mercredi 29 septembre 2010

Bertrand R. Pitt


Bertrand R. Pitt
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Bertrand R. Pitt vit et travaille à Montréal. Ses oeuvres vidéographiques ont été présentées dans près d'une quinzaine d'expositions individuelles et divers événements au Québec, au Canada, en France et en Suisse.

L’exploration de rapports inattendus entre sons et images et leur mise en espace sont au cœur de sa pratique qui tend à interroger nos habitudes perceptuelles. Avec ses œuvres Dérive, Tumultes, Rémanences et sa plus récente installation interactive Horizons incertains, où les pulsations de la ligne d'horizon sont déclenchées par l'action des participants, l'artiste interroge les rapports sensibles et cognitifs qui se tissent entre le corps et le paysage. Il prépare actuellement une nouvelle série de tableaux vidéo-interactifs intitulée Travellings qui sera présentée à La Bande Vidéo à Québec en novembre prochain et au SESC Pinheiros à São Paulo (Brésil) en avril 2011. Il présentera également une nouvelle version de son installation Horizons incertains à la Gallery 44 à Toronto en mars 2011.

Son travail a été soutenu à plusieurs occasions par le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada et fait partie de la collection du Musée National des Beaux-Arts du Québec. Détenteur d'une maîtrise en arts visuels de l'UQÀM, il est également professeur au département d'arts plastiques du Collège Lionel-Groulx.

Pour plus d'informations, visitez : www.bertrandrpitt.net

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Bertrand R. Pitt
Artist in Residence

Bertrand R. Pitt lives and works in Montreal. His videographic works have been featured in nearly fifteen solo exhibitions and at various events in Quebec, Canada, France and Switzerland.

Through the exploration and spatial configuration of unexpected relationships between sounds and images, his work engages in a fundamental questioning of our perceptual habits. In works such as Drift, Tumults, Afterglow, and his most recent interactive installation, Uncertain Horizons, in which the throbbing of the horizon is triggered by the participating spectators, the artist explores cognitive and sensual connections between body and landscape. He is now working on a new series of interactive-video pictures entitled Travellings, to be shown at La Bande Vidéo in Quebec City in November and at SESC Pinheiros in São Paulo (Brazil) in April 2011. A new version of the Uncertain Horizons installation will be presented at Gallery 44 in Toronto in March 2011.

His work has received the support of the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts and is included in the collection of the Musée National des Beaux-Arts du Québec. He completed a Master’s degree in visual arts at the UQÀM and currently teaches in the visual arts department of the Collège Lionel-Groulx.

For more information, please visit: www.bertrandrpitt.net

mardi 14 septembre 2010

Jacynthe Carrier

Jacynthe Carrier
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Démarche Artistique
Ma démarche artistique se développe autour d’une pratique photographique et vidéographique. Par ces médiums de représentation, j’interroge les différentes relations du corps à l’environnement, ainsi que nos manières d’envisager et de consommer les espaces paysagers. Plus précisément, j’expérimente l’habitation de paysage ou plutôt de " lieux cicatrices " (ces paysages qui racontent le passage et la présence de l’homme). Territoires inopportuns à l’habitat, ils furent dessinés par le besoin, la productivité, la surabondance et sont désormais caractérisés par l’abandon. Le paysage, urbain ou rural, est une terre de re-création, une aire à apprivoiser. Mon travail s’intéresse à démontrer, par l’image fixe ou mouvement, différentes interventions et expérimentations d’apprivoisement du corps à ces espaces. Dans la rencontre de la mise en scène et de la performance, le corps devient un outil narratif ainsi qu’un arpenteur de ces paysages et tente de tracer un discours entre le lieu et le corps. Au sein de ces manœuvres d’habitation, le paysage façonné se défait ici de sa distance et aspire à devenir un lieu pour la rencontre, un espace d’expérimentation et de cohabitation.

Biographie
Originaire de Québec Jacynthe Carrier œuvre principalement en photographie et en vidéo. Détentrice d’un baccalauréat de l’Université de Québec à Montréal, elle poursuit présentement une Maîtrise en Arts Plastiques à l’université de Concordia. Depuis quelques années, sa démarche artistique questionne particulièrement notre façon d’occuper et d’altérer le territoire contemporain. Son travail a entre autres été présenté lors de la biennale d’Art de Québec(2008), au Centre de la photographie Vu (2009), au centre Caravansérail à Rimouski (2009) ainsi qu’à la galerie de l’UQAM (2010). En 2009 elle remporta Le Prix Videre Relève soulignant la production récente d’un artiste de la scène émergente de la région de Québec.


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Jacynthe Carrier
Artist in Residence

Artist’s Statement
My artistic approach through photography and videography is founded on an exploration of the different relationships between body and environment and of the ways we have of conceiving and consuming landscapes. More precisely, I portray the experience of inhabiting a landscape or rather the “scar zones” (those landscapes which are a testimonial to the passage and presence of man). These are areas not immediately suited to habitation but which are shaped by need, productivity and surfeit, and then subsequently abandoned. Landscape, urban or rural, is the territory of re-creation, an area that has been tamed. My work seeks to reveal, through still or moving images, the different attempts made and means used to adapt the body to these spaces. Where setting and performance meet, the body becomes the surveyor of these landscapes and a narrative tool attempting to establish a dialogue between itself and the territory. Through the sustained intent to inhabit the land, the feeling of distance is attenuated in the reshaped landscape and it becomes the ground of encounters, a place of experimentation and cohabitation.

Biography
Jacynthe Carrier is from Quebec City and works primarily in the fields of photography and videography. She obtained her Bachelor’s degree from the Université de Québec à Montréal and is presently completing a Master’s degree in fine arts at Concordia University. During the last few years, her artistic work has been an exploration of the different ways we have of occupying and altering modern-day territory. Her work has been presented at the biennale d’Art de Québec(2008), the Centre de la photographie Vu (2009), the centre Caravansérail in Rimouski (2009) and the UQAM gallery (2010). In 2009, she won the Prix Videre Relève, awarded for the recent work of a new artist in the Quebec City area.

mardi 7 septembre 2010

Exposition MILUTIN GUBASH Exhibition‏


MILUTIN GUBASH
TITO MON AMI ET D'AUTRES HISTOIRES
TITO MY FRIEND, AND OTHER STORIES
English follows

VERNISSAGE
Ce jeudi 9 septembre à 17h00
EXPOSITION du 9 septembre au 8 octobre 2010

Mes travaux récents (Re-Enacting Tragedies While My Parents Look On, 2003; Near and Far, 2005; LOTS, 2007; Born Rich, Getting Poorer, 2009) ont tous été créés à partir de sujets qui me sont très proches: ma mère, mon père, mon amoureuse et ma fille, quelques amis intimes ainsi que d’autres artistes complices. Apparaissant à mes côtés dans mon travail, ces derniers me permettent d’exprimer des réflexions sur l’amour, l’échec, l’espoir, la mort, le cinéma, la télévision, le passé, le futur et l’art.

Ma pratique se compose d’anecdotes, de dialogues, d’événements ou de traits de caractères puisés dans la vie réelle, qui sont ensuite mis en scène devant la caméra, puis devant le public, formant des suites expérimentales sur le portrait et la biographie. Je m’intéresse de plus en plus à explorer le processus et l’esthétique de la narration de façon à créer et à suivre le fil évolutif de ma propre histoire et de celle de ceux qui m’entourent.

Dans la vidéo HOTEL TITO, ma mère (ébranlée par un grave problème de santé) confie sa version des événements étranges et menaçants les ayant convaincus, mon père et elle, d’abandonner la Yougoslavie socialiste des années 1960. Elle explique ce qui les a amenés à s’envoler pour le Canada : les rudes conditions de vie, une économie irrationnelle ainsi qu’un état militaire abusif et violent, le tout se manifestant dans leur sphère intime alors qu’ils étaient en pleine lune de miel. En guise de célébration pour cette nuit spéciale, ils ont eu à composer avec un empoisonnement alimentaire, l’absence de tuyauterie à l’intérieur de l’hôtel (pas de toilette intérieure), un âne attaché à la bécosse et, pour conclure, ils ont eu droit à un interrogatoire mené par un groupe de soldats éméchés!

Alors qu’elle raconte son histoire dans la vidéo, je rassemble un groupe de personnes - quelques visages connus de la scène artistique montréalaise dont Sylvain Campeau, Doug Scholes, Jean Lalonde,…) et d’autres amis qui figurent dans mes œuvres antérieures - afin de m’aider à visualiser cet événement qui a eu un impact énorme sur ce que je suis et sur ce pourquoi je suis ici maintenant, éloigné de mon propre patrimoine et de ma propre culture. HOTEL TITO se présente comme une version maison de l’image que je me fais d’une série télé du bloc de l’Est durant les années 1960, ce qu’elle aurait pu avoir l’air sur les plans visuels et sonores. L’œuvre a été doublée en français grâce à la participation d’un autre groupe de personnes, provenant cette fois-ci de la scène artistique de la ville de Québec. Ces derniers animent, mais aussi interprètent cette pièce amateur présentée dans la vidéo.

L’exposition est également accompagnée d’un projet intitulé THESE PAINTINGS, un assortiment de ce que j’appelle de « fausses » abstractions picturales se présentant toutes comme des portraits de Tito (à la fois architecte visionnaire du socialisme et, de 1945 à 1982, impitoyable dictateur de la Yougoslavie). On dit souvent que le Modernisme est né de la catastrophe, de celle de la guerre plus particulièrement. Alors que l’abstraction était illégale en Union Soviétique, elle ne l’était pas dans la Yougoslavie d’après-guerre des années 1950-1960. Elle n’était tout simplement pas une forme artistique reconnue par l’État (le style dominant étant alors le réalisme socialiste). En coulisse, il n’en demeure pas moins que des moyens ont été pris pour décourager cette forme d’art, de façon à déranger la vie des artistes qui tentaient de repousser ces frontières esthétiques. On rapporte des cas où l’intimidation policière ainsi que des allégations de déséquilibre ou de déficience mentaux ont été formulées par des autorités diverses afin de perturber et de dénoncer ces praticiens. Dans ce contexte où l’abstraction picturale était perçue comme une réelle affirmation politique, je souhaite proposer un questionnement quant à sa signification en Yougoslavie

Né à Novi Sad (Serbie) et vivant à Montréal (Québec) depuis 2005, Milutin Gubash a présenté des expositions au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe. Récemment, il a présenté son travail en solo à Montréal, au Musée d’art contemporain (Lots, 2007) et à Optica (Born Rich, Getting Poorer, 2009), à Paris, à la Galerie 3015, et à Marseille, à la RLBQ (Which Way to the Bastille?, 2008). Faisant appel à la photographie, à la vidéo et à la performance, le travail de Gubash met souvent en scène sa famille et ses amis qui jouent leurs propres rôles à l’intérieur de réalisations maison : comédies de mœurs, téléromans, portraits de famille et pièces de théâtre improvisées. Avec des moyens simples et une gestuelle souvent comique, les rôles s’emmêlent et se renversent, passant du simple domestique à différents statuts sociaux et professionnels. C’est ainsi que nous sommes invités à suivre l’artiste qui brasse les idées reçues portant sur nos identités et sur nos environnements.
http://www.milutingubash.com

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MILUTIN GUBASH
TITO MY FRIEND, AND OTHER STORIES

Opening
Thursday, September 9, 5 p.m.
Exhibition du 9 septembre au 8 octobre 2010
September 9 - October 8, 2010

All of my recent works (Re-Enacting Tragedies While My Parents Look On 2003; Near and Far 2005; LOTS 2007 ; Born Rich, Getting Poorer 2009) are created from the subjects I keep closest to me in my daily life. My mother and father, my lover and my daughter, some close friends and a few other artists with whom I share an affinity, appear alongside me in my work to express thoughts on love, failure, hope, death, movies and television, the past, the future, art.

My practice borrows anecdotes, dialogue, events or character traits from actual life, and represents these elements in front of a camera, and eventually an audience, as a series of experiments in portraiture and biography. Increasingly, I have become interested in engaging with the process and aesthetics of narrative, creating and maintaining an evolving story of myself and those around me.

In the video HOTEL TITO, my mother (under the distress of a serious health scare) relates her version of the bizarre and menacing events that finally persuaded her and my father to abandon socialism in early 1960s Yugoslavia. She explains why they fled to Canada : the primitive living conditions, an irrational economy, and an abusive and violent military state all converged at a personal scale on their honeymoon. To celebrate that special night, they were subject to food poisoning, having to cope with a lack of indoor plumbing in the hotel (no indoor bathroom), living along with a donkey tied to the outhouse, and being arbitrarily interrogated by a group of drunken soldiers!

While she relates her story in the video, I assemble a group of people -- a few recognizable from the Montreal art milieu (Sylvain Campeau, Doug Scholes, Jean Lalonde…), and other friends who appear in my earlier works -- to help me visualize this event which had an enormous impact on who I am, and why I am now here, removed from my own heritage and my own culture. Created as a homemade version of what I imagine an Eastern-Bloc sitcom from the 1960s may have looked and sounded like, the HOTEL TITO has been dubbed into French by soliciting the participation of another group of people from the art milieu in Quebec City, who animate and interpret the amateur theatre presented in the video.

Accompanied by a related project entitled THESE PAINTINGS, the exhibition is further constituted by a set of what I call « false » abstract paintings, all claimed to be portraits of Tito (the alternately visionary architect of socialism and ruthless Yugoslav dictator from years 1945-1982). It is often said that Modernism was born from catastrophe, war most particularly. Unlike the Soviet Union, where abstraction was illegal, in post-war Yugoslavia in the 50s and 60s, it was simply not a state recognized form (the dominant form was social realism). Nonetheless, unofficially it was « unsupported » in ways that were detrimental to the lives of artists who pushed at those boundaries. There are documented instances which suggest that police intimidation, allegations of mental instability and incompentance were used by various officials to destabilize and denounce its practioners. I want to put into register questions about what abstraction in Yugoslavia meant since it was seen there as a determined political statement.

Born in Novi Sad (Serbia) and lives in Montréal (Québec) since 2005, Milutin Gubash has mounted exhibitions in Québec, Canada, the United States, and Europe, including recent solo shows in Montréal at the Musée d’art contemporain de Montréal (“LOTS”, 2007), and Optica (“Born Rich, Getting Poorer”, 2009), Galerie 3015 in Paris and RLBQ in Marseille (“Which Way to the Bastille?”, 2008). His practice encompasses photography, video, and performance, and regularly features the participation of his family and friends, who portray versions of themselves in Gubash’s Do-It-Yourself sitcoms, soap operas, family photos, and improv theatre pieces. Using simple means and often comical gestures, conventional domestic, social and professional roles are mixed-up and up-ended, as we are invited to follow the artist in reconsidering assumptions about our own identities and environments.
http://www.milutingubash.com

mardi 31 août 2010

Robbin Deyo

Robbin Deyo
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Démarche artistique
La pratique artistique de Robbin Deyo est à la fois autobiographique, intuitive et fondée sur une approche matérielle. Les objets, activités et esthétiques qu’on associe à la féminité l’intéressent particulièrement. Elle a réalisé des séries d’œuvres figuratives, en apparence décorative et abstraites, des objets uniques et des multiples, des dessins, peintures, sculptures et des œuvres qui chevauchent ces différentes pratiques. Ses projets sont reliés par un intérêt pour la forme, pour la multiplicité et la répétition, ainsi qu’un engagement dans des pratiques qui s’appuient sur un travail intensif. Deyo élabore des systèmes de production complexes qui impliquent des gestes répétitifs, nécessaires à l’effet méditatif qu’elle vise à l’intérieur du processus de fabrication de ses œuvres. Bien que ses expériences personnelles soient toujours à l’origine de son travail, celui-ci reste formel, liant la matière et l’aspect temporel de production aux complexités du monde contemporain.

Projet
Lors de sa résidence au Centre SAGAMIE, Robbin Deyo a l'intention de poursuivre son initiation à travailler avec les technologies numériques à l'aide d'une archive de dessins faits avec le jouet des enfants Super Spirograph. Cette collection complète (7905 dessins) de toutes les variations possibles qui peuvent être produites avec les engrenages circulaires du Super Spirograph a été initialement produite et photographiée numériquement pour créer l'animation vidéo Spin.

Bio
Originaire de la banlieue de Vancouver, en Colombie-Britannique, Robbin Deyo vit et travaille à Montréal. Depuis 1995, son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, en France et en Italie. Parmi ses expositions individuelles récentes, mentionnons Imaging the Invisible (Axeneo7, 2010), Spin (La Bande Vidéo, 2010), Flow (La Chambre Blanche, 2009), et sweet sensation (Southern Alberta Art Gallery de Lethbridge, 2005). L’artiste a également participé à une douzaine d’expositions collective, dont la première présentation de la Manif d’art en 2000. Deyo est récipiendaire de nombreuses bourses et récompenses.

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Robbin Deyo
Artist in Residence

Artist Statement
Robbin Deyo’s art practice is autobiographic, intuitive and material based. She is particularly interested in objects, activities and aesthetics that are traditionally defined as feminine. She has produced bodies of work that are representational, decorative and abstract, unique objects and hand-made multiples, drawings, paintings, sculptures and hybrids of these. What connect these works are an interest in form, an exploration of multiples and repetition, and an engagement in labor intensive and process-based practices. She devises complex systems of production that often involves repetitive acts providing a meditative aspect to the making of the work. Although the impetus comes from personal experience, the resulting artwork is formal, bridging material and time-based aspects of production to the intricacies of today’s world.

Project
During her residency at Centre SAGAMIE, Robbin Deyo intends to continue her initiation into working with digital technologies by using an archive of drawings made with the children’s toy Super Spirograph. This complete collection (7905 drawings) of all the possible variations that can be produced with the round gears of Super Spirograph was initially produced and digitally photographed to create the video animation Spin.

Bio
Robbin Deyo grew up in the suburbs of Vancouver and now lives and works in Montreal. Her work has been exhibited in Canada, the United States, France and Italy since 1995. Among her recent solo exhibition are Imaging the Invisible (Axeneo7, 2010), Spin (La Bande Vidéo, 2010), Flow (La Chambre Blanche, 2009) and sweet sensation (Southern Alberta Art Gallery, 2005). Her work has also been shown in a dozen group exhibitions, including the first edition of Manif d’art in 2000. Deyo is the recipient of numerous grants and awards.

mercredi 25 août 2010

Janine Fortin


Janine Fortin,

L’Allégorie du membre fantôme
Lancement de la publication éditée par le Centre SAGAMIE

à la galerie EspacePointCa d'Alma
le jeudi 26 août 2010 à 16:30h
Collège d'Alma, 675 Boul. Auger Ouest, Alma
exposition du 23 août au 3 septembre 2010

L’Allégorie du membre fantôme c’est tout ce qui vibre en nous que l’on ne peut percevoir. Au début de cette écriture, j’avais le besoin de retrouver cet espace interne, qui fait résonner en moi les parties connues et inconnues qui m’habitent. C’est une histoire qui sonde l’identité, entre les femmes dont je porte la chair (ma grand-mère et ma mère) et les événements qui ont marqué ma vie. C’est aussi la quête d’une présence perdue que je cherche à incorporer plutôt qu’à éloigner. Ma démarche artistique exploite les liens transversaux qui existent à l’intérieur d’un métalangage. Le texte se retrouve au centre de mon projet de maîtrise que je complète actuellement à l'UQAC. Il est mis en pages dans ce livre édité par le Centre SAGAMIE, telle une partition, qui sera mise en voix lors d'une action performative qui aura lieu pendant le vernissage de mon exposition et mise en écoute à même l'install-action qui y sera présentée jusqu'au 3 septembre 2010 à la Galerie EspacePointCa du Collège d'Alma.

Janine Fortin est originaire de Saguenay, où elle complète actuellement une maîtrise en art à l’Université du Québec à Chicoutimi. Depuis quelques années, son travail s’articule entre art sonore, art visuel et écriture. On a pu voir son travail à plusieurs reprises à la galerie l’Oeuvre de l’autre de l’UQAC et à la 17e édition du Festival international d’art vidéo de Casablanca au Maroc, en mars 2010. Elle travaille également comme conceptrice sonore, dans la recherche Pour une nouvelle dramaturgie et manipulation du son au théâtre de Jean-Paul Quéinnec et fait aussi partie du groupe de musique actuelle La preuve par l’absurde, au côté de Carol Dallaire et Denis Bouchard. Elle a également remporté la bourse de la Fondation Gérard-Arguin et celle de la Fondation Thomas-Léon-Tremblay au cours de sa maîtrise en art.


Pour commander / To order:

Janine Fortin, L’Allégorie du membre fantôme
Auteure : Janine Fortin
86 pages, 5X7po.
Écrits en français (french only), accompagnés de quelques dessins de l'artiste.
ISBN 978-2-923612-22-5 2010
Prix/ Price: 15.00$ + Transport au Canada 2.00 + tps 0.85 + tvq 0.16 = Total: $18.01

mercredi 18 août 2010

Sébastien Pesot


Sébastien Pesot
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Né à Rimouski en 1971, Sébastien Pesot a obtenu un baccalauréat en histoire de l'art à l'Université de Montréal en 1996 et une maîtrise de l'École des arts visuels de Montréal (UQAM) en 2000. Il vit en ce moment en Estrie et enseigne à l'Université de Sherbrooke. Après plus d'une décennie à battre le rythme dans divers groupes punk, Pesot a réalisé des vidéos expérimentales qui ont été présenté dans une vingtaine de pays, à l'intérieur d'une centaine de festivals et événements, tels la 3e, 4e et 5e Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montréal), le FIFA (Montréal), Wro 01 et 03, biennale d'arts médiatiques (Pologne) ou Chroma (Mexique) où il a reçu le prix du public pour la meilleure vidéo. Depuis, il travaille principalement à des installations audio-vidéo tout en investissant le champ de la performance et de l'infographie. Son travail solo à entre autres été présenté à Slash-tmp à Berlin (2010), Au Lieu à Québec (2009) et à la Maison de la culture Côte-des-neiges à Montréal (2008). Pour plus d'information, visitez http://www.sebastienpesot.com.

Sa démarche artistique a beaucoup évolué dans les dernières années et ce projet infographique représente un jalon de cette transformation. Au début de sa pratique, ses préoccupations se concentraient alors autour de l'exploration de la plasticité de l'image vidéographique, des possibilités de déconstruction et de reconstruction de l'image vidéo, d'un intérêt marqué pour l'abstraction et le formalisme se rapprochant de la peinture, mais aussi d'un certain niveau d'engagement social. C'est à partir d'installations vidéo, mais aussi de certaines expérimentations musicales et performatives, que son travail tend aujourd'hui à sortir du cadre de l'écran. Deux nouvelles approches prirent alors forme à l'intérieur de sa démarche : un intérêt pour le performatif et l'autoreprésentation ainsi que le déploiement de son travail vidéo dans l'espace physique. Cet intérêt pour la matérialité et la corporéité ne pouvait que s'accompagner du souhait de faire sortir l'image de l'écran, de la réinjecter dans le monde matériel, d'activer certaines relations entre l'image virtuelle et l'environnement physique.

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Sébastien Pesot / Artist in Residence

Born in Rimouski in 1971, Sébastien Pesot completed a Bachelor’s degree in art history at the Université de Montréal in 1996 and a Master’s degree at the École des arts visuels de Montréal (UQAM), in 2000. He presently resides in the Eastern Townships, where he teaches at the Université de Sherbrooke. After a decade as a drummer in various punk rock bands, Pesot produced several experimental videos which have been screened in twenty different countries at festivals and events including the 3rd, 4th and 5th Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montreal), FIFA (Montreal), WRO 01 and 03, the Media Arts Biennial (Poland) and Chroma (Mexico), where he was the recipient of the audience award for best video. Since then he has mainly been producing audio-video installations, while continuing to work on performance art and computer graphics. His solo work has been featured at Slash-tmp in Berlin (2010), Au Lieu in Quebec City (2009) and the Côte-des-Neiges Cultural Center in Montreal (2008). For more information, visit http://www.sebastienpesot.com

His artistic approach has evolved immensely over the last few years and the present computer graphics project represents a critical stage in this transformation. In his early work, he was mostly concerned with the plasticity of the video graphic image, the possibilities of deconstruction and reconstruction of the video image. His interest lay in an abstraction and formalism similar to that found in painting, together with a certain level of social commitment. His work in video installations and as a musical and performing artist has led him to move beyond the framework of the screen. He began to explore two new approaches in his creative work: an interest in performance and self-representation, and the extension of his video creations throughout physical space. This interest in the material and corporal aspects of his work led inevitably to the desire to extract the image from the screen and re-inject it into the material world, thereby initiating certain relationships between the virtual image and the physical environment.

mercredi 11 août 2010

Catherine Bodmer


Catherine Bodmer
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

La notion de transformation et de fluidité est au cœur de ma recherche, ainsi que mon intérêt pour les aspects simples et ordinaires de l’existence. Depuis quelques années, j’utilise le moyen de la photographie et le traitement numérique de l’image afin d’explorer les espaces réels et imaginaires du quotidien, mais avant tout, celui de l’image même qui permet la fusion et la confusion des deux. Il ne s’agit jamais que d’utiliser la photographie en tant que document du réel, mais plutôt comme matériel qui permet d’agencer plusieurs images et éléments avec les moyens numériques. Ce sont des images construites qui oscillent entre réalité et fiction, et qui proposent de revisiter les thèmes de l’ambition, du désir, de l’absurdité et du plaisir.

Le projet en cours est en lien avec la résidence de recherche à Mexico que j’ai effectué ce printemps grâce au programme d’ateliers-résidences du CALQ et de la FONCA à Mexico. À partir d’une " routinisation " de mes déplacements en ville, j’étais curieuse d’explorer l’idée de nudité d’un lieu dans une ville qui abonde de gens et de choses. Suivant plutôt intuitivement l’idée des limbes, cet espace intermédiaire et flou entre le paradis et l’enfer, j’ai documenté plusieurs lieux qui semblaient correspondre à cette image d’entre-deux. Il y avait des interventions discrètes ou plus évidentes et parfois certaines activités ludiques que j’ai incité dans ces endroits. En utilisant des stratégies de dédoublement et de multiplication, de symmetrie et d’asymmetrie, ces liens et situations sont mis en relation avec eux-mêmes et avec les contradictions inhérentes au désir de reconstituer le paradis perdu. Une partie de ce travail sera présenté du 2 septembre au 9 octobre prochain à la galerie Clark de Montréal.

Catherine Bodmer, d’origine suisse, détient un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et a obtenu une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal en 1999. Sa pratique artistique comprend des installations, des œuvres in-situ et des photographies qui ont été présentées dans plusieurs expositions individuelles et collectives à travers le Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan. En 2008, elle a reçu le Prix du Duc et de la Duchesse de York en photographie du Conseil des Arts du Canada. Au printemps 2010, elle a effectué une résidence à Mexico City dans le cadre du programme des ateliers-résidences du Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Catherine Bodmer / Artist in Residence
Catherine Bodmer, June 2010

The idea of transformation and fluidity is central to my work, together with my interest in the simple, ordinary aspects of existence. For several years now, I have been using photography and the digital processing of images to explore the real and imaginary spaces of daily life and, above all, the space within the image itself which allows for a fusion and confusion of the two. The photograph is never solely a document portraying a reality, but rather provides the means to digitally configure a variety of images and elements. These are constructed images, oscillating between reality and fiction and permitting a re-evaluation of the themes of ambition, desire, absurdity, and pleasure.

The present project is a direct offshoot of my research residency in Mexico City this spring as part of the workshop-residency program of the CALQ and FONCA. Starting from a “routinization” of my movements throughout the city, I wanted to explore the idea of the nudity of particular places in a city teeming with people and things. Pursuing in a rather intuitive fashion the idea of limbo, that indistinct, intermediate zone between paradise and hell, I documented several different locales which seemed to correspond to this image of in-betweenness. I would intervene in these places discretely or, at times, less so, and sometimes by initiating various playful activities. By employing techniques of replication and multiplication, symmetry and asymmetry, these places and situations are put in relationships with themselves, reavealing inherent contradictions in the desire to reconstruct a lost paradise. A part of this work will be presented from September 2 to October 9 at Clark Gallery in Montreal.

Catherine Bodmer, who is from Switzerland, graduated from the School of Arts in Lucerne and completed a Master’s degree in art at the Université du Québec in Montréal in 1999. Her artistic work includes installations, in-situ creations, and photographs which have been presented at several solo and group exhibitions across Canada, as well as in Mexico and Taiwan. In 2008, she was awarded the Canada Council’s Duke and Duchess of York Award in Photography. In the spring of 2010, she completed a residency in Mexico City as part of the studio residency program of the Conseil des arts et des lettres du Québec.

Richard Deschênes


Richard Deschênes
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

PROJET
La série d'oeuvres que je compte réaliser au Centre SAGAMIE implique un travail sur le sens de la photographie dans l'information journalistique, examine plus spécifiquement le processus de fabrication de l’image. Initiée en 2008, Il s’agit d’une nouvelle série de collages à partir de photographies tirées de différents journaux quotidiens. Les ajouts, les retouches ou les soustractions, au moyen de petits morceaux de papier collés, tirés du même journal, créent une nouvelle lecture de l'image. Dans la plupart des cas, l'effacement de l'information principale contenue dans l'image originale produit une étrangeté par rapport au champ de vision. L’aspect artisanal de l’opération, en contraste avec le procédé de numérisation qui s’ajoute, donne au résultat une forme de "mise en attente". Deux caractéristiques se dégagent du travail envisagé. Dans certains cas, il est question de l'aspect panoramique des images choisies (vue aérienne), tandis qu'une autre série privilégie un effet optique obtenu par la soustraction de l'information principale contenue dans la photographie (l'arrière-plan, le hors-focus de l'image devient l'oeuvre à considérer).

DÉMARCHE ARTISTIQUE
De façon générale, mon travail en peinture examine les concepts de perception et de processus de fabrication de l’image, cherche à y opérer une forme de déplacement ou d'effacement d'une partie de l'information normalement contenue. Le recours à des curiosités naturelles ou scientifiques placées hors contexte me permet de brouiller systématiquement les repères visuels et cognitifs dans l’image. Je peins ce que j’appelle librement des modèles imaginaires, qui opèrent comme métaphore d’une mécanique qui serait à l’œuvre dans le développement de la perception et de la connaissance. Ma peinture a une importance beaucoup plus psychique que physique. Ce sont des images mentales, formulées en filigrane, qui échappent à la certitude. L’utilisation de la couleur est l’objet d’un questionnement constant. Je travaille non pas avec des couleurs vives mais avec des tons, considérant qu’ils sont plus enclins à s’insérer dans la mémoire.

(Mon intérêt concernant le développement des modes de perception, de même que les peintures réalisées au cours des dernières années, m’ont amené récemmment à considérer l’atomisme, une théorie proposant une conception d’un univers composé de matière et de vide. Dans l’œuvre Métaphysique de l'atomisme antique, Stéfan Leclercq écrit que " selon Lucrèce, nous ne percevons jamais l'objet, la matière, mais seulement l'image (ou le simulacre) de cet objet, de cette matière. L'image est une production des atomes constituant la matière. L'image, une fois produite, venant soit de la surface de l'objet, soit de la profondeur de la matière, se déplace, à une très grande vitesse vers le percevant. Mais, il se peut que nous n'ayons pas toujours une perception exacte de cette image. Par exemple, plus elle est lointaine, plus elle sera imprécise. Cela s'explique par le fait que, en rejoignant le percevant, cette image, venant d'une certaine distance, traverse des couches d'air et, qu'à leur contact, elle se déforme. Ce qui veut dire que notre appréhension du monde ne consiste qu'en la perception de l'image de la matière et non de la matière elle-même. Notre réalité est constituée d'images et nous n'avons jamais un contact immédiat avec l'objet. ")

BIOGRAPHIE
Richard Deschênes vit et travaille à Montréal, Canada. À la suite d'un baccalauréat en arts visuels (Université Concordia, Montréal, 1985), il a pousuivi des études au Pratt Graphics Center à New York (États-Unis) en 1985-86. Récipendiaire de plusieurs bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, Richard Deschênes travaille principalement en peinture et en dessin. Depuis 1988, il a présenté son travail dans de nombreuses expositions individuelles et collectives au Canada, au Mexique, en Chine, en Espagne, en Autriche, aux États-Unis, en France et au Japon. Ses oeuvres figurent dans la collection Prêts d'oeuvres d'art du Musée national des beaux arts du Québec, dans la Banque d'oeuvres d'art du Conseil des Arts du Canada, ainsi que dans nombreuses collections corporatives et privées.

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Richard Deschênes / Artist in Residence
Catherine Bodmer, June 2010

PROJECT
The body of work that I am planning to make at Centre SAGAMIE involves examining the meaning of photography in journalistic information - more specifically, the process of manufacturing images. Initiated in 2008, this is a new series of collages based on photographs taken from a variety of daily newspapers. The elements added, touched up or subtracted, using small pieces of paper glued together and taken from the same newspaper, create a new reading of the image. In most cases, the elimination of the main information in the original image produces an element of optical strangeness. In contrast with the digital material added to the image, the hand-made aspect of the operation gives the result a kind of “waiting” quality. Two characteristics emerge from the work envisaged. In some cases, there is the panoramic aspect of the images chosen (aerial view); another series privileges an optical effect obtained by subtracting the main information contained in the photograph (the background, the out-of-focus part of the image, becomes the work to consider).

ARTISTIC PRACTICE
Generally speaking, my painting examines perception, scale and the process of image creation. It is the site of constant conflict between the representation of abstract and figurative images. My use of natural or scientific curiosities out of context enables me to obscure the visual and cognitive signposts found in the image. I paint what I freely call imaginary models which function like metaphors of the mechanism at work in the growth of perception and knowledge. My paintings have much more psychic than physical importance. They are mental images, formed beneath the surface, which elude certainty.

BIOGRAPHY
Richard Deschênes lives and works in Montreal, Canada. After obtaining a bachelor's degree in visual arts (Concordia University, Montreal, 1985), he pursued his studies at the Pratt Graphics Center in New York in 1985-86. A recipient of several grants from the Canada Council for the Arts and the Conseil des arts et des lettres du Québec, he works mainly in painting and drawing. Since 1988, he has presented his work in numerous solo and group exhibitions in Canada, Mexico, China, Spain, Austria, the United States, France, and Japan. His work is in the Prêts d'oeuvres d'art collection at the Musée national des beaux arts du Québec, in the Art Bank of the Canada Council for the Arts, as well as in a number of private and corporate collections.

lundi 14 juin 2010

Clément de Gaulejac‏


Clément de Gaulejac
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Le Cabinet noir
Lorsque je me trouve dans la situation de définir ma pratique artistique en quelques mots, je choisis de la désigner comme post-conceptuelle. Si l’on peut définir l’art conceptuel comme un " resserrement de l’œuvre autour de son propre énoncé ", je dirais qu’une partie de l’art post-conceptuel, conscient des acquis extraordinaires de ce resserrement, tente cependant de lui donner un peu de lousse. C’est dans cette perspective historique, à la recherche ambitieuse d’un dénouement possible, que se situe le Cabinet noir. C’est une histoire de filiation, un hommage frondeur qui joue avec les clous sur lesquels on accroche les icônes. Le Cabinet noir sera présenté au Centre Occurrence (Montréal) en novembre 2010 et à l’Œil de poisson (Québec) en février 2011.

Depuis une dizaine d’années, le travail de Clément de Gaulejac a été diffusé au Québec (Centre Dare-dare, Galerie B-312, Centre des arts Saydie Bronfman, Fonderie Darling) ; au Canada (Galerie SAW à Ottawa, Charles S. Scott Gallery à Vancouver) et à l’international (Centre Recyclart à Bruxelles, Ateliers d’artistes à Marseille, Galerie du Triangle à Bordeaux, College of Art Gallery à Atlanta, Compression Space à Amsterdam, Centro de desarrollo de artes visuales à la Havane). Par ailleurs, son travail a fait l’objet d’une publication sous la forme d’un porte-folio dans le magazine Spirale (mai 2009). Pour en savoir plus: www.calculmental.org

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Clément de Gaulejac / Artist in Residence

Le Cabinet noir
When I have to describe my art practice in a few words, I choose to refer to it as post-conceptual. If one defines conceptual art as a “contraction of the work around its own utterance,” I would say that part of post-conceptual art, cognizant of the great achievements of this contraction, attempts nonetheless to give it some slack. Such is the historical perspective in which Cabinet noir ambitiously strives to reach a possible resolution. It is about affiliations, a rebellious homage that plays on the hooks that support the icons. Le Cabinet Noir will be presented at Occurrence (Montreal) in November 2010 and at Œil de poisson (Quebec City) in February 2011.

Over the past 10 years or so, Clément de Gaulejac’s work has been shown in Quebec (Centre Dare-dare, Galerie B-312, the Saidye Bronfman Centre for the Arts, Darling Foundry), in Canada (SAW Gallery in Ottawa, Charles S. Scott Gallery in Vancouver), and abroad (Centre Recyclart in Brussels, the Marseille Artists’ Workshops, Galerie du Triangle in Bordeaux, College of Art Gallery in Atlanta, Compression Space in Amsterdam, Centro de desarrollo de artes visuales in Havana). His work was also been the subject of a publication in the form of a portfolio in Spiral magazine (May 2009). For more information, see www.calculmental.org.

mardi 8 juin 2010

Nelson Henricks


Nelson Henricks
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Musicien, écrivain, commissaire et artiste, Nelson Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes et installations, qui ont été présentés à travers le monde. Au début de sa carrière, son travail artistique a exploré l’identité liée à la voix autobiographique. Par la suite, ses œuvres ont fait référence à la nature de la conscience en relation avec la temporalité et la perception. À la fois poétique et ironique, le travail de Henricks est a priori expérimental, mais fait référence aussi à la culture populaire. Ses expositions récentes privilégient l’installation vidéo à multiples écrans. En complément à ses monobandes et ses œuvres installatives, il poursuit une recherche en photographie et autres médias.

Ses oeuvres ont été présentées au MoMA, New York, dans le cadre de la série Video Viewpoints. Ses textes ont été publiés dans les revues Fuse, Public et Coil, et dans les anthologies So, To Speak (Éditions Artexte, 1999) et Lux (YYZ Press, 2000). Henricks a coédité une anthologie de scénarios d'artistes intitulée By The Skin Of Their Tongues (YYZ Press, 1997) avec Steve Reinke. Henricks a été récipiendaire du Prix Bell Canada d’art vidéographique (2002) et le Board of Govenors’ Alumni Award of Excellence du Alberta College of Art and Design (2005). Pour plus d’information au sujet de Henricks, visitez www.nelsonhenricks.com.

Nelson Henricks est né à Bow Island, Alberta et est diplômé du Alberta College of Art and Design (1986). En 1991, il s'est installé à Montréal où il a obtenu un baccalauréat en cinéma de l'Université Concordia (1994). Henricks vit et travaille à Montréal, où il enseigne à l'Université Concordia et à l'Université de Montréal.

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Nelson Henricks / Artist in Residence

A musician, writer, curator and artist, Henricks is best known for his videotapes and installations which have been exhibited worldwide. His early work explored identity as related to notions of autobiographical voice. Later works investigated the nature of consciousness as related to time and perception. Both poetic and ironic, Henricks work is experimental, but also grounded in popular culture. Most recently, he has began working with multi-channel video installation. Single- and multi-channel video works are complemented by forays into photography and other media.

A focus on his video work was presented at the Museum of Modern Art in New York, as part of the Video Viewpoints series (2000). His writings have been published in Fuse, Public, Coil magazines, and in the anthologies "So, To Speak" (Editions Artexte, 1999), "Lux" (YYZ Press, 2000) and "Caught in the Act" (YYZ Press, 2004). With Steve Reinke, Henricks coedited an anthology of artist's video scripts entitled "By the Skin of Their Tongues" (YYZ Press, 1997). Henricks was the recipient of the Bell Canada Award in Video Art (2002) and the Board of Govenors’ Alumni Award of Excellence from the Alberta College of Art and Design (2005). For more information, go to www.nelsonhenricks.com.

Nelson Henricks was born in Bow Island, Alberta and is a graduate of the Alberta College of Art (1986). He moved to Montréal in 1991, where he received a BFA from Concordia University (1994). Henricks lives and works in Montréal, where he has taught at Concordia University and Université de Montréal.

jeudi 3 juin 2010

14ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE


Actuellement en kiosque:

14ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 86.

Cette chronique de JEAN-FRANÇOIS CARON intitulé L'ambiguïté du réelprésente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit :

Chih-Chien Wang, Corine Lemieux et Nathalie Grimard

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et en traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement près de 40 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution importante aux enjeux actuels de l’image, en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

lundi 31 mai 2010

Sylvie Moisan


Sylvie Moisan
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Dans le cadre de ma pratique, je capture des formes qui n’existent que par le biais de la photographie, composées d’instants réels, mais qui donnent de nouvelles représentations de l’entité corporelle. C’est l’accumulation du temps et des déplacements, compressés dans une même image, qui donne lieu à la forme. Une forme qui se situe à la frontière de l’informe. Le corps subit une métamorphose, il devient charnel et énigmatique.

Les hybridations corps/objets captées par l’appareil photographique donnent lieu à des transformations plastiques de l’entité corporelle. Celles-ci s’avèrent en résonance avec les manipulations génétiques ou chirurgicales actuelles, par lesquelles on manipule toujours davantage le corps humain. Cette approche ne vise pas à questionner l’utilisation de l’image du corps comme emblème esthétique ou icône publicitaire, tel que le monde du commerce nous le propose, mais souhaite interroger les possibilités de sa dénaturation, voire même de sa défiguration. Elle me permet d’observer le corps dans un processus de changement continuel, où il se réinvente sans cesse. Les fusions ainsi opérées créent des entités purement optiques, qui suggérèrent à la fois l’apparition et la disparition de certains attributs du corps.

Sylvie Moisan, née en 1982 à la Malbaie, vit et travaille à Montréal. Après des études en arts plastiques au Cégep Sainte-Foy, elle obtient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques (2005) et une maîtrise dans la même discipline de l’Université du Québec à Montréal (2008). Son travail photographique a été présenté à la Maison de la culture Frontenac, au Musée Régional de Rimouski (2009) ainsi qu’à la Galerie Lilian Rodriguez (2008). Elle a également présenté une œuvre vidéographique en 2008 au Festival du nouveau cinéma de Montréal et au Centre Georges Pompidou lors du Festival Pocket Films.

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Sylvie Moisan / Artist in Residence

In my art practice, I capture forms that exist solely through photography, composed of real moments, but affording new representations of physical being. The form, verging on the formless, results from accretions of time and movement conflated within in a single image. The body undergoes a metamorphosis, at once carnal and mysterious.

The hybridization of the captured bodies/objects gives rise to sculptural transformations of the physical entity, transformations that suggest surgical and genetic interventions—an increasingly common treatment of the human body. The approach taken here is not to question the use of the image of the body as aesthetic symbol or as the advertising icon of the commercial world, but to interrogate the possibilities of its alteration, even its disfiguration. It allows one to observe the body in a continuous process of change and reinvention. The resulting fusions create purely optical entities that suggest both the appearance and disappearance of some physical attributes.

Born in La Malbaie, in 1982, Sylvie Moisan lives and works in Montreal. After undergraduate visual arts studies at Cégep Sainte-Foy (college), she obtained a Bachelor’s (2005) and then a Master’s (2008) in visual and media arts from UQAM (2008). Her photographic work has been exhibited at Maison de la culture Frontenac, Musée Régional de Rimouski (2009), and Galerie Lilian Rodriguez (2008). She also presented a video work at the 2008 Festival du nouveau cinéma and at Centre Georges-Pompidou, for Festival Pocket Films.


jeudi 27 mai 2010

SYLVAIN BOUTHILLETTE‏


Sylvain Bouthillette, né en 1963, vit et travaille à Montréal. Artiste multidisciplinaire, son travail vacille entre la musique, la danse, l’installation, la peinture et la photographie. Quelque soit le médium utilisé, ses oeuvres tendent à démontrer que le ridicule, l'impermanence, la confusion, l'instabilité, l'ambiguïté, l'incertitude, l'embarras sont toutes des formes de libération si nous cessons de croire que la vie est quelque chose de stable et de définissable. Son travail étant autant une recherche mystique qu’une poursuite esthétique, il tente de réconcilier les valeurs spirituelles avec l'intellectualisme du discours critique.

Bouthillette a montré son travail à travers le Canada, les États-Unis et l’Europe lors de diverses expositions solo et de groupe, entre autres à la Galerie Optica de Montréal, à la Clint Roenisch Gallery de Toronto, à la Mendel Art Gallery de Saskatoon, à la Galerie Front Store à Bâle, au Saint Mary's University Art Gallery de Halifax, à L’Oeil de Poisson à Québec, à Reims en France l’hors de l’événement Québec Gold, à la Galerie Néon à Lyon en France et au Musée d’art contemporain de Montréal.

On retrouve ses œuvres entre autres dans la collection de la Banque Nationale, de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, de Giverny Capital, du Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec et de plusieurs collections privées.

Sylvain Bouthillette est représenté par la Clint Roenisch Gallery de Toronto et la GalerieTrois-Points à Montréal.


lundi 17 mai 2010

Caroline Hayeur


Caroline Hayeur
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

PHOTOREPORTER depuis une quinzaine d'années, Caroline Hayeur est membre de l'Agence Stock Photo à Montréal — collectif de photographes indépendants. En 1996, le projet de livre et d’exposition Rituel Festif : portraits de la scène Rave à Montréal fut le début une longue implication dans le monde de la nuit. L’exposition fera littéralement le tour du monde avec les galeries photo FNAC (France) pendant plus de 10 ans.

ARTISTE résolument optimiste, marquée par une expérience de terrain de longue date, sa démarche est avant tout humaine. Elle explore ce qui fait la socialisation des gens au travers d’une certaine quête de convivialité et de ritualité. Elle utilise son appareil photographique, a contrario des paparazzis, comme une captation d'émotions et d'attitudes variées (états de désœuvrement, de plénitude, de perte de repère et de contrôle). Les projets de livres et d’expositions, tels Amalgat Danse, tradition et autres spiritualités (www.amalgat.net) et Tanz Party, explorant la danse sociale en France ou l’exposition Mes Nuits Blanches au Centre d’art et de diffusion CLARK de Montréal, en témoignent.

Elle s’immerge donc littéralement avec ses sujets et oeuvre dans une dynamique de médiation et de collaborations. Son corpus, souvent présenté sous forme d’assemblage (soit en mosaïque ou en séquence), est un univers sélectif qui se veut poétique et sans aucun jugement de valeur.

FUSION. Caroline Hayeur est bien ancrée dans la photographie plasticienne contemporaine. Cadrage, point de vue, traitement donnent des installations photographiques généralement de grandes ampleurs. Elle sort du cadre journalistique, ne suit pas l’actualité " chaude ", mais raconte, avec son regard et ses montages, le quotidien de façon singulière. La vérité n’est pas l’objet de sa pratique. Derrière sa quête d’universalité, elle reste déterminée à " imager l’ici-maintenant ".

DUO. La rencontre avec la musicienne Myléna Bergeron a mené à la constitution d’un duo : " Les Ying Yang Ladies ". En mai 2006, invitées en résidence au Duolun MoMA de Shanghai (www.duolunmoma.org), elles entreprennent le projet Mapping Territories. La performance qui en est issu, MT : A Shanghai Story fut présentée entre autres, au festival HTMlles8 (www.htmlles.net) en 2007, au 19th St.John’s International Women’s Film Festival à Terre-Neuve en 2008 et au Domaine D’O à Montpellier, France en 2009. Leur nouveau projet Dans la forêt 2 : Plus on avance plus le bois est grand présenté au Festival Voix d’Amérique (www.fva.ca) en février dernier incluait pour la première fois le texte performé.

2010 sera donc une année faste puisqu’elle exposera simultanément Amalgat en solo au Musée d’Art de Joliette et au Musée de la photographie populaire de Drummondville durant tout l’été. Un projet de médiation avec des groupes de danse sera présenté conjointement avec le Festival mémoire et racine et le Musée d’Art de Joliette (objet de sa résidence au Centre SAGAMIE). De plus sa nouvelle production intitulée Le projet X : Nature humaine sera présentée en novembre 2010 au centre VU à Québec.

Caroline Hayeur enseigne le photojournalisme à l’Université du Québec à Montréal.

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Caroline Hayeur / Artist in Residence

A photo-journalist for 15 years, Caroline Hayeur is a member of Agence Stock Photo, a Montreal-based group of independent photographers. In 1996, the book and exhibition project Rituel Festif: Portraits de la scène Rave à Montréal marked the beginning of an extensive involvement in night life. The exhibition literally toured the world with the FNAC photo galleries (France) for 10 years.

An unabashed optimist, the artist brings her extensive field experience to bear on an essentially human body of work. She explores the makings of socialization through people’s quest for conviviality and ritual. Contrary to the paparazzi, she uses her camera to capture varied emotions and attitudes—states of listlessness, plenitude, loss of control, disorientation—, as evinced in such book and exhibition projects as Amalgat Danse, tradition et autres spiritualités (www.amalgat.net), Tanz Party, an exploration of ballroom and social dancing in France, or Mes Nuits Blanches, an exhibition at Centre d’art et de diffusion CLARK, in Montreal.

She immerses herself thoroughly, then, in her subject, working through a process of mediations and collaborations. He work, often presented as an assemblage (in sequence or as a mosaic), is a selective universe that favours the poetic and refrains from making value judgements.

FUSION. Caroline Hayeur is wholly rooted in contemporary artistic photography. Framing, point of view, and treatment generally make for large-scale, significant photo-installations. Her practice takes her outside the journalistic box, and she doesn’t cover the “hot” topics of the moment. Instead, her gaze and her compositions afford a unique perspective on the everyday. Truth is not the object of her study. Beyond the quest for universality, she remains determined in " imagining the here and now.”

Caroline Hayeur is teaching photojournalism at Université du Québec à Montréal.


Sadko Hadzihasanovic


Sadko Hadzihasanovic
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Le travail de l’artiste Torontois Sadko Hadzihasanovic s'inspire d’une imagerie provenant de la culture occidentale accompagnée de traces autobiographiques de la vie passée de l’artiste dans son pays d’origine, la Yougoslavie. Hadzihasanovic s’interroge avec humour sur le fait que des reliquats du passé communisme et des icônes de la culture populaire occidentale puissent s’amalgamer pour former une nouvelle identité culturelle. L’artiste s’intéresse à l’utilisation, voire à la dissimulation, d’indices idéologiques et historiques qui s’articulent à travers un langage ironique et humoristique. Depuis qu’il est arrivé au Canada, il est fasciné par cette nouvelle culture dans laquelle il s’est retrouvé plongé et arpente le champ de la culture populaire et de la société de consommation. En interprétant des motifs de papier peint et d’emballage dans un style pop art, Hadzihasanovic critique la vacuité de l’imagerie commerciale. Il s’en prend également aux démons canoniques de l’art et de l’histoire. Ces images disparates et ces techniques mimétiques offrent un aperçu de la création, de la production et de la consommation d’images/étiquettes.

Sadko Hadzihasanovic est né à Bihac en Bosnie. Il a étudié à l’Académie des beaux-arts de Sarajevo et à l’université de Belgrade en ex-Yougoslavie où il a complété une Maîtrise en 1984. Depuis son émigration au Canada en 1993, ses œuvres ont fait l’objet d’expositions dans de nombreuses galeries au pays et à l’étranger parmi lesquelles : Red Head Gallery (Toronto), Artcite (Windsor), Neutral Ground (Regina), Langage Plus (Alma), Grunt Gallery (Vancouver), Galerie Saw (Ottawa), Observatoire 4 (Montréal), Eastern Edge (St. John’s), Espace Virtuel (Saguenay), VU (Québec), SAGAMIE (Alma), Paul Petro Contemporary Art (Toronto) et Kunsthaus Santa Fé (Mexico). Son travail a également été présenté dans plusieurs biennales internationales et fait partie de nombreuses collections publiques et privées. http://www.sadkohadzihasanovic.com

Sadko Hadzihasanovic / Artist in Residence

Sadko Hadzihasanovic works combine imagery from Western culture with autobiographical traces of the artist’s past life in his country
of birth, Yugoslavia. Hadzihasanovic playfully probes the fact that relics of the communist past and icons of Western popular culture merge to form a new cultural identity. Hadzihasanovic is interested in the use -- or camouflaging -- of ideological and historical clues articulated through ironic and humorous language. Since he arrived in Canada, fascinated by the new culture in which he has found himself immersed, he has been investigating pop culture and consumerism. By interpreting pop-art-style motifs on painted paper and packaging, Hadzihasanovic critiques the emptiness of commercial imagery. Hadzihasanovic’s latest works wrestle with the canonic demons of art and of history. In defiance of deception, he adds ‘realia’—magazine clippings, an actual Band Aid—and he simultaneously copies these reproductions onto the same canvas. Such disparate imagery and mimetic techniques offer a glimpse at the creation, production and consumption of image/labels.

Sadko Hadzihasanovic was born in Bihac, Bosnia. He studied at the Academy of Fine Arts in Sarajevo and at the University of Belgrade in Yugoslavia where he earned his M.F.A. in 1984. Since emigrating to Canada in 1993, his work has been exhibited in numerous galleries in Canada and abroad including: Red Head Gallery, Toronto; Artcite, Windsor; Neutral Ground, Regina; Language Plus, Alma; Grunt Gallery, Vancouver; Saw Gallery, Ottawa; Observatoire 4, Montreal; Eastern Edge, St. John’s; Vu, Quebec; SAGAMIE, Alma; Paul Petro Contemporary Art, Toronto; Kunsthaus Santa Fe, Mexico and many more. Sadko’s work has been shown in numerous international bienalles and his work also became a part of many public and private collections. http://www.sadkohadzihasanovic.com

mardi 11 mai 2010

Exposition CÉDULE 40‏


CÉDULE 40 / L'Idée de la reproduction
Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger et Noémie Payant-Hébert
VERNISSAGE
Le vendredi 14 mai à 17h00
EXPOSITION du 14 mai au 11 juin 2010

English follows
Séduit par l’invitation du Centre SAGAMIE, organisme spécialisé en impression numérique, Cédule 40 saisit l’occasion d’adresser un bref clin d’œil à Walter Benjamin1 en questionnant le rôle et la place que les moyens de reproduction occupent dans la démarche artistique du collectif. Si l’art est par nature reproductible comme le soutien Benjamin, le paysage, axe principal de réflexion de Cédule 40, l’est tout autant ! Cédule 40 vous invite au cœur d’une contrée un peu farfelue où le matériau et les procédés sont à l’honneur, un paysage évoquant les techniques de reproduction de masse comme leitmotiv de la création contemporaine.

Cette exposition s’inscrit dans une série d’activités soulignant les cinq ans du collectif Cédule 40. Fondé en 2005, Cédule 40 réunit les quatre artistes Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger et Noémie Payant-Hébert. Les principales réalisations de CÉDULE 40 ont eu lieu à l’Événement d’art actuel Orange de St-Hyacinthe (Révolution, 2009), au 400e anniversaire de Québec (Rouages, 2008) et au Festival international de Jardins de Métis (Labyrinthe, 2009 ; Les Ondées aratoires, 2008 ; Terrain fertile, 2007 ; Sous-terrain de jeu, 2006). À l’été 2010, Cédule 40 inaugurera une œuvre permanente commémorant les 150 ans de la glissoire de drave d’Alma. De plus, une publication éditée par le Centre SAGAMIE sur les 5 années de création du collectif, verra le jour à l’automne.

1 BENJAMIN, Walter, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, 1939, Paris, réédité en 2000 chez Gallimard.

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CÉDULE 40 / The Idea of the Reproduction
Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger and Noémie Payant-Hébert
Opening
Friday, May 14, 2010, 5:00 p.m.
Exhibition May 14 - June 11, 2010

Drawn to the invitation extended by digital printing specialists Centre SAGAMIE, Cédule 40 grasped at this opportunity to give Walter Benjamin a nod by examining the role and place of the means of reproduction in the art collective’s creative process. If, as Benjamin maintains, art is by nature reproducible, landscape, the main axis of reflection at Cédule 40, must be so as well! Cédule 40 invites you into the heart of a somewhat eccentric region where materials and processes hold centre stage, a landscape conjuring the techniques of mass-reproduction as a leitmotif of contemporary creation.

This exhibition is part of a series of activities marking Cédule 40’s 5th anniversary. The collective was founded in 2005 and is composed of four artists: Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger, and Noémie Payant-Hébert. Cédule 40’s main productions have been held at l’Événement d’art actuel Orange, in St-Hyacinthe (Révolution, 2009), Quebec City’s 400th anniversary (Rouages, 2008), and the Festival international de Jardins de Métis (Labyrinthe, 2009; Les Ondées aratoires, 2008; Terrain fertile, 2007; Sous-terrain de jeu, 2006). In summer 2010, Cédule 40 will inaugurate a permanent work commemorating 150 years of stream driving in Alma. A publication covering 5 years of creative work at Cédule 40 will be edited and published by Centre SAGAMIE in the fall.