lundi 27 février 2012

Andrée-Anne Dupuis Bourret‏

Andrée-Anne Dupuis Bourret
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)
Depuis dix ans, j’aborde la notion d’espace géographique par l’exploration et la rencontre de divers paliers de représentation : cartographique, topographique, architectural, paysager, géométrique. J’explore le seuil entre l’espace réel et l’espace conceptuel. Je m’intéresse à ces deux moments d’espace comme à un mouvement entre extériorité et intériorité, une circulation entre le dehors et la pensée. Mes projets peuvent s’incarner sous diverses formes : installations in situ, oeuvres en papier, livres d’artiste, photographies et images en mouvement. L’hybridation se situe au centre de ma pratique. Ce processus induit des ambigüités entre les notions de surface et d’interface, entre l’espace de l’image et celui de l’objet. Mon travail entretient également une relation particulière avec l’imprimé, autant par sa matérialité que par sa manière d’investir l’espace en se multipliant et en se modulant.

Au Centre SAGAMIE, je complète actuellement le projet Paper Fictions qui fut initié lors d'une résidence au Martha Street Studio à Winnipeg en janvier 2011. Ce projet se présente sous la forme d'images documentaires issues de mises en scène fabriquées à partir de modules de papiers imprimés. Les formes géométriques prolifèrent et envahissent l'espace intime d'une chambre d'hôtel pour créer des fictions étranges.

Andrée-Anne Dupuis Bourret a diffusé son travail dans plusieurs expositions au Canada et à l’étranger, notamment au Design Space Gallery (Tel Aviv, Israël), à Parisian Laundry (Montréal, QC), au Martha Street Studio (Winnipeg, MB), à Crane Arts (Philadelphie, PA), à la Bibliothèque Nationale du Québec (Montréal, QC) ainsi qu’à la 808 Gallery (Boston, MA). Elle a réalisé une trentaine de livres d’artiste qui ont été présentés et collectionnés au Canada et à l’étranger notamment au Berkeley University of California (Environmental Design Library), au VCU (Qatar Special Collections) ainsi qu’au Art Institute of Chicago (Flaxman Librairy). Membre de plusieurs centres d’artiste, elle est également présidente du conseil d’administration de l’Atelier Graff à Montréal et l’auteure de deux blogues de recherche: Le cahier virtuel et Le territoire des sens. Elle réalise actuellement un doctorat en études et pratiques des arts à l’UQAM portant sur sa pratique installative de l’imprimé et sa réactualisation par la documentation.


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Andrée-Anne Dupuis Bourret
Artiste en résidence / Artist in Residence

For ten years now, I approach the notion of geographical space through the exploration and combination of different levels of representation: cartography, topography, architecture, landscape, geometry. I explore the transitional interval between real and conceptual space. My interest in these two instances of space extends to the movement between interior and exterior, to the circulation between thought and the outside world. My projects assume various forms: in situ installations, works on paper, artist books, photographs and moving images. Hybridization is central to my practice. This process, in turn, creates a certain ambiguity between the concepts of surface and interface, between the space occupied by an image and the one occupied by an object. My work also maintains a special relationship with the process of printing, through its inherent materiality as well as through its manner of occupying space by means of reproduction and modulation.

The work of Andrée-Anne Dupuis Bourret has been featured in several exhibitions in Canada and abroad, in venues such as the Design Space Gallery (Tel Aviv, Israël), the Parisian Laundry (Montréal, QC), the Martha Street Studio (Winnipeg, MB), Crane Arts (Philadelphia, PA), the Bibliothèque Nationale du Québec (Montreal, QC) and the 808 Gallery (Boston, MA). She has produced more than two dozen art books which have been presented and included in collections in Canada and abroad, including the University of California at Berkeley (Environmental Design Library), the VCU (Qatar Special Collections) and the Art Institute of Chicago (Flaxman Librairy). A member of several artists’ centers, she is also president of the board of directors of the Atelier Graff in Montreal and is the author of two research blogs: Le cahier virtuel and Le territoire des sens. She is currently completing her doctoral studies in art research and practices at UQAM based on her installations of print works and their re-actualisation through documentation.

lundi 20 février 2012

Marie-Andrée Houde

Marie-Andrée Houde
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je suis fascinée par l’oscillation des corps engagés dans la construction d’une image : entre être et paraître. J’aborde les étapes et constituants propres à cette construction comme autant d’espaces d’altérité entre sujet regardeur et regardé. Mon travail s’articule ainsi autour de la posture des différents protagonistes impliqués dans un processus de représentation. La durée, les contraintes, le documentaire, la sérialisation et le renversement sont autant de stratégies que je déploie pour induire l’œuvre. L’exploration des procédés et attitudes photographiques devient prétexte à la forme qu’emprunte ma pratique : leur réappropriation me permet de mettre en scène les interstices où se rencontrent la réalité du corps engagé dans un processus de mise en image et les différents contextes de représentation culturels observés - entre autres - dans la photographie amateur. Mes projets subvertissent ces contextes dans des installations photo / vidéo qui questionnent leurs ramifications dans notre construction identitaire.

Mon séjour au Centre SAGAMIE me permettra de poursuivre le travail d’une série photographique intitulée " L’Avènement ". Dans un jeu de renversement, cette série présente différents sites de tourisme de masse, en hors champ, au profit de la représentation des regardeurs dans la posture contemplative qu’appelle la consommation de tels espaces. J’explorerai lors de ma résidence le traitement des images et les différentes avenues d’impression, afin de positionner l’appréhension de la série entre images mises en scène et documents. Dès lors, induire une réflexion sur le caractère affecté des scènes présentées.

Marie-Andrée Houde vit et travaille à Montréal. Elle détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal depuis 2009. Son travail a été appuyé par le Conseil des arts et des lettres du Québec. Depuis 2005, ses œuvres ont été présentées dans diverses expositions de groupe et individuelles au Québec, en Belgique, en France et en Pologne, autant qu’intégrées et développées dans différentes résidences d’artistes. Le projet développé au Centre SAGAMIE fera l’objet d’une exposition personnelle en Colombie-Britannique en février 2013.

Pour en savoir plus sur nos activités, visitez: http://www.sagamie.com


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Marie-Andrée Houde
Artiste en résidence / Artist in Residence


I am fascinated by the wavering of a human body engaged in the construction of an image : between being and appearing. I approach each component involved in the process of representation as a space that brings forth the otherness of the viewer and the viewed. Duration, constraints, document, serialization, and reversals are all strategies inducing my works. The exploration of photographical attitudes and processes becomes therefore pretext to the form : their reappropriation allows me to shed light on the interstices where the reality of the body being imaged meets varied cultural contexts of representation - among others, that of amateur photography. My projects subvert these contexts through photo/video installations that question their ramifications in our identity structure.

My stay at Centre SAGAMIE will allow me to pursue my work on a series of photos entitled " L’Avènement " (“The Advent”). Playing on the reversal of roles, the series captures mass tourism sites hors-champ (out of shot), displaying the tourists (the viewers) in the contemplative attitude that these spaces seem to call for. The work in post production and the different avenues of the printed image will be explored during my residency, with the aim of understanding how to best set up the dialog between image staged and document. Thus, induce a reflection on the contrived aspect of the scenes shown.

Marie-Andrée Houde lives and works in Montreal. She holds a Master’s in Visual and Media Arts from Université du Québec à Montréal in 2009. Her work has gained support from the Conseil des arts et des lettres du Québec.Since 2005, her works have been presented in varied group and individual exhibits in Québec, Belgium, France, and Poland, and have been both integrated to or developed in a number of artist residencies.The project prepared at Centre SAGAMIE will be presented as a personal exhibit in British Columbia, February 2013.

vendredi 3 février 2012

Lancement de livre / Louis Couturier et Jacky Georges Lafargue‏


Resolute Bay, voyage du jour dans la nuit
Louis Couturier et Jacky Georges Lafargue
Lancement du livre édité par le Centre SAGAMIE
au Musée des Beaux-Arts de Montréal
le mardi 7 février 2012 à 17:30h

Niveau S2, Pavillon Jean-Noël Desmarais, 1380, rue Sherbrooke Ouest, entrée libre
RSVP : 514-285-1600 poste 486 rsvp@mbamtl.org

La publication Resolute Bay, voyage du jour dans la nuit est le témoignage d’un projet protéiforme imaginé par Louis Couturier et Jacky Georges Lafargue. Elle présente l’ensemble de ce projet né en 2004 dans le petit hameau du Haut Arctique canadien dont il a pris le nom : Resolute Bay. Un texte de Paul Ardenne y analyse la démarche du duo d’artistes. Sabine Cazenave, la directrice du Musée de Picardie y explique comment une de leurs installations monumentales s’intègre parmi des oeuvres datant du 19e siècle. Les nombreuses photographies font découvrir les multiples facettes de ce projet dont les nombreuses diffusions publiques ont eu lieu dans des endroits aussi éloignés les uns des autres que le Nunavut, la France, le Québec et la Saskatchewan.

Louis Couturier et Jacky Georges Lafargue se rendent dans des lieux hors normes et entrent en interaction avec la population. Leur approche est la suivante : arpenter, photographier, vidéographier l’environnement, rencontrer des femmes, des hommes, créer des moments singuliers et privilégiés, produire des jonctions entre l’intime et le collectif. Ils cherchent à voir se révéler un monde, un lieu de vie à travers l’association des paroles et des images captées pour ensuite développer des installations, des événements et des oeuvres protéiformes. Paul Ardenne écrit à leur propos : " Les lieux d’opération qu’élisent Louis Couturier et Jacky G. Lafargue ne sont jamais choisis au hasard. Proches ou lointains, tous se caractérisent par l’existence d’une blessure sociale, une cautérisation délicate ou rendue problématique, du fait de circonstances particulières, des rapports humains".

Sous même titre que la publication, une installation -composée de photographies et de vidéos- est exposée au Musée des Beaux-Arts de Montréal jusqu’au 8 avril 2012.

Resolute Bay, Voyage du jour dans la nuit
Jacky Georges Lafargue et Louis Couturier

Auteurs: Paul Arden, Sabine Cazenave
116 pages, couleur, 11 X 8.5 po.
texte intégral en français, en anglais et en inuktitut
ISBN: 978-2-923612-28-7 2011
Prix/ Price: 30.00$ + Transport au Canada 8.00 + TPS 1.90 + TVQ 0.80 = Total: 40.70$

Pour commander, contactez-nous : sagamie@cgocable.ca

lundi 30 janvier 2012

Pascal Dufaux

CCTV MELANCHOLY

Pascal Dufaux
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans mon atelier, j’ai installé un système de vidéo surveillance en circuit fermé que j’utilise comme instrument photographique. C’est ce genre de dispositif que l’on retrouve maladroitement accroché au plafond de la plupart des petits commerces et qui le plus souvent ne fait que capter et retransmettre en continu l’absence d’événement de la vie quotidienne. Chacun de ces envahissants systèmes de sécurité couplant caméra et moniteur est une sorte de fontaine à images sous l’objectif desquels nous allons et venons, et sur l’écran desquels s’imprègnent pour quelques secondes les contours brouillés de nos silhouettes dans la lumière sale et parasitée d’une électronique bon marché. Cette technologie banale et terne est la quintessence du vide par l’image, le symptôme même de l’épuisement possible d’une certaine représentation enthousiaste du monde. Pourtant, son vacuum est plein, l’indifférence de son point de vue particulièrement pertinent et le bruit de sa circuiterie étrangement signifiant pour nous les contemporains de la crise de l’avenir. C’est pour sa capacité à user à la corde la joliesse du sujet placé devant son optique que cette machine à image m’intéresse. Machine de vision lucide et fatiguée, machine à images indifférentes, dont j’ai eu envie de pointer le rayon sur certains objets et thèmes - inspirés de loin par l’iconographie des vanités, ces peintures de genre de l’art flamand du XVIIe -, qui nous rappelle comment les choses de la vie sont éphémères, fragiles et belles.

Pascal Dufaux crée des machines automates optiques avec lesquelles il produit photographies et installations médiatiques. Il a récemment participé aux 23e Instants Vidéo de Marseille sous le commissariat de Marc Mercier et à l’exposition Paranoïa sous le commissariat de Charles Carcopino (Créteil, Maubeuge et Lille). Sa nouvelle sculpture vidéo cinétique Fontaine sera présentée dans le cadre de la première édition de la Biennale internationale d’art numérique organisée par ELEKTRA sous le commissariat d’Alain Thibault à Montréal au printemps 2012. Pascal Dufaux est représenté par la Galerie Joyce Yahouda.

http://vimeo.com/22264662

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Pascal Dufaux
Artist in Residence

In my studio, I have installed a closed circuit television surveillance system which I am using as a photographic tool. It is a similar set-up to those that are often seen conspicuously hanging from the ceilings of retail shops and which most often serve no other purpose than to uninterruptedly record and transmit the complete absence of anything actually taking place in the course of the daily grind. Each of these invasive security systems, linking camera to monitor, constitutes a fountain of images, as the lens captures our comings and goings, our blurry silhouettes passing for a couple of seconds at a time across a screen in the dull and parasitic light of cheap electronic gadgetry. This banal and drab technology represents sheer vacuity through imagery, the sure symptom of the exhaustion of any truly vibrant representation of the world. The vacuum, however, is full, the inconsequentiality of its vantage point is timely and the hum of the circuits unsettlingly meaningful for those of us now facing the crisis of the future. It is the ability of this image-making machine to erode the prettiness of the subject caught in front of the lens which fascinates me. A machine of limpid, jaded vision, machine of apathetic images, which I want to focus on certain objects and themes – inspired from afar by the iconography of vanity as portrayed in 17th century Flemish art – a reminder of just how ephemeral, fragile and beautiful are the things of life.

Pascal Dufaux creates robotic optical devices which he uses to produce photographs and media installations. He recently participated in the 23rd Instants Vidéo de Marseille, under the curatorship of Marc Mercier, and in the Paranoïa exhibition, under the curatorship of Charles Carcopino (Créteil, Maubeuge and Lille). His new kinetic video sculpture, Fontaine, will be presented as part of the first International Digital Art Biennial organised by ELEKTRA under the curatorship of Alain Thibault in Montreal in the spring of 2012. Pascal Dufaux is represented by the Joyce Yahouda Gallery.

http://vimeo.com/22264662

lundi 23 janvier 2012

Geneviève Chevalier‏


Geneviève Chevalier Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Geneviève Chevalier est artiste, commissaire d’exposition indépendante et doctorante au programme Études et pratiques des arts de l’UQÀM. Son champ d’intérêt couvre l’exposition, les méthodologies in situ et la question des sphères publiques. L’approche qu’elle privilégie est généralement contextuelle et dans le cadre de ses recherches, elle travaille présentement — à titre de commissaire invitée pour la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s — sur l’exposition in situ en deux volets Projet Stanstead ou comment traverser la frontière. Également, depuis 2010, à titre d’artiste, Chevalier réalise l’œuvre Orford : territoire insulaire, un projet qui s’articule à travers la documentation (photographie, vidéo, carte topographique ainsi que certains éléments d’archives tirés de la collection du groupe citoyen S.O.S. Parc Orford qui a mené une lutte contre le démantèlement du Parc provincial du Mont-Orford de 2006 à 2010). En juillet 2011, une randonnée ouverte au public a été offerte dans le Parc du Mont-Orford en compagnie de l’historien de l’art et alpiniste Benedict Fullalove (ACAD). Les participants y ont été invités à documenter leur randonnée ainsi qu’à utiliser une carte topographique développée par l’artiste. L’événement a été suivi d’une conférence de Fullalove au Centre d’arts Orford. Le projet sera présenté dans son ensemble à la Thames Art Gallery, Ontario, en 2013.

Comme artiste, le travail de Chevalier a été présenté au D.U.M.B.O. Art Center de Brooklyn; à la Thames Art Gallery, Ontario; au C.R.A.N.E., France; au centre Dare-Dare, Montréal; aux centres Wagon art itinérant et Regart, Québec et Lévis; à la Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce, Montréal ainsi qu’au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Elle a reçu une bourse de la Fondation suédoise Brucebo pour les beaux-arts, différentes bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et du Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM). Elle a également réalisé des projets de commissariat pour la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s, dont l’exposition collective Motelisation et des expositions individuelles avec Ron Benner : Projet /10 et Valérie Blass : Dos-à-dos / Face-à-face. Récemment, Chevalier a occupé les postes de co-conservatrice et de conservatrice adjointe à la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop’s. Elle a également enseigné au Cégep St-Jean-sur-Richelieu et au Collège Gérald-Godin à Montréal. Elle détient un diplôme de maîtrise en beaux-arts de l’Université Concordia. Née à Québec, elle vit et travaille à Eastman dans les Cantons de l’Est.


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Geneviève Chevalier
Artiste en résidence / Artist in Residence


Geneviève Chevalier is a visual artist, an independent curator and a doctoral student in the program Études et pratiques des arts at UQÀM. Her research focuses on exhibition practices, site-specific methodologies and notions of public spheres. The approach she generally privileges is contextual and as part of her research, she is currently working—as guest curator at the Foreman Art Gallery of Bishop’s University—on the two-part site-specific exhibition entitled Stanstead Project or How to Cross the Border. Since 2010, Chevalier has been working as an artist on the project Orford: Insular Territory which articulates itself through documentation (silver gelatine prints, sound recording, video, topographical map and archives taken from the group of local citizens SOS Parc Orford which fought against the dismantlement of the Mount Orford Provincial Park, from 2006 to 2010). In July 2011, a hike open to the general public was offered in company with mountain climber and art historian Benedict Fullalove from ACAD. Participants were then invited to document their hike, usinga map created by the artist. The event was followed by a conference by Fullalove at the Orford Centre for the Arts. The project will be presented in its entirety in 2013 at the Thames Art Gallery, Ontario.

Chevalier’s work as an artist has been presented at the D.U.M.B.O. Art Center in Brooklyn; the Thames Art Gallery, Chatham, Ontario; C.R.A.N.E., France; Regart and Wagon Art itinérant Artist Run Centres, Lévis and Québec City; Centre Dare-Dare, Montréal and Museum of Fine Arts, Sherbrooke. She has been awarded a grant from the Brucebo, Swedish Foundation for the Arts, various grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) and the Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM). In the past, Chevalier has worked as co-curator at the Foreman Art Gallery and taught at the Cégep St-Jean-sur-Richelieu and Cégep Gérald-Godin. She holds an MFA from Concordia University. Born in Québec City, she now lives and works in Eastman, Eastern Townships, Québec

mardi 17 janvier 2012

Sonia Boudreau / Lancement de livre


Sonia Boudreau DIAGNOSTIC 201100006131
Lancement du livre édité par le Centre SAGAMIE
à Espace Virtuel
ce jeudi 19 janvier 2012 à 17h

534, Jacques-Cartier est, Chicoutimi, 418-698-3873

La mécanique du vivant se retrouve toujours à la base de mon travail. J'explore des avenues métaphysiques de phénomènes déstabilisants touchant le corps en me penchant méticuleusement sur les détails et jouant avec l’altération des échelles. Je cherche à créer un langage visuel associé à la notion de duplicité selon laquelle l’humain assiste à sa propre vie comme un spectateur. Avec le projet Diagnostic, je me suis amusé à décortiquer un simple rapport radiologique afin de démontrer une certaine "absurdité dramatique" de son langage. Ce livre d'artiste, empruntant parfois l'esthétique de la BD, montre à quel point les codes techniques peuvent être sujets à l'interprétation. Avec une bonne dose d'ironie, j'ai construit un récit qui démontre comment notre environnement peut modeler nos perceptions jusqu'à l'hypocondrie. Je pose ainsi un regard amusant, personnel et métaphorique, à la fois autobiographie et autofiction, sur les concepts de thérapie, de douleur et de maladie.

Sonia Boudreau vit et travaille au Saguenay depuis 2001. Elle détient un baccalauréat interdisciplinaire en arts ainsi qu’une maîtrise en arts visuels de l’UQAC. Boursière du CALQ à plusieurs reprises, elle a présenté son travail individuel dans divers centres d'artistes, événements et expositions collectives un peu partout au Québec. En marge de sa pratique solo qui touche surtout l'installation, le dessin et le livre, elle fait partie du collectif Cédule 40 qui évolue depuis 2005 dans les champs de l'installation, du jardin et de la sculpture. Elle est aussi membre des Ateliers d’artistes Touttout. En plus de sa pratique artistique, elle enseigne les arts plastiques au Cégep de Chicoutimi et est activement impliquée dans le milieu culturel au Saguenay-Lac-St-Jean.

lundi 16 janvier 2012

John Boyle-Singfield‏

"Sleep" , 2011. Compilation de vidéos corporatives représentant des gens en train de dormir.
"Sleep" , 2011. Compilation of corporative videos showing people asleep.

 
John Boyle-Singfield
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

John Boyle-Singfield est un artiste résidant à Montréal. Il produit des œuvres dans un large éventail de médias incluant musique, vidéo, image, performance et internet. L’artiste s’engage dans plusieurs stratégies comme l’archivage web, l’appropriation, le readymade social et considère la notion de " non-auteur " pour donner forme à son travail. Son travail explore la production et la dissémination de l’art dans un monde saturé par la technologie.

John Boyle-Singfield est né en 1987 à Chicoutimi (QC), Canada. Il termine son baccalauréat en arts interdisciplinaire en 2012. Certaines de ses œuvres ont été présentées au centre d’artiste le Lobe et à la galerie Espace Virtuel de Chicoutimi. En 2010, il expose pour sa première exposition solo une série de peintures " économiseur-écrans " (screensavers). Au cours de la même période, il réalise une seconde exposition dans son appartement à Chicoutimi. Il y présente une série de matériaux bruts; châssis, toiles blanches, bois et articles de sculpture qui n’ont pas été utilisés par l’artiste durant l’année.

Pour sa dernière exposition à la Galerie Sans Nom (Moncton, NB), John Boyle-Singfield a transformé la galerie en centre d'entrainement personnel réservé aux artistes. Entièrement fonctionnel, l'espace questionne l'agriculture humaine, le readymade social et les modes de production et d'attribution de valeur.

Plusieurs liens sur le travail web de l’artiste se retrouvent sur son site web : http://www.johnboylesingfield.com


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John Boyle-Singfield
Artiste en résidence / Artist in Residence

John Boyle-Singfield is an artist living in Montreal. He produces works across a large array of media including music, video, image-based practices, performance and the internet. The artist takes part in various strategies akin to web archiving, appropriation and social readymade while considering the idea of the "non-author" to give shape to his work. His work explores production and the dissemination of art in a world saturated with technology.

John Boyle-Singfield was born in 1987 in Chicoutimi (QC), Canada. He is working towards a Bachelor's degree in Interdisciplinary Arts to be completed in 2012. Some of his works have been presented at Le Lobe and at Espace Virtuel in Chicoutimi. In 2010, he presented a series of "screen-saver" paintings in the context of his solo exhibition. Concurrently, he held another exhibition in his apartment in Chicoutimi where he presented a series of raw materials : stretchers, blank canvases, wood and sculpture elements that were not used by the artist during the year.

For his latest exhibition at Galerie Sans Nom (Moncton, NB), John Boyle-Singfield transformed the gallery space into a personal training center reserved for artists. Entirely functional, the space questions human agriculture, social readymade as well modes of production and the attribution of value.

Many links about the artist's internet works can be found on his website : http://www.johnboylesingfield.com

mardi 10 janvier 2012

Jacinthe Lessard-L.


Jacinthe Lessard-L.
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Jacinthe Lessard-L. explore l'esthétique générique de l'espace habitable, les interstices entre le normatif et l'individuel et ce, dans des œuvres qui rappellent bien souvent les formes picturales de la modernité. Elle est obsédée par ce temps de grands idéaux et ce qui reste de ces visées positivistes dans notre quotidien; particulièrement dans les objets manufacturés en série. Aussi, beaucoup de ses projets questionnent la nature de la photographie, son rôle historique, sa soi-disant transparence et son rapport au référent; ce qui est documenté avec sa caméra est souvent construit de toutes pièces, dans un autre médium. Son séjour au Centre SAGAMIE lui permettra de développer une série de photographies qui sera présentée dès mars prochain dans une exposition intitulée "La Chambre" à la galerie les Territoires à Montréal. Dans ce projet, les chambres noires de diverses caméras sont moulées puis photographiées sous divers angles. L'espace physique de la Camera Obscura est donc rendu visible ici; celui-ci tend à rétrécir (voire disparaître) avec le développement de la technologie - de la photographie numérique. Il s'agit finalement d'un hommage envers cet espace qui a profondément lié l'avènement de la photographie avec la peinture et l'histoire de l'art.

Jacinthe Lessard-L. détient une maîtrise en Beaux Arts de l’Université Concordia. Ses œuvres ont été exposées au Québec, à Toronto, Nancy, Göteborg, Glasgow et récemment, au Musée de L'Élysée de Lausanne dans l'exposition reGénération2: photographes de demain. Cette dernière fait l'objet d'une publication chez Thames and Hudson et poursuivait en 2011 une tournée internationale. Son travail fait partie de plusieurs collections privées au Canada et aux État-Unis ainsi que de la collection du Cirque du Soleil, du Musée de l'Élysée de Lausanne, du Katrine Harris Print Collection, à Cape Town en Afrique du Sud; il est distribué par l'Aperture Foundation.


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Jacinthe Lessard-L.
Artiste en résidence / Artist in Residence

Jacinthe Lessard-L's work explores the generic aesthetics of everyday life and contemporary dwelling spaces while referring to pictorial forms from modernity. She is obsessed with a diversity of artistic movements that promoted great ideals and the remnants of those positivist positions in today’s world, especially in mass-produced objects. Many of her projects also investigate the nature of photography, its historical role, its so-called transparency and its relationship to the referent; what is documented with her camera is often entirely constructed in another medium. Her stay at the Centre SAGAMIE will provide her with the opportunity to developp a series of images that will be shown in march at the galerie Les Territoires in Montreal. In this project, the interiors of different cameras are molded and photographed. What is made visible here is the physical space of the Camera Obscura that tend to shrink (and almost disappear) with the development of technology - of digital photography. It is a visual homage to a space that once deeply linked photography with painting and art history.

Jacinthe Lessard-L. holds a Master in Fine Arts from Concordia University. Her works has been exhibited in the province of Quebec, Toronto, Nancy, Gothenburg, Glasgow, and recently at the Musée de L'Élysée in Lausanne as part of the 2011 international travelling exhibition reGeneration2 : Tomorrow's Photographers Today which is also the subject of a publication by Thames and Hudson. Her work is included in many private collections in Canada and the United Sates and in the collections of Le Cirque du Soleil, Musée de l'Élysée in Lausanne, the Katrine Harries Print Cabinet, South Africa; it is distributed by the Aperture Foundation.

mardi 13 décembre 2011

Pierre Blache‏


Pierre Blache
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis près d’une vingtaine d’années, mon intérêt pour la photographie se porte sur la représentation critique du paysage. Plus particulièrement, ma caméra recherche des lieux qui ont la possibilité d’évoquer en un même temps malaise et fascination. Ces espaces, que je donne à voir, se trouvent souvent perturbés par de subtiles inscriptions, des présences un peu troubles qui y sont associées.
Pour moi, l’acte photographique a toujours été lié au déplacement. Que ce soit au coin de la rue ou à l’autre bout du monde, l’errance me procure l’état d’esprit nécessaire à la captation des images. Ces photographies me permettent de construire des fictions qui se nourrissent d’impressions, d’émotions ressenties, autant que de brèves incursions dans la culture locale (littérature, cinéma, musique, croyance). J’opte pour des associations poétiques où les images en séquences s’interpellent pour recréer une réalité qui se veut proche de la mémoire que je garde des lieux et des gens croisés.

Pierre Blache a reçu une formation en photographie et en arts visuels au Collège de Matane et à l'Université Concordia de Montréal. Depuis 1989, il a assumé plusieurs responsabilités au sein de VOX, centre de l’image contemporaine, du Mois de la Photo à Montréal et de la revue Ciel variable. C’est depuis 1992, qu’il s’intéresse à la représentation critique de l’environnement par le biais de la photographie de paysage. En plus de ses expositions personnelles au pays, il a participé à de nombreuses expositions collectives au Canada, en Europe et en Amérique latine. Ses plus récentes expositions témoignent de son intérêt pour la relation qu’entretiennent la vidéo, le son et l’image fixe.

http://www.pierreblache.ca/

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 Pierre Blache
Artist in Residence


For almost twenty years now, my interest in photography has focused primarily on creating a critical representation of landscape. More particularly, my camera seeks out places that can evoke feelings of both uneasiness and fascination. The spaces that are exposed in my work often reveal evidence of disturbance by subtle inscriptions or unsettling presences that have become associated with them.
For me, the photographic act has always been bound up with a sense of displacement. Whether my rambling has taken me to the other end of the world or just to the next street corner, it has always produced in me the state of mind necessary to capture images. These photographs allow me to construct fictions that feed off of impressions and emotions and brief incursions into local culture (literature, film, music, beliefs). I opt for poetic connections in which sequential images refer back and forth to each other, re-creating a reality which comes close to the memory I preserve of the places and the people I have encountered.

Pierre Blache studied photography and visual arts at the Collège de Matane and at Concordia University in Montreal. Since 1989, he has participated actively in VOX contemporary image, in Le Mois de la Photo à Montréal and in magazine Ciel variable. Beginning in 1992, his interest has focused on the critical representation of the environment through landscape photography. In addition to his individual exhibitions throughout the country, he has participated in group exhibitions in Canada, Europe and Latin America. His most recent exhibitions highlight his interest in the relationship between video, sound and fixed images.

http://www.pierreblache.ca/

lundi 28 novembre 2011

Roberto Pellegrinuzzi‏


Roberto Pellegrinuzzi
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Roberto Pellegrinuzzi est né à Montréal en 1958. Il vit et travaille à Montréal et à Bolton-est. Depuis 1985, il a présenté plus d’une cinquantaine d’expositions individuelles au Canada et en Europe. Il a participé a de nombreuses expositions collectives au Canada, en Europe, en Inde, au Mexique. Ses oeuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées dont le Musée des beaux-arts du Canada, Le Fond National d'art contemporain de France, La Maison européenne de la photographie (Paris), le Musée des beaux-arts de Montréal, le Musée d'art contemporain de Montréal, le Musée national des beaux-arts du Québec, l'Hôtel Gault (Montréal) et le Crédit Lyonnais. Il a réalisé à ce jour plus d’une quinzaine d’oeuvres d’art public dans le cadre du Programme québécois d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement.

Dans mon travail, et ce depuis plusieurs années, une grande part de mes recherches (de mon intérêt) questionne l’histoire même de la photographie, ses mécanismes et ses propriétés physiques. Cette nouvelle série regroupée sous le titre Constellation m’a amené à travailler différemment le paysage (un thème récurrent dans ma pratique). Ces nouvelles pièces utilisent un dispositif de mise en plans successifs de l’image. Je décompose celle-ci en de multiples réseaux géométriques sur différents plans. Ces plans une fois réassemblés confèrent à l’image une profondeur, une tridimentionnalité. Dans ces multitudes d’embriquements et de réseaux - selon l’angle ou la distance de visionnement - , l’image se déstructure et se recompose. L’image se dématérialise sous notre regard, au profit de la géométrie, elle devient une proposition abstraite. Cette perte de sens nous amène instinctivement à recentrer notre regard afin que l’image initiale refasse surface, ce qui oblige le spectateur (le regardeur) à se déplacer dans un jeu de va-et-vient, pour la reconstruire. On pourrait faire un parallèle avec une balade en forêt, où la déambulation entre les arbres, la proximité de ceux-ci, brouillent notre vision sur l’ensemble du paysage, lorsque tout à coup on débouche sur un point de vue spectaculaire, voire global du paysage.

http://www.pellegrinuzzi.com/

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Roberto Pellegrinuzzi
Artist in Residence


Roberto Pellegrinuzzi was born in Montreal in 1958. He lives and works in Montréal and Bolton-est. Since 1985, his work has been exhibited in over fifty solo exhibitions in Canada and in Europe. He has participated in numerous group exhibitions in Canada and in Europe, in India, and in Mexico. His work can be found in major public and corporate collections including the National Gallery of Canada, the Fond National d’art contemporain (Paris), La Maison Européenne de la Photographie (Paris), the Montreal Museum of Fine Arts, the Musée d’art contemporain de Montréal, the Musée national des beaux-arts du Québec, and Hotel Gault (Montreal). Pellegrinuzzi has also been awarded over fifteen public artwork commissions as part of the gouvernement du Québec's 1% public art program.

For many years now, a large part of my work has been an investigation of (an interest in) the very history of photography, its devices, its physical properties. In this new series, titled Constellation, I take a different approach to landscape (a recurring theme in my art). The image in these pieces is layered into consecutive planes, decomposed into a network of geometric patterns. These planes, once reassembled, give the image depth and three-dimensionality. Among the many interleavings and networks—depending on one’s viewing angle and distance—the image breaks down and comes back together. As the image dematerializes under our gaze, dissolving into the geometric and abstraction, the loss of cognisance instinctively leads us to refocus in an attempt to recapture the initial image, which obliges the spectator—the viewer—to move around, to-and-fro, to reconstruct it. One may compare the experience with a stroll in the proverbial wood, where the closeness of the trees blurs our view of the countryside—until we suddenly come upon a spectacular, panoramic view of the landscape.

http://www.pellegrinuzzi.com/

lundi 21 novembre 2011

Marco Royal Nicodemo‏


Marco Royal Nicodemo
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Il est difficile de regarder l'environnement de nos jours sans y voir nos traces. Nous avons créé un lien étroit avec la nature et nous essayons sans cesse de l'adapter à nos besoins. En essayant de comprendre ce qui unit ces éléments complexes qui forment notre environnement, il est devenu intéressant pour moi de voir comment il est possible de changer ces cycles naturels par l'entremise de la technologie. La production de mes oeuvres dépend principalement de la peinture et du dessin, mais ces oeuvres sont basées sur des photos et des objets qui ont été pris et utilisés dans la nature. Ces expériences directes influencent grandement la façon dont j'utilise mes matériaux et que j'approche les surfaces à travailler. Mon projet en cours explore comment la création de monuments est le résultat d'une intervention technologique et humaine. Je m'intéresse à voir comment ces éléments topographiques peuvent représenter une narration qui raconte notre relation avec notre environnement. Au Centre SAGAMIE, je prévois explorer l'idée du monument comme "écriture topographique".

Marco Royal Nicodemo est né à Montréal en 1982. Il obtiendra son bac en Beaux-Arts de l'Université Concordia à Montréal. Son travail a déjà été présenté à Tokyo, New York et Montréal. Ses succès académiques lui ont mérité la Bourse de l'Étudiant du nouveau Millénaire ainsi qu'une invitation à devenir membre de la Société Golden Key. Inspiré par la technologie et le paysage, ses travaux explorent les liens et les influences que l'un a sur l'autre. Marco Royal Nicodemo habite et travaille à Montréal.
http://www.marcoroyalnicodemo.com


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Marco Royal Nicodemo
Artist in Residence


It is difficult to look at the environment today without noticing our footprint. We have created an inextricable bond with our landscape and it seems that we constantly try to adapt it to our needs. By searching to understand the complex links that exist between key elements of the environment, it has become interesting to me to find out how we might alter natural cycles and occurrences through technology. My principal way of creating works is through painting and drawing, however, I have based most of these works on actual photographs and objects that I have created and used in the landscape. The first hand experiences of working in the landscape fuel the techniques that I use to apply media and to work the pictorial surfaces.
My current project explores how landmarks are created as a result of human and technological intervention. I am interested in seeing how these topographical elements can be read as narratives and how our relationship with the environment can be "written" in the landscape. As an artist in residence at the Centre Sagamie, I will be creating work that will explore the idea of landmarks and "topographical writing".

Marco Royal Nicodemo was born in Montreal in 1982. His completion of a major in painting and drawing will earn him a Bachelors of Fine Arts from Concordia University in Montreal. His work has been seen in Tokyo, New York and Montreal. His academic achievement earned him the Student of the new Millennium award and membership in the Golden Key Society. Inspired by technology and the landscape, his works explore the links and influences that one subject has on the other. Marco Royal Nicodemo lives and works in Montreal. http://www.marcoroyalnicodemo.com

mercredi 16 novembre 2011

Douglas Scholes


Douglas Scholes
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je crée des installations sculpturales et performatives afin d'explorer la relation entre l'entretien et une esthétique pragmatique; ceci exprime mon intérêt envers l'art en tant que part intégrante, plutôt que simple réflexion, du quotidien. Cette esthétique pragmatique se rapporte à l'aspect intrinsèque et évolutif des choses, des objets et des structures trouvés dans nos environnements, apparences fondamentalement dynamiques dues au passage du temps. L'esthétique pragmatique est manifeste dans les états temporels des nombreux éléments qui composent notre société contemporaine. Je suis fasciné par l'apparence d'un objet qui a été créé à la fois par une attention détachée et par l'entretien nécessaire au renversement des signes de négligence -la dichotomie entre l'entretien et la détérioration- par l'inévitable, l'habituelle et la prévisible réaction de l'un à l'autre. Je moule, construis et installe des objets qui se défont ou se détériorent, et que je reconstruis alors dans une tentative Sisyphéenne de maintien de l'ordre.

Douglas Scholes est né à Montréal. Durant la période de changements économiques et sociaux de l'époque, sa famille quitte la ville pour s'installer à Barrie, en Ontario. Plus tard Scholes déménage sa propre famille à Lethbridge, en Alberta, où il complète un baccalauréat en beaux-arts à l'Université de Lethbridge (1999). Précédemment, il a été impliqué dans diverses professions, notamment la cuisine institutionnelle où il a été en mesure de combiner ses penchants artistiques avec la logistique de la mise en place et de l'ordre, ainsi que la construction de maisons, alors qu'il élevait sa famille. Il arrive ensuite à Montréal et complète ses études supérieures en arts plastiques à l'Université du Québec à Montréal (2001) alors qu'il travaille à la Galerie de Bellefeuille - à nouveau combinant le pragmatique (marché de l'art) et ses intérêts artistiques. Depuis l'obtention de sa maîtrise, il poursuit sa pratique sculpturale, performative et installative dans le cadre de présentations et d'expositions au Canada (3e Impérial, Granby; Galerie Joyce Yahouda, Montréal; Southern Alberta Art Gallery, Lethbridge; Les MacLaren Art Centre, Barrie; Fonderie Darling, Montréal), aux États-Unis (Imagination Station, Detroit), en France (la Maison Laurentine, Aubepierre-sur-Aube), en Irlande (université de l'Ulster), et en Pologne (Académie d'Art dans les deux Cracovie et Wroclaw). De mars à août 2012, il sera l'artiste en résidence du Conseil des Arts du Canada à SPACE, Londres, au Royaume-Uni. Scholes est un cinquième du collectif artistique CRUM (Centre de recherche urbaine de Montréal).

http://www.dougscholes.ca

Douglas Scholes
Artist in Residence

I use sculptural and performance installations to explore the relationship between maintenance and the pragmatic aesthetic as an expression of my interest in art as part, rather than a mere reflection, of the everyday. The pragmatic aesthetic refers to the intrinsic and evolving appearance of things, objects, and structures found in our environments, appearances that are inherently dynamic due to the passage of time. The pragmatic aesthetic is evident in the temporal states of many elements of contemporary society. I am fascinated by the appearance of an object that has both been created by abandoned attention and by the maintenance that is performed to reverse signs of neglect - the dichotomy between maintenance and deterioration - the inevitable, usual, predictable reaction of one to the other. I cast, build and install objects that fall apart or that deteriorate which in turn I rebuild in a Sisyphean attempt to maintain order.

Douglas Scholes was born in Montreal. During the economic and social changes of the time his family was part of the exodus from the city resulting in a move to Barrie, Ontario. Later he moved his own family to Lethbridge, Alberta, where he completed a bachelor’s degree in Fine Arts at the University of Lethbridge (1999). Leading up to this, he was engaged in various professions including institutional cooking, where he as able to combine his artistic leanings with the pragmatics of mise en place and order, house construction and raising his family. Soon after, he arrived in Montreal and completed his graduate work in studio Fine Arts at Université du Québec à Montréal in 2001 while working at the Galerie de Bellefeuille, again combining pragmatics (art market) and artistic interests. Since receiving his MFA he has been practicing his craft of sculpture and installation performances through presentations and exhibitions in Canada (3e impérial, Granby; Joyce Yahouda Gallery, Montreal; Southern Alberta Art Gallery, Lethbridge; The MacLaren Art Center, Barrie; Darling Foundry, Montreal), United States (Imagination Station, Detroit), France (La Maison Laurentine, Aubepierre-sur-Aube), Ireland (Ulster University), Poland (Academy of Art in both Krakow and Wroclaw). For six months, from March to August 2012, he will be the Canada Council for the Arts artist in residence at SPACE in London, UK. He is a one-fifth member of the artist collective Centre de recherche urbaine de Montréal (CRUM).

Website: http://www.dougscholes.ca

lundi 7 novembre 2011

Exposition Giorgia Volpe Exhibition‏

 
Giorgia Volpe
Mues et Entrelacs
English follows

EXPOSITION du du 10 nov. au 16 déc. 2011
 
VERNISSAGE le jeudi 10 novembre à 17h00
 
Souvent associée aux pratiques relationnelles, la démarche artistique de Giorgia Volpe se caractérise aussi par une recherche plus strictement formelle. Ces deux aspects de la démarche de l’artiste se cristallisant dans un intérêt constant pour la matière, investie pour ses qualités propres et pour son pouvoir symbolique. Les trois séries photographiques exposées dans le cadre de Mues et Entrelacs : Baluchons, Versatiles et Courtepointe empruntent leur sujet à la chair, au textile, à l’environnement. Travaillant par agencements formels, les séries utilisent le collage, le découpage, la superposition, le photomontage d’une pluralité de matières, jusqu’à leur synthèse graphique en une succession de motifs. Centrale dans l’œuvre de Giorgia Volpe, la notion de geste y trouve matière à s’affirmer à la fois dans la production et la manipulation, mais également dans la présentation d’un corps devenu conceptuel dans sa symbiose avec ce, qui l’habille et l’entoure.

Née à São Paulo au Brésil, Giorgia Volpe vit et travaille à Québec depuis 1998. Artiste multidisciplinaire et professeure en arts visuels, elle est titulaire d’un baccalauréat en arts plastiques et enseignement des arts (Université de São Paulo, 1993) et d’une maîtrise en arts visuels (Université Laval, 2001). Elle a fait de nombreuses expositions individuelles et collectives au Brésil, au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Au cours des dernières années, elle a conçu plusieurs interventions publiques et a pris part à de nombreuses résidences d’artistes. En 2006, elle a agi à titre de commissaire pour l’événement Habiter, au Centre VU de Québec. Elle a été commissaire de l’exposition Variations et Récupération, Estampe actuelle de Québec présentée à la galerie Gravura Brasileira à São Paulo. Elle a obtenu plusieurs prix et bourses au Brésil et au Canada, du Conseil des arts et lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada. Ses œuvres figurent parmi plusieurs collections d’art contemporain au Brésil et au Canada. En octobre 2011, elle pris part au parcours Résonance lié à la Biennale de Lyon.

http://www.giorgiavolpe.net/


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Giorgia Volpe
Mues et Entrelacs

Exhibition Nov. 10 - December 16, 2011

Opening Thursday, November 10, 5 p.m.

Giorgia Volpe’s artistic work is often associated with relational situations but it is also driven by more strictly formal explorations. These two aspects of the artist’s creativity are crystallized in the ongoing interest in the raw material itself, employed both for the particular qualities it possesses and for its symbolic power. The three photographic series presented as part of Mues et Entrelacs, Patchwork, Bundles and Tractiles, have taken their subjects from the environment, fabric and flesh. In a variety of formal configurations, the series takes numerous different materials and, through the use of collage, cut-ups, superimposition and photo-montage, creates a graphic synthesis of successive motifs. The concept of gesture, which has always been central in Giorgia Volpe’s work, is once again highlighted in the production and manipulation and also in the presentation of the human body as a conceptual entity in symbiosis with all that clothes and surrounds it.

Born in São Paulo, Brazil, Giorgia Volpe has been living and working in Quebec since 1998. Multidisciplinary artist and professor of visual arts, she has a Bachelor`s degree in plastic arts and art education (São Paulo University, 1993) and a Master`s in visual arts (Laval University, 2001). Her work has been featured in several solo and group exhibitions in Brazil, Canada, the United States and Mexico. During the last few years, she has produced several public art interventions and has participated in a number of artistic residencies. In 2006, she curated the Habiter event at the Centre VU in Quebec City. She curated the Variations et Récupération, Estampe actuelle de Québec exhibition presented at the gallery Gravura Brasileira in São Paulo. She has been the recipient of several awards and grants in Brazil and in Canada from the Conseil des arts et lettres du Québec and the Canada Arts Council. Her work is included in several contemporary art collections in Brazil and Canada. She has been invited to participate in the Résonance event, part of the Biennale de Lyon, in October 2011.

http://www.giorgiavolpe.net/

lundi 31 octobre 2011

Stéphane Dionne‏


Stéphane Dionne
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je crée des œuvres vidéographiques dont les fondements s’appuient sur la relation de l’individu vis-à-vis de lui-même, de l’autre et de son milieu de vie. J’aborde visuellement ce thème à partir d’une réflexion plastique et esthétique basée sur une exploration du mouvement et du temps. Je transpose en images ce qui peut se dégager de cette relation plutôt que de prétendre l’exprimer objectivement. Ainsi, le sujet capturé en vidéo est interprété et traduit de façon subjective. Par la fiction, je construis un regard critique sur ce qui anime l’individu à être en contact avec l’autre et à la fois sur ce qui l’en éloigne.

Cela prend la forme de tableaux vidéographiques: des plans fixes incorporant du mouvement. Je travaille la couleur, l’assemblage, la fragmentation et la manipulation d’images, à l’intérieur desquelles je découpe des individus. Par le travail de montage, mes figurants se voient isolés, extraits de leurs réalités et transposés dans un univers composite de plusieurs individus. Ce processus a pour effet de révéler un espace-temps qui leur semble propre, alors qu’ils évoluent dans l’ignorance des réalités d’autrui.

Lors de mon passage au Centre SAGAMIE, j’explorerai les différentes avenues de l’impression en tentant d’amalgamer cette pratique vidéographique à ma pratique photographique afin de franchir les limites de l’image vidéo lorsque celle-ci est imprimée.

Stéphane Dionne vit et travaille à Montréal. Il détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, son travail vidéographique et photographique a été présenté dans le cadre de différents événements artistiques québécois. Il est le récipiendaire 2010 de la Bourse FSSB. On a pu voir son travail notamment à la Galerie Simon Blais, à la maison de la culture du Plateau Mont-Royal et dans le cadre du projet d’art public Artistique avenue à Québec. http://stephanedionne.blogspot.com/

Stéphane Dionne
Artist in Residence


I create video works, the foundations of which are based upon the individual's relationship with himself, with the other, and with the environment in which he dwells. I address this theme visually from a reflection that is both material and aesthetic, based on an exploration of movement and time. I transpose into images what can emerge from this relationship rather than pretend to express it objectively. Thus, the subject captured through video is interpreted and translated in a subjective manner. By means of fiction, I construct a critical outlook on what it is that drives the individual to be in contact with the other, as well as what keep him at a distance

This takes on the form of videographic tableaus : still images incorporating movement. I work with colour, composition, fragmentation and the manipulation of images, within which I cut out figures. Through editing, my characters find themselves isolated, removed from their own realities and transposed into a composite universe of several individuals. This process has the effect of revealing a time-space context that seems all their own, while they evolve ignoring the realities of others.

During my stay at Centre SAGAMIE, I will explore the various avenues of the printed image while attempting to fuse this video practice to my photographic practice, in order to go beyond the boundaries of the video image when it exists in printed form.

Stéphane Dionne lives and works in Montreal. He holds a Master's degree in Visual and Media Arts from Université du Québec à Montréal. His video and photographic works have been presented in the context of various artistic events in Quebec. He is the recipient of the 2010 FSSB Award. His work has been seen at Galerie Simon Blais, at the Maison de la culture du Plateau Mont-Royal and in the context of the public art project Artistique Avenue in Quebec City. http://stephanedionne.blogspot.com/

lundi 24 octobre 2011

Sébastien Pesot‏


Sébastien Pesot
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Sa démarche artistique a beaucoup évolué ces dernières années et ses derniers projets représentent un jalon important de cette transformation. Ses débuts ont surtout été marqués par une abondante production de monobandes vidéographiques qui furent présentées un peu partout dans le monde. Ses préoccupations se concentraient alors autour de l’exploration de la plasticité de l’image vidéographique, des possibilités de déconstruction et de reconstruction de l’image vidéo, d’un intérêt marqué pour l’abstraction et le formalisme se rapprochant de la peinture, mais aussi d’un certain niveau d’engagement social. C’est à partir d’installations vidéo comme Caméra orchestra et Auto-, mais aussi de certaines expérimentations musicales et performatives, que son travail tend aujourd’hui à sortir du cadre de l’écran. Deux nouvelles approches prirent alors forme à l’intérieur de sa démarche : un intérêt pour le performatif et l’autoreprésentation ainsi que le déploiement de son travail vidéo dans l’espace physique. L’intérêt pour le corps performatif et l’autoreprésentation semblait, et semble encore, une avenue intéressante afin d’effectuer un retour vers la matérialité et la corporéité. Cet intérêt pour la matérialité ne pouvait que s’accompagner du souhait de faire sortir l’image de l’écran, de la réinjecter dans le monde matériel, d’activer certaines relations entre l’image virtuelle et l’environnement physique.

Né à Rimouski (Québec, Canada) en 1971, Sébastien Pesot a obtenu un baccalauréat en histoire de l'art à l'Université de Montréal en 1996, et une maîtrise de l’École des arts visuels de Montréal (UQAM) en 2000. Il vit en ce moment en Estrie et enseigne à l’Université de Sherbrooke. Après plusieurs années à battre le rythme dans divers groupes punk, Pesot a réalisé quelques vidéos expérimentales qui ont été présenté dans une vingtaine de pays, à l’intérieur d’une centaine de festivals et événements, tels la 3e, 4e et 5e Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montréal), le FIFA, Festival international du film sur l'art (Montréal), Wro 01 et 03, biennale d’arts médiatiques (Pologne) ou Chroma (Mexique) où il a reçu le prix du public pour la meilleure vidéo. Depuis, il travaille principalement à des installations audio-vidéo tout en investissant le champ de la performance et de l’infographie. Son travail solo à entre autres été présenté à Slash-tmp à Berlin (2010), au Musée d’art contemporain des Laurentides (2010), Le Lieu à Québec (2009) et à la Maison de la culture Côte-des-Neiges à Montréal (2008).

Sébastien Pesot
Artist in Residence

His artistic approach has evolved immensely over the last few years and the present computer graphics project represents a critical stage in this transformation. In his early work, he was mostly concerned with the plasticity of the video graphic image, the possibilities of deconstruction and reconstruction of the video image. His interest lay in an abstraction and formalism similar to that found in painting, together with a certain level of social commitment. His work in video installations and as a musical and performing artist has led him to move beyond the framework of the screen. He began to explore new approaches in his creative work: an interest in performance and self-representation, and the extension of his video creations throughout physical space. This interest in the material and corporal aspects of his work led inevitably to the desire to extract the image from the screen and re-inject it into the material world, thereby initiating certain relationships between the virtual image and the physical environment.

Born in Rimouski (Québec, Canada) in 1971, Sébastien Pesot completed a Bachelor's degree in art history at the Université de Montréal in 1996 and a Master's degree at the École des arts visuels de Montréal (UQAM), in 2000. He presently resides in the Eastern Townships, where he teaches at the Université de Sherbrooke. After a decade as a drummer in various punk rock bands, Pesot produced several experimental videos which have been screened in twenty different countries at festivals and events including the 3rd, 4th and 5th Manifestation internationale vidéo et art électronique (Montreal), FIFA (Montreal), WRO 01 and 03, the Media Arts Biennial (Poland) and Chroma (Mexico), where he was the recipient of the audience award for best video. Since then he has mainly been producing audio-video installations, while continuing to work on performance art and computer graphics. His solo work has been featured at Slash-tmp in Berlin (2010), at the Musée d'art contemporain des Laurentides in St-Jérôme (2010), at Le Lieu in Quebec City (2009) and the Côte-des-Neiges Cultural Center in Montreal (2008), among others.

dimanche 23 octobre 2011

Exposition de Guy Blackburn à la Galerie d'Art d'Outremont

Guy Blackburn
TOUCHE


EXPOSITION à la GALERIE D'ART D'OUTREMONT
du 28 octobre au 20 novembre 2011
VERNISSAGE
le vendredi 28 octobre 2011 à 17h30


Dans le cadre de l'événement 175 NORD / Rencontres culturelles entre la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et Montréal organisé par Accès culture Montréal et à l’invitation de la Galerie d’art d’Outremont, le Centre SAGAMIE présente le travail installatif de l’artiste Guy Blackburn.

Le Centre SAGAMIE s’est impliqué de façon importante dans le développement et la diffusion de l’œuvre de Blackburn en favorisant l’intégration des outils numériques de création et d’impression au mode installatif de recherche de l’artiste. L’exposition du travail de Guy Blackburn à la Galerie d’art d’Outremont permet donc de présenter autant le travail de l’artiste que celui du Centre SAGAMIE, en proposant un exemple éloquent d’intégration de l’imprimé numérique à une démarche singulière d’art actuel.

Nous avons ainsi invité Guy Blackburn à revisiter les différents éléments de l’installation TOUCHE qu’il a réalisée au Centre SAGAMIE au cours d’une résidence de longue durée (trois mois) grâce au soutien financier du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Ce projet a été présenté pour la première fois au Centre SAGAMIE sous la direction du commissaire Guy Sioui-Durand qui a assisté l’artiste dans le développement de cette expérience d’envergure. Nous avons également édité une publication qui témoigne de cette installation et un lancement a été prévu lors du vernissage de l’exposition à la Galerie d’art d’Outremont.

Au cœur du projet TOUCHE, l’idée d’intégration de l’image numérique dans l’œuvre installative exige de l’artiste une modification de ses stratégies, de ses réflexes et de ses acquis. Bien au-delà de la fonction première de l’image et de sa représentation, celle-ci est imaginée comme matériau et doit participer à la même logique d’utilisation que l’ensemble des objets construisant le corps de cette installation. Blackburn investit l’espace physique et métaphorique de la galerie en puisant à la source et dans la continuité de son iconographie singulière où s’entrechoquent une volonté de toucher l’invisible et l’expérience sensorielle des matériaux. De cet exigeant laboratoire de création a émergé un trajet à risque dans lequel on voit s’affirmer une expérience de déconstruction et de reconstruction du sensoriel et du démesuré.

Guy Blackburn est un artiste majeur au Québec. Bien que l’on puisse parler chez lui de pratique ouverte, l’installation demeure au cœur de son travail. Ses réalisations explorent de façon percutante, voire même troublante, les nouvelles conditions individuelles et sociales issues des récentes pratiques scientifiques.

Né en 1956, Guy Blackburn vit et travaille à Chicoutimi. Depuis le début des années 80, il a participé au Québec, au Canada et à l’étranger (France, Allemagne, Pologne et Chili) à de nombreuses expositions et manifestations d’art. Depuis 1990, Blackburn propose un corpus d’œuvres qui a su intéresser un large public ainsi qu'une médiatisation et une analyse importantes. Pensons seulement aux projets La Cécité, Hommage à Anna, Espace interdit, Quémander l’affection, et à la série de quatre installations au Musée de la guerre froide à Carps en Ontario. Plus récemment au Musée de Rimouski et à la Galerie Séquence de Chicoutimi, il a présenté l’exposition Sans Silence alors que la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières proposait Extrait d’ambiguïté. Sa dernière aventure d’art intitulée TOUCHE est une œuvre majeure produite et diffusée par le Centre SAGAMIE d’Alma.

http://www.galeriedartdoutremont.ca
http://www.accesculture.com

Sylvie Cotton, Lancemement de livre‏

Sylvie Cotton
Désirer résider, Pratique en résidence 1997-2011
Lancement de la publication éditée par SAGAMIE édition d'art
à La Galerie L'Œuvre de l'Autre de Chicoutimi
ce mercredi 19 octobre à 17 h
La Galerie L'Œuvre de l'Autre
Le centre d'exposition de l'UQAC
555 boul. de l'Université
Chicoutimi  G7H 2B1
418-545-5011 poste 4718
Lancement et rencontre avec l'artiste
dans le cadre du finissage (vernissage) qui marque la fin de la résidence de l'artiste, "Tout est une fleur"   à La Galerie L'Œuvre de l'Autre de l'UQAC.
Sylvie Cotton est une artiste interdisciplinaire vivant à Montréal. Sa recherche inspire les situations que l’existence lui offre pour les expirer dans le champ de l’art, éclairant ainsi des échanges avec autrui ou des rencontres avec les phénomènes et leur perception la plus directe possible. Le travail a pour matériaux premiers la présence, le dévoilement, l’abandon, tandis que les modes et dispositifs choisis relèvent de l’offrande, du foisonnement ou de la collection. Ses projets s’inscrivent le plus souvent in situ mais aussi par ce qu’elle nomme in spiritu, c’est-à-dire en union avec l’état d’esprit du moment de la création. Pour les réaliser, elle fait appel à diverses formes artistiques : performance et art action, dessin, photographie, installation et écriture (aphorismes et schémas). Le séjour en résidence est également conçu comme un médium et une pratique à part entière. Elle expérimente en fait ses premiers séjours en résidence comme des performances, où le format temporel devient un médium en soi que l’artiste exploite selon cinq axes : « tenter ce qui tente », « déployer l’atelier intérieur », « savoir attendre sans en avoir le temps », « dénoyauter les intentions » et « communier avec l’espace ».
En 2001, elle a réalisé, comme consultante pour le Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ), une étude portant sur l’accueil d’artistes en résidence dans les centres. Elle a participé aux conférences internationales ResArtis de 2003 à Helsinki et de 2010 à Montréal. Depuis 2001, en plus d’avoir créé des projets et donné des conférences au Québec, au Canada et dans d’autres pays (Serbie, Italie, Pologne, Allemagne, Espagne, Estonie, États-Unis, Finlande, Japon), Sylvie Cotton a réalisé deux livres d’artiste, Je préfère tout et On est tous la même personne.

Pour commander, contactez nous : sagamie@cgocable.ca

Sylvie Cotton, Désirer résider, Pratique en résidence, 1997-2011
Auteure: Sylvie Cotton, texte intégral en français et en anglais
134 pages, photographies couleur, 8X10 po./in., reliure allemande
ISBN: 978-2-923612-31-7 2011
Prix/ Price: 30.00$ + Transport au Canada 8.00  + tps 1.90 + tvq  0.71 = Total: 40.61$
Prix spécial pour le lancement (sur place seulement): 25$

mardi 11 octobre 2011

Martin Désilets

Collapsing Icons (Molinari) - titre de travail / working title


Martin Désilets
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Dans mon travail, divers fragments cohabitent : la photographie d’une marque laissée par autrui dans la ville, le tracé aléatoire d’un pinceau, des formes trouvées ou empruntées, des images et des icônes qui émergent ou se défont, des mots - les miens et ceux des autres. Dans un espace indéfini que je ne saurais réduire à de la représentation, ces gestes, ces traces, ces formes, ces mots et ces pensées trouvent un lieu pour se poser, ou parfois demeurent suspendus. Je n'espère ni ne désespère, je peins, j’assemble, mais pas dans l'indifférence.

Des motifs, des constructions urbaines, des tableaux iconiques associés aux avant-gardes dont les formes ont été découpées, réassemblées et photographiées, des voiles et des pellicules de peinture sur papier ou sur verre; voilà le matériel à partir duquel se développent mes dernières recherches, que j’entends poursuivre lors de cette résidence à Sagamie.

Martin Désilets est titulaire d’une Maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. En février 2012, la Maison des arts de Laval présentera une exposition de son travail, dont le commissariat est assuré par Patrice Loubier. Ses œuvres ont fait l’objet d’une douzaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger. Il a participé à plus d’une vingtaine d’expositions de groupe, dont Territoires urbains au Musée d’art contemporain de Montréal et aux Oakville Galleries. Plusieurs de ses œuvres se trouvent dans différentes collections privées et publiques, dont la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec et celle du Musée d’art contemporain de Montréal.


Martin Désilets
Artist in Residence

In my work various fragments coexist : the photograph of a mark left by another in the city, the random path of a paintbrush, forms that are found or borrowed, images and icons that emerge or come apart, words - mine and those of others. In an undefined space that I could not reduce to representation, these gestures, these traces, these forms, these words and thoughts find a safe place to land, or sometimes, remain suspended. I do not hope nor do I despair, I paint, I assemble, but not indifferently.

Patterns, urban constructions, iconic paintings associated with avant-garde movements whose shapes have been cut out, reassembled and photographed, veils and thin overlays of paint on paper or on glass; this is the material that constitutes the basis of my latest research, that which I intend to pursue during this residence at Sagamie.

Martin Désilets holds a Master of Fine Arts degree from the Université du Québec à Montréal. In February 2012, the Maison des arts de Laval will present an exhibition of his work, for which Patrice Loubier is the curator. His works have been presented in a dozen solo exhibitions in Canada and abroad. He has participated in over twenty group exhibitions, including Urban Territories at the Musée d’art contemporain de Montréal and at Oakville Galleries. Several of his works belong to various private and public collections including the permanent collections of the Musée national des beaux-arts du Québec and of the Musée d'art contemporain de Montréal.

lundi 26 septembre 2011

Stéphanie Béliveau


 
Stéphanie Béliveau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
 
De l’intimité au réel. C’est le titre d’un court essai portant sur mon travail, écrit par Jean-Émile Verdier en 2007. Ces quelques mots synthétisent à eux seuls l’essence de ma pratique. Comment exprimer plastiquement l’intensité de l’expérience ressentie au contact du réel ?
 
Après avoir pendant des années, exploré la représentation symbolique pour exprimer les émotions ressenties au contact du réel, je sens aujourd’hui le besoin de changer de registre de représentation. Je veux déplacer mon attention vers le point de contact lui-même, la rencontre, le point de friction. Où, quand et comment ce phénomène devient conscient ? Je veux démontrer, par des preuves matérielles (objets d’art), l’effectivité de cette rencontre entre l’intime et le réel.
 
Cette démarche marque un changement important dans mon processus de création. Sachant que toute nouvelle praxis nécessite de nouveaux gestes et de nouveaux outils, je remarque que pour mes récentes recherches j’ai recours de plus en plus souvent aux technologies numériques. Ma résidence à Sagamie va me permettre d’explorer plusieurs possibilités au niveau de l’impression numérique, en plus d’expérimenter différentes façons d’intégrer ces images à mon travail. J’espère revenir à Montréal avec la maîtrise d’un nouveau médium et l’amorce de nouveaux projets.
 
Née à Québec, Stéphanie Béliveau obtient un baccalauréat à l’Université Concordia en 1991 et une maîtrise en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal en 1993. Elle remporte en 1997 le Prix Pierre-Ayot décerné par l’AGAC et la Ville de Montréal. À ce jour, elle a réalisé une quinzaine d’expositions individuelles et a participé à plus de vingt expositions collectives. Ses œuvres ont été présentées au Québec, ailleurs au Canada (Toronto, Vancouver) et à l’étranger (Barcelone, Paris et Prague). Maintes fois ses projets ont obtenu le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, ainsi que du Conseil des Arts du Canada. Elle a créé en 2008 une œuvre importante dans le cadre du Programme d’Intégration des Arts à l’Architecture, pour le nouveau Pavillon Bellini de l’université McGill. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et d’entreprises. Mentionnons la collection du Musée des Beaux-Arts de Montréal, du Musée national des Beaux-Arts du Québec, de la collection Prêt d’œuvre d’art de ce même Musée, ainsi que les collections de la Banque Nationale du Canada, de Power Corporation et du Trust Général du Canada. Le travail de Stéphanie Béliveau est représenté par la Galerie Simon Blais, à Montréal.

 
Stéphanie Béliveau
 
Artist in Residence
From the realm of the private to reality. That was the title of a short essay written about my work by Jean-Émile Verdier in 2007. Just a few words, but they sum up the essence of my artistic practice. How can an intensely felt, direct experience of reality be given plastic expression?
 
After having explored symbolic representation of the feelings attendant on such direct experience for many years, I’m now pushing further the range of my process. I want to shift my attention to the actual encounter with reality, the point of contention itself. Where, when and how does this become a conscious phenomenon? I want to show, through tangible evidence (art objects), what the encounter between the private and the real brings about.
 
Such an approach marks a major change in my creative process. Knowing that any new praxis also necessitates new actions and new tools, I have noticed that in my most recent investigations I have used digital technologies increasingly frequently. My residence at the Sagamie Centre will enable me to explore several possibilities in terms of digital printing, in addition to experimenting with various ways of incorporating such images into my work. I hope to return to Montréal with a command of a new medium and a number of new projects underway.
 
Born in Québec City, Stéphanie Béliveau obtained a bachelor’s degree in Fine Arts from Concordia University in 1991 and a master’s in the same field in 1993. She was the recipient of the Contemporary Art Galleries Association (AGAC) and City of Montréal’s Pierre-Ayot Award for young artists in 1997. To date, her work has been shown in fifteen solo and over twenty group exhibitions in Québec, elsewhere in Canada (Toronto, Vancouver) and abroad (Barcelona, Paris and Prague). Her projects have received support on numerous occasions from both the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. In 2008 she created a major work for McGill University’s new Bellini Pavilion as part of Québec’s Integration of Art and Architecture Program. Works by Stéphanie Béliveau are found in many public and corporate collections, including those of the Montreal Museum of Fine Arts, the Musée national des beaux-arts du Québec (as well as that same museum’s Prêt d’œuvres d’art collection), the National Bank of Canada, Power Corporation and National Bank Trust. Stéphanie Béliveau is represented by Montréal’s Galerie Simon Blais.