lundi 3 décembre 2012

Jessica Auer

Jessica Auer
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

S’inspirant de l’histoire et de l’archéologie, mon travail en photographie porte en grande partie sur l’étude de sites culturels. Des sentiers battus au Nouveau Monde, j’explore des lieux où l’histoire et la mythologie font partie du paysage, où surgissent des enjeux liés au paysage contemporain. Mon projet en cours, The Vinland Sagas, explore la région nordique de l’Atlantique et les manuscrits historiques relatant les voyages des Vikings qui ont mené à la découverte de l’Amérique du Nord (Vinland). Au fur et à mesure que la mémoire s’est fondue au mythe, ces récits sont devenus à la fois fiction et documentaire. The Vinland Sagas vise à mettre en cause les notions de vérité historique, tout en explorant l’idée de subjectivité d'un auteur en photographie documentaire.

Jessica Auer détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia (2007) et ses travaux ont fait l’objet de plusieurs expositions individuelles Canada et aux États-Unis. En 2011, elle a publié son premier ouvrage intitulé Unmarked Sites, qui a été choisi par photo-eye et l’Indie Photobook Library parmi les 10 meilleurs livres sur la photographie de l’année. Elle a participé récemment à plusieurs programmes de résidences, entre autres aux studios Leighton du CALQ au Banff Centre en Alberta et à Gotland en Suède, en tant que récipiendaire d’une bourse Brucebo. Elle est cofondatrice et membre du conseil d’administration de la galerie Les Territoires à Montréal et elle enseigne la photographie à l’Université Concordia.

http://www.jessicaauer.com/

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Jessica Auer

Artist in Residence


Drawing inspiration from history and archeology, my photographic work is largely concerned with the study of cultural sites. From the beaten track to the frontier, I explore places where history and mythology are woven into the landscape, and where contemporary landscape issues emerge. My current project The Vinland Sagas, explores the Nordic region of the Atlantic and the historic manuscripts that tell of the Viking voyages that lead to the discovery of North America (Vinland). As memory dissolved behind the myth, these stories have become part fiction and part documentary. The Vinland Sagas seeks to challenge notions of historic truth and investigates the idea of subjective authorship within documentary photography.

Jessica Auer received her MFA in Studio Arts from Concordia University in 2007 and has since presented several solo exhibitions in Canada and the United States. In 2011, she published her first book Unmarked Sites, which was selected by photo-eye and the Indie Photobook Library as one the top 10 photo books of the year. She recently participated in several residency programs including the CALQ Leighton Artist’s studio at The Banff Centre in Alberta, and as a Brucebo scholarship recipient in Gotland, Sweden. She is a co-founder and a board member at Galerie Les Territoires in Montréal and teaches photography at Concordia University.

http://www.jessicaauer.com/

mercredi 28 novembre 2012

Joseph Branco

Joseph Branco
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon projet pour cette résidence s’inspire en grande partie d’une nouvelle de J.R.R. Tolkien, " Feuille, de Niggle ", qui relate l’histoire d’un peintre (belle coïncidence) qui est plus préoccupé par la représentation des feuilles des arbres que de la forêt mais qui, par la suite d’un étrange voyage, arrive et pénètre dans un lieu qui ressemble fabuleusement au grand tableau qu’il avait entrepris sans l’avoir achevé. Cette nouvelle exploite de façon merveilleuse cette tension réciproque qui existe entre le réel et l’imaginaire, le concret et le virtuel. Comme ce peintre fictif, je m’attarde davantage aux motifs de feuilles, car leurs reproductions permettent justement de créer, par leur proximité avec leurs référents, des ambiguïtés visuelles qui sont à même de rentre compte de cette compétitivité métonymique mise en jeu par cette histoire. Comme le peintre Niggle, j’aimerais développer à travers ces feuilles tout un univers de sensualité, de sensibilité et de rêverie. C’est à travers cette tension réciproque qu’il sera possible de reconnaître, dans une sorte de dialectique ouverte, comment cette nouvelle présence des images modifie nos relations au monde sensible et à celui de notre imaginaire.

Né à Québec en 1959, mais vivant à Montréal depuis les années quatre-vingt, Joseph Branco expose régulièrement depuis 1984 lors d’expositions individuelles et collectives dans des centres d’artistes, des galeries privées, des espaces publics et des musées. Ses œuvres font partie de collections privées ainsi que de collections publiques dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec et du Musée régional de Rimouski.

https://sites.google.com/site/josephbrancoartiste/Home

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Joseph Branco
Artist in Residence


My artist residency project is inspired for the most part by J.R.R Tolkien’s short story “Leaf by Niggle”, the story of a painter (fortunate coincidence) more concerned with the intricate reproduction of the leaves on the trees than of the forest itself and who, in the course of an unusual journey, arrives in a place uncannily similar to a large painting he had once begun and never completed. The story artfully explores the reciprocal tension at play between reality and imagination, the material and the virtual. Like this fictitious painter I, too, focus my attention on the patterns of the leaves because the visual ambiguities created in their reproduction reveal the metonymical friction at the heart of this story. Like Niggle the painter, I would like to enter a universe of sensuality, sensitivity and reverie through the leaves. This reciprocal tension, a sort of open-ended dialectic, reveals how the fresh configuration of an image can modify our relations with the material world and our imagination.

Born in Quebec City but a resident of Montreal since the 80s, Joseph Branco’s work has been featured regularly in solo and group exhibitions in artists’ centers, private galleries, public spaces and museums. His work is also included in private and public collections, including those of the Montreal Museum of Contemporary Art, the Musée National des Beaux-Arts du Québec and the Musée Régional de Rimouski.

https://sites.google.com/site/josephbrancoartiste/Home

jeudi 22 novembre 2012

Mériol Lehmann

Mériol Lehmann  
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Ma démarche artistique a toujours été peuplée de thèmes liés au territoire et à la mémoire. Ma condition d’immigré y est certainement pour beaucoup, ces thèmes provenant de réalités si marquantes qu’ils deviennent inévitables. Cette fascination qu’a l’impact du territoire sur les êtres humains m’a amené à retourner la question : quel impact avons-nous comme individus et comme sociétés sur le territoire? Nos modes de vie modifient non seulement notre environnement proche, mais également une grande partie de la planète. Cette interdépendance amène une boucle, un cycle : nous marquons le territoire et il nous marque à son tour. Quel poids a sur nos vies ces paysages altérés par l’homme? Et quel est le poids de nos mémoires, individuelles et collectives, sur nos perceptions territoriales? Chaque individu porte en lui ses propres références et c’est cette mémoire, aussi intime que collective, que je cherche à atteindre.

Né en Suisse mais, vivant au Québec depuis de nombreuses années, Mériol Lehmann est un artiste œuvrant dans les domaines des nouveaux médias, de l'audio et de la photographie. Son travail, tant en performance qu’en installation a été présenté au Québec (Mois Multi, Festival de cinéma des Trois Amériques, L'Oeil de Poisson, FIMAV) ainsi qu’en Europe (Gent, Bruxelles, Namur, Paris). Il a aussi collaboré avec une multitude d’artistes en nouveaux médias reconnus et réalisé la conception sonore d’œuvres théâtrales et chorégraphiques.

http://mlehmann.ca/

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Mériol Lehmann
Artist in Residence


My artistic statement has always been about themes related to memory and territory. All of this is probably familiar stuff to any expatriate, and those realities are so strong, I can't avoid them. My fascination over the territory's impact on human beings brought me to turn the question over: as individuals and society, how's our print over landscapes? Our lifestyles modify our own landscape but a great part of the planet as well. This interdependency brings a cycle, a loop : We put our print over territory and thereafter, the territory puts its own print on us. What weight on our lives those man-altered landscapes have? And how both our individual and collective memories affect the way we perceive the landscape? Everyone got inside himself its own references. It is this memory, as much intimate than collective, that I'm trying to reach.

Born in Switzerland but living in Quebec for many years, Meriol Lehmann is an artist working with new media, audio and photography. Whether performances or installations, his works have been presented in Quebec (Mois Multi, Festival de cinéma des Trois Amériques, Oeil de Poisson, FIMAV) and in Europe (Gent, Bruxelles, Namur, Paris). He also collaborated on a large number of artworks with many renown new media artists and did sound design for theater and choreographic works.

http://mlehmann.ca/

mercredi 14 novembre 2012

Edwin Janzen

Edwin Janzen
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Dans mon travail, j’explore l’interaction entre les médiums et la technologie, de même que les systèmes de pensée et la politique. Je m’intéresse tout particulièrement à l’impact de la guerre froide sur la société et l’individu, surtout à la manière dont une adhésion insuffisamment critique de la technologie a donné lieu à une constellation de fantasmes personnels et publics irréalisables, insolubles et pourtant tenaces en ce qui a trait à la politique, à l’économie et à la culture populaire.

Je travaille présentement avec des scanneurs qui donnent aux objets qui sont en contact avec la surface de verre, une netteté incroyable, alors que les objets qui s’en détachent d’à peine quelques millimètres, deviennent flous et reflètent la lumière comme des nébuleuses éloignées. En utilisant le scanneur pour examiner des artefacts usuels (cuillères souvenirs, gourganes, Tic Tac, etc.), je réalise des images numériques qui questionnent la condition humaine qui est toujours en situation de jeu, mais jamais de savoir.

Né à Winnipeg et établi à Montréal, l’artiste Edwin Janzen a recours à différents médiums dans son travail, entre autres la vidéo, l’installation, la sérigraphie et le traitement numérique de l’image. En juillet dernier, sa performance-installation intitulée Conspiracy Case a été présentée en première à la Station House Gallery, à Williams Lake en Colombie-Britannique. En résidence pendant un mois dans cette galerie qui lui servait de quartier général, Janzen a mené une enquête suggérant des soi-disant activités criminelles chez les écureuils et les marmottes du lieu. Janzen détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université d’Ottawa (2010) et un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2008). Il détient également un baccalauréat en histoire (empire byzantin) de l’Université du Manitoba (1994). Il est l’un des éditeurs fondateurs de la revue Les Fleurs du Mal et il est membre du conseil d’administration d’Articule, un centre d’artistes autogéré montréalais.

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 Edwin Janzen
Artist in Residence


My work explores the interplay between media and technology, on the one hand, and systems of thought and politics, on the other. A particular interest is the impact of the Cold War on society and the self, especially how an insufficiently critical embrace of technology helped spawn a constellation of unfulfillable, unresolvable, yet enduring personal and public fantasies in regard to politics, economics and popular culture. Thus, my works often contain or embody metaphors for the human psyche in self-imposed conditions of confinement or delusion.

I am currently working with scanners, which render near objects with impossible clarity while objects even a few millimetres distant are blurred and flared like distant nebulae. Using the scanner to examine common artifacts (souvenir spoons, fava beans, Tic Tacs, etc.), I create digital photographic reflections on the human situation: always acting, never knowing.

Winnipeg-born, Montreal-based visual artist Edwin Janzen works in diverse media, including video, installation, screenprint, digital imaging and more. This past July, his performance/installation Conspiracy Case opened at the Station House Gallery in Williams Lake, B.C. There, Janzen spent a month in residence, using the gallery as his headquarters to conduct a law-enforcement-style investigation into presumed criminal activities by the local ground squirrels and marmots. Janzen completed his M.F.A. at the University of Ottawa (2010) and his B.F.A. at Concordia University (2008). He also holds a B.A. in History (Byzantine Empire) from the University of Manitoba (1994). Edwin is a founding publisher of Les Fleurs du Mal magazine and serves on the board of directors of articule, the Montreal artist-run centre.

lundi 5 novembre 2012

Maria Chronopoulos

Maria Chronopoulos
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ma pratique artistique est multidisciplinaire et inclut le dessin, la photographie, la vidéo, l’installation, la sculpture et les arts d’impression. Je suis particulièrement interpelée par les arts imprimés en tant que processus ainsi que la façon dont ils s’intègrent à l’art contemporain. Dans mes œuvres, j’explore des notions telles que la perte, la mortalité, l’amour, le désir et la mélancolie.

Dans le cadre de ma résidence au Centre SAGAMIE, je travaillerai sur une extension du projet Love Lost, présenté en 2010 à La Centrale (en partie) ainsi qu’à Caravansérail. Love Lost est une série de textes dessinés qui suggèrent une histoire mais où aucune phrase ni paragraphe ne sont formés. Le spectateur est invité à imaginer une trame narrative, un personnage en deuil de l’être aimé ou dans un état amoureux. Les dessins furent créés en frottant avec du graphite sur du papier glassine (papier semi-transparent ayant un aspect cireux et craquelé) les détails de broderie ornant des mouchoirs de tissu. J’ai utilisé ce papier pour faire ressortir la nature délicate, éphémère et fragile du sujet abordé. La série comprend: la fin, love lost, love is madness, love is bondage et never after. Je suis intéressé à explorer les frontières entre le privé et le public. Ainsi, j’ai imprimé plusieurs affiches reproduisant les textes de la série Love Lost que j’installe présentement dans des lieux publics montréalais. La documentation servira à la production d’une série d’images numériques.

Maria Chronopoulos vit et travaille à Montréal. Ses expositions les plus récentes et les plus significatives incluent Forget Me Not (La Centrale, Montréal), Secousses (Caravansérail, Rimouski), Ces artistes qui impriment: un regard sur l’estampe au Québec depuis 1940 (Bibliothèque Nationale du Québec), La disparition (Centre de diffusion Presse Papier, Trois-Rivières), Fibreworks 2010 (Cambridge Galleries, Cambridge) et In Abstentia (Artist Proof Gallery, Calgary). Elle a participé à nombreuses résidences au Canada, en Belgique, en Finlande ainsi qu’en Irlande du Nord.

L’artiste souhaite remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec.

http://www.mariachronopoulos.com

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 Maria Chronopoulos
Artist in Residence



My practice is multidisciplinary and includes drawing, photography, video, installation, sculpture and print media. I am particularly drawn to print as a process and how it integrates within contemporary art. My artwork investigates ideas of loss, mortality, love, longing and melancholy.

During my residency at Centre SAGAMIE, I will be working on a new project that is an extension of Love Lost, presented in 2010 at La Centrale (in part) as well as at Caravansérail. Love Lost is a series of text-based drawings that suggest a story but where no sentences or paragraphs are formed. The viewer begins to imagine a narrative, that of a character mourning the loss of a loved one, or in the mood for love. The drawings were created by rubbing with graphite the embroidery details from handkerchiefs onto glassine, a waxy and crinkly paper. I used Glassine to emphasize the delicate, impermanent and fragile subject being addressed. The series includes: la fin, love lost, love is madness, love is bondage and never after. I am interested in further exploring the notion between private and public. As such, I have printed numerous posters that reproduce the text in the Love Lost series that I am currently installing in public spaces in Montreal. The documentation will be used to create a series of digital images.

Maria Chronopoulos lives and works in Montreal. Recent significant exhibitions include La disparition (Centre de diffusion Presse Papier), Ces artistes qui impriment: un regard sur l’estampe au Québec depuis 1940 (Bibliothèque Nationale du Québec), Secousses (Caravansérail) and Fibreworks 2010 (Cambridge Galleries). She has also participated in numerous artist residencies in Canada, Belgium, Finland and Northern Ireland.

The artist wishes to thank the Conseil des arts et des lettres du Québec.

http://www.mariachronopoulos.com

lundi 29 octobre 2012

20ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

Actuellement en kiosque

20ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 93

Cette chronique de Annie Hudon Laroche intitulée De la persistance sensible, présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de recherche/création au Centre SAGAMIE

Patrick Beaulieu, Karen Elaine Spencer, Ed Pien

Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de recherche/création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, le Centre SAGAMIE est un centre de recherche, de création et de production ouvert à l’ensemble des artistes dont le champ de pratique est lié aux enjeux actuels de l’image. SAGAMIE est particulièrement reconnu pour son expertise d’accueil d’artistes en résidence de recherche/création, ses activités d’édition et de diffusion. Le centre se spécialise dans le traitement numérique de l’image et l’impression numérique grand format dans un contexte de recherche en art actuel.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

lundi 22 octobre 2012

Pierre Bourgault

                                                                                                                                     photo:  Sébastien Lapointe
Pierre Bourgault  
 Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Pierre Bourgault vit à St-Jean-Port-Joli. Artiste inspiré par les grands espaces, ses réalisations découlent de ses expériences personnelles de marin. Bourgault fait naître la rêverie et l’errance par ses œuvres. De l’intégration des arts à l’architecture, réalisée en quantité depuis 1982, en passant par la procession performative à l’installation, Bourgault modernise les pratiques artistiques et soulève des préoccupations légitimes pour l’habitat et pour les milieux mariniers. Ses œuvres nous appellent à nous questionner sur notre rapport au temps et à l’espace. Ses réalisations ont été vues dans divers lieux reconnus tels que le Custom House (Wesport, Ireland), Toronto Sculpture Garden (Toronto, Canada), Musée du Québec (Québec, Canada) Jardins de Métis (Grand-Métis, Québec), Haifa Museum (Wadi Nisnas, Israel), Matsuyama (Matsuyama, Japon), au Middelheim (Anvers, Belgique) et bien d’autres. Il propose régulièrement son travail réalisé sur l’eau, en espace public, entre autres à New York, à Québec, au Cap-Breton, aux îles de la Madeleine, en Écosse... Il a reçu un grand nombre de bourses du Conseil des arts du Canada (CAC), du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et du Ministère des Affaires culturelles du Québec (MACQ). Il a été fondateur et directeur de l’école de sculpture de St-Jean-Port-Joli, un des fondateurs du Centre d’artistes Est-Nord-Est. Il fut membre de jury au CAC, au CALQ et à la mesure d’intégration des arts à l’architecture. Ses œuvres monumentales étudiées dans les Universités québécoises sont présentées dans plusieurs espaces publics tant au Canada qu’à l’étranger

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Pierre Bourgault
Artist in Residence


Pierre Bourgault lives in St-Jean-Port-Joli. As an artist, he finds his inspiration in the open spaces of the great outdoors and his work, intimately linked to his experiences as a sailor, are an open invitation to reverie and travel. Beginning in1982 with an impressive corpus of work merging art with architecture and moving from performance art to installations, Bourgault has always maintained a modern artistic approach in expressing a legitimate concern for the general state of natural habitat and the marine environment. Through his work we are prompted to re-examine our relationships with space and time. His creations have been featured in several well-known venues including Custom House (Wesport, Ireland), the Toronto Sculpture Garden (Toronto, Canada), the Musée du Québec (Quebec, Canada), Jardins de Métis (Grand-Métis, Quebec), the Haifa Museum (Wadi Nisnas, Israel), Matsuyama (Matsuyama, Japon), the Middelheim (Anvers, Belgium) and others. His work on water is regularly presented in public spaces in places like New York, Quebec, Cape Breton, the Magdalen Islands, Scotland... He has been the recipient of numerous grants from the Canada Council for the Arts (CCA), the Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) and the Ministère des Affaires culturelles du Québec (MACQ). He was the founder and director of the école de sculpture de St-Jean-Port-Joli and a founding member of the Centre d’artistes Est-Nord-Est. He has been on the juries of both the CCA and the CALQ and involved in assessing the integration of the arts in architecture. His monumental works, which are studied in Quebec universities, appear in several public places in Canada and abroad.

mardi 16 octobre 2012

Lenka Novakova

Lenka Novakova
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans mon travail, je suis à la recherche d’une qualité poétique éphémère et d’un moment de recréation et de réflexion. Je me sers d’environnements construits, de technologies simples et de la lumière en mouvement, en empruntant parfois aux techniques cinématographiques et théâtrales. À partir de cette base, j’explore les qualités spatiales, les structures architecturales et l’installation en jouant avec la lumière. Celle-ci transforme et déconstruit l’espace en le marquant, en l’occupant, en l’illuminant et en le mettant dramatiquement en scène. La lumière conditionne également notre manière de voir et de sentir le monde. Je m’y intéresse comme médium à la fois de perception et de représentation, à sa capacité de transformation visuelle et architecturale de l’espace et à son impact sur nos systèmes sensoriel et perceptuel.

Née en République tchèque, Lenka Novakova vit et travaille à Montréal où elle poursuit présentement des études doctorales en sciences humaines à l’Université Concordia. Elle détient une maîtrise en arts plastiques de l’Université Concordia (2010) et un baccalauréat de la Pennsylvania Academy of Fine Art, à Philadelphie. Elle s’est mérité de nombreuses bourses et récompenses, et son travail a fait l’objet de plusieurs expositions au Canada et à l’étranger. Elle a reçu des bourses du Coring Museum of Glass, d’Urban Glass, du Vermont Studio Center, de La Chambre Blanche à Québec et du Santa Fe Art Institute. Ses œuvres ont été présentées dans le cadre de Project Integral São Paulo-Québec, au SESC São Paulo au Brésil, au festival DMZ en Corée, à la Gallery Puls, à Alvik en Norvège, et à USF Verftet, à Bergen en Norvège. Un prochain projet sera accueilli au KIAC (Klondike Institute of Art and Culture) au Yukon, au Canada.

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Lenka Novakova
Artist in Residence

My practice is concerned with an ephemeral poetic quality a moment of recreation and reflective thought through constructed environments, simple technologies and moving light; with crossover in cinema and theatre technologies. Within this foundation I explore qualities of space, architectural structures and installation by means of moving light. Light transforms and deconstructs space by marking, occupying, illuminating and dramatically staging it. Light also conditions the way we see our world and the way we feel. I am interested in both light as a medium of perception as well as a medium of representation with its impact on the visual and architectural transformation of space affecting our sensory and perceptual systems.

Lenka Novakova was born in the Czech Republic, lives and works in Montreal. She is currently pursuing Phd in Humanities at Concordia University. She received her masters in visual arts from Concordia in 2010 and her undergraduate degree from the Pennsylvania Academy of Fine Art, Philadelphia. She has been recipient of numerous fellowships, awards and has an active exhibition record in Canada and abroad. She received fellowships from The Coring Museum of Glass, Urban Glass, Vermont Studio Center or La Chambre Blanche in Quebec and Santa Fe Art Institute. She presented her work at Project Integral Sao Paulo-Quebec, SASC Sao Paulo, Brazil, DMZ festival in Korea, Gallery Puls, Alvik, Norway and USF Verftet, Bergen, Norway. Upcoming project will take place at KIAC (Klondike Institute of Art and Culture) Yukon, Canada.

Lorna Bauer

Lorna Bauer
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mon travail s’appuie essentiellement sur la photographie, la vidéo et l’installation. Dans ma pratique, je fais appel à la manipulation de matériaux, à la déconstruction et la reconstruction de formes, et je m’intéresse à des stratégies visuelles comme la répétition, l’illusion et la fragmentation. Je prends également en compte les aspects invisibles de la production artistique, et j’explore souvent les mécanismes de la représentation et de la médiation photographiques. Par mes images, je pousse l’interaction entre réalité et virtualité, estompant ainsi la ligne entre ce qui est vu et ce qui est perçu. Finalement, mes œuvres sont le fruit de l’expérimentation, de la recherche et de l’essai empirique.

Lorna Bauer est une artiste qui vit et travaille Montréal. Ses travaux ont fait l’objet d’expositions individuelles à Sporobole, à YYZ Artist Outlet, à la galerie Les Territoires, au University of Toronto Art Centre et au Projection Access Space de l’Art Gallery of Mississauga. Son travail a récemment fait partie des expositions Le travail qui nous attend (2e Triennale québécoise) au Musée d'art contemporain de Montréal et Decisive Moments, Somewhere Else à Trinity Square Video, et a été présenté à Art Metropole. Ses vidéos ont été vues à l’Art Gallery of Hamilton et à Nuit Blanche, à Toronto (2007, 2009). Parmi ses activités à venir, mentionnons des expositions à la Galerie Nicolas Robert, à DAÏMÕN (avec Jon Knowles) et une résidence de production et une exposition (avec Jon Knowles) grâce à une collaboration entre Dazibao et PRIM. Durant l’année, Bauer a été artiste en résidence à New York dans le cadre du programme de résidence Québec-New York qui est soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Lorna Bauer
Artist in Residence

My work is primarily based in photography, video, and installation. My practice involves the manipulation of materials; deconstructing and reconstructing forms and is engaged with visual strategies such as repetition, illusion, and fragmentation. My work considers the invisible aspects of making art, often exploring the mechanisms of photographic representation and mediation. Through my images, I push the interplay of reality and virtuality blurring the line between what is seen and what is perceived. Ultimately I realize my artworks through experimentation, research and trial and error.

Lorna Bauer is an artist who lives and works in Montreal she has presented her work in solo exhibitions at Sporobole; YYZ Artist Outlet; Gallery Les Territoires; The University of Toronto Art Centre and in the Projection Access Space at the Art Gallery of Mississauga. Recently, Bauer’s work was included in The Work Ahead of Us at the Musée d'art Contemporain de Montréal; Decisive Moments, Somewhere Else at Trinity Square Video, and Art Metropole. Her video work has been screened at the Art Gallery of Hamilton and Nuit Blanche Toronto (2007, 2009). Upcoming activities include solo exhibitions at Galerie Nicolas Robert; DAÏMÕN (w Jon Knowles), and a collaborative production residency and exhibition (w Jon Knowles) through Dazibao-PRIM. This past year Bauer was artist-in-residence in New York City as part of the Québec-New York State residency program supported by the Conseil des arts et des lettres du Québec.

mardi 2 octobre 2012

Sébastien Lapointe

Sébastien Lapointe
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Baignant de longue date dans la culture électronique, Sébastien Lapointe s'intéresse aux idées d'échantillonnage, de détournement et de boucle. Il s'approprie des éléments de la culture populaire pour en modifier ou en souligner le sens selon différentes logiques. Cette approche est similaire à sa pratique de DJ qui consiste à sélectionner des pièces musicales préexistantes et connotées pour leur donner une nouvelle forme et les remettre aussitôt en circulation. Son travail repose sur les principes d’analogies, de différence et de répétition. Ses projets, qui se déploient parfois sur plusieurs années, fonctionnent généralement par accumulation ou collection d’objets et d’images qu’il détourne ensuite afin d’en proposer des lectures singulières. Si ce travail fonctionne principalement par échantillonnage, les éléments qu'il s'approprie sont toujours déplacés et réassemblés en fonction de contextes de diffusion particuliers de telle sorte que chaque élément de son travail est réutilisable, recyclable et remixable dans différentes situations. Alliant la pratique de l'échantillonnage à l'attitude du DJ, Sébastien Lapointe produit avant tout des adaptations de la réalité d’après ses observations de la culture populaire qu’il réinterprète afin d’en souligner les motifs récurrents à partir des éléments singuliers qui la composent.

WHITE LABEL [projet de résidence au Centre SAGAMIE]

WHITE LABEL est une série de portraits amorcés en 2010 dans les coulisses du festival de musique et de création numérique MUTEK. La série, réalisée sur diapositive couleur de format 4X5 compte actuellement environ 250 portraits.

Oeuvrant dans l'univers de la musique électronique et des cultures qui s'y rattachent, je me suis intéressé à la communauté internationale très mobile qui donne corps à la musique et la création électronique. Le titre White Label fait référence à une pratique commune dans le milieu des DJs par laquelle des disques vinyle sans étiquette (ou plutôt ne comportant qu'une étiquette blanche sur laquelle il n'y a rien d'écrit) sont distribués aux divers acteurs du milieu et parfois vendus dans certains magasins de disques indépendants. Tantôt copies promotionnelles, tantôt copies pirates ou pour lesquelles les droits n'ont pas été obtenus, ces disques ne sont pas identifiés, mais pour certains initiés, l'auteur est connu de manière implicite ou simplement reconnaissable au son des pièces enregistrées. De la même manière, les portraits de la série White Label sont tous sans titre et sans légende. Photographié dans les coulisses du festival pendant les soirées très intenses où se succèdent ces performeurs de haut calibre (rock stars d'une culture électronique relativement underground), chaque modèle est invité à se placer devant la caméra sans aucune autre instruction. Les artistes et leur entourage posent donc un bref instant dans un dispositif de studio installé derrière la scène dans ce qu'on appelle le Greenroom. Ils sont momentanément isolés visuellement de l'environnement chaotique dans lequel ils évoluent. En pleine nuit, souvent immédiatement après une performance, il s'établit souvent un contraste plus ou moins subtil entre le dispositif de représentation sur fond blanc (qu'on associe à la prise de vue en studio) et l'intensité perceptible dans les yeux, la posture ou l'attitude des modèles.

En procédant de la sorte, j'ai voulu dresser le portrait objectif de cette communauté dans son milieu naturel et trouver, à travers la grande diversité des physiologies, styles ou postures et au-delà de la notoriété ou de l'anonymat des sujets, une unité et une certaine cohérence visuelle. White Label fait partie d'un nouveau corpus de travail traitant de l'univers principalement nocturne de cette sous-culture de la musique électronique.

Sébastien Lapointe est photographe, artiste visuel et DJ. Son travail a été présenté dans plusieurs galeries, musées et centres d’artistes au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Ces dernières années, son travail a été principalement présenté dans des galeries aux États-Unis chez Johansson Projects (Oakland, CA) et à la Galerie Allrise (Chicago, ILL) et à Montréal à la galerie PUSH. Il a participé à différentes foires d’art contemporain notamment NEXT Art Fair (Art Chicago, 2008), Bridge (Miami, 2009), San Francisco Fine Art Fair (2009) et au TIAF (Toronto, 2009). En 2005, il participe à l’exposition Ils causent des systèmes au Musée National des beaux-arts du Québec avec une œuvre réalisée en collaboration avec Gennaro De Pasquale, acquise par le Musée. Son travail figure aussi dans plusieurs collections privées au Canada, aux États-Unis et en Europe.


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Sébastien Lapointe
Artist in Residence

Immersed in electronic culture, Sébastien Lapointe has developed an interest in sampling, detournement and looping. He begins with various elements taken from popular culture and subverts their meaning or applies an alternate logic to highlight some of their particular aspects. He employs a similar approach in his work as a DJ, presenting listeners with new forms of existing, familiar musical compositions. His work is based on the notions of analogies, difference and repetition. His projects, which can sometimes span several years, often involve the accumulation of objects and images which are then reconfigured, given a new perspective and offered up for fresh interpretation. Using the technique of sampling, the elements which he appropriates are displaced and re-assembled within selected contexts, allowing each element of his work to be re-usable, recyclable and re-mixable to suit different situations. Combining sampling with a DJ attitude, he creates adaptations of reality based on his observations of popular culture which he re-interprets to highlight recurring motifs.

Sébastien Lapointe is a photographer, visual artist and DJ. His work has been featured in several galleries, museums and artists’ centers in Canada, the United States, Europe and Asia. His work was presented recently in the United States at the Johansson Projects, at the Allrise Gallery and in Montreal at the PUSH gallery. He has participated in contemporary art festivals in Chicago, Miami, San Francisco and Toronto. In 2005, his work was included in the Ils causent des systèmes exhibition at the Quebec National Fine Arts Museum. His work is also included in several private collections.

lundi 24 septembre 2012

Caroline Gagnon

Caroline Gagnon
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

À travers ma pratique, je cherche à voir comment l’image se construit, tant à travers un procédé qu’à travers le regard que l’on y projette. Mon travail est ancré dans l’observation de la matière. J’utilise principalement le lavis d’encre, pour son imprévisibilité et pour la diversité des formes qu’il produit, qui rappellent à la fois des mondes microscopiques ou de fascinantes vues aériennes. Je m’intéresse à la complexité qui émerge de ces fractales d’encre, de la puissance évocatrice que rend possible leur dualité visuelle.

Mais au-delà de la simple observation du processus imageant, je cherche à voir ce que je peux provoquer, évoquer, figurer. Quels espaces et mondes suis-je en mesure de faire naître?

Dans le cadre de ma résidence au Centre SAGAMIE, j'exploiterai le potentiel évocateur de mes images, en accentuant leur aspect cartographique ou organique. La trace d’encre originale, une fois numérisée, modifiée et imprimée en grand format, devient un espace autre. Le changement d’échelle permet au regard de plonger dans ces lieux à la fois familiers et étrangers, donc la nature exacte reste difficile à déterminer.

Caroline Gagnon vit et travaille à Montréal où elle a obtenu sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l'UQAM en 2011. Son travail a été présenté dans plusieurs galeries et centres culturels à travers le Canada. Issue des arts d'impression, sa pratique emprunte maintenant une forme multidisciplinaire où sont mises en relation images imprimées, projections vidéo et installations.

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Caroline Gagnon
Artist in Residence


My work is an enquiry into the manner in which images are constructed through both the technical process and the perspectives we choose. It is based firmly upon the observation of matter. I make use primarily of an ink wash technique, for both the unpredictability of its effect and the variety of forms it creates, reminiscent equally of microscopic worlds and fascinating aerial vistas. I am interested in the complexity which emerges from these ink fractals and from the evocative power produced by their visual duality.

But beyond the simple observation of the process of image creation, I am looking to see what I can provoke, evoke and represent. What spaces and worlds can I cause to appear?

During my residency at the Centre SAGAMIE, I will further explore the evocative potential of my images, concentrating especially on their cartographic or organic aspects. The ink outline, once digitalized, altered and printed on a large-scale format, becomes a totally other space. The change in scale offers one a vantage point into spaces which are both familiar and strange and whose precise nature remains difficult to pinpoint.

Caroline Gagnon lives and works in Montreal where she completed a Master’s degree in visual and media arts at UQAM in 2011. Her work has been presented in several galleries and cultural centers across Canada. Initially based on print techniques, her work has taken on a multidisciplinary form combining printed images, video projections and installations.

mercredi 19 septembre 2012

Faye Mullen

Faye Mullen
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Par la dissection, récurrente, de l’espace architectural, Faye Mullen se sert du corps afin de poursuivre des théories qui concernent l’absence, la perte et les limites. Son travail prend racine dans une pratique de la sculpture et se combine à la performance, à la vidéo, l’image et l’installation. Ses investigations phénoménologiques s’articulent à travers la durée et l’imagerie poétique.

Ancrée dans l’expérience corporelle, j’examine le corps en relation avec l’état d’absence. J’emploie le corps performatif de l’artiste pour révéler la question entourant une disparition potentielle du Soi. En mettant en scène le corps qui se perd dans le paysage, j’espère rendre tangible la fonction phénoménal psychique de la présence et de l’absence. Par la création d’installations de vidéos performatives, d’images, de sculptures, mes œuvres sont des représentations psychosomatiques de la notion de perte, de besoin et de limite.

Comme dans une sorte de linceul, mon travail inscrit le corps dans la perte et dans le deuil en le soustrayant au regard. En utilisant le corps comme outil d’expression, j’interroge le désir de demeurer vivant malgré la dégradation corporelle, la rupture du Soi entre l’être physique et psychique et le brouillage esthétique entre sujet et objet. Mes œuvres vidéographiques s’efforcent à présenter la chair de l’être comme un vestige de ce qui n’a jamais vraiment été.

Ma pratique artistique aspire à explorer ce qui n’est pas ou ce qui n’est plus.

Par la mise en images de gestes rituels, dans lesquelles la figure tente de se perdre soi-même dans une résistance ontologique au destin de la mort et de l’oubli, je m’approprie l’idée et l’iconographie propre au mémento mori. L’ image de la performance, dans mon processus de création, examine visuellement la relation entre l’artiste et la limite de son corps. Les œuvres qui en ressortent matérialisent cette limite tout en se nourrissant du tissu culturel des archétypes et des symboles. Mon parcours, comme artiste, vise à élucider une connaissance plus subtile de la nature atrophique de mon propre corps de femme.

Faye Mullen est née dans la région de Niagara au Canada. Elle a fait des études à l’école National Supérieure des Beaux-Arts à Paris. Elle est détentrice d’un baccalauréat en arts visuels de OCAD U et d’une maîtrise en études visuelles de l’Université de Toronto. Ses œuvres ont fait partie d’expositions solos et de groupes au Canada, en France, en Corée du Sud, en Australie et aux Etats-Unis. Elle a réalisé des résidences à Wongol (Corée), Toronto (Ontario), Saint-Jean-Port-Joli (Québec) et Buffalo (Etats-Unis). Elle est la fondatrice de minnow & bass, un espace nomade d’artistes. Elle vit à Toronto.

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Faye Mullen
Artist in Residence

Often within a dissection of architectural space, Faye Mullen employs the body to speculate theories concerning absence, loss and limitation. Her work has been informed by her sculptural practice and is often combined with performance, video and installation. Her phenomenological investigations are articulated through durational and poetic imagery.

Rooted in the corporeal experience, my art practice examines the body in relation to states of absence. I employ the performative body to revel in questions surrounding a potential disappearance of the Self. By capturing the scene of the body loosing itself in the landscape, it is my hope to render tangible the function and ontological phenomenon of presence and absence. By the creation of installations in video, performance and sculpture, my work becomes visual articulations of loss, lack and limitation.

As a sort of shroud, my practice envelops the body in loss and grief by shielding it from the gaze. By using the body as expressive tool, material, I interrogate the desire for continuance despite bodily degradation, the rupture of Self between physic and psychic and the esthetic blur between subject and object. My performance-based video installations visually present the flesh of a being as a vestige framed at the threshold of existence.

My art practice aspires to explore what is not and what is no longer.

By framing a ritual gesture in which the figure risks loosing herself to her own resistence against loss, lack, death, I am appropriating the idea and iconography of a momento mori. The works birthed of this imagery, strive to unearth the sensory body and allow it to suspend between existence and disappearance with the use of duration stimulating a critical and emotive response that resides in space and context. The image of performance, in my practice, visually illustrates the relationship of the artist with her bodily limitations. The works materialise the body’s limits that enter the discourse of our cultural fabric composed of archetypes and symbols. My practice aims toward a better, more grounded understanding of the atrophied nature of my own female body.

Mullen grew up bilingually in the Niagara Region, Canada. She studied studio art with an emphasis in sculpture at l’école National Supérieure des Beaux-Arts in Paris, receiving her BFA from OCAD U and her masters in visual art from the University of Toronto. Mullen has exhibited internationally in solo and curated group exhibitions in Canada, France, South Korea, Australia and United States and has participated in international artist residencies in Wongol (South Korea), Toronto (Ontario), Buffalo (United States) and Saint-Jean-Port-Joli (Québec). She is the founder of minnow & bass Gallery, a nomadic artist-run space currently dormant. Currently, Faye situates her practice in Toronto.

samedi 8 septembre 2012

Exposition Catherine Bodmer Exhibition‏


Catherine Bodmer 
CAMELLONES English follows
EXPOSITION du 13 septembre au 14 décembre 2012
VERNISSAGE le jeudi 13 septembre à 17h00
L’exposition Camellones présente mon travail récent, développé suite à deux résidences de recherche que j’ai effectuées dans la ville de Mexico en 2010 et 2011. Envisageant cette mégalopole comme une matière vivante qui se transforme constamment, j’étais curieuse d’interroger les zones vides d’une ville qui abonde de gens et de choses. M’inspirant de l’image des limbes, cet espace intermédiaire entre paradis et enfer, je me suis attardée à des lieux de passages typiques des infrastructures modernes, tels les camellones, terme employé par les Mexicains pour désigner les terre-pleins parfois immenses séparant les avenues qui ceinturent ou traversent la ville. Les images montrent des sites délaissés, à mi-chemin entre terrain vague et terrain de loisirs. Ils sont vidés du jeu social qui pourtant, suite à des tentatives municipales, devait les rendre plus attirants.À partir du matériel photographique que j’ai rassemblé à Mexico, j’ai développé des séries d’images en utilisant des stratégies de dédoublement et de multiplication, de symétrie et d’asymétrie. Je pars de l’idée qu’un lieu (et l’expérience que l’on en fait) est avant tout un agencement de variables où rien ne reste vraiment fixe; je m’intéresse à son potentiel, à ses possibilités de représentation. " [ ... ] Grâce au numérique, l’artiste confond [...] les repères spatiotemporels, construisant une réalité recomposée par la multiplication de l’espace initial qui devient en ce sens inépuisable "1 . Ainsi, les lieux représentés renvoient à eux-mêmes dans une boucle infinie, suggérant les contradictions inhérentes au désir de reconstituer un paradis perdu. -CBOriginaire de Zurich, Catherine Bodmer vit et travaille à Montréal depuis 1996. Ayant obtenu un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne, elle est titulaire d’une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal (1999). Son intérêt pour la singularité des lieux et des matériaux du quotidien, ainsi que l’idée de répétition et de transformation sont au cœur de son travail. Sa pratique artistique comprend des installations, des œuvres in-situ et des photographies, qui ont été présentées dans des expositions individuelles et collectives à travers le Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan. Récipiendaire de plusieurs bourses des conseil des arts, tant fédéral que provincial, elle s’est vu décerner en 2008 le Prix du duc et de la duchesse d’York en photographie du Conseil des Arts du Canada. En 2010, elle a réalisé une résidence de création à Mexico dans le cadre du programme des ateliers-résidences du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Fondo Nacional para la Cultura y las Artes. Elle y est retournée un an plus tard afin de poursuivre son projet photographique au Centro Arte Diseño Multimedia (ADM).1 Des particules urbaines, par Marie-Ève Charron, citation tirée de l’ouvrage à paraître Catherine Bodmer - Mexico DF (détails), SAGAMIE édition d'art, Alma 2012.

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Catherine Bodmer
CAMELLONES 
EXHIBITION September 13 to December 14 - 2012
OPENING Thursday, September 13, 17:00
The Camellones exhibition presents my most recent work, completed following my two research residencies in Mexico City in 2010 and 2011. I envisaged this megalopolis as a constantly evolving living mass and I set out to explore the empty spaces scattered throughout this city so thickly packed with people and things. Inspired by the image of limbo, the intermediate zone between heaven and hell, I visited the transit zones typical of modern infrastructures, such as the Camellones, the term used by Mexicans to describe the sometimes immense median strips dividing the avenues which circle or cross the city. The images reveal neglected sites, half-way between vacant lots and recreational parks. The social dynamic is absent from these places despite the efforts of municipal authorities to make them more attractive.Starting with the photographic material which I had gathered in Mexico, I put together series of photographs employing techniques of repetition and multiplication, of symmetry and asymmetry. I begin with the idea that any given space (and the experience we have of it) is first and foremost a collection of variables where nothing remains constant; my interest is in its potential, its possibilities of representation. “Digital imaging allows the artist to distort (...) the familiar spatio-temporal framework and construct a realigned reality through the multiplication of the original space, rendering it in this manner inexhaustible.” 2 The spaces which are represented refer constantly back to themselves in an interminable loop, providing an indication of the contradictions inherent in the desire to reconstitute a lost paradise. -CBOriginally from Switzerland, Catherine Bodmer has lived and worked in Montreal since 1996. She obtained a diploma from the School of Art of Lucerne and holds a master’s degree in visual arts from the Université du Québec à Montréal (1999). Her interest in the singularity of places and materials of the everyday, as well as ideas of repetition and transformation are at the centre of her work. Her art practice includes installations, site-specific works and photography that have been presented in individual and group exhibitions throughout Canada, as well as in Mexico and Taiwan. A recipient of several grants from both federal and provincial Arts Councils, she received the Duke and Duchess of York Price of Photography of the Canada Council for the Arts in 2008. In 2010, she carried out a residency in Mexico City as part of the studio-exchange programme of the Conseil des arts et des lettres du Québec and of Fondo Nacional para la Cultura y las Artes de Mexico. She returned a year later to pursue her photographic project at Centro Arte Diseño Multimedia (ADM).2 Des particules urbaines, by Marie-Ève Charron, an extract from the soon to be released book Catherine Bodmer - Mexico DF (détails), SAGAMIE édition d'art, Alma, 2012.

mardi 14 août 2012

Caroline Cloutier‏

Caroline Cloutier
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

J’explore la notion de paysage - intérieur et extérieur - pour évoquer différents rapports entre l’être et son environnement en me référant à la mémoire, au vécu et au sensible. Mon travail aborde ainsi les thématiques de l'errance, de l’occupation de l’espace et de la disparition en imbriquant différents moyens: installation, photographie, documentation d’actions performatives et dessin.

J’ai récemment développé un intérêt pour la juxtaposition de temporalités différentes dans l’image et le lieu. Lors de cette résidence au Centre SAGAMIE, j’expérimenterai l’image imprimée de grande envergure en tant qu’espace parallèle au lieu même où elle est présentée. Ces impressions numériques seront utilisées en trompe-l’œil dans l’installation photographique Dédale qui sera présentée au centre Circa en septembre prochain.

Caroline Cloutier est originaire de Montréal où elle a obtenu un B.A en Arts visuels et médiatiques à l’UQAM en 2009. Elle a fait un premier solo en 2010 chez Action Art Actuel dans le cadre de leur programme pour la relève. Depuis, elle a exposé son travail lors d’expositions collectives résultant de résidences de créations - notamment à l’Atelier Graff - et de collaborations avec des commissaires. En 2012 son travail a été présenté à la Maison de la culture Mont-Royal, à la Maison de la culture Côte-des-Neiges et au Musée des Beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire lors de la 4ième Biennale de dessin. Deux autres expositions sont à venir cet automne, chez Circa et à la galerie Warren G. Flowers. L’artiste remercie le Conseil des arts et des Lettres du Québec (Bourse de la relève, 2011-2012).

http://www.carolinecloutier.net

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Caroline Cloutier
Artist in Residence


I have been exploring the notion of interior and exterior landscape to evoke a variety of relationships between human beings and their environment, with particular reference to memory, experience and perception. My work deals with themes of wandering, disappearance and the occupation of space through the use of different media: installation, photography, drawing and documentation of performances.

I recently developed an interest in the juxtaposition of differing moments in time in a single image and a place. During my artistic residence at Centre SAGAMIE, I will experiment with large-scale images conceived as spaces existing parallel to the actual exhibition space. These digital prints will be create a trompe l’oeil effect in the photographic installation Dédale which will be presented at the Circa Center next September.

Caroline Cloutier is from Montreal where she obtained her BA in visual and media arts at UQAM in 2009. Her first solo exhibition was in 2010 at Action Art Actuel as part of their new artists program. Since then, her work has been featured in group exhibitions held at the end of artistic residencies - most notably at the Atelier Graff - or as part of collaborative undertakings with curators. In 2012, her work was presented at the Maison de la culture Mont-Royal, the Maison de la culture Côte-des-Neiges and the Mont-Saint-Hilaire Museum of Fine Arts during the 4th Biennale de dessin. Two other exhibitions are scheduled for this autumn, at Circa and at the Warren G. Flowers Gallery. The artist wishes to thank the Conseil des arts et des Lettres du Québec (Bourse de la relève, 2011-2012).

http://www.carolinecloutier.net

mercredi 20 juin 2012

Karen Trask‏

Karen Trask
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon processus de création s'élabore autour d'une série d'investigations poétiques explorant l'expérience humaine par le biais du langage. Je m'intéresse plus particulièrement à la nature éphémère et transitoire des mots. La manipulation de la structure des livres, des textes et des formes narratives me permet d'aborder les thèmes de l'absence, de la mémoire et du temps. Le sens est créé par le toucher, le geste, la répétition et les actes de transformation. Écrire et expérimenter les anciennes technologies des arts textiles (comme le filage, le tissage et la fabrication du papier) font partie intégrante de ma façon de faire de l'art. Mes œuvres consistent souvent en l'hybridation de plusieurs formes : installation, sculpture, vidéo, performance, livres d'artiste, écriture. Je veux toucher les mots; je veux toucher à l'espace entre les mots.

Le travail de Karen Trask , artiste multidisciplinaire de Montréal, touche plusieurs médias : l'installation, les livres d’artiste, la vidéo et la performance. Elle a présenté de nombreuses expositions personnelles au Québec et Canada et en Europe. Elle a participé à des expositions collectives au Canada, en Inde, à Mexico City, aux États-Unis et en Europe ainsi que des résidences d'artiste à Helsinki et à Paris. Ses œuvres figurent dans des collections publiques et privées: Qube Arts, Oswestry, Angleterre, Library of Congress, Washington, D.C., États-unis, La Collection Prêt d'œuvres d'art du Musée du Québec, La Bibliothèque et archives nationales du Québec, La Bibliothèque nationale du Canada, Le Centre Félix-Antoine-Savard, Papeterie St-Gilles, Québec, Musée du Bas St-Laurent, Rivière-du-Loup, Québec, La Banque d'œuvres d'art du Conseil des arts du Canada.

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Karen Trask
Artist in Residence


My creative process has developed as a series of poetic investigations exploring experience through language. Writing has always been integral to my process. Playing with book structures, text and narrative forms both written and spoken, I explore themes of absence and presence, memory, space and time. Meaning is created through touch, gesture, repetition and acts of transformation. My final works are often hybrid forms of installation, sculpture, video, performance and artist books. I want to touch words; I want to touch the space between words.

Karen Trask is a multidisciplinary artist living in Montreal. Creating works in installation, artist-books, video and performance, she has had numerous solo exhibitions in Quebec, Canada and Europe. She has participated in many group exhibitions in Canada, India, Mexico City, USA and Europe and artist residencies in Helsinki and in Paris. Her work can be found in public and private collections: Qube Arts, Oswestry, UK, Library of Congress, Washington, D.C. USA, La Collection Prêt d'oeuvres d'art du Musée du Québec, Art Bank of the Canada Council, Loto Quebec, The National Library of Quebec, The National Library of Canada, Le Centre Félix-Antoine-Savard, Papermill, St-Gilles, Quebec, Musée de Bas St-Laurent, Quebec.

mardi 19 juin 2012

Bertrand R. Pitt‏

Bertrand R. Pitt
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Travellings : tableaux vidéo-interactifs

Travellings se veut une réflexion sur l’expérience de la vitesse, sur cette idée que plus on se déplace vite, plus on court le risque de "voir sans voir". Lorsque les lignes peintes sur l’autoroute semblent s’étirer alors que notre vitesse croît, qu’en est-il des paysages parcourus ? Se résument-ils à un amalgame d’impressions faisant autant appel à la mémoire qu’à la vue ? À travers une expérience esthétique du voyage et de la durée, Travellings nous invite à interroger notre fascination pour la vitesse et ses effets sur nos rythmes biologiques.

— À l'automne 2010, une résidence au Centre SAGAMIE m'a permis d'amorcer ce projet et d'y produire une première série de tableaux vidéo et imprimés. Sur papier, ces "paysages" abstraits et hautement colorés acquièrent presque la matérialité d'une gouache alors que leur trop parfaite application trahit l'utilisation des outils technologiques. On pourra y voir un clin d'œil à l'abstraction picturale, à la différence qu'ici le processus d'enregistrement et le traitement électronique de la vidéo déterminent le résultat visuel. Cette nouvelle résidence me permettra de produire de nouvelles séquences vidéo et de nouveaux tirages qui feront écho au dispositif interactif.

Artiste montréalais, Bertrand R. Pitt a présenté ses œuvres dans plus d’une quinzaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger. Détenteur d’une maîtrise en arts visuels de l’UQÀM, il enseigne au département d’arts plastiques du Collège Lionel-Groulx. En 2012-2013, Travellings sera présenté successivement dans le cadre de Montréal Art Souterrain, à TRUCK Contemporary Art in Calgary, à la White Water Gallery (North Bay, ON), à la Eyelevel Gallery (Halifax) et à la Galerie de l'Université du Québec à Chicoutimi.

Remerciements: Sébastien Rainville-Pitt pour sa collaboration à la programmation
Avec le support du Conseil des Arts du Canada et de la SODEC.

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Bertrand R. Pitt
Artist in Residence


Travellings : Interactive Video Pictures

Travellings questions the experience of motion, the idea that the faster we move, the more we may "see without seeing." When the lines painted on a highway seem to stretch as our speed increases, what about the landscapes we travel through? Do they merge into mixed impressions that rely as much on memory as on the objective eye? When travelling at high speed, does the depth of field vanish to become a surface, a screen, or a painting machine? Through an aesthetic experience of travelling and duration, Travellings invites us to question our fascination for speed and its effects on our biological rhythms.

— In September 2010, a first residency at Centre Sagamie gave me the opportunity to produce an initial series of video pictures and digital prints. On paper, these abstract and highly colored landscapes acquire the materiality of gouache even as the faultless application betrays the use of digital technologies. The effect is reminiscent of modern pictorial abstraction though in this case the visual results are created by electronic video recording and processing. During this upcoming residency, I wish to produce new video footage and more new prints which will reflect the nature of the interactive work.

Montreal artist, Bertrand R. Pitt, has presented his works in more than fifteen solo exhibitions in Canada and abroad. He holds an MFA from UQAM and currently teaches in the Department of Visual Arts at Lionel-Groulx College. In 2012-2013, Travellings is scheduled at Montréal Art-Souterrain, TRUCK Contemporary Art in Calgary, White Water Gallery (North Bay), Eyelevel Gallery (Halifax) and Galerie de l'Université du Québec à Chicoutimi.

Special thanks to Sébastien Rainville-Pitt for his collaboration to programming.
With the support of Canada Council for the Arts and SODEC.

lundi 11 juin 2012

Gwenaël Bélanger‏

Gwenaël Bélanger
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ces dernières années, j’ai beaucoup travaillé avec le miroir et le verre. Dans mes différents projets, ces matériaux étaient principalement utilisés dans des situations extrêmes de chutes et d’éclatement. J’explorais alors les différents enjeux de l’image par le biais de jeux de réflexion, de fractionnement de l’espace et de morcellement de l’image.

C’est lors de manipulations en atelier avec des vitres souillées que j’ai découvert une nouvelle piste. Le principe de base est simple, il reprend l’idée de ce qui se passe lorsque l’on regarde au travers d’une surface transparente sur laquelle se retrouvent poussière, saleté, liquide, gras, etc. On a tous expérimenté de regarder par la fenêtre lorsqu’il y a une averse. Notre œil fait alors rapidement la mise au point entre deux zones images : les gouttes d’eau qui glissent sur la fenêtre et les éléments qui se trouvent à l’extérieur de la maison. Si l’on prend en photo ce phénomène, on vient alors unir ces deux zones en une seule, il n’y a alors plus moyen de faire l’aller-retour entre l’avant et l’arrière-plan. Je trouve particulièrement fascinante la façon dont ces deux zones images peuvent se contaminer. C’est ici qu’il y a, selon moi, un potentiel de faire basculer ce banal effet vers quelque chose de beaucoup plus complexe.

Gwenaël Bélanger est né à Rimouski en 1975. Il vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont été présentées en solo au Musée Régional de Rimouski, au Centre Expression de Saint-Hyacinthe, à la Galerie de l'UQAM, chez Optica (Montréal), chez Skol (Montréal) et à la Galerie Graff (Montréal). Il a également participé à plusieurs expositions collectives dont The Hidden Land à la Galerie Nettie Horn de Londres (2009), Still Revolution au Contact Photography Festival de Toronto (2009) et La Triennale québécoise au Musée d’art contemporain de Montréal (2008). Il est également récipiendaire du prix Pierre-Ayot 2009. Il est représenté par la Galerie Graff à Montréal et la galerie Nettie Horn à Londres. En 2012-2013, il présentera son travail en solo au Centre SAGAMIE d'Alma, au centre Vu de Québec et à la galerie Clark de Montréal.

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Gwenaël Bélanger
Artist in Residence


During the last few years I have been incorporating mirrors and glass in much of my work. In my various projects, these materials have been used mainly to depict extreme situations of falling or disintegration. Through the fragmentation of the image, the play of reflection, and the fracturing of space, I can explore the full thrust of the image itself.

In the course of working with pieces of old, grimy glass in my studio, I discovered a new possibility, based on the mundane experience of looking through a transparent surface covered with dust, dirt, liquid, grease, etc. We have all looked through a window splattered by falling rain. The eye quickly distinguishes between two image zones: the droplets of water sliding down the glass and the scene outside the house. If we take a photograph of this phenomenon, we can make these two distinct zones coalesce, eliminating the separation between foreground and background. I am particularly intrigued by the manner in which these two zones contaminate each other. I believe that there is a possibility here of moving beyond an ordinary, everyday effect towards something much more complex.

Gwenaël Bélanger was born in Rimouski in 1975. He presently lives and works in Montreal. His work has been featured in solo exhibitions at the Musée Régional de Rimouski, the Centre Expression de Saint-Hyacinthe, the Galerie de l'UQAM, Optica (Montreal), Skol (Montreal) and the Graff Gallery (Montreal). He has also participated in group exhibitions including The Hidden Land at the Nettie Horn Gallery in London (2009),Still Revolution at the Contact Photography Festival in Toronto (2009) and La Triennale québécoise at the Montreal Museum of Contemporary Art (2008). In 2009, he was the recipient of the Pierre-Ayot Award. He is represented by the Graff Gallery in Montreal and the Nettie Horn Gallery in London. In 2012-2013, a solo exhibition of his work will be presented at the Centre SAGAMIE in Alma, at the Centre Vu in Quebec City and at the Clark Gallery in Montreal.

lundi 28 mai 2012

Manuela Lalic

 
Manuela Lalic
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Manuela Lalic porte une attention particulière à l’aspect fonctionnaliste de notre système d’organisation sociale en tant que modèle de société. Pour créer l’effet d’une tension entre ce qui est individuel et collectif, elle utilise des objets, du mobilier et des matériaux fonctionnels comme porteurs d’indices de notre logique de vie. Elle questionne des mouvements de masse (ex : prendre le métro) pour montrer du doigt notre société qui préfabrique et standardise nos désirs et nos besoins. Par l’accumulation, il se trame une matière première, un territoire à partir duquel elle élabore des mises en scène inquiétantes et joyeuses qui questionnent avec ironie nos moments collectifs (réunion, salle d’attente, pique-nique). Parfois exubérantes ou plus minimalistes, ses installations et ses performances s’ancrent dans une volonté d’apporter différents niveaux de lecture entre des indices individuels et collectifs tout en indiquant des préoccupations d’ordre écologique.

Manuela Lalic possède à son actif de nombreuses expositions individuelles et collectives (Québec, Canada, France, Allemagne, Angleterre, Belgique, Serbie, Japon, Chine et Liban). En 2009, elle a obtenu le Prix Pratt et Withney ainsi que la résidence du Conseil des Arts du Canada (International Studio and Curatorial Program) à New York. Elle prépare actuellement une exposition qui aura lieu chez Optica en janvier 2013.

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Manuela Lalic
Artist in Residence


Manuela Lalic displays a particular interest in the examination of the functionalist aspect of our mode of social organization, as a representation of a certain model of society. To produce the effect of tension between the individual and the collective, she employs objects, furniture and diverse functional materials which serve as indicators of the underlying logic of our lifestyle. She analyses the movements of crowds (eg., riding the subway), pointing her finger at the way our society manufactures and normalizes our wants and desires. Through a process of ongoing accumulation, a new terrain is created, furnishing a raw material out of which she fashions disquieting and joyous scenarios, questioning, with undisguised irony, the occasions of our collective gatherings (meetings, antechambers, picnics). At times exuberant, at other times understated, her installations and performances are an attempt to bring different levels of interpretation to bear on both individual and collective signifiers, tempered with a constant concern for ecological balance.

Manuela Lalic has presented her work in numerous solo and group exhibitions (Quebec, Canada, France, Germany, England, Belgium, Serbia, Japan, China and Lebanon). In 2009, she was the recipient of the Pratt and Whitney Award and was awarded the Canada Council for The Arts Residency (International Studio and Curatorial Program) in New York. She is presently preparing an exhibition to be presented at Optica in January 2013.

lundi 30 avril 2012

Jérôme Fortin‏

Jérôme Fortin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)
Jérôme Fortin est né à Joliette en 1971, il vit et travaille à Montréal. Dans ses sculptures-installations, Fortin combine la pratique des cabinets de curiosités à la pratique de consommation de masse des XXes et XXIes siècles. Bouchons de liège, bouteilles de plastique, livres, allumettes, clous et boîtes de conserve sont astucieusement manipulés et assemblés en plusieurs séries de curiosités visuelles et plastiques, dont les formes, couleurs, textures et volumes évoquent les fleurs, coquillages, bijoux et amulettes anciennement rassemblés par les Curieux pour leur caractère exotique. L’apparence poétique et énigmatique des sculptures de Jérôme Fortin détourne l’aspect usuel des objets du quotidien afin d’exciter notre regard contemporain.

Depuis 1996, il a présenté plus d'une douzaine d’expositions personnelles à Prague, Pretoria, Tokyo, Paris, Toronto et Montréal. Il a participé à de nombreuses expositions collectives à Istanbul, Berlin, Bologne, Bruxelles, Paris, Cuba, Barcelone, Beijing et New York. Plusieurs résidences d’artiste sont à son parcours, notamment au World Financial Center Arts and Events (New York), Fondation Christoph-Merian (Bâle), Fonca (Mexico), la Cité internationale des arts (Paris), Ludwig Foundation (Cuba) . En 2007, les travaux de Fortin ont fait l’objet d’une exposition personnelle au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM). Il a reçu en 2004 le Prix Pierre-Ayot de la ville de Montréal. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée de Joliette, Pretoria art museum, National Museum of China, Bibliothèque et archives nationales du Québec, Banque d'oeuvres d'art du Conseil des arts du Canada, Ville de Montréal, d'entreprises et particulières.

Jérôme Fortin est représenté par la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain.

www.jeromefortin.com

www.pfoac.com

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Jérôme Fortin
Artist in Residence

Jérôme Fortin was born in Joliette in 1971 and presently lives and works in Montreal. In his installation-sculptures, Fortin has combined the spirit of the cabinet of curiosities with that of 20th and 21st century mass consumption. Corks, plastic bottles, books, matches, nails and tin cans are subtly arranged and configured in various series of visual and plastic curiosities whose forms, colours, textures and proportions evoke flowers, shells, jewelry and amulets, such as were once prized for their exotic qualities by curious collectors. The poetic and enigmatic appearance of Jérôme Fortin’s sculptures moves beyond the familiar aspects of everyday objects, challenging and stimulating our contemporary point of view.

Since 1996, he has presented over a dozen personal exhibitions in Prague, Pretoria, Tokyo, Paris, Toronto and Montreal. He has also participated in numerous group exhibitions in Istanbul, Bologna, Brussels, Paris, Cuba, Barcelona, Beijing, and New York. He has completed several art residences at the World Financial Center Arts and Events (New York), the Christoph-Merian Foundation (Basle), Fonca (Mexico), the Cité internationale des arts (Paris), and the Ludwig Foundation (Cuba). In 2007, Fortin’s work was featured in a solo exhibition at the Montreal Museum of Contemporary Art. In 2004, he received the City of Montreal’s Pierre-Ayot Award. His works are included in various collections at the Montreal Museum of Contemporary Art, the Quebec National Museum of Fine Arts, the Joliette Museum, the Pretoria Art Museum, the National Museum of China, the Bibliothèque et archives nationales du Québec, the Canada Council Art Bank, the City of Montreal and other private and corporate collections.

Jérôme Fortin is represented by the Galerie Pierre-François Ouellette art contemporain.

www.jeromefortin.com

www.pfoac.com