mardi 18 juin 2013

Jason Arsenault

Jason Arsenault
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Jason Arsenault travaille dans le domaine des arts visuels et numériques à titre de créateur et de professeur. Il porte une attention particulière aux œuvres qui proposent une réflexion sur un renouveau spectatoriel. Il fait parti de Pique-Nique (2003), collectif qui utilise l’espace public comme objet d’intervention. Il est également membre (2000) et a été président (2003-11) de Perte de Signal, centre qui réunit des artistes œuvrant du côté des arts numériques.
Jason Arsenault utilise principalement les images en mouvement, les images fixes et les actions performatives comme médiums. Son travail est essentiellement motivé, par la mise en scène d’idées et de concepts et leur mise en espace en tant qu’objets. Spectacle/anti-spectacle, spectature, narration, participation du spectateur à la réalisation de l’œuvre, spectateur-observé sont autant d’éléments de recherche qui habitent sa démarche. Car ce qui l’intéresse, c’est de s’approcher de l’inaperçu, de pointer les faits et les gestes minuscules qui se produisent tous les jours et sur lesquels, bien souvent, aucun regard ne se pose.
Partant d’éléments familiers et de situations qui peuvent être reconnues d’emblée, il construit des environnements où se joue une tension visuelle et narrative. Les personnages qui les habitent prennent tantôt une couleur, un aspect spectral, tantôt les marques d’un modèle animé ou d’un jeu exagéré. Une circonstance est déployée et son défilement use des procédés de la répétition, de la disparition ou de la saturation. Le jeu formel qui y est à l’œuvre fait parfois perdre l’image ou encore la situation qui est soulignée, mais l’expérience qui en est faite tente d’immobiliser l’attention du regardeur dans toute son acuité et cherche à faire en sorte que ce dernier la retienne, la retrouve et la perde à nouveau. Ainsi, le spectateur opère de lui-même et en lui-même le montage des images ou encore les actions qui lui sont présentées.
Depuis plusieurs années déjà, son travail explore l’idée de la lenteur et du presque rien. Il utilise des plans-séquences ou encore des actions simples pour tenter de montrer ou de pointer au monde des faits et des gestes qui passent généralement inaperçus au quotidien. C’est sa façon de souligner l’ordinaire en le rendant extraordinaire ou encore étrange (c’est selon).
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  Jason Arsenault
Artist in Residence
Jason Arsenault works in the field of visual and media arts as an artist and teacher. He pays particular attention to works that offers reflection on the renewal of spectatorship. He is part of Pique-Nique since (2003), a collective organisation which uses public space as an object of intervention. He is also a member since (2000) as well as president of the board from (2003-11) with Perte de Signal, an artist-run center which brings together artists who work with media arts.
Jason Arsenault mainly uses moving images, still images and performative actions as mediums. His work is primarily motivated by the staging of ideas and concepts, while developing them as objects in space. Spectacle/anti-spectacle, spectature, narrative, audience participation, the participating viewer as an observed subject are all elements of research that inhabits his approach. He is interested in approaching the unseen, pointing out facts and tiny gestures that occur every day in which, quite often, human eyes are less attentive to.
By using familiar elements and situations that can be recognized from the outset, he builds environments that play a visual and narrative tension. The actions are set in reality, yet depart from it. The characters inhabiting them may variously take on a colour, a spectral aspect, or the traits of an animated model or an exaggerated play. A situation is deployed and unfolds in a process of repetition, disappearance or saturation. The formal play that is at work sometimes makes us lose sight of the image or situation that is emphasized. But in our experience of it, our keenest attention is called to the task, we hold on to it, finding it and losing it by turns, therefore creating a visual montage of our own, within ourselves.
In the past years, his work has explored the concept of slowness and of almost nothing. He uses sequence shots or simple actions to try to show or point to the world facts and gestures that usually go unnoticed in everyday life. It is his way of underlining the ordinary by making it different, extraordinary or odd (it depends).

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