lundi 25 mai 2009

MANON LABRÈCQUE


Manon Labrecque
Artiste en résidence * Artist in Residence
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mon travail de création
prend ses racines dans le corps et le mouvement.

je décortique
des sujets, des états, des postures, des actions,
des mimiques et des dynamiques de mouvement.

je construis
des dispositifs de tournage pour extraire des images-sensations,
des mécanismes pour réanimer l'inerte et
des stratégies pour accéder à la vulnérabilité et à la force humaine.

Manon Labrecque a une formation en danse contemporaine et en arts visuels. Elle porte une attention toute particulière aux sensations physiques et aux mouvements. Artiste multidisciplinaire, depuis 1991, elle crée et présente des performances, des vidéos (monobandes et installations), des dessins, des sculptures et installations cinétiques. Ses oeuvres sont diffusées dans le cadre de festivals et d’expositions au Québec et à l’étranger. Présentement, Manon Labrecque vit et travaille à Montréal.

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Manon Labrecque

My creative work has its roots in the body and in movement.

I unravel subjects, states, postures, acts, guises and the dynamics of movement.

I construct mechanisms to reanimate what lies inert, film shooting techniques that imbue images with sensation, and strategies to probe human vulnerability and strength.

Manon Labrecque completed her studies in contemporary dance and visual arts. Her work focuses primarily on physical sensation and movement and, since 1991, has been multidisciplinary in approach, including performances, single-band video installations, drawing, sculpture, and kinetic installations. Her works have been presented in festivals and exhibitions in Quebec and abroad. Manon Labrecque lives and works in Montreal.

LANCEMENT / MARIE-HÉLÈNE LEBLANC / ÈVE BRETON-ROY


Débâtir la ville / Unbuilding the city
Marie-Hélène Leblanc / Ève Breton-Roy

Lancement du livre d'artiste produit par le Centre SAGAMIE
Le Mercredi 27 mai de 17h à 19h

Au Centre d'artistes AXENÉO7 de Gatineau
80, rue Hanson, Gatineau, 819-771-2122 www.axeneo7.qc.ca

Débâtir la ville / Unbuilding the city
Marie-Hélène Leblanc a écrit / Ève Breton-Roy a dessiné.
Toutes deux ont souhaité débâtir la ville.

Les artistes ont réalisé ce livre d’artistes dans le cadre d’une résidence d’édition au Centre SAGAMIE, à Alma (Québec).
Le contenu de ce livre, formé de fragments de textes et de dessins, présente à la fois la ville, une de ses habitante et leur déconstruction respective.
Débâtir la ville, c’est aussi contribuer à la lente déconstruction d’une ville constituée de buildings de papier. Ce livre comme objet singulier, s’inscrit dans un tout formé d’exemplaires empilés recréant les édifices d’une ville. Il devient strate de buildings et extrait de vie de ses habitants. En se procurant un livre, le lecteur devra donc soustraire un exemplaire à cette maquette de ville et contribuera ainsi à sa déconstruction.

Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Gatineau où elle occupe le poste de directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France.

Eve Breton Roy vit et travaille à L’Anse-Saint-Jean où elle dirige Terrain vague inc., à la fois maison d’édition de livres d’artistes et atelier de reliure artisanale. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi où elle a questionné le livre comme objet, ses caractéristiques formelles comme matérialisation de la pensée. Elle présentait en octobre 2007 "Campagne de salissage" , sa première exposition solo au centre d’artistes Espace Virtuel de Chicoutimi.

Prix spécial, sur place lors du lancement 15$

Débâtir la ville Unbuilding the city Prix/Price régulier 20$
Ève Breton-Roy Marie-Hélène Leblanc
70 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 6.25 X 6.25 po.
70 pages, colour, full text in French and English, 6.25 X 6.25 in.
ISBN 978-2-923612-09-6 2009
Prix: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

jeudi 21 mai 2009

Lancement: CARL BOUCHARD par défaut / By Default


Dans le cadre de la OFF BNL MTL
Le jeudi 21 mai 2009, à 18h
À La Banque
175 rue Roy Est, (coin Hôtel-de-Ville)
Montréal, (http://labanque.ca)


Au programme : projection de la vidéo MILLE EXCUSES de Carl Bouchard et lancement de la publication

La programmation complète de la OFF BNL MTL se retrouve sur les sites suivant:
OFF BNL MTL http://www.pavilionprojects.com/offbnlmtl
MTL ART MAP http://www.pavilionprojects.com/map
Visitez le BLOG du Centre SAGAMIE à l'adresse suivante: http://www.centresagamie.blogspot.com

par défaut / By DefaultCARL BOUCHARD
Auteur: Martin Dufrasne
106 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 8.5 X 8.5 po.
106 pages, colour, full text in French and English, 8.5 X 8.5 in.
ISBN 978-2-923612-08-9 2009
Prix / Price: 25.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.38 + tvq 0.20 = Total: $29.23

"Puisque l’exposition est une dynamique qui se joue à deux, Bouchard envisage la question de la responsabilité et, par extension, celle de la compétence, de l’aptitude et de la bonne foi, autant chez celui qui expose que chez celui qui observe. Tout comme l’affable / dramatisation, Jouer au docteur / Be A Specialist a été l’occasion de mettre en relation les mondes professionnels de la santé et de l’art. L’artiste établit un parallèle entre le sentiment de vulnérabilité et d’impuissance que suscite, dans chacun des champs d’activité, l’expérience d’être un sujet d’examen et de devoir se prêter au regard et au jugement de l’observateur." Martin Dufrasne

Carl Bouchard est né à Ville de la Baie (Québec). Depuis le début des années 1990, il a présenté plusieurs expositions personnelles et collectives au Québec, au Canada et en France. Soulignons non seulement l’investissement de cet artiste pluridisciplinaire dans la spectaculaire installation Les pleureuses -oublier par don-, présentée à l’église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier lors de la première édition de la Manif d’art de Québec (2000), mais aussi son engagement et son audace dans Jouer au docteur / Be a specialist présenté au Lieu, centre en art actuel, à Québec (2004), ainsi que l’affable / dramatisation présenté à L’écart, Lieu d’art actuel, à Rouyn-Noranda (2008). Il a réalisé huit projets d’art public et ses œuvres font partie de nombreuses collections muséales, institutionnelles et particulières au Québec. Il est président et membre fondateur du centre d’artistes Le Lobe à Chicoutimi (1993) et membre fondateur des Ateliers d’artistes TOUTTOUT à Chicoutimi (1997). À partir de 1998, il développe en parallèle avec sa pratique individuelle des projets conjoints interdisciplinaires avec l’artiste Martin Dufrasne. Photographies, installations et performances ont été présentées dans une vingtaine d’expositions et événements spéciaux au Québec, en Ontario, en France, en Colombie et au Pays de Galles.

lundi 11 mai 2009

Nathalie Levaseur


Nathalie Levasseur
Artiste en résidence * Artist in Residence
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Mémoire Tressable
Les assemblages sculpturaux de Nathalie Levasseur intègrent diverses substances d’origines végétales, animales ou minérales, confrontant l’homme à son milieu. Elle y intègre aussi, à l’occasion, la performance, la photographie et des éléments multimédias. Les photographies numériques agissent dans ses installations, comme des éléments perturbateurs, questionnant l’identité du réel dans nos vies de plus en plus virtualisées. Elle compte à son actif plusieurs expositions solos et collectives au Québec, au Canada, au Japon et en Espagne. Parmi ses réalisations, mentionnons les installations in situ Conscience et Racine (Grave, Victoriaville, 2008), Renouée, (CNE, Jonquière, 2008) et l’installation performance Au pied du mur (Maison de la culture Ahuntsic, Montréal, 2008). En 2006 elle présente Se dénaturer / Se re naturer (Gésu, Montréal, 2006) et la résidence-exposition Rites Transitoires (AdMare, Iles de la Madeleine, 2006), dont une publication a été produite en 2008. Invitée de nouveau au Japon en 2005, elle y crée la série Mémoires (Galerie Irohani, Osaka). Son travail a aussi été présenté lors du Symposium International de la Fondation Derouin (2002-3) dont elle sera à nouveau l’invitée ce printemps pour y présenter le Sentier de la Sonorité, en co-création avec l’électroaccousicien Yves Daoust. Ses projets ont reçu, à plusieurs reprises, le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

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Braiding Memory
Nathalie Levasseur’s assemblage sculptures integrate various animal, vegetable and mineral source materials that confront man directly with his environment. Her work also occasionally incorporates performance art, photography and multi-media components. The digital photographs included in her installations are intended to off-set the whole, casting doubt on the reality of our increasingly virtualized lives. Her work has been featured in solo and group exhibitions in Quebec, Canada, Japan and Spain. These include the in situ installations Conscience et Racine (Grave, Victoriaville, 2008), Renouée, (CNE, Jonquière, 2008) and the performance installation Au pied du mur (Ahuntsic Cultural Center, Montreal, 2008). In 2006, she presented Se dénaturer / Se re naturer (Gésu, Montreal, 2006) and the residency exhibition Rites Transitoires (AdMare, Iles de la Madeleine, 2006), which was subsequently published in book form in 2008. When she was invited to return to Japan in 2005, she created the Mémoires series (Irohani Gallery, Osaka). Her work was also presented at the Derouin Foundation’s International Symposium (2002-3), to which she has been invited once again this spring to presentSentier de la Sonorité, a collaborative creation with electroaccoustic music composer Yves Daoust. Her projects have, at times, benefited from the support of the Quebec Council for Arts and Letters.


mercredi 6 mai 2009

Michel Boulanger


Michel Boulanger
Artiste en résidence * Artist in Residence

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L'œuvre graphique et picturale de Michel Boulanger aborde le motif du paysage en tant que lieu privilégié des représentations mentales que l'on se fait de la nature. Le travail des surfaces réunit deux séries de dessins qui s'intéressent à l'empreinte visuelle résultant de l'activité agricole. À travers ce projet, les techniques d'imagerie de synthèses sont investies de manière à renforcer graphiquement l'aspect cartésien et construit du paysage rural, résultant de l'effort de rationalisation et de productivité de son territoire, tel qu'il se trouve modelé par la mécanisation, la culture intensive et l'élevage à grande échelle. On a qu'à penser à l'alignement des champs, l'espacement des rangs, l'aplanissement des sols facilitant le passage de la machinerie agricole, ou l'uniformité des plants en culture. Porteuse du romantisme nostalgique que l'on attribue d'emblée au genre du paysage rural, la série affiche, en contrepoint, l'artificialité d'une réalité fabriquée par les moyens de l'imagerie de synthèse.

Michel Boulanger a participé à de nombreuses expositions au Canada et à l'étranger, notamment au Royaume Unis, en France, en Espagne, aux États-Unis et au Mexique. En 2003-2004, son travail faisait l'objet d'une exposition solo au Musée d'art contemporain de Montréal. Détenteur d’une maîtrise en Arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal en 1992, ses œuvres picturales graphiques et en cinéma d'animation font partie de plusieurs collections publiques et privées dont la Banque d'oeuvres d'art du Conseil des arts du Canada, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des Beaux-Arts de Montréal, la Banque de Prêt d'oeuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec, la Banque Nationale, et la Peau de l’ours. Michel Boulanger a aussi participé au programme d’intégration d’œuvres d’art à l’architecture. Membre fondateur de la galerie B-312, il est aujourd’hui professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l‘Université du Québec à Montréal.

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In the graphic and pictorial work of Michel Boulanger the landscape motif provides a singular means of expressing our conceptual representations of the natural realm. Le travail des surfaces combines two series of drawings focusing on the visual impact of agricultural activity. This project employs synthetic imaging techniques to throw into graphic relief the Cartesian, artificial nature of rural landscapes where the land has been submitted to regimes of rationalization and productivity, and has been remolded by mechanization, intensive farming and large-scale livestock production. This is evidenced in the alignment of fields, the spacing of concessions, the leveling of ground to permit agricultural machinery to circulate, and the prevalence of monoculture. Through synthetic imaging, the series contrasts the nostalgic romanticism which rural landscapes typically evoke with the artificiality of man-made reality.

Michel Boulanger’s work has been featured in numerous exhibitions in Canada and abroad, including the United Kingdom, France, Spain, the United States and Mexico. In 2003-2004, he presented a solo exhibition at the Montreal Museum of Contemporary Art. He obtained his Master’s degree in Fine Arts at the Université du Québec à Montréal in 1992. His graphic, pictorial and film animation work appears in several private and public art collections including the Canada Council Art Bank, the Musée d’art contemporain de Montréal, the Musée des Beaux-Arts de Montréal, the Banque de Prêt d'oeuvres d'art collection at the Musée national des beaux-arts du Québec, the National Bank, and la Peau de l’ours. Michel Boulanger also participated in the Program to Integrate Art into Architecture. He is a founding member of the B-312 Gallery and presently teaches at the École des arts visuels et médiatiques at the Université du Québec in Montréal.

lundi 27 avril 2009

Nathalie Grimard


Nathalie Grimard
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Mon travail traite de certains aspects de la problématique proposée par les surréalistes. S’appuyant sur des théories psychanalytiques décrites par Freud, ceux-ci ont cru pouvoir mettre en lumière les ambiguïtés, les dichotomies, les étrangetés qui caractérisent le psyché humaine. Ma démarche n’en est pas une liée à une technique. Étant de la génération post-conceptuelle et minimale, je ne peux faire abstraction de cet héritage formel et théorique. C’est pourquoi, en reprenant les concepts surréalistes, j’en arrive à une esthétique et à une rhétorique différente. En effet, la logique par laquelle j’aborde le thème du rêve pourrait être qualifiée d’objective et de médicale. Je parle des qualités thérapeutiques du sommeil, de santé mentale et de psychanalyse à travers l’investigation du rêve. Sous des allures cliniques, mon travail interroge le vieillissement, la conscience du temps qui passe et la vulnérabilité.

La rupture que je crée avec les surréalistes tient à ceci : la pratique " surréaliste " sous-entend une possibilité d’un " je " (artiste) conscient, compétent dans une auto-observation analytique des différents aspects constituant sa charpente individuelle et en particulier son inconscient. Personnellement, je ne crois pas en cette capacité d’auto-analyse objective. En bref, les prétentions de mon projet artistique seraient de démontrer dans un même objet, les différents paliers de présentation/représentation des manifestations physiques, intellectuelles et des manifestations du rêve.

Nathalie Grimard est née à Sherbrooke en 1968. Elle obtient sa maîtrise en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal en 1997. Son travail est multidisciplinaire tout en privilégiant l'installation photographique. Parmi ses nombreuses expositions individuelles et collectives, soulignons Art et médecine à l’Université Bishop, Lennoxville en 2008, Vertige à la Galerie Trois points à Montréal, First aid à la Loop galery à Toronto en 2002 et Métamorphoses et clonage au Musée d’art contemporain de Montréal en 2001.

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My work is a continuing investigation of some of the issues broached by the surrealists. Inspired by the psychoanalytical theories of Sigmund Freud, the surrealists sought to emphasize the ambiguities, dichotomies and idiosyncrasies of the human psyche. My approach is not linked to any particular technique. Being part of the post-conceptual minimalist generation, I cannot abstract myself from its formal and theoretical heritage, but by effecting a return to the concepts that preoccupied the surrealists, I was able to arrive at a different aesthetic and rhetoric. Indeed, the logic I embrace in my approach to the theme of reverie could almost be described as objective and medical. I am concerned with the therapeutic qualities of sleep, with mental health and psychoanalysis through an investigation of dreams. Under clinical cover, my work is an ongoing analysis of aging, the consciousness of time passing, and vulnerability.

The break I have made with the surrealists hinges on the fact that the “surrealist” approach presupposes the possibility of a conscious “I” (the artist), capable of thorough analytical self-examination of the different facets that comprise his or her own individual framework and, in particular, his or her own subconscious. I do not personally believe that such an objective self-analytical capability exists. In short, what my art attempts to reveal is how one and the same object can be subject to divergent levels of presentation/representation of its physical and intellectual manifestations, and of its manifestations in the world of dreams.

Nathalie Grimard was born in Sherbrooke in 1968. She received her Master’s Degree in plastic arts at the Université du Québec à Montréal in 1997. Her work is multidisciplinary, with a focus on photographic composition. Her numerous individual and collective exhibitions includeArt et médecine à l’Université Bishop, Lennoxville en 2008, Vertige à la Galerie Trois points à Montréal, First aid at the Loop Gallery in Toronto in 2002 and Métamorphoses et clonage at the Montreal Museum of Contemporary Art in 2001.


mercredi 22 avril 2009

Lancement du livre de Marie-Hélène Leblanc et Ève Breton


Lancement du livre produit par le Centre SAGAMIE
Le dimanche 26 avril 2009, à 16h

Au Centre d'artiste Vaste et Vague de Carleton
774, boul. Perron, Carleton, 418-364-3123
DANS LE CADRE DE L'ÉVÉNEMENT LITTÉRAIRE LIVRES EN FÊTE
(Les activités de l'événement Livres en fête déutent à 10h.)

Débâtir la ville / Unbuilding the city
Ève Breton-Roy a dessiné.
Marie-Hélène Leblanc a écrit.
Toutes deux ont souhaité débâtir la ville.

Les artistes ont réalisé ce livre d’artistes dans le cadre d’une résidence d’édition au Centre SAGAMIE, à Alma (Québec).
Le contenu de ce livre, formé de fragments de textes et de dessins, présente à la fois la ville, une de ses habitante et leur déconstruction respective.

Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Gatineau où elle occupe le poste de directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France.

Eve Breton Roy vit et travaille à L’Anse-Saint-Jean où elle dirige Terrain vague inc., à la fois maison d’édition de livres d’artistes et atelier de reliure artisanale. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi où elle a questionné le livre comme objet, ses caractéristiques formelles comme matérialisation de la pensée. Elle présentait en octobre 2007 "Campagne de salissage" , sa première exposition solo au centre d’artistes Espace Virtuel de Chicoutimi.

Lancement du livre de Bruno Santerre


Bruno Santerre
Lancement du livre produit par le Centre SAGAMIE
Le samedi 25 avril 2009 à 13:30

Au Centre national d'exposition de Jonquière
4160, du Vieux Pont (Mont Jacob) Jonquière, Tél. : 418-546-2177
LORS DU VERNISSAGE DE L'EXPOSITION DE L'ARTISTE

Ce livre découle d’une résidence d’édition réalisée au Centre SAGAMIE par l’artiste Bruno Santerre de Rimouski. Ce séjour de création lui a permis de développer deux projets photographiques inédits intitulés L’Atelier en déplacement et L’Atelier en retrait, qui sont accompagnés d’un essai de Laurier Lacroix. Comme point de départ à ce projet d’édition, Santerre a travaillé dans la lumière de deux artistes qui ont, comme lui, utilisé la lumière dans leurs recherches plastiques. Il a ainsi déplacé son atelier à Paris, Amsterdam et Delft, sur les lieux où ont vécu Brancusi et Vermeer, afin d’y réaliser, dans leurs ateliers ou autour de ceux-ci, des séries de prises de vues. Afin de situer la démarche qui a mené à la création de ces nouvelles séries d’œuvres, Pierre Rannou nous entretient, en première partie de l’ouvrage, de trois expositions individuelles de Santerre, dans lesquelles les notions d’atelier et de galerie se confondent et invitent le spectateur à participer à la fabrication du regard.

vendredi 3 avril 2009

Eva Mayer

Eva Mayer
Tous les jours sont des adieux

VERNISSAGE jeudi 9 avril à 17h00 * Opening thursday, April 9, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 9 au 24 avril 2009 * Exhibition April 9 - 24, 2009
Lancement du livre, texte de Jean-François Caron
Book Launch, essay by Jean-François Caron
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RÉSIDENCE
En collaboration avec le Conseil des arts et des lettres du Québec, Langage Plus et le Centre SAGAMIE présentent un nouveau programme de Résidences internationales à Alma qui s’inscrit dans le cadre des Pépinières européennes pour jeunes artistes.

Le programme des Pépinières européennes pour jeunes artistes existe depuis dix-sept ans et est actif dans 35 pays, 110 villes et plus de 170 lieux de création partenaires. Les Pépinières se donnent comme mission de propulser les jeunes créateurs sur la scène européenne et internationale en leur proposant différents programmes basés sur un dialogue interculturel. Jusqu’à présent, plus de 800 artistes de la relève ont pu profiter du programme des Pépinières européennes et pour l’édition 2008-2009, plus d’une quarantaine de jeunes artistes réaliseront des projets dans 16 pays partenaires.

L’artiste autrichienne Eva Mayer est la première à participer à ce nouveau volet du programme à Alma. Elle a reçu une bourse du CALQ pour réaliser un séjour de trois mois et développer son projet intitulé Tous les jours sont des adieux, qui se positionne en lien avec la communauté locale.

Après avoir rencontré et tissé des relations avec une quinzaine de personnes dites du troisième âge, l’artiste a réalisé des prises de vues se situant entre la mise en scène et le documentaire, et qui lui serviront de point de départ à une recherche plastique mettant à profit les outils numériques de transformation et d’impression des images.

EXPOSITION et PUBLICATION
Le résultat de cette recherche intensive sera présenté au public lors d'une exposition solo qui aura lieu au Centre SAGAMIE du 9 au 24 avril 2009. Une publication témoignant du développement de ce projet sera également éditée par SAGAMIE Édition d’art et lancée le soir du vernissage, le jeudi 9 avril à 17h00. Le texte accompagnant les oeuvres de Mayer est de Jean-François Caron. En voici un extrait:

" Comme plusieurs artistes de la photographie, Eva Mayer se montre intéressée par les thèmes de la disparition et de la mort. Sans doute est-ce en raison des caractéristiques même de la photographie. En donnant l’impression d’extraire le modèle du temps, de l’arrêter sur le chemin de son inéluctable destin, le cliché se présente comme un simulacre d’éternité. Mais il ne s’agit bien que d’un leurre puisque la photo n’isole pas l’être : elle s’institue au mieux comme sa trace.

C’est sur cette piste que s’avançait René Char, en affirmant qu’un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves et que seules les traces font rêver. Ce qu’aborde Char, ce n’est pas seulement la poésie, mais aussi l’œuvre d’art. Suivant cette réflexion, François Soulages place la photo comme trace créant une tension vers le rêve de celui qui sera spectateur de la photo. Chez Mayer, toutefois, le rêve intervient aussi avant la prise de vue, dans le rapport privilégié qu’elle entretient avec ses modèles.

Car si la photographie est incapable de prouver en soi l’existence, se résignant à éprouver la perte de ce qu’elle représente et du mystère qui en subsiste, elle peut s’ouvrir à la fiction. La photographie ne fixe alors pas le sujet à un instant précis de son quotidien, mais le sujet rêvé à un instant de sa propre fable . Elle ne fixe pas l’être, mais elle le métamorphose, modifie son environnement, et cette transformation continue dès qu’on regarde la photo ou qu’on cherche à la raconter. " Jean-François Caron

Biographie - Eva Mayer
L’artiste autrichienne Eva Mayer est née en 1975, elle vit et travaille à Paris. Elle a étudié la scénographie à l’École Supérieure d’art dramatique Mozarteum à Salzburg (Autriche) et à l’University of Tennessee à Knoxville aux États-Unis. Elle a par la suite étudié la photographie à la School of Visual Arts de New York.

Ses œuvres ont été présentées en solo à Strasbourg, Bruxelles et Paris et dans de nombreuses expositions collectives en France, Autriche, Italie, Espagne, Portugal, Lituanie et aux États-Unis. Mentionnons entre autres les expositions: I-Brow au Los Angeles Center For Ditigal Art, l’exposition Trente au Festival photographique du Trégor en Bretagne et l’exposition Women and Mystery au Festival Kaunas Photo Days en Lituanie. Ses œuvres ont été également retenues au Salon d’art contemporain de Montrouge (Paris) en 2006, et une seconde fois en 2007. Actuellement, elle représente l’Autriche dans l’exposition itinérante Jeune Création Européenne (2007-2009). Sa prochaine exposition aura lieu en mai 2009 à Guyancourt (France).

Des séries photographiques de l’artiste ont été publiées dans plusieurs catalogues et revues spécialisés en art actuel dont Afterimage (New York), Frankfurter Rundschau (Frankfurt) et le Mois de la photographie à Paris. Eva Mayer a également réalisé une résidence d’artiste à Paliano (Italie) en 2007.

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ARTISTIC RESIDENCY
In collaboration with the Conseil des arts et des lettres du Québec (the Quebec Council for the Arts), Langage Plus and the Centre SAGAMIE are pleased to present a new International Residency Program in Alma as part of the Pépinières européennes pour jeunes artistes.

The Pépinières européennes pour jeunes artistes program has been in existence for seventeen years and is active in 35 countries, 110 cities and over 170 affiliated centers of creativity. The mission of the Pépinières is to launch the work of young creators on the European and international scene by offering a variety of programs based on intercultural dialogue. More than 800 new artists have benefited from the European Pépinières program and, in the course of the 2008-2009 edition, over forty young artists will complete projects in 16 participating countries.

The Austrian artist Eva Mayer is the first to take part in this year’s program in Alma. She was the recipient of a CALQ grant allowing her to spend three months working on her project entitled Tous les jours sont des adieux (The days are each a farewell) in close collaboration with the local community.

After meeting with more than a dozen senior citizens and taking the time to establish close ties with them, the artist used them as subjects in a series of photographs combining the immediacy of documentary with designed arrangements. The latest digital imaging technology was then used to extend and transform the photographic compositions.

EXHIBITION and PUBLICATION
The public is invited to see the results of this intense experimentation at the solo exhibition being presented at the Centre SAGAMIE, from April 9 to 24, 2009. SAGAMIE Édition d’art have also published a book which traces the evolution of this project and which will be launched on the opening night of the exhibition, Thursday, April 9, at 5:00 pm. The text which accompanies Mayer’s work is written by Jean-François Caron. The following is an excerpt from that book:

“Like many photographic artists, Eva Mayer is interested in the themes of death and disappearance. This may be due to the nature of photography itself. By appearing to extract a subject from the passage of time and immobilising it on the path of ineluctable destiny, the photograph seems to simulate eternity. But this is only an illusion because the photograph does not in fact capture the being of the subject but, rather, a trace that the subject has left behind.

This is how the poet René Char approached his work, claiming that the poet must leave behind only the traces of his passing, not the evidence and only traces allow us to dream. What Char is describing here is not only poetry, but any work of art. Taking this idea a step further, François Soulages sees in the photograph the tension created between the traces left by a subject and the spectator’s reverie. For Mayer, however, the dream exists before the picture is even taken, permeating the special relationship she establishes with her subjects.

Although photography may be incapable of furnishing the proof of existence per se and must content itself with an acknowledgement of the disappearance of what it sets out to represent and with the residual mystery, it remains nevertheless open to the limitless possibilities of fiction. Seen in this light, photography does not capture the subject at a particular instant among many in a nondescript daily routine, but rather it reveals the subject as the subject imagines himself to be at a certain point in his own fable. It does not capture being itself, but rather the transformations of being, modifying its environment, and this metamorphosis is on-going as one continues to look at the photograph and attempts to put it into words.” Jean-François Caron

Bio - Eva Mayer
The Austrian artist Eva Mayer was born in 1975 and presently resides and works in Paris. She studied stage design at the Salzburg Academy of Music and Performing Arts Mozarteum (Austria) and at the University of Tennessee in Knoxville, in the United States. She then went on to study photography at the School of Visual Arts in New York.

Her work has been featured in solo exhibitions in Strasbourg, Brussels and Paris, and as part of collective exhibitions in France, Austria, Italy, Spain, Portugal, Lithuania and the United States. These exhibitions include, among others: I-Brow at the Los Angeles Center For Digital Art, the Trente exhibition at the Summer Photographic Festival in Trégor, France, and Women and Mystery at the Festival Kaunas Photo Days in Lithuania. Her work was also exhibited at the Salon d’art contemporain de Montrouge (Paris) in 2006, and once again in 2007. She is presently representing Austria in the Jeune Création Européenne (2007-2009) traveling exhibition. Her next exhibition will be held in May 2009 in Guyancourt (France).

Series of photographs taken by this artist have been published in several contemporary art catalogues and journals including Afterimage (New York), Frankfurter Rundschau (Frankfurt) and le Mois de la photographie in Paris. Eva Mayer was also artist in residence in Paliano (Italy) in 2007.

mardi 17 mars 2009

Bruno Santerre


Bruno Santerre
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Récemment, je suis allé vivre et travailler dans la lumière de deux artistes qui ont, comme moi, utilisé la lumière dans leurs recherches. J’ai donc déplacé mon atelier sur les lieux où ont vécu Brancusi et Vermeer. J’ai réalisé dans, ou autour des ateliers de ces artistes, une série de photographies qui sont devenues le point de départ d’un projet d’édition. Durant ce deuxième séjour au Centre SAGAMIE, je souhaite compléter un livre d’artiste qui témoignera, entre autres, des observations, réflexions et expérimentations menées au cours de mon voyage. On retrouvera dans ce livre, en plus d’un bref retour sur un cycle de trois expositions récentes, un projet photographique inédit, L’Atelier en déplacement, ainsi qu’une série de photographies de l’intérieur de mon atelier et des objets qui l’habitent, L’Atelier en retrait. Des essais de deux auteurs, Laurier Lacroix et Pierre Rannou, complèteront l’ouvrage. Je profiterai également de cette résidence pour travailler sur une série d'images de grand format, issues du même projet photographique et destinées à mes deux prochaines expositions, au Centre national d’exposition de Jonquière (26 avril - 28 juin 2009) et au Centre d’artiste Vaste et Vague, à Carleton (6 - 27 juin 2009).

Bruno Santerre vit et travaille à Rimouski (Québec). Parmi ses expositions individuelles récentes, notons Dans la lumière de l’atelier (nuages et ombres blanches), chez Circa, Montréal (2007); Dans la lumière de l’atelier, tracer le rebord des nuages, chez Plein sud, Longueuil (2006); Dans l'atelier de Palomar, chez Occurrence, Montréal (2004); Voir, savoir et croire, (avec Laurie Walker) au Musée régional de Rimouski (1997). Depuis 1982, il a participé à de nombreuses expositions collectives en France et au Canada et il a été reçu comme artiste en résidence à la Villa Arson, Nice (France) et au Centro internazionale di sperimentationi artistiche à Boissano (Italie). Récipiendaire en 2008 du Prix à la création artistique (région Bas-Saint-Laurent) du Conseil des arts et des lettres du Québec, Bruno Santerre a réalisé plusieurs œuvres d'intégration à l'architecture au Québec. Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées au Canada.

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Recently, I went to live and work "in the light" of two artists who, like me, have light in their artistic research. I therefore “moved” my studio to the locations where Brancusi and Vermeer lived. In and around these artists' studios, I made a series of photographs that became the point of departure for a publishing project. During this second stay at the SAGAMIE Centre, I wish to complete an artist's book that records, among other things, the observations, reflections, and experiments undertaken during my trip. The book will contain a brief overview of a cycle of three recent exhibitions, a new photographic project, L’Atelier en déplacement (Studio in Motion), and a series of photographs of the inside of my studio and the objects in it, L’Atelier en retrait (Studio in Retreat), as well as essays by Laurier Lacroix and Pierre Rannou. I will also take advantage of this residency to work on a serie of large-format images from the same photographic project to be used in my next two exhibitions, at the Centre national d’exposition de Jonquière (26 April-28 June 2009) and the Centre d’artiste Vaste et Vague, in Carleton (6-27 June 2009).

Bruno Santerre lives and works in Rimouski, Quebec. His recent solo exhibitions include Dans la lumière de l’atelier (nuages et ombres blanches), at Circa, Montreal (2007); Dans la lumière de l’atelier, tracer le rebord des nuages, at Plein sud, Longueuil (2006); Dans l'atelier de Palomar, at Occurrence, Montreal (2004); and Voir, savoir et croire (with Laurie Walker) at the Musée régional de Rimouski (1997). Since 1982, Santerre has participated in many group exhibitions in France et au Canada, and he has been artist in residence at Villa Arson, Nice, France, and the Centro internazionale di sperimentationi artistiche in Boissano, Italy. In 2008, Santerre received the Prix à la création artistique (Bas-Saint-Laurent region) from the Conseil des arts et des lettres du Québec, and he has produced a number of artworks integrated with architecture in Quebec. His works are in numerous public and private collections in Canada.

mardi 10 mars 2009

Sylvaine Chassay

Machines à rêver 01 : À quoi la banlieue rêve-t-elle ? (éléments de l'installation), 2007

Sylvaine Chassay
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Mon travail artistique questionne les nouvelles formes de communication, les relations entre individus et les rapports identitaires. Ces préoccupations m’ont longtemps fait adopter une démarche proche de l’anthropologie, ancrant le sujet à même le contexte d’intervention, dans ses caractéristiques géographiques, historiques et socio-culturelles. Aujourd’hui, la rencontre et l’échange constituent les points de départ de l’œuvre et déterminent les orientations qu’elle va prendre. Je développe actuellement un dispositif interactif composé de trames fictionnelles créées à partir de mes rencontres avec des internautes sur les réseaux sociaux du Web. Entremêlant la fiction et la réalité, les images et les bandes sonores de cette installation low tech associeront des éléments glanés sur le Web, mis en ligne par les internautes ou produits par mes soins. Le spectateur sera invité à déambuler parmi ces univers et, éventuellement, à en influer le cours.

Sylvaine Chassay vit et travaille à Montréal. Elle développe depuis plus de 15 ans un art relationnel, interactif et social inspiré des nouvelles technologies et de leur esthétique. Détentrice d’un baccalauréat en arts visuels (UQAM) et d’un DEA Hypermédia (Université Paris 8), son travail a été présenté dans plusieurs pays, dont l’Angleterre, la France, le Canada et le Japon. Elle est présidente du centre d’artistes Praxis art actuel à Sainte-Thérèse. Lors de sa résidence au Centre SAGAMIE, elle effectuera des recherches en lien avec sa prochaine installation qui sera présentée en 2010 au Musée d’art contemporain des Laurentides.

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In my artwork, I investigate new forms of communication, relations among individuals, and identitary relationships. For a long time, these concerns have led me to adopt an approach resembling anthropology, anchoring the subject within the context of intervention in its geographic, historical, and socio-cultural characteristics. Today, encounter and exchange constitute points of departure for my work and determine its orientations. I am currently developing an interactive installation composed of fictional frameworks created from my encounters with Internet users on Web social networks. Intermingling fiction and reality, the images and soundtracks in this low-tech installation will bring together elements gleaned from the Web, put on line by Internet users or produced by me. The viewer will be invited to stroll through this world and, eventually, to influence its course.

Sylvaine Chassay lives and works in Montreal. For more than 15 years, she has been developing relational, interactive, social artworks inspired by new technologies and their aesthetic. She holds a bachelor's degree in visual arts (UQAM) and a DEA Hypermedia (Université Paris 8), and her work has been presented in a number of countries, including England, France, Canada, and Japan. She is president of the Praxis art actuel artist-run centre in Sainte-Thérèse. During her residency at Sagamie, she will conduct research related to her next installation, to be presented in 2010 at the Musée d’art contemporain des Laurentides.

mercredi 4 mars 2009

Martin Beauregard


Martin Beauregard
Artiste en résidence * Artist in Residence

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L’artiste s’interroge sur les imbrications possibles entre le récit factuel et le récit de fiction. Les propositions formelles développées - vidéographiques et photographiques - explorent ce terrain où la fiction et le documentaire biographique se confondent. À titre d’exemple, Soapoperation (2005) est tirée d’un séjour dans un hôpital bordelais lors duquel il subit une intervention chirurgicale en mars 2004. Elle présente une scène tournée dans le bloc opératoire et un dialogue avec son amoureuse à son réveil de l’anesthésie, ces échanges sont romancés à la Soap opera, la vie se relâche à travers une image, un cliché, sur une trame fictionnelle à peine décalquée de la réalité. La vidéo Playing with deady Daddy, présente aussi ce travail du " vrai et du joué ", tournée lors des funérailles de son père - le 13 août 2003 - où parents se rassemblent, rendent hommage au défunt, le voient et le touchent pour la dernière fois. Il a répété ce contact avec son père défunt posé dans son cercueil devant la caméra, comme on fait plusieurs prises d’une même scène au cinéma.

Dans le cadre du projet de résidence au Centre SAGAMIE, l'artiste réalisera une série de photographies qui confronte la figure mythique du cow-boy - produite par l’industrie cinématographique - à la vie modeste d’un vieil homme (son grand-père) âgé de quatre-vingt-huit ans. Le vieil homme est photographié dans un cimetière de voitures et un Ciné-parc abandonné.

Martin Beauregard vit et travaille à Montréal. Il est diplômé de l’École des Beaux-arts de Bordeaux en France (2004). Son travail a depuis été présenté dans une dizaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger dont L’œil de poisson (Québec) Location One (New York), Tin Box (Bordeaux), et collectives dont au CAPC Musée des Beaux-Art de Bordeaux (Bordeaux), Luxe Gallery (New York), Asahi Art Square (Tokyo). Son travail figure dans la collection Prêts d'oeuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec. Il est actuellement au doctorat à l’Université du Québec à Montréal et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne à Paris.

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Martin Beauregard investigates the possible overlaps between factual stories and fictional stories. The formal propositions that he develops - videographic and photographic - explore the terrain where biographical fiction and documentary become confused. From example, Soapoperation (2005) is taken from a stay in a hospital in Bordeaux, where he had surgery in March 2004. It presents a scene shot on the operating table and a conversation with his lover when he awoke from anaesthesia in a romantic "soap opera" style; life is released through an image, a snapshot, a fictional plot traced almost on reality. The video Playing with Deady Daddy also presents "truth and play-acting," shot during his father's funeral - August 13, 2003 - where relatives gathered, paid tribute to the deceased, and saw and touched him for the last time. Beauregard rehearsed this contact with his deceased father lying in his coffin for the camera, as if he were performing repeated takes for a scene in a movie.

For his residency project at SAGAMIE Center, Beauregard will produce a series of photographs that contrast the mythic figure of the cowboy - produced by the movie industry - with the modest life of an 88-year-old man (his grandfather). The old man is photographed in a car junkyard and an abandoned drive-in.

Martin Beauregard lives and works Montréal. He is a graduate of the École des Beaux-arts de Bordeaux in France (2004). His work has been presented in solo exhibitions in Canada and abroad, including at L’œil de poisson (Quebec City), Location One (New York), and Tin Box (Bordeaux), and in group shows, including CAPC Musée des Beaux-Arts de Bordeaux (Bordeaux), Luxe Gallery (New York), and Asahi Art Square (Tokyo). His work is in the art loan collection of the Musée national des beaux-arts du Québec. He is currently studying for his doctorate at the Université du Québec à Montréal and Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne in Paris.

mardi 24 février 2009

Pascal Dufaux

Pascal Dufaux
Artiste en résidence * Artist in Residence

Étreinte / Une nouvelle série de portraits Hyper panoptiques de Pascal Dufaux.

Ma pratique artistique a d’abord été la sculpture. J’ai toujours été impressionné par le phénomène de la présence du corps dans l’espace et par l’effet que produit son image sur le regard. Puisqu’à mes yeux le corps est plus qu’une simple figure à représenter mais d’abord un espace à arpenter, en 2005 j’ai entrepris un travail photographique qui explore la perception panoptique du corps humain. Pour cela, j’ai fabriqué une machine de prise de vue (la Machine PdVR_01) et développé une méthode qui consiste littéralement à faire le tour d’une personne, à en photographier centimètre par centimètre la circonférence corporelle, pour ensuite assembler la somme des clichés obtenus en une large mise à plat photographique panoramique. Dans ces portraits 360 ° déroulés je sonde l’étrangeté de l’autre en m’approchant de lui tel une terre inconnue. À l’aide de ce dispositif photographique rotatif, je me déplace autour du ou des modèles à la manière d’un cartographe afin de révéler l’étendue et la puissance visuelle du sujet humain.

Mon travail s’élabore dans une tension entre réalisme et formalisme. Je cherche à générer une lecture paradoxale des images, c’est-à-dire oscillant constamment entre un aspect de pur prélèvement documentaire et un aspect fortement pictural.

Au Centre SAGAMIE, je débute une nouvelle série de portraits hyper panoptiques que j’intitule ÉTREINTE. Ce projet consistera à photo-cartographier des pieds à la tête des personnes enlacées, liées dans l’expression d’un sentiment qui mêle ainsi leurs corps. Pour les besoins de cette captation, un nouveau dispositif de prise de vue sera fabriqué à l’été 2009, la Machine PdVR_02. Le projet bénéficie du soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Études en scénographie et en arts visuels, dans les années 90, conception de dispositifs scénographiques sonores pour de nombreux compositeurs. Artiste en résidence à la Christoph-Merian Stiftung (Bâle, Suisse, 1997) et à la Finnish Artists’Association (Helsinki, Finlande, 1998), il élabore depuis les années 2000 un travail installatif hybride entre la 2D et la 3D : le Projet Pléthore au Musée du vieux Palais (St Jérome, 2002), Des mesures dévastées à la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal (Montréal, 2003), Phénomènes / formes intermédiaires aux Espacios de arte (Guanajuato, Mexique, 2003). En 2005, il réalise la mono-bande vidéo Substance verte au Laboratoire nouveaux médias d’OBORO à Montréal. Il a conçu la scénographie de l’opéra Alternate Visions produit par la compagnie Chants Libres (Montréal, 2007). Il expose les installations photographiques Autour de vous et Alzheimer au centre VU à Québec et à la Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2007), et à l’Alternator Gallery à Kelowna B.C. (2009). Radiant ou L’origine du regard fût exposé à OBORO en 2008. Il présentera l’installation vidéo cinétique Irradiant au festival Temps d’images à Montréal en février 2009. Son travail est représenté par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.

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Étreinte (Embrace) / A new series of hyper-panoptic portraits by Pascal Dufaux

My first artistic practice was sculpture. I was always impressed by the phenomenon of the presence of the body in space and by the effect that its image produces on the gaze. Since I feel that the body is more than a simple figure to portray but, above all, a space to be surveyed, in 2005 I undertook a photographic project that explores the panoptic perception of the human body. To do this, I made a picture-taking apparatus (the Machine PdVR_01) and developed a method that consists literally of going around a person, photographing his or her body circumference centimetre by centimetre, and then assembling the sum of the pictures taken in a large two-dimensional photographic panorama. In these 360° unfolded portraits I probe the strangeness of the other by approaching it as an unknown land. Using this rotational photographic mechanism, I move around the models as a cartographer would, in order to reveal the visual extent and mightiness of the human subject.

My work takes place in a tension between realism and formalism. I endeavour to generate a paradoxical reading of images - that is, a reading that constantly oscillates between an aspect of pure documentary recording and a strongly pictorial aspect.

At the SAGAMIE Centre, I am beginning a new series of hyper-panoptic portraits titled Embrace. This project will consist of photo-mapping, from foot to head, people intertwined, connected in the expression of an emotion that mixes their bodies together. To capture this series, I will build a new picture-taking mechanism, the Machine PdVR_02, in the summer of 2009. The project benefits from the financial support of the Conseil des arts et des lettres du Québec.

Studied set design and visual arts. In the 1990s, designed audio set mechanisms for many composers. Artist in residence at the Christoph-Merian Stiftung (Bale, Switzerland, 1997) and the Finnish Artists' Association (Helsinki, Finland, 1998). Since the 2000s, he has been working on hybrid installations between 2D and 3D: Projet Pléthore at the Musée du vieux Palais (Saint-Jérôme, 2002), Des mesures dévastées at the Maison de la culture Plateau-Mont-Royal (Montreal, 2003), Phénomènes/formes intermédiaire at Espacios de arte (Guanajuato, Mexico, 2003). In 2005, he made the single-band video Substance verte at OBORO'S Laboratoire nouveaux médias in Montreal. He designed the set of the opera Alternate Visions produced by Chants Libres (Montreal, 2007). His photographic installations Autour de vous and Alzheimer were shown at Centre VU in Quebec City and at Galerie Joyce Yahouda in Montreal (2007), and at the Alternator Gallery in Kelowna, B.C. (2009). Radiant ou L’origine du regard was shown at OBORO in 2008. He will present the kinetic video installation Irradiant at the Temps d’images festival in Montreal in February 2009. He is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montreal.

vendredi 20 février 2009

Exposition Carl Bouchard

CARL BOUCHARD
mille excuses So Sorry
l’affable / dramatisation the affable / dramatization


VERNISSAGE jeudi 26 février à 17h00 * Opening thursday, February 26, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 26 février au 3 avril 2009 * Exhibition February 26 - April 3, 2009

Lancement du livre par défaut, Texte de Martin Dufrasne
Book Launch By Default, Essay by Martin Dufrasne

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L’emprise du sensible sur la raison
Dans sa pratique artistique, Carl Bouchard fait preuve d’un agacement et d’une cruauté face à l’apathie, secoue les indifférences en privilégiant les sujets liés au réel, au corps et aux récits individuels, pour situer l’art dans une relation directe au quotidien du spectateur. Il compte ainsi nous amener là où nous ne souhaitons pas aller et susciter chez nous une saine riposte intellectuelle. Comme certains artistes de sa génération qui réagissent à la chute des utopies et aspirent au réenchantement du monde, il revisite la dimension du psychologique et de l’affectivité, qui ont été longtemps déniées dans les pratiques d’art visuel. Fort de la conviction que, au-delà de son caractère confidentiel, une expérience personnelle physique ou psychique peut avoir une résonance partageable -voir universelle- chez le spectateur, il met à contribution le dévoilement de la sphère de l’intimité -la sienne et, par extension, celle de chaque visiteur. L’objectif principal ne semble pas prioritairement de questionner, d’informer ou d’initier le public mais bien davantage de le remuer et de le toucher.

Se laisser pénétrer
Nous le savons, perdre son innocence consiste soit à se retrouver démuni de sa naïveté, soit à être démasqué et reconnu coupable d’un méfait. Je crois que la motivation profonde de l’entreprise artistique de Carl Bouchard peut se résumer par l’idée d’arriver à perdre, conjointement, notre innocence par le biais des œuvres.

Extrait du texte : La perte de l’innocence, Martin Dufrasne.

Carl Bouchard est né à Ville de la Baie (Québec). Depuis le début des années 1990, il a présenté plusieurs expositions personnelles et collectives au Québec, au Canada et en France. Soulignons non seulement l’investissement de cet artiste pluridisciplinaire dans la spectaculaire installation Les pleureuses -oublier par don-, présentée à l’église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier lors de la première édition de la Manif d’art de Québec (2000), mais aussi son engagement et son audace dans Jouer au docteur / Be a specialist présenté au Lieu, centre en art actuel, à Québec (2004), ainsi que l’affable / dramatisation présenté à L’écart, Lieu d’art actuel, à Rouyn-Noranda (2008). Il a réalisé huit projets d’art public et ses œuvres font partie de nombreuses collections muséales, institutionnelles et particulières au Québec. Il est président et membre fondateur du centre d’artistes Le Lobe à Chicoutimi (1993) et membre fondateur des Ateliers d’artistes TOUTTOUT à Chicoutimi (1997). À partir de 1998, il développe en parallèle avec sa pratique individuelle des projets conjoints interdisciplinaires avec l’artiste Martin Dufrasne. Photographies, installations et performances ont été présentées dans une vingtaine d’expositions et événements spéciaux au Québec, en Ontario, en France, en Colombie et au Pays de Galles.

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The grip of sensibility on reason
In his artistic practice, Carl Bouchard manifests his irritation and cruelty with regard to apathy; he shakes up indifference by privileging subjects linked to the real, to the body, and to individual stories to situate art in a direct relationship with the viewer’s everyday life. He thus intends to take us where we do not wish to go and provoke us into a healthy intellectual riposte. Like certain artists of his generation who react to the fall of utopias and aspire to re-enchant the world, he revisits the psychological and emotional dimensions that were long denied in visual-arts practices. He has the strong conviction that beyond its confidential nature, a personal physical or psychic experience may create a sharable - even universal - resonance in the viewer; he does this by unveiling the sphere of intimacy - his own and, by extension, that of each visitor. The principal objective does not seem to be to question, inform, or initiate the public but, rather, to bestir and touch people.

Letting oneself be penetrated
As we know, losing one’s innocence consists of either being stripped of one’s naïveté or being unmasked and found guilty of a bad deed. I believe that the profound motivation of Bouchard’s artistic undertaking may be summarized by the idea that we come to lose our innocence, together, through these works.

Excerpt: La perte de l’innocence, Martin Dufrasne.

Carl Bouchard was born in Ville de la Baie, Quebec. Since the early 1990s, his work has been presented in a number of solo and group exhibitions in Canada and France. As a pluridisciplinary artist, he has produced the spectacular installation Les pleureuses -oublier par don-, presented at the Notre-Dame-de-Jacques-Cartier Church during the first edition of La Manif d’art in Quebec City (2000), and the committed and audacious Jouer au docteur / Be a specialist presented at Le Lieu, centre en art actuel, in Quebec City (2004) and l’affable / dramatisation presented at L’écart, Lieu d’art actuel, in Rouyn-Noranda (2008). He has also produced eight public art projects and his works are in many museum, institutional, and private collections in Quebec. He is president and founding member of Le Lobe and fouding member of Les Ateliers d’artistes TOUTTOUT in Chicoutimi (1997). In 1998, he began to develop, in parallel with his individual practice, joint interdisciplinary projects with the artist Martin Dufrasne. Photographs, installations, and performances were presented in 20 exhibitions and special events in Quebec, Ontario, France, Colombia, and Wales.

jeudi 12 février 2009

Hélène Lord


Hélène Lord
Artiste en résidence * Artist in Residence

À travers l’objet familier, j’essaie de retracer les moments fugaces de la vie quotidienne. Détournés de leur fonction utilitaire, témoins silencieux de notre vie journalière, ces petits vestiges sont des lieux de reconnaissance qui imprègnent notre mémoire et que l’imaginaire avive et métamorphose.

Ma pratique est hybride, tend vers l’installation et ses ramifications. Ma démarche créatrice se nourrit de l’interaction entre le dessin et la sculpture, transgresse les limites formelles de ces disciplines. Mes méthodes de travail procèdent de l’assemblage par la mise en relation du sujet et de l’objet à travers la mémoire. Le sens qui en résulte est perceptible dans la sensibilité du détail dont l’observation révèle un univers fragile et fragmenté. Depuis quelque temps j’explore ces disciplines à travers la photographie qui sert d’appui et de support à mon travail.

Hélène Lord vit et travail à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. Elle a présenté son travail dans de nombreuses expositions individuelles et collectives notamment à Montréal au centre d’exposition Circa, à la galerie B-312, au centre des arts actuels Skol, à l’Œil de poisson (Québec), Axe NO-7 (Gatineau), Vaste et Vague (Carleton) à la galerie Karsh-Masson (Ottawa), à la galerie du Nouvel-Ontario (Sudbury), à la galerie K.A.A.I (Kingston). En 2001, elle participait à la Biennale de l’Estampe et du papier du Québec à Alma. Son travail a fait l’objet d’une résidence au Banff Centre en 2006 et, plus récemment en 2008 à Belém au Brésil (Échanges d’artistes et d’ateliers Québec - Brésil du Conseil des arts et des lettres du Québec).

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The elliptical shape of the fragment allows me to reflect on the identity, precariousness, and alterity of human life. This reflection is integrated into my creative process, in which I explore the metaphoric potentialities of found materials and objects. Coming from the environment around us, marked by time, bearing images, these small vestiges of daily life speak to me because they are like parts of ourselves that we try to reintegrate into our reality to fill the cracks.

Subjected to the instability of things, my drawings, sculptures, and installations are fragile structures, precariously balanced and often ephemeral. Currently, I am making assemblages of drawings and objects and photographing them. During this residency at the SAGAMIE Centre, these photographic essays will be transformed through digital image processing.

Hélène Lord lives and works in Montreal. She holds a master's degree in visual art from the Université du Québec à Montréal. Her work has been presented in numerous solo and group exhibitions, including in Montreal at the Centre d’exposition Circa, Galerie B-312, and Centre de arts actuels Skol, as well as at L’Œil de poisson (Qurbec City), Axe NÉO-7 (Gatineau), Galerie du Nouvel-Ontario (Sudbury), and the K.A.A.I (Kingston). In 2001, she participated in the Biennale de l’Estampe et du papier du Québec (Alma). She has had residencies at Centre EST NORD EST, in Saint-Jean-Port-Joli, in 1996 and at the Banff Centre in 2006.


lundi 2 février 2009

Sophie Jodoin

Sophie Jodoin
Artiste en résidence * Artist in Residence

Je travaille depuis 2003 exclusivement en noir et blanc et sur papier. Mon travail se concentre principalement sur la représentation de la figure humaine par le biais du dessin, peinture et photographie. Les sujets de mon travail - personnes de petite taille, vieillards, blessés - sont souvent difficiles et problématiques. Une idée de base devient le concept autour duquel une oeuvre sérielle s’élabore sur une période variant entre six mois et deux ans. Cette oeuvre est conçue comme un tout, un ensemble indivisible et présentée en tant qu’installation murale. J’y ai introduit récemment une composante vidéo. De cette combinaison émane un dialogue entre médiums traditionnels (dessin/peinture) et technologie (vidéo/animation/photographie manipulée).

Lors de ma résidence, je compte travailler sur Small Dramas and Little Nothings - une suite d’oeuvres articulée autour de plusieurs autres séries sur le thème de la guerre débutées il y a deux ans. Inspirée en partie d’images contemporaines extraites de l’internet et de magazines, de l’art graffiti et des silhouettes stylisées typiques de la bande dessinée, cette plus récente série de petits collages et de dessins remet en question le regard insensibilisé que pose aujourd’hui le spectateur à la fois sur le carnage de la guerre et sur les conséquences d’une violence domestique.

Sophie Jodoin vit et travaille à Montréal. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal. Son travail a été présenté individuellement et collectivement dans plusieurs centres d'exposition, notamment à Philadelphie, Montréal, Prague, Miami, Chicago, New York et Londres. Boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, ses oeuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées. Elle est représentée par la Edward Day Gallery à Toronto et Newzones à Calgary.

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Since 2003, I have been working exclusively in black and white on paper. I concentrate mainly on the portrayal of the human figure through drawing, painting, and photography. The subjects of my work - little people, the elderly, the wounded - are often difficult and challenging. A basic idea becomes the concept around which a series of works is built during a period of between six months and two years. This series is designed as a whole, an indivisible ensemble, presented as a wall installation. I recently introduced video components. From this combination emanates a dialogue between traditional media (drawing, painting) and technology (video, animation, manipulated photography).

During my residency, I plan to work on Small Dramas and Little Nothings, a series of works articulated around several other series on the theme of war that I began two years ago. Inspired in part by contemporary images drawn from the Internet and magazines, in part by graffiti art and the stylized silhouettes typical of comics, this most recent series of small collages and drawings calls into question the desensitized eye that today’s viewer casts at both the carnage of war and the consequences of domestic violence.

Sophie Jodoin lives and works in Montreal. She holds a bachelor’s degree in visual arts from Concordia University in Montreal. Her work has been presented in individual and group shows in Canada and abroad, including Philadelphia, Montreal, Prague, Miami, Chicago, New York, and London. Her works are in a number of public and private collections. She is represented by the Edward Day Gallery in Toronto and Newzones in Calgary.

mardi 27 janvier 2009

Marie-Hélène Leblanc et Ève Breton Roy

Marie-Hélène Leblanc et Ève Breton Roy
Artiste en résidence * Artist in Residence

Marie-Hélène Leblanc

J’ai le désir d’habiter. Habiter, c’est à mon sens être en relation, se sentir lié à un espace en rapport à d’autres occupants. C’est également remettre constamment en question notre position et cela révèle notre façon d’être dans le monde. Mon intérêt pour la construction architecturale vient évidemment de cette volonté d’habiter et de réfléchir sur l’habiter. En ce sens Heidegger nomme bien ceci : « Bâtir est, dans son être, faire habiter. Réaliser l’être du bâtir, c’est édifier des lieux par l’assemblement de leurs espaces. C’est seulement quand nous pouvons habiter que nous pouvons bâtir.» J’ai le sentiment que pour habiter il faut aussi savoir quitter, vivre en nomade pour me sentir chez moi après l’expérience d’un ailleurs. Vivre dans le transitoire, dans l’état de chantier permanent, interrompu, ou plutôt en attente. Habiter, c’est davantage se situer que s’établir. Changer de territoire. Mon travail prend forme dans l’installation, mais la réalisation d’un livre d’artiste accompagne souvent celui-ci.

Originaire de la Gaspésie, Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Gatineau. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle détient une maîtrise en art à l’Université du Québec à Chicoutimi. Marie-Hélène Leblanc est actuellement directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn situé à Gatineau, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. De 2006 à 2008, elle occupait le poste de directrice générale du centre d’artistes Espace Virtuel à Chicoutimi. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France. Ses derniers projets ont été présentés à Toqué Rouge (Jouquière) en 2007, à la galerie Séquence (Chicoutimi) en 2005, à l’Oeuvre de l’Autre (Chicoutimi) en 2005 et à la galerie Adeas (Strasbourg, France) en 2004.

Ève Breton Roy


Mon travail prend forme à travers l’objet du livre. L’objet du livre comme un organisme vivant, comme une unité de compréhension. Il utilise ses mécanismes, ses fonctionnements : strates, superposition, relation contenant contenu. Je tente de redéfinir ce qui nous entoure, d’inclure le sujet à la définition à travers l’objet du livre. Ce dernier est le moteur idéal puisqu’il permet, par son tirage, d’atteindre un grand nombre de gens, mais qu’il entretient avec chacun d’eux une relation intime et personnelle par la manipulation qu’il impose. C’est donc à travers une exploration de sa forme que je tente de définir certains concepts, amenant ainsi le livre à devenir ce concept et le spectateur à se l’approprier à travers sa lecture.

Eve Breton Roy vit et travaille à L’Anse-Saint-Jean où elle dirige Terrain vague inc., à la fois maison d’édition de livres d’artistes et atelier de reliure artisanale. Elle détient une maîtrise en arts visuels à l’Université du Québec à Chicoutimi où elle a questionné l’objet du livre et ses caractéristiques formelles comme matérialisation de la pensée. Elle présentait en octobre 2007 Campagne de salissage, sa première exposition solo au centre d’artistes Espace Virtuel à Chicoutimi. Le langage du livre ainsi que celui de la science se transforme en code, en système compréhensible par tout un chacun, glissant vers un mouvement subjectif. Elle utilise la répétition pour détourner le sens, le retourner sur lui-même et produire des séries de série, des petites installations proches de l’absurde. C’est à travers cette exploration que prend forme une répétition de l’objet, les oeuvres devenant ainsi des installations livresques.

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Marie-Hélène Leblanc

I have the desire to inhabit. In my sense, to inhabit means to be in relation to, to feel connected to a space in relation to other occupants. It is also to constantly question our position, and this reveals our way of being in the world. My interest in architectural structures obviously comes from this desire to inhabit and reflect on inhabiting. In this sense, Heidegger defines it well: "Building is, in its soul, to make inhabit. Realizing the soul of building is to edify places by assembling their spaces. It is only when we are able to inhabit that we may build." I have the feeling that to inhabit we must also know how to leave, living nomadically to feel at home after experiencing a somewhere else. Living in the transitory, in the state of permanent construction site, interrupted - or, rather, in waiting. Inhabiting is more to situate oneself without settling in. Changing territory. My work takes form in installations and books.

Marie-Hélène Leblanc lives and works in Gatineau. She is interested in architecture, temporary habitations, in proximity and distance. She holds a master's degree in art from the Université du Québec à Chicoutimi. She is currently artistic director of Daïmôn, a production artist-run centre in media art and photography. She has been curator of and/or artist in ten exhibitions in Quebec and France. Her most recent projects were presented at Toqué Rouge (Jouquière) in 2007, at Galerie Séquence (Chicoutimi) in 2005, at Oeuvre de l’Autre (Chicoutimi) in 2005, and at Galerie Adeas (Strasbourg, France) en 2004.


Ève Breton Roy

My work takes the form through the book as object: the book object as living organism, as unit of comprehension. I use its mechanisms and functions: strata, superimposition, relationship between container and content. I try to redefine what surrounds us, to include the subject in definition through the book object, which is the ideal motive force as it reaches a large number of people thanks to mass production but maintains an intimate and personal relationship with each individual because of the need to handle it. By exploring its form, I attempt to define certain concepts, thus transforming the book into these concepts, which the viewer may appropriate by reading it.

Eve Breton Roy lives and works in Anse-Saint-Jean, where she is director of Terrain vague inc., which is both a publisher of artist's books and a workshop for handmade bindings. She holds a master's degree in art from the Université du Québec à Chicoutimi, in which she investigates the book as object and its formal characteristics as a materialization of thought. In October 2007, she presented Campagne de salissage, her first solo exhibition, at the Espace Virtuel artist-run centre in Chicoutimi. The languages of the book and of science are transformed into a code, a system comprehensible to everyone, sliding toward a subjective motion. She uses repetition to divert meaning, turn it in on itself, and produce series of series, small installations that approach the absurd. It is through this exploration that a repetition of the object takes shape, the works thus becoming book-like installations.

mercredi 21 janvier 2009

Bruno Santerre


Bruno Santerre
Artiste en résidence * Artist in Residence

Au cours des dernières années, ma pratique artistique s'est articulée principalement autour d'un questionnement sur la perception du visible et sur les limites des procédés de représentation de l’art et de la science. Les pièces produites au cours de cette période étaient présentées sous forme d’installations qui rappelaient le Studiolo de la Renaissance et, simultanément, l’atelier d’artiste. De l'atelier-studiolo, je suis passé à l'atelier-observatoire, lieu d’observation et d'expérimentation des états transitoires du réel. J’y combine objets, dessins muraux, reflets lumineux et photographies. Mes travaux sont inspirés par certains modèles de représentation astronomiques ainsi que par des tentatives de représentation des nuages expérimentées en dessin et en photographie.

Plus récemment, mon intérêt pour l’atelier m’a amené à considérer ce lieu comme une chambre de vision (ou camera lucida) où la lumière pénètre par les fenêtres et révèle les objets par leurs reflets projetés au mur. Aussi, les composantes physiques de l’atelier lui-même (puits de lumière, fenêtres et murs) s’imposent comme des données de plus en plus importantes dans mes recherches plastiques. Cet espace de travail, fixe ou en déplacement, devient lui-même un objet sous l’influence des effets de la lumière, dépendant qu’il est des phénomènes qui l’entourent (l’intensité ou la qualité de la lumière, le passage des nuages...). J’en suis donc maintenant arrivé à créer des lieux où l’objet et le signe se fondent un dans l’autre, où l’intérieur et l’extérieur se mélangent par transparence, où l’atelier et la salle d’exposition se superposent, tous liés entre eux par la lumière qui les traverse.

Bruno Santerre vit et travaille à Rimouski (Québec). Parmi ses expositions individuelles récentes, notons Dans la lumière de l’atelier (nuages et ombres blanches), chez Circa, Montréal (2007), Dans la lumière de l’atelier, tracer le rebord des nuages, chez Plein sud, Longueuil (2006), Dans l'atelier de Palomar, chez Occurrence, Montréal (2004), Voir, savoir et croire, (avec Laurie Walker) au Musée régional de Rimouski (1997). Depuis 1982, il a participé à de nombreuses expositions collectives notamment, en France, à la Galerie Calibre 33 et à la Villa Arson (Nice), à la Librairie du Québec (Paris), à l'Université de Metz, à l'École des Beaux-Arts de Nancy et, au Canada, à la Galerie Sans Nom (Moncton), à la Pitt International Gallery (Vancouver), au Musée national des Beaux-arts du Québec, au Musée d'art de Joliette, au Musée régional de Rimouski, à la Galerie Trois Points, chez Skol et Circa (Montréal). Il a été reçu comme artiste en résidence à la Villa Arson, Nice (France) et au Centro internazionale di sperimentationi artistiche à Boissano (Italie). Ses œuvres ont accompagné des recueils de poésie de Paul Chanel Malenfant et d’André Gervais aux Éditions du Noroît et il a réalisé un livre d'artiste avec André Gervais, publié aux Éditions Roselin. Récipiendaire en 2008 du Prix à la création artistique (région Bas-Saint-Laurent) du Conseil des arts et des lettres du Québec, Bruno Santerre a réalisé plusieurs œuvres d'intégration à l'architecture au Québec. Il a participé à la Biennale nationale de sculpture contemporaine à Trois-Rivières (2004) et au Symposium international d'art in situ Lumières, réflexion de l'insondable, au Musée régional de Rimouski (2003). Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées au Canada.

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Bruno Santerre

In recent years, my main artistic focus has been an exploration of the perception of the visible and the borders between representative processes in art and science. The pieces produced during this period were presented as installations that were reminiscent of the Renaissance Studiolo and, simultaneously, the artist's studio. From the studio-studiolo, I moved on to the studio-observatory, site of observation of and experimentation with transitory states of reality. In this body of work, I combine objects, drawings, murals, light reflections, and photographs. My works are inspired by certain models of astronomical representation and by experiments with portraying clouds in drawing and photography.

Bruno Santerre lives and works in Rimouski, Quebec. Among his recent solo exhibitions are Dans la lumière de l'atelier (nuages et ombres blanches), at Circa, Montreal (2007), Dans la lumière de l'atelier, tracer le rebord des nuages, at Plein sud, Longueuil (2006); Dans l'atelier de Palomar, at Occurrence, Montréal (2004); and Voir, savoir et croire (with Laurie Walker), at the Musée régional de Rimouski (1997). Since 1982, Santerre has had works in numerous group exhibitions in France and Canada, and he has been artist in residence at Villa Arson in Nice, France, and at the Centro internazionale di sperimentationi artistiche in Boissano, Italy. Santerre received the 2008 Prix à la création artistique (Bas-Saint-Laurent region) from the Conseil des arts et des lettres du Québec. He has produced a number of pieces integrated with architecture in Quebec, and his works are in a number of public and private collections in Canada.

mardi 13 janvier 2009

Judith Bellavance


Judith Bellavance
Artiste en résidence * Artist in Residence

Le parti pris du point de vue

« À partir d’objets investis, sublimés et magnifiés par la photographie, je crée une distance entre le réel et ce que l’on en perçoit, puis j’utilise cet espace interstitiel pour générer des univers émotionnels me permettant d’aborder la subjectivité des points de vue. »

Depuis une vingtaine d’années, je pratique une peinture que nous pourrions qualifier d’abstraite (acrylique sur bois). En parallèle à ma pratique picturale, j’ai développé, une pratique photographique qui me permet d’aborder autrement la fascination qu’exercent sur moi les objets et le plaisir de les détourner de leur sens. Avec les possibilités que m’offrent le médium photographique et l’impression numérique de grand format dans mon processus de recherche, je peux insister sur les moyens de manipuler et de privilégier des points de vue sur ces objets pour en faire le sujet de l’œuvre.

Je collectionne les objets, des « objets-matériaux » (bouchons, noyaux, mousses, découpures, icônes, breloques, etc.). Marqués, maculés, altérés, ils constituent mon territoire de recherches photographiques. Peu encline à compromettre leur nature déjà chargée d’histoire et de qualités visuelles, je préfère les appréhender comme des artefacts inaltérables : je me les approprie tels qu’ils sont, fascinée par leur singularité et le pouvoir évocateur que chacun d’eux possède.

Dans la pratique, je multiplie les prises de vue en atelier jusqu’à ce que j’obtienne une exacerbation significative de leur nature et du sens dont je veux les charger : celui d’appeler et de contenir nos émotions réelles ou fictives. Utilisés comme métaphores des conjonctures intérieures, comme lieux d’investigation de l’intime, je détourne mes “objets-matériaux” de leur contexte narratif par mon système de prise de vue macroscopique, par l’usage de l’extrême proximité et de la distance intime.

Et en modifiant la luminosité, en éliminant le relief et la texture au moyen du flou - du hors foyer - je cherche à créer une distance entre le réel et sa perception pour mettre en scène une expérience particulière de l’intime. Ces éléments collectionnés, et a priori sans valeur, prennent ainsi toute leur importance pour moi: ils se révèlent “autres” dans leurs apparences sublimées, ils deviennent le lieu de l’émotion me permettant de faire de la subjectivité du point de vue, le sujet de l’œuvre.

Investis, sublimés, magnifiés, mes «objets-matériaux» sont transformés ainsi en éventuelles « reliques ».

Née à Rimouski, Judith Bellavance vit et travaille à Montréal depuis 1989. Elle a fait des études à l’Université Laval à Québec et à l’Université du Québec à Montréal. Boursière du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, ses oeuvres ont été présentées au Québec, au Portugal, en Espagne et au Japon. Elles font partie de diverses collections.

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Judith Bellavance

Taking the side of the point of view

"Starting from objects that are invested, sublimated, and magnified by photography, I create a distance between the real and what we perceive of it, then I use this interstitial space to generate emotional worlds that enable me to address the subjectivity of points of view."

For some twenty years, my painting practice has been what one could call abstract (acrylic on wood). In parallel, I have developed a photographic practice that enables me to take a different approach to the fascination that I have with objects and the pleasure of diverting them from their meaning. With the possibilities offered by the photographic medium and large-format digital printing in my research process, I can emphasize the means of manipulating and highlighting the points of view of these objects to make them the subject of the work.

I collect objects: "object-materials" (corks, seeds, mosses, cut-outs, icons, bracelet charms, etc.). Marked, stained, altered, they constitute my territory for photographic research. I am not inclined to compromise their nature, already full of history and visual qualities, so I prefer to apprehend them as unalterable artefacts: fascinated by their uniqueness and the evocative power that each possesses, I appropriate them as they are.

In practice, I take many pictures in the studio until I obtain a significant exacerbation of their nature and of the meaning with which I want to endow them: that of calling upon and containing our real or fictive emotions. Using my "object-materials" as metaphors for inner situations, as sites of investigation of the private, I divert them from their narrative context by my system of macroscopic pictures, through the use of extreme proximity and intimate distance.

By modifying their luminosity and eliminating relief and texture through blurring - out of focus - I seek to create a distance between reality and its perception to feature a particular experience of the intimate. These collected components, which have no value a priori, thus become important to me; they reveal themselves as "other" in their sublimated appearance, they become the site of the emotion that enables me to make the point of view subjective, the subject of the work.

Invested, sublimated, magnified, my "object-materials" are thus transformed into future "relics."

Judith Bellavance, born in Rimouski, has lived and worked in Montreal since 1989. She studied at Université Laval in Quebec City and at the Université du Québec à Montréal. Her works have been presented in Quebec, Portugal, Spain, and Japan, and are in various collections.