mardi 7 janvier 2014

Martin Désilets

Dissolution #2519, 2013, impression au jet d’encre, 100 x 150 cm

Martin Désilets

Artiste en résidence / Artist in Residence (English follows)

Les formes, le vocabulaire et les gestes qui appartiennent au champ de la peinture sont devenus, en quelque sorte, le paradigme à partir duquel j’appréhende non seulement le travail en atelier, mais aussi ma réalité environnante. L’acte de peindre se trouve prolongé par d’autres moyens : l’appareil photographique relayant le pinceau, à travers un processus rigoureux, qui autorise toutefois le plaisir du jeu et une forte dimension aléatoire.

Dans la série Dissolution, je réemploie le vocabulaire de l’abstraction géométrique, en peignant et en découpant des formes que je peux associer librement et réorganiser sur un plan. Je photographie ensuite ces formes, souvent plusieurs centaines de fois, en employant des temps d’exposition relativement longs. J’explore, ce faisant, la combinatoire de plusieurs des paramètres fondamentaux de la peinture et de la photographie : la teinte, la tonalité, la saturation, les contrastes et les divers modes d’application de la peinture ; le déplacement de la caméra lors de la prise de vue, la position du corps dans sa relation au sujet, le flou de bougé et l’effet de filé en photographie.

Sous l’effet du hasard et des mouvements de la caméra, entre l’image et son origine, un écart se creuse. Les formes et les couleurs se démultiplient, se dissolvent, engendrent divers effets visuels. Si la peinture, son vocabulaire et son histoire demeurent le matériau premier de ma pratique de la photographie, leur présence s’avère plus allusive que jamais... dissolue et indéterminée.

Martin Désilets détient une maîtrise en arts plastiques de l’Université de Québec à Montréal. Ses œuvres ont fait l’objet d’une douzaine d’expositions individuelles et de nombreuses expositions collectives.
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Martin Désilets
Artist in Residence

The forms, vocabulary and movements associated with the art of painting have, after a fashion, become the paradigm through which I perceive both my studio work and the reality around me. The act of painting is extended by other means: the lens takes over from the brush through a demanding process that nonetheless authorizes the pleasure of play and a potent aleatory dimension.

In the Dissolution series, I recycle the vocabulary of geometric abstraction by painting and cutting up forms which I can freely bring together and rearrange on a single plan. I then photograph these forms, often several hundred times, using relatively long exposures. In doing so, I explore possible combinations of the fundamental parameters of painting and photography: tint, tonality, saturation, contrast, and the various methods of applying paint; the camera’s movement while capturing a shot, the positioning of the body vis à vis the subject, and the various motion blur effects in photography.

Chance and camera movement combine to create a divergence between the image and its source. Forms and colours proliferate, dissolve, produce visual effects. Though painting, its vocabulary, and its history remain the raw material of my photographic work, their presence is ultimately more allusive than ever, dissipated and indeterminate

Martin Désilets has completed an MFA in visual arts at Université de Québec à Montréal. His work has been featured in a dozen solo exhibitions and in numerous group shows.

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