mercredi 2 septembre 2009

Matthieu Brouillard


Matthieu Brouillard
La Résurrection / Les Enfants de la symétrie brisée
The Resurrection / Children of Broken Symmetry

VERNISSAGE jeudi 3 septembre à 17h00 / Opening Thursday, September 3, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 3 septembre au 9 octobre 2009 / Exhibition September 3 - October 9, 2009
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Du 3 septembre au 9 octobre 2009, le Centre SAGAMIE présentera La Résurrection / Les Enfants de la symétrie brisée, de Matthieu Brouillard, premier volet de deux séries photographiques auxquelles l’artiste travaille depuis 2006.

" (…) Brouillard est un Lon Chaney des temps présents de l’image photographique, un maître de la déformation comme de la ventriloquie. Chaney, réputé pour ses performances virtuoses aux maquillages grotesques, où il apparaissait en personnage torturé, cul-de-jatte au dos voûté, souvent altéré jusqu’à en être méconnaissable, était également un ventriloque doué qui pouvait revêtir un aspect en apparence inoffensif, comme dans le film Le Club des Trois. Brouillard est un autre talentueux pourvoyeur de difformités et des grotesqueries mélancoliques de la vie en déséquilibre. Mais comme Chaney, il est aussi un brillant caméléon, et un interprète transcendant de la condition humaine. "

- Extrait de Teatro Grottesco : la conscience tourmentée de Matthieu Brouillard, par James D. Campbell (publié par le Centre SAGAMIE en 2009).

Né en 1976 à Montréal, Matthieu Brouillard pratique la photographie, le dessin et l’écriture. Il a notamment présenté son travail dans le cadre d’expositions au Canada (VU, 2006 ; Dazibao, 2005 ; Gallery 44, 2005…) et en Europe (Dresden, 2008 ; Berlin, 2009 ; Essen, 2009 ; Bern, 2009…), de même que dans des revues d’art (CV Photo, 2007 ; Le Sabord, 2006). Narragonie, un premier livre de ses images et textes sur la photographie, a été publié en 2007 aux Éditions J’ai VU (Québec) et préfacé par le romancier Gaétan Soucy. Il s’est mérité de nombreuses bourses de recherche en philosophie de la photographie et en création artistique. Matthieu Brouillard vit et travaille à Montréal et à Zürich.

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Matthieu Brouillard
The Resurrection / Children of Broken Symmetry

From September 3 to October 9, 2009, Centre SAGAMIE will present The Resurrection / Children of Broken Symmetry,by Matthieu Brouillard, the first part of two photographic series that the artist has been working on since 2006.

“Brouillard is a latter-day Lon Chaney of the photographic image, as much a master of deformation as he is one of ventriloquism. Chaney, known for his virtuoso performances in grotesque make-up, legless, hunched-up, and often altered beyond recognition, was also a brilliant ventriloquist in sheep’s clothing, as in The Unholy Three. Brouillard is an equally gifted purveyor of deformities and the melancholy grotesqueries of the unhinged life. But he is also, like Chaney, a brilliant chameleon ? and a transcendent interpreter of the human condition.”

- Excerpt from Teatro Grottesco: the haunted consciousness of Matthieu Brouillard, by James D. Campbell (published by Centre SAGAMIE in 2009).

Born in 1976 in Montreal, Matthieu Brouillard practices photography, drawing and writing. His work has been presented in exhibitions in Canada (VU, 2006 ; Dazibao, 2005 ; Gallery 44, 2005…) and in Europe (Dresden, 2008 ; Berlin, 2009 ; Essen, 2009 ; Bern, 2009…), as well as in contemporary-art magazines (CV Photo, 2007 ; Le Sabord, 2006). Narragonie, a first book of his images and writings on photography, has been published in 2008 and prefaced by French-Canadian novelist Gaétan Soucy. He has received numerous grants for research on philosophy of photography and artistic creation. Matthieu Brouillard currently lives and works in Montreal and Zürich.

jeudi 20 août 2009

Emanuel Licha


Emanuel Licha

Artiste en résidence / Artist in Residence
Marie-Hélène Leblanc, commissaire / curator
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EMANUEL LICHA est né à Montréal en 1971. Après l’obtention d’une maîtrise en géographie urbaine, il complète ses études en arts visuels à l’Université Concordia, puis par le Post-diplôme de l’Ecole nationale des beaux-arts de Lyon en 2001.

Artiste multidisciplinaire, Emanuel Licha interroge les rapports entre l’intime et le politique. Il aborde des questions d’ordre éthique par un regard porté sur l’architecture envisagée comme témoin des violences humaines. Son travail s’intéresse à l’espace public et à l’architecture et l’amène à envisager les objets du paysage urbain comme autant d’indices sociaux, historiques et politiques. Il réalise des interventions dans l’espace public, ainsi que des installations, performances, vidéos et photographies.

Le projet en cours fait suite à un séjour effectué dans un camp d’entraînement de l’armée américaine en Californie. Avec l’aide de décorateurs hollywoodiens les militaires y ont réalisé une mise en scène de la vie d’un village irakien en vue de la préparation des troupes à la réalité du terrain.

Ses plus récentes expositions personnelles incluent : War Tourist, Loop Videoart, Barcelona; R for Real, galerie Cortex Athletico, Bordeaux, 2008; Une autre fête au même instant brille dans Paris, Centre culturel canadien, Paris, 2005; Agnes & Bruce, Ex-Teresa Arte Actual, México, 2005; Nothing Less, Nothing More, Just Transformed, Careof, Milan, 2004; In & Out, Galerie B-312, Montréal, 2004 et YYZ, Toronto, 2003; Honeymoon in Kosovo, Institute for Contemporary Art, Pristina, 2004.

Il a également participé à des expositions collectives dans les institutions suivantes: en 2008: Musée d’art contemporain de Montréal; 2007: University of South Florida Contemporary Art Museum, Tampa; Israeli Center for Digital Art, Holon; 2006: MACBA, Barcelone; Frac Franche-Comté, Besançon; Literaturhaus, Munich; 2005: HartWare MedienKunstverein, Dortmund; Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam; 2003: Galerie im Taxispalais, Innsbruck; Biennale de Tirana; 2002: Steirischer Herbst, Graz; Stiftung Binz39, Zürich; 2000: Biennale de Montréal; 1999: Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

Son travail fait partie de plusieurs collections privées et publiques, dont: Musée d’art contemporain de Montréal, USF Contemporary Art Museum, Tampa, Fonds national d’art contemporain (Fnac), Paris, Museu d’art contemporani de Barcelona (Macba), Frac Franche-Comté.

Emanuel Licha enseigne à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette.

www.emanuel-licha.com

MARIE-HÉLÈNE LEBLANC vit et travaille à Gatineau où elle occupe le poste de directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France.

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Emanuel Licha Artist in Residence
Marie-Hélène Leblanc, curator

EMANUEL LICHA was born in Montreal in 1971. After earning a Master’s degree in urban geography, he pursued his education in visual arts at Concordia University, followed by a post-graduate diploma at the Ecole nationale des beauxarts de Lyon, France, in 2001.

As a multidisciplinary artist, Emanuel Licha questions the relations between intimacy and politics. He raises ethical questions by looking at architecture as witness of human violence. His work focuses on public spaces and architecture, leading to a reading of the features of the urban landscape as so many social, historical, and political signs. He conducts events in public spaces as well as doing installations, performances, videos, and photographs.

His actual project was initiated by a stay he made in a US Army training center in California. With the help of set designers from Hollywood, the Army has created an Iraqi village, in order to have the troops get familiar with the reality over there.

Recent solo shows include: War Tourist, Loop Videoart, Barcelona ; R for Real, galerie Cortex Athletico, Bordeaux, 2008; Une autre fête au même instant brille dans Paris, Canadian Cultural Centre, Paris, 2005; Agnes & Bruce, Ex-Teresa Arte Actual, México, 2005; Nothing Less, Nothing More, Just Transformed, Careof, Milan, 2004; In & Out, Galerie B-312, Montreal, 2004 and YYZ, Toronto, 2003; Honeymoon in Kosovo, Institute for Contemporary Art, Pristina, 2004.

His work has also been exhibited at: in 2008: Musée d’art contemporain de Montréal; 2007: University of South Florida Contemporary Art Museum, Tampa; Israeli Center for Digital Art, Holon; 2006: MACBA, Barcelona; Frac Franche-Comté, Besançon; Literaturhaus, Munich; 2005: HartWare MedienKunstverein, Dortmund; Witte de With Center for Contemporary Art, Rotterdam; 2003: Galerie im Taxispalais, Innsbruck; 2002: Steirischer Herbst, Graz; Stiftung Binz39, Zürich; 2000: Montreal Biennial; 1999: Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

His work is part of various private and public collections, including: Musée d’art contemporain de Montréal, USF Contemporary Art Museum, Tampa, Fonds national d’art contemporain (Fnac), Paris, Museu d’art contemporani de Barcelona (Macba), Frac Franche-Comté.

Emanuel Licha is Assistant Professor at the Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette.

www.emanuel-licha.com

11ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE


Onzième CHRONIQUE NUMÉRIQUE à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 83, actuellement en kiosque.

Cette chronique de JEAN-FRANÇOIS CARON intitulé L'OUÏE À L'OEIL, présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit:

GENNARO DE PASQUALE, SOPHIE CASTONGUAY et CHRISTIAN BARRÉ.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

Le concept original des CHRONIQUES NUMÉRIQUES est issu d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et en traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement plus de 50 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution importante aux enjeux actuels de l’image, en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

Josée Pellerin


Josée Pellerin
Artiste en résidence * Artist in Residence

[…] c’est par le cinéma que j’ai habité imaginairement tellement de villes que je ne connaissais pas et que j’ai aujourd’hui le sentiment de mieux connaître, même si cette connaissance confine parfois à l’illusion.
Thierry Jousse dans La ville au cinéma

Que de fois avons-nous fait l’expérience d’une ville réelle par le biais de la fiction et ce, bien avant de s’y retrouver. De quelle manière le cinéma médiatise-t-il la ville et de quelle nature est l’expérience réelle que nous en faisons? De telles visions de l’imaginaire ne finissent-elles pas par altérer notre regard porté sur le monde environnant? Ces villes-personnages dont New York, Rome, Londres, Berlin et bien d’autres, devenus mythiques par le regard des Scorsese, Fellini, Hitchcock, Wenders, constituent une matière première qui, une fois détournée, propose une couche fictive renouvelée. Voici la prémisse qui a inspiré une nouvelle série photographique nourrie par un questionnement plus large sur notre fascination individuelle et collective pour la fiction.

Les œuvres de Josée Pellerin, titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en multimédia, furent présentées lors de nombreux événements au Québec, au Canada, en France et au Mexique. En 2005, elle effectuait une résidence d’artiste à Buenos Aires, Argentine et suite à ce séjour, elle publiait en 2006 aux éditions J’ai Vu un livre d’artiste intitulé Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi. Dernièrement, son travail a été présenté à la Galerie Glendon de Toronto, à la Galerie L’œuvre de l’Autre de l’Université du Québec à Chicoutimi et à la Galerie Orange de Montréal qui la représente. Elle vit et travaille à Montréal où elle enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal.

La série en cours de réalisation sera présentée dans l’espace d’exposition du Centre SAGAMIE en février 2010 et sera accompagnée d’une publication.

L’artiste remercie le Conseil des Arts et des Lettres du Québec pour son appui financier.

www.joseepellerin.com

vendredi 19 juin 2009

Daniel Corbeil


Daniel Corbeil
Artiste en résidence * Artist in Residence
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Paysage fractionné

Depuis plusieurs années, Daniel Corbeil réalise des photographies, des installations et des dispositifs de maquettes utilisant le simulacre technique comme moyen d’explorer la représentation du paysage. Préoccupé par les conséquences, sur ce dernier, des perturbations environnementales, l’artiste a récemment présenté diverses expositions qui, de façon ludique, proposaient une réflexion sur l’illusion scientifique comme moyen d’appréhender le réel.

Le projet de résidence au Centre SAGAMIE consiste en la réalisation d’une murale photographique résultant de l’assemblage de multiples fragments de photographies existantes. Ces dernières seront découpées ou déchirées en morceaux irréguliers, puis juxtaposées de façon à évoquer un paysage fictif vu depuis une perspective aérienne. Daniel Corbeil utilisera ainsi des tirages sur papier comme une matière première, fragmentée et déconstruite pour être ensuite assemblée de manière à mettre en relief les effets de texture du sol, les plans de couleur, ainsi que les compositions géométriques ou linéaires. De plus, certains fragments seront scannés, agrandis et démultipliés à l’aide du support numérique, puis réimprimés et insérés dans la murale pour accentuer les effets de perspective et engager une réflexion sur les frontières entre abstraction et figuration en matière de représentation du paysage.

Originaire de l’Abitibi-Témiscamingue, Daniel Corbeil vit et travaille à Montréal. Détenteur d’une maîtrise en art de l’Université du Québec à Montréal, l’artiste expose professionnellement depuis 1989. Récemment, son travail relatif aux effets des changements climatiques sur le paysage a fait l’objet de diverses expositions individuelles : Laboratoire climatique : nouvelles expérimentations (Musée d’art contemporain des Laurentides, 2006) ; Perspective entre ciel et terre (Galerie Thérèse Dion Art contemporain, 2006) ; Laboratoire climatique : paysages sous observation, (galeries L’Œil de Poisson et centre Vu, 2004). Les œuvres récentes de Daniel Corbeil seront présentées, pendant l’automne 2009 et l’hiver 2010, à la Galerie des arts visuels de Québec, ainsi qu’à la galerie Axe-Néo7.

L’artiste tient à remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien dans la réalisation de ce projet.

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Daniel Corbeil
Paysage fractionné (Fractured Landscape)

For a number of years, Daniel Corbeil has been producing photographs, installations, and arrangements of models using technical mock-ups as a means of portraying landscape. Concerned with the consequences on the landscape of environmental stresses, Corbeil recently presented various exhibitions that used a ludic approach to offer a reflection on scientific illusion as a means of understanding reality.

The project that Corbeil proposes to produce during his residency at the SAGAMIE Centre consists in the creation of a photographic mural grouping together numerous fragments of already existing photographs. These photographs are to be cut up or torn into irregular shapes which will then be assembled in such a way as to create a fictitious landscape as perceived from an aerial perspective. As his working material, Daniel Corbeil will be using paper prints which will be fragmented and deconstructed and ultimately arranged together to evoke the texture of the ground, the different colour patterns, and various geometrical and linear compositions. Some of the fragments will be scanned, enlarged and serially copied with the aid of digital technology, then reprinted and inserted in the mural to highlight the effects of perspective and inspire a reconsideration of the boundaries between abstract and figurative approaches to landscape art.

Born in l’Abitibi-Témiscamingue, Daniel Corbeil lives and works in Montreal. Daniel Corbeil has a Master’s degree in art from the Université du Québec à Montréal and has been exhibiting his work professionally since 1989. Recently, his work related to the effects of climate change on the landscape has been featured in individual exhibitions, most recently Laboratoire climatique: nouvelles expérimentations (Musée d’art contemporain des Laurentides, 2006), Perspective entre ciel et terre (Galerie Thérèse Dion Art contemporain, 2006), Paysages sous effet de serre (Centre d'exposition Circa, 2004), Laboratoire climatique: paysages sous observation (L’Œil de Poisson and Centre Vu, 2004). His most recent creations will be showcased during the fall of 2009 and the winter of 2010 at the Galerie des arts visuels de Québec and at the Axe-Neo7 Gallery.

The artist wishes to thank the Quebec Council for Arts and Letters for its support in this project.

vendredi 5 juin 2009

EXPOSITION Côte-des-Neiges EXHIBITION‏


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Exposition et lancement de livre à la
Maison de la Culture Côte-des-Neiges de Montréal
VERNISSAGE le vendredi 12 juin à 17h00

EXPOSITION du 12 juin au 22 août 2009

ARTISTES PRÉSENTÉS DANS L'EXPOSITION:
Marcel Blouin Catherine Bodmer Diane Borsato
Nathalie Bujold Sébastien Cliche Thomas Corriveau
Manon de Pauw François Morelli Alain Paiement
Josée Pellerin Jocelyn Phillibert Catherine Sylvain

Cette exposition de groupe présentée à la maison de la culture de Côte-des-Neiges, accompagne le lancement de l’importante publication intitulée SAGAMIE, L’IMPRIMÉ NUMÉRIQUE EN ART CONTEMPORAIN. Le Centre SAGAMIE est un centre d’artiste en art actuel, spécialisé dans la production, la diffusion et l’édition de l’art contemporain numérique, c’est-à-dire, le traitement numérique de l’image bidimentionnelle et l’impression numérique grand format. Le Centre SAGAMIE reçoit en résidence une quarantaine d’artistes par année provenant du Québec, du Canada et de l’étranger. Coédité avec les Éditions d’Art Le SABORD de Trois-Rivières, ce livre de 200 pages propose un parcours visuel à travers une sélection d’oeuvres numériques de 50 artistes ayant réalisé une résidence au Centre SAGAMIE. L’ouvrage présente ensuite une anthologie de textes théoriques de 11 auteurs reconnus dans le domaine de la recherche et du développement des nouvelles technologies. Les essais des auteurs questionnent les différentes implications des outils numériques de production sur la création en art actuel et sur la diffusion des oeuvres. Cette publication d’envergure trace donc un bilan des centaines d’artistes en résidence ayant contribués à la recherche numérique au cours des dix dernières années au Centre SAGAMIE, tout en approfondissant la réflexion théorique sur ce médium artistique en pleine émergence et s’insérant à tous les niveaux dans le travail des artistes. Ce livre de référence fera donc avancer sensiblement la compréhension de l’art numérique auprès d’un vaste public.

Cette publication est rendue possible grâce au soutien financier du CALQ et du CAC

MAR ET MER : 13 H À 19 H / JEU ET VEN : 13 H À 18 H / SAM : 13 H À 17 H OUVERT LES DIMANCHES 14 ET 21 JUIN
5290, CH. DE LA CÔTE-DES-NEIGES / INFORMATIONS : 514 872-6889 VILLE.MONTREAL.QC.CA/ACCESCULTURE,
VILLE.MONTREAL.QC.CA/CDN-NDG / MÉTRO CÔTE-DES-NEIGES

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Exhibition and Book Launch
at Montreal Côte-des-Neiges Maison de la Culture
Opening Friday, June 12, at 5:00 p.m.
Exhibition June 12 to August 22, 2009

ARTISTS FEATURED IN THE EXHIBITION:
Marcel Blouin Catherine Bodmer Diane Borsato
Nathalie Bujold Sébastien Cliche Thomas Corriveau
Manon de Pauw François Morelli Alain Paiement
Josée Pellerin Jocelyn Phillibert Catherine Sylvain

This group exhibition is being presented at the Côte-des-Neiges Maison de la culture to coincide with the launch of a major publication entitled SAGAMIE, L’IMPRIMÉ NUMÉRIQUE EN ART CONTEMPORAIN. The Centre SAGAMIE is an artists-run center specializing in the production, exhibition and publication of contemporary digital art (digital research of two-dimensional images and wide format digital printing). Each year, the Centre SAGAMIE hosts close to forty artists in residencis from Quebec, Canada and abroad. Co-published with éditions d’Art Le SABORD in Trois-Rivières, this 200-page book provides a visual overview of selected digital works by 50 artists who completed artistic residencies at the Centre SAGAMIE. This is followed by an anthology of theoretical essays by 11 authors well-known for their work in the research and development of new technologies. These texts examine the impact that advances in digital production have had on current artistic creation and on the distribution of works of art. This wide-ranging publication documents the efforts of hundreds of artists-in-residence whose work has contributed to the digital research at the Centre SAGAMIE over the last ten years, while the essays deepen the theoretical understanding of this constantly evolving art form which is being integrated at every level of artistic creation. This reference book will serve to broaden the understanding of digital art among a wider audience.

This publication was made possible with the financial support of the Quebec Council for Arts and Letters and the Canada Council for the Arts.


THUS AND WED : 13:00 TO 19:00 PM / THUR AND FRI : 13:00 TO 18:00 PM / SAT : 13:00 TO 17:00 PM
OPEN SUNDAY, JUNE 14 AND 21 / 5290, CH. DE LA CÔTE-DES-NEIGES / INFORMATIONS : 514 872-6889
VILLE.MONTREAL.QC.CA/ACCESCULTURE, VILLE.MONTREAL.QC.CA/CDN-NDG / CÔTE-DES-NEIGES MÉTRO STATION

mardi 2 juin 2009

Bertrand Carrière


Bertrand Carrière
Artiste en résidence * Artist in Residence
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L'artiste Bertrand Carrière est actuellement en résidence d'édition au Centre SAGAMIE afin de développer une publication intitulée FAÇADES ET AUTRES MURS AVEUGLES. L'auteur Philippe Baylaucq a travaillé en étroite collaboration avec l'artiste pour écrire un magnifique texte ponctué d'images poétiques:

"Murs de mots, atolls de sens dans une mer de déchirures déchaînée, une banquise d’images publicitaires fissurées, une salade de signes. Et parfois, par la grâce d’une surface ou d’un matériau, une invitation au voyage dans une contrée de contreplaqué où l’on devine dans le grain de la planche, les dunes d’un pays chaud. Échardes de ruines, parfums de Samarkande, fiel de Gaza, poussière de Beyrouth. Au tournant d’un coin de rue, un visage nous interpelle, aveuglé d’un coup de noir, couvert d’un suaire numérique; l’homme nous fixe. Non loin de là, une échelle de pierre sera la seule survivante de sa scène de déposition. Même les commerces placardés cherchent un sauveur… "

Au cours des vingt-cinq dernières années Bertrand Carrière a tissé une œuvre photographique très personnelle. Ses images poétiques tentent de donner une parole aux choses muettes, aux lieux qui disparaissent. Le travail photographique de Bertrand Carrière est caractérisé par la disponibilité du regard, une recherche de l’intime, et une capacité constante à faire surgir du visible des signes rétifs. Ses recherches se déploient en séries autour de la mémoire, de l’histoire et d’une proximité avec le cinéma. Son travail a été exposé au Québec, au Canada et en Europe. Il a déjà publié quatre livres de ses photographies aux éditions 400 coups: Témoin de l’ombre : photographies de tournage (1995), Voyage à Domicile (1997), Signes de jour (2002) et Dieppe : paysages et installations (2006) . En juillet 2002, il réalise un vaste projet installation photographique, Jubilee, où il pose 913 portraits sur la plage de Dieppe, en France. En 2004, il réalise 913, un film documentaire sur ce sujet. En 2005, il reçoit le Prix de la création en région du CALQ pour la Montérégie. Il travaille présentement sur le projet Lieux Mêmes, une série de paysages autour de sites liés à la guerre de1914-1918. Il enseigne la photographie au cégep André Laurendeau, à Montréal depuis 1992. Né en 1957 à Ottawa, il vit à Longueuil. Les œuvres de Bertrand Carrière sont représentées à Montréal par la Galerie Simon Blais, à Toronto par la Stephen Bulger Gallery et sont distribuées par l’agence VU à Paris. http://www.bertrandcarriere.com

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Based in Longueuil, Bertrand Carrière was born in Ottawa (Canada) in 1957. In the past 25 years, he has put together a large body of photographic work that is varied and personnal. Using time, memory and landscapes as starting points, he explores reality for its fictional potential and autobiographical echoes. He actively exhibits and publishes his work across Canada and in Europe. He has also worked as still photographer on a great number of films in Québec. He has published four books of his work: Témoin de l’ombre (1995); Voyage à domicile (1997); and Signes de jour (2002) and recently Dieppe : installations and landscapes with Les 400 Coups publisher. In 2003 he directed 913, his first film dealing with the memory of the Dieppe raid of 1942 and his recent photographic work in that region of France. In 2005, he was awarded Le Prix de la création en région by le Conseil des Arts et Lettres du Québec. He also teaches photography at the cégep André-Laurendeau in Montreal. His work is represented by The Stephen Bulger Gallery in Toronto and The Simon Blais Gallery in Montréal. Carrière’s work is included in many private and public collections. http://www.bertrandcarriere.com

lundi 1 juin 2009

LAURA ST.PIERRE‏


Laura St.Pierre
Artiste en résidence * Artist in Residence
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Laura St.Pierre est une artiste multidisciplinaire et une professeure d’arts visuels. Ses installations, sculptures, vidéos et dessins ont été présentés partout à travers le Canada et son travail s’est valu une couverture critique dans de nombreuses publications au pays et à l’international. Avant de compléter sa maîtrise à l’Université Concordia, St.Pierre a obtenu un baccalauréat en arts à l’Université de la Colombie-Britannique ainsi qu’un baccalauréat en beaux-arts à l’Université de l’Alberta. Elle est récipiendaire de nombreux prix et bourses d’études, de même que de bourses importantes du Conseil des arts et lettres du Québec, du Conseil des Arts du Canada et de l'Alberta Foundation for the Arts.

Il y a, à la base de la pratique artistique de St.Pierre, une exploration de la peinture au sens large, qui investit le terrain fertile où celle-ci croise les médias numériques et tridimensionnels. St.Pierre utilise le rebut comme moyen sculptural et pictural afin d’examiner le matérialisme excessif de notre société et de mettre en doute le maintien d’une culture qui se fonde sur la consommation et le jetable. Au Centre SAGAMIE, elle travaillera à un projet photographique impliquant des habitations temporaires installées dans des espaces urbains.

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Laura St.Pierre is a multi-disciplinary artist and visual arts instructor. Her installations, sculptures, photographs, videos and drawings have been exhibited throughout Canada, and her work has received critical attention in numerous national and international publications. Prior to completing her Master of Fine Arts degree at Concordia University in 2006, St.Pierre earned a B.A. at UBC and a B.F.A. at the U of A. She has been the recipient of numerous fellowships and scholarships as well as major arts grants from the Conseil des Arts et Lettres du Quebec, the Alberta Foundation for the Arts, and the Canada Council for the Arts.

At the root of St.Pierre’s practice is an exploration of painting in the expanded field, and the fertile ground where it intersects with both digital and three dimensional media. St.Pierre uses trash as a sculptural and painterly medium to examine our society’s excessive materialism and to question the sustainability of a culture predicated on consumption and disposability. At Centre SAGAMIE, she will be working on a series of photographs based on ephemeral dwellings that have been installed in urban spaces.

lundi 25 mai 2009

MANON LABRÈCQUE


Manon Labrecque
Artiste en résidence * Artist in Residence
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mon travail de création
prend ses racines dans le corps et le mouvement.

je décortique
des sujets, des états, des postures, des actions,
des mimiques et des dynamiques de mouvement.

je construis
des dispositifs de tournage pour extraire des images-sensations,
des mécanismes pour réanimer l'inerte et
des stratégies pour accéder à la vulnérabilité et à la force humaine.

Manon Labrecque a une formation en danse contemporaine et en arts visuels. Elle porte une attention toute particulière aux sensations physiques et aux mouvements. Artiste multidisciplinaire, depuis 1991, elle crée et présente des performances, des vidéos (monobandes et installations), des dessins, des sculptures et installations cinétiques. Ses oeuvres sont diffusées dans le cadre de festivals et d’expositions au Québec et à l’étranger. Présentement, Manon Labrecque vit et travaille à Montréal.

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Manon Labrecque

My creative work has its roots in the body and in movement.

I unravel subjects, states, postures, acts, guises and the dynamics of movement.

I construct mechanisms to reanimate what lies inert, film shooting techniques that imbue images with sensation, and strategies to probe human vulnerability and strength.

Manon Labrecque completed her studies in contemporary dance and visual arts. Her work focuses primarily on physical sensation and movement and, since 1991, has been multidisciplinary in approach, including performances, single-band video installations, drawing, sculpture, and kinetic installations. Her works have been presented in festivals and exhibitions in Quebec and abroad. Manon Labrecque lives and works in Montreal.

LANCEMENT / MARIE-HÉLÈNE LEBLANC / ÈVE BRETON-ROY


Débâtir la ville / Unbuilding the city
Marie-Hélène Leblanc / Ève Breton-Roy

Lancement du livre d'artiste produit par le Centre SAGAMIE
Le Mercredi 27 mai de 17h à 19h

Au Centre d'artistes AXENÉO7 de Gatineau
80, rue Hanson, Gatineau, 819-771-2122 www.axeneo7.qc.ca

Débâtir la ville / Unbuilding the city
Marie-Hélène Leblanc a écrit / Ève Breton-Roy a dessiné.
Toutes deux ont souhaité débâtir la ville.

Les artistes ont réalisé ce livre d’artistes dans le cadre d’une résidence d’édition au Centre SAGAMIE, à Alma (Québec).
Le contenu de ce livre, formé de fragments de textes et de dessins, présente à la fois la ville, une de ses habitante et leur déconstruction respective.
Débâtir la ville, c’est aussi contribuer à la lente déconstruction d’une ville constituée de buildings de papier. Ce livre comme objet singulier, s’inscrit dans un tout formé d’exemplaires empilés recréant les édifices d’une ville. Il devient strate de buildings et extrait de vie de ses habitants. En se procurant un livre, le lecteur devra donc soustraire un exemplaire à cette maquette de ville et contribuera ainsi à sa déconstruction.

Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Gatineau où elle occupe le poste de directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France.

Eve Breton Roy vit et travaille à L’Anse-Saint-Jean où elle dirige Terrain vague inc., à la fois maison d’édition de livres d’artistes et atelier de reliure artisanale. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi où elle a questionné le livre comme objet, ses caractéristiques formelles comme matérialisation de la pensée. Elle présentait en octobre 2007 "Campagne de salissage" , sa première exposition solo au centre d’artistes Espace Virtuel de Chicoutimi.

Prix spécial, sur place lors du lancement 15$

Débâtir la ville Unbuilding the city Prix/Price régulier 20$
Ève Breton-Roy Marie-Hélène Leblanc
70 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 6.25 X 6.25 po.
70 pages, colour, full text in French and English, 6.25 X 6.25 in.
ISBN 978-2-923612-09-6 2009
Prix: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

jeudi 21 mai 2009

Lancement: CARL BOUCHARD par défaut / By Default


Dans le cadre de la OFF BNL MTL
Le jeudi 21 mai 2009, à 18h
À La Banque
175 rue Roy Est, (coin Hôtel-de-Ville)
Montréal, (http://labanque.ca)


Au programme : projection de la vidéo MILLE EXCUSES de Carl Bouchard et lancement de la publication

La programmation complète de la OFF BNL MTL se retrouve sur les sites suivant:
OFF BNL MTL http://www.pavilionprojects.com/offbnlmtl
MTL ART MAP http://www.pavilionprojects.com/map
Visitez le BLOG du Centre SAGAMIE à l'adresse suivante: http://www.centresagamie.blogspot.com

par défaut / By DefaultCARL BOUCHARD
Auteur: Martin Dufrasne
106 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 8.5 X 8.5 po.
106 pages, colour, full text in French and English, 8.5 X 8.5 in.
ISBN 978-2-923612-08-9 2009
Prix / Price: 25.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.38 + tvq 0.20 = Total: $29.23

"Puisque l’exposition est une dynamique qui se joue à deux, Bouchard envisage la question de la responsabilité et, par extension, celle de la compétence, de l’aptitude et de la bonne foi, autant chez celui qui expose que chez celui qui observe. Tout comme l’affable / dramatisation, Jouer au docteur / Be A Specialist a été l’occasion de mettre en relation les mondes professionnels de la santé et de l’art. L’artiste établit un parallèle entre le sentiment de vulnérabilité et d’impuissance que suscite, dans chacun des champs d’activité, l’expérience d’être un sujet d’examen et de devoir se prêter au regard et au jugement de l’observateur." Martin Dufrasne

Carl Bouchard est né à Ville de la Baie (Québec). Depuis le début des années 1990, il a présenté plusieurs expositions personnelles et collectives au Québec, au Canada et en France. Soulignons non seulement l’investissement de cet artiste pluridisciplinaire dans la spectaculaire installation Les pleureuses -oublier par don-, présentée à l’église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier lors de la première édition de la Manif d’art de Québec (2000), mais aussi son engagement et son audace dans Jouer au docteur / Be a specialist présenté au Lieu, centre en art actuel, à Québec (2004), ainsi que l’affable / dramatisation présenté à L’écart, Lieu d’art actuel, à Rouyn-Noranda (2008). Il a réalisé huit projets d’art public et ses œuvres font partie de nombreuses collections muséales, institutionnelles et particulières au Québec. Il est président et membre fondateur du centre d’artistes Le Lobe à Chicoutimi (1993) et membre fondateur des Ateliers d’artistes TOUTTOUT à Chicoutimi (1997). À partir de 1998, il développe en parallèle avec sa pratique individuelle des projets conjoints interdisciplinaires avec l’artiste Martin Dufrasne. Photographies, installations et performances ont été présentées dans une vingtaine d’expositions et événements spéciaux au Québec, en Ontario, en France, en Colombie et au Pays de Galles.

lundi 11 mai 2009

Nathalie Levaseur


Nathalie Levasseur
Artiste en résidence * Artist in Residence
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Mémoire Tressable
Les assemblages sculpturaux de Nathalie Levasseur intègrent diverses substances d’origines végétales, animales ou minérales, confrontant l’homme à son milieu. Elle y intègre aussi, à l’occasion, la performance, la photographie et des éléments multimédias. Les photographies numériques agissent dans ses installations, comme des éléments perturbateurs, questionnant l’identité du réel dans nos vies de plus en plus virtualisées. Elle compte à son actif plusieurs expositions solos et collectives au Québec, au Canada, au Japon et en Espagne. Parmi ses réalisations, mentionnons les installations in situ Conscience et Racine (Grave, Victoriaville, 2008), Renouée, (CNE, Jonquière, 2008) et l’installation performance Au pied du mur (Maison de la culture Ahuntsic, Montréal, 2008). En 2006 elle présente Se dénaturer / Se re naturer (Gésu, Montréal, 2006) et la résidence-exposition Rites Transitoires (AdMare, Iles de la Madeleine, 2006), dont une publication a été produite en 2008. Invitée de nouveau au Japon en 2005, elle y crée la série Mémoires (Galerie Irohani, Osaka). Son travail a aussi été présenté lors du Symposium International de la Fondation Derouin (2002-3) dont elle sera à nouveau l’invitée ce printemps pour y présenter le Sentier de la Sonorité, en co-création avec l’électroaccousicien Yves Daoust. Ses projets ont reçu, à plusieurs reprises, le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

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Braiding Memory
Nathalie Levasseur’s assemblage sculptures integrate various animal, vegetable and mineral source materials that confront man directly with his environment. Her work also occasionally incorporates performance art, photography and multi-media components. The digital photographs included in her installations are intended to off-set the whole, casting doubt on the reality of our increasingly virtualized lives. Her work has been featured in solo and group exhibitions in Quebec, Canada, Japan and Spain. These include the in situ installations Conscience et Racine (Grave, Victoriaville, 2008), Renouée, (CNE, Jonquière, 2008) and the performance installation Au pied du mur (Ahuntsic Cultural Center, Montreal, 2008). In 2006, she presented Se dénaturer / Se re naturer (Gésu, Montreal, 2006) and the residency exhibition Rites Transitoires (AdMare, Iles de la Madeleine, 2006), which was subsequently published in book form in 2008. When she was invited to return to Japan in 2005, she created the Mémoires series (Irohani Gallery, Osaka). Her work was also presented at the Derouin Foundation’s International Symposium (2002-3), to which she has been invited once again this spring to presentSentier de la Sonorité, a collaborative creation with electroaccoustic music composer Yves Daoust. Her projects have, at times, benefited from the support of the Quebec Council for Arts and Letters.


mercredi 6 mai 2009

Michel Boulanger


Michel Boulanger
Artiste en résidence * Artist in Residence

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L'œuvre graphique et picturale de Michel Boulanger aborde le motif du paysage en tant que lieu privilégié des représentations mentales que l'on se fait de la nature. Le travail des surfaces réunit deux séries de dessins qui s'intéressent à l'empreinte visuelle résultant de l'activité agricole. À travers ce projet, les techniques d'imagerie de synthèses sont investies de manière à renforcer graphiquement l'aspect cartésien et construit du paysage rural, résultant de l'effort de rationalisation et de productivité de son territoire, tel qu'il se trouve modelé par la mécanisation, la culture intensive et l'élevage à grande échelle. On a qu'à penser à l'alignement des champs, l'espacement des rangs, l'aplanissement des sols facilitant le passage de la machinerie agricole, ou l'uniformité des plants en culture. Porteuse du romantisme nostalgique que l'on attribue d'emblée au genre du paysage rural, la série affiche, en contrepoint, l'artificialité d'une réalité fabriquée par les moyens de l'imagerie de synthèse.

Michel Boulanger a participé à de nombreuses expositions au Canada et à l'étranger, notamment au Royaume Unis, en France, en Espagne, aux États-Unis et au Mexique. En 2003-2004, son travail faisait l'objet d'une exposition solo au Musée d'art contemporain de Montréal. Détenteur d’une maîtrise en Arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal en 1992, ses œuvres picturales graphiques et en cinéma d'animation font partie de plusieurs collections publiques et privées dont la Banque d'oeuvres d'art du Conseil des arts du Canada, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des Beaux-Arts de Montréal, la Banque de Prêt d'oeuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec, la Banque Nationale, et la Peau de l’ours. Michel Boulanger a aussi participé au programme d’intégration d’œuvres d’art à l’architecture. Membre fondateur de la galerie B-312, il est aujourd’hui professeur à l’École des arts visuels et médiatiques de l‘Université du Québec à Montréal.

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In the graphic and pictorial work of Michel Boulanger the landscape motif provides a singular means of expressing our conceptual representations of the natural realm. Le travail des surfaces combines two series of drawings focusing on the visual impact of agricultural activity. This project employs synthetic imaging techniques to throw into graphic relief the Cartesian, artificial nature of rural landscapes where the land has been submitted to regimes of rationalization and productivity, and has been remolded by mechanization, intensive farming and large-scale livestock production. This is evidenced in the alignment of fields, the spacing of concessions, the leveling of ground to permit agricultural machinery to circulate, and the prevalence of monoculture. Through synthetic imaging, the series contrasts the nostalgic romanticism which rural landscapes typically evoke with the artificiality of man-made reality.

Michel Boulanger’s work has been featured in numerous exhibitions in Canada and abroad, including the United Kingdom, France, Spain, the United States and Mexico. In 2003-2004, he presented a solo exhibition at the Montreal Museum of Contemporary Art. He obtained his Master’s degree in Fine Arts at the Université du Québec à Montréal in 1992. His graphic, pictorial and film animation work appears in several private and public art collections including the Canada Council Art Bank, the Musée d’art contemporain de Montréal, the Musée des Beaux-Arts de Montréal, the Banque de Prêt d'oeuvres d'art collection at the Musée national des beaux-arts du Québec, the National Bank, and la Peau de l’ours. Michel Boulanger also participated in the Program to Integrate Art into Architecture. He is a founding member of the B-312 Gallery and presently teaches at the École des arts visuels et médiatiques at the Université du Québec in Montréal.

lundi 27 avril 2009

Nathalie Grimard


Nathalie Grimard
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Mon travail traite de certains aspects de la problématique proposée par les surréalistes. S’appuyant sur des théories psychanalytiques décrites par Freud, ceux-ci ont cru pouvoir mettre en lumière les ambiguïtés, les dichotomies, les étrangetés qui caractérisent le psyché humaine. Ma démarche n’en est pas une liée à une technique. Étant de la génération post-conceptuelle et minimale, je ne peux faire abstraction de cet héritage formel et théorique. C’est pourquoi, en reprenant les concepts surréalistes, j’en arrive à une esthétique et à une rhétorique différente. En effet, la logique par laquelle j’aborde le thème du rêve pourrait être qualifiée d’objective et de médicale. Je parle des qualités thérapeutiques du sommeil, de santé mentale et de psychanalyse à travers l’investigation du rêve. Sous des allures cliniques, mon travail interroge le vieillissement, la conscience du temps qui passe et la vulnérabilité.

La rupture que je crée avec les surréalistes tient à ceci : la pratique " surréaliste " sous-entend une possibilité d’un " je " (artiste) conscient, compétent dans une auto-observation analytique des différents aspects constituant sa charpente individuelle et en particulier son inconscient. Personnellement, je ne crois pas en cette capacité d’auto-analyse objective. En bref, les prétentions de mon projet artistique seraient de démontrer dans un même objet, les différents paliers de présentation/représentation des manifestations physiques, intellectuelles et des manifestations du rêve.

Nathalie Grimard est née à Sherbrooke en 1968. Elle obtient sa maîtrise en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal en 1997. Son travail est multidisciplinaire tout en privilégiant l'installation photographique. Parmi ses nombreuses expositions individuelles et collectives, soulignons Art et médecine à l’Université Bishop, Lennoxville en 2008, Vertige à la Galerie Trois points à Montréal, First aid à la Loop galery à Toronto en 2002 et Métamorphoses et clonage au Musée d’art contemporain de Montréal en 2001.

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My work is a continuing investigation of some of the issues broached by the surrealists. Inspired by the psychoanalytical theories of Sigmund Freud, the surrealists sought to emphasize the ambiguities, dichotomies and idiosyncrasies of the human psyche. My approach is not linked to any particular technique. Being part of the post-conceptual minimalist generation, I cannot abstract myself from its formal and theoretical heritage, but by effecting a return to the concepts that preoccupied the surrealists, I was able to arrive at a different aesthetic and rhetoric. Indeed, the logic I embrace in my approach to the theme of reverie could almost be described as objective and medical. I am concerned with the therapeutic qualities of sleep, with mental health and psychoanalysis through an investigation of dreams. Under clinical cover, my work is an ongoing analysis of aging, the consciousness of time passing, and vulnerability.

The break I have made with the surrealists hinges on the fact that the “surrealist” approach presupposes the possibility of a conscious “I” (the artist), capable of thorough analytical self-examination of the different facets that comprise his or her own individual framework and, in particular, his or her own subconscious. I do not personally believe that such an objective self-analytical capability exists. In short, what my art attempts to reveal is how one and the same object can be subject to divergent levels of presentation/representation of its physical and intellectual manifestations, and of its manifestations in the world of dreams.

Nathalie Grimard was born in Sherbrooke in 1968. She received her Master’s Degree in plastic arts at the Université du Québec à Montréal in 1997. Her work is multidisciplinary, with a focus on photographic composition. Her numerous individual and collective exhibitions includeArt et médecine à l’Université Bishop, Lennoxville en 2008, Vertige à la Galerie Trois points à Montréal, First aid at the Loop Gallery in Toronto in 2002 and Métamorphoses et clonage at the Montreal Museum of Contemporary Art in 2001.


mercredi 22 avril 2009

Lancement du livre de Marie-Hélène Leblanc et Ève Breton


Lancement du livre produit par le Centre SAGAMIE
Le dimanche 26 avril 2009, à 16h

Au Centre d'artiste Vaste et Vague de Carleton
774, boul. Perron, Carleton, 418-364-3123
DANS LE CADRE DE L'ÉVÉNEMENT LITTÉRAIRE LIVRES EN FÊTE
(Les activités de l'événement Livres en fête déutent à 10h.)

Débâtir la ville / Unbuilding the city
Ève Breton-Roy a dessiné.
Marie-Hélène Leblanc a écrit.
Toutes deux ont souhaité débâtir la ville.

Les artistes ont réalisé ce livre d’artistes dans le cadre d’une résidence d’édition au Centre SAGAMIE, à Alma (Québec).
Le contenu de ce livre, formé de fragments de textes et de dessins, présente à la fois la ville, une de ses habitante et leur déconstruction respective.

Marie-Hélène Leblanc vit et travaille à Gatineau où elle occupe le poste de directrice artistique du centre d’artistes Daïmõn, un centre de production en photo, vidéo et nouveaux medias. Elle s’intéresse à l’architecture, à l’habitation temporaire, aux proches et au lointain. Elle a participé en tant que commissaire et/ou artiste à une dizaine d’expositions au Québec et en France.

Eve Breton Roy vit et travaille à L’Anse-Saint-Jean où elle dirige Terrain vague inc., à la fois maison d’édition de livres d’artistes et atelier de reliure artisanale. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi où elle a questionné le livre comme objet, ses caractéristiques formelles comme matérialisation de la pensée. Elle présentait en octobre 2007 "Campagne de salissage" , sa première exposition solo au centre d’artistes Espace Virtuel de Chicoutimi.

Lancement du livre de Bruno Santerre


Bruno Santerre
Lancement du livre produit par le Centre SAGAMIE
Le samedi 25 avril 2009 à 13:30

Au Centre national d'exposition de Jonquière
4160, du Vieux Pont (Mont Jacob) Jonquière, Tél. : 418-546-2177
LORS DU VERNISSAGE DE L'EXPOSITION DE L'ARTISTE

Ce livre découle d’une résidence d’édition réalisée au Centre SAGAMIE par l’artiste Bruno Santerre de Rimouski. Ce séjour de création lui a permis de développer deux projets photographiques inédits intitulés L’Atelier en déplacement et L’Atelier en retrait, qui sont accompagnés d’un essai de Laurier Lacroix. Comme point de départ à ce projet d’édition, Santerre a travaillé dans la lumière de deux artistes qui ont, comme lui, utilisé la lumière dans leurs recherches plastiques. Il a ainsi déplacé son atelier à Paris, Amsterdam et Delft, sur les lieux où ont vécu Brancusi et Vermeer, afin d’y réaliser, dans leurs ateliers ou autour de ceux-ci, des séries de prises de vues. Afin de situer la démarche qui a mené à la création de ces nouvelles séries d’œuvres, Pierre Rannou nous entretient, en première partie de l’ouvrage, de trois expositions individuelles de Santerre, dans lesquelles les notions d’atelier et de galerie se confondent et invitent le spectateur à participer à la fabrication du regard.

vendredi 3 avril 2009

Eva Mayer

Eva Mayer
Tous les jours sont des adieux

VERNISSAGE jeudi 9 avril à 17h00 * Opening thursday, April 9, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 9 au 24 avril 2009 * Exhibition April 9 - 24, 2009
Lancement du livre, texte de Jean-François Caron
Book Launch, essay by Jean-François Caron
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RÉSIDENCE
En collaboration avec le Conseil des arts et des lettres du Québec, Langage Plus et le Centre SAGAMIE présentent un nouveau programme de Résidences internationales à Alma qui s’inscrit dans le cadre des Pépinières européennes pour jeunes artistes.

Le programme des Pépinières européennes pour jeunes artistes existe depuis dix-sept ans et est actif dans 35 pays, 110 villes et plus de 170 lieux de création partenaires. Les Pépinières se donnent comme mission de propulser les jeunes créateurs sur la scène européenne et internationale en leur proposant différents programmes basés sur un dialogue interculturel. Jusqu’à présent, plus de 800 artistes de la relève ont pu profiter du programme des Pépinières européennes et pour l’édition 2008-2009, plus d’une quarantaine de jeunes artistes réaliseront des projets dans 16 pays partenaires.

L’artiste autrichienne Eva Mayer est la première à participer à ce nouveau volet du programme à Alma. Elle a reçu une bourse du CALQ pour réaliser un séjour de trois mois et développer son projet intitulé Tous les jours sont des adieux, qui se positionne en lien avec la communauté locale.

Après avoir rencontré et tissé des relations avec une quinzaine de personnes dites du troisième âge, l’artiste a réalisé des prises de vues se situant entre la mise en scène et le documentaire, et qui lui serviront de point de départ à une recherche plastique mettant à profit les outils numériques de transformation et d’impression des images.

EXPOSITION et PUBLICATION
Le résultat de cette recherche intensive sera présenté au public lors d'une exposition solo qui aura lieu au Centre SAGAMIE du 9 au 24 avril 2009. Une publication témoignant du développement de ce projet sera également éditée par SAGAMIE Édition d’art et lancée le soir du vernissage, le jeudi 9 avril à 17h00. Le texte accompagnant les oeuvres de Mayer est de Jean-François Caron. En voici un extrait:

" Comme plusieurs artistes de la photographie, Eva Mayer se montre intéressée par les thèmes de la disparition et de la mort. Sans doute est-ce en raison des caractéristiques même de la photographie. En donnant l’impression d’extraire le modèle du temps, de l’arrêter sur le chemin de son inéluctable destin, le cliché se présente comme un simulacre d’éternité. Mais il ne s’agit bien que d’un leurre puisque la photo n’isole pas l’être : elle s’institue au mieux comme sa trace.

C’est sur cette piste que s’avançait René Char, en affirmant qu’un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves et que seules les traces font rêver. Ce qu’aborde Char, ce n’est pas seulement la poésie, mais aussi l’œuvre d’art. Suivant cette réflexion, François Soulages place la photo comme trace créant une tension vers le rêve de celui qui sera spectateur de la photo. Chez Mayer, toutefois, le rêve intervient aussi avant la prise de vue, dans le rapport privilégié qu’elle entretient avec ses modèles.

Car si la photographie est incapable de prouver en soi l’existence, se résignant à éprouver la perte de ce qu’elle représente et du mystère qui en subsiste, elle peut s’ouvrir à la fiction. La photographie ne fixe alors pas le sujet à un instant précis de son quotidien, mais le sujet rêvé à un instant de sa propre fable . Elle ne fixe pas l’être, mais elle le métamorphose, modifie son environnement, et cette transformation continue dès qu’on regarde la photo ou qu’on cherche à la raconter. " Jean-François Caron

Biographie - Eva Mayer
L’artiste autrichienne Eva Mayer est née en 1975, elle vit et travaille à Paris. Elle a étudié la scénographie à l’École Supérieure d’art dramatique Mozarteum à Salzburg (Autriche) et à l’University of Tennessee à Knoxville aux États-Unis. Elle a par la suite étudié la photographie à la School of Visual Arts de New York.

Ses œuvres ont été présentées en solo à Strasbourg, Bruxelles et Paris et dans de nombreuses expositions collectives en France, Autriche, Italie, Espagne, Portugal, Lituanie et aux États-Unis. Mentionnons entre autres les expositions: I-Brow au Los Angeles Center For Ditigal Art, l’exposition Trente au Festival photographique du Trégor en Bretagne et l’exposition Women and Mystery au Festival Kaunas Photo Days en Lituanie. Ses œuvres ont été également retenues au Salon d’art contemporain de Montrouge (Paris) en 2006, et une seconde fois en 2007. Actuellement, elle représente l’Autriche dans l’exposition itinérante Jeune Création Européenne (2007-2009). Sa prochaine exposition aura lieu en mai 2009 à Guyancourt (France).

Des séries photographiques de l’artiste ont été publiées dans plusieurs catalogues et revues spécialisés en art actuel dont Afterimage (New York), Frankfurter Rundschau (Frankfurt) et le Mois de la photographie à Paris. Eva Mayer a également réalisé une résidence d’artiste à Paliano (Italie) en 2007.

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ARTISTIC RESIDENCY
In collaboration with the Conseil des arts et des lettres du Québec (the Quebec Council for the Arts), Langage Plus and the Centre SAGAMIE are pleased to present a new International Residency Program in Alma as part of the Pépinières européennes pour jeunes artistes.

The Pépinières européennes pour jeunes artistes program has been in existence for seventeen years and is active in 35 countries, 110 cities and over 170 affiliated centers of creativity. The mission of the Pépinières is to launch the work of young creators on the European and international scene by offering a variety of programs based on intercultural dialogue. More than 800 new artists have benefited from the European Pépinières program and, in the course of the 2008-2009 edition, over forty young artists will complete projects in 16 participating countries.

The Austrian artist Eva Mayer is the first to take part in this year’s program in Alma. She was the recipient of a CALQ grant allowing her to spend three months working on her project entitled Tous les jours sont des adieux (The days are each a farewell) in close collaboration with the local community.

After meeting with more than a dozen senior citizens and taking the time to establish close ties with them, the artist used them as subjects in a series of photographs combining the immediacy of documentary with designed arrangements. The latest digital imaging technology was then used to extend and transform the photographic compositions.

EXHIBITION and PUBLICATION
The public is invited to see the results of this intense experimentation at the solo exhibition being presented at the Centre SAGAMIE, from April 9 to 24, 2009. SAGAMIE Édition d’art have also published a book which traces the evolution of this project and which will be launched on the opening night of the exhibition, Thursday, April 9, at 5:00 pm. The text which accompanies Mayer’s work is written by Jean-François Caron. The following is an excerpt from that book:

“Like many photographic artists, Eva Mayer is interested in the themes of death and disappearance. This may be due to the nature of photography itself. By appearing to extract a subject from the passage of time and immobilising it on the path of ineluctable destiny, the photograph seems to simulate eternity. But this is only an illusion because the photograph does not in fact capture the being of the subject but, rather, a trace that the subject has left behind.

This is how the poet René Char approached his work, claiming that the poet must leave behind only the traces of his passing, not the evidence and only traces allow us to dream. What Char is describing here is not only poetry, but any work of art. Taking this idea a step further, François Soulages sees in the photograph the tension created between the traces left by a subject and the spectator’s reverie. For Mayer, however, the dream exists before the picture is even taken, permeating the special relationship she establishes with her subjects.

Although photography may be incapable of furnishing the proof of existence per se and must content itself with an acknowledgement of the disappearance of what it sets out to represent and with the residual mystery, it remains nevertheless open to the limitless possibilities of fiction. Seen in this light, photography does not capture the subject at a particular instant among many in a nondescript daily routine, but rather it reveals the subject as the subject imagines himself to be at a certain point in his own fable. It does not capture being itself, but rather the transformations of being, modifying its environment, and this metamorphosis is on-going as one continues to look at the photograph and attempts to put it into words.” Jean-François Caron

Bio - Eva Mayer
The Austrian artist Eva Mayer was born in 1975 and presently resides and works in Paris. She studied stage design at the Salzburg Academy of Music and Performing Arts Mozarteum (Austria) and at the University of Tennessee in Knoxville, in the United States. She then went on to study photography at the School of Visual Arts in New York.

Her work has been featured in solo exhibitions in Strasbourg, Brussels and Paris, and as part of collective exhibitions in France, Austria, Italy, Spain, Portugal, Lithuania and the United States. These exhibitions include, among others: I-Brow at the Los Angeles Center For Digital Art, the Trente exhibition at the Summer Photographic Festival in Trégor, France, and Women and Mystery at the Festival Kaunas Photo Days in Lithuania. Her work was also exhibited at the Salon d’art contemporain de Montrouge (Paris) in 2006, and once again in 2007. She is presently representing Austria in the Jeune Création Européenne (2007-2009) traveling exhibition. Her next exhibition will be held in May 2009 in Guyancourt (France).

Series of photographs taken by this artist have been published in several contemporary art catalogues and journals including Afterimage (New York), Frankfurter Rundschau (Frankfurt) and le Mois de la photographie in Paris. Eva Mayer was also artist in residence in Paliano (Italy) in 2007.

mardi 17 mars 2009

Bruno Santerre


Bruno Santerre
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Récemment, je suis allé vivre et travailler dans la lumière de deux artistes qui ont, comme moi, utilisé la lumière dans leurs recherches. J’ai donc déplacé mon atelier sur les lieux où ont vécu Brancusi et Vermeer. J’ai réalisé dans, ou autour des ateliers de ces artistes, une série de photographies qui sont devenues le point de départ d’un projet d’édition. Durant ce deuxième séjour au Centre SAGAMIE, je souhaite compléter un livre d’artiste qui témoignera, entre autres, des observations, réflexions et expérimentations menées au cours de mon voyage. On retrouvera dans ce livre, en plus d’un bref retour sur un cycle de trois expositions récentes, un projet photographique inédit, L’Atelier en déplacement, ainsi qu’une série de photographies de l’intérieur de mon atelier et des objets qui l’habitent, L’Atelier en retrait. Des essais de deux auteurs, Laurier Lacroix et Pierre Rannou, complèteront l’ouvrage. Je profiterai également de cette résidence pour travailler sur une série d'images de grand format, issues du même projet photographique et destinées à mes deux prochaines expositions, au Centre national d’exposition de Jonquière (26 avril - 28 juin 2009) et au Centre d’artiste Vaste et Vague, à Carleton (6 - 27 juin 2009).

Bruno Santerre vit et travaille à Rimouski (Québec). Parmi ses expositions individuelles récentes, notons Dans la lumière de l’atelier (nuages et ombres blanches), chez Circa, Montréal (2007); Dans la lumière de l’atelier, tracer le rebord des nuages, chez Plein sud, Longueuil (2006); Dans l'atelier de Palomar, chez Occurrence, Montréal (2004); Voir, savoir et croire, (avec Laurie Walker) au Musée régional de Rimouski (1997). Depuis 1982, il a participé à de nombreuses expositions collectives en France et au Canada et il a été reçu comme artiste en résidence à la Villa Arson, Nice (France) et au Centro internazionale di sperimentationi artistiche à Boissano (Italie). Récipiendaire en 2008 du Prix à la création artistique (région Bas-Saint-Laurent) du Conseil des arts et des lettres du Québec, Bruno Santerre a réalisé plusieurs œuvres d'intégration à l'architecture au Québec. Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées au Canada.

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Recently, I went to live and work "in the light" of two artists who, like me, have light in their artistic research. I therefore “moved” my studio to the locations where Brancusi and Vermeer lived. In and around these artists' studios, I made a series of photographs that became the point of departure for a publishing project. During this second stay at the SAGAMIE Centre, I wish to complete an artist's book that records, among other things, the observations, reflections, and experiments undertaken during my trip. The book will contain a brief overview of a cycle of three recent exhibitions, a new photographic project, L’Atelier en déplacement (Studio in Motion), and a series of photographs of the inside of my studio and the objects in it, L’Atelier en retrait (Studio in Retreat), as well as essays by Laurier Lacroix and Pierre Rannou. I will also take advantage of this residency to work on a serie of large-format images from the same photographic project to be used in my next two exhibitions, at the Centre national d’exposition de Jonquière (26 April-28 June 2009) and the Centre d’artiste Vaste et Vague, in Carleton (6-27 June 2009).

Bruno Santerre lives and works in Rimouski, Quebec. His recent solo exhibitions include Dans la lumière de l’atelier (nuages et ombres blanches), at Circa, Montreal (2007); Dans la lumière de l’atelier, tracer le rebord des nuages, at Plein sud, Longueuil (2006); Dans l'atelier de Palomar, at Occurrence, Montreal (2004); and Voir, savoir et croire (with Laurie Walker) at the Musée régional de Rimouski (1997). Since 1982, Santerre has participated in many group exhibitions in France et au Canada, and he has been artist in residence at Villa Arson, Nice, France, and the Centro internazionale di sperimentationi artistiche in Boissano, Italy. In 2008, Santerre received the Prix à la création artistique (Bas-Saint-Laurent region) from the Conseil des arts et des lettres du Québec, and he has produced a number of artworks integrated with architecture in Quebec. His works are in numerous public and private collections in Canada.

mardi 10 mars 2009

Sylvaine Chassay

Machines à rêver 01 : À quoi la banlieue rêve-t-elle ? (éléments de l'installation), 2007

Sylvaine Chassay
Artiste en résidence * Artist in Residence

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Mon travail artistique questionne les nouvelles formes de communication, les relations entre individus et les rapports identitaires. Ces préoccupations m’ont longtemps fait adopter une démarche proche de l’anthropologie, ancrant le sujet à même le contexte d’intervention, dans ses caractéristiques géographiques, historiques et socio-culturelles. Aujourd’hui, la rencontre et l’échange constituent les points de départ de l’œuvre et déterminent les orientations qu’elle va prendre. Je développe actuellement un dispositif interactif composé de trames fictionnelles créées à partir de mes rencontres avec des internautes sur les réseaux sociaux du Web. Entremêlant la fiction et la réalité, les images et les bandes sonores de cette installation low tech associeront des éléments glanés sur le Web, mis en ligne par les internautes ou produits par mes soins. Le spectateur sera invité à déambuler parmi ces univers et, éventuellement, à en influer le cours.

Sylvaine Chassay vit et travaille à Montréal. Elle développe depuis plus de 15 ans un art relationnel, interactif et social inspiré des nouvelles technologies et de leur esthétique. Détentrice d’un baccalauréat en arts visuels (UQAM) et d’un DEA Hypermédia (Université Paris 8), son travail a été présenté dans plusieurs pays, dont l’Angleterre, la France, le Canada et le Japon. Elle est présidente du centre d’artistes Praxis art actuel à Sainte-Thérèse. Lors de sa résidence au Centre SAGAMIE, elle effectuera des recherches en lien avec sa prochaine installation qui sera présentée en 2010 au Musée d’art contemporain des Laurentides.

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In my artwork, I investigate new forms of communication, relations among individuals, and identitary relationships. For a long time, these concerns have led me to adopt an approach resembling anthropology, anchoring the subject within the context of intervention in its geographic, historical, and socio-cultural characteristics. Today, encounter and exchange constitute points of departure for my work and determine its orientations. I am currently developing an interactive installation composed of fictional frameworks created from my encounters with Internet users on Web social networks. Intermingling fiction and reality, the images and soundtracks in this low-tech installation will bring together elements gleaned from the Web, put on line by Internet users or produced by me. The viewer will be invited to stroll through this world and, eventually, to influence its course.

Sylvaine Chassay lives and works in Montreal. For more than 15 years, she has been developing relational, interactive, social artworks inspired by new technologies and their aesthetic. She holds a bachelor's degree in visual arts (UQAM) and a DEA Hypermedia (Université Paris 8), and her work has been presented in a number of countries, including England, France, Canada, and Japan. She is president of the Praxis art actuel artist-run centre in Sainte-Thérèse. During her residency at Sagamie, she will conduct research related to her next installation, to be presented in 2010 at the Musée d’art contemporain des Laurentides.

mercredi 4 mars 2009

Martin Beauregard


Martin Beauregard
Artiste en résidence * Artist in Residence

English to follow

L’artiste s’interroge sur les imbrications possibles entre le récit factuel et le récit de fiction. Les propositions formelles développées - vidéographiques et photographiques - explorent ce terrain où la fiction et le documentaire biographique se confondent. À titre d’exemple, Soapoperation (2005) est tirée d’un séjour dans un hôpital bordelais lors duquel il subit une intervention chirurgicale en mars 2004. Elle présente une scène tournée dans le bloc opératoire et un dialogue avec son amoureuse à son réveil de l’anesthésie, ces échanges sont romancés à la Soap opera, la vie se relâche à travers une image, un cliché, sur une trame fictionnelle à peine décalquée de la réalité. La vidéo Playing with deady Daddy, présente aussi ce travail du " vrai et du joué ", tournée lors des funérailles de son père - le 13 août 2003 - où parents se rassemblent, rendent hommage au défunt, le voient et le touchent pour la dernière fois. Il a répété ce contact avec son père défunt posé dans son cercueil devant la caméra, comme on fait plusieurs prises d’une même scène au cinéma.

Dans le cadre du projet de résidence au Centre SAGAMIE, l'artiste réalisera une série de photographies qui confronte la figure mythique du cow-boy - produite par l’industrie cinématographique - à la vie modeste d’un vieil homme (son grand-père) âgé de quatre-vingt-huit ans. Le vieil homme est photographié dans un cimetière de voitures et un Ciné-parc abandonné.

Martin Beauregard vit et travaille à Montréal. Il est diplômé de l’École des Beaux-arts de Bordeaux en France (2004). Son travail a depuis été présenté dans une dizaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger dont L’œil de poisson (Québec) Location One (New York), Tin Box (Bordeaux), et collectives dont au CAPC Musée des Beaux-Art de Bordeaux (Bordeaux), Luxe Gallery (New York), Asahi Art Square (Tokyo). Son travail figure dans la collection Prêts d'oeuvres d'art du Musée national des beaux-arts du Québec. Il est actuellement au doctorat à l’Université du Québec à Montréal et l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne à Paris.

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Martin Beauregard investigates the possible overlaps between factual stories and fictional stories. The formal propositions that he develops - videographic and photographic - explore the terrain where biographical fiction and documentary become confused. From example, Soapoperation (2005) is taken from a stay in a hospital in Bordeaux, where he had surgery in March 2004. It presents a scene shot on the operating table and a conversation with his lover when he awoke from anaesthesia in a romantic "soap opera" style; life is released through an image, a snapshot, a fictional plot traced almost on reality. The video Playing with Deady Daddy also presents "truth and play-acting," shot during his father's funeral - August 13, 2003 - where relatives gathered, paid tribute to the deceased, and saw and touched him for the last time. Beauregard rehearsed this contact with his deceased father lying in his coffin for the camera, as if he were performing repeated takes for a scene in a movie.

For his residency project at SAGAMIE Center, Beauregard will produce a series of photographs that contrast the mythic figure of the cowboy - produced by the movie industry - with the modest life of an 88-year-old man (his grandfather). The old man is photographed in a car junkyard and an abandoned drive-in.

Martin Beauregard lives and works Montréal. He is a graduate of the École des Beaux-arts de Bordeaux in France (2004). His work has been presented in solo exhibitions in Canada and abroad, including at L’œil de poisson (Quebec City), Location One (New York), and Tin Box (Bordeaux), and in group shows, including CAPC Musée des Beaux-Arts de Bordeaux (Bordeaux), Luxe Gallery (New York), and Asahi Art Square (Tokyo). His work is in the art loan collection of the Musée national des beaux-arts du Québec. He is currently studying for his doctorate at the Université du Québec à Montréal and Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne in Paris.