lundi 15 juin 2015

Hélène Rochette


Hélène Rochette
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

J’explore la nature première des matériaux. Préoccupée par la vérité des choses, je choisis la matière pour ses propriétés chimique et physique. Dans mon processus de création, j’exploite l’ambiguïté issue du rapprochement et de la synthèse de formes connues. Je privilégie la simplification formelle que j’associe à certains modes  de fabrication par addition et accumulation afin d’élaborer des systèmes de densité qui font écho à la terre et à la société actuelle.

Mes œuvres picturales sont celles d’un sculpteur qui exploite le médium et son support comme des matériaux en cherchant les opportunités de leurs associations. Mes sculptures sont des ensembles organisés où la couleur, le caractère graphique et texturé des surfaces ainsi que l’assemblage mécanique génèrent une expérience de la matière, de la forme et de l’espace.

Hélène Rochette est active sur la scène des arts visuels du Québec depuis plus de trente ans. Boursière du  Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, elle a réalisé plusieurs expositions individuelles et collectives, dont l’installation sonore « Les terriers autres territoires » présentée pour la première fois à Montréal Art Souterrain de l’édition 2012. Elle a réalisé plus de vingt-cinq œuvres d’art public, dont Les fluides au Métro Montmorency à Laval en 2007, Plonger pour la promenade Samuel-de-Champlain en 2008 et Les Hautes herbes en 2013 au CSSS de Lévis. Ses œuvres font partie de la Collection Prêt d’œuvres d’art du MNBAQ, de la collection Loto-Québec et  de plusieurs collections privées.

http://www.helenerochette.com/


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Hélène Rochette
Artist in Residence


Playful and/or poetic, my works are spaces where I explore the essence of materials. Enthralled by the truth of things (Truth: “knowledge consistent with reality, nature of what really exists and is such as it appears”. Larousse dictionary) I choose the material for its chemical and physical properties. In my creative process, I give priority to the formal refinement and stylization that I associate to some manufacturing processes using addition and accumulation. I create density systems which echo Earth and today's society.

My drawings and paintings are those of the sculptress who harnesses the color medium and its support as materials by looking for opportunities to associate them. My sculptures, sculptural installations, and monumental works – most often inspired by organic shapes – are organized structures where the color, the textured and graphical aspect of surfaces, as well as the mechanical set-up, generate an experience of matter, form, and space.

Hélène Rochette has been involved in the Quebec visual arts scene for over thirty years. She has received grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts, and has displayed her works in solo and group shows, notably Les terriers autres territoires which premiered at the 2012 edition of Montréal Art Souterrain. She has created over twenty five public art works, such as Les fluides (2007) at the Montmorency metro station in Laval, Plonger (2008) at the Samuel-de-Champlain promenade and Les hautes herbes (2013) at the Lévis CSSS. Her works are part of the Prêt d’oeuvres d’art collection of the Musée national des beaux-arts du Québec, the Loto-Québec collection and several private collections.

http://www.helenerochette.com/

lundi 8 juin 2015

Marie-Eve Beaulieu



Marie-Eve Beaulieu
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Dans mes recherches picturales, je souhaite explorer les thèmes de l’écriture, de l’interférence et de la censure par la répétition de signes, de motifs, qui se juxtaposent, s’entremêlent et se contaminent. Parfois, je réalise de courtes séries de tableaux aux interventions minimales, d’autres fois les accumulations et les restes de peinture envahissent complètement l'espace. Peu importe l’approche privilégiée, le geste est au cœur de mon processus créatif. Dans un environnement où nous sommes constamment sollicités, interrompus et où la distraction, au quotidien, est omniprésente, les disciplines de la peinture et de l’estampe exigent un temps d’arrêt, un questionnement sur nos choix, en tant qu’artiste mais aussi comme citoyen. Comme différentes interfaces, mes projets s’enracinent dans cette réalité, et sont caractérisés autant par le multiple que par la disparité.


Marie-Eve Beaulieu a toujours pensé que la peinture avait un pouvoir magique : être le reflet, parfois dur, de ce que nous sommes. C’est pourquoi elle tourne autour, l’observe, la scrute, la touche, la renverse, la rejette bien souvent, dans une relation amour-haine viscérale. En parallèle, elle fait aussi des choses sérieuses : une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM (2014) et des expositions dans quelques galeries de Montréal. Elle gagne aussi de vrais prix : la Bourse Sylvie et Simon Blais pour la relève en arts visuels (2013) et la Bourse McAbbie en peinture (2005). Depuis 2012, elle emprunte Un tunnel transatlantique pour se rendre de Montréal à Leipzig (Allemagne) pour un ambitieux projet d’échange avec des artistes des deux pays. Originaire de Baie-Comeau et vivant à Montréal, elle est représentée par la Galerie Simon Blais.

http://www.marieevebeaulieu.com/


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Marie-Eve Beaulieu
Artist in Residence


In my pictorial research I explore themes of writing, interference and censorship through the repetition of juxtaposed, intertwined and comingled signs and motifs. Sometimes, I create brief painting series with minimal interventions, at other times the accumulations and leftover paint completely overtake the space. Regardless of the chosen approach, the gesture is at the heart of the creative process. In an environment in which we are constantly being bombarded by information and interrupted, and in which everyday distraction is omnipresent, painting and printmaking act as a brake, a slowing down, a means to question our choices, both as an artist and as a citizen. Like various interfaces, my projects are rooted in this reality and they are characterized both by their multiplicity and disparity.

Marie-Eve Beaulieu has always thought that painting has a magical power: to be, the sometimes harsh, reflection of what we are. This is why she explores its contours, observes it, scrutinizes, touches, turns it upside down, and quite often, rejects it in a visceral love-hate relationship. Alongside this practice, she also does serious things: an MFA at Université du Québec à Montréal (2014) and exhibitions in several Montreal galleries. She has also won real prizes: the Sylvie and Simon Blais Award for Emerging Visual Artists (2013) and the McAbbie award for Excellence in Painting (2015). Since 2012, she has made use of a Transatlantic tunnel (Un tunnel transatlantique) to travel from Montreal to Leipzig (Germany) as part of an ambitious exchange project with artists from Canada and Germany. Originally from Baie Comeau, she now lives in Montreal. She is represented by the Galerie Simon Blais.

http://www.marieevebeaulieu.com/

lundi 25 mai 2015

Mana Rouholamini


Mana Rouholamini
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je constate que l’idée que je me fais du monde, à l’instar de mon identité ou mes identités, est en grande partie basée sur les langues à travers lesquelles je pense un sujet. Elle dépend beaucoup moins de l’endroit d’où je viens ou le pays dans lequel je vis. J’examine les sujets ou les idées qui m’intriguent par le prisme du langage et j’exploite celui-ci et l’association des mots pour examiner le « sens » dans cet espace qu’est la croisée des langues différentes.

Le travail de Mana Rouholamini porte sur les mots et les langues. Elle possède une maîtrise en beaux-arts de l’Université York et un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Azad à Téhéran, en Iran. L’artiste tient à remercier le Conseil des arts de l’Ontario, un organisme du gouvernement de l’Ontario, de son aide financière.

http://manarouholamini.com/


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Mana Rouholamini
Artist in Residence


I have come to realize that the way I understand the world around me, as well as my identity (or identities), is largely based on the languages through which I think about a subject; and much less dependent on the place I come from or where I live. I examine the subjects that intrigue me through the prism of language and I explore language and the association of different words to examine ‘meaning’ in the space that is at the intersection of different languages

Mana Rouholamini’s work deals with words and languages. She received her MFA from York University and her BFA from Azad University in Tehran, Iran. The artist would like to acknowledge funding support from the Ontario Arts Council, an agency of the Government of Ontario.

http://manarouholamini.com/


IMAGE:
Aurora
Inkjet print on Epson paper, 122×81cm (48"×32"), 2012.
Impression au jet d’encre sur papier Epson, 122×81cm (48”×32”), 2012.

mardi 19 mai 2015

EXPOSITION TABLE MISE

 
TABLE MISE

IMMERSION EN ZONE OCCUPÉE

 

21 MAI AU 26 JUIN 2015

VERNISSAGE jeudi 21 mai à 17h

 



PAULA ARRIAGADA

CARLOS VERDIN BARBA

CATHERINE BOIVIN

LAURIE GIRARD

SARA LÉTOURNEAU

MAGALI BARIBEAU-MARCHAND

PIERROT NÉRON



Présentée par les participants du projet Immersion en Zone Occupée, l’exposition événementielle TABLE MISE finalise une résidence artistique de six mois effectuée par sept artistes de la relève, dont cinq sont originaires de la région et deux issus de l’immigration. Mis sur pied par Zone Occupée et Portes ouvertes sur le Lac, le projet se déploie en plusieurs volets (publication, capsules vidéo, diffusion sur le web et dans la revue Zone Occupée et expositions). Les artistes, Carlos Verdin Barba (Mexique), Catherine Boivin (Alma), Paula Arriagada (Équateur), Sara Létourneau (Chicoutimi), Magali Baribeau-Marchand (Chicoutimi), Laurie Girard (Chicoutimi) et Pierrot Néron (Jonquière), travaillent dans différentes disciplines comme les arts visuels, le cinéma-vidéo, le textile, la chanson, la photographie et les arts du cirque. Cette exposition fait suite à TABULA RASA qui a été présentée à la Galerie du Collège d’Alma.



Le vernissage évolutif réunissant les œuvres des artistes aura lieu le jeudi 21 mai 2015 à Alma à 17 h, au Centre SAGAMIE, pour se poursuivre à Langage Plus à 18 h 30, par un volet performatif et musical.



•          Exposition de fin de résidence au Centre SAGAMIE

•          Performances à Langage Plus
 
•          Lancement de huit catalogues d’artistes dans la collection IMMERSION (artistes du projet)

•          Lancement de la revue Zone Occupée #9

•          Série de capsules vidéo réalisées par le cinéaste Philippe Boily (artistes du projet)



Entrée libre !


 crédit photo : Philippe Boily

lundi 11 mai 2015

Meredith Snider

Meredith Snider
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Le quotidien constitue le corpus principal de l'expérience du corps social et je perçois une multitude de perspectives permettant de les explorer. Avec humour et sincérité, mon travail interroge l'importance accordée par notre culture aux objets ou aux gestes du quotidien. Pour répondre aux stimuli propres à l'environnement, j'ai recours aux techniques de l'improvisation.

Intriguée par les relations réciproques existant entre le paysage et le soi, j'interpelle l'interaction psychogéographique du lieu et de l'espace, ainsi que l’expérience du quotidien. Au cœur de cette interaction, le poétique et le politique coexistent à travers une relation subtile. Dans ma pratique, j'étudie divers concepts relatifs à la spécificité du lieu, au quotidien, au banal, la relation entre pouvoir et corps sexué, ainsi que la manifestation de l'échec – ou le moment où l'échec devient significatif.

Mes œuvres récentes associent la sculpture et la photographie. Je cherche ainsi à prêter une nouvelle dimension aux limites physiques séparant la représentation de l'état d'objet. L’image illustré ci-dessus, par exemple, est à la fois une photographie et une sculpture. L’œuvre représente un bouquet de mariée acheté usagé enchâssé dans plâtre. La photographie met en relief divers détails relatifs à la forme et à la surface de l'objet, de manière à orienter le regard vers ses formes, ses courbes, ses fissures, sa texture, et à le tourner vers la relation complexe formée par le couple maison et corps féminin. En d'autres termes, les photos font appel à une imagerie et un symbolisme éloquents par leur personnification du politique et du personnel.

Depuis qu'elle a terminé sa maîtrise en beaux-arts à l'Université d'Ottawa en 2013, la région d'Ottawa et de Gatineau est devenue le lieu de résidence permanent de Meredith Snider. À titre d'artiste interdisciplinaire, elle prend part aux festivals médiatiques nationales et internationales, aux expositions et aux résidences d’artistes. Cofondatrice et Directrice de PDA Projects, elle est également chargée de cours à l'Université d'Ottawa. L'artiste tient à remercier le Conseil des Arts de l'Ontario pour son soutien.

page facebook de l'artiste


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Meredith Snider
Artist in Residence


The everyday forms the bulk of the social body’s experiences and I see ample opportunity to investigate how we navigate through it. With humour and sincerity I question the value that we as a culture place upon common objects or actions. Moreover, I use improvisation as a technique to respond to the stimulus of an environment.

Curious about the reciprocal relationship between landscape and self, I play with the notion that place and space form a psychogeographical interaction and experience of the everyday and that within this interaction there is a subtle interplay between the poetic and the political. In my practice, I explore concepts related to site-specificity, the everyday, the mundane, the relationship between power and the gendered body, and the occurrence of failure – or at least when failure becomes meaningful.

In my most recent body of work, I pair sculpture with photography to complicate the physical boundaries between representation and objecthood. For example, the image pictured above is both a photograph and a sculpture depicting a monumental plaster encased bridal bouquet that I purchased second-hand. The photograph highlights details of the form and surface in order to draw attention to the shapes, curves, crevices and texture of the object as well as the complicated relationship between home and the feminist body. In other words, the photos embrace powerful imagery and symbolism through their embodiment of the political and the personal.

Since completing her MFA at the University of Ottawa in 2013, Meredith Snider now calls the Ottawa/Gatineau region home. As an inter-disciplinary artist she participates in national and international media festivals, residencies and exhibitions. She is the co-founder and Director of PDA Projects and a sessional instructor at the University of Ottawa. The artist gratefully acknowledges the support of the Ontario Arts Council.

artist facebook page

mardi 5 mai 2015

Annie Descôteaux


Annie Descôteaux
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon travail repose sur le collage. Je découpe au ciseau et j'assemble mes compositions à partir de cartons de couleur. Cela répond à mon besoin de reproduire les aplats que j'affectionne en peinture.

De ce procédé naissent des images qui évoquent le bricolage, mais rapidement les jolies compositions détrompent. Dans mes découpages, un monde artificiel se déploie et me permet de questionner celui dans lequel je vis.

La nature que l'on domestique, la nourriture que l'on apprête et les objets que l'on façonne m'ont toujours semblé mener à des coutumes bien étranges, qui servent de point de départ à la construction de scénarios aux contours stylisés. Mais ne soyons pas dupes : il y a toujours une pièce d'ébréchée dans le service de porcelaine. Les banquets volent en éclats et les étagères surchargées cèdent sous le poids de plantes en pots.

Dans un monde où l'obsolescence est programmée, les objets se cassent, se défilent, nous jouent des tours.

Originaire de Québec, Annie Descôteaux vit et travaille à Montréal. Titulaire d'un baccalauréat en arts visuels de l'Université Concordia, elle a présenté ses oeuvres en solo à L'OEil de poisson (2015) et à Axenéo7 (2012). De plus, elle a pris part à de nombreux évènements collectifs dont Stations, People, Eat, Drink de la Parisian Laundry (2014) et Champs amical à Occurrence (2014). Récipiendaire de bourses de recherche et création du Conseil des arts du Canada (2010) et du Conseil des arts et des lettres du Québec (2009), elle s'intéresse à la valeur narrative inoculée aux objets du quotidien ainsi qu'à leur obsolescence programmée.

http://www.anniedescoteaux.com


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Annie Descôteaux
Artist in Residence


My work is based on collage. I make scissor cut-outs and assemble my compositions using coloured cardboard. This resonates with my desire to recreate the colour surfaces I am fond of in painting.

This process results in images which evoke craft activities, but the pretty compositions quickly reveal another dimension. In my cut-outs an artificial world opens up, a world which allows me to question the one I live in.

I’ve always viewed the nature that we domesticate, the food we prepare and the objects we fashion as leading to somewhat strange customs, ones which serve as a starting point for the development of stylized scenarios. But let us not be fooled: there is always a chipped piece in the porcelain dinner service. Banquets are shattered and the overloaded shelves cave in under the weight of the potted plans. In a world of planned obsolescence, objects break, slip away and play tricks on us.

Originally from Quebec City, Annie Descôteaux lives and works Montreal. She holds a BFA from Concordia University and has had presented her work in solo shows at L’Œil de poisson (2015) and Axenéo7 (2012). Moreover, she has participated in many group events such as Stations, People, Eat, Drink at the Parisian Laundry (2014) and Champs amical at Occurrence (2014). She has been awarded grants by the Canada Council for the Arts (2010) and the Conseil des arts et des lettres du Québec (2009). Her work focuses on the storytelling potential instilled in everyday objects as well as their programmed obsolescence.

http://www.anniedescoteaux.com

lundi 27 avril 2015

Karilee Fuglem


Karilee Fuglem
Artiste en résidence / Artist in Residence 

(English follows)

Voir ce qui est toujours là. Ici, où nous sommes, présents, regardant. Comme le font nos caméras, nous voyons la lumière réfléchir de toutes les surfaces devant nous, mais nos propres couches poreuses absorbent cette lumière et nous la ressentons. Les photographies sont également des surfaces qui nous renvoient notre réflexion, mais si nous nous déplaçons légèrement, elles nous ramènent au monde immédiat des autres surfaces brillantes; des mouvements subtils, des volutes presque imperceptibles qu’un souffle lance à la dérive. Là où nous sommes, c’est un mouvement de tous les instants, insaisissable, mais qui vaut toute l’attention qu’on lui voue, justement pour le saisir.

Karilee Fuglem est une montréalaise originaire de la Colombie-Britannique. Sa production prend plusieurs formes, dont le dessin, la photographie, l’écriture, le livre d’artiste et les installations spatiales, celles-ci souvent fabriquées avec des matériaux quasiment imperceptibles. Ses œuvres ont été présentées dans des expositions individuelles et collectives à travers le Canada et figurent dans des collections privées et publiques. Finaliste pour le Prix Louis-Comptois de Montréal en 2010, Karilee Fuglem est représentée par la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain, où elle présente régulièrement des expositions depuis 2002.

http://www.karileefuglem.com


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Karilee Fuglem
Artist in Residence 

See what is always here. Right here, where we are; present, looking. Like our cameras we see light reflecting off all the surfaces in front of us, but our own porous layers absorb that light, and this, we feel. The photographs are also surfaces reflecting us back to ourselves, but step aside a little and they return us to the immediate world of other shiny surfaces, subtle movements, almost imperceptible wisps of things set adrift with the slightest breath. Here where we are, everything is in constant motion— ungraspable -- but worth every scrap of attention we give, trying to do just that.

Karilee Fuglem is a Montrealer with roots in British Columbia. Her artwork takes the form of drawing, photography, writing and artist books, along with spatial installations often made with barely perceptible materials. It has been presented in solo and group exhibitions across Canada, and is part of public and private collections. A finalist for Montreal's Prix Louis-Comtois in 2010, Fuglem is represented by Pierre-François Ouellette art contemporain, where she has exhibited regularly since 2002.

http://www.karileefuglem.com

lundi 20 avril 2015

Veronika Horlik



Veronika Horlik  
Artiste en résidence / Artist in Residence 
(English follows)

Confronté par l'assaut sur la forêt boréale, on découvre aussi la forêt.

Mes céramiques sculpturales s’inspirent de mon expérience de travail en reboisement dans le Nord canadien. Les images de matières organiques calcinées proviennent de paysages forestiers appelés « burns » : terres doublement dévastées soumises à la coupe d’arbres et ensuite au feu de forêt. Dans ces terrains de sylviculture brûlés, jonchés de débris d’arbres nommés « slash », l’incursion industrielle côtoie les forces et la beauté de la nature.

L’œuvre PROUNS(SLASH) est inspirée par les paysages canadiens de reboisement, par le jeu vidéo japonais Katamari Damacy, et présente une juxtaposition de médiums bi et tridimensionnels. En forçant une relation entre objet et image, mon travail joue sur notre compréhension de l’objet quand il se retrouve en relation contiguë avec une représentation bidimensionnelle.

La légende de Katamari Damacy raconte l’histoire d’un prince qui tente de reconstruire les étoiles de l’Univers, accidentellement anéanties par son père le Roi de tout le Cosmos.  Pour se faire, le prince roule des boules nommées Katamari qui ramassent tout objet sur leur passage. Plus les boules accumulent d’objets, plus elles grossissent. Quand une boule est suffisamment grande, elle est lancée dans l'espace et se transforme en une nouvelle étoile.

Veronika Horlik est une artiste montréalaise qui partage son temps entre sa pratique artistique, l’enseignement en arts visuels/céramique au Cégep John Abbott et en Art Education à l’université McGill. De 1995 à 2008, elle a aussi travaillé en reboisement pour l'industrie de sylviculture.



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Veronika Horlik 
Artist in Residence 

Confronted by the assault on the Boreal forest, you also discover the forest.

My sculptural ceramic practice draws on my experience working in reforestation in the Canadian North. The images and representations of charred organic material are derived from forest landscapes called burns : twice devastated land subjected to deforestation and then subsequently to forest fire.  In these vast burned sylviculture sites, mechanical incursions mix with the strength and beauty of nature, and a constant air of devastation mixes with the possibility of magnificent regeneration. 

The work PROUNS(SLASH) is inspired by Canada’s reforestation landscapes , by the Japanese video game Katamari Damacy, and present a juxtaposition of two and three-dimensional media. Forcing a relationship between object and image, my work examines and emphasizes the materiality and undeniable physical presence of the ceramic medium.

The legend of Katamari Damacy tells the story of a young prince who attempts to reconstruct the stars of the Universe, accidentally annihilated by his father the King of All Cosmos. To do this, the prince rolls adhesive Katamari balls on the ground that collect all objects in their passage. When each ball is large enough, it is launched into space by the prince and is transformed into a new star. 

Veronika Horlik, is a Montreal ceramic artist who divides her time between her studio practice, and teaching in Visual Arts/Ceramics at John Abbott College, and Art Education at McGill University. From 1995 to 2008, she also worked in seasonal reforestation in Canada’s forestry industry.

lundi 13 avril 2015

Chloé Beaulac


Chloé Beaulac
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Chloé Beaulac communique sa perception des passages et des savoir-faire identitaire. Son travail est fortement dirigé par sa quête philosophique personnelle, et est donc, par le biais de manipulations symboliques, autobiographique. À partir de documentation propre à ses collections d’objets et ses souvenirs personnels, elle opère par un processus de déconstruction-reconstruction et crée une iconographie et une histoire personnelle qui prend souvent la forme de romans graphiques éclatés ou de photos-romans contemporains. Chaque sujet exige sa propre matière et son propre traitement. Son travail n’est donc pas dicté par des règles préétablies, sinon celle du voyage, du savoir-faire, du rituel et de la transformation.

Chloé Beaulac est une artiste multidisciplinaire. La place de l’humain dans la nature et dans l’histoire est au centre de sa pratique artistique. À la manière d’une exploratrice, elle parcourt un territoire et se laisse imprégner par l’histoire, les mythes et la personnalité qu’il dégage. Elle partage ces entretiens avec la nature et fait revivre cet éveil des sens au spectateur à travers la photographie, la sérigraphie, le dessin, la peinture et la sculpture. Ainsi, elle offre au spectateur des espaces surnaturels à explorer à son tour.

http://www.chloebeaulac.com/

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Chloé Beaulac
Artist in Residence


Chloé Beaulac communicates her perception and understanding of identity, know-how and rites of passage. She makes use of photography, drawing, silk-screening, painting, installation and sculpture. Driven by her personal philosophical quest, her work is resolutely autobiographical. She works from a documentation based on her memories and personal collection of objects. Beaulac deploys a deconstruction–reconstruction process in order to create a personal iconography and history, which often takes the shape of wildly imaginative graphic novels or contemporary photo-novels. Her work is not dictated by pre-established rules, except for those guiding journeys into the unknown, rituals and transformations.

Chloé Beaulac is a multidisciplinary artist. Understanding and depicting our role in nature and history is at the heart of her artistic pursuit. In the manner of an explorer, she travels a territory and lets herself be permeated by its history, myths, and intrinsic character Through photography, silk-screening, drawing, painting and sculpture, Beaulac draws on her encounters with nature in order to share her sensory experiences with viewers. She thus invites viewers to explore supernatural environments on their own terms.


http://www.chloebeaulac.com/

mardi 7 avril 2015

Nadia Seboussi


Nadia Seboussi
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Nadia Seboussi s’intéresse à la problématique du déplacement, à la fois sur le plan formel, esthétique et transculturel. La figure du « déplacé » occupe une place prépondérante dans sa recherche puisque le phénomène de la migration découle des problèmes sociopolitiques qu’engendre la globalisation ou la guerre. Parallèlement, à cette thématique, elle a exploré à travers une multitude d'œuvres les histoires postcoloniales, la mémoire de la guerre civile algérienne ainsi que les rapports complexes qu'entretiennent le Sud et le Nord. Depuis 2010, elle travaille sur un nouveau corpus d'œuvres intitulé Connecter les mémoires des peuples (Connecting memory) en référence aux impacts des guerres civiles sur l'imaginaire collectif des peuples qui les subissent. Dans ses recherches, elle réfléchit à l'inscription médiatique de ces conflits tout en questionnant la représentation de la violence politique et contemporaine à travers l’image médiatique. Son travail se situe entre le documentaire, l’essai et la vidéo, en privilégiant l’aspect installatif avec une réflexion approfondie autour des possibilités du récit et des structures narratives qui en découlent.

Nadia Seboussi est une artiste montréalaise d’origine algérienne, elle est titulaire d’un ingéniorat en électronique et a travaillé dans la presse écrite francophone algérienne avant d’immigrer au Canada. Ayant une pratique autodidacte en art plastique, elle entreprend des études en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal et finalise en 2013, une maîtrise dans la même discipline. Elle a été lauréate de plusieurs bourses et prix d’excellence dont la bourse d'excellence Pierre Ayot en arts visuels et la bourse d’excellence Jacques de Tonnancour pour l’ensemble du parcours académique. Le prix Féminin de la relève, décerné au festival de vidéo à Montréal, Prix GIV, Prix StudioXX. Elle est la récipiendaire de la bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain 2013. Son travail a été exposé en France, en Espagne, au Mexique, à Cuba et à Montréal. Elle a participé en novembre 2014 à la Biennale internationale de l'image en mouvement en Argentine BIM. Elle exposera bientôt à Toronto et à Montréal.


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Nadia Seboussi
Artist in Residence


Nadia Seboussi is interested in the problematic of displacement, at once on a formal, aesthetic and transcultural level. The figure of the “displaced person” is at the core of her research, for the migration phenomenon is directly linked to socio-political problems brought about by globalization or war. In parallel to this theme, she has explored the memory of the Algerian civil war, as well as the complex relationship between the South and the North. Since 2010, she has worked on a new body of works titled Connecter les mémoires des peuples (Connecting Memory) in reference to the impact civil wars have on the collective imaginary of peoples who experience them. In her research, she reflects on the media reception of these conflicts, all the while questioning the representation of contemporary political violence via media images. Her work is situated at the intersection of documentary, the essay and video, and it favours an installation approach with an in-depth reflection about the possibilities of storytelling and the narrative structures associated with it.


Nadia Seboussi is a Montreal-based artist of Algerian origin. She holds a degree in electronic engineering and she worked as a print journalist in the francophone Algerian press before immigrating to Canada. At first a self-taught visual artist, she then went on to study visual and media arts at the Université du Québec à Montréal, where she eventually completed an MFA in 2013. She has received several grants and has been awarded numerous prizes, such the Pierre-Ayot award  for outstanding achievement in the visual arts the Jacques de Tannancours award for her academic accomplishments, the Prix Feminin de la relève awarded by the Festival de video in Montréal, the Prix GIV, and the Prix Studio XX. In 2013, she received the Claudine and Stephen Bronfman Fellowship in Contemporary Art. Her work has been exhibited in France, Spain, Mexico, Cuba and Montreal and, in 2014, she took part in the Biennale Internationale de l'image en movement (BIM) in Argentina. She has upcoming exhibitions in Toronto and Montreal.

lundi 30 mars 2015

Andréanne Gagnon



Andréanne Gagnon
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Dans ma pratique, je m’intéresse aux frontières entre les différentes disciplines artistiques. L’ambiguïté des œuvres produites les induit aux limites du dessin, de l’estampe et de la photographie. L’œuvre met de l’avant les qualités intrinsèques des matériaux et participe à la redéfinition même des techniques empruntées en s’inscrivant dans un processus de recherche marqué par une curiosité de la matière et le déploiement d’œuvres en grappe.

Mon travail est issu d’une recherche suggérant un rapport particulièrement sensible aux détails plastiques, permettant au regardeur de voyager à travers des microcosmes picturaux magnifiés, dévoilant ainsi de petites topographies et des éléments fins qui ne seraient pas visibles autrement. Le grand dépouillement visuel de ces œuvres nous permet d’entrevoir une complexité inhérente aux matériaux manipulés. Je questionne l’appareil photographique et les pratiques qui en découlent en proposant un système de lecture varié où se rencontrent divers langages des arts visuels.

Andréanne Gagnon vit et travaille à Québec. Elle est titulaire d’un baccalauréat en pratique des arts visuels et médiatiques de l’Université Laval (2013). Ses œuvres ont entre autres été présentées lors d’expositions individuelles et collectives à la Salle Alphonse-Desjardins de l’Université Laval, à VU PHOTO, à Caravansérail, à l’Espace F, à la première Foire en art actuel de Québec présentée à l’Œil de Poisson, à The Artist Project/Untapped Emerging Artist (Toronto) et prochainement à l’Usine C. Elle développera bientôt un projet en collaboration avec ZOCALO afin de produire des œuvres qui serviront à l’édition d’un livre d’artiste.


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Andréanne Gagnon
Artist in Residence


My practice focuses on the borders between various artistic disciplines. The ambiguity of the created works situates them at the limits of drawing, engraving and photography. By way of a research process guided by a curiosity in matter and the display of works in clusters, my creative activity highlights the intrinsic qualities of the materials and partakes in a fundamental redefinition of the techniques used.

A particular relationship to the importance of plastic details is at the root of my research approach. The resulting works allow viewers to travel through magnified pictorial microcosms, which thus reveal small topographies and fine elements that would otherwise not be visible. The pared down visual quality of these works makes it possible to glimpse the complexity inherent in the materials used to make them. By proposing a varied reading system in which diverse visual art languages overlap, I question the photographic camera and the practices derived from it.

Andréanne Gagnon lives and works in Quebec City. She holds an BFA from Université Laval (2013). Her works have been presented in group and solo exhibitions at the Salle Alphonse-Desjardins at Université Laval, VU PHOTO, Caravansérail, Espace F, the first Foire en art actuel de Québec presented at l’Œil de Poisson, and The Artist Project/Untapped Emerging Artist (Toronto), to name but these. She has an upcoming exhibition at l’Usine C, and she is currently working on a collaboration project with ZOCALO to produce works for an artist book publication.

lundi 23 mars 2015

Ève K. Tremblay

Ève K. Tremblay
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ève K. Tremblay (1972) a grandi entre Val-David et Montréal. Des études en littérature française à l’Université de Montréal sont suivies par un certificat au Neighborhood Playhouse School of the Theatre de New York et un BFA (majeur en photographie) de l'université Concordia. Dans les dix dernières années, elle a travaillé et vécu entre Montréal, Berlin, New York métropolitain et reçu plusieurs bourses et résidences d’artistes (entre autres: iaab /Bâle, CEAAC/Strasbourg, Residency Unlimited/New York). Dans ses œuvres le thème de la conscience est abordé de façon poétique, inspirée principalement par la littérature, le cinéma, et la science. La plupart de ses œuvres sont des photographies et vidéos interconnectées ou figurent des amis, des membres de sa famille ou des scientifiques. Depuis 2007, son cycle d'œuvres EKTBF451/EKTFF451 a ouvert son langage visuel avec la performance, les livres, les médias mixtes et les images sur céramiques. Ses œuvres ont été publiées et exposées notamment au Musée National des Beaux-Arts de Québec, au MACVAL, à la Bergen Kunsthall, à la Kunstraum Kreuzberg, à la Triennale Québécoise au Musée d'art contemporain de Montréal, à la Biennale de Prague et à la Biennale Nordique Momentum 7. Des photographies et céramiques de corpus récents tels que Brain Navigations, Clair Obscur dans l'atelier de mon père, et Suite cônes pyrométriques seront exposées ce printemps à la galerie Molly Krom de New York, à la Gallery 44 de Toronto, au Musée d'art contemporain des Laurentides de St-Jérôme et à la Foire Papier avec la Galerie Antoine Ertaskiran.

http://www.evektremblay.com


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Ève K. Tremblay

Artist in Residence


Ève K Tremblay (1972) grew up between Val-David and Montreal. After studies in French Literature at the University of Montreal she attended The Neighborhood Playhouse School of The Theater in New York. She completed a BFA with photography major at Concordia University in Montreal in 2000. During the past 10 years she has lived and worked between Montreal, Berlin, New York metropolitan area and attended many artists residencies such as the iaab (Basel), CEAAC (Strasbourg) and Residency Unlimited (New York). The thematic of consciousness is explored in her works with a poetic twist, inspired by literature, theater, cinema and science. Most pieces are photographs and videos including her friends, family members and scientists. In 2007 she started a process-based cycle of works entitled EKTBF451/EKTFF451, broadening her practice to other mediums such as videos, performances, books, mixed medias, and image transfers on ceramics. Her works have been published and exhibited namely at the National Museum of Fine Arts of Québec, MACVAL, Bergen Kunsthall, Kunstraum Kreuzberg, in the Quebec Triennial at the Museum of Contemporary Art of Montreal, the Prague Biennale and Momentum 7, the Nordic Biennale. Recent photographs and ceramics from the body of works Brain Navigations, Clair Obscur dans l'atelier de mon père et Suite Cônes pyrométriques will be shown spring 2015 at Gallery Molly Krom, New York, Gallery 44, Toronto, and the Museum of Contemporary Art in St-Jérôme and at Foire Papier with Galerie Antoine Ertaskiran.

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lundi 16 mars 2015

Karen Kraven

Karen Kraven
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Née à London en Ontario, Karen Kraven vit et travaille à Montréal. Ses oeuvres mettent en place des rencontres inattendues entre sculptures et images, des ressemblances étranges et des juxtapositions trompeuses. Comme une mise en scène qui a été cristallisée dans le temps, ces espaces confondent et ravissent à travers les stratégies développées par l'artiste. Kraven exploite l'illusion et l'attraction trouvées dans des activités comme le sport, la chasse, la pêche et les jeux de cartes. Ces motifs prennent l'apparence d'objets quotidiens, de substituts faits à la main ou de leurres. Dans un état de transformation, ils s'effondrent les uns sur les autres, nous mystifiant en réapparaissant élargis, divisés et aplatis.

Kraven détient une maîtrise de l'Université Concordia à Montréal et a été récipiendaire de la bourse Dale & Nick Tedeschi. Ses expositions récentes incluent Razzle Dazzle Sis Boom Bah à la Fonderie Darling (Montréal), A Mucker and a Grinder à la Parisian Laundry et As Above, So Below au Centre Clark (Montréal). Ses oeuvres ont été aussi exposées au Centre Dare-Dare (Montréal), à la Leonard & Ellen Bina Gallery (Montréal) et à la Blackwood Gallery (University of Toronto, Mississauga). Kraven a fait une résidence au Banff Centre et au Reverse Pedagogy (Venise). De 2013 à 2016, elle occupe un Studio de création à la Fonderie Darling (Montréal).



http://www.karenkraven.com/

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Karen Kraven
Artist in Residence


Born in London, Ontario, Karen Kraven lives and works in Montreal. Her work set up unexpected encounters between sculptures and images, uncanny resemblances and misleading juxtapositions. Like a stage or film set that's been frozen in time, these spaces confound and delight through the practiced strategies of a con artist. Kraven exploits the illusion and attraction found in such pursuits as sports, hunting, fishing and playing card games. These motifs take the guise of everyday items, handmade surrogates and decoys. Shifting and mutating, they collapse upon one another, mesmerizing us as they reappear enlarged, divided and flattened.

Kraven holds an MFA from Concordia University (Montreal) where she was the recipient of the Dale & Nick Tedeschi Fellowship. Recent solo exhibitions include "Razzle Dazzle Sis Boom Bah" at the Darling Foundry (Montreal), "A Mucker and a Grinder" at Parisian Laundry and "As Above, So Below" at Centre Clark (Montreal). Her work has also been shown at Centre Dare-Dare (Montreal), Leonard & Ellen Bina Gallery (Montreal) and Blackwood Gallery (University of Toronto Mississauga). She has participated in artist's residencies at The Banff Centre and with Reverse Pedagogy (Venice). From 2013-2016, she will have a Montreal Artist's Creation Studio at the Darling Foundry (Montreal).


http://www.karenkraven.com/

lundi 23 février 2015

Émilie Bernard


Émilie Bernard
Artiste en résidence / Artist in Residence 
(English follows)

Mon travail se définit par un vif intérêt pour la collection et par le grand déploiement de petites pièces. J’accumule et énumère pour créer des successions de variantes, des déclinaisons, des inventaires continuels. Cette pratique sensible au geste du collectionneur se manifeste en deux temps : par des objets et par des dessins évoquant des éléments d’architecture, de la nature ou du quotidien. Je fabrique des objets familiers et étranges, bruts et délicats, épurés et complexes, principalement en plâtre, par moulage, assemblage et taille directe. Je crée des dessins à la fois épurés et détaillés qui jouent avec une banque de sujets que je schématise et réinterprète. Grâce à la répétition et à la redite, ces dessins travaillés avec un souci de la subtilité deviennent des fragments d'inventaire ou se déploient tels des motifs.

Native de la Gaspésie, Émilie Bernard vit et travaille à Québec. En 2010, elle a complété une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval. Son travail a été présenté dans plusieurs centres d’artistes, galeries et centres d’exposition au Québec, en Finlande et en Islande. Depuis 2011, elle réalise surtout des résidences de création. Elle a notamment élaboré des projets au Vermont Studio Center (États-Unis), au Kulttuurikauppila Art Centre (Finlande), à The association of Icelandic visual artists (Islande), au Akos Centre (Arménie) et à l’Œil de Poisson (Québec). Jusqu’à présent, elle a été appuyée par le Conseil des arts et des lettres du Québec, Première Ovation et le Conseil des arts du Canada.



http://emilie-bernard.com/


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Émilie Bernard
Artist in Residence 

My work is guided by a deep interest in collecting and characterized by a broad display of small pieces. I accumulate and enumerate to create sequences of variations, assortments, and continual inventories. This practice, reminiscent of a collector’s meticulous gestures, is expressed in two ways: through objects and through drawings which evoke architecture, nature or everyday life. I make familiar and strange objects, at once rough and delicate, pared down and complex, using mainly plaster, casting, assemblage or direct carving techniques. I create drawings that are both polished and detailed, which play with a range of subjects that I condense and reinterpret. By way of repetition and recurrence, these subtly rendered drawings become fragments of an inventory in which they unfold like motifs.


Originally from Gaspésie, Émilie Bernard lives and works in Quebec City, where she earned a MFA at Université Laval. Her work has been presented in several artist-run centres, galleries and exhibition centres in Quebec, Finland and Iceland. Since 2011, she has primarily devoted her time to creation residencies. She notably developed projects at the Vermont Studio Center (US), the Kulttuurikauppila Art Centre (Finland), The Association of Icelandic Visual Artists (Iceland), the Akos Centre (Armenia) and l’Œil de Poisson (Quebec City). To date, she has been supported by the Conseil des arts et des lettres du Québec, Première Ovation and the Canada Council for the Arts.


http://emilie-bernard.com/

lundi 16 février 2015

Exposition David Lafrance



David Lafrance
La peur de perdre
(English follows)

EXPOSITION du 19 février 2015 au 30 avril 2015
VERNISSAGE le jeudi 19 février 2015 à 17h00

David Lafrance présente La peur de perdre, au Centre SAGAMIE d’Alma, une nouvelle série de tableaux miniatures denses et complexes illustrant la possession des lieux : des environnements intérieurs en voie de devenir un domicile.

Cette série s’inscrit dans une suite portant sur le quotidien et la proximité. L’œuvre est supportée par l’immanence du réel, mais poussée aux limites du possible des avenues graphiques et esthétiques de la peinture moderne. Le corpus présenté a été stimulé par un déménagement domestique où chaque objet du quotidien est revisité et analysé. Garder, jeter, donner ou revendre? C’est dans ce chaos ménager que fut entreprise au compte-goutte la création de la présente série, stimulant la réflexion portant sur des sujets d’actualité socioéconomique comme l’austérité, l’hyperconsommation, la mondialisation, la lutte des classes et la dépendance aux technologies.

Cette recherche picturale invite une multitude de sujets à co-habiter tant bien que mal, formant entre hasard et conscience des compositions symboliques. Par le « design d’intérieur », la nature morte et l’abstraction, les thèmes de la domesticité et de l’acquisition se déchirent. On y retrouve tantôt des accumulations maladives, tantôt la négligence des lieux. Ce sont les signes de l’expression du malaise de l’artiste tiraillé entre l’abondance matérielle et la crise sociale, grands thèmes anxiogènes de notre époque. 

Si les tableaux soulignent l’abondance démesurée des biens matériels, ceux-ci sont fabriqués à une échelle des plus réduite, presque miniature, ne prenant que très peu d’espace et facilitant le transport et l’entreposage. Cette résolution quant au support donne alors un peu d’espoir vis-à-vis la perte de contrôle dans un lieu limité.

David Lafrance est né en 1976 au Québec et vit et travaille à Montréal. Il est diplômé depuis 2001 de l’Université Concordia à Montréal en peinture et dessin. Ces dernières années ce peintre, aussi graveur et sculpteur, a réalisé plusieurs expositions au Québec, au Canada et au États-Unis. Il est récipiendaire de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec. On peut retrouver ses œuvres dans plusieurs collections publiques et corporatives. En complément à son œuvre picturale, sa pratique artistique évolue à travers la musique expérimentale et bruitiste. Il est cofondateur, avec son frère Vincent, des Jouets Lafrance, un projet de sculptures populaires autodidactes. Il est représenté par la galerie Hugues Charbonneau.

L’artiste travaille sur des peintures sensorielles et stimulantes adoptant différents cadres figuratifs. Ses compositions sont motivées par l’accumulation plus ou moins logique de sujets qui nourrissent la recherche au niveau des préoccupations de notre société. À la source de cette quête, à caractères esthétique et symbolique, il y a un malaise, un problème d’identité et d’autodétermination créé par le vide spirituel contemporain. Il trouve une source d’inspiration dans la façon dont les gens consomment, s’évadent, fantasment et développent le goût du beau et de la sécurité comme refuge.


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David Lafrance
La peur de perdre

EXHIBITION February 19, 2015 / April 30, 2015
OPENING Thursday, February 19, 5 p.m

David Lafrance is presenting La peur de perdre at the Centre SAGAMIE in Alma. This exhibition comprises a series of dense and complex miniature paintings illustrating the occupation of a place: interior environments in the process of becoming a home.

This series is part of an ongoing project focused on the everyday and proximity. Though the work is supported by the immanence of the real, it pushes the graphic and aesthetic possibilities of modern painting to its limits. The exhibited body of work was inspired by a home move in which everyday objects had to be reconsidered and analyzed one by one. Should it be kept, thrown out, given away or sold? It is in this domestic chaos that the current series slowly began to arise. The presented works stimulate thought about topical socioeconomic subjects such as austerity, hyper-consumption, globalization, class struggle and technology dependence.

This visual research brings together a multitude of not always compatible subjects, which take shape as a symbolic composition born of a mix between chance and conscious choice. The “interior design”—combining the still-life and abstraction—causes the themes of the home and acquisition to clash. Here, sickly accumulations alternate with neglected places. These signs express the malaise of the artist, who is torn between material abundance and social crisis, two major sources of anxiety in our era.

Though the paintings emphasize the excessive abundance of material goods, they are created on a very small, almost miniature scale, and thus take up hardly any space, which facilitates their transportation and storage. In thus inscribing the resolution in the support, the artist provides some hope for a situation in which limited space can lead to a loss of control.

David Lafrance was born in 1976 in Quebec and he lives and works in Montreal. In 2011, he graduated from Concordia University (Montreal) with a specialization in painting and drawing. For the last few years the painter, who is also an engraver and sculptor, has had several exhibitions in Quebec, Canada and the US. He has received grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec and his works are part of several public and corporate collections. In addition to his visual work, his artistic practice also includes experimental and noise music. He is the cofounder, alongside his brother Vincent, of the Lafrance Toys project, which consists of folk sculptures created in a self-taught manner. He is represented by the Galerie Hugues Charbonneau

Through the use of various figurative frameworks, the artist creates sensory and stimulating paintings. His compositions are motivated by a more or less logical accumulation of subjects that reference current social concerns. At the root of this aesthetically and symbolically inflected quest there is a malaise, a struggle with identity and self-determination issues brought about by the spiritual bareness of our times. He draws his inspiration from the way in which people consume, engage in escapism, fantasize and cultivate a taste for beautiful things and security as a refuge.

lundi 9 février 2015

Anne-Marie Ouellet et Thomas Sinou


Anne-Marie Ouellet et Thomas Sinou
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Anne-Marie Ouellet et Thomas Sinou fonde L’eau du bain en 2008 pour créer des œuvres théâtrales, installatives et sonores. Leurs trois volets de « La trilogie de la mort de l’enfant » ont été présentés dans différents festivals au Québec et en France. Sur toute l’année 2011, L’eau du bain a été accueillie en résidence à Mains d’œuvres, en banlieue parisienne. En collaboration avec l’Usine C, L’eau du bain travaille actuellement sur un nouveau cycle avec la série « Portraits », des œuvres performatives mettant en scène des adolescents et des personnes âgées. Le son de l’ère est froid, est le sixième projet de la compagnie.

Faisant appel au théâtre, à l’art sonore et à l’installation, les créations de L’eau du bain sont des mélanges hybrides qui s’intéressent au franchissement des frontières. À chaque nouvelle création, les règles de jeu se modifient et de nouvelles machines sont élaborées pour mettre en place une réelle interaction entre l’espace, l’environnement sonore, les artistes, le public et des éléments du réel. Du Lac Saint-Jean gelé à un CHSLD, le collectif se déplace pour créer, déborde du plateau pour aller à la rencontre de nouveaux paysages et de nouveaux personnages. Dans leurs œuvres, il est souvent impossible de distinguer ce qui est réel de ce qui est fictif.

http://www.eaudubain.com/


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Anne-Marie Ouellet and Thomas Sinou
Artist in Residence

Anne-Marie Ouellet and Thomas Sinou founded L’eau du bain in 2008 to create theatrical, installation and sound works. The three parts of the “La trilogie de la mort de l’enfant” were presented in various festivals in Quebec and in France. In 2011, L’eau du bain was invited to undertake a one-year residency at Mains d’Œuvres, located on the outskirts of Paris. In collaboration with Usine C, L’eau du bain is currently working on a new cycle with the series “Portraits”, which consists of performative works featuring adolescents and elderly persons. Le son de l’ère est froid is the company’s sixth project.

Drawing on theatre, sound art and installation, L’eau de bain’s creations are hybrid mixtures intent on crossing borders. With each new work, the rules of the game are modified and new machines are developed to trigger a veritable interaction between the space, sound environment, artists, audience and elements of the real. From the frozen Lac Saint-Jean lake to nursing homes, the group travels to create, always eager to go beyond the stage in search of new landscapes and characters. In their works, it is often impossible to distinguish between fact and fiction.

http://www.eaudubain.com/

lundi 2 février 2015

Éric Raymond


Éric Raymond
Artiste en résidence / Artist in Residence 
(English follows)

Mes œuvres interrogent l'origine des images. Exploitant la nature arbitraire des associations visuelles, mon travail pose le problème de la genèse des représentations avec insistance. Depuis 1997, je me consacre à la réalisation du corpus Lanternes / Lighthouses auquel s'intègre la série de boîtes lumineuses Plus grand que nature. Celle-ci exploite les qualités plastiques de la macrophotographie pour développer un questionnement sur l’écart entre les représentations visuelles et leurs contreparties verbales. Le souci de «faire image» se transpose dans les titres pour y provoquer des déplacements de sens qui en altèrent la lecture initiale.


Depuis plus de trente ans, Éric Raymond est actif dans le domaine des arts visuels et médiatiques. Son travail a été présenté sur la scène nationale et internationale notamment à la Absolut L.A. International Biennial Art Invitational (L.A. U.S.A.), Ars Electronica (Linz, Austria), L.A. Freewave (L.A. U.S.A.), Artcore Gallery (Toronto), Trinity Square Video Gallery (Toronto), Dazibao (Montréal), TPW (Toronto), Inter Access (Toronto), le Centre des Arts Saidye Bronfman (Montreal), Netwerk/ Center for contemporary art, (Aalst, Belgique), le Centro Cultural PUCP (Lima, Peru), la galerie de la Maison du Canada (Londres) et la Maison des métallos (Paris).


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Éric Raymond
Artist in Residence 

My work raises questions about the origin of images. Through the use of arbitrary visual associations, it explores issues related to the sources of mental representations. Since 1997, I have been developing a body of work called Lanternes/ Lighthouses, which includes the Larger Than Life lightboxes series. Those pictures use the characteristics of macrophotography to question the gap between visual representations and their language counterparts. The idea of “picturing” something is transposed in the titles to provoke a semantic shift that will alter the initial interpretation of the image.



Eric Raymond has been active in the field of visual and media arts for over thirty years. He has exhibited his work on the national and international scene in several solo and group shows notably at the Absolut L.A. International Biennial Art Invitational (L.A. U.S.A.), Ars Electronica (Linz, Austria), L.A.Freewave (L.A. U.S.A.), Artcore Gallery (Toronto), Trinity Square Video Gallery (Toronto), Dazibao (Montréal), TPW (Toronto), Inter Access (Toronto), the Saidye Bronfman Centre for the Arts (Montreal), Netwerk/ Center for contemporary art, (Aalst, Belgium), the Centro Cultural PUCP (Lima, Peru), Canada House Gallery, London (England), Maison des métallos (France).

http://www.eric-raymond.com/