lundi 29 février 2016
Guillaume Brisson-Darveau
Guillaume Brisson-Darveau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Prototypes, structures et maquettes (2015-)
Depuis quelques années, j'ai développé une pratique de la sculpture réalisée à partir d'objets dessinés à l'aide de logiciels de modélisation 3D. Dans le cadre de mon séjour au Centre SAGAMIE, j'approfondirai la question de la matérialité de la forme virtuelle à travers une série d'impressions numériques de maquettes dessinées pour d'éventuelles sculptures. Ces maquettes imprimées aux formes aplaties reliées entre elles, tels des patrons en papier, se situent entre objets fictifs et réalisations futures ; elles existent en tant qu'images mentales, architectures partiellement résolues, constructions ambiguës, en attente de leurs réalisations possibles. Elles acquièrent ainsi un statut « transitoire » ; intervalle temporel entre concept initial et oeuvre finale.
Ce nouveau travail, fondé sur un rapport plus physique aux matériaux, s'inscrit dans une recherche ludique, qui tend vers la création d'images populaires dans l'esprit des jouets d'enfants et des jeux vidéo. Par le biais des arts d'impression, de la sculpture, de la vidéo, de l'installation et de projets collaboratifs, mon travail s'articule autour des notions de détournement, de récupération et de répétition.
Je vis présentement à Montréal et je détiens une maitrise en arts visuels de l'Université Laval (Québec). Mon travail fut présenté au Canada, en Suisse et au Japon, ainsi qu'en collaboration à Montréal (Arprim 2012 et Diagonale 2013), et à Toronto (Open Studio 2014). J'ai réalisé de nombreuses résidences d'artistes au Canada et à l'étranger, dont le Banff Center (2015) et NES en Islande (2015). Mes recherches ont reçu l'appui du Conseil des arts et Lettres du Québec ainsi que du Conseil des Arts du Canada en 2015.
http://guillaumebd.com/
Pour en savoir plus sur nos activités, visitez: http://www.sagamie.com
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Guillaume Brisson-Darveau
Artist in Residence
Prototypes, Structures and Models (2015-)
For some time now, my practice in sculpture has been initiated by drawing objects using 3D modeling software. During my residency at Centre SAGAMIE, I will further my investigation of the materiality of the virtual form through a series of digital prints of models that may eventually become sculptures. These printed models have flat shapes which are interlinked, like paper patterns, alternating between fictional objects and future productions; they exist as mental images, partially resolved architectures, ambiguous constructions, awaiting their possible actualization. They thus attain a "transitory status;" a temporal interval between the initial concept and the final work.
Based on a more physical relationship to materials, this new work is part of playful research that seeks to create pop images in the spirit of children's toys and videogames. Through the use of the print arts, sculpture, video, installation and collaborative projects, my work is structured around notions of détournement, recuperation and repetition
I currently live in Montréal and I hold a MFA from Université Laval (Quebec City). My work has been presented in Canada, Switzerland and Japan, as well as part of group shows in Montreal (Arprim, 2012, and Diagonale, 2013), and Toronto (Open Studio, 2014). I have carried out several artist residencies in Canada and abroad, such as at the Banff Centre (2015) and NES in Iceland (2015). My research received support from the Conseil des arts et Lettres du Québec as well as the Canada Council for the Arts in 2015.
http://guillaumebd.com/
lundi 15 février 2016
Elena Willis
Elena Willis
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Le paysage de la terre témoigne de l'histoire de l'humanité. Ainsi, les lieux qui ont été nivelés, préservés, partagés ou assujettis révèlent notre histoire. Les concepts, les pensées, les espoirs et les rêves trouvent un écho dans l'architecture et l'aménagement du paysage. Mes plus récentes œuvres aspirent à refléter la maîtrise que nous cherchons à exercer sur notre environnement, l'échec des idéologies collectives, la manifestation concrète des idées que nous mettons de l'avant, ainsi que le concept de progrès.
Empreintes d'une certaine part de malaise et de certains errements, les œuvres que je réalise présentement constituent une subtile méditation sur les enjeux sociaux et environnementaux. Dans le cadre de ma pratique, je me suis intéressée au lien que nous entretenons avec la nature, autant sur le plan physique (le paysage) que personnel (l'esprit). Dans chacun de ces domaines, nous agissons avec constance dans nos inconséquences. Nietzsche distingue « l’Un-primordial, en tant qu’accablé d’éternelles misères et rempli de contradictions irréductibles », qualifiant l'homme de « dissonance incarnée et de contrariété au cœur de l'univers ». En relation avec divers paysages altérés par l'activité humaine, j'élabore des structures et crée des fictions exprimant la quête du sens par l'homme à travers des gestes politiques, sociaux et autoglorifiants dénués de sens.
Elena Willis a étudié la photographie à l'Université Concordia, où elle a obtenu son diplôme en 2003. Connue pour ses photographies d'inspiration surréaliste, elle a élaboré son propre langage artistique caractérisé par des mises en scène se déployant au cœur de paysages où l'activité humaine a occasionné de substantielles modifications. Son travail a été exposé au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Récipiendaires de plusieurs bourses et prix, ses photographies figurent également au sein de plusieurs collections privées et publiques, notamment celles du Cirque du Soleil, du Musée national des beaux-arts du Québec et du Macdonald Stewart Art Centre.
http://www.elenawillis.com/
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Elena Willis
Artist in Residence
The earth’s landscape tells the story of mankind. The places that have been flattened, preserved, divided or conquered reveal our history. Ideas, thoughts, hopes and dreams are echoed in the architecture of our transformed landscapes. My most recent and upcoming work seeks to reflect upon the control we attempt to exercise over our surroundings, the failure of our collective ideologies, the physical manifestation of those ideas and our concept of progress.
Imbued with a sense of discomfort, of wrongness, my current and upcoming work is a subtle meditation on social and environmental concerns. Throughout my artistic practice, I have been guided by an interest in our connection to nature, whether at the physical level (landscape) or personal (mind). In both realms, we are consistent in our inconsistency. Nietzsche divided “the ground of Being as ever-suffering and contradictory”, identifying man as “the incarnation of dissonance and the contrariety at the heart of the universe”. Set against various landscapes that have been altered by human activity, I build structures and create scenes that express man’s search for meaning through senseless political, social and self-aggrandizing gestures.
Elena Willis studied photography at Concordia University, where she obtained a degree in 2003. Known for her surrealism-inspired photographs, she has developed a singular artistic language, characterized by scenes unfolding in the midst of landscapes that have been substantially modified by human activity. Her work has been exhibited in Canada, the US, Europe and Asia, Her photographs, which have received several awards, are also part of several private and public collections, notably the Cirque du Soleil, the Musée national des beaux-arts du Québec and Macdonald Stewart Art Centre.
http://www.elenawillis.com/
lundi 8 février 2016
Catherine Bolduc
Catherine Bolduc
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Dans ma pratique, je m’intéresse à la manière dont la psyché perçoit et construit la réalité en la transgressant par la fabrication de fictions fantasmatiques. Mon travail se nourrit d’expériences subjectives où l’idéalisation opère une transfiguration mentale du réel ou lorsque, inversement, le désir subit l’épreuve de la réalité. Récemment, je me suis intéressée au paysage comme mode d'interprétation et de construction de la réalité. Ces recherches questionnent la part de subjectivité impliquée dans la perception du monde.
Les écrits de Christophe Colomb sont le point de départ du projet La femme dans la Lune sur lequel je travaillerai au Centre SAGAMIE. Dans La découverte de l’Amérique, la perception de l’explorateur fait l'objet d'une illusion complète dont il est lui-même l'instigateur ; alors qu’il foule le sol de l'Amérique, il persiste à se croire en Orient. Lors d'une résidence au Parc national Gros Morne à Terre-Neuve au printemps dernier, j'ai déambulé dans le territoire, munie d'une caméra vidéo portable et d'un appareil photo, en usant d’une carte de la Lune pour m’orienter. L'intention du projet La femme dans la Lune est de produire une confusion entre Terre-Neuve et la Lune en faisant valoir la préséance du regard subjectif.
En plus de ses nombreuses expositions au Québec, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et aux États-Unis, Catherine Bolduc a réalisé plusieurs résidences à l'étranger dont une au Künstlerhaus Bethanien à Berlin et au Studio du Québec à Tokyo. Le projet La femme dans la Lune sera présenté en 2017 à The Rooms à Saint-Jean de Terre-Neuve. L'artiste remercie le Conseil des arts du Canada.
http://www.catherinebolduc.com/
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Catherine Bolduc
Artist in Residence
In my practice, I am interested in the way in which the psyche perceives and transgresses reality through the forging of fantastical fictions. My work is sustained by subjective experiences in which idealization works a mental transfiguration of the real or when, inversely, desire comes up against reality. Recently, I took an interest in landscape as a means to interpret and build reality. This research questions the subjective side that is implied in our perception of the world.
Christopher Columbus’ writing are the starting point for the project La femme dans la Lune (The Women on the Moon), which I will be working on at Centre SAGAMIE. In La découverte de l’Amérique (The Discovery of America), the explorer’s perception is subjected to a total illusion of which he is the prime instigator; even as he steps on American soil, he stubbornly continues to believe he is in the Orient. Last spring, during a residency in Gros Morne National Park in Newfoundland, I used a map of the moon to guide me while hiking through the territory equipped with a mobile video and photo camera. The goal of the La femme dans la Lune is to blur the distinction between Newfoundland and the Moon by insisting on the primacy of the subjective gaze.
In addition to her many exhibitions in Quebec, France, Germany, Netherlands and the US, Catherine Bolduc has undertaken several residencies, in particular at the Künstlerhaus Bethanien in Berlin and the Studio du Québec in Tokyo. The project La femme dans la Lune will be presented in 2017 at The Rooms in Saint John’s, Newfoundland.
http://www.catherinebolduc.com/
lundi 1 février 2016
Lucie Rocher
Lucie Rocher
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Mon travail photographique tente par le paysage et le portrait de catégoriser et de mettre l’accent sur une « communauté », un ailleurs, un groupe. Je m’intéresse à la notion « d’entre deux », à ce qui est en devenir, en latence et qui n’est pas clairement défini ou achevé. Je cartographie ainsi des identités et des territoires en marge qui peuvent se faire les échos d’une communauté – queer particulièrement. Traversés par une certaine instabilité irrésolue, ces individus et ces espaces sont pourtant identifiables – reconnaissables par le même déséquilibre qui les habite. L’être humain et l'architecture sont profondément interconnectés et constituent en quelque sorte les marqueurs d’une révolution silencieuse dont l’image devient le témoin privilégié. Interrogeant spécifiquement le médium, ses supports d’existence, les cadres, ou encore sa mise en espace, le corps (de l’image) est investi comme un objet singulier en constant déplacement, en construction, rythmé et influencé par son environnement.
Lucie Rocher vit et travaille à Montréal. Elle est titulaire d’une maitrise en Arts plastiques et Sciences de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Grâce à l’obtention d’une bourse de la Fondation de France elle a poursuivi ses études en Master Fine Art à la New York University. Elle est actuellement en Doctorat d’études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal. Elle a exposé dans plusieurs galeries à Paris, New York notamment White Box et Recession Art et à Reykjavik à la Gallery of The Icelandic Artists Association. Récemment elle était en résidence de création à SIM Residency basée à Reykjavik en Islande. Elle travaille aujourd’hui à la galerie de l’UQAM.
http://lucierocher.com/
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Lucie Rocher
Artist in Residence
Through the use landscape and portraiture my photographic work seeks to categorize and highlight a “community,” an elsewhere, a group. I am interested in the “in-between,” in that which is developing, latent and not yet clearly defined or realized. I thus map out fringe identities and spaces that can echo a community—notably queer. Though worked by a certain unresolved instability, these individuals and spaces are nevertheless identifiable—they can be recognized by way of the same imbalance that resides in them. Human beings and architecture are deeply interconnected and are in a sense the markers of a silent revolution of which the image becomes the prime witness. Through a questioning of the medium’s specificities, its underlying supports, frames, or even its placement in space, the body (of the image) is taken up as a singular object that is constantly moving, under construction, set in motion and influenced by its environment.
Lucie Rocher lives and works in Montréal. She holds a Masters in Visual Arts and Art Studies from the Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Thanks to a grant from the Fondation de France she continued her education with an MFA at New York University. She is currently enrolled in the Doctorat d’études et pratiques des arts program at the Université du Québec à Montréal. She has exhibited in several galleries in Paris, in New York, notably at the White Box and Recession Art, as well as at in Reykjavik at the Gallery of The Icelandic Artists Association. She currently works at the galerie de l’UQAM.
http://lucierocher.com/
lundi 25 janvier 2016
Caroline Cloutier
Caroline Cloutier
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Pour le corpus Contre-espaces, je désire me concentrer sur une nouvelle piste de recherche à propos de la virtualité de l’image spéculaire, incarnée par des prises de vues en atelier et dans des lieux de diffusion. Le miroir, utilisé comme un outil de déconstruction et de mise en scène de l’espace, me permettrait d’imbriquer, à l’intérieur d’un seul espace destiné à être photographié, plusieurs contre-espaces se retrouvant en hors champ. Du simple miroir appuyé contre un mur au dispositif modulaire complexe, ces dispositifs se transforment en véritables kaléidoscopes inversés, conteneurs d’espaces virtuels se juxtaposant dans des compositions improbables. Une fois photographiés, ces lieux démultipliés par les miroirs basculent dans un autre espace virtuel — celui de la photographie — où la frontière entre l’image spéculaire et l’espace réel se brouille pour révéler des méta-lieux. Sous forme de photographies imprimées en grand format, j’imbriquerai des espaces vides, des spatialisations utopiques dans lesquels le corps tend à se projeter.
Le conseil des arts et des lettres du Québec ainsi que le Conseil des arts du Canada ont soutenu l’amorce de la recherche ayant mené au corpus Contre-espaces, qui sera présenté au Centre Vu à Québec en 2016.
http://www.carolinecloutier.net/
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Caroline Cloutier
Artist in Residence
Contre-espaces body of works is a new phase in my photographic research into the virtuality of the specular image. I will use the mirror as a deconstructive device and as a way of staging different spaces. This will allow me to incorporate several off-screen “counter-spaces” into a single photographed space. From simply a mirror leaning against a wall to more complex devices, these specular captures transform the spaces of my interventions into containers for virtual spaces that I juxtapose in improbable compositions, as in an inverted kaleidescope. Once photographed and multiplied through mirrors, these spaces will shift into the virtual space of photography, where the boundary between specular image and real space is blurred and a meta-space emerges.
The researches wich has led to Contre-espaces has been support by the Canadian Art Council and the Conseil des arts et des lettres du Québec and an exhibition is upcoming at VU (Quebec) in 2016.
http://www.carolinecloutier.net/
lundi 18 janvier 2016
Amélie Proulx
Amélie Proulx
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
La porcelaine, cette matière considérée immuable à travers le temps, est aux fondements de mes recherches. À travers la représentation de signes iconiques et diverses manipulations technologiques, mes réalisations évoquent les cycles de transformation de la matière et un perpétuel glissement de sens dans la perception de phénomènes naturels.
Mes créations débutent avec la prémisse qu’avant sa cuisson, l’argile est souple et peut être indéfiniment transformée si elle reste humide. Lorsque l’argile cuit, elle devient irréversiblement céramique. Le processus de cuisson rend cette matière stable et permanente, et celle-ci conserve ses caractéristiques de dureté et d’immuabilité pendant des millénaires. Mes explorations avec la matière me conduisent à développer diverses stratégies pour déjouer les caractéristiques inhérentes de la céramique et suggérer que celle-ci peut redevenir souple et en perpétuelle transformation. Mes sculptures et installations sont donc des propositions de mouvements potentiels d’une matière considérée immuable à travers le temps. L’utilisation de divers matériaux et technologies combinés à la céramique me permet de multiplier les possibles relationnels entre certains éléments occupant un espace donné. Ainsi, j’active la céramique de diverses manières afin de créer des sculptures et installations — souvent cinétiques et sonores — qui suggèrent un perpétuel glissement de sens dans le langage et dans la perception des phénomènes naturels.
Amélie Proulx est une artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Québec. Elle s’intéresse aux glissements de sens possibles dans le langage et dans la perception des phénomènes naturels. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’université Concordia à Montréal (2006), et une maîtrise du Nova Scotia College of Art and Design University à Halifax (2010). Son travail artistique a été présenté dans des expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis, en Australie ainsi qu’en France. En 2013, elle était la récipiendaire du RBC Emerging Artist People’s Choice Award présenté au Gardiner Museum de Toronto. Elle a réalisé diverses résidences de création, notamment au Frans Masereel Centrum (Belgique, 2006), au Centre for Art Tape (Halifax, 2010) et au European Ceramic Work Centre (Hollande, 2014). Elle enseigne la céramique et les arts visuels à la Maison des métiers d’art de Québec et au Cégep Sainte-Foy. Elle est représentée par la Galerie 3 à Québec.
http://amelieproulx.com/
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Amélie Proulx
Artist in Residence
Porcelain, this material considered immutable over time, is at the foundation of my research. Through representation of iconic signs and technological manipulations, my work evokes the cycle of transformation of this material and a perpetual slippage of meaning in the perception of natural phenomena.
I start with the premise that before its firing, clay is a soft material that can be perpetually transformed if it stays wet. The process of firing renders this material stable and permanent, thereby conserving its characteristics of stability and immutability for millennia. My explorations with this material have led me to develop different strategies for unsettling the inherent characteristics of ceramics and suggesting that this material could collapse again into a soft state. My sculptures and installations are hence proposals of potential movements in this material considered immutable over time. Using different materials and technologies, I activate ceramics to create sculptures and installations — often time-based with motion and sound — that suggest a perpetual slippage of meaning in language and in the perception of natural phenomena.
Amélie Proulx is a multidisciplinary artist living and working in Québec City. She is interested in the possible shifts of meanings in language and in the perception of natural phenomena. She received a BFA from Concordia University in Montreal (2006) and an MFA from the Nova Scotia College of Art and Design University in Halifax (2010). Her artwork has been presented in solo and group exhibitions in Canada, the United States, Australia and France. In 2013, she received the RBC Emerging Artist People’s Choice Award at the Gardiner Museum in Toronto. She has participated in several residencies, notably at the Frans Masereel Centrum (Belgium, 2006), the Centre for Art Tapes (Halifax, 2010) and the European Ceramic Work Centre (The Netherlands, 2014). She teaches ceramics and visual arts at the Maison des métiers d’art de Québec and at Cégep Sainte-Foy. She is represented by Galerie 3 in Québec City.
http://amelieproulx.com/
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
La porcelaine, cette matière considérée immuable à travers le temps, est aux fondements de mes recherches. À travers la représentation de signes iconiques et diverses manipulations technologiques, mes réalisations évoquent les cycles de transformation de la matière et un perpétuel glissement de sens dans la perception de phénomènes naturels.
Mes créations débutent avec la prémisse qu’avant sa cuisson, l’argile est souple et peut être indéfiniment transformée si elle reste humide. Lorsque l’argile cuit, elle devient irréversiblement céramique. Le processus de cuisson rend cette matière stable et permanente, et celle-ci conserve ses caractéristiques de dureté et d’immuabilité pendant des millénaires. Mes explorations avec la matière me conduisent à développer diverses stratégies pour déjouer les caractéristiques inhérentes de la céramique et suggérer que celle-ci peut redevenir souple et en perpétuelle transformation. Mes sculptures et installations sont donc des propositions de mouvements potentiels d’une matière considérée immuable à travers le temps. L’utilisation de divers matériaux et technologies combinés à la céramique me permet de multiplier les possibles relationnels entre certains éléments occupant un espace donné. Ainsi, j’active la céramique de diverses manières afin de créer des sculptures et installations — souvent cinétiques et sonores — qui suggèrent un perpétuel glissement de sens dans le langage et dans la perception des phénomènes naturels.
Amélie Proulx est une artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Québec. Elle s’intéresse aux glissements de sens possibles dans le langage et dans la perception des phénomènes naturels. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’université Concordia à Montréal (2006), et une maîtrise du Nova Scotia College of Art and Design University à Halifax (2010). Son travail artistique a été présenté dans des expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis, en Australie ainsi qu’en France. En 2013, elle était la récipiendaire du RBC Emerging Artist People’s Choice Award présenté au Gardiner Museum de Toronto. Elle a réalisé diverses résidences de création, notamment au Frans Masereel Centrum (Belgique, 2006), au Centre for Art Tape (Halifax, 2010) et au European Ceramic Work Centre (Hollande, 2014). Elle enseigne la céramique et les arts visuels à la Maison des métiers d’art de Québec et au Cégep Sainte-Foy. Elle est représentée par la Galerie 3 à Québec.
http://amelieproulx.com/
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Amélie Proulx
Artist in Residence
Porcelain, this material considered immutable over time, is at the foundation of my research. Through representation of iconic signs and technological manipulations, my work evokes the cycle of transformation of this material and a perpetual slippage of meaning in the perception of natural phenomena.
I start with the premise that before its firing, clay is a soft material that can be perpetually transformed if it stays wet. The process of firing renders this material stable and permanent, thereby conserving its characteristics of stability and immutability for millennia. My explorations with this material have led me to develop different strategies for unsettling the inherent characteristics of ceramics and suggesting that this material could collapse again into a soft state. My sculptures and installations are hence proposals of potential movements in this material considered immutable over time. Using different materials and technologies, I activate ceramics to create sculptures and installations — often time-based with motion and sound — that suggest a perpetual slippage of meaning in language and in the perception of natural phenomena.
Amélie Proulx is a multidisciplinary artist living and working in Québec City. She is interested in the possible shifts of meanings in language and in the perception of natural phenomena. She received a BFA from Concordia University in Montreal (2006) and an MFA from the Nova Scotia College of Art and Design University in Halifax (2010). Her artwork has been presented in solo and group exhibitions in Canada, the United States, Australia and France. In 2013, she received the RBC Emerging Artist People’s Choice Award at the Gardiner Museum in Toronto. She has participated in several residencies, notably at the Frans Masereel Centrum (Belgium, 2006), the Centre for Art Tapes (Halifax, 2010) and the European Ceramic Work Centre (The Netherlands, 2014). She teaches ceramics and visual arts at the Maison des métiers d’art de Québec and at Cégep Sainte-Foy. She is represented by Galerie 3 in Québec City.
http://amelieproulx.com/
lundi 11 janvier 2016
Guillaume Adjutor Provost
Guillaume Adjutor Provost
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Guillaume Adjutor Provost complète un doctorat à l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été diffusé lors d’expositions solos et collectives au Canada, en France, en Allemagne, en Autriche et en Belgique. Ses projets récents mettent de l’avant des propositions hybrides qui empruntent aux langages des arts visuels, du commissariat et de la littérature. À travers un certain indéterminisme des formes, la production de Guillaume Adjutor Provost sonde les manifestations de l'inconscient, la notion d'usage et la construction d'idéaux. La pratique artistique devient un espace de recherche, un lieu pour interroger notre relation à la contemporanéité ; naviguer à travers ses déceptions et ses expectatives. Plus spécifiquement, il est question de la périphérie de ce qui fait histoire : la contre-culture, les archives personnelles, les théories queer et la science-fiction. Pour agir dans le présent, il incombe de proposer des fictions d’avenir.
http://www.guillaumeadjutorprovost.com/
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Guillaume Adjutor Provost
Artist in Residence
Guillaume Provost Adjutor completes a Ph.D. at the Université du Québec à Montréal. His work has been shown in solo and group exhibitions in Canada, France, Germany, Austria and Belgium. His recent projects are hybrid proposals that borrow from the language of the visual arts, curatorial practices and literature. Through a certain indeterminacy of form, the work of Guillaume Provost Adjutor examines the manifestations of the unconscious, the concept of use and the construction of ideals. The artistic practice becomes a research space, a place to question our relationship with contemporaneity ; navigate through its disappointments and expectations. More specifically, it is about the periphery of what makes history : counter-culture, personal archives, queer theories, and science fiction. To act in the present, we need to propose fictions for the future.
http://www.guillaumeadjutorprovost.com/
lundi 4 janvier 2016
Michelle Lacombe
Michelle Lacombe
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Of all the Watery Bodies, I Only Know My Own est le titre sous lequel sont regroupées une série d'œuvres homonymes issues d’un corpus de traces et d’expériences d’art corporel. Le projet original s’est déroulé de juillet 2013 à juillet 2014, cycle de 12 mois durant lequel l’artiste s’est fait tatouer au moment de la pleine lune une ligne autour de chaque jambe. Exécutés avec de l'eau, substituée à l'encre, ces tatouages cartographiaient la hauteur à laquelle se situerait le volume sanguin, le sang s'accumulant dans la jambe, une fois la circulation interrompue. L’accumulation, puis la rencontre de ces lignes éphémères dessinaient souvent des scarifications. Régie par le cycle lunaire, cette accumulation de tatouages corporels érodait lentement le corps et transformait l’œuvre en une incarnation des marées. Dans toutes ses formes, ce projet interroge le paradoxe du corps féminin, stérile et fertile, la pulsion de mort et la transcendance du « féminin ».
Depuis l’obtention en 2006 de son baccalauréat en beaux-arts de l'Université Concordia, Michelle Lacombe (Montréal, Québec) élabore une pratique féministe singulière qui se situe entre les préoccupations de l'art conceptuel et de la performance et celles des arts visuels plus traditionnels (dessin, peinture, sculpture). Délibérément minimalistes, ses projets se caractérisent par la mise en œuvre d'une logique précise, entretenant néanmoins une certaine confusion, et mettent en relation les constructions culturelles associées au corps de la femme blanche contemporaine. Ses œuvres ont été exposées au Canada, aux États-Unis et en Europe dans le cadre de performances, d'expositions et de colloques. L'artiste remercie le Conseil des Arts du Canada pour son soutien.
photo : Moon (Février 02), 2014, Michelle Lacombe
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Michelle Lacombe
Artist in Residence
Of all the Watery Bodies, I Only Know My Own is the umbrella title for a series of artworks generated from the traces and experiences of a body art action of the same name. Produced from July 2013 to July 2014, the original project consisted of getting a bloodline tattooed around each leg on every full moon over a twelve-month period. The inkless tattoos mapped the volume measurement of the body’s blood, identifying the height it would reach were it to stop circulating and pool inside the legs. The ephemeral lines accumulated, eventually scarring where they overlapped most often. Regulated by the moon and slowly eroding the body, the work is best described as an embodied tide. This project – in all its forms – addresses the barren but fertile female body, the death drive and “feminine” transcendence.
Since obtaining her BFA from Concordia University in 2006, Michelle Lacombe (Montreal, QC) has developed a unique feminist practice that is located somewhere between the concerns of conceptual action art and the more traditional visual arts (drawing, painting, sculpture). Purposefully minimalist, her projects are characterized by the embodied execution of a precise yet confused logic that complicates the contemporary white female body’s relationship with the cultural constructions it represents. Her work has been show in Canada, the USA, and Europe in during performance events, exhibitions and colloquiums. The artist thanks the Canada Council for the Arts for their support.
photo: Moon (Février 02), 2014, Michelle Lacombe
lundi 7 décembre 2015
Isabelle Guimond
Isabelle Guimond
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Isabelle Guimond prend le pari d’une peinture engagée, chargée et porteuse d’idée. Son travail pictural valse entre une critique sociale de notre mode de vie et un récit intimiste proche de l’autofiction. Entre le saisissement d’une représentation photographique et son dessaisissement dans l’acte de peindre. Entre la nécessité de raconter le monde dans lequel elle vit et les contingences inhérentes au travail de la matière. Elle vient de terminer une résidence d’exploration à L’Écart en vue de l’exposition Filles debouttes! qui aura lieu en mars 2016 (avec Christine Major et Gabrielle Lajoie-Bergeron) ainsi qu’une résidence d’été à la Galerie B-312 où, à partir d’images de blogues d’adolescentes, elle tente de mettre en lumière la vision que les adolescentes portent sur elle-même et par corrélation, sur le monde. Elle explorera au Centre SAGAMIE une approche hybride mêlant dessin numérique, aérographie et peinture.
Isabelle Guimond vit et travaille à Montréal. Son travail a été présenté aux Québec, aux États-Unis et au Mexique. Récipiendaire en 2013 de la bourse d'excellence FARE elle fut, en 2014, finaliste à la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain et récipiendaire de la bourse de la Fondation Sylvie et Simon Blais. Au cours des dernières années, son travail a été présenté, à la Galerie de l'UQAM, à la Galerie B-312 (où elle a participé à une table ronde sur la peinture actuelle), à la Galerie Les Territoires, au Centre des arts actuels Skol, à la Maison de la culture Maisonneuve et à la Galerie Simon Blais.
http://isabelleguimond.ca/
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Isabelle Guimond
Artist in Residence
Isabelle Guimond make the statement of a committed, critical and mind carrier paint. A way to address a problematic social subject. Her pictorial work is made of goings and comings between a social critique of our way of life and an intimate tale nearing autofiction. Between the shock of a photographic representation and its transfert in the act of painting. Between the need to tell the actual world and its inherent contingencies in a painterly approach. She recently completed an explorative residency at L’Écart for the exhibition « Filles debouttes ! » to be held in March 2016 (with Christine Major and Gabrielle Lajoie-Bergeron) and a summer residency at Galerie B-312 where, by using images of teenage girl blogs, she attempts to highlight the vision that those teens have from themselves, and by correlation, to the world. For the Sagamie residency, she will explore a hybrid approach combining digital drawing, airbrushing and painting.
Isabelle Guimond lives and works in Montreal. Her work has been presented in Quebec, the United States and Mexico. In 2013, she received the Excellence Award FARE and was, in 2014, finalist for the Claudine and Stephen Bronfman Fellowship in Contemporary Art and was the recipient of the Sylvie and Simon Blais Foundation. Since 2014 her work has been shown at the Galerie de l'UQAM, the Galerie B-312 (where she participated in a panel discussion on the contemporary painting), at the Galerie Les Territoires, at Skol, at the Maison de la Culture Maisonneuve and at the Galerie Simon Blais.
http://isabelleguimond.ca/
lundi 30 novembre 2015
Marie-Eve Martel
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
L'architecture – domestique, institutionnelle, urbaine, rurale, etc. – se trouve au cœur de mes réflexions sur le paysage. Je m'intéresse à la plasticité du paysage, à notre perception de cette dernière, à l'impact que peut avoir un environnement « architecturé » versus « sauvage » sur l'imaginaire, l'esprit ou la psyché humaine, à la rencontre ou aux frictions de ces différents espaces de vie et territoires limitrophes, et à la nature cyclique de l'espace qui nous entoure.
Dans mon travail, chaque sujet - d'abord photographié, puis retravaillé à travers différents médiums tels que la peinture, le dessin, la sculpture, l'installation et la gravure - découle d'un site existant rencontré au cours de mes nombreuses pérégrinations. Je m'intéresse aux lieux en transition, qui passent souvent inaperçus ou encore aux lieux mythiques ou iconiques, à leur histoire, leur impact physique et émotionnel, mais surtout à ce qu'ils représentent, aux valeurs qu'ils véhiculent et à la façon dont ils sont perçus.
Marie-Eve Martel est titulaire d'une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l'Université du Québec à Montréal (2015) et d'un baccalauréat en arts visuels de l'Université Concordia (2006). Depuis 2006, elle a exposé régulièrement en solo et en groupe à travers le Québec et à quelques reprises ailleurs au Canada (Colombie Britanique, Alberta, Manitoba, Ontario). Elle a également participé à plusieurs résidences, dont celle du Klondike Institute of Art and Culture (à Dawson City, Yukon), ainsi que celle du Vermont Studio Center. Récipiendaire de plusieurs prix et bourses, entre autres du CALQ, CAC, CCL, CRÉ, FJL, l'artiste est particulièrement reconnaissante du support soutenu de la Fondation Elizabeth Greenshields dont elle a eu l'honneur d'être boursière à trois reprises.
http://www.marieevemartel.com/Info.html
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Marie-Eve Martel
Artist in Residence
Architecture – domestic, institutional, urban, rural, etc – is at the core of my reflexions on landscape. I'm interested in landscape's plasticity, in our perception of it, in the impact an «architectured» environment versus a «wild» one can have on the imagination, human spirit or psyche, in the intermingling or friction of these different life-spaces and bordering territories, and in the cyclical nature of the space that surrounds us.
In my work, every subject – first photographed, then translated through various other mediums such as painting, drawing, sculpture, installation, print – arises from existing sites I've encountered through my numerous peregrinations. I'm interested in transitory places, that often go unseen, or in mythical or iconic places and spaces, in their history, their physical and emotional impact, but even more so in what they represent, in the values they convey and in the manner they are perceived.
Marie-Eve Martel holds a master in visual and media arts from the University of Québec in Montreal (2015) and a bachelor in visual arts from Concordia University (2006). Since 2006, she regularly exhibeted her work in solos and group shows in Québec and on several occasions elsewhere in Canada (British Columbia, Alberta, Manitoba, Ontario). She recently took part in different residencies, of which the Klonkide Institute of Art and Culture (in Dawson City, Yukon), and the Vermont Studio Center. The artist received several prizes and grants, including the CALQ, CAC, CCL, CEÉ, FJL, and is particularly grateful for the ongoing support of the Elizabeth Greenshields Foundation from which she had the honor of receiving three major grants (2008, 2009, 20011).
http://www.marieevemartel.com/Info.html
lundi 23 novembre 2015
Myriam Jacob-Allard
Myriam Jacob-Allard
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Dans mon travail, je réfléchis aux différentes facettes de la culture populaire, que j’explore par le biais de la performance, la vidéo, le bricolage et l’installation. D'une approche interdisciplinaire, je puise mes influences entre autres dans les domaines des arts visuels, de l'ethnologie et des études féministes. En m’intéressant aux mythes et aux représentations issus de l’iconographie de la culture country western, en les personnifiant ou en les amplifiant, je tente de les renouveler et de questionner les modèles qu’ils engendrent. En utilisant des témoignages et l’imagerie populaire issus de cette culture musicale, mes recherches tentent d’ouvrir un espace de réflexion sur les limites subtiles entre imaginaire collectif et diverses réalités quotidiennes.
Myriam Jacob-Allard est originaire d’Abitibi-Témiscamingue, elle vit et travaille à Montréal. Elle est titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal (2014) et d’un diplôme en arts visuels de l’Université Concordia (2009). Elle a présenté son travail à la Galerie Sans Nom (2015) à Moncton, à la Galerie de l’UQAM (2014), à Skol (2014), à L’imagier (2015), à l’Écart (2015) et a participé à différentes expositions collectives et festivals au Canada, en Europe et en Amérique du Sud.
http://myriamjacoballard.com/
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Myriam Jacob-Allard
Artist in Residence
My work consists of reflecting upon various facets of popular culture that I explore primarily through performance, video and installation. Using an interdisciplinary approach, I draw my influences from the fields of visual arts, ethnology and women’s studies, among others. By studying iconographic myths and representations of country-western culture, I attempt to question and appropriate the models they produce through personification or amplification. Basing my reflections on mainstream discourses, collected testimonies, and pop culture imagery, my research opens up larger reflections on the subtle boundaries between collective imagination and everyday realities, as well as on new perspectives via the reinterpretation of stories generated by this musical culture.
Myriam Jacob-Allard is from Abitibi-Témiscamingue, she lives and works in Montreal. She received a master’s degree in Fine Arts and Media Arts from the Université du Québec à Montreal (2014) and a bachelor’s degree in Fine Arts from Concordia University (2009). She has presented her work at the Galerie Sans Nom (2015) in Moncton, Galerie de l'UQAM (2014), Skol (2014), L’imagier (2015) and l’Écart (2015), and has participated in various group exhibitions and festivals in Canada, Europe and South America.
http://myriamjacoballard.com/
lundi 16 novembre 2015
Juan Ortiz-Apuy
Juan Ortiz-Apuy
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Juan Ortiz-Apuy détient un baccalauréat de l’Université de Concordia, un diplôme d’études supérieur de la Glasgow School of Art et une maîtrise de l’Université NSCAD. Il a exposé ses oeuvres dans plusieurs centres d’art à travers le Canada, ainsi qu’à l’international. Son travail a entre autres été exposé récemment au MacLaren Arts Centre, Sporobole Centre en art actuel, la galerie Birch Libralato, ARTSPACE, Eastern Edge, A Space Gallery et à l’occasion de la Biennale de la ville de Québec: Manif d’art 7. En 2011 il s’est mérité le “Halifax Regional Municipality Contemporary Visual Art Award”.
Son travail a été publié dans divers magazines, journaux et livres, notamment The Brave New Avant Garde par Marc James Léger et des articles dans Canadian Art, Le Devoir, The Gazette (Montréal), The Telegram (St. John's), The Toronto Star, et à MOMUS.ca.
Ortiz-Apuy a pris part à plusieurs résidences artistiques, telles qu’au Plug In Institute of Contemporary Art, et au Atlantic Centre for the Arts, É-U. Ses prochains projets incluent des expositions individuelles à Toronto, Edmonton et Ottawa, ainsi que des résidences au Vermont Studio Center, et à VSVSVS, Toronto. Ortiz-Apuy est représenté par la galerie Antoine Ertaskiran. Il compare souvent ses installations à des encyclopédies, en cela qu’à l’intérieur d’elles s’entrelacent des thèmes et des idées qui à première vue semblent ne pas avoir de lien entre elles, ressemblant ainsi à une toile de références discordantes, où à certains endroits celles-ci se rejoignent, et à d’autres elles se décousent. À travers la juxtaposition, l’assemblage et le collage, des moments, idées et sources spécifiques s’imbriquent l’une dans l’autre, dans un réseau d’associations évocatrices. S’inspirant de la littérature, la théorie, la culture populaire, le design et l’histoire de l’art, il tente de créer un système, qui à un certain moment suit sa propre logique, énergie et vocabulaire.
http://www.juanortiz-apuy.com/
Description de l’image :
A Small Lighting Revolution, 2015. Handcut collage on foamboard, 250 x 127 cm.
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Juan Ortiz-Apuy
Artist in Residence
Juan Ortiz-Apuy has a BFA from Concordia University, a Post-graduate diploma from the Glasgow School of Art, and a MFA from NSCAD University. His work has been exhibited across Canada and internationally. Recent exhibitions include The MacLaren Arts Centre, SPOROBOLE Contemporary Art Centre, Gallery Birch Libralato, ARTSPACE, Eastern Edge, A Space Gallery and Quebec City Biennial: Manif d'Art 7. In 2011 he was the recipient of the Halifax Regional Municipality Contemporary Visual Art Award.
His work has been reviewed and published in various magazines, newspapers and books; notable examples include The Brave New Avant Garde by Marc James Léger and reviews in Canadian Art, Le Devoir, The Gazette (Montreal), The Telegram (St. John's), The Toronto Star, and at MOMUS.ca. Ortiz-apuy has completed Artist-in-Residency Programs at, among others, the Plug In Institute of Contemporary Art, and the Atlantic Centre for the Arts, USA. Upcoming projects include solo exhibitions in Toronto, Calgary and Ottawa, as well as residencies at the Vermont Studio Center and at VSVSVS in Toronto. Ortiz-apuy is represented by gallery antoine ertaskiran.
Ortiz-apuy often describes his installations as encyclopaedias of sorts that string together ideas and themes seemingly unrelated to each other, like in an erratic web of references, in which at points these sources exchange and come together, and at others they fall apart. Through juxtaposition, assemblage and collage, specific moments, ideas and materials are carefully woven together in these installations through a suggestive network of associations. Drawing from literature, theory, popular culture, design, and art history, he intends in this way to create a system that at one point begins to follow its own logic, vocabulary and energy.
http://www.juanortiz-apuy.com/
lundi 9 novembre 2015
Laurent Lamarche
Laurent Lamarche
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Mon travail aborde le potentiel de transformation de la matière, de l’objet et de l’être. Je porte un intérêt particulier à l’analyse des connexions entre humain, nature et instrument dans le contexte de la relation entre art et science. En tant que sculpteur, c’est par le « faire » que j’explore cette relation, donc dans les rapports que j’entretiens avec l’instrument, l’atelier et la collecte d’objets divers (plastiques récupérés, jouets désassemblés, modèles à coller, etc.). Selon moi, l’instrument (ou l’outil) fait partie de la nature, dans le sens où il est son prolongement à travers l’action humaine. En regard de cette position, je m’intéresse à la modélisation de phénomènes naturels à travers des assemblages d’idées et d’images qui questionnent notre rapport à la nature et aux technologies actuelles. De cette mise en relation émerge une exploration de la porosité des frontières existantes entre nature et artifice. Cette exploration prend la forme d’une imagerie qui propose de nouvelles manières de faire l’expérience de phénomènes naturels (diffraction de la lumière, aurore boréale, bioluminescence) grâce à l’utilisation de lasers et au pouvoir de magnification des matériaux transparents. Ces organismes et ces phénomènes évoluent dans des univers fictionnels qui concilient art et science, nature et artifice.
Détenteur d’une maîtrise en arts visuels (2012) de l’Université du Québec à Montréal, Laurent Lamarche pratique autant la photographie, la sculpture que l’installation. Son travail a été présenté dans des expositions collectives et individuelles au Québec et à l’étranger; elles font partie de nombreuses collections privées et publiques. Il est représenté par la galerie Art Mûr à Montréal.
http://laurentlamarche.com/
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Laurent Lamarche
Artist in Residence
For years, Laurent Lamarche has questioned the relationship between nature and artifice by producing fictional living organisms. Lamarche's practice explores the following question, which is at the heart of his work: when blurring the boundaries between fact and fiction, how does one conceive of a method that can express what remains beyond words. In order to address this question, Lamarche interrogates the relationship between art and science and how both disciplines study the transformation of matter. While scientists observe actual data, drawn from the visible and knowable, Lamarche explores this data in a way that allows him to elaborate a new scientific-artistic paradigm. By doing so, his work becomes inscribed in the realm of the possible or, in other words, of the fictional and the imaginary.
Laurent Lamarche is interested in constructing models of natural phenomena by investigating ideas and images that question our relationship to nature and current technologies. These investigations enable him to explore the porous boundaries between nature and artifice. The artist produces sculptures that evoke both microcosmic and macrocosmic worlds with their uncanny and hybrid forms. He uses recuperated transparent plastic wrappers and kinetic principles as his mediums, which allow him to create sculptural installations that question the conditions and stakes involved in transforming materials. He heats, glues, stretches, bends, twists, and folds the plastic in order to shape objects that trigger visual experiences that are out of the ordinary. His sculptures, photographs and installations evoke a variety of images that are closely linked to his investigations. Recently, Lamarche suggested new ways of experiencing natural phenomena (such as light diffraction, aurora borealis, and bioluminescence) by magnifying transparent materials and using lasers as part of his art practice. The organisms and phenomena in his work evolve in fictional worlds that blur the boundaries between art and science, nature and artifice.
Laurent Lamarche, who holds a MFA (2012) from the Université du Québec à Montréal, works in photography, sculpture and installation. His works have been presented in group and solo exhibitions in Quebec and abroad (US, Spain, Denmark, China, Italy) and they are part of many private and public collections (notably those of the Musée national des beaux-arts du Québec, the Cirque du Soleil, Loto-Québec, Tourisme Montréal and University of California—Berkeley. He is represented by the gallery Art Mûr in Montreal.
http://laurentlamarche.com/
mardi 3 novembre 2015
Laurence Dauphinais
Laurence Dauphinais
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
La pratique artistique de Laurence Dauphinais est
axée sur la photographie et la vidéo, bien qu’elle se soit intéressée au fil
des ans au cinéma, à l'écriture de scénarios et au journalisme. Ces
différents intérêts ont fortement influencé son travail artistique. Ses images
sont souvent situées au confluent du documentaire et de la fiction, du social et du personnel. La recherche de sujets est faite de manière
quasi anthropologique, sur le terrain en créant des liens étroits avec les gens
et le territoire, bien que le résultat donne souvent à voir une construction
narrative où le réel est brouillé. Dans son travail, on trouve une dialectique
de la présence et l’absence, une impression de perte et de nostalgie. Les
thèmes récurrents dans son travail sont liés au temps, à la mémoire et au
déclin en rapport à l'être humain et son territoire. C'est dans la
banalité des gestes, des lieux et des situations, qu'elle trouve l'inspiration
pour imager ces concepts.
Laurence Dauphinais est une artiste émergente qui vit et
travaille à Montréal. Elle a étudié le journalisme et la scénarisation à l'UQAM
avant d’aller étudier la photographie commerciale. Elle a obtenu son
baccalauréat en arts visuels de l'Université Concordia en 2014 avec grande
distinction, récompensée par le prix Gabor Szilasi. Elle a également été
nominée pour le concours 1res Œuvres en 2014. Elle vient tout
juste de compléter une résidence au Klondike Institute for Art and Culture à
Dawson City, Yukon, et travaille actuellement à Montréal comme
photographe contractuelle et comme enseignante de photographie et vidéo.
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Laurence Dauphinais
Artist in Residence
Laurence Dauphinais artistic practice is focused on
photography and video, although she's been interested over the years by cinema,
scriptwriting and journalism . These different interests have greatly
influenced her artistic work. Indeed, her images are often located at the
confluence of documentary and fiction, of social and personal. The research of
subjects is almost made in anthropological manner, on the field and by creating
strong link with people and territory, even though her work often result in a
narrative where reality is blurred. In her work there is a dialectic of
presence and absence and ideas of loss and nostalgia. The recurring
themes in her work are related to time, memory and decline in relation to human
being and his territory. She expects to find in the banal gestures, places and
situations, images that evoke these concepts.
Laurence Dauphinais is an emerging artist who lives and
works in Montreal. She studied screenwriting and journalism at UQAM and then,
went to study commercial photography. She received her BFA from Concordia
University in 2014 with great distinction, awarded with the Gabor Szilasi
price. She also has been nominated for the BMO 1st Art in 2014. She's just
completed an art residency with the Klondike Institute for Art and Culture in
Dawson City, Yukon, and she currently works as a freelance photographer and
teaches photography and video.
Geneviève Chevalier
Geneviève Chevalier
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Imbriquée entre la figure de l’artiste, de la
commissaire et de la chercheuse académique, la pratique de Geneviève Chevalier est
d’abord conceptuelle et contextuelle. Tournée vers des sites qui peuvent être
de nature géographique, institutionnelle ou encore discursive — tels que des
enjeux actuels d’ordre sociopolitique et écologique —, son approche se déroule
tantôt dans l’espace de l’exposition, tantôt à travers la recherche théorique
ou l’écriture. Réfléchissant à la nature de l’exposition, l’artiste s’approprie
l’ensemble des moyens, déterminants, supports et paratextes qui composent ce
dispositif souvent transparent, afin de le rendre plus opaque, ou mieux, visible.
Faisant de l’espace de la galerie un lieu d’expérience sensible tout autant que
de recherche, l’artiste navigue entre objets, images et discours pour mieux explorer
les possibles qui découlent de la disposition organisée dans un espace.
Geneviève Chevalier est artiste et commissaire
indépendante. Boursière FRQSC, elle poursuit des études postdoctorales en
muséologie à l’École multidisciplinaire de l’image de l’Université du Québec en
Outaouais (UQO), au sein du groupe de recherche Collection et impératif évènementiel (CIÉ/CO). Ses recherches portent sur le phénomène des
interventions artistiques et commissariales en contexte muséal, l’approche du
commissariat situé et la notion de débat public. Récemment, en tant qu’artiste,
son travail a été présenté au Musée de Lachine à Montréal (2015), lors de la 7e
édition de la Manif d’art de Québec (2014) et à la Thames Art Gallery à Chatham
en Ontario (2014). Elle a réalisé à titre de commissaire invitée l’exposition Sur le terrain/Fieldwork à Oslo8,
contemporary photography à Bâle en Suisse (2015) ainsi que l’exposition in situ Projet Stanstead ou comment traverser la frontière à la Galerie
d’art Foreman de l’Université Bishop’s à Sherbrooke (2011 et 2012). Elle est
chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal et à l’UQO.
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Geneviève Chevalier
Artist in Residence
At the intersection of the artist, curator and
academic researcher roles, Geneviève Chevalier’s practice is primarily
conceptual and contextual. Focused on sites that may be of a geographical,
institutional or discursive nature—for instance, regarding current
socio-political and ecological issues—her approach alternates between
exhibition spaces, theoretical research or writing. Reflecting on the nature of
the exhibition, the artist deploys all the means, determinants, supports and
paratexts that make up this often transparent set-up, in order to make it
opaque, or better yet, visible. In turning the gallery space into a place of
sensory experience as well as one of research, the artist weaves between
objects, images and discourses so as to better explore the possibilities
deriving from this organized arrangement in space.
Geneviève
Chevalier is a visual artist and an independent curator. Recipient of the FRQSC
Postdoctoral Fellowship, she is currently conducting research in museology at
the École multidisciplinaire de l’image of the Université du Québec en
Outaouais (UQO), as part of the research group The Compulsive Collection (CIE/CO). Her research focus on artist
and guest curator interventions within museums, site oriented curatorial
practice and the notion of public debate. Recently, as an artist, her work has
been presented at the Musée de Lachine, Montréal (2015); the 7th
edition of Manif d’art, Québec City
(2014) and the Thames Art Gallery, Chatham, Ontario (2014). She guest curated
the group exhibition Fieldwork at
Oslo8, contemporary photography, Basel, Switzerland (2015) and the site
specific exhibition Project Stanstead or
How to Cross the Border at the Foreman Art Gallery of Bishop’s University,
Sherbrooke, Québec (2011 and 2012). She teaches at the Université du Québec à
Montréal and UQO.
mardi 13 octobre 2015
Exposition Renée Lavaillante Exhibition
Renée Lavaillante
LE DESSIN CHERCHEUR
(English follows)
Exposition
du 22 octobre au 11 décembre 2015
Vernissage le jeudi 22 octobre à 17 h 00
Dessiner avec une baguette pour explorer la maladresse, dessiner sans outil simplement en froissant le papier, dessiner sans l'aide du regard, dessiner une information auditive ou tactile, voilà quelques-uns de mes procédés.
D'autres contestations et détournements de la maîtrise apparaissent, parmi les moyens employés, quand j'utilise, pour déterminer la composition, des chutes de galets ou les déplacements des passants.
La vidéo qui accompagne l'exposition donne à voir ces manoeuvres : elle incite à percevoir la dimension temporelle de mes dessins, et les révèle comme résultats de protocoles, de microperformances exécutées en privé, et qui sortent maintenant du secret de l'atelier. Dans la salle, la lumière de l'art vidéo dialogue avec celle de la feuille à dessin : la première happant le regard et l'autre le pénétrant.
Le dessin chercheur constitue un lieu de réflexion sur la relation entre perception et transcription, et aussi sur le temps de l'oeuvre, ce temps qui ressemble si souvent à un temps perdu, à une action dérisoire et absurde, mais d'où émerge parfois matière à penser, à contempler, à s'interroger.
Renée Lavaillante
Renée Lavaillante vit et travaille à Montréal. Elle se consacre à la pratique du dessin.
Elle a présenté, depuis 1988, une trentaine d'expositions personnelles au Québec, en France, en Corée du Sud et en Italie, et elle a participé à des expositions de groupe au Québec, au Canada, en Grande-Bretagne, en France, en Italie et en Belgique. Elle a obtenu plusieurs résidences à l'étranger et participait en 2014 à l'exposition Les matins infidèles, au Musée National des Beaux-Arts du Québec.
À l'initiative de Occurrence et en collaboration avec le Centre Sagamie, une monographie sur l'ensemble de son travail, avec un texte de Nathalie Moglioli, paraîtra cet automne.
On peut voir son travail sur
www.reneelavaillante.net
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Renée Lavaillante
LE DESSIN CHERCHEUR
Exhibition
October, 22 to December, 14 2015
Opening thursday 22 october, 17:00
Drawing with a stick to explore clumsiness, drawing without tools simply by crumpling paper, drawing with closed eyes, drawing a sound or tactile information, these are just some of my drawing processes.
I further challenge and redirect skill by, among other things, randomly dropping pebbles or using the movement of passers-by to determine my compositions.
The video that accompanies the exhibition shows these interventions and provides a glimpse into the drawings' temporal dimension, thus revealing that they are the result of protocols and of micro-performances carried out in private and which are now no longer a secret confined to my studio. In the gallery room the light of video art dialogues with the light of the drawing paper: the former grabs the gaze, and the latter, penetrates it.
"Le dessin chercheur" creates a space to reflect on the relation between perception and transcription, as well as the time of the work, this time that so often seems to be wasted time, an humble and absurd action, but from which matter for thought, contemplation and questioning sometimes arises.
Renée Lavaillante
Renée Lavaillante lives and works in Montreal. She dedicates her time to drawing. Since 1988, she has presented over thirty solo exhibitions in Quebec, France, South Korea and Italy, and she participated in group shows in Quebec, Canada, the UK, France, Italy and Belgium. She has carried out several international residencies and in 2014 she took part in the exhibition "Les matins infidèles", at the Musée National des Beaux-Arts du Québec.
On the initiative of Occurrence in collaboration with Centre Sagamie, a monograph about her complete body of work, with a text by Nathalie Moglioli, will be published this fall.
Her work can be viewed at
www.reneelavaillante.net
lundi 5 octobre 2015
Jean Benoit Pouliot
Jean Benoit Pouliot
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
L’image bousculée
Mon travail s'articule d'abord autour d'enjeux formels liés à la composition et à la lecture de l'image en peinture. J'utilise les contrastes entre formes organiques et géométriques pour réaliser des tableaux composés de plans superposés qui génèrent de subtils effets de push-and-pull.
J'ai récemment entamé un projet pour lequel j'utilise certains de mes tableaux pour observer les trajectoires possibles d'une image. Puisque notre rapport au monde est continuellement soumis à différents filtres qui synthétisent et compressent les informations qui servent à représenter ou évoquer le réel, mon projet a pour objectif de scruter l'espace qui se situe entre le réel et le virtuel (l'objet et la représentation de l'objet). C'est donc par le biais de la déformation, du glissement et autres truchements informatiques que j'entends explorer les transformations que peut subir l'image d'un tableau. Cette approche synthétisante, qui semble s'appliquer non seulement à l'image, mais aussi à d'autres sphères de notre société, me semble être un terrain fertile pour de multiples explorations.
Jean-Benoit Pouliot (n. 1975) amorce sa carrière artistique au début des années 2000 par l’entremise de la gravure. La peinture acquiert une place centrale dans sa pratique à compter de 2008, et depuis, Pouliot a pris part à plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à New York. Pouliot a également participé à la manifestation d’art public Aires libres à Montréal (2014), à l’événement Peinture Extrême à Montréal (2013 et 2010) ainsi qu’au festival Mois Multi 10 à Québec (2009). Ses œuvres sont présentes au sein de nombreuses collections privées et institutionnelles. Jean-Benoît Pouliot est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal.
http://huguescharbonneau.com/jean-benoit-pouliot/
http://www.jbpouliot.com/
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Jean Benoit Pouliot
Artist in Residence
Unsettling Images
In its essence, my work revolves around different formal issues, such as composition and how the spectator reads an image. My paintings focus on the contrasts arising between what is organic and what is geometric. The composition of my work generally consists of several layers that generate subtle push-and-pull effects.
I recently started using some of my paintings to explore the potential trajectories of an image. Given the numerous filters that synthesize and compress the information by which we understand the world, I seek to explore the space that exists between physical and virtual reality (or between the object and its representation). By shifting, deforming and digitally modifying these images, I will examine how a painting undergoes several transmutations. Furthermore, the process through which visual information is continuously synthesized applies not only to images, but also to other spheres of our society. As such, it is undoubtedly fertile ground for further exploration.
As a self-taught visual artist, Jean-Benoit Pouliot (b. 1975) began his career in printmaking in the early 2000s. A few years later, painting became a central part of his practice. His work has been displayed in solo and group exhibitions in Quebec and New York. In 2014, he contributed to a public art event in Montreal (Aires libres). Between 2009 and 2013, he exhibited some pieces at Peinture Extrême in Montreal and Mois Multi 10 in Quebec City. Several institutional and private collections also include his work. Jean-Benoît Pouliot is represented by Galerie Hugues Charbonneau in Montreal.
http://huguescharbonneau.com/jean-benoit-pouliot/
http://www.jbpouliot.com/
lundi 28 septembre 2015
Diane Gougeon
Diane Gougeon
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
PAYSAGE NOUVEAU/ prise 2
Diane Gougeon poursuivra son projet "Paysage nouveau" débuté lors d'une première résidence en avril 2014.
Ce projet de travail rassemble deux ensembles d'images qu'elle collecte depuis quelques années. Elle y documente les traces laissées par la technologie sur les éléments naturels de son environnement proche. Une série de silhouettes d'arbres déformés par le câblage électrique y rencontrera pour la première fois les surfaces de neige maculées par les résidus de sable, de gravier et les effets de dégel de l'hiver. Avec ces images opposées, Diane Gougeon composera un vaste paysage à la croisée de l'installation et de la photographie, destiné à devenir une œuvre interactive et animée.
Le travail de Diane Gougeon s'immisce dans le rapport complexe entre nature et technologie. Ses installations sont présentées à l'échelle d'espace d'exposition pour reproduire les changements d'états présents dans la nature et revisiter ce monde à travers le prisme de technologies familières, sans pour autant qu'elles s'imposent. Invitation à la contemplation, ses œuvres proposent des expériences sensibles où la matière se modifie devant le spectateur. Elles invitent également à faire face à notre rapport accéléré au monde et à porter un regard critique sur les enjeux écologiques et technologiques de notre quotidien.
Les œuvres de Diane Gougeon ont fait l'objet de nombreuses expositions individuelles au Canada et en France. Diane Gougeon a réalisé plusieurs projets d'art public au Québec et compte trois publications monographiques sur son travail.
http://dianegougeon.ca/
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Diane Gougeon
Artist in Residence
PAYSAGE NOUVEAU/ prise 2
Diane Gougeon will continue working on her project "Paysage nouveau" initiated during her first stay in April, 2014.
The artist’s most recent project brings together two groups of images she has collected. Over several years, she has recorded ordinary traces left by technology on natural elements in her immediate environment. In this work, a series of silhouettes of trees, deformed by the passage of electric cable, will for the first time meet the surfaces of snow dotted with residues of sand, gravel, and the effects of winter’s thawing. With these opposing images, Diane Gougeon will compose a vast landscape joining installation and photography that will become an interactive and kinetic work.
Diane Gougeon inserts her practice into the complex relationship between nature and technology. Her installations are presented on the scale of the exhibition space in order to reproduce changes of state in nature and to revisit these phenomena through the prism of familiar technologies, whose presence does not, however, overwhelm. Her works invite contemplation, and they offer sensory experiences wherein matter is modified before the viewer’s eyes. The works are equally an invitation to face our accelerated relationship to the world and to cast a critical look upon the ecological and technological issues in our daily lives.
Over the last twenty years Diane Gougeon’s works have been featured in numerous solo exhibitions in Canada and abroad. Diane Gougeon has created several public art works in Quebec, and her art has been the subject of three monographic publications.
http://dianegougeon.ca/
lundi 21 septembre 2015
Ito Laïla Le François
Ito Laïla Le François
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
L’état sauvage et la survie sont ma nature oubliée. Je demande à reprendre, ce qui m’appartient, ce que j’ai perdu. Instinctivement des métaphores se dessinent. Une quête d’identité me guide à travers des voyages exploratoires. Je me nourris de ce dont on ne connaît plus l’origine, du savoir primitif qui s’épuise. Dans l’instant, le territoire, la violence et l’obsession du corps me gouvernent, l’incongruité humaine me touche.
Je veux excaver mes tripes, fouiller dans les bribes de savoir ancestral... ce qui en reste. J’ai une envie viscérale de liberté, d’être moi humaine et animal.
Dans mes créations, l’anatomie se profile, le cycle de la vie et de la mort prend forme. Se confondent, paysage, ossements, muscles, et rivières. Je morcèle accumule, décuple et distords les figures pour quelle prennent de la force. Intuitivement, je sculpte les matières naturelles, pour leurs symboliques. L’étendue des médiums dans mes œuvres est vaste: verre, bois, céramique, métaux, peau, textiles... Malgré moi, la sensualité et la douceur dominent.
Mes sculptures semblent sortir d’un songe, duquel émanent poésie et narration. Je veux être un anachronisme parmi les civilisés, traquer ma nature et alimenter celle des autres.
Les sculptures d’Ito Laïla Le François, sont une métaphore de la limite entre la beauté et la laideur humaine. Elle est fascinée par le primitif et le cycle de la vie et de la mort. Ito, à reçu un diplôme de la maison des Métiers d’Arts de Québec en sculpture ainsi qu’un diplôme d’Espace Verre. Elle a exposé entre les murs de musée, de galeries, de foires et de centres d’artiste. Elle travaille présentement sur une expo individuelle qui sera présentée au Musée François Pilote. Elle vie actuellement dans la région du Bas-Saint-Laurent ou se trouve sont atelier en pleine nature.
http://www.itolailalefrancois.com/
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Ito Laïla Le François
Artist in Residence
The wild state is my forgotten nature. I have to take back what I lost, what belongs to me. An empty when I moved the extensive human beauty and ugliness. Instinctively metaphors emerge. I dig my guts, digging through scraps of traditional knowledge ... what remains. I have a visceral desire for freedom to be myself and feed.
I fed it with no known cause most of my nostalgia, the teenager in me that runs out. In the moment, femininity, violence and obsession with the body govern me. The incongruity human touches me, I intertwined my thoughts here and I'll regurgitate. The past mingles with the present.
In my creations, the human and animal anatomy looming, death and life coexist. Merge, bones, organs, muscles and rivers. I fragmenting and accumulating internal and external structures. Intuitively I sculpt the raw material for its symbolism and beauty, I tenfold distorde figures for them to take power. The range of media used in my work occupies an important place in the process. Wood, wire, glass, bronze, stone ... Many complex ideas blend together in one piece. Despite myself, sensuality and sweetness dominate.
My sculptures seem to come out of a dream, which comes poetry, narrative and memory. I want to be an anachronism among civilized track my nature and nurture of others.
Born in Québec in 1985, Ito holds diplomas in sculpture and glass art. Her works are unfolding chimeras with strong primitive touches as she examines the beauty and ugliness of living beings. Femininity, violence and body obsession govern her art – instinctively metaphors emerge. In her creations the human and animal anatomy are omnipresent with looming death and the coexistence of life. By choosing media for their symbolism and strength she sculpts a range of materials, those which occupy an important place in her creative process, to enable the blending of several complex ideas together in one work of art. Despite her somewhat aggressive approach, sensuality dominates. Seemly to originate from the unconscious in which her memories, written and spoken words are expressed and brought to light.
http://www.itolailalefrancois.com/
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