mercredi 20 avril 2011

Judith Bellavance

Judith Bellavance
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je suis le promeneur : photos-romans


Il s’agit d’un projet photographique se présentant comme une sorte de " marche intérieure ", une promenade marquée par la force plurielle du privé et dont les signes sont puisés à la fois dans le réel immédiat et dans les zones troubles de la mémoire. Les oeuvres jalonnant cette déambulation poétique sont composites, chacune formée d'un pairage d'images attentivement choisies afin d'atteindre une tension dialogique riche, une densité sémantique inattendue.

Je suis le promeneur : photos-romans propose un programme narratif ouvert, une histoire faite d'ellipses, à la trame variable, qui suit des étapes définies pour se déployer efficacement. Les sujets (personnes) et les objets (choses) sont mis en relation dans la perspective d'une recherche d'accord afin que chacun des duos d'images puisse se définir par un équilibre entre l'énigme et la transparence et ainsi offrir une expérience de réception aussi imprévisible que familière pour le spectateur.

Avec ce projet, j'interroge, je revisite et je défais le rapport commun à l'image quotidienne en le remplaçant par une vision oblique, autre, basée sur une grammaire et une poétique de l’intimité. Grâce aux multiples étapes du processus et au façonnage des images rassemblées au moyen du médium photographique, des significations inédites dans l'interprétation de l'altérité sont mises en relief et l'expérience du regard et du réel sont présentée, ultimement, sous la forme d'une fiction toujours en devenir.

Née à Rimouski, Judith Bellavance vit et travaille à Montréal depuis 1989. Elle a complété un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval à Québec et poursuivi des études à l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été appuyé par le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada. Ses œuvres ont été présentées au Québec, au Portugal, en Espagne et au Japon et se retrouvent dans plusieurs collections publiques et privées.

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Judith Bellavance
Artist in Residence

Je suis le promeneur : photos-romans

This photographic project takes the form of an " interior ramble ", a stroll characterized by the multiform forces of private life, seeking direction through both proximate reality and the unsettling haunts of memory. The works, which act as signposts throughout this poetic drifting, are composite creations, each one comprised of a selective pairing of images designed to create a pregnant dialogic tension and unwonted semantic density.

Je suis le promeneur : photos-romans offers an open-ended narrative program, a story composed of ellipses and shifts in flow, progressing through well-defined stages towards a productive outcome. The subjects (people) and the objects (things) are placed in relationships which represent an attempt to establish a form of harmony, so that each dual image may be grasped as a state of equilibrium between the enigmatic and the transparent, providing the spectator with a responsive experience which is both familiar and unpredictable.

In this project, I revisit, question and dismantle the commonplace relationships to everyday imagery by employing an oblique, totally other perspective based on the grammar and poetics of intimacy. By means of the multiple stages in the process and the arrangement of the images grouped together through the medium of photography, the interpretation of otherness is presented in a new light and the experience of perception and of reality is ultimately revealed as an ever-evolving fiction.

Born in Rimouski, Judith Bellavance has been living and working in Montreal since 1989. She completed her Bachelor’s degree in visual arts at Laval University in Quebec City and is currently pursuing her studies at the Université du Québec à Montréal. She has received the generous support of the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. Her work has appeared in exhibitions in Quebec, Portugal, Spain and Japan and is featured in several private and public collections.

mardi 12 avril 2011

Mehdi-Georges Lahlou



Mehdi-Georges Lahlou
Artiste en résidence / Artist in Residence

" Fort de sa double appartenance franco-marocaine, de père musulman et de mère catholique, Mehdi-Georges Lahlou traverse avec bonheur les frontières de nos sociétés multiculturelles. Dans ses performances comme dans ses installations, il remet en question l’esthétique, notamment celle liée à l’Islam, et ouvre sur des problématiques plus générales telles que l’identité (religieuse, culturelle ou sexuelle). S’affranchissant allégrement des stéréotypes, l’artiste joue les trublions et travestit son corps comme il travestit les traditions. Il n’est pas question de “choc des cultures”, mais plutôt d’un double enfermement : sortir d’une culture, c’est être confronté à une autre culture qui enferme à nouveau. Le travail plastique de Mehdi-Georges Lahlou tient de l’idiotie. Faire l’idiot, c’est lutter avec pertinence et liberté contre la gravité de tout système sclérosant. Poussant les limites jusqu’à l’absurde, Mehdi-Georges Lahlou garde toujours un certain chic dans le ridicule et puise dans la légèreté de l’idiot un basculement vers le merveilleux. " Mme Hélène Lacharmoise, Galerie Dix9, Paris

Mehdi-Georges Lahlou est né aux Sables d'Olonne en 1983 et il est franco-marocain. Formé à l'École Régionale des Beaux-Arts de Nantes (ERBAN), il y obtient son DNSEP en 2007, puis un MFA à l'Académie Sint-Joost à Breda (NL) - et vit à Bruxelles. Ses œuvres ont été présentées en Europe, aux États-Unis et au Québec. Plusieurs expositions personnelles, entre autres à la galerie Transit, Mechelen (2010, BE), à la galerie Dix9, Paris (2010, FR), à Kunstraum Richard Sorge, Berlin (2010, DE), à la galerie Espacepointca, Alma (2011, QC). Lahlou fut aussi invité par la foire Art Brussels 2010 pour un Artist Project et a été présenté en solo show durant la foire Show Off 2010 par la galerie Dix9. Mehdi-Georges Lahlou sera présent à Art Brussels 2011 avec la galerie Transit, Mechelen (BE). Ses trauvaux seront bientôt présentés au Centre d’Art Croxhapox à Gent (BE) et à l’Institut du Monde Arabe, Paris (FR). Mehdi-Georges Lahlou est représenté par la galerie Transit en Belgique et par la galerie Dix9 en France. http://www.mehdilahlou.com

La résidence de Mehdi-Georges Lahlou au Centre SAGAMIE est présentée en collaboration avec la galerie Espacepointca du Collège d’Alma qui expose le travail de l'artiste jusqu'au 15 avril 2011, dans le cadre de la Semaine interculturelle du Collège.

vendredi 1 avril 2011

Jean-Jacques Ringuette

Jean-Jacques Ringuette
Regard de l'enfance sur la tragédie

English follows

EXPOSITION du 14 avril au 17 juin 2011

le jeudi 14 avril 2011 à 17h00

VERNISSAGE
et lancement de la publication
Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien
Éditée par le Centre SAGAMIE

Jean-Jacques Ringuette propose une série photographique dans laquelle il interprète lui-même, sous les traits d’un personnage clownesque, de multiples saynètes aussi caustiques que comiques. Ringuette, dont la démarche s’articule autour de la notion d’incarnation et de son impact sur le concept d’identité, explore ici une longue tradition d’autoreprésentation de l’artiste en clown. S’inspirant de l’iconographie du cirque et des fêtes foraines, ses mises en scènes, sobres mais hautement sophistiquées, évoquent autant le périple existentiel qui va de l’univers de l’enfance à celui du monde adulte que les divers états et attitudes qu’adopte la psyché dans sa fréquentation actuelle du monde.

"Tout en questionnant la notion du moi comme essence stable et la viabilité des rôles attribués à la masculinité par l’ordre culturel dominant, les photographies de Figures de la mascarade élaborent une séquence narrative qui en impose en regard du déni et de l’abjection du corps, du désir œdipien comme du désir et de l’identité queer."
Penny Cousineau-Levine

Jean-Jacques Ringuette vit et travaille à Trois-Rivières (Québec). Il détient une maîtrise en photographie de l’Université Concordia de Montréal (1999) et un baccalauréat en arts visuels avec spécialisation en photographie de l’Université d’Ottawa (1988). Ses œuvres ont été présentées en Europe, aux États-Unis et au Québec. Elles font partie de collections privées ainsi que des collections du Musée national des beaux-arts du Québec.

L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien financier.

Pour commander / to order :

Jean-Jacques Ringuette
Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien
Masquerade Figures or The Exciting Life of Félicien
Auteurs: Penny Cousineau-Levine, Pierre Ringuette
Texte intégral en français et en anglais
Full text in French and English
94 pages; 8.25 X 11po.
ISBN 978-2-923612-25-6 2011
Prix / Price : 25.00 $ + Transport au Canada 3.50 $ + tps 1.43 + tvq 0.31 = Total : 30.24 $

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Jean-Jacques Ringuette
Childhood Look on Tragedy

Exhibition April 14 - June 17, 2011

Thursday, April 14, 5 p.m.
Opening
and book launch
Masquerade Figures or The Exciting Life of Félicien
Published by Centre SAGAMIE

Jean-Jacques Ringuette presents a series of photographs portraying various vignettes of a humourous though acerbic nature in which he himself appears in the guise of a jester-like character. In this exhibition, Ringuette, whose artistic work has consistently focused on the idea of incarnation and its impact on the concept of identity, explores the age-old tradition of the self-representation of the artist as clown. Drawing inspiration from the iconography of the circus and the world of carnivals, the sober but sophisticated scenes which he depicts are evocative of the existential odyssey from the universe of the child to the world of adults and of the shifting states and attitudes of the psyche in its uninterrupted interaction with the world.

“While calling into question the notion of a stable, essential self and the viability of culturally ordained masculine gender roles, the photographs in Masquerade Figures also form a compelling sequential narrative having to do with bodily abjection and denial, oedipal desire and queer sexual longing and identity.”
Penny Cousineau-Levine

JEAN-JACQUES RINGUETTE is originally from Trois-Rivières (Québec), Canada. He holds a Master of Photography from Concordia University in Montréal (1999) and a Bachelor of Visual Arts with a specialization in Photography from the University of Ottawa (1988). His artworks have been presented in Europe, the United States and Québec. His artworks are included in private collections as well as in the collections of the Musée national des beaux arts du Québec.



mardi 22 mars 2011

Jacky Georges Lafargue

La Cabane - projet Resolute Bay (2005), Jacky Georges Lafargue et Louis Couturier

Jacky Georges Lafargue
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Ma pratique artistique se déroule en duo et en solo. Celle que je mène avec Louis Couturier depuis 1990 est fondée sur la communication, l'échange, l’observation et la participation. Au fil des projets, j’ai acquis, ici et à l’étranger, une expérience d’interventions variées dans l’espace public. Toujours à la recherche d’un art en mouvance, de mise en forme inusitée, je veux créer des modes alternatifs d’appropriation de l’espace public. Je privilégie les techniques de la photographie et de la vidéo comme mode d’enregistrement du réel. Les récents projets réalisés en duo ont touché des populations spécifiques en y introduisant des processus de création et des restitutions événementielles qui suscitent des interrogations et des émotions. En solo ma pratique et plus introspective. Je me considère comme un " indisciplinaire " et mes réalisations sont là aussi protéiformes, factuelles et poétiques. Dans les deux cas, la figure humaine, les milieux de vie et tout ce qui s’y rattache se retrouvent au centre dans mon travail.

Jacky Georges Lafargue vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont été présentées dans près d’une trentaine d’expositions individuelles, de groupes et plusieurs événements au Québec, au Canada, en France, en Allemagne, en Russie et plusieurs autres pays. Son travail a été soutenu à plusieurs reprises par le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des Arts et des Lettres, le Ministère de la Culture de France, le Ministère des Affaires étrangères du Canada et fait partie de la collection du Musée national des beaux-arts du Québec et d’autres collections publiques et privées au Canada et en Europe. L'œuvre Resolute Bay- Le voyage du jour dans la nuit réalisée avec Louis Couturier sera présentée dans trois nouvelles versions en 2011 au Moose Jaw Museum en Saskatchewan, au Musée de Picardie à Amiens en France et au Musée des beaux-arts de Montréal. Il détient une Maîtrise en Arts visuels et médiatiques de l’UQÀM et est enseignant régulier au département d’arts plastiques du Collège Lionel-Groulx.

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Jacky Georges Lafargue
Artist in Residence

My creative work issues from both individual and collaborative efforts. My collaboration with Louis Couturier since 1990 has been founded on communication, exchange, observation and participation. During the course of my many projects, here and abroad, I have accumulated considerable experience presenting my work in public spaces. I am in constant pursuit of an art which is dynamic and innovatively designed, through which I can offer alternative approaches towards the appropriation of those public spaces. I am particularly attracted to photographic and video techniques as means of recording reality. My recent collaborative projects have targeted specific populations through the introduction of creative processes and the reconstruction of events which provoke emotional responses and an on-going examination of issues. My solo work is more introspective. I consider myself “non-disciplinary” and my creations are consequently multi-faceted, both factual and poetic. In both instances, the human face, the surroundings in which life is lived, and everything which that involves are at the heart of my work.

Jacky Georges Lafargue lives and works in Montreal. He has been featured in close to thirty solo and group exhibitions and cultural events in Quebec, Canada, France, Germany, Russia and other countries. His work has enjoyed the support of the Canada Arts Council, the Conseil des Arts et des Lettres, the French Ministry of Culture, and the Canadian Department of Foreign Affairs and has found inclusion in the collection of the Musée national des beaux-arts du Québec and other public and private collections in Canada and Europe. Resolute Bay- Le voyage du jour dans la nuit, a collaborative work with Louis Couturier, will be presented in three new versions in 2011 at the Moose Jaw Museum in Saskatchewan, the Musée de Picardie in Amiens, France, and the Montreal Museum of Fine Arts. He obtained a Master’s degree in visual and media arts at UQAM and presently teaches in the Department of Visuals Arts at the Collège Lionel-Groulx.

mercredi 23 février 2011

Lancement de la publication Jean-Jacques Ringuette Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien

Jean-Jacques Ringuette
Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien
Lancement de la publication éditée par le Centre SAGAMIE


à la galerie OCCURRENCE de Montréal
le samedi 26 février dès 20 h
5277, avenue du Parc, Montréal (QC) H2V 4G9
514.397.0236 | http://www.occurrence.ca


Lancement et rencontre avec l'artiste
dans le cadre de la Nuit blanche à Montréal 2011


Publié par SAGAMIE, ce livre documente l’intégralité du corpus d’œuvres exposées à la galerie Occurrence. Le livre sera lancé en début de soirée, dès 20 h et l’exposition se poursuivra jusqu’au 12 mars 2011. Certains des principaux collaborateurs à l’ouvrage seront présents dont l’auteure, conservatrice et théoricienne de l’art Penny Cousineau-Levine. L’artiste sera également sur place pour présenter la publication ainsi que pour échanger avec le public tout au long de la soirée.

Jean-Jacques Ringuette est originaire de Trois-Rivières (Québec). Il détient une maîtrise en photographie de l’Université Concordia de Montréal (1999) et un baccalauréat en arts visuels avec spécialisation en photographie de l’Université d’Ottawa (1988). Ses œuvres ont été présentées en Europe, aux États-Unis et au Québec. Elles font partie de collections privées ainsi que des collections du Musée national des beaux-arts du Québec.

Bienvenue à tous!


Pour commander :

Jean-Jacques Ringuette
Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien
Auteurs: Penny Cousineau-Levine, Pierre Ringuette
Texte intégral en français et en anglais
Full text in French and English
94 pages; 8.25 X 11po.
ISBN 978-2-923612-25-6 2011
Prix / Price : 25.00 $ + Transport au Canada 3.50 $ + tps 1.43 + tvq 0.31 = Total : 30.24 $

lundi 21 février 2011

Lecture publique CHANTIER NAVAL

La compagnie française
théâtre Toujours à l'Horizon
présente en avant-première au Centre SAGAMIE
des extraits de la pièce

CHANTIER NAVAL
mise en scène de Claudie-Catherine Landy
texte de Jean-Paul Quéinnec
Professeur à l'UQAC et titulaire de la
Chaire en dramaturgie sonore de l'UQAC


Lecture publique
Le jeudi 24 février 2011 en 5 à 7
Au Centre SAGAMIE
50 rue St-Joseph, Alma

Cette production est présentée en collaboration avec
la compagnie de théâtre Les Têtes Heureuses

Représentations
vendredi 25 et samedi 26 février - 20h
dimanche 27 février 2011 - 14h
à la Salle du Facteur culturel,
Centre culturel du Mont-Jacob, Jonquière
Réservations : 545-5011 poste 2506

Distribution
Fabienne Augié
Sébastien Boudrot
Eric Chaussebourg
Martine Fontanille
Thierry Patarin
Marie-Claire Vilard

Équipe au Québec
Mise en scène : Claudie-Catherine Landy
Création lumière : Éric Seldubuisson, Alexandre Nadeau
Création son : Claude Landy
Suivi technique : Thierry Boursac

Équipe de création
mise en scène : Claudie-Catherine Landy
assistée de : Camille Geoffroy
scénographie : René-Claude Girault
création lumière : Eric Seldubuisson
création son : Claude Landy
costumes : Chantal Rousseau
construction décor : Gérard Rovéri
suivi technique : Thierry Boursac

Présentation de la pièce:
Sur le chantier, la main-d’œuvre diminue au fur et à mesure des années. Une nuit, François, ses deux fils Claude et André, l’oncle Lili, décident de couler le navire qu’ils viennent de construire. Et de disparaître avec lui. Nine, la femme d’André qui sert les marins dans un des bars du port, les rejoint pour un dernier échange. Sous les regards des habitants de La Pallice, réunis par Guiguite la sœur de François, le bateau s’enfonce dans l’eau glacée. Les hommes coulent et les 3 femmes Nine, ma cousine, Guiguite, réveillent Jacques le jeune frère ; tous les quatre partent à 6 000 kilomètres vers un pays tout blanc où ils réinventent leur vie.

Présentation de la compagnie:
La troupe française théâtre Toujours à l'Horizon propose depuis 1993 une création importante tous les deux ans et des pièces courtes ou de petites formes en tournée chaque année. Jamais nous ne nous sommes écartés de notre ligne artistique initiale constitutive de notre identité : “les découvertes d’écritures d’aujourd’hui et un travail sur la mémoire. (mémoire collective, mémoire intime)”. Le travail mené autour des oeuvres contemporaines se fait sous forme de pièces (longues ou courtes), de lectures-spectacles, de lectures, de rendez-vous ; ces dernières prennent place sur le plateau de l’Horizon, dans d'autres lieux culturels, dans des endroits familiers ou insolites (cafés, kiosque, espace public, gare...) afin que la découverte et les rencontres dépassent tous les clivages.

mercredi 16 février 2011

Catherine Bodmer

Catherine Bodmer
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Le projet en cours constitue un nouveau corpus de travail que je suis en train de développer à la suite d’une résidence de recherche que j’ai effectué au printemps 2010 à Mexico. À partir d’une " routinisation " de mes déplacements en ville, j’étais curieuse d’explorer l’idée de nudité d’un lieu dans une ville qui abonde de gens et de choses. Suivant plutôt intuitivement l’idée des limbes, cet espace intermédiaire et flou entre le paradis et l’enfer, j’ai documenté plusieurs lieux qui semblaient correspondre à cette image d’entre-deux. En utilisant des stratégies de dédoublement et de multiplication, de symmetrie et d’asymmetrie, ces liens et situations sont mis en relation avec eux-mêmes et avec les contradictions inhérentes au désir de reconstituer le paradis perdu.

J’utilise le moyen de la photographie et le traitement numérique de l’image afin d’explorer les espaces réels et imaginaires du quotidien, mais avant tout, celui de l’image même qui permet la fusion et la confusion des deux. Il ne s’agit jamais que d’utiliser la photographie en tant que document du réel, mais plutôt comme matériel qui permet d’agencer plusieurs images et éléments avec les moyens numériques. Ce sont des images construites qui oscillent entre réalité et fiction, et qui proposent de revisiter les thèmes de l’ambition, du désir et de l’absurdité.

Catherine Bodmer, d’origine suisse, détient un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et a obtenu une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal en 1999. Sa pratique artistique comprend des installations, des œuvres in-situ et des photographies qui s’articulent autour des notions de transformation et de fluidité qui sont au cœur de sa recherche. Son travail a été présenté lors de nombreuses expositions individuelles et collectives à travers le Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan. En 2008, elle a reçu le Prix du Duc et de la Duchesse de York en photographie du Conseil des Arts du Canada. Au printemps 2010, elle a effectué une résidence à Mexico City dans le cadre du programme des ateliers-résidences du Conseil des arts et des lettres du Québec, et elle y retournera ce printemps pour une autre résidence de création au ADM Centro Arte Diseño Multimedia.


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Catherine Bodmer
Artist in Residence

The present project constitutes a new body of work which is a direct offshoot of my research residency in Mexico City in the spring 2010. Starting from a “routinization” of my movements throughout the city, I wanted to explore the idea of the nudity of particular places in a city teeming with people and things. Pursuing in a rather intuitive fashion the idea of limbo, that indistinct, intermediate zone between paradise and hell, I documented several different locales which seemed to correspond to this image of in-betweenness. By employing techniques of replication and multiplication, symmetry and asymmetry, these places and situations are put in relationships with themselves, revealing inherent contradictions in the desire to reconstruct a lost paradise.

I have been using photography and the digital processing of images to explore the real and imaginary spaces of daily life and, above all, the space within the image itself which allows for a fusion and confusion of the two. The photograph is never solely a document portraying a reality, but rather provides the means to digitally configure a variety of images and elements. These are constructed images, oscillating between reality and fiction and permitting a re-evaluation of the themes of ambition, desire, and absurdity.

Catherine Bodmer, who is from Switzerland, graduated from the School of Arts in Lucerne and completed a Master’s degree in art at the Université du Québec in Montréal in 1999. Her artistic work includes installations, in-situ creations, and photographs dealing with ideas of transformation and fluidity which are central to her research. Her work has been presented at several solo and group exhibitions across Canada, as well as in Mexico and Taiwan. In 2008, she was awarded the Canada Council’s Duke and Duchess of York Award in Photography. In 2010, she completed a residency in Mexico City as part of the studio residency program of the Conseil des arts et des lettres du Québec, and she will return this spring to participate in another residency at ADM Centro Arte Diseño Multimedia in Mexico City.

lundi 7 février 2011

François Quévillon

François Quévillon
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

François Quévillon est un artiste en installation et en nouveaux médias. Il est titulaire d'une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Membre du groupe de recherche-création Interstices de 2001 à 2008, il s'est joint à Perte de Signal en 2009. Ses réalisations ont été présentées au Canada, en France, au Brésil, au Liban et sur le Web.

Le travail de François Quévillon explore les phénomènes complexes de la nature et de la perception par la mise en œuvre de processus sensibles à l’interférence des spectateurs et aux conditions variables de l’environnement. Il se caractérise par la création d’environnements sonores, visuels et haptiques qui convoquent les visiteurs à des situations perceptives sur lesquelles ils ont une influence. Ses installations et interventions architecturales in situ intègrent, entres autres, des dispositifs interactifs où de la matière est modulée par des flux de données et d’énergie. De concert avec ces expériences concrètes qui se déploient dans l’espace et la durée, il s’intéresse à la représentation de phénomènes spatiotemporels. Afin de sonder un monde en constante mouvance, il élabore des systèmes d’imagerie qui compressent et spatialisent le temps par la captation et le traitement de microprélèvements vidéographiques. Ses recherches actuelles utilisent la géomatique et le Web pour la visualisation de données environnementales en temps réel.

Formellement et esthétiquement variées, ses réalisations activent des processus d’atomisation et de transduction alimentés par des interfaces qui puisent l’information dans l’environnement. Par l’interaction de procédures logiques et d’éléments imprévisibles, cette perméabilité engendre des espaces ouverts sur un horizon d’indétermination. Tout en étant fondée sur les notions d’instabilité et de complexité, sa démarche de recherche et de création se développe à travers une approche minimaliste des technologies médiatiques. Les réalisations qui en découlent explorent la dimension phénoménologique de la perception en proposant une expérience de la durée où se manifeste un chaos sensible. http://www.francois-quevillon.com


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François Quévillon
Artist in Residence

François Quévillon is an installation and new media artist from Montreal. Holder of a Master's degree in visual and media arts from UQAM, he was involved with the Interstices research-creation group from 2001 to 2008 and joined Perte de Signal in 2009. His work has been presented in Canada, France, Brazil, Lebanon and on the Web.

François Quévillon’s work explores the complex phenomena of nature and perception by putting into play processes that are subject to interference by both the spectators and variable environmental conditions. He distinguishes himself through the creation of acoustic, visual and haptic environments which invite visitors into perceptual situations which they can influence. His in situ architectural installations and creations integrate interactive devices which permit matter to be modulated by data and energy fluctuations. In tandem with these concrete experiences, situated in time and space, he explores the actual representation of spatiotemporal phenomena. To be able to investigate a world in constant flux, he has devised systems of imagery which compress and spatialise time through the coalescence and treatment of videographic micro-samples. His current investigations make use of geomatics and the Internet to visualize environmental data in real time.

His creations vary in their formal and aesthetic design and initiate processes of atomization and transduction stimulated by interfaces with environmental data. The permeability produced through the interaction of logical approaches and unpredictable elements creates spaces which extend towards an indeterminate horizon. Though based on concepts of instability and complexity, his research and creativity employ a minimalist approach to media technologies. His productions explore the phenomenological dimension of perception by offering an experience in which a palpable chaos emerges from the passage of time. http://www.francois-quevillon.com

mardi 25 janvier 2011

Jhave

Jhave
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Approche artistique:
J'aime jouer avec des algorithmes.

Biographie:
David (Jhave) Johnston, poète multimédia, vit à Montréal. Il est également informaticien, concepteur d’interfaces et artiste. La majorité de ses oeuvres sont interdisciplinaires et sont conçues par le truchement de l’Internet. Son travail allie le son, la vidéo et la poésie à la programmation. Jhave a participé à de nombreux projets artistiques collectifs et individuels, à la fois numériques et in situ, au niveau régional et international (Incident, New Forms, Oboro, OBX, NT2, TML, FILE, Champ Libre, Bioteknica, Turbulence, Year01). Ses oeuvres ont été présentées dans le cadre de trois biennales en art et en nouveaux médias (à Montréal en 2003 et 2009 et à Toronto en 2004). Il achève actuellement un doctorat en sciences humaines interdisciplinaires à l'Université Concordia. Son site Web se trouve à l’adresse suivante : http://www.glia.ca

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Jhave
Artist in Residence


Artist’s Statement:
I like to play with algorithms.

Biography:
David (Jhave) Johnston is a multimedia-poet currently living in Montreal. He is a computer scientist, an interface designer and an artist. The majority of his work is net-based and interdisciplinary: it remixes sound, video and poetry with programming. Jhave has been involved in numerous collaborative and solo digital and in situ art practises both locally and internationally (Incident, New Forms, Oboro, OBX, NT2, TML, FILE, Champ Libre, Bioteknica, Turbulence, Year01). His work has been exhibited at art and new media biennales in Montreal (2003, 2009) and Toronto (2004). He is currently completing a PhD in Interdisciplinary Humanities at Concordia University. His home site is http://www.glia.ca

mardi 18 janvier 2011

Lancement de deux publications éditées par le Centre SAGAMIE


Le jeudi 20 janvier 2011 à 17h00
(en plus du vernissage de l'exposition DUEL de Nathalie Grimard)


BORAN RICHARD Cécité nocturne, L'être expansible
Entre l’idée et le livre publié, deux années se sont écoulées. Je voulais modifier mon rapport à l’image, à la séduction, à la création. Le silence visuel auquel je me suis prêté m’a transporté dans l’image-rêve : une image qui ne montre pas, mais qui suggère au regard d’aller au-delà des lignes, pour permettre à l’imaginaire de voir autrement le réel. Je voulais aussi revenir au fondement du cinéma d’animation, soit la photographie. En effet, quand je fais un film d’animation, je prends des photos, beaucoup de photos, et le mouvement - le temps ? devient possible dans la succession rapide de ces images. Mais voilà, ce mouvement dévore chacune des photos et enlève la charge qu’elles portent, pour les égarer dans l’agitation. Après toute cette errance photographique, je constate que la durée peut aussi exister dans une image fixe.

Dans les dix dernières années, Boran a développé une pratique artistique en cinéma d’animation et en photographie. Ses films ont été diffusés dans une soixantaine d’événements internationaux (Canada, ÉU, Mexique, France, Angleterre, Australie, Grèce, Israël, Slovénie, Asie). Il a participé à différents événements en art visuel dont le Symposium de Baie-St-Paul en 2006. Depuis trois ans, il collabore sur différents projets en théâtre et en danse à titre de vidéaste, concepteur d’éclairage et scénographe. En 2011, on pourra voir un court-métrage présenté au festival Regard sur le court-métrage, co-réalisé avec Alain Corneau et il fait la vidéo pour la pièce Les sens du Théâtre de la Rubrique, présentée en février. En juillet 2011, il ira passer six mois à Montréal dans le studio du CALQ à Montréal pour réaliser un film de danse en animation.


STÉFANIE TREMBLAY RINCEBOOK, 30 jours jamais hors ligne
Rincebook est le résultat d’une expérience témoignant de la perte de temps à flirter sur les réseaux sociaux comme Facebook. Présenté sous le titre 30 jours, jamais hors ligne, Stéfanie Tremblay raconte à travers ce livre les gestes banals et les réflexions insignifiantes de son quotidien devant l’écran d’un ordinateur. Cloîtrée un mois entre quatre murs, elle se questionne quelque peu sur son " addiction " étrange au voyeurisme ou sur son intérêt pour une nouvelle poésie statuaire éphémère. Au lieu d’étaler ses états d’âme au grand public, l’artiste utilise Rincebook comme journal intime fixant un langage esthétique singulier où dessins, archives et photos s’affichent. Une petite histoire de crevage de points noirs, de quête d’amants potentiels et/ou d’exercices de rapidité linguistique sans ponctuation... Mensonges, commentaires, publications, isolement et pathétisme avoués témoignent du Dark side of Facebook.

Stéfanie Tremblay vit et travaille à Saguenay. Après des études de premier cycle à l’Université du Québec à Chicoutimi, elle obtient un baccalauréat en arts visuels et cinéma (2006). Elle a également complété sa maîtrise en arts, volet création (2009). Dans son travail de recherche, elle aborde des réflexions auto-dérisoires sur son quotidien, s’engageant à faire de sa vie personnelle une trame narrative l’inspirant pour ses projets de création artistique autonomes, orientés vers divers procédés numériques et teintés par l’écriture et le rock. Constamment mise en scène, l’artiste conserve l’ambiguïté sur la nature de son personnage, ne sachant même plus elle-même s’il s’agit de fictions ou de véritables actualités intimes.

Ses œuvres ont été présentées lors d’expositions individuelles à Toqué Rouge ainsi qu’au Lobe (Chicoutimi) dans le contexte de la longue résidence d’été (2007). Son dernier projet Les longs jeux a été présenté à Espace Virtuel (Chicoutimi) en hiver 2009. Son travail vidéographique a été diffusé lors d’expositions collectives (L’œuvre de l’Autre, Chicoutimi) et lors du festival Vidéastes Recherchés (Québec). Rincebook est sa première réalisation sous forme de cahier d’artiste.

Boran Richard
Cécité nocturne, L'être expansible
80 pages, texte en français seulement, 6.25 X 8.5 po.
ISBN 978-2-923612-24-9 2010
Prix: 20.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.15 + tvq 0.27 = Total: $24.42

Stéfanie Tremblay
rincebook, 30 jours jamais hors ligne
68 pages, texte en français seulement, 6 1/2 X 9 1/2 po.
ISBN 978-2-923612-23-2 2010
Prix: 20.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.15 + tvq 0.27 = Total: $24.42

jeudi 13 janvier 2011

Nathalie Grimard

Nathalie Grimard
DUEL
English follows

VERNISSAGE
le jeudi 20 janvier 2011 à 17h00
EXPOSITION du 20 janvier au 10 mars 2011

Depuis plusieurs années, NATHALIE GRIMARD explore très activement la thématique du sommeil, du rêve et de la vulnérabilité. Elle interroge notre état de veille et la conscience du temps qui passe. En montrant les sauts et les chutes de personnes exposées aux dangers qui guettent, elle a exploré la situation précaire du corps dans l’espace et la peur qui accompagne cette instabilité.

La toute nouvelle production de NATHALIE GRIMARD présente une série de photographies grand format représentant la lutte de deux individus, deux identités impliquées dans un combat engageant plus qu’il n’y semble. Sur des fonds noirs d’une profondeur abyssale se découpent des corps dont les muscles tendus et les veines saillantes témoignent de la virulence de l’affrontement. NATHALIE GRIMARD revisite l’autoreprésentation en y ajoutant cette fois quelque chose de plus : elle semble être à la fois l’agresseure et l’agressée, la duelliste victorieuse tout autant que la soumise. L’entrechoc des niveaux de conscience résonne dans les photographies présentées comme si l’artiste prenait le risque du spéléologue qui s’aventure seul dans des galeries inexplorées.

Récipiendaire du Prix Pierre Ayot décerné par la Ville de Montréal en collaboration avec l’Association des galeries d’art contemporain de Montréal (AGAC) en 2001, NATHALIE GRIMARD participait cette même année à l’exposition Métamorphoses et clonage au Musée d’art contemporain de Montréal. Plus récemment, elle a participé à l’exposition À la croisée de l’art et de la médecine à la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop en plus de présenter l'exposition solo Ground Zero au Centre d’exposition de Val d’Or.

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Nathalie Grimard
DUEL

Opening
Thursday, January 20, 5 p.m.
Exhibition January 20 - March 10, 2011

In the last few years, NATHALIE GRIMARD has explored themes relating to dreamlike states and vulnerability. In doing so, she questions our awareness about aging and the passage of time. She also worked with the idea of vulnerability through representations of characters presented either falling or jumping. She was interested in visually articulating how the body is fragile in this suspended state or moment.

The most recent production of GRIMARD is presented in Chimères, that is featuring a series of large scale photographs presenting two persons wrestling, two identities engaged in a fight that implies much more that it seems at first glance. On abysmal black backgrounds, two white bodies stand out, muscles tight and bulging veins, proof of the harshness of the battle. Once again, Nathalie Grimard dares to go with self-representation, adding a new duality this time: she seems to be both aggressor and victim, winner and subdued at the same time. The many conscience levels clash as if the artist was taking speleologist risks of going alone in unexplored underground tunnels.

NATHALIE GRIMARD was the recipient of the Pierre-Ayot award in 2001, which is offered by the City of Montreal to promising young artists. That same year, she participated in the group show Metamorphosis and Cloning at Contemporary Art Museum of Montreal. More recently, she was in the À la croisée de l’art et de la médecine exhibition at Foreman Art Gallery of Bishop’s University and had a solo at the Centre d’exposition de Val d’Or.

mardi 14 décembre 2010

Nathalie Daoust

Nathalie Daoust
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Photographie: The Mao Zedong impersonator

Nathalie Daoust est née à Montréal, où elle a étudié la photographie au Cégep du Vieux-Montréal avant de se déplacer à New York pour commencer à travailler sur New York Hotel Story, son premier livre publié en solo. En 2001, elle voyage au Japon pour documenter pendant deux ans le Quartier Chaud de Tokyo. Depuis, elle a créé plusieurs nouveaux projets thématiques dont Entre Quatre Murs, Berlin; Street Kiss, Brazil et Frozen in time, Switzerland et a participé à plusieurs expositions individuelles ou collectives au Canada, aux États-Unis, en Pologne, Finlande, Espagne, Angleterre et au Japon. Ses photographies ont fait l’objet de nombreuses publications et ont gagné plusieurs prix.

Depuis mes toutes premières expériences en photographie, j’ai été fascinée par le comportement humain et ses diverses réalités, par le désir humain, toujours présent, de s’évader pour vivre dans un monde de rêve. J’explore la mince ligne entre la réalité et le fantasme, les endroits où les gens vont s’exiler de leur vie de tous les jours. Mon objectif en tant qu’artiste est de repousser les limites de la photographie en explorant des méthodes expérimentales, en travaillant de nouveaux médiums et en découvrant de nouvelles techniques.


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Nathalie Daoust

Artist in Residence

Photograph: “The Mao Zedong impersonator”

Nathalie Daoust was born in Montreal where she studied photography at the Cégep du Vieux-Montréal before moving to New York to start work on “New York Hotel Story”, her first solo book. In 2001, she traveled to Japan, spending two years documenting Tokyo`s red light district. Since then, she has completed several new thematic projects including “Entre Quatre Murs, Berlin”, “Street Kiss, Brazil” and “Frozen in Time, Switzerland” and she has been featured in various individual and collective exhibitions in Canada, the United States, Poland, Finland, Spain, England and Japan. Her photographs have appeared in numerous publications and have garnered several awards.

Ever since my first experiences in photography, I have been fascinated by human behaviour and the different realities it inhabits, and by the constant human desire to escape and live in a dream world. I explore the thin line that separates reality from fantasy, the places where people seek refuge from their everyday lives. My objective as an artist is to push the limits of photography by exploring experimental approaches, working in new mediums and discovering new techniques.

vendredi 10 décembre 2010

Noémi McComber

Noémi McComber
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans son travail en dessin, vidéo, photographie, interventions urbaines et performatives, Noémi McComber examine comment l'individu réagit face aux contraintes physiques et sociales qui lui sont présentées. En tenant compte des règles implicites qui sont de mise dans toute aire sociale, elle tente de reformuler l'espace potentiel que peut occuper un individu, un groupe, une entité. L'aire publique devient un terrain de jeu pour expérimenter avec les limites qui lui sont données et permettre l'émergence de nouveaux espaces poétiques. Avec plus ou moins de succès, selon les tentatives, elle tente d'impliquer le spectateur dans un monde qui est le sien mais qui est autre à la fois, un monde qu'il reconnaît mais qui le surprend, par la résurgence d'éléments intrus.

Noémi McComber a obtenu une maîtrise en arts visuels et médiatiques du Chelsea College of Art and Design (University of the Arts London) au Royaume Uni en 2002. Depuis 2000, elle poursuit différents projets artistiques en tant qu’artiste et commissaire, privilégiant une approche multidisciplinaire (dessin, vidéo, installation, performance, interventions urbaines) et collaborative. Elle a notamment présenté son travail au ICA (Institute of Contemporary Art) à Londres, au Moscow Centre for the Arts (Russie), au Kunstverein Kohlenhof à Nurembourg (Allemagne), à la Castlefield Gallery de Manchester (R-U), à la galerie L’Oeil de poisson de Québec et au Musée des Beaux-arts de Sherbrooke. Elle est activement impliquée à La Centrale Galerie Powerhouse depuis quelques années, où elle est actuellement commissaire de l’exposition Encerclé dans le cadre de la série Femmes de l’Arctique. Elle vit et travaille à Montréal.

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Noémi McComber
Artist in Residence

Noémi McComber’s work deals with the space we occupy in relation to physical and social boundaries. She is interested in the element out of place, which disturbs regular schemes of expectancy. She uses drawing, photography, performance and video to examine what is desired in relation to what is prescribed; the resurgence of the subjective within the collective. The process of social integration is of particular interest to her; the reaction to a set of rules, considering one's own background and experiences. Redefining the boundaries of what is permitted, allowed or acceptable, the space she works in is set as a serious playground, where constraints are considered and rules reinterpreted. Noémi McComber’s work explores the space from isolation to communication; how through projection and fabulation we come to resolve the continuous ruptures in every day experience.


Noémi McComber completed a Masters in visual and media arts at Chelsea College of Art and Design (University of the Arts London), in the UK in 2002. Since 2000, she has been actively involved in artistic and curatorial projects, focusing on multidisciplinary (drawing, video, installation, performative and urban interventions) and collaborative projects. Her work has been shown at the ICA (Institute of Contemporary Art) in London, UK, at Moscow Centre for the Arts (Russia), at Kunstverein Kohlenhof in Nuremberg (Germany), at Castlefield Gallery in Manchester (UK), at L’Oeil de poisson in Québec city and at the Sherbrooke Museum of Fine Arts. She has been actively involved at La Centrale Gallery Powerhouse for several years, where she is currently the curator of the exhibition Encircle as part of the Women of the Arctic series. She lives and works in Montréal.

lundi 29 novembre 2010

Tanya St-Pierre

Tanya St-Pierre
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Depuis 2001, j'ai entretenu une production en installation visuelle et sonore qui conjugue ma pratique en imagerie numérique, en sculpture, et plus récemment en peinture et en vidéo. Ayant longtemps dédié ma pratique artistique à l'exploration des relations possibles et nouvelles entre l'installation en art visuel et la narration, j'explore aujourd'hui le résultat de l'altération progressive de la narration. Mise au profit d'une approche extirpée d'une proposition fictive totale et déterministe, qui tend vers des propositions plus poétiques, cette dernière offre des spasmes de fictions ne se dévoilant jamais entièrement. On trouve dans mes récentes productions des traces déchirées de narrations, de fictions, de corps et, surtout, de figures - comme icônes ou symboles - plus abstraites et plus subtiles à la fois, qui survivent et habitent, à répétition, les images dans une constellation d'éléments plus brute et dépouillée.

Le corps occupe une place importante dans mon travail. Qu'il soit malade et défaillant, présent ou dissimulé, une fois placé dans un contexte de réflexion, il représente un puissant vecteur d'informations culturelles. Le corps devient un site de pratiques réflexives autour des concepts abordés. Je m'intéresse particulièrement à ce qui concerne les remous et l'histoire de la condition humaine, notamment sur ce qui se rattache à l'histoire culturelle de ce corps dans les structures institutionnelles souveraines ou diffuses : les traces et les sédiments accumulés de pathologies sociétales.

Cette importance du corps se prolonge dans mon travail en performance au sein du duo Noïzefer CWU, formé de Philippe-Aubert Gauthier et de moi-même. Noïzefer CWU explore et exploite l'action, le son et la vidéo. Il utilise un langage esthétique à la fois agressif, corrosif et poétique. Ce langage rassemble des ordures, des constructions bancales, de la parole et du bruit amplifiés afin de soulever quelques questions débridées sur l'aliénation culturelle, l'histoire de la représentation, de l'illusion, en art, en société et dans les médias. Site et lieu d'expérimentations qui découlent des pratiques de Tanya St-Pierre et Philippe-Aubert Gauthier.

Artiste visuelle originaire de l’Outaouais (Québec, Canada), Tanya St-Pierre vit et travaille actuellement à Sherbrooke. Elle obtient en 1998 un baccalauréat en arts plastiques de L’UQTR. Depuis 2001, une production en installation visuelle et sonore - dédiée à l'étude et à l'exploration des relations possibles et nouvelles entre l'installation en art visuel (et en art médiatique), l’imagerie numérique et la narration - aborde des thèmes liés à la condition humaine et sociale actuelle. À travers cette production, l’artiste propose un regard sur différents maux sociaux, sur la représentation du corps, du corps malade et défaillant, et cela, en questionnant les modes de représentation issus de deux grands archétypes et antipodes de l’appréhension du monde : la pensée scientifique (ou rationnelle) et la pensée mystique (ou magique, parfois dite archaïque).

Tanya St-Pierre a été récipiendaire de trois bourses du CALQ (recherche et création en art visuel et en art médiatique) et de trois bourses aux artistes ambassadeurs de la ville de Sherbrooke. Son travail d’installation et d’imagerie numérique a été présenté, depuis 2000, lors d’expositions collectives et de deux expositions solo au Québec. En 2009, elle a eu la chance de faire deux résidences d'artistes à Brooklyn, à New York et au complexe Méduse de Québec. Membre du duo de performeurs NOÏZEFER CWU, elle a participé à divers événements collectifs, dans divers contextes : à Rouyn-Noranda, Sherbrooke, Chicoutimi, Québec, Trois-Rivières et Montréal.


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Tanya St-Pierre
Artist in Residence

Originally from the Gatineau (Quebec, Canada), Tanya St-Pierre is a visual artist who presently lives and works in Sherbrooke. In 1998, she completed a Bachelor’s degree in plastic arts at UQTR. Since 2001, she has been producing visual and sound installations which study and investigate new and possible relationships between installation, digital imaging and narration, which explore themes associated with contemporary human and social conditions. Through these productions, the artist proposes an examination of various social problems and the representation of the human body, a weakened and diseased body, casting doubts on the modes of representation that have issued from the two archetypical and antipodal approaches to coming to terms with reality: scientific, or rational, thought and mystical, or magical, so-called archaic, thought.

Tanya St-Pierre has been the recipient of three CALQ grants (for research and creation in visual and media arts) and three grants awarded by the city of Sherbrooke. Since 2000, her installation and digital imaging work has been featured in various group exhibitions and two solo exhibitions in Quebec. In 2009, she completed two artistic residencies, one in Brooklyn, New York and the other at the Complexe Méduse in Quebec City.

As a member of the performance duo NOÏZEFER CWU, she has participated in collective events in various contexts in Rouyn-Noranda, Sherbrooke, Chicoutimi, Quebec City, Trois-Rivières and Montreal.

jeudi 25 novembre 2010

Stéfanie Tremblay / Lancement de Livre

STÉFANIE TREMBLAY RINCEBOOK, 30 jours jamais hors ligne

LANCEMENTde la PUBLICATION
Éditée par le Centre SAGAMIE

Le jeudi 2 décembre 2010 à 17h
Au Centre National d'Exposition (CNE) de Jonquière
4160, du Vieux Pont, Jonquière, 418 546-2177 poste 4602

Rincebook est le résultat d’une expérience témoignant de la perte de temps à flirter sur les réseaux sociaux comme Facebook. Présenté sous le titre 30 jours, jamais hors ligne, Stéfanie Tremblay raconte à travers ce livre les gestes banals et les réflexions insignifiantes de son quotidien devant l’écran d’un ordinateur. Cloîtrée un mois entre quatre murs, elle se questionne quelque peu sur son " addiction " étrange au voyeurisme ou sur son intérêt pour une nouvelle poésie statuaire éphémère. Au lieu d’étaler ses états d’âme au grand public, l’artiste utilise Rincebook comme journal intime fixant un langage esthétique singulier où dessins, archives et photos s’affichent. Une petite histoire de crevage de points noirs, de quête d’amants potentiels et/ou d’exercices de rapidité linguistique sans ponctuation... Mensonges, commentaires, publications, isolement et pathétisme avoués témoignent du Dark side of Facebook.

Stéfanie Tremblay vit et travaille à Saguenay. Après des études de premier cycle à l’Université du Québec à Chicoutimi, elle obtient un baccalauréat en arts visuels et cinéma (2006). Elle a également complété sa maîtrise en arts, volet création (2009). Dans son travail de recherche, elle aborde des réflexions auto-dérisoires sur son quotidien, s’engageant à faire de sa vie personnelle une trame narrative l’inspirant pour ses projets de création artistique autonomes, orientés vers divers procédés numériques et teintés par l’écriture et le rock. Constamment mise en scène, l’artiste conserve l’ambiguïté sur la nature de son personnage, ne sachant même plus elle-même s’il s’agit de fictions ou de véritables actualités intimes.

Ses œuvres ont été présentées lors d’expositions individuelles à Toqué Rouge ainsi qu’au Lobe (Chicoutimi) dans le contexte de la longue résidence d’été (2007). Son dernier projet Les longs jeux a été présenté à Espace Virtuel (Chicoutimi) en hiver 2009. Son travail vidéographique a été diffusé lors d’expositions collectives (L’œuvre de l’Autre, Chicoutimi) et lors du festival Vidéastes Recherchés (Québec). Rincebook est sa première réalisation sous forme de cahier d’artiste.

Pour commander :

Stéfanie Tremblay
rincebook, 30 jours jamais hors ligne
68 pages, texte en français seulement, 6 1/2 X 9 1/2 po.
ISBN 978-2-923612-23-2 2010
Prix: 20.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.15 + tvq 0.24 = Total: $24.39

mardi 16 novembre 2010

Giorgia Volpe

Giorgia Volpe
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Ma pratique se nourrit de gestes et d’objets issus de l’univers domestique. Elle me conduit à des expérimentations polymorphes : projets in situ, installation vidéo, photographie et dessin. Pour réaliser mes œuvres, je convoque régulièrement des techniques artisanales traditionnelles comme le tressage, la broderie, le tricot, la vannerie, la courtepointe, la cartographie, etc. À travers la métaphore du textile, j’accumule dans le quotidien des gestes porteurs de mémoire pour en faire un lieu de passage entre un espace réel et imaginaire.

Née à Sao Paulo (Brésil), Giorgia Volpe, artiste en arts visuels et médiatiques, vit et travaille à Québec depuis 1998. Son travail a été présenté au Brésil, au Canada, aux États-Unis, au Mexique, à Cuba et en Europe. Elle a participé à l’exposition C’est arrivé près de chez vous, L’art actuel à Québec, au Musée National des Beaux-Arts du Québec. Elle a réalisé de nombreuses expositions individuelles et collectives, des projets de résidence ainsi que des interventions publiques: entre autres au Symposium International de Gravure et d’Image (Edmonton), au Centre Vu, à la Chambre Blanche, au Lieu, à la Bande Vidéo, à Engramme, à la Manif d'art (Québec), à Praxis (St-Thérèse), au 3e Impérial (Granby), à Dare-Dare, à Paysage Éphémère, à la Fonderie Darling (Montréal), à l'Espace F (Matane), à Vaste et Vague (Carleton). Ses œuvres font partie de plusieurs collections d’art contemporain au Brésil et au Canada.

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Giorgia Volpe
Artist in Residence

My artistic approach is inspired by the gestures and items that go to make up domestic, household reality. This leads me to engage in polymorphous experimentation through in situ installations, photography and drawing. To create my work, I regularly make use of techniques derived from traditional crafts such as weaving, embroidery, knitting, wickerwork, quilting, card making, etc. Using fabric as metaphor, I assemble those gestures from daily household life which are rich with memory, creating a passageway between a real and imaginary space .

Born in Sao Paulo, Brazil, Giorgia Volpe has been living and working in Quebec since 1998 as an artist in the visual and media arts. Her work has been presented in Brazil, Canada, the United States, Mexico, Cuba and Europe. She participated in the C’est arrivé près de chez vous, L’art actuel à Québec exhibition presented at the Musée National des Beaux-Arts du Québec. She has been featured in numerous solo and group exhibitions and participated in residency projects and public debates in such venues as the International Symposium on Printmaking and Images in Edmonton, the Centre Vu, La Chambre Blanche, the Lieu, La Bande Vidéo, Engramme, the Manif d'art (Quebec), Praxis (St-Thérèse), the 3e Impérial (Granby), Dare-Dare, Paysage Éphémère, the Darling Foundry (Montreal), Espace F (Matane), Vaste et Vague (Carleton). Her work is has been included in several contemporary art collections in Brazil and Canada.

lundi 15 novembre 2010

LANCEMENTde ces trois PUBLICATIONS


Éditées par le Centre SAGAMIE

À la Librairie LE PORT DE TÊTE
262, Est Mont-Royal, Montréal, 514 678-9566

Ce vendredi 19 novembre 2010 à 17h

Josée PELLERIN, Être là
Dgino CANTIN et Charles GUILBERT, Les Bûcherons de l'impossible
Lucie DUVAL, Histoires à tirer par les oreilles


Josée PELLERIN, Être là
Auteurs: Jean-François Caron et Johanne Jarry
Que de fois avons-nous fait l’expérience d’une ville réelle par le biais de la fiction et ce, bien avant de s’y trouver? De quelle manière le cinéma médiatise-t-il la ville et de quelle nature est l’expérience réelle que nous en faisons? De telles stimulations de l’imaginaire ne finissent-elles pas par altérer notre regard porté sur le monde environnant? Les deux séries photographiques Défilé et Si par une nuit d’hiver présentées dans Être là portent sur cette exploration des villes réelles et fantasmées.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en multimédia, les œuvres de Josée Pellerin furent présentées lors d’événements au Québec, au Canada, aux États-Unis, en France et au Mexique. En 2005, elle effectuait une résidence d’artiste à Buenos Aires, Argentine et suite à ce séjour, elle publiait aux Éditions J’ai Vu, un livre d’artiste intitulé Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi. Être là s’inscrit dans le prolongement thématique de cette première parution. L’artiste remercie le Conseil des Arts et des Lettres du Québec pour son appui financier

Josée Pellerin, Être là / Being there
Auteurs: Jean-François Caron et Johanne Jarry
82 pages, texte intégral en français et en anglais, 9 X 6 3/4 po.
82 pages, full text in French and English, 9 X 6 3/4 in.
978-2-923612-18-8 2010
Prix: 20.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.15 + tvq 0.24 = Total: $24.39

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Dgino CANTIN et Charles GUILBERT, Les Bûcherons de l'impossible
Que vois-tu en secret? Aimes-tu marcher avec un lacet détaché? Est-ce que tu te trouves assez nu quand tu es nu? De quelle manière regardes-tu la mer? Aimes-tu dessiner des mains qui dessinent? Qui n’es-tu pas? Voilà quelques questions posées dans Les bûcherons de l’impossible. Avant tout, ce projet est celui d’une rencontre fabriquée de toutes pièces à l’aide de mots, de crayons, d’encre et de pixels. Se connaissant très peu mais ayant envie de mener un projet commun, Dgino Cantin et Charles Guilbert eurent l’idée d’un livre de questions potentiellement indiscrètes auxquelles tous deux devraient répondre par un texte et un dessin. Ici la connaissance de l’autre ne se fait pas de manière intrusive, mais plutôt de guingois, dans un registre métaphorique. Les confidences se font et les identités se révèlent dans un indispensable détour par l’imaginaire.

CHARLES GUILBERT écrit, dessine, filme et chante. Intéressé par le quotidien et par les rapports humains, il cherche à saisir l’étrangeté du réel à travers le langage. Il a notamment publié Les Inquiets (récit) aux Herbes rouges et Le beau voyage éducatif (journal) aux éditions Dazibao. En 2004, il recevait, pour l’ensemble de son travail en vidéo avec Serge Murphy, le prix Bell Canada décerné par le Conseil des Arts du Canada. Ses œuvres ont été présentées dans plusieurs pays d’Europe, au Japon, au Mexique, au Canada et au Québec, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, à la Biennale de Montréal et à la Manif d’art de Québec.

DGINO CANTIN dessine, photographie, numérise et assemble des objets. Il s’intéresse aux zones de flottement poétique qui peuvent naître de différentes associations. Pour sa première exposition, Pour la suite des choses, il reçoit le prix Videre Relève (prix d’excellence des arts et de la culture de la ville de Québec). Il participe ensuite à des résidences de création au Québec et en France. Ses installations ont été présentées lors d’évènements collectifs et d’expositions individuelles, notamment chez VU, à Caravansérail, à la biennale d’art contemporain Itinéraires ainsi qu’à la Manif d’art de Québec.

Les Bûcherons de l’impossible
Artistes et auteurs: Dgino Cantin et Charles Guilbert
Livre d’artiste, textes en français seulement
120 pages, 8 X 9.5 po.
ISBN 978-2-923612-20-1 2010
Prix: 25.00 + Transport au Canada 3.25 + tps 1.41 + tvq 0.26 = Total: $29.92


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Lucie DUVAL, Histoires à tirer par les oreilles
Ce projet de livre s’est développé autour d’un objet usuel suscitant chez moi diverses réflexions. Gants pour travailleurs " made in China " retrouvés en paquets dans toutes les quincailleries. Mondialisation oblige, tout se fabrique à moindre coût en Chine au détriment des travailleurs d’ici. L’objet devient contradictoire : gants de travailleurs (faits en Chine) versus chômeurs d’ici.

Ces cent cinquante lapins ont été fabriqués au rythme d’environ un par jour. En plus de ce qui a été écrit sur ma motivation, une chose nouvelle est apparue. Inconsciemment, le lapin fabriqué tel jour révèle quelque chose de mon état à ce moment, de mon regard sur le monde. Journal de bord.

Cette publication n’est pas un catalogue, mais un objet où les images et les mots vont s’entrecroiser, non sans chocs, où un soin particulier est apporté à la façon de " donner à voir ". Ne jamais oublier que ces lapins sont en quelque sorte des mutilés. Sous une première apparence candide, naïve et doucereuse, il a fallu couper des doigts (ceux des gants), coudre, raccommoder (ce qui est non sans rappeler certaines conditions de travail dans les manufactures).

LUCIE DUVAL est une artiste en arts visuels. Depuis de nombreuses années, son travail s’articule autour d’une interférence entre ce qui est lu et ce qui est vu, un parcours où les mots se jouent des objets et des images. Elle est née à Mont-Laurier, vit et travaille au Québec. Elle a étudié à l’École des beaux-arts de Toulouse et a obtenu, en 1983, le Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP). Elle a exposé régulièrement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Ses œuvres font partie de la collection de prêts d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada et du Musée national des beaux-arts du Québec. Elle est représentée par la galerie Isabelle Gounod à Paris. C’est la première fois qu’elle manipule le livre en tant qu’objet d’art.

Lucie Duval, Histoires à tirer par les oreilles
170 pages, 6 3/4X 8 3/4po.
English translation of the titles at the end of the book
ISBN 978-2-923612-19-5 2010
Prix: 30.00$ + Transport au Canada 5.00 + tps 1.75 + tvq 0.39 = Total: $37.14

lundi 8 novembre 2010

15ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

Actuellement en kiosque:

15ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 87.

Cette chronique de Barbara Garant intitulée Ne veulent pas dormir,présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE:

Dgino Cantin, Jean-Jacques Ringuette et Lucie Duval


Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un centre de recherche, de création et de production ouvert à l’ensemble des artistes dont le champ de pratique est lié aux enjeux de l’image contemporaine. SAGAMIE est particulièrement reconnu pour son expertise d’accueil d’artistes en résidence de création/production, ses activités d’édition et de diffusion. Le centre se spécialise dans le traitement numérique de l’image et l’impression numérique grand format dans un contexte de recherche en art actuel.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre l’un des plus importants programmes d’artistes en résidence au Canada en accueillant annuellement plus de 40 artistes du Québec, du Canada et de l’étranger. Ces résidences de création visent à soutenir proactivement les artistes dans le développement de nouvelles œuvres, la production de projets artistiques innovants et intégrateurs des outils numériques de production au large spectre de leurs pratiques en art actuel. Les artistes sont accueillis pour des séjours intensifs de création et sont soutenus dans leurs explorations, avec expertise et sensibilité, par une équipe spécialisée de techniciens/artistes, dans un vaste laboratoire informatique comprenant quatre imprimantes numériques grand format.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca