lundi 29 avril 2013

Image

EXPOSITION du 3 MAI au 5 JUILLET 2013

VERNISSAGE le vendredi 3 mai à 17h

COMMISSAIRE CINDY DUMAIS

ARTISTES
JESSY BILODEAU
ÉTIENNE BOULANGER
BRUNO MARCEAU
PIERRE-OLIVIER TANGUAY
STÉFANIE TREMBLAY
GUILLAUME B. BRASSARD
NICOLAS LÉVESQUE
GABRIEL FORTIN

" On dit que mon travail est agressif, violent...
Je réponds : je n’y pense jamais, je fais des images. "
Adel Abdessemed, artiste plasticien algérien

L’artiste qui fabrique des images rivalise inévitablement avec un flux impossible à contenir : Internet.

Ils sont démocratisés, les logiciels. Ils sont intégrés aux appareils hyperconnectés devenus quotidiens. Ils sont disponibles, accessibles, instantanés, souvent gratuits, parfois en licence libre. Règne de l’autopublication et du DIY.

À travers les fils d’actualité Tumblr, Twitter, Artstack, Instagram, Facebook et autres blogues, à travers l’abondance Toi-You, i-Moi et vidéos YouTube captées sur cellulaire HD, comment les images de l’artiste se distinguent-elles? Comment l’artiste fabrique ses images, les pense, les conçoit, dans cette culture visuelle hypermédiatisée et surconsommée? L’artiste bénéficie de davantage de moyens de production et de diffusion.

C’est une façon nouvelle de toucher un public élargi.
C’est une façon nouvelle de noyer sa production au fond du gouffre.

L’artiste peut-il encore produire des images?

Cette réflexion interroge le statut de l’artiste actuel et ses modes de représentation.

Je ne suis pas commissaire : j’ai accepté l’invitation à une rencontre. Avec des artistes de divers horizons, nous avons réfléchi à la nature et la condition de l’image numérique au sein d’une pratique artistique.

En leur suggérant de soumettre un dossier, j’ai invité 23 artistes à proposer une intention de création à l’égard de l’image numérique. Suite à cette invitation, huit projets ont été sélectionnés; j’ai choisi des propositions capables de rendre discutable - on peut en parler, en débattre, comme on peut la contester - l’image numérique. L’événement n’a pas la prétention de dresser un portrait de la création au Saguenay-Lac-St-Jean, mais veut absolument faire découvrir ou redécouvrir des artistes autrement, que la pratique soit naissante ou avancée, et ce, peu importe le médium de prédilection .

J’ai débuté les rencontres en atelier en octobre 2012. Ces rencontres voulaient donner place à la recherche personnelle de chacun des artistes. Une seule série d’impératifs leur a été imposée : Comment l’image numérique s’introduit ou peut s’introduire dans votre pratique artistique? Comment l’image numérique peut-elle prendre place à l’intérieur d’un processus de création? Cette image peut-elle s’inscrire, apparaître et participer autrement qu’en étant une finalité?

Je ne sais pas si l’on peut fabriquer (encore) une image. Je ne sais pas si l’image suggère une vision alternative. Mais il est certain que les images ici proposées s’opposent. Elles s’opposent, entre elles-mêmes, elles s’opposent aussi parce qu’elles proposent une autre interrogation.

Cindy Dumais

Ce projet spécial initié par le Centre SAGAMIE a été rendu possible grâce au soutien financier du Fonds d’excellence du Saguenay-Lac-Saint-Jean financé conjointement par le Conseil des arts et des lettres du Québec et par la Conférence Régionale des Élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce projet de recherche, de création et de diffusion a permis à la commissaire Cindy Dumais, ainsi qu'aux huit jeunes artistes qu'elle a réunis, d'explorer des enjeux actuels de l'image numérique par rapport à leurs pratiques respectives.

lundi 22 avril 2013

Marie Brunet

(Test de tissage d'une photographie)

Marie Brunet
Artiste en résidence / Artist in Residence

Dans le cadre du projet Bas-Saguenay initié par le centre d’artistes Le Lobe, le Centre SAGAMIE reçoit en résidence l'artiste Marie Brunet. Le projet Bas-Saguenay est une occasion unique de création qui offre l’opportunité à trois artistes en art actuel de concevoir une œuvre in situ en collaboration avec la communauté.

Les trois artistes sélectionnés verront leurs œuvres dévoilées au public dès le 7 juin 2013, suite à une résidence de deux semaines dans l’une des trois municipalités choisies du Bas-Saguenay, soit : Marie Brunet à L’Anse-Saint-Jean, Bruno Marceau à Petit-Saguenay et Stéphan Bernier à Sainte-Rose-du-Nord.

Bien ancrée dans son milieu, Marie Brunet travaillera dans le cadre de ce projet en intégrant, de concert avec le Cercle des Fermières, des photographies imprimées sur des tissus de fibres différentes, à la production d’un tissage sur métier. Ces photos représentant les mains de ces femmes au travail, seront découpées en bandes de diverses largeurs, et deviendront partie intégrante de la trame. Dans cette exploration d’une forme moins traditionnelle de tissage, les artisanes deviennent leur propre sujet de réalisation. Les photos sont d’ailleurs réalisées dans le cadre de cette résidence de création au Centre SAGAMIE. L’artiste confectionnera ensuite le tissage entre le 6 et le 16 mai à la Petite-École de l'Anse St-Jean. Cet atelier de création sera ouvert au public.

Née à Québec (1960) et diplômée en Arts Plastique de l’Université du Québec à Montréal (1983), Marie Brunet possède une formation multidisciplinaire : photographie et traitement de l’image, lithographie, papier matière, verre au chalumeau. Récipiendaire de différentes bourses, son travail a été vu à plusieurs reprises tant au Canada, en Allemagne, en Inde qu’en France. Membre de diverses associations et comités de développement culturel, elle a réalisé plusieurs œuvres publiques dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement. Elle réside et travaille à l’Anse-Saint-Jean depuis 2002.

http://www.mariebrunet.com

BAS-SAGUENAY est rendu possible grâce au soutien du Programme pour les arts et les lettres du Saguenay-Lac-St-Jean. Le projet de Marie Brunet a reçu le soutien financier de la MRC-du-Fjord-du-Saguenay, du ministère de la Culture et des Communications du Québec, de EDF énergies nouvelles, ainsi que la collaboration du Centre SAGAMIE.


lundi 15 avril 2013

David Lafrance

David Lafrance
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

L’art de David Lafrance se définit comme une suite de paysages aux compositions organisées de façon instinctive et brutale. Malgré l’accumulation de marques abstraites, il est possible de situer le sol, une ligne d’horizon et parfois le ciel. Ces mises en scène évoquent des jardins, des lieux de rassemblement et des bâtiments aux références des plus hétéroclites. L’oeuvre supporte une ambiance euphorisante et inquiétante qui dirigera le spectateur afin de mieux comprendre la nature des sujets : idolâtre, dépressif ou superficiel. Le style fait référence à l’art populaire et intègre d’une façon tout à fait assimilée les défauts de perspectives, d’échelles et de proportions. Le rustique cohabite avec l’émancipation de la richesse et du mauvais goût. Dernièrement David Lafrance s’intéresse au rapport de culpabilité relié à la fête. En résidence au Centre SAGAMIE, il poursuivra ses recherches autour de l’écriture manuscrite laissé au hasard dans les lieux publics.

David Lafrance est né en 1976 au Québec. Il est diplômé en l’an 2001 de l’Université Concordia à Montréal en peinture et dessin. Il y reçoit le prix Guido Molinari pour ces performances académiques. Depuis ces dernières années, ce peintre, aussi graveur, et sculpteur à fait plusieurs exposition au Québec, au Canada et au E-U. Il est récipiendaire de bourses du conseil des arts et lettre du Québec. On peut retrouver ces œuvres dans les collections de la Bibliothèque Nationale du Québec, "prêt d’œuvre" du Musée du Québec, Cirque du soleil et Lotto Québec. Inspiré par le folklore et l’art populaire, sa peinture se consacre aussi à la caricature solennelle et romantique des modèles de bonheur et de force. En complément à son œuvre picturale, sa pratique artistique évolue aussi par la musique expérimentale et bruitiste. David Lafrance vit et travaille à Montréal.

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David Lafrance
Artist in Residence

The art of David Lafrance takes the form of a series of landscapes composed in a manner which is both instinctive and brutal. Despite the assemblage of abstract markings, it is still possible to make out the ground, the line of the horizon and, at times, the sky. These compositions evoke images of gardens, gathering places and structures imbued with wide-ranging references. The mood created by these works is exhilarating and off-setting, leading the spectator to a deeper understanding of the nature of the subjects: idolatrous, depressing or superficial. The style is a throwback to popular art and manages to seamlessly integrate flaws in perspective, scale and proportion. Palaces and improbable structures conceived intuitively butt up against rigid bunkers reminiscent of contemporary architecture. A homespun feeling coexists with the emancipation of wealth and questionable taste. Of late, David Lafrance has been exploring the notion of guilt as a by-product of festive enjoyment. As artist in residence at the Centre SAGAMIE, he will be exploring new themes in relationship with hand written notes left in public spaces.

David Lafrance was born near Montreal, Quebec, in 1976. He’s a graduate from Concordia University a major in painting and drawing. He receives the Guido Molinari Prize for academic achievement. His recent work in painting, drawing and sculpture is shown in Canada and the United-States. His references are found in folk art, modern painting and contemporary fashion. After winning two Quebec art council grant, his painting focus on the nature and the chase of pleasure in our modern society. David Lafrance also performs music with turntables and electronic devices into different groups.

mardi 9 avril 2013

Sonia Martineau

Sonia Martineau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Avant l’ère de la mondialisation, Sonia Martineau, née quelque part sur la planète, a adopté le Québec à l’âge vénérable de sept mois. Elle vit et travaille près d’un marché public à Montréal. Artiste sans discipline fixe et bricoleuse dans l'âme, sa démarche artistique est axée sur des rapports de force entre une intuition toute personnelle et l’investigation théorique; entre l’autoréférentialité exacerbée et l’autodérision salvatrice; entre l'espoir du jeu sans but et la nécessité de donner sens.

Le corpus Mordre la poussière définit une identité de passage en captant des images à l’aide de deux caméras dissimulées sur elle-même. Privilégiant des prises de vue automatisées, les recherches de Martineau s'intéressent à une poésie du mouvement dans le paysage en juxtaposant le principe de l'image fixe et nette du monde de la photographie au lâcher-prise obligatoire engendré par l’usage de prises de vue automatisées. Comme si l’œil magique de sa porte d’entrée s’était accroché à ses pieds... Des images déstabilisantes où les limites technologiques établissent un dialogue certain entre l’environnement vu par tous et la présence de chacun dans ces mêmes lieux.

Autodidacte indisciplinée et adepte de l’hybridation, S. Martineau a été possédée par un baccalauréat en beaux-arts à l’université Concordia avec spécialisation en photographie, puis par une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Au cours des dernières années, ses œuvres ont parcouru la forêt, le Web, la rue, sa cuisine et un aéroport. En 2013, la Côte-Nord et la Galerie d’art du Parc à Trois-Rivières accueilleront son retour en galerie constitué d’œuvres presque exclusivement photographiques.

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Sonia Martineau
Artist in Residence

Before globalization, Sonia Martineau, born somewhere on this planet, adopted Quebec as her home at the venerable age of seven months. She presently lives and works close to a marketplace in Montreal. Avoiding the confines of any one discipline and a tinkerer at heart, she is an artist whose work plays on the tension between subjective intuition and theoretical analysis, between protracted self-reference and redemptive self-mockery, between the hope sustained in pointless game-playing and the need to ascribe meaning to things.

The Mordre la poussière (Bite the Dust) corpus offers a description of an ephemeral identity revealed through images taken with two cameras hidden on the artist’s person. Martineau’s explorations capture the poetry of movement through a landscape by juxtaposing the fixed and clear imagery provided by the world of photography with the total abandon created by the use of automatic, undirected shots: her journey recorded from the vantage point of the magical eye in her shoes. Destabilizing images in which the limits of technology establish a definite dialogue between the environment as seen by all and the presence of all in the environment.

Self-taught, undisciplined and drawn to hybrid forms, S. Martineau was possessed by a Bachelor’s in fine arts at Concordia University, specializing in photography, and by a Master’s in visual and media arts at UQAM. In the last few years, her works have journeyed through the forest, the Web, the street, her kitchen and an airport. In 2013, the North Shore and the Galerie d’art du Parc in Trois-Rivières will be the scene of her return to gallery exhibitions, primarily with photographic works.