mardi 31 août 2010

Robbin Deyo

Robbin Deyo
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Démarche artistique
La pratique artistique de Robbin Deyo est à la fois autobiographique, intuitive et fondée sur une approche matérielle. Les objets, activités et esthétiques qu’on associe à la féminité l’intéressent particulièrement. Elle a réalisé des séries d’œuvres figuratives, en apparence décorative et abstraites, des objets uniques et des multiples, des dessins, peintures, sculptures et des œuvres qui chevauchent ces différentes pratiques. Ses projets sont reliés par un intérêt pour la forme, pour la multiplicité et la répétition, ainsi qu’un engagement dans des pratiques qui s’appuient sur un travail intensif. Deyo élabore des systèmes de production complexes qui impliquent des gestes répétitifs, nécessaires à l’effet méditatif qu’elle vise à l’intérieur du processus de fabrication de ses œuvres. Bien que ses expériences personnelles soient toujours à l’origine de son travail, celui-ci reste formel, liant la matière et l’aspect temporel de production aux complexités du monde contemporain.

Projet
Lors de sa résidence au Centre SAGAMIE, Robbin Deyo a l'intention de poursuivre son initiation à travailler avec les technologies numériques à l'aide d'une archive de dessins faits avec le jouet des enfants Super Spirograph. Cette collection complète (7905 dessins) de toutes les variations possibles qui peuvent être produites avec les engrenages circulaires du Super Spirograph a été initialement produite et photographiée numériquement pour créer l'animation vidéo Spin.

Bio
Originaire de la banlieue de Vancouver, en Colombie-Britannique, Robbin Deyo vit et travaille à Montréal. Depuis 1995, son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, en France et en Italie. Parmi ses expositions individuelles récentes, mentionnons Imaging the Invisible (Axeneo7, 2010), Spin (La Bande Vidéo, 2010), Flow (La Chambre Blanche, 2009), et sweet sensation (Southern Alberta Art Gallery de Lethbridge, 2005). L’artiste a également participé à une douzaine d’expositions collective, dont la première présentation de la Manif d’art en 2000. Deyo est récipiendaire de nombreuses bourses et récompenses.

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Robbin Deyo
Artist in Residence

Artist Statement
Robbin Deyo’s art practice is autobiographic, intuitive and material based. She is particularly interested in objects, activities and aesthetics that are traditionally defined as feminine. She has produced bodies of work that are representational, decorative and abstract, unique objects and hand-made multiples, drawings, paintings, sculptures and hybrids of these. What connect these works are an interest in form, an exploration of multiples and repetition, and an engagement in labor intensive and process-based practices. She devises complex systems of production that often involves repetitive acts providing a meditative aspect to the making of the work. Although the impetus comes from personal experience, the resulting artwork is formal, bridging material and time-based aspects of production to the intricacies of today’s world.

Project
During her residency at Centre SAGAMIE, Robbin Deyo intends to continue her initiation into working with digital technologies by using an archive of drawings made with the children’s toy Super Spirograph. This complete collection (7905 drawings) of all the possible variations that can be produced with the round gears of Super Spirograph was initially produced and digitally photographed to create the video animation Spin.

Bio
Robbin Deyo grew up in the suburbs of Vancouver and now lives and works in Montreal. Her work has been exhibited in Canada, the United States, France and Italy since 1995. Among her recent solo exhibition are Imaging the Invisible (Axeneo7, 2010), Spin (La Bande Vidéo, 2010), Flow (La Chambre Blanche, 2009) and sweet sensation (Southern Alberta Art Gallery, 2005). Her work has also been shown in a dozen group exhibitions, including the first edition of Manif d’art in 2000. Deyo is the recipient of numerous grants and awards.

mercredi 25 août 2010

Janine Fortin


Janine Fortin,

L’Allégorie du membre fantôme
Lancement de la publication éditée par le Centre SAGAMIE

à la galerie EspacePointCa d'Alma
le jeudi 26 août 2010 à 16:30h
Collège d'Alma, 675 Boul. Auger Ouest, Alma
exposition du 23 août au 3 septembre 2010

L’Allégorie du membre fantôme c’est tout ce qui vibre en nous que l’on ne peut percevoir. Au début de cette écriture, j’avais le besoin de retrouver cet espace interne, qui fait résonner en moi les parties connues et inconnues qui m’habitent. C’est une histoire qui sonde l’identité, entre les femmes dont je porte la chair (ma grand-mère et ma mère) et les événements qui ont marqué ma vie. C’est aussi la quête d’une présence perdue que je cherche à incorporer plutôt qu’à éloigner. Ma démarche artistique exploite les liens transversaux qui existent à l’intérieur d’un métalangage. Le texte se retrouve au centre de mon projet de maîtrise que je complète actuellement à l'UQAC. Il est mis en pages dans ce livre édité par le Centre SAGAMIE, telle une partition, qui sera mise en voix lors d'une action performative qui aura lieu pendant le vernissage de mon exposition et mise en écoute à même l'install-action qui y sera présentée jusqu'au 3 septembre 2010 à la Galerie EspacePointCa du Collège d'Alma.

Janine Fortin est originaire de Saguenay, où elle complète actuellement une maîtrise en art à l’Université du Québec à Chicoutimi. Depuis quelques années, son travail s’articule entre art sonore, art visuel et écriture. On a pu voir son travail à plusieurs reprises à la galerie l’Oeuvre de l’autre de l’UQAC et à la 17e édition du Festival international d’art vidéo de Casablanca au Maroc, en mars 2010. Elle travaille également comme conceptrice sonore, dans la recherche Pour une nouvelle dramaturgie et manipulation du son au théâtre de Jean-Paul Quéinnec et fait aussi partie du groupe de musique actuelle La preuve par l’absurde, au côté de Carol Dallaire et Denis Bouchard. Elle a également remporté la bourse de la Fondation Gérard-Arguin et celle de la Fondation Thomas-Léon-Tremblay au cours de sa maîtrise en art.


Pour commander / To order:

Janine Fortin, L’Allégorie du membre fantôme
Auteure : Janine Fortin
86 pages, 5X7po.
Écrits en français (french only), accompagnés de quelques dessins de l'artiste.
ISBN 978-2-923612-22-5 2010
Prix/ Price: 15.00$ + Transport au Canada 2.00 + tps 0.85 + tvq 0.16 = Total: $18.01

mercredi 18 août 2010

Sébastien Pesot


Sébastien Pesot
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Né à Rimouski en 1971, Sébastien Pesot a obtenu un baccalauréat en histoire de l'art à l'Université de Montréal en 1996 et une maîtrise de l'École des arts visuels de Montréal (UQAM) en 2000. Il vit en ce moment en Estrie et enseigne à l'Université de Sherbrooke. Après plus d'une décennie à battre le rythme dans divers groupes punk, Pesot a réalisé des vidéos expérimentales qui ont été présenté dans une vingtaine de pays, à l'intérieur d'une centaine de festivals et événements, tels la 3e, 4e et 5e Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montréal), le FIFA (Montréal), Wro 01 et 03, biennale d'arts médiatiques (Pologne) ou Chroma (Mexique) où il a reçu le prix du public pour la meilleure vidéo. Depuis, il travaille principalement à des installations audio-vidéo tout en investissant le champ de la performance et de l'infographie. Son travail solo à entre autres été présenté à Slash-tmp à Berlin (2010), Au Lieu à Québec (2009) et à la Maison de la culture Côte-des-neiges à Montréal (2008). Pour plus d'information, visitez http://www.sebastienpesot.com.

Sa démarche artistique a beaucoup évolué dans les dernières années et ce projet infographique représente un jalon de cette transformation. Au début de sa pratique, ses préoccupations se concentraient alors autour de l'exploration de la plasticité de l'image vidéographique, des possibilités de déconstruction et de reconstruction de l'image vidéo, d'un intérêt marqué pour l'abstraction et le formalisme se rapprochant de la peinture, mais aussi d'un certain niveau d'engagement social. C'est à partir d'installations vidéo, mais aussi de certaines expérimentations musicales et performatives, que son travail tend aujourd'hui à sortir du cadre de l'écran. Deux nouvelles approches prirent alors forme à l'intérieur de sa démarche : un intérêt pour le performatif et l'autoreprésentation ainsi que le déploiement de son travail vidéo dans l'espace physique. Cet intérêt pour la matérialité et la corporéité ne pouvait que s'accompagner du souhait de faire sortir l'image de l'écran, de la réinjecter dans le monde matériel, d'activer certaines relations entre l'image virtuelle et l'environnement physique.

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Sébastien Pesot / Artist in Residence

Born in Rimouski in 1971, Sébastien Pesot completed a Bachelor’s degree in art history at the Université de Montréal in 1996 and a Master’s degree at the École des arts visuels de Montréal (UQAM), in 2000. He presently resides in the Eastern Townships, where he teaches at the Université de Sherbrooke. After a decade as a drummer in various punk rock bands, Pesot produced several experimental videos which have been screened in twenty different countries at festivals and events including the 3rd, 4th and 5th Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montreal), FIFA (Montreal), WRO 01 and 03, the Media Arts Biennial (Poland) and Chroma (Mexico), where he was the recipient of the audience award for best video. Since then he has mainly been producing audio-video installations, while continuing to work on performance art and computer graphics. His solo work has been featured at Slash-tmp in Berlin (2010), Au Lieu in Quebec City (2009) and the Côte-des-Neiges Cultural Center in Montreal (2008). For more information, visit http://www.sebastienpesot.com

His artistic approach has evolved immensely over the last few years and the present computer graphics project represents a critical stage in this transformation. In his early work, he was mostly concerned with the plasticity of the video graphic image, the possibilities of deconstruction and reconstruction of the video image. His interest lay in an abstraction and formalism similar to that found in painting, together with a certain level of social commitment. His work in video installations and as a musical and performing artist has led him to move beyond the framework of the screen. He began to explore two new approaches in his creative work: an interest in performance and self-representation, and the extension of his video creations throughout physical space. This interest in the material and corporal aspects of his work led inevitably to the desire to extract the image from the screen and re-inject it into the material world, thereby initiating certain relationships between the virtual image and the physical environment.

mercredi 11 août 2010

Catherine Bodmer


Catherine Bodmer
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

La notion de transformation et de fluidité est au cœur de ma recherche, ainsi que mon intérêt pour les aspects simples et ordinaires de l’existence. Depuis quelques années, j’utilise le moyen de la photographie et le traitement numérique de l’image afin d’explorer les espaces réels et imaginaires du quotidien, mais avant tout, celui de l’image même qui permet la fusion et la confusion des deux. Il ne s’agit jamais que d’utiliser la photographie en tant que document du réel, mais plutôt comme matériel qui permet d’agencer plusieurs images et éléments avec les moyens numériques. Ce sont des images construites qui oscillent entre réalité et fiction, et qui proposent de revisiter les thèmes de l’ambition, du désir, de l’absurdité et du plaisir.

Le projet en cours est en lien avec la résidence de recherche à Mexico que j’ai effectué ce printemps grâce au programme d’ateliers-résidences du CALQ et de la FONCA à Mexico. À partir d’une " routinisation " de mes déplacements en ville, j’étais curieuse d’explorer l’idée de nudité d’un lieu dans une ville qui abonde de gens et de choses. Suivant plutôt intuitivement l’idée des limbes, cet espace intermédiaire et flou entre le paradis et l’enfer, j’ai documenté plusieurs lieux qui semblaient correspondre à cette image d’entre-deux. Il y avait des interventions discrètes ou plus évidentes et parfois certaines activités ludiques que j’ai incité dans ces endroits. En utilisant des stratégies de dédoublement et de multiplication, de symmetrie et d’asymmetrie, ces liens et situations sont mis en relation avec eux-mêmes et avec les contradictions inhérentes au désir de reconstituer le paradis perdu. Une partie de ce travail sera présenté du 2 septembre au 9 octobre prochain à la galerie Clark de Montréal.

Catherine Bodmer, d’origine suisse, détient un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et a obtenu une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal en 1999. Sa pratique artistique comprend des installations, des œuvres in-situ et des photographies qui ont été présentées dans plusieurs expositions individuelles et collectives à travers le Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan. En 2008, elle a reçu le Prix du Duc et de la Duchesse de York en photographie du Conseil des Arts du Canada. Au printemps 2010, elle a effectué une résidence à Mexico City dans le cadre du programme des ateliers-résidences du Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Catherine Bodmer / Artist in Residence
Catherine Bodmer, June 2010

The idea of transformation and fluidity is central to my work, together with my interest in the simple, ordinary aspects of existence. For several years now, I have been using photography and the digital processing of images to explore the real and imaginary spaces of daily life and, above all, the space within the image itself which allows for a fusion and confusion of the two. The photograph is never solely a document portraying a reality, but rather provides the means to digitally configure a variety of images and elements. These are constructed images, oscillating between reality and fiction and permitting a re-evaluation of the themes of ambition, desire, absurdity, and pleasure.

The present project is a direct offshoot of my research residency in Mexico City this spring as part of the workshop-residency program of the CALQ and FONCA. Starting from a “routinization” of my movements throughout the city, I wanted to explore the idea of the nudity of particular places in a city teeming with people and things. Pursuing in a rather intuitive fashion the idea of limbo, that indistinct, intermediate zone between paradise and hell, I documented several different locales which seemed to correspond to this image of in-betweenness. I would intervene in these places discretely or, at times, less so, and sometimes by initiating various playful activities. By employing techniques of replication and multiplication, symmetry and asymmetry, these places and situations are put in relationships with themselves, reavealing inherent contradictions in the desire to reconstruct a lost paradise. A part of this work will be presented from September 2 to October 9 at Clark Gallery in Montreal.

Catherine Bodmer, who is from Switzerland, graduated from the School of Arts in Lucerne and completed a Master’s degree in art at the Université du Québec in Montréal in 1999. Her artistic work includes installations, in-situ creations, and photographs which have been presented at several solo and group exhibitions across Canada, as well as in Mexico and Taiwan. In 2008, she was awarded the Canada Council’s Duke and Duchess of York Award in Photography. In the spring of 2010, she completed a residency in Mexico City as part of the studio residency program of the Conseil des arts et des lettres du Québec.

Richard Deschênes


Richard Deschênes
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

PROJET
La série d'oeuvres que je compte réaliser au Centre SAGAMIE implique un travail sur le sens de la photographie dans l'information journalistique, examine plus spécifiquement le processus de fabrication de l’image. Initiée en 2008, Il s’agit d’une nouvelle série de collages à partir de photographies tirées de différents journaux quotidiens. Les ajouts, les retouches ou les soustractions, au moyen de petits morceaux de papier collés, tirés du même journal, créent une nouvelle lecture de l'image. Dans la plupart des cas, l'effacement de l'information principale contenue dans l'image originale produit une étrangeté par rapport au champ de vision. L’aspect artisanal de l’opération, en contraste avec le procédé de numérisation qui s’ajoute, donne au résultat une forme de "mise en attente". Deux caractéristiques se dégagent du travail envisagé. Dans certains cas, il est question de l'aspect panoramique des images choisies (vue aérienne), tandis qu'une autre série privilégie un effet optique obtenu par la soustraction de l'information principale contenue dans la photographie (l'arrière-plan, le hors-focus de l'image devient l'oeuvre à considérer).

DÉMARCHE ARTISTIQUE
De façon générale, mon travail en peinture examine les concepts de perception et de processus de fabrication de l’image, cherche à y opérer une forme de déplacement ou d'effacement d'une partie de l'information normalement contenue. Le recours à des curiosités naturelles ou scientifiques placées hors contexte me permet de brouiller systématiquement les repères visuels et cognitifs dans l’image. Je peins ce que j’appelle librement des modèles imaginaires, qui opèrent comme métaphore d’une mécanique qui serait à l’œuvre dans le développement de la perception et de la connaissance. Ma peinture a une importance beaucoup plus psychique que physique. Ce sont des images mentales, formulées en filigrane, qui échappent à la certitude. L’utilisation de la couleur est l’objet d’un questionnement constant. Je travaille non pas avec des couleurs vives mais avec des tons, considérant qu’ils sont plus enclins à s’insérer dans la mémoire.

(Mon intérêt concernant le développement des modes de perception, de même que les peintures réalisées au cours des dernières années, m’ont amené récemmment à considérer l’atomisme, une théorie proposant une conception d’un univers composé de matière et de vide. Dans l’œuvre Métaphysique de l'atomisme antique, Stéfan Leclercq écrit que " selon Lucrèce, nous ne percevons jamais l'objet, la matière, mais seulement l'image (ou le simulacre) de cet objet, de cette matière. L'image est une production des atomes constituant la matière. L'image, une fois produite, venant soit de la surface de l'objet, soit de la profondeur de la matière, se déplace, à une très grande vitesse vers le percevant. Mais, il se peut que nous n'ayons pas toujours une perception exacte de cette image. Par exemple, plus elle est lointaine, plus elle sera imprécise. Cela s'explique par le fait que, en rejoignant le percevant, cette image, venant d'une certaine distance, traverse des couches d'air et, qu'à leur contact, elle se déforme. Ce qui veut dire que notre appréhension du monde ne consiste qu'en la perception de l'image de la matière et non de la matière elle-même. Notre réalité est constituée d'images et nous n'avons jamais un contact immédiat avec l'objet. ")

BIOGRAPHIE
Richard Deschênes vit et travaille à Montréal, Canada. À la suite d'un baccalauréat en arts visuels (Université Concordia, Montréal, 1985), il a pousuivi des études au Pratt Graphics Center à New York (États-Unis) en 1985-86. Récipendiaire de plusieurs bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, Richard Deschênes travaille principalement en peinture et en dessin. Depuis 1988, il a présenté son travail dans de nombreuses expositions individuelles et collectives au Canada, au Mexique, en Chine, en Espagne, en Autriche, aux États-Unis, en France et au Japon. Ses oeuvres figurent dans la collection Prêts d'oeuvres d'art du Musée national des beaux arts du Québec, dans la Banque d'oeuvres d'art du Conseil des Arts du Canada, ainsi que dans nombreuses collections corporatives et privées.

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Richard Deschênes / Artist in Residence
Catherine Bodmer, June 2010

PROJECT
The body of work that I am planning to make at Centre SAGAMIE involves examining the meaning of photography in journalistic information - more specifically, the process of manufacturing images. Initiated in 2008, this is a new series of collages based on photographs taken from a variety of daily newspapers. The elements added, touched up or subtracted, using small pieces of paper glued together and taken from the same newspaper, create a new reading of the image. In most cases, the elimination of the main information in the original image produces an element of optical strangeness. In contrast with the digital material added to the image, the hand-made aspect of the operation gives the result a kind of “waiting” quality. Two characteristics emerge from the work envisaged. In some cases, there is the panoramic aspect of the images chosen (aerial view); another series privileges an optical effect obtained by subtracting the main information contained in the photograph (the background, the out-of-focus part of the image, becomes the work to consider).

ARTISTIC PRACTICE
Generally speaking, my painting examines perception, scale and the process of image creation. It is the site of constant conflict between the representation of abstract and figurative images. My use of natural or scientific curiosities out of context enables me to obscure the visual and cognitive signposts found in the image. I paint what I freely call imaginary models which function like metaphors of the mechanism at work in the growth of perception and knowledge. My paintings have much more psychic than physical importance. They are mental images, formed beneath the surface, which elude certainty.

BIOGRAPHY
Richard Deschênes lives and works in Montreal, Canada. After obtaining a bachelor's degree in visual arts (Concordia University, Montreal, 1985), he pursued his studies at the Pratt Graphics Center in New York in 1985-86. A recipient of several grants from the Canada Council for the Arts and the Conseil des arts et des lettres du Québec, he works mainly in painting and drawing. Since 1988, he has presented his work in numerous solo and group exhibitions in Canada, Mexico, China, Spain, Austria, the United States, France, and Japan. His work is in the Prêts d'oeuvres d'art collection at the Musée national des beaux arts du Québec, in the Art Bank of the Canada Council for the Arts, as well as in a number of private and corporate collections.

lundi 14 juin 2010

Clément de Gaulejac‏


Clément de Gaulejac
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Le Cabinet noir
Lorsque je me trouve dans la situation de définir ma pratique artistique en quelques mots, je choisis de la désigner comme post-conceptuelle. Si l’on peut définir l’art conceptuel comme un " resserrement de l’œuvre autour de son propre énoncé ", je dirais qu’une partie de l’art post-conceptuel, conscient des acquis extraordinaires de ce resserrement, tente cependant de lui donner un peu de lousse. C’est dans cette perspective historique, à la recherche ambitieuse d’un dénouement possible, que se situe le Cabinet noir. C’est une histoire de filiation, un hommage frondeur qui joue avec les clous sur lesquels on accroche les icônes. Le Cabinet noir sera présenté au Centre Occurrence (Montréal) en novembre 2010 et à l’Œil de poisson (Québec) en février 2011.

Depuis une dizaine d’années, le travail de Clément de Gaulejac a été diffusé au Québec (Centre Dare-dare, Galerie B-312, Centre des arts Saydie Bronfman, Fonderie Darling) ; au Canada (Galerie SAW à Ottawa, Charles S. Scott Gallery à Vancouver) et à l’international (Centre Recyclart à Bruxelles, Ateliers d’artistes à Marseille, Galerie du Triangle à Bordeaux, College of Art Gallery à Atlanta, Compression Space à Amsterdam, Centro de desarrollo de artes visuales à la Havane). Par ailleurs, son travail a fait l’objet d’une publication sous la forme d’un porte-folio dans le magazine Spirale (mai 2009). Pour en savoir plus: www.calculmental.org

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Clément de Gaulejac / Artist in Residence

Le Cabinet noir
When I have to describe my art practice in a few words, I choose to refer to it as post-conceptual. If one defines conceptual art as a “contraction of the work around its own utterance,” I would say that part of post-conceptual art, cognizant of the great achievements of this contraction, attempts nonetheless to give it some slack. Such is the historical perspective in which Cabinet noir ambitiously strives to reach a possible resolution. It is about affiliations, a rebellious homage that plays on the hooks that support the icons. Le Cabinet Noir will be presented at Occurrence (Montreal) in November 2010 and at Œil de poisson (Quebec City) in February 2011.

Over the past 10 years or so, Clément de Gaulejac’s work has been shown in Quebec (Centre Dare-dare, Galerie B-312, the Saidye Bronfman Centre for the Arts, Darling Foundry), in Canada (SAW Gallery in Ottawa, Charles S. Scott Gallery in Vancouver), and abroad (Centre Recyclart in Brussels, the Marseille Artists’ Workshops, Galerie du Triangle in Bordeaux, College of Art Gallery in Atlanta, Compression Space in Amsterdam, Centro de desarrollo de artes visuales in Havana). His work was also been the subject of a publication in the form of a portfolio in Spiral magazine (May 2009). For more information, see www.calculmental.org.

mardi 8 juin 2010

Nelson Henricks


Nelson Henricks
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Musicien, écrivain, commissaire et artiste, Nelson Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes et installations, qui ont été présentés à travers le monde. Au début de sa carrière, son travail artistique a exploré l’identité liée à la voix autobiographique. Par la suite, ses œuvres ont fait référence à la nature de la conscience en relation avec la temporalité et la perception. À la fois poétique et ironique, le travail de Henricks est a priori expérimental, mais fait référence aussi à la culture populaire. Ses expositions récentes privilégient l’installation vidéo à multiples écrans. En complément à ses monobandes et ses œuvres installatives, il poursuit une recherche en photographie et autres médias.

Ses oeuvres ont été présentées au MoMA, New York, dans le cadre de la série Video Viewpoints. Ses textes ont été publiés dans les revues Fuse, Public et Coil, et dans les anthologies So, To Speak (Éditions Artexte, 1999) et Lux (YYZ Press, 2000). Henricks a coédité une anthologie de scénarios d'artistes intitulée By The Skin Of Their Tongues (YYZ Press, 1997) avec Steve Reinke. Henricks a été récipiendaire du Prix Bell Canada d’art vidéographique (2002) et le Board of Govenors’ Alumni Award of Excellence du Alberta College of Art and Design (2005). Pour plus d’information au sujet de Henricks, visitez www.nelsonhenricks.com.

Nelson Henricks est né à Bow Island, Alberta et est diplômé du Alberta College of Art and Design (1986). En 1991, il s'est installé à Montréal où il a obtenu un baccalauréat en cinéma de l'Université Concordia (1994). Henricks vit et travaille à Montréal, où il enseigne à l'Université Concordia et à l'Université de Montréal.

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Nelson Henricks / Artist in Residence

A musician, writer, curator and artist, Henricks is best known for his videotapes and installations which have been exhibited worldwide. His early work explored identity as related to notions of autobiographical voice. Later works investigated the nature of consciousness as related to time and perception. Both poetic and ironic, Henricks work is experimental, but also grounded in popular culture. Most recently, he has began working with multi-channel video installation. Single- and multi-channel video works are complemented by forays into photography and other media.

A focus on his video work was presented at the Museum of Modern Art in New York, as part of the Video Viewpoints series (2000). His writings have been published in Fuse, Public, Coil magazines, and in the anthologies "So, To Speak" (Editions Artexte, 1999), "Lux" (YYZ Press, 2000) and "Caught in the Act" (YYZ Press, 2004). With Steve Reinke, Henricks coedited an anthology of artist's video scripts entitled "By the Skin of Their Tongues" (YYZ Press, 1997). Henricks was the recipient of the Bell Canada Award in Video Art (2002) and the Board of Govenors’ Alumni Award of Excellence from the Alberta College of Art and Design (2005). For more information, go to www.nelsonhenricks.com.

Nelson Henricks was born in Bow Island, Alberta and is a graduate of the Alberta College of Art (1986). He moved to Montréal in 1991, where he received a BFA from Concordia University (1994). Henricks lives and works in Montréal, where he has taught at Concordia University and Université de Montréal.

jeudi 3 juin 2010

14ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE


Actuellement en kiosque:

14ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 86.

Cette chronique de JEAN-FRANÇOIS CARON intitulé L'ambiguïté du réelprésente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit :

Chih-Chien Wang, Corine Lemieux et Nathalie Grimard

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et en traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement près de 40 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution importante aux enjeux actuels de l’image, en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

lundi 31 mai 2010

Sylvie Moisan


Sylvie Moisan
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Dans le cadre de ma pratique, je capture des formes qui n’existent que par le biais de la photographie, composées d’instants réels, mais qui donnent de nouvelles représentations de l’entité corporelle. C’est l’accumulation du temps et des déplacements, compressés dans une même image, qui donne lieu à la forme. Une forme qui se situe à la frontière de l’informe. Le corps subit une métamorphose, il devient charnel et énigmatique.

Les hybridations corps/objets captées par l’appareil photographique donnent lieu à des transformations plastiques de l’entité corporelle. Celles-ci s’avèrent en résonance avec les manipulations génétiques ou chirurgicales actuelles, par lesquelles on manipule toujours davantage le corps humain. Cette approche ne vise pas à questionner l’utilisation de l’image du corps comme emblème esthétique ou icône publicitaire, tel que le monde du commerce nous le propose, mais souhaite interroger les possibilités de sa dénaturation, voire même de sa défiguration. Elle me permet d’observer le corps dans un processus de changement continuel, où il se réinvente sans cesse. Les fusions ainsi opérées créent des entités purement optiques, qui suggérèrent à la fois l’apparition et la disparition de certains attributs du corps.

Sylvie Moisan, née en 1982 à la Malbaie, vit et travaille à Montréal. Après des études en arts plastiques au Cégep Sainte-Foy, elle obtient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques (2005) et une maîtrise dans la même discipline de l’Université du Québec à Montréal (2008). Son travail photographique a été présenté à la Maison de la culture Frontenac, au Musée Régional de Rimouski (2009) ainsi qu’à la Galerie Lilian Rodriguez (2008). Elle a également présenté une œuvre vidéographique en 2008 au Festival du nouveau cinéma de Montréal et au Centre Georges Pompidou lors du Festival Pocket Films.

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Sylvie Moisan / Artist in Residence

In my art practice, I capture forms that exist solely through photography, composed of real moments, but affording new representations of physical being. The form, verging on the formless, results from accretions of time and movement conflated within in a single image. The body undergoes a metamorphosis, at once carnal and mysterious.

The hybridization of the captured bodies/objects gives rise to sculptural transformations of the physical entity, transformations that suggest surgical and genetic interventions—an increasingly common treatment of the human body. The approach taken here is not to question the use of the image of the body as aesthetic symbol or as the advertising icon of the commercial world, but to interrogate the possibilities of its alteration, even its disfiguration. It allows one to observe the body in a continuous process of change and reinvention. The resulting fusions create purely optical entities that suggest both the appearance and disappearance of some physical attributes.

Born in La Malbaie, in 1982, Sylvie Moisan lives and works in Montreal. After undergraduate visual arts studies at Cégep Sainte-Foy (college), she obtained a Bachelor’s (2005) and then a Master’s (2008) in visual and media arts from UQAM (2008). Her photographic work has been exhibited at Maison de la culture Frontenac, Musée Régional de Rimouski (2009), and Galerie Lilian Rodriguez (2008). She also presented a video work at the 2008 Festival du nouveau cinéma and at Centre Georges-Pompidou, for Festival Pocket Films.


jeudi 27 mai 2010

SYLVAIN BOUTHILLETTE‏


Sylvain Bouthillette, né en 1963, vit et travaille à Montréal. Artiste multidisciplinaire, son travail vacille entre la musique, la danse, l’installation, la peinture et la photographie. Quelque soit le médium utilisé, ses oeuvres tendent à démontrer que le ridicule, l'impermanence, la confusion, l'instabilité, l'ambiguïté, l'incertitude, l'embarras sont toutes des formes de libération si nous cessons de croire que la vie est quelque chose de stable et de définissable. Son travail étant autant une recherche mystique qu’une poursuite esthétique, il tente de réconcilier les valeurs spirituelles avec l'intellectualisme du discours critique.

Bouthillette a montré son travail à travers le Canada, les États-Unis et l’Europe lors de diverses expositions solo et de groupe, entre autres à la Galerie Optica de Montréal, à la Clint Roenisch Gallery de Toronto, à la Mendel Art Gallery de Saskatoon, à la Galerie Front Store à Bâle, au Saint Mary's University Art Gallery de Halifax, à L’Oeil de Poisson à Québec, à Reims en France l’hors de l’événement Québec Gold, à la Galerie Néon à Lyon en France et au Musée d’art contemporain de Montréal.

On retrouve ses œuvres entre autres dans la collection de la Banque Nationale, de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, de Giverny Capital, du Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec et de plusieurs collections privées.

Sylvain Bouthillette est représenté par la Clint Roenisch Gallery de Toronto et la GalerieTrois-Points à Montréal.


lundi 17 mai 2010

Caroline Hayeur


Caroline Hayeur
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

PHOTOREPORTER depuis une quinzaine d'années, Caroline Hayeur est membre de l'Agence Stock Photo à Montréal — collectif de photographes indépendants. En 1996, le projet de livre et d’exposition Rituel Festif : portraits de la scène Rave à Montréal fut le début une longue implication dans le monde de la nuit. L’exposition fera littéralement le tour du monde avec les galeries photo FNAC (France) pendant plus de 10 ans.

ARTISTE résolument optimiste, marquée par une expérience de terrain de longue date, sa démarche est avant tout humaine. Elle explore ce qui fait la socialisation des gens au travers d’une certaine quête de convivialité et de ritualité. Elle utilise son appareil photographique, a contrario des paparazzis, comme une captation d'émotions et d'attitudes variées (états de désœuvrement, de plénitude, de perte de repère et de contrôle). Les projets de livres et d’expositions, tels Amalgat Danse, tradition et autres spiritualités (www.amalgat.net) et Tanz Party, explorant la danse sociale en France ou l’exposition Mes Nuits Blanches au Centre d’art et de diffusion CLARK de Montréal, en témoignent.

Elle s’immerge donc littéralement avec ses sujets et oeuvre dans une dynamique de médiation et de collaborations. Son corpus, souvent présenté sous forme d’assemblage (soit en mosaïque ou en séquence), est un univers sélectif qui se veut poétique et sans aucun jugement de valeur.

FUSION. Caroline Hayeur est bien ancrée dans la photographie plasticienne contemporaine. Cadrage, point de vue, traitement donnent des installations photographiques généralement de grandes ampleurs. Elle sort du cadre journalistique, ne suit pas l’actualité " chaude ", mais raconte, avec son regard et ses montages, le quotidien de façon singulière. La vérité n’est pas l’objet de sa pratique. Derrière sa quête d’universalité, elle reste déterminée à " imager l’ici-maintenant ".

DUO. La rencontre avec la musicienne Myléna Bergeron a mené à la constitution d’un duo : " Les Ying Yang Ladies ". En mai 2006, invitées en résidence au Duolun MoMA de Shanghai (www.duolunmoma.org), elles entreprennent le projet Mapping Territories. La performance qui en est issu, MT : A Shanghai Story fut présentée entre autres, au festival HTMlles8 (www.htmlles.net) en 2007, au 19th St.John’s International Women’s Film Festival à Terre-Neuve en 2008 et au Domaine D’O à Montpellier, France en 2009. Leur nouveau projet Dans la forêt 2 : Plus on avance plus le bois est grand présenté au Festival Voix d’Amérique (www.fva.ca) en février dernier incluait pour la première fois le texte performé.

2010 sera donc une année faste puisqu’elle exposera simultanément Amalgat en solo au Musée d’Art de Joliette et au Musée de la photographie populaire de Drummondville durant tout l’été. Un projet de médiation avec des groupes de danse sera présenté conjointement avec le Festival mémoire et racine et le Musée d’Art de Joliette (objet de sa résidence au Centre SAGAMIE). De plus sa nouvelle production intitulée Le projet X : Nature humaine sera présentée en novembre 2010 au centre VU à Québec.

Caroline Hayeur enseigne le photojournalisme à l’Université du Québec à Montréal.

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Caroline Hayeur / Artist in Residence

A photo-journalist for 15 years, Caroline Hayeur is a member of Agence Stock Photo, a Montreal-based group of independent photographers. In 1996, the book and exhibition project Rituel Festif: Portraits de la scène Rave à Montréal marked the beginning of an extensive involvement in night life. The exhibition literally toured the world with the FNAC photo galleries (France) for 10 years.

An unabashed optimist, the artist brings her extensive field experience to bear on an essentially human body of work. She explores the makings of socialization through people’s quest for conviviality and ritual. Contrary to the paparazzi, she uses her camera to capture varied emotions and attitudes—states of listlessness, plenitude, loss of control, disorientation—, as evinced in such book and exhibition projects as Amalgat Danse, tradition et autres spiritualités (www.amalgat.net), Tanz Party, an exploration of ballroom and social dancing in France, or Mes Nuits Blanches, an exhibition at Centre d’art et de diffusion CLARK, in Montreal.

She immerses herself thoroughly, then, in her subject, working through a process of mediations and collaborations. He work, often presented as an assemblage (in sequence or as a mosaic), is a selective universe that favours the poetic and refrains from making value judgements.

FUSION. Caroline Hayeur is wholly rooted in contemporary artistic photography. Framing, point of view, and treatment generally make for large-scale, significant photo-installations. Her practice takes her outside the journalistic box, and she doesn’t cover the “hot” topics of the moment. Instead, her gaze and her compositions afford a unique perspective on the everyday. Truth is not the object of her study. Beyond the quest for universality, she remains determined in " imagining the here and now.”

Caroline Hayeur is teaching photojournalism at Université du Québec à Montréal.


Sadko Hadzihasanovic


Sadko Hadzihasanovic
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Le travail de l’artiste Torontois Sadko Hadzihasanovic s'inspire d’une imagerie provenant de la culture occidentale accompagnée de traces autobiographiques de la vie passée de l’artiste dans son pays d’origine, la Yougoslavie. Hadzihasanovic s’interroge avec humour sur le fait que des reliquats du passé communisme et des icônes de la culture populaire occidentale puissent s’amalgamer pour former une nouvelle identité culturelle. L’artiste s’intéresse à l’utilisation, voire à la dissimulation, d’indices idéologiques et historiques qui s’articulent à travers un langage ironique et humoristique. Depuis qu’il est arrivé au Canada, il est fasciné par cette nouvelle culture dans laquelle il s’est retrouvé plongé et arpente le champ de la culture populaire et de la société de consommation. En interprétant des motifs de papier peint et d’emballage dans un style pop art, Hadzihasanovic critique la vacuité de l’imagerie commerciale. Il s’en prend également aux démons canoniques de l’art et de l’histoire. Ces images disparates et ces techniques mimétiques offrent un aperçu de la création, de la production et de la consommation d’images/étiquettes.

Sadko Hadzihasanovic est né à Bihac en Bosnie. Il a étudié à l’Académie des beaux-arts de Sarajevo et à l’université de Belgrade en ex-Yougoslavie où il a complété une Maîtrise en 1984. Depuis son émigration au Canada en 1993, ses œuvres ont fait l’objet d’expositions dans de nombreuses galeries au pays et à l’étranger parmi lesquelles : Red Head Gallery (Toronto), Artcite (Windsor), Neutral Ground (Regina), Langage Plus (Alma), Grunt Gallery (Vancouver), Galerie Saw (Ottawa), Observatoire 4 (Montréal), Eastern Edge (St. John’s), Espace Virtuel (Saguenay), VU (Québec), SAGAMIE (Alma), Paul Petro Contemporary Art (Toronto) et Kunsthaus Santa Fé (Mexico). Son travail a également été présenté dans plusieurs biennales internationales et fait partie de nombreuses collections publiques et privées. http://www.sadkohadzihasanovic.com

Sadko Hadzihasanovic / Artist in Residence

Sadko Hadzihasanovic works combine imagery from Western culture with autobiographical traces of the artist’s past life in his country
of birth, Yugoslavia. Hadzihasanovic playfully probes the fact that relics of the communist past and icons of Western popular culture merge to form a new cultural identity. Hadzihasanovic is interested in the use -- or camouflaging -- of ideological and historical clues articulated through ironic and humorous language. Since he arrived in Canada, fascinated by the new culture in which he has found himself immersed, he has been investigating pop culture and consumerism. By interpreting pop-art-style motifs on painted paper and packaging, Hadzihasanovic critiques the emptiness of commercial imagery. Hadzihasanovic’s latest works wrestle with the canonic demons of art and of history. In defiance of deception, he adds ‘realia’—magazine clippings, an actual Band Aid—and he simultaneously copies these reproductions onto the same canvas. Such disparate imagery and mimetic techniques offer a glimpse at the creation, production and consumption of image/labels.

Sadko Hadzihasanovic was born in Bihac, Bosnia. He studied at the Academy of Fine Arts in Sarajevo and at the University of Belgrade in Yugoslavia where he earned his M.F.A. in 1984. Since emigrating to Canada in 1993, his work has been exhibited in numerous galleries in Canada and abroad including: Red Head Gallery, Toronto; Artcite, Windsor; Neutral Ground, Regina; Language Plus, Alma; Grunt Gallery, Vancouver; Saw Gallery, Ottawa; Observatoire 4, Montreal; Eastern Edge, St. John’s; Vu, Quebec; SAGAMIE, Alma; Paul Petro Contemporary Art, Toronto; Kunsthaus Santa Fe, Mexico and many more. Sadko’s work has been shown in numerous international bienalles and his work also became a part of many public and private collections. http://www.sadkohadzihasanovic.com

mardi 11 mai 2010

Exposition CÉDULE 40‏


CÉDULE 40 / L'Idée de la reproduction
Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger et Noémie Payant-Hébert
VERNISSAGE
Le vendredi 14 mai à 17h00
EXPOSITION du 14 mai au 11 juin 2010

English follows
Séduit par l’invitation du Centre SAGAMIE, organisme spécialisé en impression numérique, Cédule 40 saisit l’occasion d’adresser un bref clin d’œil à Walter Benjamin1 en questionnant le rôle et la place que les moyens de reproduction occupent dans la démarche artistique du collectif. Si l’art est par nature reproductible comme le soutien Benjamin, le paysage, axe principal de réflexion de Cédule 40, l’est tout autant ! Cédule 40 vous invite au cœur d’une contrée un peu farfelue où le matériau et les procédés sont à l’honneur, un paysage évoquant les techniques de reproduction de masse comme leitmotiv de la création contemporaine.

Cette exposition s’inscrit dans une série d’activités soulignant les cinq ans du collectif Cédule 40. Fondé en 2005, Cédule 40 réunit les quatre artistes Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger et Noémie Payant-Hébert. Les principales réalisations de CÉDULE 40 ont eu lieu à l’Événement d’art actuel Orange de St-Hyacinthe (Révolution, 2009), au 400e anniversaire de Québec (Rouages, 2008) et au Festival international de Jardins de Métis (Labyrinthe, 2009 ; Les Ondées aratoires, 2008 ; Terrain fertile, 2007 ; Sous-terrain de jeu, 2006). À l’été 2010, Cédule 40 inaugurera une œuvre permanente commémorant les 150 ans de la glissoire de drave d’Alma. De plus, une publication éditée par le Centre SAGAMIE sur les 5 années de création du collectif, verra le jour à l’automne.

1 BENJAMIN, Walter, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, 1939, Paris, réédité en 2000 chez Gallimard.

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CÉDULE 40 / The Idea of the Reproduction
Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger and Noémie Payant-Hébert
Opening
Friday, May 14, 2010, 5:00 p.m.
Exhibition May 14 - June 11, 2010

Drawn to the invitation extended by digital printing specialists Centre SAGAMIE, Cédule 40 grasped at this opportunity to give Walter Benjamin a nod by examining the role and place of the means of reproduction in the art collective’s creative process. If, as Benjamin maintains, art is by nature reproducible, landscape, the main axis of reflection at Cédule 40, must be so as well! Cédule 40 invites you into the heart of a somewhat eccentric region where materials and processes hold centre stage, a landscape conjuring the techniques of mass-reproduction as a leitmotif of contemporary creation.

This exhibition is part of a series of activities marking Cédule 40’s 5th anniversary. The collective was founded in 2005 and is composed of four artists: Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger, and Noémie Payant-Hébert. Cédule 40’s main productions have been held at l’Événement d’art actuel Orange, in St-Hyacinthe (Révolution, 2009), Quebec City’s 400th anniversary (Rouages, 2008), and the Festival international de Jardins de Métis (Labyrinthe, 2009; Les Ondées aratoires, 2008; Terrain fertile, 2007; Sous-terrain de jeu, 2006). In summer 2010, Cédule 40 will inaugurate a permanent work commemorating 150 years of stream driving in Alma. A publication covering 5 years of creative work at Cédule 40 will be edited and published by Centre SAGAMIE in the fall.

lundi 10 mai 2010

Pascaline Knight


Pascaline Knight
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Je dessine l’invisible qui se loge sous les apparences. Il s’agit de laisser émerger une autre lecture, celle de la réalité bancale, difforme, monstrueuse parfois, fragile toujours. En traversant toutes ces zones, le dessin devient une traduction de la condition humaine.

Pascaline Knight s’exprime principalement par la conjonction de l’écriture, du dessin et de la gravure. Elle sérigraphie présentement une nouvelle illustrée A Knight’s Move ou l’Émergence de la Chrysalide chez GRAFF, pour laquelle elle a reçu une bourse du CALQ et une autre du CAC. Les ruelles et les vêtements ont arboré ses œuvres plus que les murs de galeries. Elle a exposé à la Maison de la Culture Petite Patrie en 2003. L’an dernier elle a participé à la OFF Biennale de DARE-DARE. Elle a aussi tout récemment exposé son livre de mouchoirs Speckled With Pores à l’Atelier Punkt à Montréal qui a été acquis par la Bibliothèque Nationale du Québec. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia.

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Pascaline Knight / Artist in Residence

I draw that which dwells, invisible, within appearances. It is a question of letting another reading emerge, that of reality askew, deformed, sometimes monstrous, always fragile. In traversing all these areas, the drawing becomes a translation of the human condition.

Pascaline Knight expresses herself primarily through a confluence of writing, drawing and engraving. She is currently silk-screening an illustrated short story, A Knight’s Move ou l’Émergence de la Chrysalide, at GRAFF, for which she received a grant from the CALQ and another from the CCA. Clothing and alleyways have seen more of her work than have gallery walls, though she exhibited her work at the Maison de Culture Petite Patrie in 2003, and last year participated in DARE-DARE’s OFF-Biennial. Recently, at Atelier Punkt, in Montreal, she also presented her kerchief book, Speckled With Pores, which was acquired by the Bibliothèque Nationale du Québec. She holds a BFA from Concordia University.

lundi 26 avril 2010

François Lemieux

François Lemieux
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Dans ma pratique artistique, j’ai cherché à concevoir des objets, des documents et des situations susceptibles d’alimenter une réflexion sur la division du travail, la production de subjectivité et à ce que de telles questions embrayent actuellement de contradictions et de paradoxes. À travers elles, je suis particulièrement sensible à la manière dont s’articulent intuition, recherche documentaire et conversation comme les révélateurs de raccords idiosyncratiques entre esthétique, éthique et politique. La négociation transversale qui s’en suit trouve sa forme dans ma pratique artistique, j’ai cherché à concevoir des objets, des documents et des situations susceptibles d’alimenter une réflexion sur la division du travail, la production de subjectivité et à ce que de telles questions embrayent actuellement de contradictions et de paradoxes. À travers elles, je suis particulièrement sensible à la manière dont s’articulent intuition, recherche documentaire et conversation comme les révélateurs de raccords idiosyncratiques entre esthétique, éthique et politique. La négociation transversale qui s’en suit trouve sa forme dans ma pratique artistique, j’ai cherché à concevoir des objets, des documents et des situations susceptibles d’alimenter une réflexion sur la division du travail, la production de subjectivité et à ce que de telles questions embrayent actuellement de contradictions et de paradoxes. À travers elles, je suis particulièrement sensible à la manière dont s’articulent intuition, recherche documentaire et conversation comme les révélateurs de raccords idiosyncratiques entre esthétique, éthique et politique. La négociation transversale qui s’en suit trouve sa forme dans ma pratique artistique.

Depuis 2006, François Lemieux (1979) développe une pratique qui se rapporte à l’art, au design et à l’architecture. Son travail articule et commente l’économie, voire le jeu de liens entre l’objet matériel, les conditions de sa production, le contexte de sa monstration et celui de sa réception. Il vit et travaille à Montréal.

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François Lemieux / Artist in Residence

In my art practice, I have sought to conceive objects, documents, and situations that might nourish a reflection on the division of labour, the production of subjectivity, and the contradictions and paradoxes that such interrogations currently elicit. Through them, I am particularly sensitive to the articulations of intuition, documentary research, and conversation as they reveal the idiosyncratic connections between aesthetics, ethics, and politics. The ensuing lateral negotiations take shape in my art practice, I have sought to conceive objects, documents, and situations that might nourish a reflection on the division of labour, the production of subjectivity, and the contradictions and paradoxes that such interrogations currently elicit. Through them, I am particularly sensitive to the articulations of intuition, documentary research, and conversation as they reveal the idiosyncratic connections between aesthetics, ethics, and politics. The ensuing lateral negotiations take shape in my art practice, I have sought to conceive objects, documents, and situations that might nourish a reflection on the division of labour, the production of subjectivity, and the contradictions and paradoxes that such interrogations currently elicit. Through them, I am particularly sensitive to the articulations of intuition, documentary research, and conversation as they reveal the idiosyncratic connections between aesthetics, ethics, and politics. The ensuing lateral negotiations take shape in my art practice.

Since 2006, the practice of François Lemieux (1979) has evolved around art, design, and architecture. His work articulates and comments on the economy, on the interplay of connections between the material object, the conditions of production, the context of its display, and that of its reception. He lives and works in Montreal.




mardi 20 avril 2010

CORINE LEMIEUX‏


Corine Lemieux
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

RÉSIDENCE D'ÉDITION, phase 2
Je reviens au Centre SAGAMIE afin de poursuivre la réalisation d’une monographie bilingue réunissant une soixantaine de photographies tirées du projet en cours de route et un essai analytique de Anne-Marie Ninacs. en cours de route, entamé en 2000, est un projet ou je privilégie la forme du journal et le projet à long terme, car ils me permettent d’amincir la frontière entre l’art et la vie, puis de révéler des transformations qui s’inscrivent dans la durée, l’approfondissement et la continuité (plutôt que dans le choc de la nouveauté et de la rupture). Je veux donner à voir l’évolution hétérogène et temporelle d’un cheminement intérieur.

Ma façon de travailler puise essentiellement à ces deux premiers mouvements : étudier les interactions humaines et saisir ce qui est présent. C’est sans aucune mise en scène que je photographie, la prise de vue - et le point de vue qu’elle évoque - suffisant, me semble-t-il, à indiquer qu’une photo n’est pas une impression objective du monde, mais une interprétation éminemment subjective, une construction de la réalité dans laquelle sont mis en relation l’esprit et la matière suivant des causes et des conditions infinies. La prise de vue implique également que quelque chose s’offre au regard, que quelque chose est à prendre, c’est pourquoi j’ai choisi de composer strictement avec ce qui est là, avec les situations telles qu’elles se présentent à moi lors de rencontres ou d’activités de la vie courante - une pratique qui exige moins de préparer la scène extérieure que de cultiver à l’intérieur de soi une très grande qualité de présence et d’attention.

Corine Lemieux est née en 1973. Elle a obtenue un baccalauréat en arts plastiques en 1996 à l'Université du Québec à Montréal. Elle oeuvre principalement dans le champs de l’installation photographique et sculpturale. Son travail a été présenté en solo par plusieurs centres d’artistes au Québec comme le Centre des arts actuels Skol à Montréal (1998), le Centre d’art et de diffusion Clark à Montréal (1999), L’œil de poisson à Québec (1999), L’espace virtuel à Chicoutimi (2001), la Galerie 101 à Ottawa (2002), la galerie Optica à Montréal(2003) et à la galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006). Elle a également participé à plusieurs évènements-expositions qui impliquaient la collaboration comme Le salon de l’agglomérat,Darboral (un projet de M.Guerrera), 1 Espace à 9,État d’urgence organisé par l’ATSA et le Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul en 2007. Elle a aussi été invitée à présenter son travail dans des expositions de groupe tel que Américas remixted en Italie et Détournements à Montréal. Elle est représentée par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.

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Corine Lemieux / Artist in Residence

I am returning to the Centre SAGAMIE to complete the production of a bilingual monograph which will include approximately sixty photographs from the en cours de route project and an analytical essay by Anne-Marie Ninacs. en cours de route is a project which I began in 2000 and which incorporates a diary format within a long-term artistic undertaking, allowing me to whittle away the boundary between art and life and to unveil the transformative moments that are experienced during the simple passage of time, the steady search for deeper meaning, and the pursuit of continuity (rather than in the shock of novelty and the break with accepted practice). My goal is to render the heterogeneous and temporal evolution of an interior journey visible.

I approach my work with essentially two primary objectives: to study human interactions and to capture the immediate present. Nothing that I photograph is staged. The shot itself - and the point of view which it reflects - seem to me to be amply sufficient to indicate that the photograph is not an objective impression of the world but rather a highly subjective interpretation of it, a construct of reality in which mind and matter meet, subject to an infinite array of causes and conditions. The photographic shot assumes also that there is something to be seen, that something is there to be taken, and that is why I only concern myself with what is already there, with those situations that present themselves to me during the activities and encounters of daily life - an approach which demands not so much the preparation of an exterior scene as the refinement of the interior qualities of consciousness and perception.

Corine Lemieux was born in 1973. She earned a bachelor’s degree in visual arts in 1996 from the Université du Québec à Montréal. She works mainly in photographic and sculptural installation. Her work has been presented in solo exhibitions by a number of artist-run centres in Quebec, such as Centre des arts actuels Skol in Montreal (1998), Centre d’art et de diffusion Clark in Montreal (1999), L’œil de poisson in Quebec City (1999), L’espace virtuel in Chicoutimi (2001), Gallery 101 in Ottawa (2002), Galerie Optica in Montreal (2003), and Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006). She has also participated in many event-exhibitions that involved collaboration, such as Le salon de l’agglomérat, Darboral (a project by M. Guerrera) and 1 Espace à 9, État d’urgence organised by ATSA and the 2007 Baie-Sait-Paul International Contemporary Art Symposium. Her work has been presented in group exhibitions, including Américas remixed in Italy and Détournements in Montreal. She is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montreal.

mardi 6 avril 2010

Josée Pedneault


Josée Pedneault
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

En résidence au Centre SAGAMIE, Josée Pedneault prépare présentement une exposition individuelle qui sera présentée à la galerie Lilian Rodriguez du 1er mai au 5 juin 2010. L’exposition regroupera quelques œuvres sur le sujet de l’amour romantique, thème emblématique de sa pratique des dernières années. L’œuvre la plus imposante est l’installation Pour que tu ne m’oublies pas qui a été réalisée lors d’une résidence d’artiste à Paris en 2008. Pendant cette période, Josée Pedneault a accumulé et catalogué près de 200 photographies de graffitis amoureux à travers la ville. Ces graffitis ont été classés de jour en jour sur un site Internet et retranscrits à leur emplacement respectif sur une carte géographique de la ville de Paris.

Naïf, utopique, intime et public, dissident, kitsch et romantique, le graffiti amoureux est un geste universel qui laisse transparaître un besoin sincère de croire, à un moment précis de notre existence, que certaines choses dans la vie ne changeront jamais. Or, en cela réside le véritable paradoxe du geste. La vie - notre existence aussi bien que celle des objets matériels - est construite d’une suite de grands et petits changements. L’accumulation des images de graffitis, à diverses étapes de dégradation selon leur ancienneté, nous pousse à constater que le temps semble en fait vouloir chasser ces témoignages amoureux ; les bancs sont repeints, les écorces guérissent, le ciment s’effrite.

L’œuvre Pour que tu ne m’oublies pas propose une réflexion sur le temps qui passe, sur les relations amoureuses et sur la difficulté de l’être humain à accepter le caractère impermanent de la vie.

Josée Pedneault vit et travaille à Montréal. En 2005, elle a complété une maîtrise en photographie à l'Université Concordia. Depuis 2006, elle a participé à plusieurs résidences d’artistes: au Centre d'art contemporain Ujazdowski Castle en Pologne, la Cité Internationale des Arts à Paris, le studio du Québec à Mexico (CALQ). Son travail a été présenté au Mois de la Photo à Montréal, à la 4e Manif d'art de Québec, au festival Jeune Création à Paris, au festival de Photographie de Phnom Penh au Cambodge ainsi que lors d'expositions à Varsovie, Toronto, Luxembourg et Montréal. Elle s’est mérité plusieurs prix et bourses dont The William Blair Bruce European Fine Art Travel Scholarship, le prix du public le Devoir/Contact image au mois de la photo en 2007 et plusieurs bourses du CALQ et Conseil des Arts du Canada. Cette année, son travail sera présenté au pavillon du Canada à l’exposition universelle de Shanghai, en Chine et lors d’une exposition individuelle à la galerie Lilian Rodriguez. www.joseepedneault.com

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Josée Pedneault / Artist in Residence

In residency at Centre SAGAMIE, Josée Pedneault is in preparation for a solo exhibition that will be presented at Galerie Lilian Rodriguez from May 1st to June 5th, 2010. The exhibition includes few projects on love, an emblematic theme of Josée Pedneault’s art practice. The main project is an installation called “So that you don’t forget about me” that has been created in a residency program in Paris in 2008. During this period, Josée Pedneault accumulated and catalogued photographs of about 200 love graffiti around the city. These graffiti were classified on a daily basis on a Website and then transcribed on their respective location on a map of Paris.

Romantic, kitsch, naïve, dissident, intimate and public, the act of making a love graffiti translates a need to believe that some things in life will never change. This is where lies the true paradox of the gesture; life - our existence as well as material things - is a continuous succession of small and big changes. The accumulation of images of love graffiti at diverse stages of decay shows us that life itself is cancelling these love testimonies: benches are repainted, trees are healing, cement is crumbling…

The work “So that you don’t forget about me” proposes a reflection on time, on love relationships and on the difficulty for human beings to accept the impermanent nature of life.

Josée Pedneault lives and works in Montréal. In 2005, she completed an MFA in photography at Concordia University. Since 2006, she participated in various residency programs: the Center for Contemporary Arts Ujazdowski Castle in Poland, the Cité Internationale des Arts in Paris, the Quebec studio in Mexico (CALQ). Her work has been shown at Montreal’s Mois de la Photo, at the 4th Manif d’art in Quebec City, at the festival Jeune Création in Paris, at the Photography festival of Phnom Penh in Cambodia and in many exhibitions in Warsaw, Toronto, Luxembourg and Montréal. She was awarded various prices and grants such as The William Blair Bruce European Fine Art Travel Scholarship, People's Choice Award le Devoir/Contact image of Montreal’s mois de la photographie in 2007 and numerous grants from the CALQ and Canada Arts Council. This year, her work will be presented at the Canadian Pavillion of Shanghai world’s fair and in a solo exihibition at Galerie Lilian Rodriguez. www.joseepedneault.com