mercredi 14 novembre 2012

Edwin Janzen

Edwin Janzen
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Dans mon travail, j’explore l’interaction entre les médiums et la technologie, de même que les systèmes de pensée et la politique. Je m’intéresse tout particulièrement à l’impact de la guerre froide sur la société et l’individu, surtout à la manière dont une adhésion insuffisamment critique de la technologie a donné lieu à une constellation de fantasmes personnels et publics irréalisables, insolubles et pourtant tenaces en ce qui a trait à la politique, à l’économie et à la culture populaire.

Je travaille présentement avec des scanneurs qui donnent aux objets qui sont en contact avec la surface de verre, une netteté incroyable, alors que les objets qui s’en détachent d’à peine quelques millimètres, deviennent flous et reflètent la lumière comme des nébuleuses éloignées. En utilisant le scanneur pour examiner des artefacts usuels (cuillères souvenirs, gourganes, Tic Tac, etc.), je réalise des images numériques qui questionnent la condition humaine qui est toujours en situation de jeu, mais jamais de savoir.

Né à Winnipeg et établi à Montréal, l’artiste Edwin Janzen a recours à différents médiums dans son travail, entre autres la vidéo, l’installation, la sérigraphie et le traitement numérique de l’image. En juillet dernier, sa performance-installation intitulée Conspiracy Case a été présentée en première à la Station House Gallery, à Williams Lake en Colombie-Britannique. En résidence pendant un mois dans cette galerie qui lui servait de quartier général, Janzen a mené une enquête suggérant des soi-disant activités criminelles chez les écureuils et les marmottes du lieu. Janzen détient une maîtrise en beaux-arts de l’Université d’Ottawa (2010) et un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2008). Il détient également un baccalauréat en histoire (empire byzantin) de l’Université du Manitoba (1994). Il est l’un des éditeurs fondateurs de la revue Les Fleurs du Mal et il est membre du conseil d’administration d’Articule, un centre d’artistes autogéré montréalais.

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 Edwin Janzen
Artist in Residence


My work explores the interplay between media and technology, on the one hand, and systems of thought and politics, on the other. A particular interest is the impact of the Cold War on society and the self, especially how an insufficiently critical embrace of technology helped spawn a constellation of unfulfillable, unresolvable, yet enduring personal and public fantasies in regard to politics, economics and popular culture. Thus, my works often contain or embody metaphors for the human psyche in self-imposed conditions of confinement or delusion.

I am currently working with scanners, which render near objects with impossible clarity while objects even a few millimetres distant are blurred and flared like distant nebulae. Using the scanner to examine common artifacts (souvenir spoons, fava beans, Tic Tacs, etc.), I create digital photographic reflections on the human situation: always acting, never knowing.

Winnipeg-born, Montreal-based visual artist Edwin Janzen works in diverse media, including video, installation, screenprint, digital imaging and more. This past July, his performance/installation Conspiracy Case opened at the Station House Gallery in Williams Lake, B.C. There, Janzen spent a month in residence, using the gallery as his headquarters to conduct a law-enforcement-style investigation into presumed criminal activities by the local ground squirrels and marmots. Janzen completed his M.F.A. at the University of Ottawa (2010) and his B.F.A. at Concordia University (2008). He also holds a B.A. in History (Byzantine Empire) from the University of Manitoba (1994). Edwin is a founding publisher of Les Fleurs du Mal magazine and serves on the board of directors of articule, the Montreal artist-run centre.

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