mardi 27 octobre 2009

Karen Elaine Spencer


Karen Elaine Spencer
Artiste en résidence / Artist in Residence

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À travers ma pratique artistique, j’ausculte l’éphémère et examine la trajectoire que nous, en tant qu’êtres transitoires, décrivons dans l’espace. La perspective d’un mouvement linéaire vers l’avant se trouve déconcertée par des gestes performatifs qui semblent ne mener nulle part. Je prends le métro, je flâne, je me promène, je rêve : ces activités s’équivalent toutes en importance. Or, des segments temporels et des répétitions de mouvements sont définis afin que certaines séquences puissent se détacher des autres. Un motif est repris et entretenu dans le temps (souvent pendant un an), permettant d’engager un processus où il n’est plus possible de départager ma pratique artistique de mon quotidien. Je travaille avec ce qui est à portée de main, avec des matériaux qui témoignent de notre existence au jour le jour : carton, oranges, pain, craie. Par le détournement des matériaux, des intentions ou des mouvements, j’interviens dans divers espaces, avec l’espoir de modifier, ne serait-ce que légèrement, la perception de ce qui est possible.

Karen Elaine Spencer vit et travaille à Montréal (Québec) où elle a obtenu une maîtrise en arts de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). En prenant le temps de prendre le temps, l’artiste puise dans l’ordinaire et met au jour le potentiel poétique de l’existence au quotidien. Ses œuvres ont été présentées dans différents centres culturels au Canada et en Europe. Ses plus récentes expositions sont rêves à la poste au 3e impérial (Granby), porteur de rêves à Dare-Dare (Montréal), i dreamt i ran away from home à Visualeyez (Edmonton) et lit de pain à Paris.

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My artistic practice investigates the fleeting and how we as transient beings circulate through space. The notion of a linear movement forward is confronted through performative gestures that lead nowhere. I ride the metro, I loiter, I ramble, I dream. Any one activity is deemed as important as any other and segments of time and repetitions of movement are delineated to separate certain moments from other moments. A body of work is sustained over time (often a year) enabling a process whereby my artistic practice is indistinguishable from my daily life. I work with what is near at hand, materials that speak of our day-to-day existence: cardboard, oranges, bread, chalk. Through a détournement of materials or intentions or movements I intervene into spaces; hoping to shift, ever so slightly, perceptions of what is possible.

Karen Elaine Spencer lives and works in Montréal, Québec where she obtained her Masters in Art at l’Université du Québec à Montréal (UQAM.) Karen takes the ordinary events of daily life and mines these for their poetic underpinnings, taking the time to take time. Her work has been presented in art centres throughout Canada and Europe with recent exhibitions being: “dream letters for granby” at 3e impérial in Granby, “dream listener” at Dare-Dare in Montréal, “i dreamt I ran away from home” at Visualeyez in Edmonton, and "lit de pain" in Paris.

jeudi 15 octobre 2009

GUY BLACKBURN T O U C H E

GUY BLACKBURN
T O U C H E

Commissaire
GUY SIOUI DURAND

Lancement de la publication
produite par le Centre SAGAMIE
Le jeudi 22 octobre à 17h.

GUY BLACKBURN
Né en 1956, Guy Blackburn vit et travaille à Chicoutimi. Depuis le début des années 80, il a participé au Québec, au Canada (Ontario, Nouveau-Brunswick) et à l’étranger (France, Allemagne, Pologne, Chili) à différentes expositions et manifestations. Depuis 1990, Blackburn a proposé un corpus d’œuvres qui a su intéresser un large public, une médiatisation et une analyse importantes. Pensons seulement aux projets La Cécité, Hommage à Anna, Espace interdit, Quémander l’affection et à la série de quatre installations au Musée de la guerre froide de Carps en Ontario. Plus récemment, au Musée de Rimouski et à la Galerie Séquence de Chicoutimi, il a présenté l’exposition Sans Silence, et Extrait d’ambiguïté à la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières. Sa dernière aventure d’art Touche est une œuvre majeure produite et diffusée avec la complicité du Centre SAGAMIE d’Alma. Bien que l’on puisse parler chez Blackburn de pratique ouverte, l’installation demeure au cœur de son travail. Ses réalisations explorent de façon percutante, voir même troublante, les nouvelles conditions individuelles et sociales issues des récentes pratiques scientifiques. Une approche singulière et une pratique sans compromis.

GUY SIOUI DURAND
Wendat (Huron) de Wendake (Québec), Guy Sioui Durand est sociologue, critique (PH.D.) et commissaire indépendant. L’art actuel et l’art amérindien sont ses domaines d’intervention. Co-fondateur de la revue Inter et du Lieu, centre d’artistes de Québec, chargé de cours en théorie de l’art à l’Université du Québec à Chicoutimi, il a publié trois livres dont L’art comme alternative en 1997 et Riopelle. Indianité en 2003. Il écrit pour plusieurs périodiques, catalogues et dans Internet. Depuis 2000, Sioui Durand a été commissaire d’une dizaine d’événements dont Touche, de Guy Blackburn au Centre SAGAMIE d'Alma, Urbaine Urbanité III (Place Valois, Montréal 2005), Identités et Remplacements (24e édition du Symposium international d’art contemporain, Baie Saint-Paul 2006), Art Sauvage (12e Rencontre Internationale d’Art Performance, Québec 2006). Conseiller autochtone d’Espace 400e (Québec 2008), Sioui Durand participait en avril au Forum Théorique de la Xe Biennale de La Havane (Cuba, 2009) et en juin à la Délégation des conservateurs autochtones canadiens (Biennale de Venise, 2009). En novembre 2009, il est invité aux festivals Accion ! 09 Mad (Madrid) et Arrt d’Accio (Valence) en Espagne (www.siouidurand.org).


Prix spécial, sur place lors du lancement 15$ taxes incluses

Pour commander / To order:

Guy Blackburn, TOUCHE
Commissaire / Guy Sioui Durand / Curator
70 pages couleur, texte en français seulement, 8 X 10 po.
70 pages, colour, text in French only, 8 X 10 in.
ISBN 978-2-923612-15-7 2009
Prix / Price: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

mercredi 14 octobre 2009

Annie Baillargeon

Annie Baillargeon
EMBALLAGE ANATOMIQUE

VERNISSAGE jeudi le 22 octobre à 17h00 / Opening Thursday, October 22, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 22 octobre au 11 décembre 2009 / Exhibition October 22 - December 11, 2009
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Le projet Emballage anatomique est une série d’œuvres numériques regroupées en huit diptyques dans lesquels les éléments s’organisent en structures qui rappellent l’ornementation, le papier peint ou l’emballage cadeau. Elles révèlent au passage, par le détail, une orchestration axée sur la déformation et le camouflage de corps humains. L’œuvre s’articule dans l’espace photographique par des positions et des attitudes qui engendrent des scénarios liés à différentes thématiques. Ces compositions, tissées par la démultiplication des différents corps, réfèrent à des rencontres que j’ai faites lors de mes résidences. Elles reformulent des historiettes et des scènes allégoriques où la présence énigmatique de l’individu est mise au premier plan.

La chorégraphie, qui naît de l’utilisation de ces nombreux corps, propulse l’espace numérique vers divers niveaux de lectures. Réduits à une échelle infiniment petite, les corps sont contraints à s’amalgamer à d’autres membres de leur espèce au travers d’une dynamique conflictuelle. Au même moment, ils s’assemblent en agglomérats sur une surface d’où émane une vibration d’harmonie, un équilibre rappelant une certaine notion d’infini. Ce travail aborde autant la quête identitaire de l’individu que celle de la collectivité, tout en questionnant métaphoriquement la fragilité humaine et l’aspect éphémère des liens qui unissent les individus entre eux.

Annie Baillargeon est une artiste qui vit et travaille à Québec. Son action englobe la photographie, l’installation, la vidéo et la performance. Elle est membre et cofondatrice du collectif multidisciplinaire Les Fermières Obsédées, dont les performances et les manœuvres insufflent depuis 2001 une indiscipline au genre de l’art action. Parallèlement, elle développe un travail en solo qui se situe à la croisée des genres et des médiums, principalement axé sur l’utilisation du corps comme véhicule de questionnement sur les enjeux existentiels de l’individu. Au nombre de ses expositions solos, dans les centres d’artistes du Québec et du Canada, on compte L’œil de poisson et le Centre VU de Québec, Espace F de Matane, la Galerie Séquence de Saguenay et la Galerie 44 de Toronto. Elle a participé aux expositions collectives L’envers des apparences, au Musée d’art contemporain de Montréal, C’est arrivé près de chez vous, au Musée National des beaux-arts de Québec et The constructed images, au festival Contact image à Toronto. Son travail a été également diffusé dans le Moulin à images de Robert Lepage à Québec.


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Annie Baillargeon
EMBALLAGE ANATOMIQUE

Opening Thursday, October 22, 5:00 p.m.
Exhibition October 22 - December 11, 2009

The "Emballage anatomique" project consists of a series of digital creations presented in the form of eight diptychs, the compositional elements of which are structured to resemble ornamental art. The components of each image are clustered like constellations, reminiscent of wallpaper or gift wrapping patterns. But the details in the images reveal themselves to be precisely orchestrated variations on the corruption and dissimulation of human bodies. The poses and attitudes delineated in the photographs intimate varying scenarios that evoke different themes. The various bodies are distilled in these compositions, referring back to my encounters during my artistic residencies. They are a retelling of anecdotes and allegorical scenes in which the enigmatic presence of the individual is the prominent feature.

The presentation of numerous bodies engenders a kind of choreography in a digital space which is opened up to different levels of interpretation. Reduced to an infinitely small scale, the bodies are constrained to seek amalgamation with other individuals of their kind through the dynamics of conflict. At that same moment, they bond together in clusters on a plane which vibrates with harmony, an equilibrium which hearkens back to an imprecise understanding of infinity. These compositions are a reflection on the search for both individual and group identity, interlaced with a metaphorical inquiry into the fragility of the human experience and the ephemeral nature of the bonds that bring individuals into partnership.

Annie Baillargeon is an artist who lives and works in Quebec. Her work includes photography, art installations, video and performance art. She is a co-founding member of the multi-disciplinary collective Les Fermières Obsédées, whose performances and tactics since 2001 have infused an element of insubordination into the genre of action art. All the while, she has been working on her own solo creations which incorporate different genres and media, making use primarily of the human body as a means of inquiry into the existential choices facing the individual. Her solo exhibitions have been presented in artistic centers throughout Quebec and Canada, including L’œil de poisson and the Centre VU in Quebec City, Espace F in Matane, the Galerie Séquence in Saguenay, and Gallery 44 in Toronto. She has participated in collective exhibitions such as "L’envers des apparences", at the Montreal Museum of Contemporary Art, "C’est arrivé près de chez vous", at the Musée National des beaux-arts de Québec, and "The constructed images", at the Contact Festival in Toronto. Her work was also featured in Robert Lepage's "Image Mill", presented in Quebec City.

mercredi 7 octobre 2009

Catherine Bodmer

Catherine Bodmer
Artiste en résidence / Artist in Residence

La pratique artistique de Catherine Bodmer comprend des installations, des oeuvres in-situ et des photographies. La notion de transformation est au cœur de sa recherche, ainsi que l’observation des aspects banals et ordinaires de la vie, cherchant à leur donner une dimension supplémentaire. Depuis quelques années, Catherine Bodmer a commencé à travailler avec les moyens de la photographie et le traitement numérique afin d’explorer l’espace de l’image et de l’imagination, ainsi que la position de l'individu dans ces espaces. Son attention s’est portée sur des lieux et situations évoquant un sens d’ouverture et de speculation, mais aussi de précarité. En concevant les images comme une matière malléable, l'artiste s'intéresse aux altérations subtils de certains éléments dans l'image, suggérant des situations à la fois cohérentes et divergentes. La manipulation des pixels numériques, ainsi que les stratégies de multiplication et de variation d’un sujet se veulent au service d’une idée plus vaste, soulignant la vulnérabilité de notre existence face à une compréhension de plus en plus complexe et caleidoscopique de la réalité.

Catherine Bodmer, d’origine suisse, détient un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et a obtenu une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal en 1999. Depuis une dizaine d’années, elle est impliquée activement dans le milieu des centres d’artistes autogérés et a travaillé en tant que coordonnatrice artistique à La Centrale/Galerie Powerhouse (1999-2002) et à articule (2004-2009) à Montréal. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives à travers le Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan. En 2008, elle a reçu le Prix du Duc et de la Duchesse de York en photographie du Conseil des Arts du Canada. http://www.catherinebodmer.com

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Catherine Bodmer is a visual artist whose practice includes installation, photography and site-specific work. The idea of transformation is at the centre of her work, as well as the observation of the ordinary and banal aspects of life, which she seeks to infuse with a supplementary dimension. Since a few years, Catherine Bodmer has been working with the means of photography to explore the space of the image and the imagination. Her attention has been drawn to places and situations that evoke a sense of openness and speculation, but also of precariousness. Conceiving of the image as a “matter” that can be transformed, she is interested in the subtle alterations of certain elements in the image, suggesting situations that are coherent and divergent at the same time. The manipulation of pixels, as well as strategies of multiplication and variation of a subject serve a broader idea that highlights our existence’s vulnerability in relation with an increasingly complex and kaleidoscopic understanding of reality.

Originally from Switzerland, Catherine Bodmer has a degree from the School of Art of Lucerne in Switzerland and earned a master’s degree in visual arts from the Université du Québec à Montréal in 1999. Over the last ten years, she has been actively involved in artist-run centres and was the artistic coordinator at La Centrale/Powerhouse Gallery (1999-2002) and at articule (2004-2009) in Montreal. Her work has been presented in several individual and group exhibitions throughout Canada, as well as in Mexico and Taiwan. In 2008, she received the Duke and Duchess of York Prize of Photography of the Canada Council for the Arts. http://www.catherinebodmer.com