mardi 31 août 2010

Robbin Deyo

Robbin Deyo
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Démarche artistique
La pratique artistique de Robbin Deyo est à la fois autobiographique, intuitive et fondée sur une approche matérielle. Les objets, activités et esthétiques qu’on associe à la féminité l’intéressent particulièrement. Elle a réalisé des séries d’œuvres figuratives, en apparence décorative et abstraites, des objets uniques et des multiples, des dessins, peintures, sculptures et des œuvres qui chevauchent ces différentes pratiques. Ses projets sont reliés par un intérêt pour la forme, pour la multiplicité et la répétition, ainsi qu’un engagement dans des pratiques qui s’appuient sur un travail intensif. Deyo élabore des systèmes de production complexes qui impliquent des gestes répétitifs, nécessaires à l’effet méditatif qu’elle vise à l’intérieur du processus de fabrication de ses œuvres. Bien que ses expériences personnelles soient toujours à l’origine de son travail, celui-ci reste formel, liant la matière et l’aspect temporel de production aux complexités du monde contemporain.

Projet
Lors de sa résidence au Centre SAGAMIE, Robbin Deyo a l'intention de poursuivre son initiation à travailler avec les technologies numériques à l'aide d'une archive de dessins faits avec le jouet des enfants Super Spirograph. Cette collection complète (7905 dessins) de toutes les variations possibles qui peuvent être produites avec les engrenages circulaires du Super Spirograph a été initialement produite et photographiée numériquement pour créer l'animation vidéo Spin.

Bio
Originaire de la banlieue de Vancouver, en Colombie-Britannique, Robbin Deyo vit et travaille à Montréal. Depuis 1995, son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, en France et en Italie. Parmi ses expositions individuelles récentes, mentionnons Imaging the Invisible (Axeneo7, 2010), Spin (La Bande Vidéo, 2010), Flow (La Chambre Blanche, 2009), et sweet sensation (Southern Alberta Art Gallery de Lethbridge, 2005). L’artiste a également participé à une douzaine d’expositions collective, dont la première présentation de la Manif d’art en 2000. Deyo est récipiendaire de nombreuses bourses et récompenses.

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Robbin Deyo
Artist in Residence

Artist Statement
Robbin Deyo’s art practice is autobiographic, intuitive and material based. She is particularly interested in objects, activities and aesthetics that are traditionally defined as feminine. She has produced bodies of work that are representational, decorative and abstract, unique objects and hand-made multiples, drawings, paintings, sculptures and hybrids of these. What connect these works are an interest in form, an exploration of multiples and repetition, and an engagement in labor intensive and process-based practices. She devises complex systems of production that often involves repetitive acts providing a meditative aspect to the making of the work. Although the impetus comes from personal experience, the resulting artwork is formal, bridging material and time-based aspects of production to the intricacies of today’s world.

Project
During her residency at Centre SAGAMIE, Robbin Deyo intends to continue her initiation into working with digital technologies by using an archive of drawings made with the children’s toy Super Spirograph. This complete collection (7905 drawings) of all the possible variations that can be produced with the round gears of Super Spirograph was initially produced and digitally photographed to create the video animation Spin.

Bio
Robbin Deyo grew up in the suburbs of Vancouver and now lives and works in Montreal. Her work has been exhibited in Canada, the United States, France and Italy since 1995. Among her recent solo exhibition are Imaging the Invisible (Axeneo7, 2010), Spin (La Bande Vidéo, 2010), Flow (La Chambre Blanche, 2009) and sweet sensation (Southern Alberta Art Gallery, 2005). Her work has also been shown in a dozen group exhibitions, including the first edition of Manif d’art in 2000. Deyo is the recipient of numerous grants and awards.

mercredi 25 août 2010

Janine Fortin


Janine Fortin,

L’Allégorie du membre fantôme
Lancement de la publication éditée par le Centre SAGAMIE

à la galerie EspacePointCa d'Alma
le jeudi 26 août 2010 à 16:30h
Collège d'Alma, 675 Boul. Auger Ouest, Alma
exposition du 23 août au 3 septembre 2010

L’Allégorie du membre fantôme c’est tout ce qui vibre en nous que l’on ne peut percevoir. Au début de cette écriture, j’avais le besoin de retrouver cet espace interne, qui fait résonner en moi les parties connues et inconnues qui m’habitent. C’est une histoire qui sonde l’identité, entre les femmes dont je porte la chair (ma grand-mère et ma mère) et les événements qui ont marqué ma vie. C’est aussi la quête d’une présence perdue que je cherche à incorporer plutôt qu’à éloigner. Ma démarche artistique exploite les liens transversaux qui existent à l’intérieur d’un métalangage. Le texte se retrouve au centre de mon projet de maîtrise que je complète actuellement à l'UQAC. Il est mis en pages dans ce livre édité par le Centre SAGAMIE, telle une partition, qui sera mise en voix lors d'une action performative qui aura lieu pendant le vernissage de mon exposition et mise en écoute à même l'install-action qui y sera présentée jusqu'au 3 septembre 2010 à la Galerie EspacePointCa du Collège d'Alma.

Janine Fortin est originaire de Saguenay, où elle complète actuellement une maîtrise en art à l’Université du Québec à Chicoutimi. Depuis quelques années, son travail s’articule entre art sonore, art visuel et écriture. On a pu voir son travail à plusieurs reprises à la galerie l’Oeuvre de l’autre de l’UQAC et à la 17e édition du Festival international d’art vidéo de Casablanca au Maroc, en mars 2010. Elle travaille également comme conceptrice sonore, dans la recherche Pour une nouvelle dramaturgie et manipulation du son au théâtre de Jean-Paul Quéinnec et fait aussi partie du groupe de musique actuelle La preuve par l’absurde, au côté de Carol Dallaire et Denis Bouchard. Elle a également remporté la bourse de la Fondation Gérard-Arguin et celle de la Fondation Thomas-Léon-Tremblay au cours de sa maîtrise en art.


Pour commander / To order:

Janine Fortin, L’Allégorie du membre fantôme
Auteure : Janine Fortin
86 pages, 5X7po.
Écrits en français (french only), accompagnés de quelques dessins de l'artiste.
ISBN 978-2-923612-22-5 2010
Prix/ Price: 15.00$ + Transport au Canada 2.00 + tps 0.85 + tvq 0.16 = Total: $18.01

mercredi 18 août 2010

Sébastien Pesot


Sébastien Pesot
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Né à Rimouski en 1971, Sébastien Pesot a obtenu un baccalauréat en histoire de l'art à l'Université de Montréal en 1996 et une maîtrise de l'École des arts visuels de Montréal (UQAM) en 2000. Il vit en ce moment en Estrie et enseigne à l'Université de Sherbrooke. Après plus d'une décennie à battre le rythme dans divers groupes punk, Pesot a réalisé des vidéos expérimentales qui ont été présenté dans une vingtaine de pays, à l'intérieur d'une centaine de festivals et événements, tels la 3e, 4e et 5e Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montréal), le FIFA (Montréal), Wro 01 et 03, biennale d'arts médiatiques (Pologne) ou Chroma (Mexique) où il a reçu le prix du public pour la meilleure vidéo. Depuis, il travaille principalement à des installations audio-vidéo tout en investissant le champ de la performance et de l'infographie. Son travail solo à entre autres été présenté à Slash-tmp à Berlin (2010), Au Lieu à Québec (2009) et à la Maison de la culture Côte-des-neiges à Montréal (2008). Pour plus d'information, visitez http://www.sebastienpesot.com.

Sa démarche artistique a beaucoup évolué dans les dernières années et ce projet infographique représente un jalon de cette transformation. Au début de sa pratique, ses préoccupations se concentraient alors autour de l'exploration de la plasticité de l'image vidéographique, des possibilités de déconstruction et de reconstruction de l'image vidéo, d'un intérêt marqué pour l'abstraction et le formalisme se rapprochant de la peinture, mais aussi d'un certain niveau d'engagement social. C'est à partir d'installations vidéo, mais aussi de certaines expérimentations musicales et performatives, que son travail tend aujourd'hui à sortir du cadre de l'écran. Deux nouvelles approches prirent alors forme à l'intérieur de sa démarche : un intérêt pour le performatif et l'autoreprésentation ainsi que le déploiement de son travail vidéo dans l'espace physique. Cet intérêt pour la matérialité et la corporéité ne pouvait que s'accompagner du souhait de faire sortir l'image de l'écran, de la réinjecter dans le monde matériel, d'activer certaines relations entre l'image virtuelle et l'environnement physique.

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Sébastien Pesot / Artist in Residence

Born in Rimouski in 1971, Sébastien Pesot completed a Bachelor’s degree in art history at the Université de Montréal in 1996 and a Master’s degree at the École des arts visuels de Montréal (UQAM), in 2000. He presently resides in the Eastern Townships, where he teaches at the Université de Sherbrooke. After a decade as a drummer in various punk rock bands, Pesot produced several experimental videos which have been screened in twenty different countries at festivals and events including the 3rd, 4th and 5th Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montreal), FIFA (Montreal), WRO 01 and 03, the Media Arts Biennial (Poland) and Chroma (Mexico), where he was the recipient of the audience award for best video. Since then he has mainly been producing audio-video installations, while continuing to work on performance art and computer graphics. His solo work has been featured at Slash-tmp in Berlin (2010), Au Lieu in Quebec City (2009) and the Côte-des-Neiges Cultural Center in Montreal (2008). For more information, visit http://www.sebastienpesot.com

His artistic approach has evolved immensely over the last few years and the present computer graphics project represents a critical stage in this transformation. In his early work, he was mostly concerned with the plasticity of the video graphic image, the possibilities of deconstruction and reconstruction of the video image. His interest lay in an abstraction and formalism similar to that found in painting, together with a certain level of social commitment. His work in video installations and as a musical and performing artist has led him to move beyond the framework of the screen. He began to explore two new approaches in his creative work: an interest in performance and self-representation, and the extension of his video creations throughout physical space. This interest in the material and corporal aspects of his work led inevitably to the desire to extract the image from the screen and re-inject it into the material world, thereby initiating certain relationships between the virtual image and the physical environment.

mercredi 11 août 2010

Catherine Bodmer


Catherine Bodmer
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

La notion de transformation et de fluidité est au cœur de ma recherche, ainsi que mon intérêt pour les aspects simples et ordinaires de l’existence. Depuis quelques années, j’utilise le moyen de la photographie et le traitement numérique de l’image afin d’explorer les espaces réels et imaginaires du quotidien, mais avant tout, celui de l’image même qui permet la fusion et la confusion des deux. Il ne s’agit jamais que d’utiliser la photographie en tant que document du réel, mais plutôt comme matériel qui permet d’agencer plusieurs images et éléments avec les moyens numériques. Ce sont des images construites qui oscillent entre réalité et fiction, et qui proposent de revisiter les thèmes de l’ambition, du désir, de l’absurdité et du plaisir.

Le projet en cours est en lien avec la résidence de recherche à Mexico que j’ai effectué ce printemps grâce au programme d’ateliers-résidences du CALQ et de la FONCA à Mexico. À partir d’une " routinisation " de mes déplacements en ville, j’étais curieuse d’explorer l’idée de nudité d’un lieu dans une ville qui abonde de gens et de choses. Suivant plutôt intuitivement l’idée des limbes, cet espace intermédiaire et flou entre le paradis et l’enfer, j’ai documenté plusieurs lieux qui semblaient correspondre à cette image d’entre-deux. Il y avait des interventions discrètes ou plus évidentes et parfois certaines activités ludiques que j’ai incité dans ces endroits. En utilisant des stratégies de dédoublement et de multiplication, de symmetrie et d’asymmetrie, ces liens et situations sont mis en relation avec eux-mêmes et avec les contradictions inhérentes au désir de reconstituer le paradis perdu. Une partie de ce travail sera présenté du 2 septembre au 9 octobre prochain à la galerie Clark de Montréal.

Catherine Bodmer, d’origine suisse, détient un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et a obtenu une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal en 1999. Sa pratique artistique comprend des installations, des œuvres in-situ et des photographies qui ont été présentées dans plusieurs expositions individuelles et collectives à travers le Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan. En 2008, elle a reçu le Prix du Duc et de la Duchesse de York en photographie du Conseil des Arts du Canada. Au printemps 2010, elle a effectué une résidence à Mexico City dans le cadre du programme des ateliers-résidences du Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Catherine Bodmer / Artist in Residence
Catherine Bodmer, June 2010

The idea of transformation and fluidity is central to my work, together with my interest in the simple, ordinary aspects of existence. For several years now, I have been using photography and the digital processing of images to explore the real and imaginary spaces of daily life and, above all, the space within the image itself which allows for a fusion and confusion of the two. The photograph is never solely a document portraying a reality, but rather provides the means to digitally configure a variety of images and elements. These are constructed images, oscillating between reality and fiction and permitting a re-evaluation of the themes of ambition, desire, absurdity, and pleasure.

The present project is a direct offshoot of my research residency in Mexico City this spring as part of the workshop-residency program of the CALQ and FONCA. Starting from a “routinization” of my movements throughout the city, I wanted to explore the idea of the nudity of particular places in a city teeming with people and things. Pursuing in a rather intuitive fashion the idea of limbo, that indistinct, intermediate zone between paradise and hell, I documented several different locales which seemed to correspond to this image of in-betweenness. I would intervene in these places discretely or, at times, less so, and sometimes by initiating various playful activities. By employing techniques of replication and multiplication, symmetry and asymmetry, these places and situations are put in relationships with themselves, reavealing inherent contradictions in the desire to reconstruct a lost paradise. A part of this work will be presented from September 2 to October 9 at Clark Gallery in Montreal.

Catherine Bodmer, who is from Switzerland, graduated from the School of Arts in Lucerne and completed a Master’s degree in art at the Université du Québec in Montréal in 1999. Her artistic work includes installations, in-situ creations, and photographs which have been presented at several solo and group exhibitions across Canada, as well as in Mexico and Taiwan. In 2008, she was awarded the Canada Council’s Duke and Duchess of York Award in Photography. In the spring of 2010, she completed a residency in Mexico City as part of the studio residency program of the Conseil des arts et des lettres du Québec.

Richard Deschênes


Richard Deschênes
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

PROJET
La série d'oeuvres que je compte réaliser au Centre SAGAMIE implique un travail sur le sens de la photographie dans l'information journalistique, examine plus spécifiquement le processus de fabrication de l’image. Initiée en 2008, Il s’agit d’une nouvelle série de collages à partir de photographies tirées de différents journaux quotidiens. Les ajouts, les retouches ou les soustractions, au moyen de petits morceaux de papier collés, tirés du même journal, créent une nouvelle lecture de l'image. Dans la plupart des cas, l'effacement de l'information principale contenue dans l'image originale produit une étrangeté par rapport au champ de vision. L’aspect artisanal de l’opération, en contraste avec le procédé de numérisation qui s’ajoute, donne au résultat une forme de "mise en attente". Deux caractéristiques se dégagent du travail envisagé. Dans certains cas, il est question de l'aspect panoramique des images choisies (vue aérienne), tandis qu'une autre série privilégie un effet optique obtenu par la soustraction de l'information principale contenue dans la photographie (l'arrière-plan, le hors-focus de l'image devient l'oeuvre à considérer).

DÉMARCHE ARTISTIQUE
De façon générale, mon travail en peinture examine les concepts de perception et de processus de fabrication de l’image, cherche à y opérer une forme de déplacement ou d'effacement d'une partie de l'information normalement contenue. Le recours à des curiosités naturelles ou scientifiques placées hors contexte me permet de brouiller systématiquement les repères visuels et cognitifs dans l’image. Je peins ce que j’appelle librement des modèles imaginaires, qui opèrent comme métaphore d’une mécanique qui serait à l’œuvre dans le développement de la perception et de la connaissance. Ma peinture a une importance beaucoup plus psychique que physique. Ce sont des images mentales, formulées en filigrane, qui échappent à la certitude. L’utilisation de la couleur est l’objet d’un questionnement constant. Je travaille non pas avec des couleurs vives mais avec des tons, considérant qu’ils sont plus enclins à s’insérer dans la mémoire.

(Mon intérêt concernant le développement des modes de perception, de même que les peintures réalisées au cours des dernières années, m’ont amené récemmment à considérer l’atomisme, une théorie proposant une conception d’un univers composé de matière et de vide. Dans l’œuvre Métaphysique de l'atomisme antique, Stéfan Leclercq écrit que " selon Lucrèce, nous ne percevons jamais l'objet, la matière, mais seulement l'image (ou le simulacre) de cet objet, de cette matière. L'image est une production des atomes constituant la matière. L'image, une fois produite, venant soit de la surface de l'objet, soit de la profondeur de la matière, se déplace, à une très grande vitesse vers le percevant. Mais, il se peut que nous n'ayons pas toujours une perception exacte de cette image. Par exemple, plus elle est lointaine, plus elle sera imprécise. Cela s'explique par le fait que, en rejoignant le percevant, cette image, venant d'une certaine distance, traverse des couches d'air et, qu'à leur contact, elle se déforme. Ce qui veut dire que notre appréhension du monde ne consiste qu'en la perception de l'image de la matière et non de la matière elle-même. Notre réalité est constituée d'images et nous n'avons jamais un contact immédiat avec l'objet. ")

BIOGRAPHIE
Richard Deschênes vit et travaille à Montréal, Canada. À la suite d'un baccalauréat en arts visuels (Université Concordia, Montréal, 1985), il a pousuivi des études au Pratt Graphics Center à New York (États-Unis) en 1985-86. Récipendiaire de plusieurs bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, Richard Deschênes travaille principalement en peinture et en dessin. Depuis 1988, il a présenté son travail dans de nombreuses expositions individuelles et collectives au Canada, au Mexique, en Chine, en Espagne, en Autriche, aux États-Unis, en France et au Japon. Ses oeuvres figurent dans la collection Prêts d'oeuvres d'art du Musée national des beaux arts du Québec, dans la Banque d'oeuvres d'art du Conseil des Arts du Canada, ainsi que dans nombreuses collections corporatives et privées.

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Richard Deschênes / Artist in Residence
Catherine Bodmer, June 2010

PROJECT
The body of work that I am planning to make at Centre SAGAMIE involves examining the meaning of photography in journalistic information - more specifically, the process of manufacturing images. Initiated in 2008, this is a new series of collages based on photographs taken from a variety of daily newspapers. The elements added, touched up or subtracted, using small pieces of paper glued together and taken from the same newspaper, create a new reading of the image. In most cases, the elimination of the main information in the original image produces an element of optical strangeness. In contrast with the digital material added to the image, the hand-made aspect of the operation gives the result a kind of “waiting” quality. Two characteristics emerge from the work envisaged. In some cases, there is the panoramic aspect of the images chosen (aerial view); another series privileges an optical effect obtained by subtracting the main information contained in the photograph (the background, the out-of-focus part of the image, becomes the work to consider).

ARTISTIC PRACTICE
Generally speaking, my painting examines perception, scale and the process of image creation. It is the site of constant conflict between the representation of abstract and figurative images. My use of natural or scientific curiosities out of context enables me to obscure the visual and cognitive signposts found in the image. I paint what I freely call imaginary models which function like metaphors of the mechanism at work in the growth of perception and knowledge. My paintings have much more psychic than physical importance. They are mental images, formed beneath the surface, which elude certainty.

BIOGRAPHY
Richard Deschênes lives and works in Montreal, Canada. After obtaining a bachelor's degree in visual arts (Concordia University, Montreal, 1985), he pursued his studies at the Pratt Graphics Center in New York in 1985-86. A recipient of several grants from the Canada Council for the Arts and the Conseil des arts et des lettres du Québec, he works mainly in painting and drawing. Since 1988, he has presented his work in numerous solo and group exhibitions in Canada, Mexico, China, Spain, Austria, the United States, France, and Japan. His work is in the Prêts d'oeuvres d'art collection at the Musée national des beaux arts du Québec, in the Art Bank of the Canada Council for the Arts, as well as in a number of private and corporate collections.