lundi 29 février 2016

Guillaume Brisson-Darveau




Guillaume Brisson-Darveau
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Prototypes, structures et maquettes (2015-)

Depuis quelques années, j'ai développé une pratique de la sculpture réalisée à partir d'objets dessinés à l'aide de logiciels de modélisation 3D. Dans le cadre de mon séjour au Centre SAGAMIE, j'approfondirai la question de la matérialité de la forme virtuelle à travers une série d'impressions numériques de maquettes dessinées pour d'éventuelles sculptures. Ces maquettes imprimées aux formes aplaties reliées entre elles, tels des patrons en papier, se situent entre objets fictifs et réalisations futures ; elles existent en tant qu'images mentales, architectures partiellement résolues, constructions ambiguës, en attente de leurs réalisations possibles. Elles acquièrent ainsi un statut « transitoire » ; intervalle temporel entre concept initial et oeuvre finale.

Ce nouveau travail, fondé sur un rapport plus physique aux matériaux, s'inscrit dans une recherche ludique, qui tend vers la création d'images populaires dans l'esprit des jouets d'enfants et des jeux vidéo. Par le biais des arts d'impression, de la sculpture, de la vidéo, de l'installation et de projets collaboratifs, mon travail s'articule autour des notions de détournement, de récupération et de répétition.

Je vis présentement à Montréal et je détiens une maitrise en arts visuels de l'Université Laval (Québec). Mon travail fut présenté au Canada, en Suisse et au Japon, ainsi qu'en collaboration à Montréal (Arprim 2012 et Diagonale 2013), et à Toronto (Open Studio 2014). J'ai réalisé de nombreuses résidences d'artistes au Canada et à l'étranger, dont le Banff Center (2015) et NES en Islande (2015). Mes recherches ont reçu l'appui du Conseil des arts et Lettres du Québec ainsi que du Conseil des Arts du Canada en 2015.

http://guillaumebd.com/

Pour en savoir plus sur nos activités, visitez: http://www.sagamie.com

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Guillaume Brisson-Darveau
Artist in Residence


Prototypes, Structures and Models
(2015-)

For some time now, my practice in sculpture has been initiated by drawing objects using 3D modeling software. During my residency at Centre SAGAMIE, I will further my investigation of the materiality of the virtual form through a series of digital prints of models that may eventually become sculptures. These printed models have flat shapes which are interlinked, like paper patterns, alternating between fictional objects and future productions; they exist as mental images, partially resolved architectures, ambiguous constructions, awaiting their possible actualization. They thus attain a "transitory status;" a temporal interval between the initial concept and the final work.

Based on a more physical relationship to materials, this new work is part of playful research that seeks to create pop images in the spirit of children's toys and videogames. Through the use of the print arts, sculpture, video, installation and collaborative projects, my work is structured around notions of détournement, recuperation and repetition

I currently live in Montréal and I hold a MFA from Université Laval (Quebec City). My work has been presented in Canada, Switzerland and Japan, as well as part of group shows in Montreal (Arprim, 2012, and Diagonale, 2013), and Toronto (Open Studio, 2014). I have carried out several artist residencies in Canada and abroad, such as at the Banff Centre (2015) and NES in Iceland (2015). My research received support from the Conseil des arts et Lettres du Québec as well as the Canada Council for the Arts in 2015.

http://guillaumebd.com/

lundi 15 février 2016

Elena Willis



Elena Willis
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Le paysage de la terre témoigne de l'histoire de l'humanité. Ainsi, les lieux qui ont été nivelés, préservés, partagés ou assujettis révèlent notre histoire. Les concepts, les pensées, les espoirs et les rêves trouvent un écho dans l'architecture et l'aménagement du paysage. Mes plus récentes œuvres aspirent à refléter la maîtrise que nous cherchons à exercer sur notre environnement, l'échec des idéologies collectives, la manifestation concrète des idées que nous mettons de l'avant, ainsi que le concept de progrès.

Empreintes d'une certaine part de malaise et de certains errements, les œuvres que je réalise présentement constituent une subtile méditation sur les enjeux sociaux et environnementaux. Dans le cadre de ma pratique, je me suis intéressée au lien que nous entretenons avec la nature, autant sur le plan physique (le paysage) que personnel (l'esprit). Dans chacun de ces domaines, nous agissons avec constance dans nos inconséquences. Nietzsche distingue « l’Un-primordial, en tant qu’accablé d’éternelles misères et rempli de contradictions irréductibles », qualifiant l'homme de « dissonance incarnée et de contrariété au cœur de l'univers ». En relation avec divers paysages altérés par l'activité humaine, j'élabore des structures et crée des fictions exprimant la quête du sens par l'homme à travers des gestes politiques, sociaux et autoglorifiants dénués de sens.

Elena Willis a étudié la photographie à l'Université Concordia, où elle a obtenu son diplôme en 2003. Connue pour ses photographies d'inspiration surréaliste, elle a élaboré son propre langage artistique caractérisé par des mises en scène se déployant au cœur de paysages où l'activité humaine a occasionné de substantielles modifications. Son travail a été exposé au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Récipiendaires de plusieurs bourses et prix, ses photographies figurent également au sein de plusieurs collections privées et publiques, notamment celles du Cirque du Soleil, du Musée national des beaux-arts du Québec et du Macdonald Stewart Art Centre.

http://www.elenawillis.com/


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Elena Willis
Artist in Residence


The earth’s landscape tells the story of mankind. The places that have been flattened, preserved, divided or conquered reveal our history. Ideas, thoughts, hopes and dreams are echoed in the architecture of our transformed landscapes. My most recent and upcoming work seeks to reflect upon the control we attempt to exercise over our surroundings, the failure of our collective ideologies, the physical manifestation of those ideas and our concept of progress.

Imbued with a sense of discomfort, of wrongness, my current and upcoming work is a subtle meditation on social and environmental concerns. Throughout my artistic practice, I have been guided by an interest in our connection to nature, whether at the physical level (landscape) or personal (mind). In both realms, we are consistent in our inconsistency. Nietzsche divided “the ground of Being as ever-suffering and contradictory”, identifying man as “the incarnation of dissonance and the contrariety at the heart of the universe”. Set against various landscapes that have been altered by human activity, I build structures and create scenes that express man’s search for meaning through senseless political, social and self-aggrandizing gestures.

Elena Willis studied photography at Concordia University, where she obtained a degree in 2003. Known for her surrealism-inspired photographs, she has developed a singular artistic language, characterized by scenes unfolding in the midst of landscapes that have been substantially modified by human activity. Her work has been exhibited in Canada, the US, Europe and Asia, Her photographs, which have received several awards, are also part of several private and public collections, notably the Cirque du Soleil, the Musée national des beaux-arts du Québec and Macdonald Stewart Art Centre.


http://www.elenawillis.com/

lundi 8 février 2016

Catherine Bolduc


Catherine Bolduc
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)


Dans ma pratique, je m’intéresse à la manière dont la psyché perçoit et construit la réalité en la transgressant par la fabrication de fictions fantasmatiques. Mon travail se nourrit d’expériences subjectives où l’idéalisation opère une transfiguration mentale du réel ou lorsque, inversement, le désir subit l’épreuve de la réalité. Récemment, je me suis intéressée au paysage comme mode d'interprétation et de construction de la réalité. Ces recherches questionnent la part de subjectivité impliquée dans la perception du monde.

Les écrits de Christophe Colomb sont le point de départ du projet La femme dans la Lune sur lequel je travaillerai au Centre SAGAMIE. Dans La découverte de l’Amérique, la perception de l’explorateur fait l'objet d'une illusion complète dont il est lui-même l'instigateur ; alors qu’il foule le sol de l'Amérique, il persiste à se croire en Orient. Lors d'une résidence au Parc national Gros Morne à Terre-Neuve au printemps dernier, j'ai déambulé dans le territoire, munie d'une caméra vidéo portable et d'un appareil photo, en usant d’une carte de la Lune pour m’orienter. L'intention du projet La femme dans la Lune est de produire une confusion entre Terre-Neuve et la Lune en faisant valoir la préséance du regard subjectif.

En plus de ses nombreuses expositions au Québec, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis, Catherine Bolduc a réalisé plusieurs résidences à l'étranger dont une au Künstlerhaus Bethanien à Berlin et au Studio du Québec à Tokyo. Le projet La femme dans la Lune sera présenté en 2017 à The Rooms à Saint-Jean de Terre-Neuve. L'artiste remercie le Conseil des arts du Canada.

http://www.catherinebolduc.com/


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Catherine Bolduc
Artist in Residence


In my practice, I am interested in the way in which the psyche perceives and transgresses reality through the forging of fantastical fictions. My work is sustained by subjective experiences in which idealization works a mental transfiguration of the real or when, inversely, desire comes up against reality. Recently, I took an interest in landscape as a means to interpret and build reality. This research questions the subjective side that is implied in our perception of the world.

Christopher Columbus’ writing are the starting point for the project La femme dans la Lune (The Women on the Moon), which I will be working on at Centre SAGAMIE. In La découverte de l’Amérique (The Discovery of America), the explorer’s perception is subjected to a total illusion of which he is the prime instigator; even as he steps on American soil, he stubbornly continues to believe he is in the Orient. Last spring, during a residency in Gros Morne National Park in Newfoundland, I used a map of the moon to guide me while hiking through the territory equipped with a mobile video and photo camera. The goal of the La femme dans la Lune is to blur the distinction between Newfoundland and the Moon by insisting on the primacy of the subjective gaze.

In addition to her many exhibitions in Quebec, France, Germany, Netherlands and the US, Catherine Bolduc has undertaken several residencies, in particular at the Künstlerhaus Bethanien in Berlin and the Studio du Québec in Tokyo. The project La femme dans la Lune will be presented in 2017 at The Rooms in Saint John’s, Newfoundland.

http://www.catherinebolduc.com/

lundi 1 février 2016

Lucie Rocher



Lucie Rocher
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon travail photographique tente par le paysage et le portrait de catégoriser et de mettre l’accent sur une « communauté », un ailleurs, un groupe. Je m’intéresse à la notion « d’entre deux », à ce qui est en devenir, en latence et qui n’est pas clairement défini ou achevé. Je cartographie ainsi des identités et des territoires en marge qui peuvent se faire les échos d’une communauté – queer particulièrement. Traversés par une certaine instabilité irrésolue, ces individus et ces espaces sont pourtant identifiables – reconnaissables par le même déséquilibre qui les habite. L’être humain et l'architecture sont profondément interconnectés et constituent en quelque sorte les marqueurs d’une révolution silencieuse dont l’image devient le témoin privilégié. Interrogeant spécifiquement le médium, ses supports d’existence, les cadres, ou encore sa mise en espace, le corps (de l’image) est investi comme un objet singulier en constant déplacement, en construction, rythmé et influencé par son environnement.

Lucie Rocher vit et travaille à Montréal. Elle est titulaire d’une maitrise en Arts plastiques et Sciences de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Grâce à l’obtention d’une bourse de la Fondation de France elle a poursuivi ses études en Master Fine Art à la New York University. Elle est actuellement en Doctorat d’études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal. Elle a exposé dans plusieurs galeries à Paris, New York notamment White Box et Recession Art et à Reykjavik à la Gallery of The Icelandic Artists Association. Récemment elle était en résidence de création à SIM Residency basée à Reykjavik en Islande. Elle travaille aujourd’hui à la galerie de l’UQAM.

http://lucierocher.com/


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Lucie Rocher
Artist in Residence


Through the use landscape and portraiture my photographic work seeks to categorize and highlight a “community,” an elsewhere, a group. I am interested in the “in-between,” in that which is developing, latent and not yet clearly defined or realized. I thus map out fringe identities and spaces that can echo a community—notably queer. Though worked by a certain unresolved instability, these individuals and spaces are nevertheless identifiable—they can be recognized by way of the same imbalance that resides in them. Human beings and architecture are deeply interconnected and are in a sense the markers of a silent revolution of which the image becomes the prime witness. Through a questioning of the medium’s specificities, its underlying supports, frames, or even its placement in space, the body (of the image) is taken up as a singular object that is constantly moving, under construction, set in motion and influenced by its environment.

Lucie Rocher lives and works in Montréal. She holds a Masters in Visual Arts and Art Studies from the Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Thanks to a grant from the Fondation de France she continued her education with an MFA at New York University. She is currently enrolled in the Doctorat d’études et pratiques des arts program at the Université du Québec à Montréal. She has exhibited in several galleries in Paris, in New York, notably at the White Box and Recession Art, as well as at in Reykjavik at the Gallery of The Icelandic Artists Association. She currently works at the galerie de l’UQAM.

http://lucierocher.com/