dans leurs ateliers ou autour de ceux-ci, des séries de prises de vues. Afin de situer la démarche qui a mené à la création de ces nouvelles séries d’œuvres, Pierre Rannou nous entretient, en première partie de l’ouvrage, de trois expositions individuelles de Santerre, dans lesquelles les notions d’atelier et de galerie se confondent et invitent le spectateur à participer à la fabrication du regard.

vendredi 3 avril 2009

Eva Mayer

Eva Mayer
Tous les jours sont des adieux

VERNISSAGE jeudi 9 avril à 17h00 * Opening thursday, April 9, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 9 au 24 avril 2009 * Exhibition April 9 - 24, 2009
Lancement du livre, texte de Jean-François Caron
Book Launch, essay by Jean-François Caron
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RÉSIDENCE
En collaboration avec le Conseil des arts et des lettres du Québec, Langage Plus et le Centre SAGAMIE présentent un nouveau programme de Résidences internationales à Alma qui s’inscrit dans le cadre des Pépinières européennes pour jeunes artistes.

Le programme des Pépinières européennes pour jeunes artistes existe depuis dix-sept ans et est actif dans 35 pays, 110 villes et plus de 170 lieux de création partenaires. Les Pépinières se donnent comme mission de propulser les jeunes créateurs sur la scène européenne et internationale en leur proposant différents programmes basés sur un dialogue interculturel. Jusqu’à présent, plus de 800 artistes de la relève ont pu profiter du programme des Pépinières européennes et pour l’édition 2008-2009, plus d’une quarantaine de jeunes artistes réaliseront des projets dans 16 pays partenaires.

L’artiste autrichienne Eva Mayer est la première à participer à ce nouveau volet du programme à Alma. Elle a reçu une bourse du CALQ pour réaliser un séjour de trois mois et développer son projet intitulé Tous les jours sont des adieux, qui se positionne en lien avec la communauté locale.

Après avoir rencontré et tissé des relations avec une quinzaine de personnes dites du troisième âge, l’artiste a réalisé des prises de vues se situant entre la mise en scène et le documentaire, et qui lui serviront de point de départ à une recherche plastique mettant à profit les outils numériques de transformation et d’impression des images.

EXPOSITION et PUBLICATION
Le résultat de cette recherche intensive sera présenté au public lors d'une exposition solo qui aura lieu au Centre SAGAMIE du 9 au 24 avril 2009. Une publication témoignant du développement de ce projet sera également éditée par SAGAMIE Édition d’art et lancée le soir du vernissage, le jeudi 9 avril à 17h00. Le texte accompagnant les oeuvres de Mayer est de Jean-François Caron. En voici un extrait:

" Comme plusieurs artistes de la photographie, Eva Mayer se montre intéressée par les thèmes de la disparition et de la mort. Sans doute est-ce en raison des caractéristiques même de la photographie. En donnant l’impression d’extraire le modèle du temps, de l’arrêter sur le chemin de son inéluctable destin, le cliché se présente comme un simulacre d’éternité. Mais il ne s’agit bien que d’un leurre puisque la photo n’isole pas l’être : elle s’institue au mieux comme sa trace.

C’est sur cette piste que s’avançait René Char, en affirmant qu’un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves et que seules les traces font rêver. Ce qu’aborde Char, ce n’est pas seulement la poésie, mais aussi l’œuvre d’art. Suivant cette réflexion, François Soulages place la photo comme trace créant une tension vers le rêve de celui qui sera spectateur de la photo. Chez Mayer, toutefois, le rêve intervient aussi avant la prise de vue, dans le rapport privilégié qu’elle entretient avec ses modèles.

Car si la photographie est incapable de prouver en soi l’existence, se résignant à éprouver la perte de ce qu’elle représente et du mystère qui en subsiste, elle peut s’ouvrir à la fiction. La photographie ne fixe alors pas le sujet à un instant précis de son quotidien, mais le sujet rêvé à un instant de sa propre fable . Elle ne fixe pas l’être, mais elle le métamorphose, modifie son environnement, et cette transformation continue dès qu’on regarde la photo ou qu’on cherche à la raconter. " Jean-François Caron

Biographie - Eva Mayer
L’artiste autrichienne Eva Mayer est née en 1975, elle vit et travaille à Paris. Elle a étudié la scénographie à l’École Supérieure d’art dramatique Mozarteum à Salzburg (Autriche) et à l’University of Tennessee à Knoxville aux États-Unis. Elle a par la suite étudié la photographie à la School of Visual Arts de New York.

Ses œuvres ont été présentées en solo à Strasbourg, Bruxelles et Paris et dans de nombreuses expositions collectives en France, Autriche, Italie, Espagne, Portugal, Lituanie et aux États-Unis. Mentionnons entre autres les expositions: I-Brow au Los Angeles Center For Ditigal Art, l’exposition Trente au Festival photographique du Trégor en Bretagne et l’exposition Women and Mystery au Festival Kaunas Photo Days en Lituanie. Ses œuvres ont été également retenues au Salon d’art contemporain de Montrouge (Paris) en 2006, et une seconde fois en 2007. Actuellement, elle représente l’Autriche dans l’exposition itinérante Jeune Création Européenne (2007-2009). Sa prochaine exposition aura lieu en mai 2009 à Guyancourt (France).

Des séries photographiques de l’artiste ont été publiées dans plusieurs catalogues et revues spécialisés en art actuel dont Afterimage (New York), Frankfurter Rundschau (Frankfurt) et le Mois de la photographie à Paris. Eva Mayer a également réalisé une résidence d’artiste à Paliano (Italie) en 2007.

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ARTISTIC RESIDENCY
In collaboration with the Conseil des arts et des lettres du Québec (the Quebec Council for the Arts), Langage Plus and the Centre SAGAMIE are pleased to present a new International Residency Program in Alma as part of the Pépinières européennes pour jeunes artistes.

The Pépinières européennes pour jeunes artistes program has been in existence for seventeen years and is active in 35 countries, 110 cities and over 170 affiliated centers of creativity. The mission of the Pépinières is to launch the work of young creators on the European and international scene by offering a variety of programs based on intercultural dialogue. More than 800 new artists have benefited from the European Pépinières program and, in the course of the 2008-2009 edition, over forty young artists will complete projects in 16 participating countries.

The Austrian artist Eva Mayer is the first to take part in this year’s program in Alma. She was the recipient of a CALQ grant allowing her to spend three months working on her project entitled Tous les jours sont des adieux (The days are each a farewell) in close collaboration with the local community.

After meeting with more than a dozen senior citizens and taking the time to establish close ties with them, the artist used them as subjects in a series of photographs combining the immediacy of documentary with designed arrangements. The latest digital imaging technology was then used to extend and transform the photographic compositions.

EXHIBITION and PUBLICATION
The public is invited to see the results of this intense experimentation at the solo exhibition being presented at the Centre SAGAMIE, from April 9 to 24, 2009. SAGAMIE Édition d’art have also published a book which traces the evolution of this project and which will be launched on the opening night of the exhibition, Thursday, April 9, at 5:00 pm. The text which accompanies Mayer’s work is written by Jean-François Caron. The following is an excerpt from that book:

“Like many photographic artists, Eva Mayer is interested in the themes of death and disappearance. This may be due to the nature of photography itself. By appearing to extract a subject from the passage of time and immobilising it on the path of ineluctable destiny, the photograph seems to simulate eternity. But this is only an illusion because the photograph does not in fact capture the being of the subject but, rather, a trace that the subject has left behind.

This is how the poet René Char approached his work, claiming that the poet must leave behind only the traces of his passing, not the evidence and only traces allow us to dream. What Char is describing here is not only poetry, but any work of art. Taking this idea a step further, François Soulages sees in the photograph the tension created between the traces left by a subject and the spectator’s reverie. For Mayer, however, the dream exists before the picture is even taken, permeating the special relationship she establishes with her subjects.

Although photography may be incapable of furnishing the proof of existence per se and must content itself with an acknowledgement of the disappearance of what it sets out to represent and with the residual mystery, it remains nevertheless open to the limitless possibilities of fiction. Seen in this light, photography does not capture the subject at a particular instant among many in a nondescript daily routine, but rather it reveals the subject as the subject imagines himself to be at a certain point in his own fable. It does not capture being itself, but rather the transformations of being, modifying its environment, and this metamorphosis is on-going as one continues to look at the photograph and attempts to put it into words.” Jean-François Caron

Bio - Eva Mayer
The Austrian artist Eva Mayer was born in 1975 and presently resides and works in Paris. She studied stage design at the Salzburg Academy of Music and Performing Arts Mozarteum (Austria) and at the University of Tennessee in Knoxville, in the United States. She then went on to study photography at the School of Visual Arts in New York.

Her work has been featured in solo exhibitions in Strasbourg, Brussels and Paris, and as part of collective exhibitions in France, Austria, Italy, Spain, Portugal, Lithuania and the United States. These exhibitions include, among others: I-Brow at the Los Angeles Center For Digital Art, the Trente exhibition at the Summer Photographic Festival in Trégor, France, and Women and Mystery at the Festival Kaunas Photo Days in Lithuania. Her work was also exhibited at the Salon d’art contemporain de Montrouge (Paris) in 2006, and once again in 2007. She is presently representing Austria in the Jeune Création Européenne (2007-2009) traveling exhibition. Her next exhibition will be held in May 2009 in Guyancourt (France).

Series of photographs taken by this artist have been published in several contemporary art catalogues and journals including Afterimage (New York), Frankfurter Rundschau (Frankfurt) and le Mois de la photographie in Paris. Eva Mayer was also artist in residence in Paliano (Italy) in 2007.