mardi 13 décembre 2011

Pierre Blache‏


Pierre Blache
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis près d’une vingtaine d’années, mon intérêt pour la photographie se porte sur la représentation critique du paysage. Plus particulièrement, ma caméra recherche des lieux qui ont la possibilité d’évoquer en un même temps malaise et fascination. Ces espaces, que je donne à voir, se trouvent souvent perturbés par de subtiles inscriptions, des présences un peu troubles qui y sont associées.
Pour moi, l’acte photographique a toujours été lié au déplacement. Que ce soit au coin de la rue ou à l’autre bout du monde, l’errance me procure l’état d’esprit nécessaire à la captation des images. Ces photographies me permettent de construire des fictions qui se nourrissent d’impressions, d’émotions ressenties, autant que de brèves incursions dans la culture locale (littérature, cinéma, musique, croyance). J’opte pour des associations poétiques où les images en séquences s’interpellent pour recréer une réalité qui se veut proche de la mémoire que je garde des lieux et des gens croisés.

Pierre Blache a reçu une formation en photographie et en arts visuels au Collège de Matane et à l'Université Concordia de Montréal. Depuis 1989, il a assumé plusieurs responsabilités au sein de VOX, centre de l’image contemporaine, du Mois de la Photo à Montréal et de la revue Ciel variable. C’est depuis 1992, qu’il s’intéresse à la représentation critique de l’environnement par le biais de la photographie de paysage. En plus de ses expositions personnelles au pays, il a participé à de nombreuses expositions collectives au Canada, en Europe et en Amérique latine. Ses plus récentes expositions témoignent de son intérêt pour la relation qu’entretiennent la vidéo, le son et l’image fixe.

http://www.pierreblache.ca/

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 Pierre Blache
Artist in Residence


For almost twenty years now, my interest in photography has focused primarily on creating a critical representation of landscape. More particularly, my camera seeks out places that can evoke feelings of both uneasiness and fascination. The spaces that are exposed in my work often reveal evidence of disturbance by subtle inscriptions or unsettling presences that have become associated with them.
For me, the photographic act has always been bound up with a sense of displacement. Whether my rambling has taken me to the other end of the world or just to the next street corner, it has always produced in me the state of mind necessary to capture images. These photographs allow me to construct fictions that feed off of impressions and emotions and brief incursions into local culture (literature, film, music, beliefs). I opt for poetic connections in which sequential images refer back and forth to each other, re-creating a reality which comes close to the memory I preserve of the places and the people I have encountered.

Pierre Blache studied photography and visual arts at the Collège de Matane and at Concordia University in Montreal. Since 1989, he has participated actively in VOX contemporary image, in Le Mois de la Photo à Montréal and in magazine Ciel variable. Beginning in 1992, his interest has focused on the critical representation of the environment through landscape photography. In addition to his individual exhibitions throughout the country, he has participated in group exhibitions in Canada, Europe and Latin America. His most recent exhibitions highlight his interest in the relationship between video, sound and fixed images.

http://www.pierreblache.ca/

lundi 28 novembre 2011

Roberto Pellegrinuzzi‏


Roberto Pellegrinuzzi
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Roberto Pellegrinuzzi est né à Montréal en 1958. Il vit et travaille à Montréal et à Bolton-est. Depuis 1985, il a présenté plus d’une cinquantaine d’expositions individuelles au Canada et en Europe. Il a participé a de nombreuses expositions collectives au Canada, en Europe, en Inde, au Mexique. Ses oeuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées dont le Musée des beaux-arts du Canada, Le Fond National d'art contemporain de France, La Maison européenne de la photographie (Paris), le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée d'art contemporain de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, l'Hôtel Gault (Montréal) et le Crédit Lyonnais. Il a réalisé à ce jour plus d’une quinzaine d’oeuvres d’art public dans le cadre du Programme québécois d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement.

Dans mon travail, et ce depuis plusieurs années, une grande part de mes recherches (de mon intérêt) questionne l’histoire même de la photographie, ses mécanismes et ses propriétés physiques. Cette nouvelle série regroupée sous le titre Constellation m’a amené à travailler différemment le paysage (un thème récurrent dans ma pratique). Ces nouvelles pièces utilisent un dispositif de mise en plans successifs de l’image. Je décompose celle-ci en de multiples réseaux géométriques sur différents plans. Ces plans une fois réassemblés confèrent à l’image une profondeur, une tridimentionnalité. Dans ces multitudes d’embriquements et de réseaux - selon l’angle ou la distance de visionnement - , l’image se déstructure et se recompose. L’image se dématérialise sous notre regard, au profit de la géométrie, elle devient une proposition abstraite. Cette perte de sens nous amène instinctivement à recentrer notre regard afin que l’image initiale refasse surface, ce qui oblige le spectateur (le regardeur) à se déplacer dans un jeu de va-et-vient, pour la reconstruire. On pourrait faire un parallèle avec une balade en forêt, où la déambulation entre les arbres, la proximité de ceux-ci, brouillent notre vision sur l’ensemble du paysage, lorsque tout à coup on débouche sur un point de vue spectaculaire, voire global du paysage.

http://www.pellegrinuzzi.com/

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Roberto Pellegrinuzzi
Artist in Residence


Roberto Pellegrinuzzi was born in Montreal in 1958. He lives and works in Montréal and Bolton-est. Since 1985, his work has been exhibited in over fifty solo exhibitions in Canada and in Europe. He has participated in numerous group exhibitions in Canada and in Europe, in India, and in Mexico. His work can be found in major public and corporate collections including the National Gallery of Canada, the Fond National d’art contemporain (Paris), La Maison Européenne de la Photographie (Paris), the Montreal Museum of Fine Arts, the Musée d’art contemporain de Montréal, the Musée national des beaux-arts du Québec, and Hotel Gault (Montreal). Pellegrinuzzi has also been awarded over fifteen public artwork commissions as part of the gouvernement du Québec's 1% public art program.

For many years now, a large part of my work has been an investigation of (an interest in) the very history of photography, its devices, its physical properties. In this new series, titled Constellation, I take a different approach to landscape (a recurring theme in my art). The image in these pieces is layered into consecutive planes, decomposed into a network of geometric patterns. These planes, once reassembled, give the image depth and three-dimensionality. Among the many interleavings and networks—depending on one’s viewing angle and distance—the image breaks down and comes back together. As the image dematerializes under our gaze, dissolving into the geometric and abstraction, the loss of cognisance instinctively leads us to refocus in an attempt to recapture the initial image, which obliges the spectator—the viewer—to move around, to-and-fro, to reconstruct it. One may compare the experience with a stroll in the proverbial wood, where the closeness of the trees blurs our view of the countryside—until we suddenly come upon a spectacular, panoramic view of the landscape.

http://www.pellegrinuzzi.com/

lundi 21 novembre 2011

Marco Royal Nicodemo‏


Marco Royal Nicodemo
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Il est difficile de regarder l'environnement de nos jours sans y voir nos traces. Nous avons créé un lien étroit avec la nature et nous essayons sans cesse de l'adapter à nos besoins. En essayant de comprendre ce qui unit ces éléments complexes qui forment notre environnement, il est devenu intéressant pour moi de voir comment il est possible de changer ces cycles naturels par l'entremise de la technologie. La production de mes oeuvres dépend principalement de la peinture et du dessin, mais ces oeuvres sont basées sur des photos et des objets qui ont été pris et utilisés dans la nature. Ces expériences directes influencent grandement la façon dont j'utilise mes matériaux et que j'approche les surfaces à travailler. Mon projet en cours explore comment la création de monuments est le résultat d'une intervention technologique et humaine. Je m'intéresse à voir comment ces éléments topographiques peuvent représenter une narration qui raconte notre relation avec notre environnement. Au Centre SAGAMIE, je prévois explorer l'idée du monument comme "écriture topographique".

Marco Royal Nicodemo est né à Montréal en 1982. Il obtiendra son bac en Beaux-Arts de l'Université Concordia à Montréal. Son travail a déjà été présenté à Tokyo, New York et Montréal. Ses succès académiques lui ont mérité la Bourse de l'Étudiant du nouveau Millénaire ainsi qu'une invitation à devenir membre de la Société Golden Key. Inspiré par la technologie et le paysage, ses travaux explorent les liens et les influences que l'un a sur l'autre. Marco Royal Nicodemo habite et travaille à Montréal.
http://www.marcoroyalnicodemo.com


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Marco Royal Nicodemo
Artist in Residence


It is difficult to look at the environment today without noticing our footprint. We have created an inextricable bond with our landscape and it seems that we constantly try to adapt it to our needs. By searching to understand the complex links that exist between key elements of the environment, it has become interesting to me to find out how we might alter natural cycles and occurrences through technology. My principal way of creating works is through painting and drawing, however, I have based most of these works on actual photographs and objects that I have created and used in the landscape. The first hand experiences of working in the landscape fuel the techniques that I use to apply media and to work the pictorial surfaces.
My current project explores how landmarks are created as a result of human and technological intervention. I am interested in seeing how these topographical elements can be read as narratives and how our relationship with the environment can be "written" in the landscape. As an artist in residence at the Centre Sagamie, I will be creating work that will explore the idea of landmarks and "topographical writing".

Marco Royal Nicodemo was born in Montreal in 1982. His completion of a major in painting and drawing will earn him a Bachelors of Fine Arts from Concordia University in Montreal. His work has been seen in Tokyo, New York and Montreal. His academic achievement earned him the Student of the new Millennium award and membership in the Golden Key Society. Inspired by technology and the landscape, his works explore the links and influences that one subject has on the other. Marco Royal Nicodemo lives and works in Montreal. http://www.marcoroyalnicodemo.com

mercredi 16 novembre 2011

Douglas Scholes


Douglas Scholes
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je crée des installations sculpturales et performatives afin d'explorer la relation entre l'entretien et une esthétique pragmatique; ceci exprime mon intérêt envers l'art en tant que part intégrante, plutôt que simple réflexion, du quotidien. Cette esthétique pragmatique se rapporte à l'aspect intrinsèque et évolutif des choses, des objets et des structures trouvés dans nos environnements, apparences fondamentalement dynamiques dues au passage du temps. L'esthétique pragmatique est manifeste dans les états temporels des nombreux éléments qui composent notre société contemporaine. Je suis fasciné par l'apparence d'un objet qui a été créé à la fois par une attention détachée et par l'entretien nécessaire au renversement des signes de négligence -la dichotomie entre l'entretien et la détérioration- par l'inévitable, l'habituelle et la prévisible réaction de l'un à l'autre. Je moule, construis et installe des objets qui se défont ou se détériorent, et que je reconstruis alors dans une tentative Sisyphéenne de maintien de l'ordre.

Douglas Scholes est né à Montréal. Durant la période de changements économiques et sociaux de l'époque, sa famille quitte la ville pour s'installer à Barrie, en Ontario. Plus tard Scholes déménage sa propre famille à Lethbridge, en Alberta, où il complète un baccalauréat en beaux-arts à l'Université de Lethbridge (1999). Précédemment, il a été impliqué dans diverses professions, notamment la cuisine institutionnelle où il a été en mesure de combiner ses penchants artistiques avec la logistique de la mise en place et de l'ordre, ainsi que la construction de maisons, alors qu'il élevait sa famille. Il arrive ensuite à Montréal et complète ses études supérieures en arts plastiques à l'Université du Québec à Montréal (2001) alors qu'il travaille à la Galerie de Bellefeuille - à nouveau combinant le pragmatique (marché de l'art) et ses intérêts artistiques. Depuis l'obtention de sa maîtrise, il poursuit sa pratique sculpturale, performative et installative dans le cadre de présentations et d'expositions au Canada (3e Impérial, Granby; Galerie Joyce Yahouda, Montréal; Southern Alberta Art Gallery, Lethbridge; Les MacLaren Art Centre, Barrie; Fonderie Darling, Montréal), aux États-Unis (Imagination Station, Detroit), en France (la Maison Laurentine, Aubepierre-sur-Aube), en Irlande (université de l'Ulster), et en Pologne (Académie d'Art dans les deux Cracovie et Wroclaw). De mars à août 2012, il sera l'artiste en résidence du Conseil des Arts du Canada à SPACE, Londres, au Royaume-Uni. Scholes est un cinquième du collectif artistique CRUM (Centre de recherche urbaine de Montréal).

http://www.dougscholes.ca

Douglas Scholes
Artist in Residence

I use sculptural and performance installations to explore the relationship between maintenance and the pragmatic aesthetic as an expression of my interest in art as part, rather than a mere reflection, of the everyday. The pragmatic aesthetic refers to the intrinsic and evolving appearance of things, objects, and structures found in our environments, appearances that are inherently dynamic due to the passage of time. The pragmatic aesthetic is evident in the temporal states of many elements of contemporary society. I am fascinated by the appearance of an object that has both been created by abandoned attention and by the maintenance that is performed to reverse signs of neglect - the dichotomy between maintenance and deterioration - the inevitable, usual, predictable reaction of one to the other. I cast, build and install objects that fall apart or that deteriorate which in turn I rebuild in a Sisyphean attempt to maintain order.

Douglas Scholes was born in Montreal. During the economic and social changes of the time his family was part of the exodus from the city resulting in a move to Barrie, Ontario. Later he moved his own family to Lethbridge, Alberta, where he completed a bachelor’s degree in Fine Arts at the University of Lethbridge (1999). Leading up to this, he was engaged in various professions including institutional cooking, where he as able to combine his artistic leanings with the pragmatics of mise en place and order, house construction and raising his family. Soon after, he arrived in Montreal and completed his graduate work in studio Fine Arts at Université du Québec à Montréal in 2001 while working at the Galerie de Bellefeuille, again combining pragmatics (art market) and artistic interests. Since receiving his MFA he has been practicing his craft of sculpture and installation performances through presentations and exhibitions in Canada (3e impérial, Granby; Joyce Yahouda Gallery, Montreal; Southern Alberta Art Gallery, Lethbridge; The MacLaren Art Center, Barrie; Darling Foundry, Montreal), United States (Imagination Station, Detroit), France (La Maison Laurentine, Aubepierre-sur-Aube), Ireland (Ulster University), Poland (Academy of Art in both Krakow and Wroclaw). For six months, from March to August 2012, he will be the Canada Council for the Arts artist in residence at SPACE in London, UK. He is a one-fifth member of the artist collective Centre de recherche urbaine de Montréal (CRUM).

Website: http://www.dougscholes.ca

lundi 7 novembre 2011

Exposition Giorgia Volpe Exhibition‏

 
Giorgia Volpe
Mues et Entrelacs
English follows

EXPOSITION du du 10 nov. au 16 déc. 2011
 
VERNISSAGE le jeudi 10 novembre à 17h00
 
Souvent associée aux pratiques relationnelles, la démarche artistique de Giorgia Volpe se caractérise aussi par une recherche plus strictement formelle. Ces deux aspects de la démarche de l’artiste se cristallisant dans un intérêt constant pour la matière, investie pour ses qualités propres et pour son pouvoir symbolique. Les trois séries photographiques exposées dans le cadre de Mues et Entrelacs : Baluchons, Versatiles et Courtepointe empruntent leur sujet à la chair, au textile, à l’environnement. Travaillant par agencements formels, les séries utilisent le collage, le découpage, la superposition, le photomontage d’une pluralité de matières, jusqu’à leur synthèse graphique en une succession de motifs. Centrale dans l’œuvre de Giorgia Volpe, la notion de geste y trouve matière à s’affirmer à la fois dans la production et la manipulation, mais également dans la présentation d’un corps devenu conceptuel dans sa symbiose avec ce, qui l’habille et l’entoure.

Née à São Paulo au Brésil, Giorgia Volpe vit et travaille à Québec depuis 1998. Artiste multidisciplinaire et professeure en arts visuels, elle est titulaire d’un baccalauréat en arts plastiques et enseignement des arts (Université de São Paulo, 1993) et d’une maîtrise en arts visuels (Université Laval, 2001). Elle a fait de nombreuses expositions individuelles et collectives au Brésil, au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Au cours des dernières années, elle a conçu plusieurs interventions publiques et a pris part à de nombreuses résidences d’artistes. En 2006, elle a agi à titre de commissaire pour l’événement Habiter, au Centre VU de Québec. Elle a été commissaire de l’exposition Variations et Récupération, Estampe actuelle de Québec présentée à la galerie Gravura Brasileira à São Paulo. Elle a obtenu plusieurs prix et bourses au Brésil et au Canada, du Conseil des arts et lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada. Ses œuvres figurent parmi plusieurs collections d’art contemporain au Brésil et au Canada. En octobre 2011, elle pris part au parcours Résonance lié à la Biennale de Lyon.

http://www.giorgiavolpe.net/


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Giorgia Volpe
Mues et Entrelacs

Exhibition Nov. 10 - December 16, 2011

Opening Thursday, November 10, 5 p.m.

Giorgia Volpe’s artistic work is often associated with relational situations but it is also driven by more strictly formal explorations. These two aspects of the artist’s creativity are crystallized in the ongoing interest in the raw material itself, employed both for the particular qualities it possesses and for its symbolic power. The three photographic series presented as part of Mues et Entrelacs, Patchwork, Bundles and Tractiles, have taken their subjects from the environment, fabric and flesh. In a variety of formal configurations, the series takes numerous different materials and, through the use of collage, cut-ups, superimposition and photo-montage, creates a graphic synthesis of successive motifs. The concept of gesture, which has always been central in Giorgia Volpe’s work, is once again highlighted in the production and manipulation and also in the presentation of the human body as a conceptual entity in symbiosis with all that clothes and surrounds it.

Born in São Paulo, Brazil, Giorgia Volpe has been living and working in Quebec since 1998. Multidisciplinary artist and professor of visual arts, she has a Bachelor`s degree in plastic arts and art education (São Paulo University, 1993) and a Master`s in visual arts (Laval University, 2001). Her work has been featured in several solo and group exhibitions in Brazil, Canada, the United States and Mexico. During the last few years, she has produced several public art interventions and has participated in a number of artistic residencies. In 2006, she curated the Habiter event at the Centre VU in Quebec City. She curated the Variations et Récupération, Estampe actuelle de Québec exhibition presented at the gallery Gravura Brasileira in São Paulo. She has been the recipient of several awards and grants in Brazil and in Canada from the Conseil des arts et lettres du Québec and the Canada Arts Council. Her work is included in several contemporary art collections in Brazil and Canada. She has been invited to participate in the Résonance event, part of the Biennale de Lyon, in October 2011.

http://www.giorgiavolpe.net/

lundi 31 octobre 2011

Stéphane Dionne‏


Stéphane Dionne
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je crée des œuvres vidéographiques dont les fondements s’appuient sur la relation de l’individu vis-à-vis de lui-même, de l’autre et de son milieu de vie. J’aborde visuellement ce thème à partir d’une réflexion plastique et esthétique basée sur une exploration du mouvement et du temps. Je transpose en images ce qui peut se dégager de cette relation plutôt que de prétendre l’exprimer objectivement. Ainsi, le sujet capturé en vidéo est interprété et traduit de façon subjective. Par la fiction, je construis un regard critique sur ce qui anime l’individu à être en contact avec l’autre et à la fois sur ce qui l’en éloigne.

Cela prend la forme de tableaux vidéographiques: des plans fixes incorporant du mouvement. Je travaille la couleur, l’assemblage, la fragmentation et la manipulation d’images, à l’intérieur desquelles je découpe des individus. Par le travail de montage, mes figurants se voient isolés, extraits de leurs réalités et transposés dans un univers composite de plusieurs individus. Ce processus a pour effet de révéler un espace-temps qui leur semble propre, alors qu’ils évoluent dans l’ignorance des réalités d’autrui.

Lors de mon passage au Centre SAGAMIE, j’explorerai les différentes avenues de l’impression en tentant d’amalgamer cette pratique vidéographique à ma pratique photographique afin de franchir les limites de l’image vidéo lorsque celle-ci est imprimée.

Stéphane Dionne vit et travaille à Montréal. Il détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, son travail vidéographique et photographique a été présenté dans le cadre de différents événements artistiques québécois. Il est le récipiendaire 2010 de la Bourse FSSB. On a pu voir son travail notamment à la Galerie Simon Blais, à la maison de la culture du Plateau Mont-Royal et dans le cadre du projet d’art public Artistique avenue à Québec. http://stephanedionne.blogspot.com/

Stéphane Dionne
Artist in Residence


I create video works, the foundations of which are based upon the individual's relationship with himself, with the other, and with the environment in which he dwells. I address this theme visually from a reflection that is both material and aesthetic, based on an exploration of movement and time. I transpose into images what can emerge from this relationship rather than pretend to express it objectively. Thus, the subject captured through video is interpreted and translated in a subjective manner. By means of fiction, I construct a critical outlook on what it is that drives the individual to be in contact with the other, as well as what keep him at a distance

This takes on the form of videographic tableaus : still images incorporating movement. I work with colour, composition, fragmentation and the manipulation of images, within which I cut out figures. Through editing, my characters find themselves isolated, removed from their own realities and transposed into a composite universe of several individuals. This process has the effect of revealing a time-space context that seems all their own, while they evolve ignoring the realities of others.

During my stay at Centre SAGAMIE, I will explore the various avenues of the printed image while attempting to fuse this video practice to my photographic practice, in order to go beyond the boundaries of the video image when it exists in printed form.

Stéphane Dionne lives and works in Montreal. He holds a Master's degree in Visual and Media Arts from Université du Québec à Montréal. His video and photographic works have been presented in the context of various artistic events in Quebec. He is the recipient of the 2010 FSSB Award. His work has been seen at Galerie Simon Blais, at the Maison de la culture du Plateau Mont-Royal and in the context of the public art project Artistique Avenue in Quebec City. http://stephanedionne.blogspot.com/

lundi 24 octobre 2011

Sébastien Pesot‏


Sébastien Pesot
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Sa démarche artistique a beaucoup évolué ces dernières années et ses derniers projets représentent un jalon important de cette transformation. Ses débuts ont surtout été marqués par une abondante production de monobandes vidéographiques qui furent présentées un peu partout dans le monde. Ses préoccupations se concentraient alors autour de l’exploration de la plasticité de l’image vidéographique, des possibilités de déconstruction et de reconstruction de l’image vidéo, d’un intérêt marqué pour l’abstraction et le formalisme se rapprochant de la peinture, mais aussi d’un certain niveau d’engagement social. C’est à partir d’installations vidéo comme Caméra orchestra et Auto-, mais aussi de certaines expérimentations musicales et performatives, que son travail tend aujourd’hui à sortir du cadre de l’écran. Deux nouvelles approches prirent alors forme à l’intérieur de sa démarche : un intérêt pour le performatif et l’autoreprésentation ainsi que le déploiement de son travail vidéo dans l’espace physique. L’intérêt pour le corps performatif et l’autoreprésentation semblait, et semble encore, une avenue intéressante afin d’effectuer un retour vers la matérialité et la corporéité. Cet intérêt pour la matérialité ne pouvait que s’accompagner du souhait de faire sortir l’image de l’écran, de la réinjecter dans le monde matériel, d’activer certaines relations entre l’image virtuelle et l’environnement physique.

Né à Rimouski (Québec, Canada) en 1971, Sébastien Pesot a obtenu un baccalauréat en histoire de l'art à l'Université de Montréal en 1996, et une maîtrise de l’École des arts visuels de Montréal (UQAM) en 2000. Il vit en ce moment en Estrie et enseigne à l’Université de Sherbrooke. Après plusieurs années à battre le rythme dans divers groupes punk, Pesot a réalisé quelques vidéos expérimentales qui ont été présenté dans une vingtaine de pays, à l’intérieur d’une centaine de festivals et événements, tels la 3e, 4e et 5e Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montréal), le FIFA, Festival international du film sur l'art (Montréal), Wro 01 et 03, biennale d’arts médiatiques (Pologne) ou Chroma (Mexique) où il a reçu le prix du public pour la meilleure vidéo. Depuis, il travaille principalement à des installations audio-vidéo tout en investissant le champ de la performance et de l’infographie. Son travail solo à entre autres été présenté à Slash-tmp à Berlin (2010), au Musée d’art contemporain des Laurentides (2010), Le Lieu à Québec (2009) et à la Maison de la culture Côte-des-Neiges à Montréal (2008).

Sébastien Pesot
Artist in Residence

His artistic approach has evolved immensely over the last few years and the present computer graphics project represents a critical stage in this transformation. In his early work, he was mostly concerned with the plasticity of the video graphic image, the possibilities of deconstruction and reconstruction of the video image. His interest lay in an abstraction and formalism similar to that found in painting, together with a certain level of social commitment. His work in video installations and as a musical and performing artist has led him to move beyond the framework of the screen. He began to explore new approaches in his creative work: an interest in performance and self-representation, and the extension of his video creations throughout physical space. This interest in the material and corporal aspects of his work led inevitably to the desire to extract the image from the screen and re-inject it into the material world, thereby initiating certain relationships between the virtual image and the physical environment.

Born in Rimouski (Québec, Canada) in 1971, Sébastien Pesot completed a Bachelor's degree in art history at the Université de Montréal in 1996 and a Master's degree at the École des arts visuels de Montréal (UQAM), in 2000. He presently resides in the Eastern Townships, where he teaches at the Université de Sherbrooke. After a decade as a drummer in various punk rock bands, Pesot produced several experimental videos which have been screened in twenty different countries at festivals and events including the 3rd, 4th and 5th Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montreal), FIFA (Montreal), WRO 01 and 03, the Media Arts Biennial (Poland) and Chroma (Mexico), where he was the recipient of the audience award for best video. Since then he has mainly been producing audio-video installations, while continuing to work on performance art and computer graphics. His solo work has been featured at Slash-tmp in Berlin (2010), at the Musée d'art contemporain des Laurentides in St-Jérôme (2010), at Le Lieu in Quebec City (2009) and the Côte-des-Neiges Cultural Center in Montreal (2008), among others.

dimanche 23 octobre 2011

Exposition de Guy Blackburn à la Galerie d'Art d'Outremont

Guy Blackburn
TOUCHE


EXPOSITION à la GALERIE D'ART D'OUTREMONT
du 28 octobre au 20 novembre 2011
VERNISSAGE
le vendredi 28 octobre 2011 à 17h30


Dans le cadre de l'événement 175 NORD / Rencontres culturelles entre la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et Montréal organisé par Accès culture Montréal et à l’invitation de la Galerie d’art d’Outremont, le Centre SAGAMIE présente le travail installatif de l’artiste Guy Blackburn.

Le Centre SAGAMIE s’est impliqué de façon importante dans le développement et la diffusion de l’œuvre de Blackburn en favorisant l’intégration des outils numériques de création et d’impression au mode installatif de recherche de l’artiste. L’exposition du travail de Guy Blackburn à la Galerie d’art d’Outremont permet donc de présenter autant le travail de l’artiste que celui du Centre SAGAMIE, en proposant un exemple éloquent d’intégration de l’imprimé numérique à une démarche singulière d’art actuel.

Nous avons ainsi invité Guy Blackburn à revisiter les différents éléments de l’installation TOUCHE qu’il a réalisée au Centre SAGAMIE au cours d’une résidence de longue durée (trois mois) grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Ce projet a été présenté pour la première fois au Centre SAGAMIE sous la direction du commissaire Guy Sioui-Durand qui a assisté l’artiste dans le développement de cette expérience d’envergure. Nous avons également édité une publication qui témoigne de cette installation et un lancement a été prévu lors du vernissage de l’exposition à la Galerie d’art d’Outremont.

Au cœur du projet TOUCHE, l’idée d’intégration de l’image numérique dans l’œuvre installative exige de l’artiste une modification de ses stratégies, de ses réflexes et de ses acquis. Bien au-delà de la fonction première de l’image et de sa représentation, celle-ci est imaginée comme matériau et doit participer à la même logique d’utilisation que l’ensemble des objets construisant le corps de cette installation. Blackburn investit l’espace physique et métaphorique de la galerie en puisant à la source et dans la continuité de son iconographie singulière où s’entrechoquent une volonté de toucher l’invisible et l’expérience sensorielle des matériaux. De cet exigeant laboratoire de création a émergé un trajet à risque dans lequel on voit s’affirmer une expérience de déconstruction et de reconstruction du sensoriel et du démesuré.

Guy Blackburn est un artiste majeur au Québec. Bien que l’on puisse parler chez lui de pratique ouverte, l’installation demeure au cœur de son travail. Ses réalisations explorent de façon percutante, voire même troublante, les nouvelles conditions individuelles et sociales issues des récentes pratiques scientifiques.

Né en 1956, Guy Blackburn vit et travaille à Chicoutimi. Depuis le début des années 80, il a participé au Québec, au Canada et à l’étranger (France, Allemagne, Pologne et Chili) à de nombreuses expositions et manifestations d’art. Depuis 1990, Blackburn propose un corpus d’œuvres qui a su intéresser un large public ainsi qu'une médiatisation et une analyse importantes. Pensons seulement aux projets La Cécité, Hommage à Anna, Espace interdit, Quémander l’affection, et à la série de quatre installations au Musée de la guerre froide à Carps en Ontario. Plus récemment au Musée de Rimouski et à la Galerie Séquence de Chicoutimi, il a présenté l’exposition Sans Silence alors que la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières proposait Extrait d’ambiguïté. Sa dernière aventure d’art intitulée TOUCHE est une œuvre majeure produite et diffusée par le Centre SAGAMIE d’Alma.

http://www.galeriedartdoutremont.ca
http://www.accesculture.com

Sylvie Cotton, Lancemement de livre‏

Sylvie Cotton
Désirer résider, Pratique en résidence 1997-2011
Lancement de la publication éditée par SAGAMIE édition d'art
à La Galerie L'Œuvre de l'Autre de Chicoutimi
ce mercredi 19 octobre à 17 h
La Galerie L'Œuvre de l'Autre
Le centre d'exposition de l'UQAC
555 boul. de l'Université
Chicoutimi  G7H 2B1
418-545-5011 poste 4718
Lancement et rencontre avec l'artiste
dans le cadre du finissage (vernissage) qui marque la fin de la résidence de l'artiste, "Tout est une fleur"   à La Galerie L'Œuvre de l'Autre de l'UQAC.
Sylvie Cotton est une artiste interdisciplinaire vivant à Montréal. Sa recherche inspire les situations que l’existence lui offre pour les expirer dans le champ de l’art, éclairant ainsi des échanges avec autrui ou des rencontres avec les phénomènes et leur perception la plus directe possible. Le travail a pour matériaux premiers la présence, le dévoilement, l’abandon, tandis que les modes et dispositifs choisis relèvent de l’offrande, du foisonnement ou de la collection. Ses projets s’inscrivent le plus souvent in situ mais aussi par ce qu’elle nomme in spiritu, c’est-à-dire en union avec l’état d’esprit du moment de la création. Pour les réaliser, elle fait appel à diverses formes artistiques : performance et art action, dessin, photographie, installation et écriture (aphorismes et schémas). Le séjour en résidence est également conçu comme un médium et une pratique à part entière. Elle expérimente en fait ses premiers séjours en résidence comme des performances, où le format temporel devient un médium en soi que l’artiste exploite selon cinq axes : « tenter ce qui tente », « déployer l’atelier intérieur », « savoir attendre sans en avoir le temps », « dénoyauter les intentions » et « communier avec l’espace ».
En 2001, elle a réalisé, comme consultante pour le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ), une étude portant sur l’accueil d’artistes en résidence dans les centres. Elle a participé aux conférences internationales ResArtis de 2003 à Helsinki et de 2010 à Montréal. Depuis 2001, en plus d’avoir créé des projets et donné des conférences au Québec, au Canada et dans d’autres pays (Serbie, Italie, Pologne, Allemagne, Espagne, Estonie, États-Unis, Finlande, Japon), Sylvie Cotton a réalisé deux livres d’artiste, Je préfère tout et On est tous la même personne.

Pour commander, contactez nous : sagamie@cgocable.ca

Sylvie Cotton, Désirer résider, Pratique en résidence, 1997-2011
Auteure: Sylvie Cotton, texte intégral en français et en anglais
134 pages, photographies couleur, 8X10 po./in., reliure allemande
ISBN: 978-2-923612-31-7 2011
Prix/ Price: 30.00$ + Transport au Canada 8.00  + tps 1.90 + tvq  0.71 = Total: 40.61$
Prix spécial pour le lancement (sur place seulement): 25$

mardi 11 octobre 2011

Martin Désilets

Collapsing Icons (Molinari) - titre de travail / working title


Martin Désilets
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans mon travail, divers fragments cohabitent : la photographie d’une marque laissée par autrui dans la ville, le tracé aléatoire d’un pinceau, des formes trouvées ou empruntées, des images et des icônes qui émergent ou se défont, des mots - les miens et ceux des autres. Dans un espace indéfini que je ne saurais réduire à de la représentation, ces gestes, ces traces, ces formes, ces mots et ces pensées trouvent un lieu pour se poser, ou parfois demeurent suspendus. Je n'espère ni ne désespère, je peins, j’assemble, mais pas dans l'indifférence.

Des motifs, des constructions urbaines, des tableaux iconiques associés aux avant-gardes dont les formes ont été découpées, réassemblées et photographiées, des voiles et des pellicules de peinture sur papier ou sur verre; voilà le matériel à partir duquel se développent mes dernières recherches, que j’entends poursuivre lors de cette résidence à Sagamie.

Martin Désilets est titulaire d’une Maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. En février 2012, la Maison des arts de Laval présentera une exposition de son travail, dont le commissariat est assuré par Patrice Loubier. Ses œuvres ont fait l’objet d’une douzaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger. Il a participé à plus d’une vingtaine d’expositions de groupe, dont Territoires urbains au Musée d’art contemporain de Montréal et aux Oakville Galleries. Plusieurs de ses œuvres se trouvent dans différentes collections privées et publiques, dont la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec et celle du Musée d’art contemporain de Montréal.


Martin Désilets
Artist in Residence

In my work various fragments coexist : the photograph of a mark left by another in the city, the random path of a paintbrush, forms that are found or borrowed, images and icons that emerge or come apart, words - mine and those of others. In an undefined space that I could not reduce to representation, these gestures, these traces, these forms, these words and thoughts find a safe place to land, or sometimes, remain suspended. I do not hope nor do I despair, I paint, I assemble, but not indifferently.

Patterns, urban constructions, iconic paintings associated with avant-garde movements whose shapes have been cut out, reassembled and photographed, veils and thin overlays of paint on paper or on glass; this is the material that constitutes the basis of my latest research, that which I intend to pursue during this residence at Sagamie.

Martin Désilets holds a Master of Fine Arts degree from the Université du Québec à Montréal. In February 2012, the Maison des arts de Laval will present an exhibition of his work, for which Patrice Loubier is the curator. His works have been presented in a dozen solo exhibitions in Canada and abroad. He has participated in over twenty group exhibitions, including Urban Territories at the Musée d’art contemporain de Montréal and at Oakville Galleries. Several of his works belong to various private and public collections including the permanent collections of the Musée national des beaux-arts du Québec and of the Musée d'art contemporain de Montréal.

lundi 26 septembre 2011

Stéphanie Béliveau


 
Stéphanie Béliveau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
 
De l’intimité au réel. C’est le titre d’un court essai portant sur mon travail, écrit par Jean-Émile Verdier en 2007. Ces quelques mots synthétisent à eux seuls l’essence de ma pratique. Comment exprimer plastiquement l’intensité de l’expérience ressentie au contact du réel ?
 
Après avoir pendant des années, exploré la représentation symbolique pour exprimer les émotions ressenties au contact du réel, je sens aujourd’hui le besoin de changer de registre de représentation. Je veux déplacer mon attention vers le point de contact lui-même, la rencontre, le point de friction. Où, quand et comment ce phénomène devient conscient ? Je veux démontrer, par des preuves matérielles (objets d’art), l’effectivité de cette rencontre entre l’intime et le réel.
 
Cette démarche marque un changement important dans mon processus de création. Sachant que toute nouvelle praxis nécessite de nouveaux gestes et de nouveaux outils, je remarque que pour mes récentes recherches j’ai recours de plus en plus souvent aux technologies numériques. Ma résidence à Sagamie va me permettre d’explorer plusieurs possibilités au niveau de l’impression numérique, en plus d’expérimenter différentes façons d’intégrer ces images à mon travail. J’espère revenir à Montréal avec la maîtrise d’un nouveau médium et l’amorce de nouveaux projets.
 
Née à Québec, Stéphanie Béliveau obtient un baccalauréat à l’Université Concordia en 1991 et une maîtrise en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal en 1993. Elle remporte en 1997 le Prix Pierre-Ayot décerné par l’AGAC et la Ville de Montréal. À ce jour, elle a réalisé une quinzaine d’expositions individuelles et a participé à plus de vingt expositions collectives. Ses œuvres ont été présentées au Québec, ailleurs au Canada (Toronto, Vancouver) et à l’étranger (Barcelone, Paris et Prague). Maintes fois ses projets ont obtenu le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, ainsi que du Conseil des Arts du Canada. Elle a créé en 2008 une œuvre importante dans le cadre du Programme d’Intégration des Arts à l’Architecture, pour le nouveau Pavillon Bellini de l’université McGill. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et d’entreprises. Mentionnons la collection du Musée des Beaux-Arts de Montréal, du Musée national des Beaux-Arts du Québec, de la collection Prêt d’œuvre d’art de ce même Musée, ainsi que les collections de la Banque Nationale du Canada, de Power Corporation et du Trust Général du Canada. Le travail de Stéphanie Béliveau est représenté par la Galerie Simon Blais, à Montréal.

 
Stéphanie Béliveau
 
Artist in Residence
From the realm of the private to reality. That was the title of a short essay written about my work by Jean-Émile Verdier in 2007. Just a few words, but they sum up the essence of my artistic practice. How can an intensely felt, direct experience of reality be given plastic expression?
 
After having explored symbolic representation of the feelings attendant on such direct experience for many years, I’m now pushing further the range of my process. I want to shift my attention to the actual encounter with reality, the point of contention itself. Where, when and how does this become a conscious phenomenon? I want to show, through tangible evidence (art objects), what the encounter between the private and the real brings about.
 
Such an approach marks a major change in my creative process. Knowing that any new praxis also necessitates new actions and new tools, I have noticed that in my most recent investigations I have used digital technologies increasingly frequently. My residence at the Sagamie Centre will enable me to explore several possibilities in terms of digital printing, in addition to experimenting with various ways of incorporating such images into my work. I hope to return to Montréal with a command of a new medium and a number of new projects underway.
 
Born in Québec City, Stéphanie Béliveau obtained a bachelor’s degree in Fine Arts from Concordia University in 1991 and a master’s in the same field in 1993. She was the recipient of the Contemporary Art Galleries Association (AGAC) and City of Montréal’s Pierre-Ayot Award for young artists in 1997. To date, her work has been shown in fifteen solo and over twenty group exhibitions in Québec, elsewhere in Canada (Toronto, Vancouver) and abroad (Barcelona, Paris and Prague). Her projects have received support on numerous occasions from both the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. In 2008 she created a major work for McGill University’s new Bellini Pavilion as part of Québec’s Integration of Art and Architecture Program. Works by Stéphanie Béliveau are found in many public and corporate collections, including those of the Montreal Museum of Fine Arts, the Musée national des beaux-arts du Québec (as well as that same museum’s Prêt d’œuvres d’art collection), the National Bank of Canada, Power Corporation and National Bank Trust. Stéphanie Béliveau is represented by Montréal’s Galerie Simon Blais.

mercredi 21 septembre 2011

Yves Médam


Yves Médam
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mes compositions donnent à voir un temps et un espace élastiques. J‘agence des fragments d’images de façon arbitraire par une série de collages, coupages, transparences, répétitions, distorsions et superposition de multiples surfaces. Je souhaite faire en sorte que ce qui est fluide, passager, transitoire, se cristallise soudain en une forme et donne à voir l’unité figée de ces multiples mouvements. Cela nous parle à la fois de fragmentations et de totalités, de mouvements et de fixité, d’indéterminations et de contraintes et c’est l’ensemble des perspectives concernant un certain lieu qui est remis en question. Il y a dans cette démarche une référence volontaire au cinéma. Plusieurs histoires se tissent les unes par-dessus les autres. Il s'agit d'un temps multiple lu à plusieurs niveaux de perception. Comme si dans une seule image se déroulaient diverses actions en surimpression.

Né en France Yves Médam arrive au Canada dans les années 80 pour y faire ses études. Il décroche un diplôme en Arts Visuels de l’université de Montréal avec un majeur en Études Cinématographiques et un mineur en Arts Plastiques. Quelques années plus tard il se spécialise en photographie. Ses créations artistiques se sont développées en parallèle à une carrière de photographe professionnel. C’est à partir de 2003, qu’il remporte différents prix pour ses créations dont celui du concours de Photographie Lux remporté à quatre reprises et le Applied Arts Photography & Illustration Award, édition 2006-2008-2010-2011. En 2007, il est reçu en résidence au Centre SAGAMIE où il y imprime un corpus d’œuvres qui deviendra "Durée d’une métamorphose (passages)". Cette première exposition solo, présentée à la Maison de la Culture Côte-des-Neiges puis à l'hôtel W fut très vite remarquée par la critique et par une clientèle de collectionneurs avertis. On retrouve ses œuvres dans plusieurs collections corporatives, notamment celles du Cirque du Soleil, du Colart Collection, de la Fédération des Caisses Desjardins, de celle de Loto Québec et de RBC-Dexia à Toronto.

Yves Médam aborde l'image photographique à la manière d'un peintre. Il compose des "fictions numériques" faites d'images fragmentées évoquant le cubisme. Depuis quelques années il travaille à la représentation d'espaces urbains en reconstituant des scènes de vie captées dans les grandes villes. Il travaille à la fois sur l'apparence des sites, leurs physionomies changeantes ainsi que sur les relations et interactions qui s'opèrent et se jouent entre les gens et les lieux.
Yves Médam est représenté en permanence par la Galerie Dominique Bouffard à Montréal.

http://www.yvesmedam.net

Yves Médam

Artist in Residence


My compositions offer a vision of elastic time and space. I arrange fragments of images in an arbitrary fashion through a series of collages, cut-ups, transparencies, repetitions, distortions and superimpositions of multiple surfaces. I am attempting to take that which is fluid, transient and fleeting and crystallize it by giving it form, allowing it to reveal the transfixed unity of its multiple movements. This conjures up ideas of fragmentation and totality, movement and stasis, indetermination and constraint, and all the possible perspectives of a specific place are thrown into question. This approach contains a voluntary reference to filmmaking. Various stories are interwoven, one atop the other. Multiple time-frames are grasped at different levels of perception. As though in one image a variety of things, superimposed on one another, were taking place.

Born in France, Yves Médam came to Canada in the 80s to pursue his studies. He obtained a degree in visual arts from the Université de Montréal with a major in film studies and a minor in plastic arts. A few years later, he began to specialize in photography. His artistic creations developed alongside a career as a professional photographer. Beginning in 2003, he began to garner awards for his creative work and was a four-time winner of the Photographie Lux competition and recipient of the Applied Arts Photography & Illustration Award in 2006, 2008, 2010 and 2011. In 2007, he was invited to undertake an artistic residency at the Centre SAGAMIE where he printed a collection of works which finally developed into "Durée d’une métamorphose (passages)". This first solo exhibition, presented at the Côte-des-Neiges Cultural Center and at the W Hotel, was well received by critics and knowledgeable collectors. His work is featured in several corporate collections, including the Cirque du Soleil, the Colart Collection of the Fédération des Caisses Desjardins, Loto Québec and RBC-Dexia in Toronto.

Yves Médam’s approach to photography is similar to that of a painter. He composes “digital fictions” made up of fragmented images reminiscent of cubism. For the last few years, he has been working on the representation of urban spaces by reconstituting scenes of life taken from the major cities. He deals at once with the appearance of the sites, their fluctuating features and the relationships and interactions between people and places. Yves Médam is represented by the Galerie Dominique Bouffard in Montreal.

http://www.yvesmedam.net

lundi 12 septembre 2011

Exposition Martin Beauregard Exhibition‏


Martin Beauregard
Drive End
English follows

EXPOSITION du 15 septembre au 21 octobre 2011
VERNISSAGE
le jeudi 15 septembre 2011 à 17h00


La série de photographies Drive End rassemble des éléments issus de la culture western, du road movie et du film catastrophe. La manipulation numérique construit une ruine qui fusionne un ciné-parc à l’abandon, un cimetière de voitures et un cowboy d’un âge vénérable. Il résulte de cet assemblage une sorte de musée imaginaire de la fin du cinéma, de la voiture, et des rêves qui les accompagnent. Le héros est représenté devant un écran géant, dans un monde similaire au nôtre marqué par l’épreuve du temps et de la mort. L’œuvre participe à une réécriture des mythes et des grands récits de l’Amérique où la frontière, le Nouveau Monde et l’utopie du progrès ne sont jamais bien loin.

MARTIN BEAUREGARD est née à Ville-Marie, au Canada, en 1978. Actuellement, il vit et travail à Montréal. Il a reçu le Diplôme national supérieur d’expression plastique de l’École des Beaux-arts de Bordeaux en France. Il poursuit des études de doctorat à l’Université du Québec à Montréal (Montréal, Canada), au programme Études et pratiques des arts, ainsi qu’à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Paris, France), au programme Arts plastiques et sciences de l’art. Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions, notamment au Musée des beaux-arts de Montréal (Montréal, Canada), à Location One (New York, États-Unis), au Capc Musée d’art contemporain de Bordeaux (Bordeaux, France) et à l’Asahi Art Square (Tokyo, Japon).

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Martin Beauregard
Drive End

Exhibition September 15 - October 21, 2011
Opening
Thursday, September 15, 5 p.m.


In the photographic series Drive End various elements taken from the spirit of the far west, road movies and disaster films are fused together. Through the digital manipulation of images of an abandoned drive-in theater, a wrecking yard and a venerable old cowboy, a scene of vast ruination is created. The assemblage of disparate components acts as a sort of imaginary museum of the decline of cinema and the automobile and of all the dreams they spawned. The hero is positioned in front of a giant screen, in a world somewhat like our own, scarred by the ravages of time and death. The work is part of a new interpretation of the myths and imposing narratives of America in which the frontier, the New World and the utopian promises of progress are never very far.

MARTIN BEAUREGARD was born in Ville-Marie, Canada, in 1978. He presently resides and works in Montreal. He attended the École des Beaux-arts de Bordeaux, France, where he obtained a National Graduate Diploma of Plastic Expression. He is currently completing a doctoral degree in art theory and practice at the Université du Québec à Montréal (Montreal, Canada) and in plastic arts and art sciences at the Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Paris, France). His work has appeared in numerous exhibitions including at the Montreal Museum of Fine Arts (Montreal, Canada), Location One (New York, U.S.A.), the CAPC, Bordeaux Museum of Contemporary Art (Bordeaux, France) and the Asahi Art Square (Tokyo, Japan).

mardi 6 septembre 2011

Matthieu Brouillard - Donigan Cumming

Gauche: Matthieu Brouillard, Séjour, de la série Les Cadavres Anticipés, 2005
Droite: Donigan Cumming, 22 Juillet 1985, 1985
Left: Matthieu Brouillard, Sojourn, from the series The Anticipated Cadavers, 2005
Right: Donigan Cumming, July 22, 1985, 1985


Matthieu Brouillard - Donigan Cumming
Artistes en résidence / Artists in Residence

(English follows)

Durant cette résidence, Matthieu Brouillard et Donigan Cumming travailleront conjointement sur les images destinées à l’exposition itinérante en duo de leurs travaux respectifs qui sera lancée à la Galerie FOFA de l’Université Concordia, à Montréal, en mars 2012. Cette exposition aura pour visée d’explorer les courants communs qui traversent les travaux de ces deux artistes, et la manière dont des impulsions similaires sont traduites sur les plans formel, émotionnel et conceptuel par les moyens de la photographie. Tout en faisant ressortir une communauté d’intérêts et une affinité de sensibilité entre deux photographes de générations différentes, l’exposition, qui sera accompagnée d’un catalogue comprenant des essais critiques, se voudra également l’occasion de présenter et d’analyser des vues inusitées et radicales au sein de débats qui ont façonné la pratique de la photographie contemporaine.

Donigan Cumming est un artiste visuel qui utilise la photographie, la vidéo, la peinture, le dessin, le son et le texte au sein de livres et d’installations multimédias qui ont été largement diffusés en Europe, aux Etats-Unis et au Canada. Son travail fait partie des collections du Musée National des Beaux-Arts du Québec ; du Musée d’Art Moderne de New York ; du Musée Canadien de la Photographie Contemporaine (Galerie Nationale du Canada), Ottawa ; de la Maison Européenne de la Photographie à Paris ; du Musée de L’Élysée, Lausanne ; du Musée d’Art Contemporain de Los Angeles ; et de divers musées nationaux en Belgique, en Grande-Bretagne, au Canada, au Danemark, en France, en Allemagne, en Espagne, en Suisse et aux Etats-Unis. Des musées, des galeries et des festivals de film et de vidéo à travers le monde ont présenté des expositions solo et des études critiques de son travail. Ses livres d’artiste incluent The Stage (1991), Pretty Ribbons (1996), Gimlet Eye (2001), Lying Quiet (2004), La Somme, le Sommeil, le Cauchemar (2006), Kincora (2008) et Crayons, Cendres, Allumettes et Poussières (2009). Splitting the Choir: The Moving Images of Donigan Cumming (2011), édité par Scott Birdwise, est la dernière collection d’écrits portant sur son travail.
Site web: http://www.donigancumming.com

Matthieu Brouillard est né à Montréal en 1976. Il a étudié les arts visuels et médiatiques à l’UQÀM, sous la direction de David Tomas. Son travail, principalement en photographie, a été exposé et publié au Canada (Toronto, Québec, Montréal, Alma) et à l’étranger (Suisse, Italie, Allemagne, France, Etats-Unis). Narragonie, un livre comprenant une sélection de ses images et écrits sur la photographie, a été publié en 2007, avec un avant-propos du romancier québécois Gaétan Soucy (La Petite fille qui aimait trop les allumettes). Ses images font partie de collections privées et publiques au Canada, en Allemagne et en Suisse. Son travail a reçu maintes fois le soutien du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du FQRSC (Fonds Québécois de Recherche Société et Culture). Il a en outre collaboré avec des metteurs en scène de théâtre et pris part à un projet qui visait à mettre en relation architecture, littérature et vidéo (Les Archi-Fictions, 2006). À l’automne 2010, il a été chargé d’enseignement au département d’histoire de l’art de l’Université de Zürich, en Suisse, où il a conduit un séminaire qu’il a intitulé La Photographie et la crise du sujet dans la pensée française du 20ème siècle. À partir du printemps 2012, il sera chercheur invité dans un groupe de recherche en esthétique à Karlsruhe (Allemagne) dirigé, entre autres intellectuels de haut niveau, par le philosophe Peter Sloterdijk (Critique de la raison cynique). Matthieu Brouillard partage son temps entre Montréal, Berne (Suisse) et le village d’Ardez, dans les Alpes suisses.
Site web : http://www.matthieubrouillard.com

Matthieu Brouillard - Donigan Cumming
Artists in Residence


During this residence, Matthieu Brouillard and Donigan Cumming will work jointly on the printing of the images for the touring two-person exhibition of their respective works that will be launched at Concordia University’s FOFA Gallery, in Montreal, in March 2012. The aim of this exhibition is to explore the common currents running through the works of these two artists, and the manner in which similar impulses have been worked out on formal, emotional and conceptual levels with photography. Showing a community of interests as well as an affinity of sensibility between two photographers from different generations, the exhibition, accompanied by a catalogue containing critical essays, will also offer the occasion to present and analyze unusual and radical responses to debates that have shaped the practice of contemporary photography.

Donigan Cumming is a visual artist who uses photography, video, painting, drawing, sound, and text in bookworks and multi-media installations that have been widely exhibited in Europe, the United States, and Canada. His work is held by the Musée National des Beaux-Arts du Québec; the Museum of Modern Art, New York; the Canadian Museum of Contemporary Photography (National Gallery of Canada), Ottawa; the Maison Européenne de la Photographie, Paris; the Musée de L'Élysée, Lausanne; the Museum of Contemporary Art, Los Angeles; and by national museums in Belgium, Great-Britain, Canada, Denmark, France, Germany, Spain, Switzerland, and the United States. Museums, galleries, as well as film and video festivals worldwide have presented solo exhibitions and surveys of his work. His artist’s books include The Stage (1991), Pretty Ribbons (1996), Gimlet Eye (2001), Lying Quiet (2004), La Somme, le Sommeil, le Cauchemar (2006), Kincora (2008), and Pencils, Ashes, Matches & Dust (2009). Splitting the Choir: The Moving Images of Donigan Cumming (2011), edited by Scott Birdwise, is the latest collection of writings about his work.
Website: http://www.donigancumming.com

Matthieu Brouillard was born in Montreal in 1976. He studied visual and media arts at UQÀM under David Tomas. His work, primarily in photography, has been exhibited and published in Canada (Toronto, Quebec, Montreal, Alma) and abroad (Switzerland, Italy, Germany, France, the United States). Narragonie, a book of his images and writings on photography, was published in 2007, with a foreword by Québécois novelist Gaétan Soucy (The Little girl who was too fond of matches). His images are held in private and public collections in Canada, Germany and Switzerland. His work has received support many times from the Canada Council for the Arts, the Conseil des Arts et des Lettres du Québec, and the FQRSC (Fonds Québécois de Recherche Société et Culture). He has also collaborated with theatre directors and worked on a project that combined video, literature and architecture (Les Archi-Fictions, 2006). In the fall of 2010 he was lecturer in the Art History department at the University of Zürich, in Switzerland, conducting a seminar that he entitled Photography and the crisis of the subject in 20th-Century French thought. Starting in spring 2012 he will be an invited researcher in a research group in aesthetics in Karlsruhe (Germany) directed, among other leading intellectuals, by the philosopher Peter Sloterdijk (Critique of cynical reason). Matthieu Brouillard divides his time between Montreal, Bern (Switzerland), and the village of Ardez, in the Swiss Alps.
Website: http://www.matthieubrouillard.com

mardi 30 août 2011

Matthieu Brouillard


Détail de Sans titre (Soldat tombant 7), 2011, de la série La Résurrection
Detail from Untitled (Falling soldier 7), 2011, from the series The Resurrection

 
Matthieu Brouillard
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Au cours de cette résidence, Matthieu Brouillard travaillera sur les images qui composeront son exposition La Résurrection/Les Enfants de la symétrie brisée, présentée au Centre OBORO de Montréal du 17 septembre au 22 octobre prochains (http://www.oboro.net).

Cette exposition d’envergure, qui comportera dix-huit photographies de grand format, rassemblera les deux premiers volets d’une trilogie, commencée en 2008, se proposant comme une méditation sur notre incarnation dans le monde et notre rapport à la représentation en cette ère hébétée dite de " la fin des grands récits ". La première des séries photographiques, La Résurrection, se présente comme un dialogue avec le panneau de la résurrection du retable d’Issenheim (1512-16) de Matthias Grünewald. La seconde série, Les Enfants de la Symétrie Brisée, met quant à elle en scène des naissances difficiles dans l’environnement hostile d’une étrange structure aux limites de la désintégration.

Matthieu Brouillard travaillera également au livre Darkness Implacable, publié par SAGAMIE édition d'art, qui contiendra une sélection de ses images depuis 2003, un essai de l’auteur James D. Campbell et un entretien en profondeur entre le photographe américain Russell Joslin et Matthieu Brouillard. Le lancement du livre aura lieu le soir du vernissage chez OBORO, le 17 septembre à partir de 17h.

Matthieu Brouillard est né à Montréal en 1976. Il a étudié les arts visuels et médiatiques à l’UQÀM, sous la direction de David Tomas. Son travail, principalement en photographie, a été exposé et publié au Canada (Toronto, Québec, Montréal, Alma) et à l’étranger (Suisse, Italie, Allemagne, France, Etats-Unis). Narragonie, un livre comprenant une sélection de ses images et écrits sur la photographie, a été publié en 2007, avec un avant-propos du romancier québécois Gaétan Soucy (La Petite fille qui aimait trop les allumettes). Ses images font partie de collections privées et publiques au Canada, en Allemagne et en Suisse. Son travail a reçu maintes fois le soutien du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du FQRSC (Fonds Québécois de Recherche Société et Culture).

Il a en outre collaboré avec des metteurs en scène de théâtre et pris part à un projet qui visait à mettre en relation architecture, littérature et vidéo (Les Archi-Fictions, 2006). À l’automne 2010, il a été chargé d’enseignement au département d’histoire de l’art de l’Université de Zürich, en Suisse, où il a conduit un séminaire qu’il a intitulé La Photographie et la crise du sujet dans la pensée française du 20ème siècle. À partir du printemps 2012, il sera chercheur invité dans un groupe de recherche en esthétique à Karlsruhe (Allemagne) dirigé, entre autres intellectuels de haut niveau, par le philosophe Peter Sloterdijk (Critique de la raison cynique).

Matthieu Brouillard partage son temps entre Montréal, Berne (Suisse) et le village d’Ardez, dans les Alpes suisses.
Site web : http://www.matthieubrouillard.com


Matthieu Brouillard
Artist in Residence


During this residence, Matthieu Brouillard will work on the images that will make up his exhibition The Resurrection/Children of broken symmetry, to be presented at OBORO in Montreal from the 17th of September to the 22nd of October (http://www.oboro.net).

This major exhibition, which will include eighteen large-format photographs, will bring together the first two series in a trilogy begun in 2008, offering a meditation on our embodiment in the world and our relationship to representation in this bewildered era, sometimes called “the end of grand narratives." The first of these photographic series, The Resurrection, presents itself as a dialogue with Matthias Grünewald's resurrection panel from the Issenheim altarpiece (1512-16). The second series, Children of broken symmetry, portrays difficult births in the hostile environment of an enigmatic structure that is on the edge of disintegration.

Matthieu Brouillard will also work on his monograph Darkness Implacable, to be published by SAGAMIE édition d'art. This book will contain a selection of his images since 2003, along with an essay by the writer James D. Campbell and an in-depth interview between the American photographer Russell Joslin and Matthieu Brouillard. The monograph will be launched along with Brouillard’s exhibition at OBORO on Saturday September 17th at 5 P.M.

Matthieu Brouillard was born in Montreal in 1976. He studied visual and media arts at UQÀM under David Tomas. His work, primarily in photography, has been exhibited and published in Canada (Toronto, Quebec, Montreal, Alma) and abroad (Switzerland, Italy, Germany, France, the United States). Narragonie, a book of his images and writings on photography, was published in 2007, with a foreword by Québécois novelist Gaétan Soucy (The Little girl who was too fond of matches). His images are held in private and public collections in Canada, Germany and Switzerland. His work has received support many times from the Canada Council for the Arts, the Conseil des Arts et des Lettres du Québec, and the FQRSC (Fonds Québécois de Recherche Société et Culture).

He has also collaborated with theatre directors and worked on a project that combined video, literature and architecture (Les Archi-Fictions, 2006). In the fall of 2010 he was lecturer in the Art History department at the University of Zürich, in Switzerland, conducting a seminar that he entitled Photography and the crisis of the subject in 20th-Century French thought. Starting in spring 2012 he will be an invited researcher in a research group in aesthetics in Karlsruhe (Germany) directed, among other leading intellectuals, by the philosopher Peter Sloterdijk (Critique of cynical reason).

Matthieu Brouillard divides his time between Montreal, Bern (Switzerland), and the village of Ardez, in the Swiss Alps.
http://www.matthieubrouillard.com

mardi 23 août 2011

David Lafrance


David Lafrance
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L’art de David Lafrance se définit comme une suite de paysages aux compositions organisées de façon instinctive et brutale. Malgré l’accumulation de marques abstraites, il est possible de situer le sol, une ligne d’horizon et parfois le ciel. Ces mises en scène évoquent des jardins, des lieux de rassemblement et des bâtiments aux références des plus hétéroclites. L’oeuvre supporte une ambiance euphorisante et inquiétante qui dirigera le spectateur afin de mieux comprendre la nature des sujets : idolâtre, dépressif ou superficiel. Le style fait référence à l’art populaire et intègre d’une façon tout à fait assimilée les défauts de perspectives, d’échelles et de proportions. Les palais et les constructions instinctives et improbables côtoient des blocs rigides nous référant aux constructions contemporaines. Le rustique cohabite avec l’émancipation de la richesse et du mauvais goût. Dernièrement David Lafrance s’intéresse au rapport de culpabilité relié à la fête. Le regret d’être "lendemain de veille". La volonté de se pendre en main... jusqu’à la prochaine occasion. En résidence au Centre SAGAMIE, il explorera l’idée et le thème du bar : les amis, l’ivresse et le rituel.

David Lafrance est né en 1976 au Québec. Il est diplômé en l’an 2001 de l’Université Concordia à Montréal en peinture et dessin. Il y reçoit le prix Guido Molinari pour ces performances académiques. Depuis ces dernières années, ce peintre, aussi graveur, et sculpteur à fait plusieurs exposition au Québec, au Canada et au E-U. Il est récipiendaire de bourses du conseil des arts et lettre du Québec. On peut retrouver ces œuvres dans les collections de la Bibliothèque Nationale du Québec, "prêt d’œuvre" du Musée du Québec, Cirque du soleil et Lotto Québec. Inspiré par le folklore et l’art populaire, sa peinture se consacre aussi à la caricature solennelle et romantique des modèles de bonheur et de force. En complément à son œuvre picturale, sa pratique artistique évolue aussi par la musique expérimentale et bruitiste. David Lafrance vit et travaille à Montréal.


David Lafrance
Artist in Residence


The art of David Lafrance takes the form of a series of landscapes composed in a manner which is both instinctive and brutal. Despite the assemblage of abstract markings, it is still possible to make out the ground, the line of the horizon and, at times, the sky. These compositions evoke images of gardens, gathering places and structures imbued with wide-ranging references. The mood created by these works is exhilarating and off-setting, leading the spectator to a deeper understanding of the nature of the subjects: idolatrous, depressing or superficial. The style is a throwback to popular art and manages to seamlessly integrate flaws in perspective, scale and proportion. Palaces and improbable structures conceived intuitively butt up against rigid bunkers reminiscent of contemporary architecture. A homespun feeling coexists with the emancipation of wealth and questionable taste. Of late, David Lafrance has been exploring the notion of guilt as a by-product of festive enjoyment. The repentance attendant on the “hangover”. The decision to get oneself back into shape... until the next time. As artist in residence at the Centre SAGAMIE, he will be exploring the idea and theme of the bar: the friends, the intoxication and the ritual.

David Lafrance was born near Montreal, Quebec, in 1976. He’s a graduate from Concordia University a major in painting and drawing. He receives the Guido Molinari Prize for academic achievement. His recent work in painting, drawing and sculpture is shown in Canada and the United-States. His references are found in folk art, modern painting and contemporary fashion. After winning two Quebec art council grant, his painting focus on the nature and the chase of pleasure in our modern society. David Lafrance also performs music with turntables and electronic devices into different groups.

jeudi 11 août 2011

Jonathan Plante



Jonathan Plante
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon travail s’articule autour de la matérialité de l’image et des dynamiques formelles entre la photographie, la sculpture, l’animation et le dessin, qui ont fait jusqu’à maintenant partie intégrante de ma pratique artistique. La forme occupe une place prédominante dans le mouvement de fuite qui révèle l’instabilité de l’œuvre.

Je m'intéresse plus particulièrement aux notions indissociables de visibilité, d'expérience et de présence. Par visibilité, j'entends une recherche entourant le seuil d’apparition de l’image; l'expérience est liée directement au vécu subjectif qui contribue à la formation d'un discours sur ce qui m'entoure; et la présence évoque la construction d'objets théoriques qui font appel à la citation et à l'intertextualité afin de rendre visible le « déjà là ».

À travers une pratique multidisciplinaire, j’explore les différents états de l’image dans le passage entre l’œuvre et sa documentation. L’utilisation de la séquence, de la répétition et de la simultanéité renvoie au début de l’image cinétique, un moment charnière dans la formulation de notre regard contemporain. Par ce procédé, je pose une réflexion sur le temps de l’image et j'explore la différence entre le passage dans le temps et le temps d’un passage. Je cherche ainsi à placer le spectateur devant l’écart qui à la fois nous relie au réel et nous en sépare.

J’aime penser la représentation en tant qu'objet, sans pour autant être dans la critique de la représentation. L’œuvre naît et continue de vivre comme une cicatrice toujours prête à s’ouvrir, toujours décidée à nous offrir, par un effacement du temps réel, la promesse de l’éternité.


Jonathan Plante est né en 1976. Il vit et travaille à Montréal, où il a obtenu un baccalauréat en études interdisciplinaires de l’Université Concordia. Il œuvre principalement dans le champ de l’installation multidisciplinaire et étudie la question de la présence par l’exploration des différents états de l’image dans le passage entre l’œuvre et sa documentation. En 2005, il se rend à Amsterdam pour une résidence de deux ans à l'école d'art De Ateliers où il travaille auprès de Marlène Dumas et de Fiona Tan. Au cours de son séjour aux pays-Bas, il présente des expositions individuelles et collectives, et il s'illustre sur la scène montréalaise lors de la première Triennale québécoise organisée par le Musée d’art contemporain de Montréal, en 2008. Il présente en 2010 les expositions Palindrome au Musée d’art contemporain des Laurentides et Parallaxe à la Galerie Division en 2011. Impliqué dans le milieu des arts, Jonathan Plante est technicien à OBORO, il fait partie du comité artistique consultatif de la galerie Vox et est membre actif du centre d’artistes Articule. Ses oeuvres font partie de collections privées et publiques, dont celle du Musée d’art contemporain de Montréal. Il est représenté par la Galerie Division.

http://www.galeriedivision.com


Jonathan Plante
Artist in Residence

My work revolves around the materiality of image and the formal dynamics between photography, sculpture, animation and drawing, all of which being, up to now, integral parts of my artistic practice. Form is at the forefront of the runaway movement which reveals the work’s instability.

I am particularly interested in the notions of visibility, experience and presence. By the term visibility, I mean the research surrounding the threshold of the image; experience I directly link to the subjective real-life occurrences which help form my discourse on the world around me; and presence conjures up the construction of theoretical objects which call upon quotations and the intertextuality which allow the materialization of the “already there”.

Through a multidisciplinary practice, I explore the various stages of image during its transition between the documentation and the final work. The use of sequences, repetition and simultaneity send us back to the early days of the kinetic image – the cinema – a turning point in the forming of our contemporary outlook. Through this process, I reflect on the time of the image and explore the differences between the passage in time and the time of a passage. This allows me to place the spectator in the middle of the gap connecting us while simultaneously separating us from reality.

I like to imagine the representation as an object, without delving into a critique of the representation. The work is born and lives on like a scar constantly on the brink of opening up, always intent on offering us, by the obliteration of real-time, the promise of eternity.

Jonathan Plante was born in 1976. He lives and works in Montreal where he earned a Bachelor’s degree in Interdisplinary Studies from Concordia University. His work mainly revolves around multidisciplinary installations and he explores the question of presence through the various transitory stages of image as it travels from documentation to the completed work. In 2005, he went to Amsterdam for a two-year residency at the De Ateliers art school where he worked with Marlène Dumas and Fiona Tan. During his stay in the Netherlands, he presented solo and group exhibitions, and made a name for himself in 2008 on the Montreal art scene at the first edition of the Quebec Triennial exhibition hosted by the Musée d’art contemporain de Montréal. In 2010-2011, his works are featured in two exhibitions: Palindrome at the Musée d’art contemporain des Laurentides and Parallaxe at Galerie Division. Greatly involved in the artistic community, Jonathan Plante is a technician at OBORO, a member of the Galerie Vox artistic consulting comity and a hands-on contributor to the activities of the Articule artist center. His works are part of many private and public collections, including the Montreal Museum of Contemporary Arts. He is represented by Galerie Division.

http://www.galeriedivision.com

mardi 14 juin 2011

Ed Pien

 
Ed Pien
Artiste en résidence / Artist in Residence
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Mon travail explore la curiosité, l'étonnement et l'émerveillement tout en célébrant diverses façons d’être au monde. Mes recherches actuelles puisent aux discours théoriques et conceptuels portant sur les fantômes et les hantises, demeurant ouvertes à la multiplicité des sens possibles qui en découlent. Ces préoccupations se distillent à l’intérieur de mes travaux récents sous la forme de concepts et d’une gestuelle de la trace; de mouvement, de lumière et d’ombre. En continuité avec mes oeuvres antérieures, mon art se veut un hommage au tangible et à l’intangible, au réel et à l’imaginaire, ainsi qu’au potentiel de transformation.

Ed Pien détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Western Ontario (UWO) ainsi qu’une maîtrise en beaux-arts de l’Université York. Il a exposé dans de nombreux contextes, dont le Drawing Centre, New York; la Biennale de Montréal; le Centro Nacional de las Artes, Mexico; l’Institut Goethe, Berlin; le Bizart, Shanghai; et le Musée des beaux-arts du Canada. Son travail fait partie de nombreuses collection publiques et privées dont celle du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d'art contemporain de Montreal, de la Art Gallery of Ontario et du Musée des beaux-arts du Canada. Il enseigne à temps partiel au département d’Études visuelles de l’Université de Toronto.

Ed Pien
Artist in Residence

Through my work I explore curiosity, wonder, and enchantment, while celebrating diverse ways of being in the world. My current research draws from conceptual and theoretical discourses of ghosts and hauntings and the many possible meanings they engender. In my most recent works, these interests are being distilled into concepts and gestures of the trace as well as movement, light, and shadows. Consistent with my previous works, my art celebrates the tangible and intangible, the real and the imagined, as well as the potentiality of transformation.

Ed Pien received his BFA from UWO and MFA from York University. Among his extensive exhibition history Pien has exhibited at the Drawing Centre, New York; La Biennale de Montreal; Centro Nacional de las Artes, Mexico City; The Goethe Institute, Berlin; Bizart, Shanghai; and the National Art Gallery of Canada. His work is included in numerous public and private collections, including the Fine Arts Museum in Montreal, Musée d'art contemporain de Montreal, the Art Gallery of Ontario, and the National Art Gallery of Canada. Pien teaches part-time in the Visual Studies Department at the University of Toronto.