lundi 30 avril 2012

Jérôme Fortin‏

Jérôme Fortin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)
Jérôme Fortin est né à Joliette en 1971, il vit et travaille à Montréal. Dans ses sculptures-installations, Fortin combine la pratique des cabinets de curiosités à la pratique de consommation de masse des XXes et XXIes siècles. Bouchons de liège, bouteilles de plastique, livres, allumettes, clous et boîtes de conserve sont astucieusement manipulés et assemblés en plusieurs séries de curiosités visuelles et plastiques, dont les formes, couleurs, textures et volumes évoquent les fleurs, coquillages, bijoux et amulettes anciennement rassemblés par les Curieux pour leur caractère exotique. L’apparence poétique et énigmatique des sculptures de Jérôme Fortin détourne l’aspect usuel des objets du quotidien afin d’exciter notre regard contemporain.

Depuis 1996, il a présenté plus d'une douzaine d’expositions personnelles à Prague, Pretoria, Tokyo, Paris, Toronto et Montréal. Il a participé à de nombreuses expositions collectives à Istanbul, Berlin, Bologne, Bruxelles, Paris, Cuba, Barcelone, Beijing et New York. Plusieurs résidences d’artiste sont à son parcours, notamment au World Financial Center Arts and Events (New York), Fondation Christoph-Merian (Bâle), Fonca (Mexico), la Cité internationale des arts (Paris), Ludwig Foundation (Cuba) . En 2007, les travaux de Fortin ont fait l’objet d’une exposition personnelle au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM). Il a reçu en 2004 le Prix Pierre-Ayot de la ville de Montréal. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée de Joliette, Pretoria art museum, National Museum of China, Bibliothèque et archives nationales du Québec, Banque d'oeuvres d'art du Conseil des arts du Canada, Ville de Montréal, d'entreprises et particulières.

Jérôme Fortin est représenté par la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain.

www.jeromefortin.com

www.pfoac.com

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Jérôme Fortin
Artist in Residence

Jérôme Fortin was born in Joliette in 1971 and presently lives and works in Montreal. In his installation-sculptures, Fortin has combined the spirit of the cabinet of curiosities with that of 20th and 21st century mass consumption. Corks, plastic bottles, books, matches, nails and tin cans are subtly arranged and configured in various series of visual and plastic curiosities whose forms, colours, textures and proportions evoke flowers, shells, jewelry and amulets, such as were once prized for their exotic qualities by curious collectors. The poetic and enigmatic appearance of Jérôme Fortin’s sculptures moves beyond the familiar aspects of everyday objects, challenging and stimulating our contemporary point of view.

Since 1996, he has presented over a dozen personal exhibitions in Prague, Pretoria, Tokyo, Paris, Toronto and Montreal. He has also participated in numerous group exhibitions in Istanbul, Bologna, Brussels, Paris, Cuba, Barcelona, Beijing, and New York. He has completed several art residences at the World Financial Center Arts and Events (New York), the Christoph-Merian Foundation (Basle), Fonca (Mexico), the Cité internationale des arts (Paris), and the Ludwig Foundation (Cuba). In 2007, Fortin’s work was featured in a solo exhibition at the Montreal Museum of Contemporary Art. In 2004, he received the City of Montreal’s Pierre-Ayot Award. His works are included in various collections at the Montreal Museum of Contemporary Art, the Quebec National Museum of Fine Arts, the Joliette Museum, the Pretoria Art Museum, the National Museum of China, the Bibliothèque et archives nationales du Québec, the Canada Council Art Bank, the City of Montreal and other private and corporate collections.

Jérôme Fortin is represented by the Galerie Pierre-François Ouellette art contemporain.

www.jeromefortin.com

www.pfoac.com

lundi 23 avril 2012

Patrick Beaulieu‏

Patrick Beaulieu
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)
Patrick Beaulieu est artiste multidisciplinaire. Il réalise des parcours à travers lesquels il révèle, par le biais d’installations, de vidéos, de photographies et d’interventions in situ / in socius, les marques les moins évanescentes d’une expérience : une traversée, une mise à l’épreuve de soi. Par l’utilisation de fragments de la nature, son travail interroge les différents états de la matière. Ses œuvres expriment un tout au moyen de détails : le voyage et la traversée des frontières sont contenus dans une plume d'oiseau migrateur, le destin d'un papillon monarque dans une aile et celui d’un arbre dans le bruissement de ses feuilles au vent. Il se consacre depuis quelques années à la réalisation d’une trilogie d’odyssées transfrontières au cours desquelles il s’abandonne aux courants secrets du monde. Vecteur monarque (2007) constituait à pister les nuées migratoires du papillon monarque du Québec jusqu’au coeur du Mexique : www.vectormonarca.com. Ventury entrepris en 2010, proposait un parcours de vingt-cinq jours à la poursuite des vents d’Amérique : www.venturyodyssey.com. Avec le projet Vegas en 2012, il se lancera dans une traversée poétique et intuitive sur le chemin de la bonne aventure. Son travail a été présenté dans divers pays : Belgique, Brésil, Canada, Corée, É.-U., France, Irlande, Mexique et Singapour. Ses oeuvres se retrouvent dans des collections publiques et privées au Canada, aux É.U. en France et au Mexique ainsi que dans divers espaces publics dans le contexte d’intégration des arts à l’architecture. Il est représenté par la Galerie Art Mûr de Montréal.

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Patrick Beaulieu
Artist in Residence

Patrick Beaulieu is a multidisciplinary artist. His work consists of a series of journeys which throw into relief, in installations, videos, photographs or in situ/in socius interventions, the essence of an experience. Through the presentation of fragments of nature, his work explores the different states of matter. Through a focus on detail, a totality is defined: the notion of travel and the transcendence of borders is contained in a feather from a migratory bird; the fate of a monarch butterfly is revealed in a wing; a tree emerges from the rustling of its leaves in the wind. During the last few years, Patrick Beaulieu has been working on a trilogy of cross-border odysseys, tapping into some of the world’s hidden currents. Vecteur monarque (2007) tracked the migratory clouds of monarch butterflies from Quebec to the heart of Mexico: www.vectormonarca.com. Ventury, which got under way in 2010, was a twenty-five day journey following the winds of America: www.venturyodyssey.com. With the 2012 Vegas project, the artist undertook an intuitive poetic voyage in search of good fortune. His work has been presented in numerous countries: Belgium, Brazil, Canada, Korea, the United States, France, Ireland, Mexico and Singapore. His work is featured in private and public collections in Canada, the U.S., France and Mexico and in various public spaces as part of the integration of art in architecture. He is represented by the Galerie Art Mûr in Montreal.

http://artmur.com/artistes/patrick-beaulieu/

lundi 16 avril 2012

Tanya St-Pierre / Philippe-Aubert Gauthier‏


Tanya St-Pierre / Philippe-Aubert Gauthier
Artistes en résidence / Artists in Residence
(English follows)
Tanya St-Pierre est diplômée en art visuel de l'UQTR (Université du Québec à Trois-Rivières, Qc, Canada). Depuis 2001, elle a entretenu une production en installation qui conjugue sa pratique en photographie numérique, en sculpture, et plus récemment, en peinture et en vidéo. On trouve dans ses récentes productions des traces déchirées de narrations, de fictions, de corps et, surtout, de figures - comme icônes ou symboles - qui survivent et habitent, à répétition, les images dans une constellation d'éléments bruts et dépouillés.

T. St-Pierre s'intéresse particulièrement à ce qui concerne les remous et l'histoire de la condition humaine, notamment ce qui se rattache à l'histoire culturelle du corps dans les structures institutionnelles souveraines ou diffuses : les traces et les sédiments accumulés de pathologies sociétales. Le corps occupe une place importante dans son travail, qu'il soit malade et défaillant, présent ou dissimulé, une fois placé dans un contexte de réflexion, il devient un puissant vecteur d'informations culturelles.

Cette importance du corps se prolonge dans son travail en performance au sein du duo Noïzefer CWU. Noïzefer CWU explore et exploite l'action, le son et la vidéo. Il utilise un langage esthétique à la fois agressif, corrosif et poétique. Ce langage rassemble des ordures, des constructions bancales, la parole et du bruit amplifié afin de soulever quelques questions débridées sur l'aliénation culturelle, l'histoire de la représentation, de l'illusion, en art, en société et dans les médias. Site et lieu d'expérimentations qui découlent des pratiques de Tanya St-Pierre et Philippe-Aubert Gauthier.

Philippe-Aubert Gauthier est un artiste sonore autodidacte, ingénieur mécanique junior, maître en sciences et docteur en acoustique (reproduction spatiale du son). Sa pratique en art est liée à ses multiples profils. Dans sa recherche multidisciplinaire, pratique artistique et savoir scientifique ou technologique deviennent des matières brutes pour l'exploration et le dénouement d’une démarche artistique et réflexive liée aux implications et influences sociales, culturelles et historiques des avancées technologiques en communication. D'où sa curiosité pour ces influences sur l’écoute, immédiate et médiate.

Cette cohabitation des disciplines autorise une pensée critique et libre, située entre des disciplines et des systèmes de pensée qui agissent comme de puissants facteurs dans la construction du monde et de la pensée actuelle. En pratique, ces intérêts se couplent à un travail de recherche et de composition sonore. Il a travaillé l’art sonore pour support fixe, la musique expérimentale, l'art sonore génératif, l’installation sonore, l'art génératif et la performance (duo Noïzefer CWU). Plus récemment, il s'est penché sur les technologies de l'image de synthèse.

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Tanya St-Pierre / Philippe-Aubert Gauthier
Artists in Residence

Tanya St-Pierre is a graduate from the visual arts program at UQTR (Université du Québec à Trois-Rivières, Qc, Canada). Since 2001, T. St-Pierre has produced a series of installations which fuse her work in digital imagery, sculpture, and most recently, painting and video art. St-Pierre's art practice used to be dedicated to the exploration of possible relations between installation art and narration. The investigation of fiction brought her to a new approach to storytelling and fiction. Accordingly, one finds in St-Pierre's recent work traces left by stories, fictions, characters and, especially, figures - as icons or symbols - more abstract and more subtle at the same time. Moving from a reflection on the scientific representation of the human body in Western modern societies, she now investigate other schools of thought concerning the human body.

St-Pierre is especially interested in subjects that concern historical human conditions and turmoils which relate to the cultural history of the human body in institutional structures: traces and sediments of social pathologies. Once placed in a reflective context the body, ill or defective, present or dissimulated, becomes a vector of cultural information. The importance of the body prolongates itself in her performance work within the duo Noïzefer CWU which investigates sound and action. Noïzefer CWU work with an aesthetic language that can be aggressive, corrosive and poetic at the same time. This language involves waste, construction, noise and speech to address questions of cultural alienation and social taboos.

Philippe-Aubert Gauthier is a self-taught sound artist, a PhD acoustics, and a researcher in acoustics: spatial sound and sound environment reproduction. His art practice is a consequence of his multiple profiles: self-taught sound artist, junior mechanical engineer, MSc and PhD (acoustics). His multidisciplinary approach is linked to debates in arts, sciences and technology. This produces the outcome of his artistic reflection devoted to the social, cultural and historic implications and influences of technological advances in communication (more specially those involving sound). He work in sound art for fixed support, experimental music, generative sound art, sound installation and performance (Noïzefer CWU).

The cohabitation of these disciplines authorizes critical free thinking which sits between disciplines and systems of thought which both act as powerful determinants within the construction of the world and the current common ideology. In connection with the presented project, he is concerned by the fact that the protagonists of the technological universe are now the one of the most influential in the modulations of representation.

lundi 26 mars 2012

Corine Lemieux

Corine Lemieux, en cours de route
EXPOSITION du 29 mars au 22 juin 2012

English follows

VERNISSAGE
le jeudi 29 mars à 17h00

2 publications éditées par le Centre SAGAMIE seront lancées à cette occasion :

Corine Lemieux, en cours de route
Auteures: Corine Lemieux et Anne-Marie Ninacs
(Anne-Marie Ninacs est la récipiendaire du prix "Auteure de l'année" remis par L'Association des galeries d'art contemporain lors du dernier Gala des arts visuels.)
Corine Lemieux: La mécanique photographique métaphorise tout aussi bien notre mécanique intérieure, nos moments d’ouverture et de fermeture, l’intensité de notre sensibilité. Elle me permet ainsi d’aiguiser deux pratiques qui m’apparaissent fondamentales : étudier la subtilité des interactions humaines et prendre conscience ce qui est déjà là, disponible autour de moi, et que souvent je ne vois pas. C’est donc sans aucune mise en scène que je photographie. Il me semble que la prise de vue - et le point de vue, la perspective qu’elle évoque - suffit à indiquer qu’une photo n’est pas une impression objective du monde, mais une interprétation subjective, une construction de la réalité dans laquelle sont mis en relation l’esprit du photographe et la matière suivant des causes et des conditions infinies. La prise de vue implique également que quelque chose est à prendre, c’est pourquoi j’ai choisi de composer strictement avec ce qui est là, avec les situations telles qu’elles se présentent à moi lors de rencontres ou d’activités de la vie courante. Cette pratique exige moins de préparer la scène extérieure que de cultiver à l’intérieur de soi une très grande qualité de présence et d’attention, d’où l’importance que j’accorde à la méditation et au ralentissement.

Corine Lemieux est née en 1973. Elle vit et travaille à Montréal où elle a obtenu un baccalauréat en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. Elle œuvre principalement dans le champ de l’installation photographique et sculpturale. Elle étudie la subtilité des rapports entre l’esprit et l’environnement intérieur et cherche à développer la conscience. Son travail a été présenté en solo par plusieurs centres d’artistes au Québec. Lemieux a également participé à plusieurs expositions-événements ayant la notion de collaboration pour enjeu. Parallèlement à sa pratique individuelle, Corine Lemieux a formé, de 2004 à 2009, le collectif VIA avec les artistes Sylvie Cotton et Massimo Guerrera. Elle est représentée par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.
http://www.joyceyahoudagallery.com
Corine Lemieux, en cours de route
EXHIBITION March 29 mars - June 22, 2012

OPENING
Thursday March 29, 5 p.m.

Corine Lemieux: The mechanics of photography and film is just as effective a metaphor for our own inner workings, the moments we open and close, our own degrees of sensitivity. It allows me to hone two practices that appear to me fundamental: studying the subtlety of interactions and becoming aware of what is already there, what is available around me, what I often don’t see. This is why I photograph without props. It seems to me that the shot, and the viewpoint or perspective it evokes, is sufficient indication that a photo is not an objective impression of the world, but rather a subjective interpretation, a construction of reality in which matter and the photographer’s mind relate according to infinite causes and conditions. The shot also implies that something is there to be taken, which is why I choose to make do solely with what already exists, with situations as they occur in daily encounters or activities. To the preparation of outer scenes, I prefer the cultivation of inner presence and attention, from which flows my interest in meditation and deceleration.

Corine Lemieux was born in 1973. She lives and works in Montréal, where she earned a BFA from Université du Québec à Montréal (UQAM). Her work, mainly photographic and sculptural installation, tends toward notions of transformation, interaction and exchange. She has shown at several artist-run centres in Québec. She collaborated with Massimo Guerrera in his participative project Darboral and with him and artist Sylvie Cotton formed the collective VIA from 2004 to 2009. Corine Lemieux is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montréal.
http://www.joyceyahoudagallery.com


Karine Côté, Fréquences : urbaines, les_poésies_sonores
Auteures: Christine Martel et Karine Côté

Karine Côté: Les Fréquences Urbaines se révèlent à partir des sons de l’inaudible portant sur une nouvelle culture hybride provenant de la vidéo, de la photographie et de l’électroacoustique. Le paysage urbain nocturne devient ainsi un espace de narration, une vision poétique où le silence de la nuit nous transporte vers une spatialité sonore chaotique et abstraite.

Karine Côté: Détentrice d’une maîtrise en arts de l’Université du Québec à Chicoutimi, Karine Côté vit et travaille à Alma. Impliquée dans le milieu culturel régional, elle expose son projet de création Fréquences Urbaines dans plusieurs centres d’artistes et musées du Québec. L’artiste était récipiendaire en 2008 du 1er prix des Arts de Strasbourg, (France). Elle réalise la même année une résidence dans le cadre du programme des Résidences croisées Alsace, France / Lac-Saint-Jean, Québec de l’Agence culturelle d’Alsace, du FRAC Alsace et du Centre en art actuel Langage Plus. Récemment la Collection Loto-Québec a fait l’acquisition d’œuvres de l’artiste présentées au Musée des beaux-arts de Montréal.

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Pour commander, svp contactez-nous : sagamie@cgocable.ca
To order, please contact us : sagamie@cgocable.ca

Corine Lemieux, en cours de route
Auteures: Corine Lemieux et Anne-Marie Ninacs
128 pages, couleur, texte intégral en français et en anglais, 11 X 7 po. reliure allemande
ISBN: 978-2-923612-21-8 2010 (full text in French and English)
Prix/ Price: 30.00$ + Transport au Canada 8.60$ + tps 1.93$ + tvq 0.86$ = Total: 41.39$

Karine Côté, Fréquences : urbaines, les_poésies_sonores
Auteures: Christine Martel et Karine Côté
68 pages, couleur, Textes en français seulement, 9.75 X 5.75 po., CD audio inclus
ISBN: 978-2-923612-32-4 2012
Prix/ Price: 20.00$ + Transport au Canada 3.65$ + tps 1.18$ + tvq 0.36$ = Total: 25.20$

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Matthieu Brouillard et Donigan Cumming


Matthieu Brouillard et Donigan Cumming
Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming

Lancement du livre édité par SAGAMIE édition d'art en collaboration avec la Galerie FOFA

(English follows)

à la Galerie FOFA de l’Université Concordia
JEUDI LE 29 MARS 2012, DE 17H A 19H
1455 Boul. de Maisonneuve Ouest, EV 1-715, Montréal
http://fofagallery.concordia.ca/fhtml/expo.html
Exposition du 19 mars au 20 avril 2012

Auteurs : Eduardo Ralickas et Erin Silver, préface par Jake Moore

Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming explorent les courants communs qui traversent les travaux de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming, et plus précisément la manière dont des impulsions similaires sont traduites sur les plans formel, émotionnel et conceptuel par les moyens de la photographie. Par la proximité, les lectures habituelles des travaux de chacun de ces artistes sont inévitablement modifiées et multipliées ; chaque travail se trouve imprégné d’une lumière nouvelle. Tout en faisant ressortir une communauté d’intérêts et une affinité de sensibilité entre deux artistes de générations différentes, l’ouvrage se veut également l’occasion de présenter des vues inusitées et parfois radicales au sein de débats qui ont façonné la photographie contemporaine. Comme Brouillard et Cumming l’ont écrit :

En mettant en relation nos travaux, nous avons voulu jouer de ces points de connexion aux potentiels électriques différemment chargés afin de générer des énergies de haute intensité tout autant que des courts-circuits. Des moments de liaisons comme d’éclatantes ruptures. Ce projet pourrait dès lors fonctionner comme une curieuse "machine" qui produit autant qu’elle ne dissipe; infuse autant qu’elle ne diffuse; conditionne autant qu’elle ne déconditionne. Une machine d’autant plus efficace qu’elle ne poursuit pas l’homogénéité et la conformité, la transparence et l'éclaircissement. Une machine qui produit des excès, des associations improbables et des corps polyvoques qui désemparent la pensée en même temps qu’elles l’activent et l’animent.

Revenant aux projets photographiques conçus par Cumming dès le début des années 1980 et mettant ceux-ci en rapport avec les photographies réalisées par Brouillard depuis 2003, cette publication dévoile plus de trente ans de production artistique, et s’accompagne d’essais critiques d’Eduardo Ralickas et d’Erin Silver.

La publication de Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming coïncident avec l’exposition du même titre qui se tient à la Galerie FOFA de l’Université Concordia à Montréal, du 19 mars au 20 avril prochains.

http://fofagallery.concordia.ca/fhtml/MatthieuBrouillardetDoniganCummingFrancais.htm

http://www.matthieubrouillard.com

http://www.donigancumming.com


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Pour commander, contactez-nous : sagamie@cgocable.ca
To order, please contact us : sagamie@cgocable.ca

Matthieu Brouillard et Donigan Cumming
Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming
Auteurs/Authors : Eduardo Ralickas, Erin Silver, Jake Moore
64 pages, 15X8.25 po./in., plié broché
ISBN: 978-2-923612-34-8 2012

Prix/ Price: 25.00$ + Transport au Canada 10.00$ + tps 1.75$ + tvq 1.00 = Total: 37.75$

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Matthieu Brouillard and Donigan Cumming
Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming

Launch of the book edited by SAGAMIE édition d'art, in collaboration with the FOFA Gallery

at Concordia University’s FOFA Gallery
THURSDAY MARCH 29ND, FROM 5 TO 7 P.M.
1455 Boul. de Maisonneuve Ouest, EV 1-715, Montréal
http://fofagallery.concordia.ca/fhtml/expo.html
Exhibition from the 19th of March to the 20th of April 2012

Authors : Eduardo Ralickas and Erin Silver, preface by Jake Moore

Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming explores common currents running through the works of Matthieu Brouillard and Donigan Cumming, and the manners in which similar impulses have been worked out on formal, emotional, and conceptual levels through the medium of photography. Through proximity, the ways by which each artist’s work can be read are irrevocably changed and multiplied, imbued with new clarity. While highlighting a community of interest as well as an affinity of sensibility between two artists of different generations, the publication also offers an occasion to present unusual and sometimes radical responses to debates that have shaped contemporary photography. As Brouillard and Cumming have written:

By bringing our work together, we wished to put these points of connection, with their differently charged electric potentials, into play to generate energies of high intensity as well as short-circuits—moments both of closeness and of resounding rupture. This project may function like a kind of curious “machine” that at once produces and dissipates; infuses and diffuses; conditions and deconditions. A machine that is all the more efficient for the fact that it does not pursue homogeneity and conformity, transparency and illumination. A machine, rather, that produces excesses, improbable associations, and multivocal bodies that throw thought into confusion as much as they stimulate and animate it.

Returning to the photographic work that Cumming began in the early 1980s, and placing it in tandem with Brouillard’s photographic projects since 2003, this publication presents over thirty years of artistic production, along with critical essays by Eduardo Ralickas and Erin Silver.

The publication of Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming coincides with an exhibition of the same title that is presented at Concordia University’s FOFA Gallery, from the 19th of March to the 20th of April 2012.

http://fofagallery.concordia.ca/ehtml/MatthieuBrouillardandDoniganCumming.htm

http://www.matthieubrouillard.com

http://www.donigancumming.com

lundi 27 février 2012

Andrée-Anne Dupuis Bourret‏

Andrée-Anne Dupuis Bourret
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)
Depuis dix ans, j’aborde la notion d’espace géographique par l’exploration et la rencontre de divers paliers de représentation : cartographique, topographique, architectural, paysager, géométrique. J’explore le seuil entre l’espace réel et l’espace conceptuel. Je m’intéresse à ces deux moments d’espace comme à un mouvement entre extériorité et intériorité, une circulation entre le dehors et la pensée. Mes projets peuvent s’incarner sous diverses formes : installations in situ, oeuvres en papier, livres d’artiste, photographies et images en mouvement. L’hybridation se situe au centre de ma pratique. Ce processus induit des ambigüités entre les notions de surface et d’interface, entre l’espace de l’image et celui de l’objet. Mon travail entretient également une relation particulière avec l’imprimé, autant par sa matérialité que par sa manière d’investir l’espace en se multipliant et en se modulant.

Au Centre SAGAMIE, je complète actuellement le projet Paper Fictions qui fut initié lors d'une résidence au Martha Street Studio à Winnipeg en janvier 2011. Ce projet se présente sous la forme d'images documentaires issues de mises en scène fabriquées à partir de modules de papiers imprimés. Les formes géométriques prolifèrent et envahissent l'espace intime d'une chambre d'hôtel pour créer des fictions étranges.

Andrée-Anne Dupuis Bourret a diffusé son travail dans plusieurs expositions au Canada et à l’étranger, notamment au Design Space Gallery (Tel Aviv, Israël), à Parisian Laundry (Montréal, QC), au Martha Street Studio (Winnipeg, MB), à Crane Arts (Philadelphie, PA), à la Bibliothèque Nationale du Québec (Montréal, QC) ainsi qu’à la 808 Gallery (Boston, MA). Elle a réalisé une trentaine de livres d’artiste qui ont été présentés et collectionnés au Canada et à l’étranger notamment au Berkeley University of California (Environmental Design Library), au VCU (Qatar Special Collections) ainsi qu’au Art Institute of Chicago (Flaxman Librairy). Membre de plusieurs centres d’artiste, elle est également présidente du conseil d’administration de l’Atelier Graff à Montréal et l’auteure de deux blogues de recherche: Le cahier virtuel et Le territoire des sens. Elle réalise actuellement un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM portant sur sa pratique installative de l’imprimé et sa réactualisation par la documentation.


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Andrée-Anne Dupuis Bourret
Artiste en résidence / Artist in Residence

For ten years now, I approach the notion of geographical space through the exploration and combination of different levels of representation: cartography, topography, architecture, landscape, geometry. I explore the transitional interval between real and conceptual space. My interest in these two instances of space extends to the movement between interior and exterior, to the circulation between thought and the outside world. My projects assume various forms: in situ installations, works on paper, artist books, photographs and moving images. Hybridization is central to my practice. This process, in turn, creates a certain ambiguity between the concepts of surface and interface, between the space occupied by an image and the one occupied by an object. My work also maintains a special relationship with the process of printing, through its inherent materiality as well as through its manner of occupying space by means of reproduction and modulation.

The work of Andrée-Anne Dupuis Bourret has been featured in several exhibitions in Canada and abroad, in venues such as the Design Space Gallery (Tel Aviv, Israël), the Parisian Laundry (Montréal, QC), the Martha Street Studio (Winnipeg, MB), Crane Arts (Philadelphia, PA), the Bibliothèque Nationale du Québec (Montreal, QC) and the 808 Gallery (Boston, MA). She has produced more than two dozen art books which have been presented and included in collections in Canada and abroad, including the University of California at Berkeley (Environmental Design Library), the VCU (Qatar Special Collections) and the Art Institute of Chicago (Flaxman Librairy). A member of several artists’ centers, she is also president of the board of directors of the Atelier Graff in Montreal and is the author of two research blogs: Le cahier virtuel and Le territoire des sens. She is currently completing her doctoral studies in art research and practices at UQAM based on her installations of print works and their re-actualisation through documentation.

lundi 20 février 2012

Marie-Andrée Houde

Marie-Andrée Houde
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je suis fascinée par l’oscillation des corps engagés dans la construction d’une image : entre être et paraître. J’aborde les étapes et constituants propres à cette construction comme autant d’espaces d’altérité entre sujet regardeur et regardé. Mon travail s’articule ainsi autour de la posture des différents protagonistes impliqués dans un processus de représentation. La durée, les contraintes, le documentaire, la sérialisation et le renversement sont autant de stratégies que je déploie pour induire l’œuvre. L’exploration des procédés et attitudes photographiques devient prétexte à la forme qu’emprunte ma pratique : leur réappropriation me permet de mettre en scène les interstices où se rencontrent la réalité du corps engagé dans un processus de mise en image et les différents contextes de représentation culturels observés - entre autres - dans la photographie amateur. Mes projets subvertissent ces contextes dans des installations photo / vidéo qui questionnent leurs ramifications dans notre construction identitaire.

Mon séjour au Centre SAGAMIE me permettra de poursuivre le travail d’une série photographique intitulée " L’Avènement ". Dans un jeu de renversement, cette série présente différents sites de tourisme de masse, en hors champ, au profit de la représentation des regardeurs dans la posture contemplative qu’appelle la consommation de tels espaces. J’explorerai lors de ma résidence le traitement des images et les différentes avenues d’impression, afin de positionner l’appréhension de la série entre images mises en scène et documents. Dès lors, induire une réflexion sur le caractère affecté des scènes présentées.

Marie-Andrée Houde vit et travaille à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal depuis 2009. Son travail a été appuyé par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Depuis 2005, ses œuvres ont été présentées dans diverses expositions de groupe et individuelles au Québec, en Belgique, en France et en Pologne, autant qu’intégrées et développées dans différentes résidences d’artistes. Le projet développé au Centre SAGAMIE fera l’objet d’une exposition personnelle en Colombie-Britannique en février 2013.

Pour en savoir plus sur nos activités, visitez: http://www.sagamie.com


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Marie-Andrée Houde
Artiste en résidence / Artist in Residence


I am fascinated by the wavering of a human body engaged in the construction of an image : between being and appearing. I approach each component involved in the process of representation as a space that brings forth the otherness of the viewer and the viewed. Duration, constraints, document, serialization, and reversals are all strategies inducing my works. The exploration of photographical attitudes and processes becomes therefore pretext to the form : their reappropriation allows me to shed light on the interstices where the reality of the body being imaged meets varied cultural contexts of representation - among others, that of amateur photography. My projects subvert these contexts through photo/video installations that question their ramifications in our identity structure.

My stay at Centre SAGAMIE will allow me to pursue my work on a series of photos entitled " L’Avènement " (“The Advent”). Playing on the reversal of roles, the series captures mass tourism sites hors-champ (out of shot), displaying the tourists (the viewers) in the contemplative attitude that these spaces seem to call for. The work in post production and the different avenues of the printed image will be explored during my residency, with the aim of understanding how to best set up the dialog between image staged and document. Thus, induce a reflection on the contrived aspect of the scenes shown.

Marie-Andrée Houde lives and works in Montreal. She holds a Master’s in Visual and Media Arts from Université du Québec à Montréal in 2009. Her work has gained support from the Conseil des arts et des lettres du Québec.Since 2005, her works have been presented in varied group and individual exhibits in Québec, Belgium, France, and Poland, and have been both integrated to or developed in a number of artist residencies.The project prepared at Centre SAGAMIE will be presented as a personal exhibit in British Columbia, February 2013.

vendredi 3 février 2012

Lancement de livre / Louis Couturier et Jacky Georges Lafargue‏


Resolute Bay, voyage du jour dans la nuit
Louis Couturier et Jacky Georges Lafargue
Lancement du livre édité par le Centre SAGAMIE
au Musée des Beaux-Arts de Montréal
le mardi 7 février 2012 à 17:30h

Niveau S2, Pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, rue Sherbrooke Ouest, entrée libre
RSVP : 514-285-1600 poste 486 rsvp@mbamtl.org

La publication Resolute Bay, voyage du jour dans la nuit est le témoignage d’un projet protéiforme imaginé par Louis Couturier et Jacky Georges Lafargue. Elle présente l’ensemble de ce projet né en 2004 dans le petit hameau du Haut Arctique canadien dont il a pris le nom : Resolute Bay. Un texte de Paul Ardenne y analyse la démarche du duo d’artistes. Sabine Cazenave, la directrice du Musée de Picardie y explique comment une de leurs installations monumentales s’intègre parmi des oeuvres datant du 19e siècle. Les nombreuses photographies font découvrir les multiples facettes de ce projet dont les nombreuses diffusions publiques ont eu lieu dans des endroits aussi éloignés les uns des autres que le Nunavut, la France, le Québec et la Saskatchewan.

Louis Couturier et Jacky Georges Lafargue se rendent dans des lieux hors normes et entrent en interaction avec la population. Leur approche est la suivante : arpenter, photographier, vidéographier l’environnement, rencontrer des femmes, des hommes, créer des moments singuliers et privilégiés, produire des jonctions entre l’intime et le collectif. Ils cherchent à voir se révéler un monde, un lieu de vie à travers l’association des paroles et des images captées pour ensuite développer des installations, des événements et des oeuvres protéiformes. Paul Ardenne écrit à leur propos : " Les lieux d’opération qu’élisent Louis Couturier et Jacky G. Lafargue ne sont jamais choisis au hasard. Proches ou lointains, tous se caractérisent par l’existence d’une blessure sociale, une cautérisation délicate ou rendue problématique, du fait de circonstances particulières, des rapports humains".

Sous même titre que la publication, une installation -composée de photographies et de vidéos- est exposée au Musée des Beaux-Arts de Montréal jusqu’au 8 avril 2012.

Resolute Bay, Voyage du jour dans la nuit
Jacky Georges Lafargue et Louis Couturier

Auteurs: Paul Arden, Sabine Cazenave
116 pages, couleur, 11 X 8.5 po.
texte intégral en français, en anglais et en inuktitut
ISBN: 978-2-923612-28-7 2011
Prix/ Price: 30.00$ + Transport au Canada 8.00 + TPS 1.90 + TVQ 0.80 = Total: 40.70$

Pour commander, contactez-nous : sagamie@cgocable.ca

lundi 30 janvier 2012

Pascal Dufaux

CCTV MELANCHOLY

Pascal Dufaux
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans mon atelier, j’ai installé un système de vidéo surveillance en circuit fermé que j’utilise comme instrument photographique. C’est ce genre de dispositif que l’on retrouve maladroitement accroché au plafond de la plupart des petits commerces et qui le plus souvent ne fait que capter et retransmettre en continu l’absence d’événement de la vie quotidienne. Chacun de ces envahissants systèmes de sécurité couplant caméra et moniteur est une sorte de fontaine à images sous l’objectif desquels nous allons et venons, et sur l’écran desquels s’imprègnent pour quelques secondes les contours brouillés de nos silhouettes dans la lumière sale et parasitée d’une électronique bon marché. Cette technologie banale et terne est la quintessence du vide par l’image, le symptôme même de l’épuisement possible d’une certaine représentation enthousiaste du monde. Pourtant, son vacuum est plein, l’indifférence de son point de vue particulièrement pertinent et le bruit de sa circuiterie étrangement signifiant pour nous les contemporains de la crise de l’avenir. C’est pour sa capacité à user à la corde la joliesse du sujet placé devant son optique que cette machine à image m’intéresse. Machine de vision lucide et fatiguée, machine à images indifférentes, dont j’ai eu envie de pointer le rayon sur certains objets et thèmes - inspirés de loin par l’iconographie des vanités, ces peintures de genre de l’art flamand du XVIIe -, qui nous rappelle comment les choses de la vie sont éphémères, fragiles et belles.

Pascal Dufaux crée des machines automates optiques avec lesquelles il produit photographies et installations médiatiques. Il a récemment participé aux 23e Instants Vidéo de Marseille sous le commissariat de Marc Mercier et à l’exposition Paranoïa sous le commissariat de Charles Carcopino (Créteil, Maubeuge et Lille). Sa nouvelle sculpture vidéo cinétique Fontaine sera présentée dans le cadre de la première édition de la Biennale internationale d’art numérique organisée par ELEKTRA sous le commissariat d’Alain Thibault à Montréal au printemps 2012. Pascal Dufaux est représenté par la Galerie Joyce Yahouda.

http://vimeo.com/22264662

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Pascal Dufaux
Artist in Residence

In my studio, I have installed a closed circuit television surveillance system which I am using as a photographic tool. It is a similar set-up to those that are often seen conspicuously hanging from the ceilings of retail shops and which most often serve no other purpose than to uninterruptedly record and transmit the complete absence of anything actually taking place in the course of the daily grind. Each of these invasive security systems, linking camera to monitor, constitutes a fountain of images, as the lens captures our comings and goings, our blurry silhouettes passing for a couple of seconds at a time across a screen in the dull and parasitic light of cheap electronic gadgetry. This banal and drab technology represents sheer vacuity through imagery, the sure symptom of the exhaustion of any truly vibrant representation of the world. The vacuum, however, is full, the inconsequentiality of its vantage point is timely and the hum of the circuits unsettlingly meaningful for those of us now facing the crisis of the future. It is the ability of this image-making machine to erode the prettiness of the subject caught in front of the lens which fascinates me. A machine of limpid, jaded vision, machine of apathetic images, which I want to focus on certain objects and themes – inspired from afar by the iconography of vanity as portrayed in 17th century Flemish art – a reminder of just how ephemeral, fragile and beautiful are the things of life.

Pascal Dufaux creates robotic optical devices which he uses to produce photographs and media installations. He recently participated in the 23rd Instants Vidéo de Marseille, under the curatorship of Marc Mercier, and in the Paranoïa exhibition, under the curatorship of Charles Carcopino (Créteil, Maubeuge and Lille). His new kinetic video sculpture, Fontaine, will be presented as part of the first International Digital Art Biennial organised by ELEKTRA under the curatorship of Alain Thibault in Montreal in the spring of 2012. Pascal Dufaux is represented by the Joyce Yahouda Gallery.

http://vimeo.com/22264662

lundi 23 janvier 2012

Geneviève Chevalier‏


Geneviève Chevalier Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Geneviève Chevalier est artiste, commissaire d’exposition indépendante et doctorante au programme Études et pratiques des arts de l’UQÀM. Son champ d’intérêt couvre l’exposition, les méthodologies in situ et la question des sphères publiques. L’approche qu’elle privilégie est généralement contextuelle et dans le cadre de ses recherches, elle travaille présentement — à titre de commissaire invitée pour la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s — sur l’exposition in situ en deux volets Projet Stanstead ou comment traverser la frontière. Également, depuis 2010, à titre d’artiste, Chevalier réalise l’œuvre Orford : territoire insulaire, un projet qui s’articule à travers la documentation (photographie, vidéo, carte topographique ainsi que certains éléments d’archives tirés de la collection du groupe citoyen S.O.S. Parc Orford qui a mené une lutte contre le démantèlement du Parc provincial du Mont-Orford de 2006 à 2010). En juillet 2011, une randonnée ouverte au public a été offerte dans le Parc du Mont-Orford en compagnie de l’historien de l’art et alpiniste Benedict Fullalove (ACAD). Les participants y ont été invités à documenter leur randonnée ainsi qu’à utiliser une carte topographique développée par l’artiste. L’événement a été suivi d’une conférence de Fullalove au Centre d’arts Orford. Le projet sera présenté dans son ensemble à la Thames Art Gallery, Ontario, en 2013.

Comme artiste, le travail de Chevalier a été présenté au D.U.M.B.O. Art Center de Brooklyn; à la Thames Art Gallery, Ontario; au C.R.A.N.E., France; au centre Dare-Dare, Montréal; aux centres Wagon art itinérant et Regart, Québec et Lévis; à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce, Montréal ainsi qu’au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Elle a reçu une bourse de la Fondation suédoise Brucebo pour les beaux-arts, différentes bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et du Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM). Elle a également réalisé des projets de commissariat pour la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s, dont l’exposition collective Motelisation et des expositions individuelles avec Ron Benner : Projet /10 et Valérie Blass : Dos-à-dos / Face-à-face. Récemment, Chevalier a occupé les postes de co-conservatrice et de conservatrice adjointe à la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s. Elle a également enseigné au Cégep St-Jean-sur-Richelieu et au Collège Gérald-Godin à Montréal. Elle détient un diplôme de maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia. Née à Québec, elle vit et travaille à Eastman dans les Cantons de l’Est.


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Geneviève Chevalier
Artiste en résidence / Artist in Residence


Geneviève Chevalier is a visual artist, an independent curator and a doctoral student in the program Études et pratiques des arts at UQÀM. Her research focuses on exhibition practices, site-specific methodologies and notions of public spheres. The approach she generally privileges is contextual and as part of her research, she is currently working—as guest curator at the Foreman Art Gallery of Bishop’s University—on the two-part site-specific exhibition entitled Stanstead Project or How to Cross the Border. Since 2010, Chevalier has been working as an artist on the project Orford: Insular Territory which articulates itself through documentation (silver gelatine prints, sound recording, video, topographical map and archives taken from the group of local citizens SOS Parc Orford which fought against the dismantlement of the Mount Orford Provincial Park, from 2006 to 2010). In July 2011, a hike open to the general public was offered in company with mountain climber and art historian Benedict Fullalove from ACAD. Participants were then invited to document their hike, usinga map created by the artist. The event was followed by a conference by Fullalove at the Orford Centre for the Arts. The project will be presented in its entirety in 2013 at the Thames Art Gallery, Ontario.

Chevalier’s work as an artist has been presented at the D.U.M.B.O. Art Center in Brooklyn; the Thames Art Gallery, Chatham, Ontario; C.R.A.N.E., France; Regart and Wagon Art itinérant Artist Run Centres, Lévis and Québec City; Centre Dare-Dare, Montréal and Museum of Fine Arts, Sherbrooke. She has been awarded a grant from the Brucebo, Swedish Foundation for the Arts, various grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) and the Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM). In the past, Chevalier has worked as co-curator at the Foreman Art Gallery and taught at the Cégep St-Jean-sur-Richelieu and Cégep Gérald-Godin. She holds an MFA from Concordia University. Born in Québec City, she now lives and works in Eastman, Eastern Townships, Québec

mardi 17 janvier 2012

Sonia Boudreau / Lancement de livre


Sonia Boudreau DIAGNOSTIC 201100006131
Lancement du livre édité par le Centre SAGAMIE
à Espace Virtuel
ce jeudi 19 janvier 2012 à 17h

534, Jacques-Cartier est, Chicoutimi, 418-698-3873

La mécanique du vivant se retrouve toujours à la base de mon travail. J'explore des avenues métaphysiques de phénomènes déstabilisants touchant le corps en me penchant méticuleusement sur les détails et jouant avec l’altération des échelles. Je cherche à créer un langage visuel associé à la notion de duplicité selon laquelle l’humain assiste à sa propre vie comme un spectateur. Avec le projet Diagnostic, je me suis amusé à décortiquer un simple rapport radiologique afin de démontrer une certaine "absurdité dramatique" de son langage. Ce livre d'artiste, empruntant parfois l'esthétique de la BD, montre à quel point les codes techniques peuvent être sujets à l'interprétation. Avec une bonne dose d'ironie, j'ai construit un récit qui démontre comment notre environnement peut modeler nos perceptions jusqu'à l'hypocondrie. Je pose ainsi un regard amusant, personnel et métaphorique, à la fois autobiographie et autofiction, sur les concepts de thérapie, de douleur et de maladie.

Sonia Boudreau vit et travaille au Saguenay depuis 2001. Elle détient un baccalauréat interdisciplinaire en arts ainsi qu’une maîtrise en arts visuels de l’UQAC. Boursière du CALQ à plusieurs reprises, elle a présenté son travail individuel dans divers centres d'artistes, événements et expositions collectives un peu partout au Québec. En marge de sa pratique solo qui touche surtout l'installation, le dessin et le livre, elle fait partie du collectif Cédule 40 qui évolue depuis 2005 dans les champs de l'installation, du jardin et de la sculpture. Elle est aussi membre des Ateliers d’artistes Touttout. En plus de sa pratique artistique, elle enseigne les arts plastiques au Cégep de Chicoutimi et est activement impliquée dans le milieu culturel au Saguenay-Lac-St-Jean.

lundi 16 janvier 2012

John Boyle-Singfield‏

"Sleep" , 2011. Compilation de vidéos corporatives représentant des gens en train de dormir.
"Sleep" , 2011. Compilation of corporative videos showing people asleep.

 
John Boyle-Singfield
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

John Boyle-Singfield est un artiste résidant à Montréal. Il produit des œuvres dans un large éventail de médias incluant musique, vidéo, image, performance et internet. L’artiste s’engage dans plusieurs stratégies comme l’archivage web, l’appropriation, le readymade social et considère la notion de " non-auteur " pour donner forme à son travail. Son travail explore la production et la dissémination de l’art dans un monde saturé par la technologie.

John Boyle-Singfield est né en 1987 à Chicoutimi (QC), Canada. Il termine son baccalauréat en arts interdisciplinaire en 2012. Certaines de ses œuvres ont été présentées au centre d’artiste le Lobe et à la galerie Espace Virtuel de Chicoutimi. En 2010, il expose pour sa première exposition solo une série de peintures " économiseur-écrans " (screensavers). Au cours de la même période, il réalise une seconde exposition dans son appartement à Chicoutimi. Il y présente une série de matériaux bruts; châssis, toiles blanches, bois et articles de sculpture qui n’ont pas été utilisés par l’artiste durant l’année.

Pour sa dernière exposition à la Galerie Sans Nom (Moncton, NB), John Boyle-Singfield a transformé la galerie en centre d'entrainement personnel réservé aux artistes. Entièrement fonctionnel, l'espace questionne l'agriculture humaine, le readymade social et les modes de production et d'attribution de valeur.

Plusieurs liens sur le travail web de l’artiste se retrouvent sur son site web : http://www.johnboylesingfield.com


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John Boyle-Singfield
Artiste en résidence / Artist in Residence

John Boyle-Singfield is an artist living in Montreal. He produces works across a large array of media including music, video, image-based practices, performance and the internet. The artist takes part in various strategies akin to web archiving, appropriation and social readymade while considering the idea of the "non-author" to give shape to his work. His work explores production and the dissemination of art in a world saturated with technology.

John Boyle-Singfield was born in 1987 in Chicoutimi (QC), Canada. He is working towards a Bachelor's degree in Interdisciplinary Arts to be completed in 2012. Some of his works have been presented at Le Lobe and at Espace Virtuel in Chicoutimi. In 2010, he presented a series of "screen-saver" paintings in the context of his solo exhibition. Concurrently, he held another exhibition in his apartment in Chicoutimi where he presented a series of raw materials : stretchers, blank canvases, wood and sculpture elements that were not used by the artist during the year.

For his latest exhibition at Galerie Sans Nom (Moncton, NB), John Boyle-Singfield transformed the gallery space into a personal training center reserved for artists. Entirely functional, the space questions human agriculture, social readymade as well modes of production and the attribution of value.

Many links about the artist's internet works can be found on his website : http://www.johnboylesingfield.com

mardi 10 janvier 2012

Jacinthe Lessard-L.


Jacinthe Lessard-L.
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Jacinthe Lessard-L. explore l'esthétique générique de l'espace habitable, les interstices entre le normatif et l'individuel et ce, dans des œuvres qui rappellent bien souvent les formes picturales de la modernité. Elle est obsédée par ce temps de grands idéaux et ce qui reste de ces visées positivistes dans notre quotidien; particulièrement dans les objets manufacturés en série. Aussi, beaucoup de ses projets questionnent la nature de la photographie, son rôle historique, sa soi-disant transparence et son rapport au référent; ce qui est documenté avec sa caméra est souvent construit de toutes pièces, dans un autre médium. Son séjour au Centre SAGAMIE lui permettra de développer une série de photographies qui sera présentée dès mars prochain dans une exposition intitulée "La Chambre" à la galerie les Territoires à Montréal. Dans ce projet, les chambres noires de diverses caméras sont moulées puis photographiées sous divers angles. L'espace physique de la Camera Obscura est donc rendu visible ici; celui-ci tend à rétrécir (voire disparaître) avec le développement de la technologie - de la photographie numérique. Il s'agit finalement d'un hommage envers cet espace qui a profondément lié l'avènement de la photographie avec la peinture et l'histoire de l'art.

Jacinthe Lessard-L. détient une maîtrise en Beaux Arts de l’Université Concordia. Ses œuvres ont été exposées au Québec, à Toronto, Nancy, Göteborg, Glasgow et récemment, au Musée de L'Élysée de Lausanne dans l'exposition reGénération2: photographes de demain. Cette dernière fait l'objet d'une publication chez Thames and Hudson et poursuivait en 2011 une tournée internationale. Son travail fait partie de plusieurs collections privées au Canada et aux État-Unis ainsi que de la collection du Cirque du Soleil, du Musée de l'Élysée de Lausanne, du Katrine Harris Print Collection, à Cape Town en Afrique du Sud; il est distribué par l'Aperture Foundation.


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Jacinthe Lessard-L.
Artiste en résidence / Artist in Residence

Jacinthe Lessard-L's work explores the generic aesthetics of everyday life and contemporary dwelling spaces while referring to pictorial forms from modernity. She is obsessed with a diversity of artistic movements that promoted great ideals and the remnants of those positivist positions in today’s world, especially in mass-produced objects. Many of her projects also investigate the nature of photography, its historical role, its so-called transparency and its relationship to the referent; what is documented with her camera is often entirely constructed in another medium. Her stay at the Centre SAGAMIE will provide her with the opportunity to developp a series of images that will be shown in march at the galerie Les Territoires in Montreal. In this project, the interiors of different cameras are molded and photographed. What is made visible here is the physical space of the Camera Obscura that tend to shrink (and almost disappear) with the development of technology - of digital photography. It is a visual homage to a space that once deeply linked photography with painting and art history.

Jacinthe Lessard-L. holds a Master in Fine Arts from Concordia University. Her works has been exhibited in the province of Quebec, Toronto, Nancy, Gothenburg, Glasgow, and recently at the Musée de L'Élysée in Lausanne as part of the 2011 international travelling exhibition reGeneration2 : Tomorrow's Photographers Today which is also the subject of a publication by Thames and Hudson. Her work is included in many private collections in Canada and the United Sates and in the collections of Le Cirque du Soleil, Musée de l'Élysée in Lausanne, the Katrine Harries Print Cabinet, South Africa; it is distributed by the Aperture Foundation.

mardi 13 décembre 2011

Pierre Blache‏


Pierre Blache
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis près d’une vingtaine d’années, mon intérêt pour la photographie se porte sur la représentation critique du paysage. Plus particulièrement, ma caméra recherche des lieux qui ont la possibilité d’évoquer en un même temps malaise et fascination. Ces espaces, que je donne à voir, se trouvent souvent perturbés par de subtiles inscriptions, des présences un peu troubles qui y sont associées.
Pour moi, l’acte photographique a toujours été lié au déplacement. Que ce soit au coin de la rue ou à l’autre bout du monde, l’errance me procure l’état d’esprit nécessaire à la captation des images. Ces photographies me permettent de construire des fictions qui se nourrissent d’impressions, d’émotions ressenties, autant que de brèves incursions dans la culture locale (littérature, cinéma, musique, croyance). J’opte pour des associations poétiques où les images en séquences s’interpellent pour recréer une réalité qui se veut proche de la mémoire que je garde des lieux et des gens croisés.

Pierre Blache a reçu une formation en photographie et en arts visuels au Collège de Matane et à l'Université Concordia de Montréal. Depuis 1989, il a assumé plusieurs responsabilités au sein de VOX, centre de l’image contemporaine, du Mois de la Photo à Montréal et de la revue Ciel variable. C’est depuis 1992, qu’il s’intéresse à la représentation critique de l’environnement par le biais de la photographie de paysage. En plus de ses expositions personnelles au pays, il a participé à de nombreuses expositions collectives au Canada, en Europe et en Amérique latine. Ses plus récentes expositions témoignent de son intérêt pour la relation qu’entretiennent la vidéo, le son et l’image fixe.

http://www.pierreblache.ca/

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 Pierre Blache
Artist in Residence


For almost twenty years now, my interest in photography has focused primarily on creating a critical representation of landscape. More particularly, my camera seeks out places that can evoke feelings of both uneasiness and fascination. The spaces that are exposed in my work often reveal evidence of disturbance by subtle inscriptions or unsettling presences that have become associated with them.
For me, the photographic act has always been bound up with a sense of displacement. Whether my rambling has taken me to the other end of the world or just to the next street corner, it has always produced in me the state of mind necessary to capture images. These photographs allow me to construct fictions that feed off of impressions and emotions and brief incursions into local culture (literature, film, music, beliefs). I opt for poetic connections in which sequential images refer back and forth to each other, re-creating a reality which comes close to the memory I preserve of the places and the people I have encountered.

Pierre Blache studied photography and visual arts at the Collège de Matane and at Concordia University in Montreal. Since 1989, he has participated actively in VOX contemporary image, in Le Mois de la Photo à Montréal and in magazine Ciel variable. Beginning in 1992, his interest has focused on the critical representation of the environment through landscape photography. In addition to his individual exhibitions throughout the country, he has participated in group exhibitions in Canada, Europe and Latin America. His most recent exhibitions highlight his interest in the relationship between video, sound and fixed images.

http://www.pierreblache.ca/

lundi 28 novembre 2011

Roberto Pellegrinuzzi‏


Roberto Pellegrinuzzi
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Roberto Pellegrinuzzi est né à Montréal en 1958. Il vit et travaille à Montréal et à Bolton-est. Depuis 1985, il a présenté plus d’une cinquantaine d’expositions individuelles au Canada et en Europe. Il a participé a de nombreuses expositions collectives au Canada, en Europe, en Inde, au Mexique. Ses oeuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées dont le Musée des beaux-arts du Canada, Le Fond National d'art contemporain de France, La Maison européenne de la photographie (Paris), le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée d'art contemporain de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, l'Hôtel Gault (Montréal) et le Crédit Lyonnais. Il a réalisé à ce jour plus d’une quinzaine d’oeuvres d’art public dans le cadre du Programme québécois d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement.

Dans mon travail, et ce depuis plusieurs années, une grande part de mes recherches (de mon intérêt) questionne l’histoire même de la photographie, ses mécanismes et ses propriétés physiques. Cette nouvelle série regroupée sous le titre Constellation m’a amené à travailler différemment le paysage (un thème récurrent dans ma pratique). Ces nouvelles pièces utilisent un dispositif de mise en plans successifs de l’image. Je décompose celle-ci en de multiples réseaux géométriques sur différents plans. Ces plans une fois réassemblés confèrent à l’image une profondeur, une tridimentionnalité. Dans ces multitudes d’embriquements et de réseaux - selon l’angle ou la distance de visionnement - , l’image se déstructure et se recompose. L’image se dématérialise sous notre regard, au profit de la géométrie, elle devient une proposition abstraite. Cette perte de sens nous amène instinctivement à recentrer notre regard afin que l’image initiale refasse surface, ce qui oblige le spectateur (le regardeur) à se déplacer dans un jeu de va-et-vient, pour la reconstruire. On pourrait faire un parallèle avec une balade en forêt, où la déambulation entre les arbres, la proximité de ceux-ci, brouillent notre vision sur l’ensemble du paysage, lorsque tout à coup on débouche sur un point de vue spectaculaire, voire global du paysage.

http://www.pellegrinuzzi.com/

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Roberto Pellegrinuzzi
Artist in Residence


Roberto Pellegrinuzzi was born in Montreal in 1958. He lives and works in Montréal and Bolton-est. Since 1985, his work has been exhibited in over fifty solo exhibitions in Canada and in Europe. He has participated in numerous group exhibitions in Canada and in Europe, in India, and in Mexico. His work can be found in major public and corporate collections including the National Gallery of Canada, the Fond National d’art contemporain (Paris), La Maison Européenne de la Photographie (Paris), the Montreal Museum of Fine Arts, the Musée d’art contemporain de Montréal, the Musée national des beaux-arts du Québec, and Hotel Gault (Montreal). Pellegrinuzzi has also been awarded over fifteen public artwork commissions as part of the gouvernement du Québec's 1% public art program.

For many years now, a large part of my work has been an investigation of (an interest in) the very history of photography, its devices, its physical properties. In this new series, titled Constellation, I take a different approach to landscape (a recurring theme in my art). The image in these pieces is layered into consecutive planes, decomposed into a network of geometric patterns. These planes, once reassembled, give the image depth and three-dimensionality. Among the many interleavings and networks—depending on one’s viewing angle and distance—the image breaks down and comes back together. As the image dematerializes under our gaze, dissolving into the geometric and abstraction, the loss of cognisance instinctively leads us to refocus in an attempt to recapture the initial image, which obliges the spectator—the viewer—to move around, to-and-fro, to reconstruct it. One may compare the experience with a stroll in the proverbial wood, where the closeness of the trees blurs our view of the countryside—until we suddenly come upon a spectacular, panoramic view of the landscape.

http://www.pellegrinuzzi.com/

lundi 21 novembre 2011

Marco Royal Nicodemo‏


Marco Royal Nicodemo
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Il est difficile de regarder l'environnement de nos jours sans y voir nos traces. Nous avons créé un lien étroit avec la nature et nous essayons sans cesse de l'adapter à nos besoins. En essayant de comprendre ce qui unit ces éléments complexes qui forment notre environnement, il est devenu intéressant pour moi de voir comment il est possible de changer ces cycles naturels par l'entremise de la technologie. La production de mes oeuvres dépend principalement de la peinture et du dessin, mais ces oeuvres sont basées sur des photos et des objets qui ont été pris et utilisés dans la nature. Ces expériences directes influencent grandement la façon dont j'utilise mes matériaux et que j'approche les surfaces à travailler. Mon projet en cours explore comment la création de monuments est le résultat d'une intervention technologique et humaine. Je m'intéresse à voir comment ces éléments topographiques peuvent représenter une narration qui raconte notre relation avec notre environnement. Au Centre SAGAMIE, je prévois explorer l'idée du monument comme "écriture topographique".

Marco Royal Nicodemo est né à Montréal en 1982. Il obtiendra son bac en Beaux-Arts de l'Université Concordia à Montréal. Son travail a déjà été présenté à Tokyo, New York et Montréal. Ses succès académiques lui ont mérité la Bourse de l'Étudiant du nouveau Millénaire ainsi qu'une invitation à devenir membre de la Société Golden Key. Inspiré par la technologie et le paysage, ses travaux explorent les liens et les influences que l'un a sur l'autre. Marco Royal Nicodemo habite et travaille à Montréal.
http://www.marcoroyalnicodemo.com


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Marco Royal Nicodemo
Artist in Residence


It is difficult to look at the environment today without noticing our footprint. We have created an inextricable bond with our landscape and it seems that we constantly try to adapt it to our needs. By searching to understand the complex links that exist between key elements of the environment, it has become interesting to me to find out how we might alter natural cycles and occurrences through technology. My principal way of creating works is through painting and drawing, however, I have based most of these works on actual photographs and objects that I have created and used in the landscape. The first hand experiences of working in the landscape fuel the techniques that I use to apply media and to work the pictorial surfaces.
My current project explores how landmarks are created as a result of human and technological intervention. I am interested in seeing how these topographical elements can be read as narratives and how our relationship with the environment can be "written" in the landscape. As an artist in residence at the Centre Sagamie, I will be creating work that will explore the idea of landmarks and "topographical writing".

Marco Royal Nicodemo was born in Montreal in 1982. His completion of a major in painting and drawing will earn him a Bachelors of Fine Arts from Concordia University in Montreal. His work has been seen in Tokyo, New York and Montreal. His academic achievement earned him the Student of the new Millennium award and membership in the Golden Key Society. Inspired by technology and the landscape, his works explore the links and influences that one subject has on the other. Marco Royal Nicodemo lives and works in Montreal. http://www.marcoroyalnicodemo.com

mercredi 16 novembre 2011

Douglas Scholes


Douglas Scholes
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je crée des installations sculpturales et performatives afin d'explorer la relation entre l'entretien et une esthétique pragmatique; ceci exprime mon intérêt envers l'art en tant que part intégrante, plutôt que simple réflexion, du quotidien. Cette esthétique pragmatique se rapporte à l'aspect intrinsèque et évolutif des choses, des objets et des structures trouvés dans nos environnements, apparences fondamentalement dynamiques dues au passage du temps. L'esthétique pragmatique est manifeste dans les états temporels des nombreux éléments qui composent notre société contemporaine. Je suis fasciné par l'apparence d'un objet qui a été créé à la fois par une attention détachée et par l'entretien nécessaire au renversement des signes de négligence -la dichotomie entre l'entretien et la détérioration- par l'inévitable, l'habituelle et la prévisible réaction de l'un à l'autre. Je moule, construis et installe des objets qui se défont ou se détériorent, et que je reconstruis alors dans une tentative Sisyphéenne de maintien de l'ordre.

Douglas Scholes est né à Montréal. Durant la période de changements économiques et sociaux de l'époque, sa famille quitte la ville pour s'installer à Barrie, en Ontario. Plus tard Scholes déménage sa propre famille à Lethbridge, en Alberta, où il complète un baccalauréat en beaux-arts à l'Université de Lethbridge (1999). Précédemment, il a été impliqué dans diverses professions, notamment la cuisine institutionnelle où il a été en mesure de combiner ses penchants artistiques avec la logistique de la mise en place et de l'ordre, ainsi que la construction de maisons, alors qu'il élevait sa famille. Il arrive ensuite à Montréal et complète ses études supérieures en arts plastiques à l'Université du Québec à Montréal (2001) alors qu'il travaille à la Galerie de Bellefeuille - à nouveau combinant le pragmatique (marché de l'art) et ses intérêts artistiques. Depuis l'obtention de sa maîtrise, il poursuit sa pratique sculpturale, performative et installative dans le cadre de présentations et d'expositions au Canada (3e Impérial, Granby; Galerie Joyce Yahouda, Montréal; Southern Alberta Art Gallery, Lethbridge; Les MacLaren Art Centre, Barrie; Fonderie Darling, Montréal), aux États-Unis (Imagination Station, Detroit), en France (la Maison Laurentine, Aubepierre-sur-Aube), en Irlande (université de l'Ulster), et en Pologne (Académie d'Art dans les deux Cracovie et Wroclaw). De mars à août 2012, il sera l'artiste en résidence du Conseil des Arts du Canada à SPACE, Londres, au Royaume-Uni. Scholes est un cinquième du collectif artistique CRUM (Centre de recherche urbaine de Montréal).

http://www.dougscholes.ca

Douglas Scholes
Artist in Residence

I use sculptural and performance installations to explore the relationship between maintenance and the pragmatic aesthetic as an expression of my interest in art as part, rather than a mere reflection, of the everyday. The pragmatic aesthetic refers to the intrinsic and evolving appearance of things, objects, and structures found in our environments, appearances that are inherently dynamic due to the passage of time. The pragmatic aesthetic is evident in the temporal states of many elements of contemporary society. I am fascinated by the appearance of an object that has both been created by abandoned attention and by the maintenance that is performed to reverse signs of neglect - the dichotomy between maintenance and deterioration - the inevitable, usual, predictable reaction of one to the other. I cast, build and install objects that fall apart or that deteriorate which in turn I rebuild in a Sisyphean attempt to maintain order.

Douglas Scholes was born in Montreal. During the economic and social changes of the time his family was part of the exodus from the city resulting in a move to Barrie, Ontario. Later he moved his own family to Lethbridge, Alberta, where he completed a bachelor’s degree in Fine Arts at the University of Lethbridge (1999). Leading up to this, he was engaged in various professions including institutional cooking, where he as able to combine his artistic leanings with the pragmatics of mise en place and order, house construction and raising his family. Soon after, he arrived in Montreal and completed his graduate work in studio Fine Arts at Université du Québec à Montréal in 2001 while working at the Galerie de Bellefeuille, again combining pragmatics (art market) and artistic interests. Since receiving his MFA he has been practicing his craft of sculpture and installation performances through presentations and exhibitions in Canada (3e impérial, Granby; Joyce Yahouda Gallery, Montreal; Southern Alberta Art Gallery, Lethbridge; The MacLaren Art Center, Barrie; Darling Foundry, Montreal), United States (Imagination Station, Detroit), France (La Maison Laurentine, Aubepierre-sur-Aube), Ireland (Ulster University), Poland (Academy of Art in both Krakow and Wroclaw). For six months, from March to August 2012, he will be the Canada Council for the Arts artist in residence at SPACE in London, UK. He is a one-fifth member of the artist collective Centre de recherche urbaine de Montréal (CRUM).

Website: http://www.dougscholes.ca