lundi 4 janvier 2016

Michelle Lacombe



Michelle Lacombe
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Of all the Watery Bodies, I Only Know My Own est le titre sous lequel sont regroupées une série d'œuvres homonymes issues d’un corpus de traces et d’expériences d’art corporel. Le projet original s’est déroulé de juillet 2013 à juillet 2014, cycle de 12 mois durant lequel l’artiste s’est fait tatouer au moment de la pleine lune une ligne autour de chaque jambe. Exécutés avec de l'eau, substituée à l'encre, ces tatouages cartographiaient la hauteur à laquelle se situerait le volume sanguin, le sang s'accumulant dans la jambe, une fois la circulation interrompue. L’accumulation, puis la rencontre de ces lignes éphémères dessinaient souvent des scarifications. Régie par le cycle lunaire, cette accumulation de tatouages corporels érodait lentement le corps et transformait l’œuvre en une incarnation des marées. Dans toutes ses formes, ce projet interroge le paradoxe du corps féminin, stérile et fertile, la pulsion de mort et la transcendance du « féminin ».

Depuis l’obtention en 2006 de son baccalauréat en beaux-arts de l'Université Concordia, Michelle Lacombe (Montréal, Québec) élabore une pratique féministe singulière qui se situe entre les préoccupations de l'art conceptuel et de la performance et celles des arts visuels plus traditionnels (dessin, peinture, sculpture). Délibérément minimalistes, ses projets se caractérisent par la mise en œuvre d'une logique précise, entretenant néanmoins une certaine confusion, et mettent en relation les constructions culturelles associées au corps de la femme blanche contemporaine. Ses œuvres ont été exposées au Canada, aux États-Unis et en Europe dans le cadre de performances, d'expositions et de colloques. L'artiste remercie le Conseil des Arts du Canada pour son soutien.


photo : Moon (Février 02), 2014, Michelle Lacombe


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Michelle Lacombe
Artist in Residence


Of all the Watery Bodies, I Only Know My Own is the umbrella title for a series of artworks generated from the traces and experiences of a body art action of the same name. Produced from July 2013 to July 2014, the original project consisted of getting a bloodline tattooed around each leg on every full moon over a twelve-month period. The inkless tattoos mapped the volume measurement of the body’s blood, identifying the height it would reach were it to stop circulating and pool inside the legs. The ephemeral lines accumulated, eventually scarring where they overlapped most often. Regulated by the moon and slowly eroding the body, the work is best described as an embodied tide. This project – in all its forms – addresses the barren but fertile female body, the death drive and “feminine” transcendence.

Since obtaining her BFA from Concordia University in 2006, Michelle Lacombe (Montreal, QC) has developed a unique feminist practice that is located somewhere between the concerns of conceptual action art and the more traditional visual arts (drawing, painting, sculpture). Purposefully minimalist, her projects are characterized by the embodied execution of a precise yet confused logic that complicates the contemporary white female body’s relationship with the cultural constructions it represents. Her work has been show in Canada, the USA, and Europe in during performance events, exhibitions and colloquiums. The artist thanks the Canada Council for the Arts for their support.

photo: Moon (Février 02), 2014, Michelle Lacombe

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