lundi 7 décembre 2015

Isabelle Guimond


Isabelle Guimond
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Isabelle Guimond prend le pari d’une peinture engagée, chargée et porteuse d’idée. Son travail pictural valse entre une critique sociale de notre mode de vie et un récit intimiste proche de l’autofiction. Entre le saisissement d’une représentation photographique et son dessaisissement dans l’acte de peindre. Entre la nécessité de raconter le monde dans lequel elle vit et les contingences inhérentes au travail de la matière. Elle vient de terminer une résidence d’exploration à L’Écart en vue de l’exposition Filles debouttes! qui aura lieu en mars 2016 (avec Christine Major et Gabrielle Lajoie-Bergeron) ainsi qu’une résidence d’été à la Galerie B-312 où, à partir d’images de blogues d’adolescentes, elle tente de mettre en lumière la vision que les adolescentes portent sur elle-même et par corrélation, sur le monde. Elle explorera au Centre SAGAMIE une approche hybride mêlant dessin numérique, aérographie et peinture.

Isabelle Guimond vit et travaille à Montréal. Son travail a été présenté aux Québec, aux États-Unis et au Mexique. Récipiendaire en 2013 de la bourse d'excellence FARE elle fut, en 2014, finaliste à la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain et récipiendaire de la bourse de la Fondation Sylvie et Simon Blais. Au cours des dernières années, son travail a été présenté, à la Galerie de l'UQAM, à la Galerie B-312 (où elle a participé à une table ronde sur la peinture actuelle), à la Galerie Les Territoires, au Centre des arts actuels Skol, à la Maison de la culture Maisonneuve et à la Galerie Simon Blais.

http://isabelleguimond.ca/

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Isabelle Guimond
Artist in Residence


Isabelle Guimond make the statement of a committed, critical and mind carrier paint. A way to address a problematic social subject. Her pictorial work is made of goings and comings between a social critique of our way of life and an intimate tale nearing autofiction. Between the shock of a photographic representation and its transfert in the act of painting. Between the need to tell the actual world and its inherent contingencies in a painterly approach. She recently completed an explorative residency at L’Écart for the exhibition « Filles debouttes ! » to be held in March 2016 (with Christine Major and Gabrielle Lajoie-Bergeron) and a summer residency at Galerie B-312 where, by using images of teenage girl blogs, she attempts to highlight the vision that those teens have from themselves, and by correlation, to the world. For the Sagamie residency, she will explore a hybrid approach combining digital drawing, airbrushing and painting.

Isabelle Guimond lives and works in Montreal. Her work has been presented in Quebec, the United States and Mexico. In 2013, she received the Excellence Award FARE and was, in 2014, finalist for the Claudine and Stephen Bronfman Fellowship in Contemporary Art and was the recipient of the Sylvie and Simon Blais Foundation. Since 2014 her work has been shown at the Galerie de l'UQAM, the Galerie B-312 (where she participated in a panel discussion on the contemporary painting), at the Galerie Les Territoires, at Skol, at the Maison de la Culture Maisonneuve and at the Galerie Simon Blais.

http://isabelleguimond.ca/

lundi 30 novembre 2015

Marie-Eve Martel


Marie-Eve Martel
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L'architecture – domestique, institutionnelle, urbaine, rurale, etc. – se trouve au cœur de mes réflexions sur le paysage. Je m'intéresse à la plasticité du paysage, à notre perception de cette dernière, à l'impact que peut avoir un environnement « architecturé » versus « sauvage » sur l'imaginaire, l'esprit ou la psyché humaine, à la rencontre ou aux frictions de ces différents espaces de vie et territoires limitrophes, et à la nature cyclique de l'espace qui nous entoure.

Dans mon travail, chaque sujet - d'abord photographié, puis retravaillé à travers différents médiums tels que la peinture, le dessin, la sculpture, l'installation et la gravure - découle d'un site existant rencontré au cours de mes nombreuses pérégrinations. Je m'intéresse aux lieux en transition, qui passent souvent inaperçus ou encore aux lieux mythiques ou iconiques, à leur histoire, leur impact physique et émotionnel, mais surtout à ce qu'ils représentent, aux valeurs qu'ils véhiculent et à la façon dont ils sont perçus.

Marie-Eve Martel est titulaire d'une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'Université du Québec à Montréal (2015) et d'un baccalauréat en arts visuels de l'Université Concordia (2006). Depuis 2006, elle a exposé régulièrement en solo et en groupe à travers le Québec et à quelques reprises ailleurs au Canada (Colombie Britanique, Alberta, Manitoba, Ontario). Elle a également participé à plusieurs résidences, dont celle du Klondike Institute of Art and Culture (à Dawson City, Yukon), ainsi que celle du Vermont Studio Center. Récipiendaire de plusieurs prix et bourses, entre autres du CALQ, CAC, CCL, CRÉ, FJL, l'artiste est particulièrement reconnaissante du support soutenu de la Fondation Elizabeth Greenshields dont elle a eu l'honneur d'être boursière à trois reprises.

http://www.marieevemartel.com/Info.html


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Marie-Eve Martel
Artist in Residence


Architecture – domestic, institutional, urban, rural, etc – is at the core of my reflexions on landscape. I'm interested in landscape's plasticity, in our perception of it, in the impact an «architectured» environment versus a «wild» one can have on the imagination, human spirit or psyche, in the intermingling or friction of these different life-spaces and bordering territories, and in the cyclical nature of the space that surrounds us.

In my work, every subject – first photographed, then translated through various other mediums such as painting, drawing, sculpture, installation, print – arises from existing sites I've encountered through my numerous peregrinations. I'm interested in transitory places, that often go unseen, or in mythical or iconic places and spaces, in their history, their physical and emotional impact, but even more so in what they represent, in the values they convey and in the manner they are perceived.

Marie-Eve Martel holds a master in visual and media arts from the University of Québec in Montreal (2015) and a bachelor in visual arts from Concordia University (2006). Since 2006, she regularly exhibeted her work in solos and group shows in Québec and on several occasions elsewhere in Canada (British Columbia, Alberta, Manitoba, Ontario). She recently took part in different residencies, of which the Klonkide Institute of Art and Culture (in Dawson City, Yukon), and the Vermont Studio Center. The artist received several prizes and grants, including the CALQ, CAC, CCL, CEÉ, FJL, and is particularly grateful for the ongoing support of the Elizabeth Greenshields Foundation from which she had the honor of receiving three major grants (2008, 2009, 20011).

http://www.marieevemartel.com/Info.html

lundi 23 novembre 2015

Myriam Jacob-Allard



Myriam Jacob-Allard
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans mon travail, je réfléchis aux différentes facettes de la culture populaire, que j’explore par le biais de la performance, la vidéo, le bricolage et l’installation. D'une approche interdisciplinaire, je puise mes influences entre autres dans les domaines des arts visuels, de l'ethnologie et des études féministes. En m’intéressant aux mythes et aux représentations issus de l’iconographie de la culture country western, en les personnifiant ou en les amplifiant, je tente de les renouveler et de questionner les modèles qu’ils engendrent. En utilisant des témoignages et l’imagerie populaire issus de cette culture musicale, mes recherches tentent d’ouvrir un espace de réflexion sur les limites subtiles entre imaginaire collectif et diverses réalités quotidiennes.


Myriam Jacob-Allard est originaire d’Abitibi-Témiscamingue, elle vit et travaille à Montréal. Elle est titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal (2014) et d’un diplôme en arts visuels de l’Université Concordia (2009). Elle a présenté son travail à la Galerie Sans Nom (2015) à Moncton, à la Galerie de l’UQAM (2014), à Skol (2014), à L’imagier (2015), à l’Écart (2015) et a participé à différentes expositions collectives et festivals au Canada, en Europe et en Amérique du Sud.


http://myriamjacoballard.com/



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Myriam Jacob-Allard

Artist in Residence

My work consists of reflecting upon various facets of popular culture that I explore primarily through performance, video and installation. Using an interdisciplinary approach, I draw my influences from the fields of visual arts, ethnology and women’s studies, among others. By studying iconographic myths and representations of country-western culture, I attempt to question and appropriate the models they produce through personification or amplification. Basing my reflections on mainstream discourses, collected testimonies, and pop culture imagery, my research opens up larger reflections on the subtle boundaries between collective imagination and everyday realities, as well as on new perspectives via the reinterpretation of stories generated by this musical culture.


Myriam Jacob-Allard is from Abitibi-Témiscamingue, she lives and works in Montreal. She received a master’s degree in Fine Arts and Media Arts from the Université du Québec à Montreal (2014) and a bachelor’s degree in Fine Arts from Concordia University (2009). She has presented her work at the Galerie Sans Nom (2015) in Moncton, Galerie de l'UQAM (2014), Skol (2014), L’imagier (2015) and l’Écart (2015), and has participated in various group exhibitions and festivals in Canada, Europe and South America.


http://myriamjacoballard.com/


lundi 16 novembre 2015

Juan Ortiz-Apuy



Juan Ortiz-Apuy
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Juan Ortiz-Apuy détient un baccalauréat de l’Université de Concordia, un diplôme d’études supérieur de la Glasgow School of Art et une maîtrise de l’Université NSCAD. Il a exposé ses oeuvres dans plusieurs centres d’art à travers le Canada, ainsi qu’à l’international. Son travail a entre autres été exposé récemment au MacLaren Arts Centre, Sporobole Centre en art actuel, la galerie Birch Libralato, ARTSPACE, Eastern Edge, A Space Gallery et à l’occasion de la Biennale de la ville de Québec: Manif d’art 7. En 2011 il s’est mérité le “Halifax Regional Municipality Contemporary Visual Art Award”.

Son travail a été publié dans divers magazines, journaux et livres, notamment The Brave New Avant Garde par Marc James Léger et des articles dans Canadian Art, Le Devoir, The Gazette (Montréal), The Telegram (St. John's), The Toronto Star, et à MOMUS.ca.

Ortiz-Apuy a pris part à plusieurs résidences artistiques, telles qu’au Plug In Institute of Contemporary Art, et au Atlantic Centre for the Arts, É-U. Ses prochains projets incluent des expositions individuelles à Toronto, Edmonton et Ottawa, ainsi que des résidences au Vermont Studio Center, et à VSVSVS, Toronto. Ortiz-Apuy est représenté par la galerie Antoine Ertaskiran. Il compare souvent ses installations à des encyclopédies, en cela qu’à l’intérieur d’elles s’entrelacent des thèmes et des idées qui à première vue semblent ne pas avoir de lien entre elles, ressemblant ainsi à une toile de références discordantes, où à certains endroits celles-ci se rejoignent, et à d’autres elles se décousent. À travers la juxtaposition, l’assemblage et le collage, des moments, idées et sources spécifiques s’imbriquent l’une dans l’autre, dans un réseau d’associations évocatrices. S’inspirant de la littérature, la théorie, la culture populaire, le design et l’histoire de l’art, il tente de créer un système, qui à un certain moment suit sa propre logique, énergie et vocabulaire.

http://www.juanortiz-apuy.com/

Description de l’image :
A Small Lighting Revolution, 2015. Handcut collage on foamboard, 250 x 127 cm.

 

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Juan Ortiz-Apuy

Artist in Residence

Juan Ortiz-Apuy has a BFA from Concordia University, a Post-graduate diploma from the Glasgow School of Art, and a MFA from NSCAD University. His work has been exhibited across Canada and internationally. Recent exhibitions include The MacLaren Arts Centre, SPOROBOLE Contemporary Art Centre, Gallery Birch Libralato, ARTSPACE, Eastern Edge, A Space Gallery and Quebec City Biennial: Manif d'Art 7. In 2011 he was the recipient of the Halifax Regional Municipality Contemporary Visual Art Award.


His work has been reviewed and published in various magazines, newspapers and books; notable examples include The Brave New Avant Garde by Marc James Léger and reviews in Canadian Art, Le Devoir, The Gazette (Montreal), The Telegram (St. John's), The Toronto Star, and at MOMUS.ca. Ortiz-apuy has completed Artist-in-Residency Programs at, among others, the Plug In Institute of Contemporary Art, and the Atlantic Centre for the Arts, USA. Upcoming projects include solo exhibitions in Toronto, Calgary and Ottawa, as well as residencies at the Vermont Studio Center and at VSVSVS in Toronto. Ortiz-apuy is represented by gallery antoine ertaskiran.


Ortiz-apuy often describes his installations as encyclopaedias of sorts that string together ideas and themes seemingly unrelated to each other, like in an erratic web of references, in which at points these sources exchange and come together, and at others they fall apart. Through juxtaposition, assemblage and collage, specific moments, ideas and materials are carefully woven together in these installations through a suggestive network of associations. Drawing from literature, theory, popular culture, design, and art history, he intends in this way to create a system that at one point begins to follow its own logic, vocabulary and energy.


http://www.juanortiz-apuy.com/


lundi 9 novembre 2015

Laurent Lamarche



Laurent Lamarche
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)


Mon travail aborde le potentiel de transformation de la matière, de l’objet et de l’être. Je porte un intérêt particulier à l’analyse des connexions entre humain, nature et instrument dans le contexte de la relation entre art et science. En tant que sculpteur, c’est par le « faire » que j’explore cette relation, donc dans les rapports que j’entretiens avec l’instrument, l’atelier et la collecte d’objets divers (plastiques récupérés, jouets désassemblés, modèles à coller, etc.). Selon moi, l’instrument (ou l’outil) fait partie de la nature, dans le sens où il est son prolongement à travers l’action humaine. En regard de cette position, je m’intéresse à la modélisation de phénomènes naturels à travers des assemblages d’idées et d’images qui questionnent notre rapport à la nature et aux technologies actuelles. De cette mise en relation émerge une exploration de la porosité des frontières existantes entre nature et artifice. Cette exploration prend la forme d’une imagerie qui propose de nouvelles manières de faire l’expérience de phénomènes naturels (diffraction de la lumière, aurore boréale, bioluminescence) grâce à l’utilisation de lasers et au pouvoir de magnification des matériaux transparents. Ces organismes et ces phénomènes évoluent dans des univers fictionnels qui concilient art et science, nature et artifice.

Détenteur d’une maîtrise en arts visuels (2012) de l’Université du Québec à Montréal, Laurent Lamarche pratique autant la photographie, la sculpture que l’installation. Son travail a été présenté dans des expositions collectives et individuelles au Québec et à l’étranger; elles font partie de nombreuses collections privées et publiques. Il est représenté par la galerie Art Mûr à Montréal.

http://laurentlamarche.com/


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Laurent Lamarche
Artist in Residence


For years, Laurent Lamarche has questioned the relationship between nature and artifice by producing fictional living organisms. Lamarche's practice explores the following question, which is at the heart of his work: when blurring the boundaries between fact and fiction, how does one conceive of a method that can express what remains beyond words. In order to address this question, Lamarche interrogates the relationship between art and science and how both disciplines study the transformation of matter. While scientists observe actual data, drawn from the visible and knowable, Lamarche explores this data in a way that allows him to elaborate a new scientific-artistic paradigm. By doing so, his work becomes inscribed in the realm of the possible or, in other words, of the fictional and the imaginary.

Laurent Lamarche is interested in constructing models of natural phenomena by investigating ideas and images that question our relationship to nature and current technologies. These investigations enable him to explore the porous boundaries between nature and artifice. The artist produces sculptures that evoke both microcosmic and macrocosmic worlds with their uncanny and hybrid forms. He uses recuperated transparent plastic wrappers and kinetic principles as his mediums, which allow him to create sculptural installations that question the conditions and stakes involved in transforming materials. He heats, glues, stretches, bends, twists, and folds the plastic in order to shape objects that trigger visual experiences that are out of the ordinary. His sculptures, photographs and installations evoke a variety of images that are closely linked to his investigations. Recently, Lamarche suggested new ways of experiencing natural phenomena (such as light diffraction, aurora borealis, and bioluminescence) by magnifying transparent materials and using lasers as part of his art practice. The organisms and phenomena in his work evolve in fictional worlds that blur the boundaries between art and science, nature and artifice.

Laurent Lamarche, who holds a MFA (2012) from the Université du Québec à Montréal, works in photography, sculpture and installation. His works have been presented in group and solo exhibitions in Quebec and abroad (US, Spain, Denmark, China, Italy) and they are part of many private and public collections (notably those of the Musée national des beaux-arts du Québec, the Cirque du Soleil, Loto-Québec, Tourisme Montréal and University of California—Berkeley. He is represented by the gallery Art Mûr in Montreal.


http://laurentlamarche.com/

mardi 3 novembre 2015

Laurence Dauphinais


Laurence Dauphinais
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)


La pratique artistique de Laurence Dauphinais est axée sur la photographie et la vidéo, bien qu’elle se soit intéressée au fil des ans au cinéma, à l'écriture de scénarios et au journalisme. Ces différents intérêts ont fortement influencé son travail artistique. Ses images sont souvent situées au confluent du documentaire et de la fiction, du social et du personnel. La recherche de sujets est faite de manière quasi anthropologique, sur le terrain en créant des liens étroits avec les gens et le territoire, bien que le résultat donne souvent à voir une construction narrative où le réel est brouillé. Dans son travail, on trouve une dialectique de la présence et l’absence, une impression de perte et de nostalgie. Les thèmes récurrents dans son travail sont liés au temps, à la mémoire et au déclin en rapport à l'être humain et son territoire. C'est dans la banalité des gestes, des lieux et des situations, qu'elle trouve l'inspiration pour imager ces concepts.


Laurence Dauphinais est une artiste émergente qui vit et travaille à Montréal. Elle a étudié le journalisme et la scénarisation à l'UQAM avant d’aller étudier la photographie commerciale. Elle a obtenu son baccalauréat en arts visuels de l'Université Concordia en 2014 avec grande distinction, récompensée par le prix Gabor Szilasi. Elle a également été nominée pour le concours 1res Œuvres en 2014. Elle vient tout juste de compléter une résidence au Klondike Institute for Art and Culture à Dawson City, Yukon,  et travaille actuellement à Montréal comme photographe contractuelle et comme enseignante de photographie et vidéo.

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Laurence Dauphinais
Artist in Residence  


Laurence Dauphinais artistic practice is focused on photography and video, although she's been interested over the years by cinema, scriptwriting and journalism . These different interests have greatly influenced her artistic work. Indeed, her images are often located at the confluence of documentary and fiction, of social and personal. The research of subjects is almost made in anthropological manner, on the field and by creating strong link with people and territory, even though her work often result in a narrative where reality is blurred. In her work there is a dialectic of presence and absence and ideas of loss and nostalgia.  The recurring themes in her work are related to time, memory and decline in relation to human being and his territory. She expects to find in the banal gestures, places and situations, images that evoke these concepts.


Laurence Dauphinais is an emerging artist who lives and works in Montreal. She studied screenwriting and journalism at UQAM and then, went to study commercial photography. She received her BFA from Concordia University in 2014 with great distinction, awarded with the Gabor Szilasi price. She also has been nominated for the BMO 1st Art in 2014. She's just completed an art residency with the Klondike Institute for Art and Culture in Dawson City, Yukon, and she currently works as a freelance photographer and teaches photography and video.

Geneviève Chevalier



Geneviève Chevalier
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)



Imbriquée entre la figure de l’artiste, de la commissaire et de la chercheuse académique, la pratique de Geneviève Chevalier est d’abord conceptuelle et contextuelle. Tournée vers des sites qui peuvent être de nature géographique, institutionnelle ou encore discursive — tels que des enjeux actuels d’ordre sociopolitique et écologique —, son approche se déroule tantôt dans l’espace de l’exposition, tantôt à travers la recherche théorique ou l’écriture. Réfléchissant à la nature de l’exposition, l’artiste s’approprie l’ensemble des moyens, déterminants, supports et paratextes qui composent ce dispositif souvent transparent, afin de le rendre plus opaque, ou mieux, visible. Faisant de l’espace de la galerie un lieu d’expérience sensible tout autant que de recherche, l’artiste navigue entre objets, images et discours pour mieux explorer les possibles qui découlent de la disposition organisée dans un espace.  

Geneviève Chevalier est artiste et commissaire indépendante. Boursière FRQSC, elle poursuit des études postdoctorales en muséologie à l’École multidisciplinaire de l’image de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), au sein du groupe de recherche Collection et impératif évènementiel  (CIÉ/CO). Ses recherches portent sur le phénomène des interventions artistiques et commissariales en contexte muséal, l’approche du commissariat situé et la notion de débat public. Récemment, en tant qu’artiste, son travail a été présenté au Musée de Lachine à Montréal (2015), lors de la 7e édition de la Manif d’art de Québec (2014) et à la Thames Art Gallery à Chatham en Ontario (2014). Elle a réalisé à titre de commissaire invitée l’exposition Sur le terrain/Fieldwork à Oslo8, contemporary photography à Bâle en Suisse (2015) ainsi que l’exposition in situ Projet Stanstead ou comment traverser la frontière à la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s à Sherbrooke (2011 et 2012). Elle est chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal et à l’UQO.

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Geneviève Chevalier
Artist in Residence  


At the intersection of the artist, curator and academic researcher roles, Geneviève Chevalier’s practice is primarily conceptual and contextual. Focused on sites that may be of a geographical, institutional or discursive nature—for instance, regarding current socio-political and ecological issues—her approach alternates between exhibition spaces, theoretical research or writing. Reflecting on the nature of the exhibition, the artist deploys all the means, determinants, supports and paratexts that make up this often transparent set-up, in order to make it opaque, or better yet, visible. In turning the gallery space into a place of sensory experience as well as one of research, the artist weaves between objects, images and discourses so as to better explore the possibilities deriving from this organized arrangement in space.

Geneviève Chevalier is a visual artist and an independent curator. Recipient of the FRQSC Postdoctoral Fellowship, she is currently conducting research in museology at the École multidisciplinaire de l’image of the Université du Québec en Outaouais (UQO), as part of the research group The Compulsive Collection (CIE/CO). Her research focus on artist and guest curator interventions within museums, site oriented curatorial practice and the notion of public debate. Recently, as an artist, her work has been presented at the Musée de Lachine, Montréal (2015); the 7th edition of Manif d’art, Québec City (2014) and the Thames Art Gallery, Chatham, Ontario (2014). She guest curated the group exhibition Fieldwork at Oslo8, contemporary photography, Basel, Switzerland (2015) and the site specific exhibition Project Stanstead or How to Cross the Border at the Foreman Art Gallery of Bishop’s University, Sherbrooke, Québec (2011 and 2012). She teaches at the Université du Québec à Montréal and UQO.

mardi 13 octobre 2015

Exposition Renée Lavaillante Exhibition

Renée Lavaillante LE DESSIN CHERCHEUR from Centre Sagamie on Vimeo.

Renée Lavaillante
LE DESSIN CHERCHEUR
 

(English follows)
 

Exposition

du 22 octobre au 11 décembre 2015

Vernissage le jeudi 22 octobre à 17 h 00



Dessiner avec une baguette pour explorer la maladresse, dessiner sans outil simplement en froissant le papier, dessiner sans l'aide du regard, dessiner une information auditive ou tactile, voilà quelques-uns de mes procédés.
D'autres contestations et détournements de la maîtrise apparaissent, parmi les moyens employés, quand j'utilise, pour déterminer la composition, des chutes de galets ou les déplacements des passants.

La vidéo qui accompagne l'exposition donne à voir ces manoeuvres : elle incite à percevoir la dimension temporelle de mes dessins, et les révèle comme résultats de protocoles, de microperformances exécutées en privé, et qui sortent maintenant du secret de l'atelier. Dans la salle, la lumière de l'art vidéo dialogue avec celle de la feuille à dessin : la première happant le regard et l'autre le pénétrant.

Le dessin chercheur constitue un lieu de réflexion sur la relation entre perception et transcription, et aussi sur le temps de l'oeuvre, ce temps qui ressemble si souvent à un temps perdu, à une action dérisoire et absurde, mais d'où émerge parfois matière à penser, à contempler, à s'interroger.


                                                                               Renée Lavaillante



Renée Lavaillante vit et travaille à Montréal. Elle se consacre à la pratique du dessin.

Elle a présenté, depuis 1988, une trentaine d'expositions personnelles au Québec, en France, en Corée du Sud et en Italie, et elle a participé à des expositions de groupe au Québec, au Canada, en Grande-Bretagne, en France, en Italie et en Belgique. Elle a obtenu plusieurs résidences à l'étranger et participait en 2014 à l'exposition Les matins infidèles, au Musée National des Beaux-Arts du Québec.

À l'initiative de Occurrence et en collaboration avec le Centre Sagamie, une monographie sur l'ensemble de son travail, avec un texte de Nathalie Moglioli, paraîtra cet automne.

On peut voir son travail sur 

www.reneelavaillante.net

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Renée Lavaillante
LE DESSIN CHERCHEUR

Exhibition

October, 22 to December, 14 2015

Opening thursday 22 october, 17:00



Drawing with a stick to explore clumsiness, drawing without tools simply by crumpling paper, drawing with closed eyes, drawing a sound or tactile information, these are just some of my drawing processes.
I further challenge and redirect skill by, among other things, randomly dropping pebbles or using the movement of passers-by to determine my compositions.
The video that accompanies the exhibition shows these interventions and provides a glimpse into the drawings' temporal dimension, thus revealing that they are the result of protocols and of micro-performances carried out in private and which are now no longer a secret confined to my studio. In the gallery room the light of video art dialogues with the light of the drawing paper: the former grabs the gaze, and the latter, penetrates it.

"Le dessin chercheur" creates a space to reflect on the relation between perception and transcription, as well as the time of the work, this time that so often seems to be wasted time, an humble and absurd action, but from which matter for thought, contemplation and questioning sometimes arises.

                                                                                Renée Lavaillante


Renée Lavaillante lives and works in Montreal. She dedicates her time to drawing. Since 1988, she has presented over thirty solo exhibitions in Quebec, France, South Korea and Italy, and she participated in group shows in Quebec, Canada, the UK, France, Italy and Belgium. She has carried out several international residencies and in 2014 she took part in the exhibition "Les matins infidèles", at the Musée National des Beaux-Arts du Québec.

On the initiative of Occurrence in collaboration with Centre Sagamie, a monograph about her complete body of work, with a text by Nathalie Moglioli, will be published this fall.

Her work can be viewed at

www.reneelavaillante.net

lundi 5 octobre 2015

Jean Benoit Pouliot


Jean Benoit Pouliot
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L’image bousculée

Mon travail s'articule d'abord autour d'enjeux formels liés à la composition et à la lecture de l'image en peinture. J'utilise les contrastes entre formes organiques et géométriques pour réaliser des tableaux composés de plans superposés qui génèrent de subtils effets de push-and-pull.

J'ai récemment entamé un projet pour lequel j'utilise certains de mes tableaux pour observer les trajectoires possibles d'une image. Puisque notre rapport au monde est continuellement soumis à différents filtres qui synthétisent et compressent les informations qui servent à représenter ou évoquer le réel, mon projet a pour objectif de scruter l'espace qui se situe entre le réel et le virtuel (l'objet et la représentation de l'objet). C'est donc par le biais de la déformation, du glissement et autres truchements informatiques que j'entends explorer les transformations que peut subir l'image d'un tableau. Cette approche synthétisante, qui semble s'appliquer non seulement à l'image, mais aussi à d'autres sphères de notre société, me semble être un terrain fertile pour de multiples explorations.

Jean-Benoit Pouliot (n. 1975) amorce sa carrière artistique au début des années 2000 par l’entremise de la gravure. La peinture acquiert une place centrale dans sa pratique à compter de 2008, et depuis, Pouliot a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à New York. Pouliot a également participé à la manifestation d’art public Aires libres à Montréal (2014), à l’événement Peinture Extrême à Montréal (2013 et 2010) ainsi qu’au festival Mois Multi 10 à Québec (2009). Ses œuvres sont présentes au sein de nombreuses collections privées et institutionnelles. Jean-Benoît Pouliot est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal.

http://huguescharbonneau.com/jean-benoit-pouliot/

http://www.jbpouliot.com/


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Jean Benoit Pouliot
Artist in Residence


Unsettling Images

In its essence, my work revolves around different formal issues, such as composition and how the spectator reads an image. My paintings focus on the contrasts arising between what is organic and what is geometric. The composition of my work generally consists of several layers that generate subtle push-and-pull effects.

I recently started using some of my paintings to explore the potential trajectories of an image. Given the numerous filters that synthesize and compress the information by which we understand the world, I seek to explore the space that exists between physical and virtual reality (or between the object and its representation). By shifting, deforming and digitally modifying these images, I will examine how a painting undergoes several transmutations. Furthermore, the process through which visual information is continuously synthesized applies not only to images, but also to other spheres of our society. As such, it is undoubtedly fertile ground for further exploration.

As a self-taught visual artist, Jean-Benoit Pouliot (b. 1975) began his career in printmaking in the early 2000s. A few years later, painting became a central part of his practice. His work has been displayed in solo and group exhibitions in Quebec and New York. In 2014, he contributed to a public art event in Montreal (Aires libres). Between 2009 and 2013, he exhibited some pieces at Peinture Extrême in Montreal and Mois Multi 10 in Quebec City. Several institutional and private collections also include his work. Jean-Benoît Pouliot is represented by Galerie Hugues Charbonneau in Montreal.

http://huguescharbonneau.com/jean-benoit-pouliot/

http://www.jbpouliot.com/

lundi 28 septembre 2015

Diane Gougeon



Diane Gougeon
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

PAYSAGE NOUVEAU/ prise 2

Diane Gougeon poursuivra son projet "Paysage nouveau" débuté lors d'une première résidence en avril 2014.

Ce projet de travail rassemble deux ensembles d'images qu'elle collecte depuis quelques années. Elle y documente les traces laissées par la technologie sur les éléments naturels de son environnement proche. Une série de silhouettes d'arbres déformés par le câblage électrique y rencontrera pour la première fois les surfaces de neige maculées par les résidus de sable, de gravier et les effets de dégel de l'hiver. Avec ces images opposées, Diane Gougeon composera un vaste paysage à la croisée de l'installation et de la photographie, destiné à devenir une œuvre interactive et animée.

Le travail de Diane Gougeon s'immisce dans le rapport complexe entre nature et technologie. Ses installations sont présentées à l'échelle d'espace d'exposition pour reproduire les changements d'états présents dans la nature et revisiter ce monde à travers le prisme de technologies familières, sans pour autant qu'elles s'imposent. Invitation à la contemplation, ses œuvres proposent des expériences sensibles où la matière se modifie devant le spectateur. Elles invitent également à faire face à notre rapport accéléré au monde et à porter un regard critique sur les enjeux écologiques et technologiques de notre quotidien.

Les œuvres de Diane Gougeon ont fait l'objet de nombreuses expositions individuelles au Canada et en France. Diane Gougeon a réalisé plusieurs projets d'art public au Québec et compte trois publications monographiques sur son travail.

http://dianegougeon.ca/


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Diane Gougeon
Artist in Residence


PAYSAGE NOUVEAU/ prise 2

Diane Gougeon will continue working on her project "Paysage nouveau" initiated during her first stay in April, 2014.

The artist’s most recent project brings together two groups of images she has collected. Over several years, she has recorded ordinary traces left by technology on natural elements in her immediate environment. In this work, a series of silhouettes of trees, deformed by the passage of electric cable, will for the first time meet the surfaces of snow dotted with residues of sand, gravel, and the effects of winter’s thawing. With these opposing images, Diane Gougeon will compose a vast landscape joining installation and photography that will become an interactive and kinetic work.
   
Diane Gougeon inserts her practice into the complex relationship between nature and technology. Her installations are presented on the scale of the exhibition space in order to reproduce changes of state in nature and to revisit these phenomena through the prism of familiar technologies, whose presence does not, however, overwhelm. Her works invite contemplation, and they offer sensory experiences wherein matter is modified before the viewer’s eyes. The works are equally an invitation to face our accelerated relationship to the world and to cast a critical look upon the ecological and technological issues in our daily lives.
   
Over the last twenty years Diane Gougeon’s works have been featured in numerous solo exhibitions in Canada and abroad. Diane Gougeon has created several public art works in Quebec, and her art has been the subject of three monographic publications.

http://dianegougeon.ca/

lundi 21 septembre 2015

Ito Laïla Le François


Ito Laïla Le François
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L’état sauvage et la survie sont ma nature oubliée. Je demande à reprendre, ce qui m’appartient, ce que j’ai perdu. Instinctivement des métaphores se dessinent. Une quête d’identité me guide à travers des voyages exploratoires. Je me nourris de ce dont on ne connaît plus l’origine, du savoir primitif qui s’épuise. Dans l’instant, le territoire, la violence et l’obsession du corps me gouvernent, l’incongruité humaine me touche.

Je veux excaver mes tripes, fouiller dans les bribes de savoir ancestral... ce qui en reste. J’ai une envie viscérale de liberté, d’être moi humaine et animal.

Dans mes créations, l’anatomie se profile, le cycle de la vie et de la mort prend forme. Se confondent, paysage, ossements, muscles, et rivières. Je morcèle accumule, décuple et distords les figures pour quelle prennent de la force. Intuitivement, je sculpte les matières naturelles, pour leurs symboliques. L’étendue des médiums dans mes œuvres est vaste: verre, bois, céramique, métaux, peau, textiles... Malgré moi, la sensualité et la douceur dominent.
Mes sculptures semblent sortir d’un songe, duquel émanent poésie et narration. Je veux être un anachronisme parmi les civilisés, traquer ma nature et alimenter celle des autres.

Les sculptures d’Ito Laïla Le François, sont une métaphore de la limite entre la beauté et la laideur humaine. Elle est fascinée par le primitif et le cycle de la vie et de la mort. Ito, à reçu un diplôme de la maison des Métiers d’Arts de Québec en sculpture ainsi qu’un diplôme d’Espace Verre. Elle a exposé entre les murs de musée, de galeries, de foires et de centres d’artiste. Elle travaille présentement sur une expo individuelle qui sera présentée au Musée François Pilote. Elle vie actuellement dans la région du Bas-Saint-Laurent ou se trouve sont atelier en pleine nature.

http://www.itolailalefrancois.com/

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Ito Laïla Le François
Artist in Residence


The wild state is my forgotten nature. I have to take back what I lost, what belongs to me. An empty when I moved the extensive human beauty and ugliness. Instinctively metaphors emerge. I dig my guts, digging through scraps of traditional knowledge ... what remains. I have a visceral desire for freedom to be myself and feed.

I fed it with no known cause most of my nostalgia, the teenager in me that runs out. In the moment, femininity, violence and obsession with the body govern me. The incongruity human touches me, I intertwined my thoughts here and I'll regurgitate. The past mingles with the present.

In my creations, the human and animal anatomy looming, death and life coexist. Merge, bones, organs, muscles and rivers. I fragmenting and accumulating internal and external structures. Intuitively I sculpt the raw material for its symbolism and beauty, I tenfold distorde figures for them to take power. The range of media used in my work occupies an important place in the process. Wood, wire, glass, bronze, stone ... Many complex ideas blend together in one piece. Despite myself, sensuality and sweetness dominate.

My sculptures seem to come out of a dream, which comes poetry, narrative and memory. I want to be an anachronism among civilized track my nature and nurture of others.

Born in Québec in 1985, Ito holds diplomas in sculpture and glass art. Her works are unfolding chimeras with strong primitive touches as she examines the beauty and ugliness of living beings. Femininity, violence and body obsession govern her art – instinctively metaphors emerge. In her creations the human and animal anatomy are omnipresent with looming death and the coexistence of life. By choosing media for their symbolism and strength she sculpts a range of materials, those which occupy an important place in her creative process, to enable the blending of several complex ideas together in one work of art. Despite her somewhat aggressive approach, sensuality dominates. Seemly to originate from the unconscious in which her memories, written and spoken words are expressed and brought to light. 


http://www.itolailalefrancois.com/

lundi 14 septembre 2015

Jonas St. Michael


Jonas St. Michael
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis 2009, Jonas St. Michael présente son travail photographique au Canada, aux États-Unis et en Europe. Sa production photographique s’interroge principalement sur la nature de l’image en relation avec les différentes structures sociopolitiques, les institutions et les écarts entre les classes sociales. L’excès et la privation sont des thèmes à l’origine d’une grande partie de ses recherches artistiques. 

Son travail actuel observe de manière plus spécifique l’image médiatique dans le cinéma, la télévision, la publicité, mais aussi la peinture, la sculpture, les différents modèles littéraires ainsi que son expérience du quotidien. Ces univers suggèrent le désir, le commerce et l’image.

Plus récemment, sa pratique s’est décalée et vise maintenant à produire des œuvres qui sont construites d’une manière plus évidente avec l’objectif de créer une réalité ostensible. Il s’intéresse à la signification de la fiction, mais en faisant ressortir quelque chose de plus que la simple construction d’un monde imaginaire, une sorte de recadrage du « réel » qui établirait de nouvelles relations entre la réalité et les apparences.

Jonas St. Michael est né à Montréal et détient une maîtrise en beaux-arts de Goldsmiths, University of London ainsi qu’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia. Sa pratique photographique explore la nature de la représentation et sa relation à des contextes culturels et sociaux plus larges. Bien que ses projets soient variés, ils partagent un thème commun dans la mesure où l’objectif est de communiquer une réalité sociale tout en abordant la zone entre la vérité et la fiction dans l’imagerie figurative.

Il a exposé à l’échelle nationale et internationale, y compris OK Harris (New York, USA) et Latitude 53 (Edmonton, Canada). En 2016 son travail sera présenté à VU PHOTO (Québec) et à la Galerie d’Orléans de l’École d’art d’Ottawa. Il sera en résidence à la British School at Rome dès le mois de janvier.

http://www.jonasstmichael.com/


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Jonas St. Michael
Artist in Residence


Since 2009, Jonas St. Michael has exhibited his photographic work in Canada, the United States and Europe. His practice is mainly concerned with the nature of image and representation in relation to different socio-political structures, institutions, and class distinctions. Excess and deprivation are themes that have served as the foundation for much of his artistic research.

His current practice, in particular, draws inspiration from the world of mediated imagery: cinema, TV, advertising, painting, sculpture, different literary models and his own everyday experience. They are worlds that imply desire, commerce and image.
 

More recently, his practice has shifted to making works that are conspicuously constructed with the goal of creating an ostensible reality. His concerns lie in examining the meaning of fiction, yet something more than simply the constructing of an imaginary world, but rather a re-framing of the ‘real’; building new relationships between reality and appearance.
 

Jonas St. Michael was born in Montreal and holds a Master of Fine Arts degree from Goldsmiths, University of London and a Bachelor of Fine Arts degree from Concordia University in Montreal. His photographic practice explores the nature of representation and its relation to wider cultural and social contexts. Although his projects are diverse, they share a common theme inasmuch as they attempt to communicate a social reality while addressing the area between truth and fiction in representational imagery.
 

Jonas St. Michael has exhibited nationally and internationally including OK Harris (New York City, USA), Latitude 53 (Edmonton, Canada) and Les Territoires (Montreal, Canada). He has upcoming solo exhibitions at VU PHOTO in Quebec City and at the Orleans Gallery at the Ottawa School of Art. In 2016, he will be an artist-in-residence at the British School at Rome.

http://www.jonasstmichael.com/

mardi 8 septembre 2015

Max Wyse


Max Wyse
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Traitant du thème de l’hybridation et de la documentation fictive, je m’intéresse au collage comme façon de penser et d’organiser l’excès d’images. Utilisant le téléphone intelligent comme outil de production et d’archivage, je m’approprie des images fixes de vidéos et films, d’affiches de politiciens en campagne électorale et de pancarte d’agents immobiliers, d’anciennes photos de voyage, d’écrans d’ordinateur déformés, etc. Je filtre par la suite ces images à travers une combinaison d’applications que je détourne de leurs fonctions initiales. Ces applications sont pour la plupart conçues pour la production de blagues visuelles et pour leur diffusion instantanée sur les réseaux sociaux. Dans ce processus de répétition en couches, j’obtiens une fragilité, voire même une qualité brute de l’image, que je conserve à la finalité des œuvres. Cette possibilité de créer des croisements d’images reste toutefois humoristique. La documentation devient une source de fiction dans laquelle les figures s’engagent dans une comédie d’hybridation sans issue, ou un visage devient multiple.

Né en 1974 en Colombie-Britannique, Max Wyse vit et travaille à Montréal. Ses œuvres proposent une symbiose certaine entre objets disparates et êtres hybrides, tout éparpillés dans des espaces indéterminés. Tels des fragments d’un récit en sourdine, dont le sens demeure cependant mystérieux, les œuvres de Max Wyse agissent comme un miroir révélant les tensions sous la peau déchirée d’un inconscient fantastique. Une réalité bigarrée, multiple et discontinue, où l’étrange fait partie du quotidien le plus banal.

Son travail a été présenté à travers le Canada, notamment à Montréal, Vancouver et Toronto ainsi qu’à Paris et New York. Ses œuvres font partie de plusieurs collections privées et publiques, dont celle du Musée régional de Rimouski et du Prêt d’oeuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec. Il a été récipiendaire à plusieurs reprises de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que du Conseil des arts du Canada.

http://www.maxwyseart.com/

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Max Wyse
Artist in Residence


Focusing on the theme of hybridization and fictional documentation, I am interested in collage as a means to think and organize an excess of images. Using the smartphone as a production and archival tool, I appropriate still images from videos and films, pictures of campaign posters and real estate agent signboards, old vacation photos, deformed computer screens, etc. I filter these images through a combination of applications that I repurpose to ends other than they were intended for. These applications are for the most part designed to produce visual jokes for instantaneous dissemination on social media. Through a process of repeated layers, I obtain a fragile, one could even say raw image quality that I preserve in the works’ final form. However, this possibility of creating image crossbreeds remains comical. The documentation becomes a source for a fiction in which figures play out a hybridization comedy without end, as one face takes on multiple guises.

Born in British Columbia in 1974, Max Wyse lives and works in Montreal. His works propose a symbiosis between disparate and hybrid objects scattered in  indeterminate spaces. Like the fragments of a hushed story, the meaning of which nevertheless remains mysterious, Max Wyse’s works function like a mirror revealing the tensions beneath the torn skin of a fantastical unconscious. A motley, multiple and disjointed world, where the bizarre is part of the most ordinary everyday.

His work has been exhibited throughout Canada, notably in Montreal, Vancouver and Toronto as well as in Paris and New York. His works are part of several collections including the Musée Régional de Rimouski and the Prêt d’oeuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec. He is a regular recipient of grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. 

http://www.maxwyseart.com/

lundi 31 août 2015

Florence Le Blanc

Florence Le Blanc
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Les lieux-choses

À l’image des imprécisions du souvenir, les lieux qui nous habitent sont ponctués de vides. Certains de ces vides sont remplis par l’imaginaire, d’autres sont laissés à l’état de fragments, présents malgré leurs incomplétudes, pareils à des ruines. Utilisant l’appareil photo à la manière d’un sculpteur qui tenterait de mouler l’intégralité d’un espace prédéfini, ma démarche vise à employer la photographie en guise de matériau de construction. Interpelée par les aménagements vernaculaires et domestiques, je photographie mes sujets dans le détail, pour ensuite les restituer artisanalement, morceau par morceau. Du désir volontairement obstiné de reconstruire parfaitement le sujet, découle une logique désaxée, entraînant une confrontation entre les différentes perspectives de sa prise de vue. Entre la tentative d’une reproduction « fidèle » du sujet et son résultat inévitablement décalé se crée une tension que j’exploite comme un outil de distorsion. Une fois le sujet extirpé de sa situation initiale, le blanc qui délimite ses périphéries rejoint celui des vides qu’il comporte. Le lieu photographié se présente alors distinct de ce qu’il contient et de ce qui le contient. Hors de lui et du monde, le lieu devient une chose.

Florence Le Blanc aborde la photographie dans une approche multiforme, ralliant à la fois des perspectives sculpturales, artisanales et architecturales. Elle a occupé différentes fonctions associées à la recherche et la diffusion des arts visuels, notamment à titre de coordonnatrice des Éditions J’ai VU (2009-2012). Elle a présenté son travail à l’occasion de plusieurs expositions solos et collectives, au Québec et à l’étranger, notamment en France et au Brésil. L’artiste poursuit depuis quelques années un doctorat (Université Laval) qui s’intéresse aux potentialités narratives de la photographie, et plus largement, aux formes hybrides générées par ses interactions avec d’autres langages.

https://florenceleblanc.wordpress.com/


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Florence Le Blanc
Artist in Residence


Thing-places

Much like vague memories, the places that dwell within us are punctuated by voids. Some of these voids are filled by the imagination, other are left in a fragmentary state, present despite their incompleteness, like ruins. Using the camera in the manner of a sculptor attempting to mould the entirety of predefined space, I make use of photography as a construction material in my practice. I am drawn to vernacular and domestic spatial designs and therefore photograph my subjects in detail to subsequently recreate them by hand, piece by piece. This deliberately obstinate desire to perfectly reconstruct the subject springs from an unhinged logic that leads to a confrontation between the various perspectives of the subject’s shot. Between the attempt at a “faithful” reproduction of the subject and the inevitably shifted result, a tension arises that I make use of as a distortion tool. Once the subject is extirpated from the initial situation, the white that demarcates its borders reconnects with the voids which it comprises. The photographed place thus appears as distinct from that which it contains and that which contains it. Beside itself and the world, the place becomes a thing.

Florence Le Blanc practices photography in a multiform approach in which she brings together sculptural, artisanal and architectural perspectives. She has held various positions related to visual arts research and dissemination, notably as the coordinator of the Éditions J’ai VU (2009-2012). She presented her work in several solo and group shows, in Quebec and abroad, particularly in France and Brazil. For several years, the artist has been pursuing doctoral studies (Université Laval) which focus on photography’s narrative potentialities, and more broadly in the hybrid forms generated through its interactions with other languages. 


https://florenceleblanc.wordpress.com/

lundi 24 août 2015

Marc-Antoine K. Phaneuf


Marc-Antoine K. Phaneuf
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je m’intéresse aux objets de la culture populaire pour leur potentiel narratif. Je constitue des collections de divers spécimens d’un objet précis pour en comparer les multiples différences et ressemblances et en délimiter les formes possibles. Dans mes œuvres récentes, je tends à transformer ces objets, pour créer une expérience poétique nouvelle, allant au-delà de la simple exhibition, par exemple en dessinant des explosions sur des pages de livres d’architecture, ou encore en disposant des cartes de hockey sur une surface de manière à pasticher des œuvres canoniques de l’histoire de la peinture abstraite.

Fort du ready-made et de la citation, je souhaite poétiser des réalités banales, inventer des histoires et des imaginaires à partir d’objets anodins et usuels, kitsch ou risibles, et reflétant la culture populaire nord-américaine, ses mythes et ses lubies. Ludique et conceptuel, mon travail pose des questions anthropologiques et sociologiques, puisqu’il soulève le rapport que nous entretenons avec le texte, l’image et l’objet.

Marc-Antoine K. Phaneuf est artiste et auteur. Depuis 2006, son travail a été présenté dans plusieurs centres d’artistes autogérés, galeries et musées du Québec, dont le Centre Clark, l’Œil de Poisson, Articule, et le Musée régional de Rimouski, la Galerie Leonard et Bina Ellen et la Galerie Antoine Ertaskiran. Il a publié trois livres de poésie aux éditions Le Quartanier, dont Téléthons de la Grande Surface (Inventaire catégorique) en 2008, pour lequel il a été finaliste au prix Émile-Nelligan, et Cavalcade en cyclorama en 2013, écrit lors d’une performance d’écriture de huit jours. Il vit et travaille à Montréal.

http://www.makpca.com/


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Marc-Antoine K. Phaneuf
Artist in Residence


I am interested in the narrative potential that inheres in objects from popular culture. I put together collections with various specimens of a specific object to compare the multiple differences and resemblances between them and to outline their possible forms. In my recent work, I seek to transform these objects in order to create a novel poetic experience that goes beyond the mere exhibition mode, for example by drawing explosions on the pages of an architecture book, or by laying hockey cards out on a surface to pastiche canonical works in the history of abstract painting.

Drawing on the readymade and citation, I aim to poetically transform banal realities, to invent stories and imaginaries by way of objects that are trivial and common, kitschy or ridiculous; and to reflect the myths and fads of North American popular culture. At once playful and conceptual, my work poses anthropological and sociological questions, since it foregrounds the relationship we have with text, image and the object.

Marc-Antoine K. Phaneuf is a visual artist and author. Since 2006, his work has been presented in several artist-run centres, galleries and museums in Quebec, such as the Centre d’art et de diffusion Clark, l’Œil de Poisson, Musée régional de Rimouski, Leonard and Bina Ellen Gallery and Galerie Antoine Ertaskiran. He has published three books of poetry with the Éditions Le Quartanier, among which Téléthons de la Grande Surface (Inventaire catégorique) in 2008, for which he was a Prix Émile-Nelligan finalist, and Cavalcade en cyclorama in 2013, which he wrote during an eight-day writing performance. He lives and works in Montreal.


http://www.makpca.com/

mardi 11 août 2015

Luca Fortin


Luca Fortin
Artiste en résidence / Artist in Residence 

(English follows)

Mes œuvres puisent leur inspiration en parallèle à mes recherches architecturales. Je souhaite mettre en évidence ces contrastes quotidiens qui nous entourent que sont la mort et la vie; la présence et l'absence; le vrai et le faux. Je veux faire vivre au regardeur une expérience de corps à corps avec un monde où la prédominance d’une atmosphère éthérée donne lieu à des flous, des fondus et où l’absence de repères me permet d’osciller entre la composition et la décomposition de l’espace. Cette idée d'assister à quelque chose qui est en train de se modifier et d'évoluer est centrale à mon exploration matérielle. Mes récentes recherches tendent vers une hybridité entre techniques traditionnelles et outils numériques où je passe de l'un à l'autre afin de générer des formes qui sont ensuite déformées par ce même processus de création d’image. Je joue ainsi avec l’échelle des objets dans le but de créer des ambiguïtés visuelles qui invitent à se questionner sur ce qui se trouve entre l'un et l'autre, entre la réalité et la fiction, entre le physique et l'impalpable.

Luca Fortin est actuellement candidat à la maîtrise professionnelle en architecture et complète à l’été 2015 le microprogramme de deuxième cycle en création de livre d’artiste à l’Université Laval. Son parcours est reconnu par sa nomination comme médaillé du Lieutenant-gouverneur du Québec pour la jeunesse (2008); La fondation du millénaire du gouvernement du canada (2009); La fondation W. Garfield Weston (2009); The Loran Award Foundation (2010); Forces Avenir au collégial (2011) ainsi que par l’Université Laval qui lui remet une bourse de leadership artistique en 2014. Ses œuvres font partie de la collection Loto-Québec et de plusieurs collections privées.

http://lucafortin.com/


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Luca Fortin
Artist in Residence


My works draw their inspiration in parallel to my architectural research. I seek to highlight the everyday contrasts around us, such as death and life; presence and absence, the true and false. I want to provide the viewer with a head-on experience of a world in which a predominantly ethereal, blurred and hazy atmosphere provides no points of reference, thereby enabling me to alternate between the composition and decomposition of the space.This idea of partaking in something that is undergoing modification and evolving is central to my material exploration. My latest research is increasingly a hybrid between traditional techniques and digital tools, as I go from one to the other to generate forms that are subsequently deformed by this same image making process. I thus play with the objects’ scale in order to create visual ambiguities that prompt one to question what there is between one and the other, between fiction and reality, between the physical and the impalpable.


Luca Fortin is currently a candidat in the professional MA program in architecture at Université Laval, where he also completed a graduate micro-program in artist book creation. He has received recognition for his work from numerous sources: as a recipient of the Youth Award (2008) given by the Lieutenant-Governor of Quebec; the Canadian Millennium Foundation (2009); the W.Garfield Weston Foundation (2009); The Loran Award Foundation (2010); Forces Avenir au collégial (2011), as well as Université Laval which provided his with an artistic leadership grant in 2014. His works are part of the Loto-Québec collection and several private collections.

http://lucafortin.com/

lundi 22 juin 2015

Martin Désilets


Martin Désilets
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

De retour d’une résidence de 3 mois à Berlin, j’ai la tête pleine d’idées et le disque dur de mon ordinateur est saturé de fichiers numériques. Les expérimentations que j’y ai fait s’inscrivent dans le prolongement de mon travail récent, qui procède d’une hybridation de la photographie et de la peinture. Les contraintes inhérentes à un tel contexte ont évidemment produit des effets inattendus. Toutefois, au contraire de ce que j’avais anticipé, l’expérience de Berlin a plutôt conforté l’usage d’un vocabulaire qui tend à se simplifier.

Les procédés que j’emploie lors de la prise de vue sont rigoureux, mais comportent une forte dimension aléatoire. Je flirte avec les limites de mon corps, des outils et de la technique. En travaillant ainsi, j’ai souvent le sentiment d’attendre un phénomène aussi rare que le passage d’un colibri dans le viseur de mon appareil, affalé au beau milieu de la nuit dans un jardin sans fleurs. Je ne désespère pas, car à l’occasion, il se passe tout de même quelque chose.

Martin Désilets est titulaire d’une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. À travers une médiation du geste et une hybridation des procédés, il interroge certaines formes héritées de la modernité, en particulier de l’abstraction en peinture. Ses recherches, en lien avec celles d’autres artistes, participent à une indétermination, voire une expansion du champ de la photographie et de la peinture.

http://martindesilets.com/


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Martin Désilets
Artist in Residence


Back from a three month residency in Berlin, my mind filled with images and my hard disk overflowing with digital files. The experimentations I undertook over there are an extension of my recent work, which is based on a hybridization of photography and painting. The inherent constraints of such a context have evidently led to unexpected results. However, quite to the contrary of what I had expected, the Berlin experience in fact reinforced my use of an increasingly simplified vocabulary.

While the processes used during the shoot are rigorous, they also involve a substantial random dimension. I test the limits of my body, tools and techniques. At work, ensconced in the midst of a flowerless garden, I often have the feeling that I am awaiting something special, like the flight of a hummingbird framed in the viewfinder. I don’t lose hope, because occasionally something really does happen.

Martin Desilets holds an MFA from Université du Québec à Montréal. Through hybrid procedures and mediated actions, he questions the legacy of modernist painting, particularly abstraction. His research, along with that of other artists, contributes to an indetermination and possible expansion of the fields of photography and painting. 


http://martindesilets.com/

lundi 15 juin 2015

Hélène Rochette


Hélène Rochette
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

J’explore la nature première des matériaux. Préoccupée par la vérité des choses, je choisis la matière pour ses propriétés chimique et physique. Dans mon processus de création, j’exploite l’ambiguïté issue du rapprochement et de la synthèse de formes connues. Je privilégie la simplification formelle que j’associe à certains modes  de fabrication par addition et accumulation afin d’élaborer des systèmes de densité qui font écho à la terre et à la société actuelle.

Mes œuvres picturales sont celles d’un sculpteur qui exploite le médium et son support comme des matériaux en cherchant les opportunités de leurs associations. Mes sculptures sont des ensembles organisés où la couleur, le caractère graphique et texturé des surfaces ainsi que l’assemblage mécanique génèrent une expérience de la matière, de la forme et de l’espace.

Hélène Rochette est active sur la scène des arts visuels du Québec depuis plus de trente ans. Boursière du  Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, elle a réalisé plusieurs expositions individuelles et collectives, dont l’installation sonore « Les terriers autres territoires » présentée pour la première fois à Montréal Art Souterrain de l’édition 2012. Elle a réalisé plus de vingt-cinq œuvres d’art public, dont Les fluides au Métro Montmorency à Laval en 2007, Plonger pour la promenade Samuel-de-Champlain en 2008 et Les Hautes herbes en 2013 au CSSS de Lévis. Ses œuvres font partie de la Collection Prêt d’œuvres d’art du MNBAQ, de la collection Loto-Québec et  de plusieurs collections privées.

http://www.helenerochette.com/


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Hélène Rochette
Artist in Residence


Playful and/or poetic, my works are spaces where I explore the essence of materials. Enthralled by the truth of things (Truth: “knowledge consistent with reality, nature of what really exists and is such as it appears”. Larousse dictionary) I choose the material for its chemical and physical properties. In my creative process, I give priority to the formal refinement and stylization that I associate to some manufacturing processes using addition and accumulation. I create density systems which echo Earth and today's society.

My drawings and paintings are those of the sculptress who harnesses the color medium and its support as materials by looking for opportunities to associate them. My sculptures, sculptural installations, and monumental works – most often inspired by organic shapes – are organized structures where the color, the textured and graphical aspect of surfaces, as well as the mechanical set-up, generate an experience of matter, form, and space.

Hélène Rochette has been involved in the Quebec visual arts scene for over thirty years. She has received grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts, and has displayed her works in solo and group shows, notably Les terriers autres territoires which premiered at the 2012 edition of Montréal Art Souterrain. She has created over twenty five public art works, such as Les fluides (2007) at the Montmorency metro station in Laval, Plonger (2008) at the Samuel-de-Champlain promenade and Les hautes herbes (2013) at the Lévis CSSS. Her works are part of the Prêt d’oeuvres d’art collection of the Musée national des beaux-arts du Québec, the Loto-Québec collection and several private collections.

http://www.helenerochette.com/

lundi 8 juin 2015

Marie-Eve Beaulieu



Marie-Eve Beaulieu
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Dans mes recherches picturales, je souhaite explorer les thèmes de l’écriture, de l’interférence et de la censure par la répétition de signes, de motifs, qui se juxtaposent, s’entremêlent et se contaminent. Parfois, je réalise de courtes séries de tableaux aux interventions minimales, d’autres fois les accumulations et les restes de peinture envahissent complètement l'espace. Peu importe l’approche privilégiée, le geste est au cœur de mon processus créatif. Dans un environnement où nous sommes constamment sollicités, interrompus et où la distraction, au quotidien, est omniprésente, les disciplines de la peinture et de l’estampe exigent un temps d’arrêt, un questionnement sur nos choix, en tant qu’artiste mais aussi comme citoyen. Comme différentes interfaces, mes projets s’enracinent dans cette réalité, et sont caractérisés autant par le multiple que par la disparité.


Marie-Eve Beaulieu a toujours pensé que la peinture avait un pouvoir magique : être le reflet, parfois dur, de ce que nous sommes. C’est pourquoi elle tourne autour, l’observe, la scrute, la touche, la renverse, la rejette bien souvent, dans une relation amour-haine viscérale. En parallèle, elle fait aussi des choses sérieuses : une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM (2014) et des expositions dans quelques galeries de Montréal. Elle gagne aussi de vrais prix : la Bourse Sylvie et Simon Blais pour la relève en arts visuels (2013) et la Bourse McAbbie en peinture (2005). Depuis 2012, elle emprunte Un tunnel transatlantique pour se rendre de Montréal à Leipzig (Allemagne) pour un ambitieux projet d’échange avec des artistes des deux pays. Originaire de Baie-Comeau et vivant à Montréal, elle est représentée par la Galerie Simon Blais.

http://www.marieevebeaulieu.com/


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Marie-Eve Beaulieu
Artist in Residence


In my pictorial research I explore themes of writing, interference and censorship through the repetition of juxtaposed, intertwined and comingled signs and motifs. Sometimes, I create brief painting series with minimal interventions, at other times the accumulations and leftover paint completely overtake the space. Regardless of the chosen approach, the gesture is at the heart of the creative process. In an environment in which we are constantly being bombarded by information and interrupted, and in which everyday distraction is omnipresent, painting and printmaking act as a brake, a slowing down, a means to question our choices, both as an artist and as a citizen. Like various interfaces, my projects are rooted in this reality and they are characterized both by their multiplicity and disparity.

Marie-Eve Beaulieu has always thought that painting has a magical power: to be, the sometimes harsh, reflection of what we are. This is why she explores its contours, observes it, scrutinizes, touches, turns it upside down, and quite often, rejects it in a visceral love-hate relationship. Alongside this practice, she also does serious things: an MFA at Université du Québec à Montréal (2014) and exhibitions in several Montreal galleries. She has also won real prizes: the Sylvie and Simon Blais Award for Emerging Visual Artists (2013) and the McAbbie award for Excellence in Painting (2015). Since 2012, she has made use of a Transatlantic tunnel (Un tunnel transatlantique) to travel from Montreal to Leipzig (Germany) as part of an ambitious exchange project with artists from Canada and Germany. Originally from Baie Comeau, she now lives in Montreal. She is represented by the Galerie Simon Blais.

http://www.marieevebeaulieu.com/