mardi 30 août 2011

Matthieu Brouillard


Détail de Sans titre (Soldat tombant 7), 2011, de la série La Résurrection
Detail from Untitled (Falling soldier 7), 2011, from the series The Resurrection

 
Matthieu Brouillard
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Au cours de cette résidence, Matthieu Brouillard travaillera sur les images qui composeront son exposition La Résurrection/Les Enfants de la symétrie brisée, présentée au Centre OBORO de Montréal du 17 septembre au 22 octobre prochains (http://www.oboro.net).

Cette exposition d’envergure, qui comportera dix-huit photographies de grand format, rassemblera les deux premiers volets d’une trilogie, commencée en 2008, se proposant comme une méditation sur notre incarnation dans le monde et notre rapport à la représentation en cette ère hébétée dite de " la fin des grands récits ". La première des séries photographiques, La Résurrection, se présente comme un dialogue avec le panneau de la résurrection du retable d’Issenheim (1512-16) de Matthias Grünewald. La seconde série, Les Enfants de la Symétrie Brisée, met quant à elle en scène des naissances difficiles dans l’environnement hostile d’une étrange structure aux limites de la désintégration.

Matthieu Brouillard travaillera également au livre Darkness Implacable, publié par SAGAMIE édition d'art, qui contiendra une sélection de ses images depuis 2003, un essai de l’auteur James D. Campbell et un entretien en profondeur entre le photographe américain Russell Joslin et Matthieu Brouillard. Le lancement du livre aura lieu le soir du vernissage chez OBORO, le 17 septembre à partir de 17h.

Matthieu Brouillard est né à Montréal en 1976. Il a étudié les arts visuels et médiatiques à l’UQÀM, sous la direction de David Tomas. Son travail, principalement en photographie, a été exposé et publié au Canada (Toronto, Québec, Montréal, Alma) et à l’étranger (Suisse, Italie, Allemagne, France, Etats-Unis). Narragonie, un livre comprenant une sélection de ses images et écrits sur la photographie, a été publié en 2007, avec un avant-propos du romancier québécois Gaétan Soucy (La Petite fille qui aimait trop les allumettes). Ses images font partie de collections privées et publiques au Canada, en Allemagne et en Suisse. Son travail a reçu maintes fois le soutien du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du FQRSC (Fonds Québécois de Recherche Société et Culture).

Il a en outre collaboré avec des metteurs en scène de théâtre et pris part à un projet qui visait à mettre en relation architecture, littérature et vidéo (Les Archi-Fictions, 2006). À l’automne 2010, il a été chargé d’enseignement au département d’histoire de l’art de l’Université de Zürich, en Suisse, où il a conduit un séminaire qu’il a intitulé La Photographie et la crise du sujet dans la pensée française du 20ème siècle. À partir du printemps 2012, il sera chercheur invité dans un groupe de recherche en esthétique à Karlsruhe (Allemagne) dirigé, entre autres intellectuels de haut niveau, par le philosophe Peter Sloterdijk (Critique de la raison cynique).

Matthieu Brouillard partage son temps entre Montréal, Berne (Suisse) et le village d’Ardez, dans les Alpes suisses.
Site web : http://www.matthieubrouillard.com


Matthieu Brouillard
Artist in Residence


During this residence, Matthieu Brouillard will work on the images that will make up his exhibition The Resurrection/Children of broken symmetry, to be presented at OBORO in Montreal from the 17th of September to the 22nd of October (http://www.oboro.net).

This major exhibition, which will include eighteen large-format photographs, will bring together the first two series in a trilogy begun in 2008, offering a meditation on our embodiment in the world and our relationship to representation in this bewildered era, sometimes called “the end of grand narratives." The first of these photographic series, The Resurrection, presents itself as a dialogue with Matthias Grünewald's resurrection panel from the Issenheim altarpiece (1512-16). The second series, Children of broken symmetry, portrays difficult births in the hostile environment of an enigmatic structure that is on the edge of disintegration.

Matthieu Brouillard will also work on his monograph Darkness Implacable, to be published by SAGAMIE édition d'art. This book will contain a selection of his images since 2003, along with an essay by the writer James D. Campbell and an in-depth interview between the American photographer Russell Joslin and Matthieu Brouillard. The monograph will be launched along with Brouillard’s exhibition at OBORO on Saturday September 17th at 5 P.M.

Matthieu Brouillard was born in Montreal in 1976. He studied visual and media arts at UQÀM under David Tomas. His work, primarily in photography, has been exhibited and published in Canada (Toronto, Quebec, Montreal, Alma) and abroad (Switzerland, Italy, Germany, France, the United States). Narragonie, a book of his images and writings on photography, was published in 2007, with a foreword by Québécois novelist Gaétan Soucy (The Little girl who was too fond of matches). His images are held in private and public collections in Canada, Germany and Switzerland. His work has received support many times from the Canada Council for the Arts, the Conseil des Arts et des Lettres du Québec, and the FQRSC (Fonds Québécois de Recherche Société et Culture).

He has also collaborated with theatre directors and worked on a project that combined video, literature and architecture (Les Archi-Fictions, 2006). In the fall of 2010 he was lecturer in the Art History department at the University of Zürich, in Switzerland, conducting a seminar that he entitled Photography and the crisis of the subject in 20th-Century French thought. Starting in spring 2012 he will be an invited researcher in a research group in aesthetics in Karlsruhe (Germany) directed, among other leading intellectuals, by the philosopher Peter Sloterdijk (Critique of cynical reason).

Matthieu Brouillard divides his time between Montreal, Bern (Switzerland), and the village of Ardez, in the Swiss Alps.
http://www.matthieubrouillard.com

mardi 23 août 2011

David Lafrance


David Lafrance
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L’art de David Lafrance se définit comme une suite de paysages aux compositions organisées de façon instinctive et brutale. Malgré l’accumulation de marques abstraites, il est possible de situer le sol, une ligne d’horizon et parfois le ciel. Ces mises en scène évoquent des jardins, des lieux de rassemblement et des bâtiments aux références des plus hétéroclites. L’oeuvre supporte une ambiance euphorisante et inquiétante qui dirigera le spectateur afin de mieux comprendre la nature des sujets : idolâtre, dépressif ou superficiel. Le style fait référence à l’art populaire et intègre d’une façon tout à fait assimilée les défauts de perspectives, d’échelles et de proportions. Les palais et les constructions instinctives et improbables côtoient des blocs rigides nous référant aux constructions contemporaines. Le rustique cohabite avec l’émancipation de la richesse et du mauvais goût. Dernièrement David Lafrance s’intéresse au rapport de culpabilité relié à la fête. Le regret d’être "lendemain de veille". La volonté de se pendre en main... jusqu’à la prochaine occasion. En résidence au Centre SAGAMIE, il explorera l’idée et le thème du bar : les amis, l’ivresse et le rituel.

David Lafrance est né en 1976 au Québec. Il est diplômé en l’an 2001 de l’Université Concordia à Montréal en peinture et dessin. Il y reçoit le prix Guido Molinari pour ces performances académiques. Depuis ces dernières années, ce peintre, aussi graveur, et sculpteur à fait plusieurs exposition au Québec, au Canada et au E-U. Il est récipiendaire de bourses du conseil des arts et lettre du Québec. On peut retrouver ces œuvres dans les collections de la Bibliothèque Nationale du Québec, "prêt d’œuvre" du Musée du Québec, Cirque du soleil et Lotto Québec. Inspiré par le folklore et l’art populaire, sa peinture se consacre aussi à la caricature solennelle et romantique des modèles de bonheur et de force. En complément à son œuvre picturale, sa pratique artistique évolue aussi par la musique expérimentale et bruitiste. David Lafrance vit et travaille à Montréal.


David Lafrance
Artist in Residence


The art of David Lafrance takes the form of a series of landscapes composed in a manner which is both instinctive and brutal. Despite the assemblage of abstract markings, it is still possible to make out the ground, the line of the horizon and, at times, the sky. These compositions evoke images of gardens, gathering places and structures imbued with wide-ranging references. The mood created by these works is exhilarating and off-setting, leading the spectator to a deeper understanding of the nature of the subjects: idolatrous, depressing or superficial. The style is a throwback to popular art and manages to seamlessly integrate flaws in perspective, scale and proportion. Palaces and improbable structures conceived intuitively butt up against rigid bunkers reminiscent of contemporary architecture. A homespun feeling coexists with the emancipation of wealth and questionable taste. Of late, David Lafrance has been exploring the notion of guilt as a by-product of festive enjoyment. The repentance attendant on the “hangover”. The decision to get oneself back into shape... until the next time. As artist in residence at the Centre SAGAMIE, he will be exploring the idea and theme of the bar: the friends, the intoxication and the ritual.

David Lafrance was born near Montreal, Quebec, in 1976. He’s a graduate from Concordia University a major in painting and drawing. He receives the Guido Molinari Prize for academic achievement. His recent work in painting, drawing and sculpture is shown in Canada and the United-States. His references are found in folk art, modern painting and contemporary fashion. After winning two Quebec art council grant, his painting focus on the nature and the chase of pleasure in our modern society. David Lafrance also performs music with turntables and electronic devices into different groups.

jeudi 11 août 2011

Jonathan Plante



Jonathan Plante
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon travail s’articule autour de la matérialité de l’image et des dynamiques formelles entre la photographie, la sculpture, l’animation et le dessin, qui ont fait jusqu’à maintenant partie intégrante de ma pratique artistique. La forme occupe une place prédominante dans le mouvement de fuite qui révèle l’instabilité de l’œuvre.

Je m'intéresse plus particulièrement aux notions indissociables de visibilité, d'expérience et de présence. Par visibilité, j'entends une recherche entourant le seuil d’apparition de l’image; l'expérience est liée directement au vécu subjectif qui contribue à la formation d'un discours sur ce qui m'entoure; et la présence évoque la construction d'objets théoriques qui font appel à la citation et à l'intertextualité afin de rendre visible le « déjà là ».

À travers une pratique multidisciplinaire, j’explore les différents états de l’image dans le passage entre l’œuvre et sa documentation. L’utilisation de la séquence, de la répétition et de la simultanéité renvoie au début de l’image cinétique, un moment charnière dans la formulation de notre regard contemporain. Par ce procédé, je pose une réflexion sur le temps de l’image et j'explore la différence entre le passage dans le temps et le temps d’un passage. Je cherche ainsi à placer le spectateur devant l’écart qui à la fois nous relie au réel et nous en sépare.

J’aime penser la représentation en tant qu'objet, sans pour autant être dans la critique de la représentation. L’œuvre naît et continue de vivre comme une cicatrice toujours prête à s’ouvrir, toujours décidée à nous offrir, par un effacement du temps réel, la promesse de l’éternité.


Jonathan Plante est né en 1976. Il vit et travaille à Montréal, où il a obtenu un baccalauréat en études interdisciplinaires de l’Université Concordia. Il œuvre principalement dans le champ de l’installation multidisciplinaire et étudie la question de la présence par l’exploration des différents états de l’image dans le passage entre l’œuvre et sa documentation. En 2005, il se rend à Amsterdam pour une résidence de deux ans à l'école d'art De Ateliers où il travaille auprès de Marlène Dumas et de Fiona Tan. Au cours de son séjour aux pays-Bas, il présente des expositions individuelles et collectives, et il s'illustre sur la scène montréalaise lors de la première Triennale québécoise organisée par le Musée d’art contemporain de Montréal, en 2008. Il présente en 2010 les expositions Palindrome au Musée d’art contemporain des Laurentides et Parallaxe à la Galerie Division en 2011. Impliqué dans le milieu des arts, Jonathan Plante est technicien à OBORO, il fait partie du comité artistique consultatif de la galerie Vox et est membre actif du centre d’artistes Articule. Ses oeuvres font partie de collections privées et publiques, dont celle du Musée d’art contemporain de Montréal. Il est représenté par la Galerie Division.

http://www.galeriedivision.com


Jonathan Plante
Artist in Residence

My work revolves around the materiality of image and the formal dynamics between photography, sculpture, animation and drawing, all of which being, up to now, integral parts of my artistic practice. Form is at the forefront of the runaway movement which reveals the work’s instability.

I am particularly interested in the notions of visibility, experience and presence. By the term visibility, I mean the research surrounding the threshold of the image; experience I directly link to the subjective real-life occurrences which help form my discourse on the world around me; and presence conjures up the construction of theoretical objects which call upon quotations and the intertextuality which allow the materialization of the “already there”.

Through a multidisciplinary practice, I explore the various stages of image during its transition between the documentation and the final work. The use of sequences, repetition and simultaneity send us back to the early days of the kinetic image – the cinema – a turning point in the forming of our contemporary outlook. Through this process, I reflect on the time of the image and explore the differences between the passage in time and the time of a passage. This allows me to place the spectator in the middle of the gap connecting us while simultaneously separating us from reality.

I like to imagine the representation as an object, without delving into a critique of the representation. The work is born and lives on like a scar constantly on the brink of opening up, always intent on offering us, by the obliteration of real-time, the promise of eternity.

Jonathan Plante was born in 1976. He lives and works in Montreal where he earned a Bachelor’s degree in Interdisplinary Studies from Concordia University. His work mainly revolves around multidisciplinary installations and he explores the question of presence through the various transitory stages of image as it travels from documentation to the completed work. In 2005, he went to Amsterdam for a two-year residency at the De Ateliers art school where he worked with Marlène Dumas and Fiona Tan. During his stay in the Netherlands, he presented solo and group exhibitions, and made a name for himself in 2008 on the Montreal art scene at the first edition of the Quebec Triennial exhibition hosted by the Musée d’art contemporain de Montréal. In 2010-2011, his works are featured in two exhibitions: Palindrome at the Musée d’art contemporain des Laurentides and Parallaxe at Galerie Division. Greatly involved in the artistic community, Jonathan Plante is a technician at OBORO, a member of the Galerie Vox artistic consulting comity and a hands-on contributor to the activities of the Articule artist center. His works are part of many private and public collections, including the Montreal Museum of Contemporary Arts. He is represented by Galerie Division.

http://www.galeriedivision.com