jeudi 14 novembre 2013

Pascal Dufaux

Pascal Dufaux
Substances visuelles
(English follows)

EXPOSITION du 21 novembre 2013 au 28 février 2014

VERNISSAGE le jeudi 21 novembre 2013 à 17h00

Cette exposition rassemble certaine des explorations photographiques de Pascal Dufaux réalisé à l’aide de ses sculptures vidéo cinétique depuis 2005. Le corpus exposé s’articule autour de la trace photographique du corps humain capté à l’aide des machines de vision construite par l’artiste. Substances Visuelles est constitué d’une large sélection de portraits hyper-panoptiques tirée du catalogage du projet Autour de vous, réalisé entre 2005 et 2008, ainsi que du plus récent corpus d’images photographiques intitulé Infra rouge avant la nuit réalisé lors d’une résidence de création au centre Est-Nord-Est, à Saint-Jean-Port-Joli, Québec, Canada. La série Autour de vous est élaborée à la manière d’une vaste entreprise personnelle de cartographie de la surface humaine, une façon pour l’artiste de s’avancer vers l’autre tout en gardant la distance d’un explorateur, un peu à la manière d’un satellite cartographique orbitant autour de son sujet. La série Infra rouge avant la nuit est pour sa part une plongée davantage onirique tournée vers les paysages et les personnes rencontrées par l’artiste et parmi lesquelles il a fait atterrir sa sonde d’observation au bord du fleuve Saint-Laurent durant l’été 2012.

Pascal Dufaux crée des sculptures vidéocinétiques avec lesquelles il produit des photographies et des installations médiatiques. Depuis 2008, son travail a été présenté au Canada et en Europe. Il a récemment participé à l’exposition Auto/pathographies de la commissaire Tamar Tembeck, montrée à Innsbruck (Autriche) et à Montréal, de même qu’aux 23es Instants Vidéo de Marseille (France) à l’invitation du commissaire Marc Mercier, à l’exposition Paranoïa conçue par Charles Carcopino (Créteil, Maubeuge et Lille en France) et au Mapping Festival de Genève (Suisse) placé sous le commissariat d’Ana Ascencio. Au printemps 2012, il présentait l’installation Fontaine dans le cadre de la 1re édition de la Biennale internationale d’art numérique (BIAN) organisée à Montréal par le directeur artistique d’Elektra, Alain Thibault. À l’automne 2013, Pascal Dufaux exposait sa plus récente création, la Sculpture vidéocinétique #4, au LAB30 à Augsbourg en Allemagne. À l’automne 2013, son travail a été présenté au Mois de la Photo à Montréal dans le cadre de l’exposition Drone, l’image automatique sous le commissariat de Paul Wombel. L’artiste est aujourd’hui représenté par la Galerie Christian Lambert à Montréal.

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Pascal Dufaux
Substances visuelles

EXHIBITION November 21, 2013 / February 28, 2014

Opening Thursday, November 21, 5 p.m

This exhibition brings together some of the photographic explorations that Pascal Dufaux has carried out since 2005 using his video-kinetic sculptures. In the exhibited works, the imprint and outline of the human body are captured by perception machines constructed by the artist. Visual Substances consists of a wide selection of hyperpanoptic portraits taken from the Autour de Vous (All Around You) project undertaken from 2005 to 2008 and from a more recent series of photographic images, entitled Infra rouge avant la nuit (Infrared Before Nightfall) developed during a creative residency at the Centre Est-Nord-Est in Saint-Jean-Port-Joli. The Autour de vous (All Around You) series was conceived as a wide-ranging personal undertaking to map the human surface, a means for the artist of approaching the Other while maintaining the distance of the explorer, somewhat like a mapping satellite orbiting its object. Infra rouge avant la nuit (Infrared Before Nightfall), on the other hand, is more of a phantasmagorical immersion in the landscapes and people encountered by the artist when he installed his observation probe on the banks of the St. Lawrence River during the summer of 2012.

Pascal Dufaux creates video kinetic sculptures which he uses to produce photographs and media installations. Since 2008, his work has been exhibited in Canada and Europe. He recently participated in the exhibitions Auto/pathographies curated by Tamar Tembeck, shown in Innsbruck (Austria) and Montreal, the 23rd Instants Vidéo in Marseille (France) at the invitation of curator Marc Mercier at the exhibition Paranoia conceived by Charles Carcopino (Créteil, Maubeuge and Lille in France) as well as the Mapping Festival in Geneva (Switzerland) for which he was selected by curator Ana Ascencio. In the spring of 2012, he presented the installation Fontaine in the first edition of Montreal’s International Digital Arts Biennial (BIAN) organized by the artistic director of Elektra, Alain Thibault. In the fall of 2012, Pascal Dufaux exhibited his latest creation, Video Kinetic Sculpture # 4 at LAB30 in Augsburg, Germany. In fall 2013, is work was part of Drone, the automated image curated by Paul Wombel for le Mois de la Photo à Montréal. The artist is currently represented by Galerie Christian Lambert in Montreal.

lundi 4 novembre 2013

Stéphanie Béliveau

Glaneuse no.3, impression jet d’encre sur papier chiffon, 24 x 28 cm, 2013

Stéphanie Béliveau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mon projet de résidence au Centre SAGAMIE s’insère dans un plus vaste projet qui vise à me réapproprier un lieu géographique, géologique et mythique de mon enfance. Le projet, Métadonnées d’un paysage, amorcé il y a trois ans, s’est imposé à moi comme une nécessité, un besoin vital de retrouver l’impulsion authentique de mes premiers gestes d’art. Le projet se compose de plusieurs sous-projets, ce qui me permet d’aborder simultanément différents niveaux de réalités, à travers différentes disciplines. Il s’agit, par exemple, de noter, dessiner, documenter, arpenter, cartographier le plus justement possible, tous les éléments qui composent ce paysage. Ensuite, sur les rivages du fleuve, chercher, creuser, ramasser, glaner, accumuler de petits morceaux du réel : roches, sédiments, bouteilles de plastique, fossiles calcaires, morceaux de faïence ou fleurs de plastiques. Je collectionne ces "artefacts" du réel, preuves tangibles du passage du temps, des saisons, de la matière qui se transforme sans cesse, et, certaines réalités disparues à jamais.

Lors de ma résidence au Centre SAGAMIE, je vais travailler à partir de certaines images issues de ce projet. Je veux expérimenter et réaliser des impressions numériques de grands formats, sur des médiums textiles. Par la suite, j’utiliserai ces morceaux de tissu pour réaliser des installations in situ, éphémères, sur les battures du fleuve, et aussi, dans la forêt l’hiver. Ces installations seront elles-mêmes documentées, dans le but de réaliser une exposition "installative" qui présentera au public, les résultats de ce méta-projet, autobiographique, multimédia et transdisciplinaire.

Née à Québec, Stéphanie Béliveau vit et travaille à Montréal où elle a obtenu une maîtrise en arts visuels de l'Université du Québec à Montréal en 1993. Active depuis 1989, elle remportait en 1997 le Prix Pierre-Ayot consacré à la relève en art contemporain, décerné par la Ville de Montréal en collaboration avec l'Association des galeries d'art contemporain. Son travail a été présenté dans de nombre d’expositions individuelles ou collectives, tant au Canada qu’à l’étranger. Maintes fois ses projets ont obtenu le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec, ainsi que du Conseil des Arts du Canada. Dans le cadre du Programme d’Intégration des Arts à l’Architecture, elle réalise en 2008, une oeuvre d’envergure dans l’atrium du nouveau Pavillon Bellini de l’Université McGill. Cette même année, une exposition rétrospective de mi-carrière de son oeuvre était présentée au Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Ses oeuvres font partie de nombreuses collections publiques et d'entreprises. Mentionnons la collection du Musée des beaux-arts de Montréal, celle du Musée national des Beaux-Arts du Québec, et de sa collection Prêt d'oeuvre d'art, celle de la Ville de Montréal ainsi que les collections de la Banque Nationale du Canada, de la Corporation Financière Power et du Trust Général du Canada.

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Stéphanie Béliveau
Artist in Residence

My art residency at the Centre SAGAMIE is part of a greater project through which I am attempting to re-appropriate a geographic, geological and mythical place from my childhood. The project, entitled Métadonnées d’un paysage (Landscape Metadata), was begun three years ago when I felt a sudden need, a vital urge to recapture the authentic impetus behind my first artistic endeavours. The project consists of several sub-projects, thus allowing me to present several levels of reality simultaneously through different artistic media. All the elements which combine to make up the landscape are observed, drawn, documented, surveyed and mapped as accurately as possible. Next, I scour the river banks, searching, digging, gathering, gleaning and accumulating small objects from the real world: rocks, sediments, plastic bottles, limestone fossils, shards of earthenware or plastic flowers. These “artifacts”, gathered from the real world, are tangible proof of the passage of time, of the seasons, of matter constantly transforming itself, and of certain realities now forever gone.

During my residency at the Centre SAGAMIE, I will be working with some of the images created during this project. I want to experiment and make large-scale digital prints on fabric. I will then use these pieces of fabric to create temporary in situ installations on sand bars in the river and in the forest during the winter. These installations will themselves be recorded for an “installative” exhibition, presenting the results of this autobiographical, multimedia, trans-disciplinary meta-project to the general public.

Born in Quebec City, Stéphanie Béliveau lives and works in Montreal where she completed her Master’s degree in visual arts at the Université du Québec à Montréal in 1993. She has been working since 1989 and, in 1997, was awarded the Prix Pierre-Ayot, awarded to new artists by the City of Montreal in collaboration with the Association des galeries d'art contemporain. Her work has been featured in a number of solo and group exhibitions in Canada and abroad. Her projects have often received the support of the Conseil des Arts et des Lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. In 2008, as part of the Programme d’Intégration des Arts à l’Architecture, she presented a large-scale work in the atrium of the new Bellini Building at McGill University. That same year, a mid-career retrospective exhibition of her work was presented at the Museum of Contemporary Art in Baie-Saint-Paul. Her works appear in several private and public collections, including the Montreal Museum of Fine Arts, the Prêt d'œuvre d'art collection of the Musée national des Beaux-Arts du Québec, the City of Montreal, the National Bank of Canada, Power Corporation and the General Trust of Canada.

lundi 28 octobre 2013

Nelly-Ève Rajotte

Nelly-Ève Rajotte
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Après un baccalauréat en histoire de l’art, Nelly-Ève Rajotte entreprend un second diplôme de premier cycle à l’École des arts visuels et médiatiques (UQÀM), formation qui se solde par l’obtention d’une maîtrise en 2006. Outre de nombreuses expositions en sol québécois - à la SAT, la Fonderie Darling, Parisian Laundry, Occurrence, Clark et L’Oeil de Poisson, Optica parmi tant d’autres - ses œuvres ont été diffusées dans plusieurs festivals à travers l’Europe, de même qu’en Russie et au Mexique. Ses œuvres ont été diffusées dans plusieurs festivals au Canada (MUTEK, Antimatter Underground Film Festival, Festival International du film sur l’art), ainsi que plusieurs festivals à travers le monde, International short film festival of Berlin and Official Selection Transmedial.08 Berlin,(Allemagne), Otherworldly, Manchester UrbanScreens,(UK), EXiS2007,(Corée), Moscow International Film Festival and Finnish Contemporary Art Fair, Taide08.

Les images en mouvement de Nelly-Eve Rajotte témoignent d’une recherche autour de la notion du double, car, ce qui y est donné à voir en règle générale se dédouble, se superpose pour se fondre à nouveau dans un autre plan. L’artiste transforme les images qu’elle capte, les réduisant à leurs composantes formelles, les altérant par la modulation des effets de la lumière saisie ou les comprimant parfois dans des bandes horizontales. Un jeu sur la forme s’étend progressivement sur toute la surface de l’écran, faisant en sorte que nous pouvons suivre la modification des images que l’artiste collige du réel. Nous ne discernons parfois plus le motif d’origine, mais notre mémoire le conserve et nous amène à entrer dans le processus sous-jacent de métamorphose. L’architecture de l’image est donc quelque peu visible et la trame sonore qui s’y juxtapose trouve à se loger dans un mouvement similaire. Les sonorités tantôt grésillantes, tantôt sinistres tracent un parcours perceptif déstabilisant et créent une accumulation d’impressions. L’artiste opère donc différentes translations et parvient à transporter d’un espace à un autre ses images - une perspective, un autoportrait, une gare, une ville...

http://nellyeverajotte.com/

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Nelly-Ève Rajotte
Artist in Residence

After completing a BA in art history, Nelly-Ève Rajotte pursued her studies at the École des arts visuels et médiatiques (UQÀM) where she obtained her Master’s degree in 2006. She has exposed her work numerous times throughout Quebec, including at the SAT, the Fonderie Darling, the Parisian Laundry, Occurrence, the Clark Gallery, L’Oeil de Poisson, and Optica. Her work has also been featured in Canada (MUTEK, Antimatter Underground Film Festival, the International Festival of Films on Art) and abroad, including the International Short Film Festival of Berlin and Official Selection Transmedial.08 Berlin (Germany), Otherworldly, Manchester UrbanScreens (UK), EXiS2007 (Korea), the Moscow International Film Festival, the Finnish Contemporary Art Fair, Taide08, and in Mexico.

Nelly-Ève Rajotte’s moving images constitute an investigation into the notion of replication. As a rule, what is shown is subsequently split in two, superimposing itself in such a way as to offer a new perspective. The artist transforms the images she captures, reducing them to their formal components, altering them through the modulation of light or compressing them into horizontal strips. A play on form gradually invests the entire screen, allowing us to follow the modifications of the images the artist has collected from reality. It is sometimes impossible to discern the original image, but it is preserved in our memory which permits us to track the process of metamorphosis. The architecture of the image remains faintly visible and the accompanying soundtrack adopts a similar movement. The sounds, at times crackling, at times sinister, describe a jarring perceptual process during which impressions continue to accumulate. The artist creates various transferences and manages to move her images (be they of various scenes, self-portraits, stations, cities ...) from one space to another.

http://nellyeverajotte.com/

lundi 21 octobre 2013

Yannick De Serre et Marie-Ève Tourigny

Yannick De Serre et Marie-Ève Tourigny
Artistes en résidence / Artists in Residence
(English follows)

Yannick De Serre et Marie-Ève Tourigny sont un duo qui a vu jour pour la réalisation du projet Lost and Found. Tous deux sont de jeunes artistes établis ayant fait leurs études artistiques à l’Université Laval en 1999.

Lost and Found réunit les artistes à travers la perte et la rencontre de leur pratique respective. Les artistes réorganisent à tour de rôle la construction de l’image tout en mettant l’accent sur l’épuration du résultat final. C’est d’ailleurs à travers cette épuration et ces vides omniprésents que l’image se reconstruit... Devant ce vide, le cerveau n’a d’autre choix que de compléter celle-ci pour rétablir un équilibre visuel.

Marie-Ève Tourigny a œuvré comme coordonnatrice/directrice de production dans le domaine de la culture : soit la danse contemporaine, la poésie, le cinéma et le théâtre. Le travail de Yannick De Serre a tant quant à lui été présenté dans différents centres d’artistes et festivals au Canada et à l’étranger, notamment à Action Art Actuel, à la galerie d’art de Matane, au Musée d’Art Contemporain de Baie-Saint-Paul ; ainsi qu’à Basel, Hambourg et Londres dans différent Art Fair.

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Yannick De Serre et Marie-Ève Tourigny
Artists in Residence

Yannick De Serre and Marie-Ève Tourigny came together to form a duo for the completion of the Lost and Found project. Both are young established artists who studied art at Laval University and graduated in 1999.

Lost and Found unites two artists through the experience of loss and conjunction of their respective creative approaches. Each artist in turn re-aligns the construction of a particular image, concentrating on the purification of the final product. It is through this process of purification and the omnipresence of a certain emptiness that the image is reconstructed... The brain is consequently obliged to fill this emptiness itself in order to re-establish visual equilibrium.

Marie-Ève Tourigny has worked as coordinator and production supervisor in various cultural domains: contemporary dance, poetry, film and theater. Yannick De Serre’s work has been featured in various artists’ centers and festivals in Canada and abroad, including Action Art Actuel, the Matane Art Gallery, the Museum of Contemporary Art in Baie-Saint-Paul and various art fairs in Basel, Hamburg and London.

lundi 23 septembre 2013

Guillaume Adjutor Provost

Guillaume Adjutor Provost
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Guillaume Adjutor Provost poursuit des études doctorales à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche portent sur le rôle modulable des pratiques commissariales et des artistes-commissaires. Récipiendaire de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec, de Première Ovation et d’une bourse d’études supérieures Hydro-Québec, Guillaume Adjutor Provost a présenté son travail lors d’expositions solos et collectives au Québec, en Ontario, aux États-Unis, en Belgique, en Allemagne et en France.

Artiste interdisciplinaire, chercheur et commissaire, la pratique artistique de Guillaume Adjutor Provost s’insère entre les arts visuels, le design et le textuel afin de permettre l’émergence de nouvelles formes discursives. Ses divers projets remettent en question autant les objets autonomes et ses multiples formes de représentation, que le contexte spontané ou institutionnel qui les accueille. En ce sens, l’artiste investit la pratique artistique comme un objet mouvant qui ne se donne à voir que par la fluidité avec laquelle il passe d’un état à l’autre.

http://www.guillaumeadjutorprovost.com/

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Guillaume Adjutor Provost
Artist in Residence

Guillaume Adjutor Provost is completing his doctoral studies at the École des arts visuels et médiatiques at the Université du Québec à Montréal. His research centers around the changing role of curatorial work and of curator-artists. He has been the recipient of grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec, Première Ovation and a scholarship from Hydro-Quebec. Guillaume Adjutor Provost has presented his work in solo and collective exhibitions in Quebec, Ontario, the United States, Belgium, Germany and France.

Interdisciplinary artist, researcher and curator, the work of Guillaume Adjutor Provost incorporates visual arts, design and the written text in a search to develop new discursive forms. His various projects explore the multiple forms of representation of autonomous objects and the spontaneous or institutional contexts into which they are received. The artist thus conceives of artistic work as a moving object which can only be fully understood through its fluidity as it passes from one state to the next.

http://www.guillaumeadjutorprovost.com/

mercredi 11 septembre 2013

Virginie Mercure

Virginie Mercure
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Par mes créations, je m’emploie à représenter la complexité de la réalité c'est-à-dire comme une série d’apparitions ou d’évènements aléatoirement conciliables avec notre compréhension du monde. Ainsi, mes œuvres sont composées d’éléments et de concepts que je cherche à rendre plus ou moins compatibles. Ils peuvent se rejoindre sous certains aspects, mais se repousser sous d’autres. Je me questionne sur ce qui crée cette illusion de rapprochement ou de distance et, aussi, sur les structures affectives et intellectuelles, sociales ou personnelles, qui créent l’ordonnancement du chaos qu’est le réel.

Je cherche, à travers les couleurs, les formes, les symboles et les diverses façons de les mettre en lien, ce qui unit et ce qui décompose les idées. Je joue avec divers degrés de compréhension en utilisant ou en contredisant certains préceptes artistiques. Je m’efforce de parfois satisfaire aux exigences d’une œuvre " réussie " et parfois non. J’intègre dans mes compositions des éléments attendus et d'autres, inattendus. En somme, mes créations présentent à la fois un désir de construction et une volonté de déconstruction de la pensée. Je tente de mettre l'esprit logique en marche pour le faire ensuite vaciller. Je cherche à garder vivant son mouvement en rendant difficile l'avènement d'une définition finale.

Virginie Mercure vit et travaille à Québec. Elle est détentrice d'une maîtrise en arts visuels de l'Université Laval à Québec. En 2013, elle fut Lauréate du prix Videre Création en art visuel remis par l’organisme Manifestation internationale d’art de Québec. L'artiste participera bientôt à la Foire d’art contemporain de St-Lambert et a récemment exposé son travail à la galerie Art Mûr (Montréal), à Caravansérail (Rimouski) et au centre Regart (Lévis).

http://virginiemercure.com/

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Virginie Mercure
Artist in Residence

Through my creations, I am attempting to represent the complexity of reality seen as a series of apparitions or events which can be haphazardly reconciled with our understanding of the world. My work is consequently composed of elements and concepts which I more or less try to make compatible. They may come together under certain conditions and repulse each other under others. I investigate what it is exactly that creates the illusion of coming together and drifting apart, together with the emotional, intellectual, social and personal structures which serve to create order out of the chaos of reality.

I am looking to discover what it is that unites and fragments ideas by using colour, form, symbol and various means of bringing these ideas together. I toy with various degrees of comprehension through the acceptance and contradiction of certain artistic precepts. I will sometimes attempt to satisfy the demands of a “successful” work and sometimes not. Within my compositions, I integrate the expected with the unexpected. My work essentially combines the desire to construct and the will to deconstruct thought processes. I want to engage the logical mind in order to see it falter. I want to keep its movement alive without letting it attain any ultimate definition.

Virginie Mercure lives and works in Quebec City. She completed a Master’s degree in visual arts at Laval University. In 2013, she was the recipient of the Videre Creation prize for visual art awarded by the Manifestation internationale d’art de Québec. She will be taking part in the upcoming Foire d’art contemporain de St-Lambert and recently exhibited her work at the Art Mûr gallery (Montreal), the Caravansérail art Center (Rimouski) and at the Regart contemporary art Center (Lévis).

http://virginiemercure.com/

mercredi 28 août 2013

Kandis Friesen

Kandis Friesen
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Originaire de Winnipeg, au Manitoba, où elle a grandi, Kandis Friesen, artiste et intervenante du milieu de la culture, vit et travaille actuellement à Montréal, au Québec. Sa pratique intermédias aborde des questions telles que le travail et la production, le langage et l’identité ethnonationale, de même que la place occupée par le document et l’archive dans l’élaboration de la mémoire collective.

Issue d’une pratique élargie du dessin, son œuvre entretient un dialogue sur les espaces théoriques de la vidéo et du dessin, dans une quête de l'instantanéité, de l’intimité et d’une représentation accessible qui soit inhérente à chacun des médias et transmutable. Une recherche récente portant sur la construction et les moyens d’accès à l’image l’a conduite à un emploi hybride des médias, puisant autant aux technologies désuètes que contemporaines afin de créer des configurations composites. Elle fait revivre certains appareils précurseurs du cinéma, notamment le " peep show " du XVIIIe siècle et divers dispositifs de fantasmagorie et d’illusion sur verre ou sur papier, ou remanie des archives trouvées et altérées. Toutes ces démarches offrent des perspectives sur des espaces re/construits et permettent de resituer autant l'image que les acquis visuels dans le cadre d’une approche expérimentale.

Le travail de Kandis Friesen a été présenté dans différentes galeries et festivals au Canada et à l’étranger, notamment à Montréal, à La Centrale, SKOL, DARE-DARE et Articule; en Grèce, au Athens Video Art Festival; au THEOFFCENTER de San Francisco; aux festivals WNDX de Winnipeg et OK.QUOI?!, de Sackville; de même qu’au Centre for Art Tapes de Halifax. Elle a reçu plusieurs prix et bourses, mentionnons le prix Steamwhistle Homebrew Award, décerné dans le cadre du festival Images 2012, pour sa vidéo Tape #158: Document 2B réalisée en collaboration, et coproduite avec l’artiste Nahed Mansour.

Également active dans le secteur de l’enseignement, elle apporte son soutien à la production d’œuvres d’art à caractère académique ou issues de la collectivité, afin de susciter la création d'espaces dédiés à l’apprentissage autogéré et à l’expression culturelle. Elle a récemment terminé une résidence de recherche/production au Mennonite Heritage Center Archives et à l’Atomic Centre de Winnipeg, au Manitoba. Kandis Friesen est titulaire d’un baccalauréat ès beaux-arts en Intermedia/Cyberarts de l’Université de Concordia.

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Kandis Friesen
Artist in Residence


Born and raised in Winnipeg, Manitoba, Kandis Friesen is an artist and cultural worker based in Montreal, Quebec. Working across media, her practice engages contexts of labour and production, language and ethno-national identity, and the role of document and archive in constructions of public memory.

Grounded in drawing as an expanded practice, her work maintains a dialogue between theories of video and theories of drawing, looking at immediacy, intimacy, and accessible representation as inherent and transmutable in both media. A recent focus on the way in which image is constructed and accessed has led to work with a hybrid of media, sourcing both antiquated and contemporary technologies to create mixed configurations. Resurrecting pre-cinema devices like 18th century peepshows, phantasmagoric cross-fades in glass and paper, or remixing through ruins of found footage; all offer re/constructed spaces to critically frame both image and visual knowledge in experimental ways.

Friesen has exhibited locally and internationally at various festivals and galleries, including La Centrale, SKOL, DARE-DARE and Articule in Montreal, Athens Video Art Festival (Greece), THEOFFCENTER (San Francisco), WNDX (Winnipeg), Centre for Art Tapes (Halifax), and OK.QUOI?! (Sackville). She has been the recipient of various grants and awards, including the 2012 Images Festival Steamwhistle Homebrew Award for the collaborative video Tape #158: Document 2B, produced with Nahed Mansour. Her work includes teaching and facilitating academic and community-based arts production, creating accessible spaces for self-determined learning and cultural expression. She recently completed a research-production residency at the Mennonite archives and the Atomic Centre in Winnipeg, Manitoba. Friesen holds a BFA in Intermedia/Cyberarts from Concordia University.

lundi 19 août 2013

Denis Farley

Denis Farley
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Denis Farley vit et travaille à Montréal où il a obtenu une maîtrise en beaux-arts de l'Université Concordia (1984). Révélant souvent des espaces industriels ou technologiques, ses oeuvres photographiques récentes questionnent les relations entre la nature et l'environnement urbain. Son travail a été diffusé à de nombreuses occasions au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ses œuvres se retrouvent parmi plusieurs collections publiques et privées, notamment celles du Musée d'Art Contemporain de Montréal, du Musée Canadien de la Photographie Contemporaine à Ottawa, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée National des beaux-arts du Québec, du Musée de la Photographie de Charleroi, et du Fonds National d'Art Contemporain à Paris.

Dans ses œuvres photographiques récentes, Denis Farley explore la représentation des nuages dans un nouveau contexte, celui de l’ère de la transmission massive d’information via le " sans fil ". Il fait référence dans l’élaboration de cette série, à l’envahissement graduel et constant de l’espace par les réseaux d’information, à ce qu’on appelle communément, “The Cloud” ou “Cloud computing”. Sans le voir physiquement, l’espace qui nous entoure est saturé d’information en transit. Le regard vers le haut, vers le ciel et les nuages, nous renvoie aux conditions du monde et englobe tout. À ce travail en cours, se greffent d’autres prises vues de la quincaillerie propre aux mégas serveurs institutionnels.

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Denis Farley
Artist in Residence


Denis Farley lives and works as a professional artist and photographer in Montreal. He completed a Master’s degree in fine arts at Concordia University in 1984. His photographic work often depicts industrial or technological spaces, and his recent work explores the relationship between nature and urban environments. His work is exhibited in Canada, the United States and Europe. Farley is part of several private and public collections including those of the Montreal Museum of Contemporary Art, the Canadian Museum of Contemporary Photography in Ottawa, the Montreal Museum of Fine Arts, the Museum of Photography in Charleroi and the Fonds National d'Art Contemporain in Paris.

In his recent work, Farley explores the representation of clouds within the context of wireless networks. This photographic series is a work in progress that incorporates images of institutional mega-servers and cloud formations. He is refering to the concept of “cloud computing”. Without being physically apparent the space around us is filled with information in transit. Looking up at the sky is one way to connect with our reality, and gain a remote sense of activity on earth.


mardi 13 août 2013

Suzan Vachon

SUZAN VACHON
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Toucher au corps, toucher le corps, toucher enfin....  Jean-Luc Nancy, Corpus.
Artiste interdisciplinaire et enseignante, engagée dans un travail de recherche et de réflexion depuis plus de vingt ans, Suzan Vachon considère sa pratique comme espace polyphonique de recherche, questionnant certains rapports de résonance et d’interpénétration entre la littérature et divers médias. Cette irrigation du littéraire dans sa recherche se situe en aval ou en amont du processus, invisible ou manifeste, documentaire ou levier de désirs, les mots sont pour l’artiste des espaces occultes du secret qui accompagnent le travail et qui, parfois, insistent pour s’y inscrire. Ainsi, depuis plusieurs années, elle s’intéresse aux métamorphoses de la forme et du sens dans un travail d’écriture de l’image fixe et en mouvement, généralement composé de plusieurs séquences autonomes et attractives. Ce travail attentif aux migrations de l’image, comparable au travail de l’écrivain, prend la forme d’un laboratoire de recherche formelle, disponible aux attractions nouvelles entre la littérature, l’image et l’espace tactile du son.

Ayant une pratique continue d’intégration des arts à l’architecture depuis 1993, elle revendique aussi une recherche à l’échelle du corps et de l’intime, où la fragilité et l’éphémère peuvent reprendre leurs droits.

Les archives visuelles et sonographiques, tant celles du patrimoine individuel que collectif, sont de puissants leviers dans ses réalisations. Ainsi, sa récente vidéo chant [dans les muscules du chant] réalisée en collaboration avec Bibliothèques et Archives Canada et soutenue par le Conseil des Arts du Canada, s’inscrit-elle dans l’ambitieux projet Domaine Public de Saw Video.

Candidate sélectionnée pour la bourse Exploration surround du Centre d'arts médiatiques PRIM, elle y tient un laboratoire de recherche sonographique sur le « toucher du son » et entreprend parallèlement au Centre Sagamie un laboratoire de l’archive sur « le toucher de l’image »; projet de recherche concrète et introspective s’inscrivant dans un continuum de travail autour de l’image, de l’archive, du son et de la littérature.

1) Titre, extrait de, Pour une éternité langoureuse, Zéno Bianu.

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SUZAN VACHON
Artist in Residence

Touching of the body, touching the body, finally touching....  Jean-Luc Nancy, Corpus.

Suzan Vachon, an interdisciplinary artist and teacher engaged in research and analysis for the last twenty years, views her work as the creation of a polyphonic research space exploring certain relationships of resonance and interpenetration between literature and various media. Her research is irrigated by the “literary”, operating both upstream and downstream of the process, invisible or apparent, documentary or prompting desires. Words, for the artist, are occult spaces of secretiveness, accompanying the work and demanding, at times, to be a part of it. For a number of years, she has focused her interest in the metamorphosis of form and meaning through compositional work with still and moving images generally comprising several autonomous and inter-attractive sequences. This work, concentrating on the migrations of images, is comparable to the work of a writer and assumes the functions of a formal research lab, exploring new connections between literature, images and the tactile space of sound.

Having worked steadily on the integration of art and architecture since 1993, she is also committed to a research of the body and intimacy, wherein the rights of the ephemeral and the fragile can be reaffirmed.

Visual and sonographic archives, both of individuals and the collective, constitute a powerful driving force in her works. Her recent video, chant [dans les muscules du chant] , produced in collaboration with Library and Archives Canada and with the support of the Canada Council for the Arts, is part of the ambitious Saw Video Public Domain project.

She was awarded the Exploration surround grant by the PRIM Media Arts Center where she conducts sonographic research on the “touch of sound”. As a parallel project at the Centre Sagamie, she is running an archive lab focused on the “touch of images”, conducting concrete and introspective research as part of her on-going work with images, archives, sound and literature.

1) Title, extract from, Pour une éternité langoureuse, Zéno Bianu.

mardi 18 juin 2013

Jason Arsenault

Jason Arsenault
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Jason Arsenault travaille dans le domaine des arts visuels et numériques à titre de créateur et de professeur. Il porte une attention particulière aux œuvres qui proposent une réflexion sur un renouveau spectatoriel. Il fait parti de Pique-Nique (2003), collectif qui utilise l’espace public comme objet d’intervention. Il est également membre (2000) et a été président (2003-11) de Perte de Signal, centre qui réunit des artistes œuvrant du côté des arts numériques.
Jason Arsenault utilise principalement les images en mouvement, les images fixes et les actions performatives comme médiums. Son travail est essentiellement motivé, par la mise en scène d’idées et de concepts et leur mise en espace en tant qu’objets. Spectacle/anti-spectacle, spectature, narration, participation du spectateur à la réalisation de l’œuvre, spectateur-observé sont autant d’éléments de recherche qui habitent sa démarche. Car ce qui l’intéresse, c’est de s’approcher de l’inaperçu, de pointer les faits et les gestes minuscules qui se produisent tous les jours et sur lesquels, bien souvent, aucun regard ne se pose.
Partant d’éléments familiers et de situations qui peuvent être reconnues d’emblée, il construit des environnements où se joue une tension visuelle et narrative. Les personnages qui les habitent prennent tantôt une couleur, un aspect spectral, tantôt les marques d’un modèle animé ou d’un jeu exagéré. Une circonstance est déployée et son défilement use des procédés de la répétition, de la disparition ou de la saturation. Le jeu formel qui y est à l’œuvre fait parfois perdre l’image ou encore la situation qui est soulignée, mais l’expérience qui en est faite tente d’immobiliser l’attention du regardeur dans toute son acuité et cherche à faire en sorte que ce dernier la retienne, la retrouve et la perde à nouveau. Ainsi, le spectateur opère de lui-même et en lui-même le montage des images ou encore les actions qui lui sont présentées.
Depuis plusieurs années déjà, son travail explore l’idée de la lenteur et du presque rien. Il utilise des plans-séquences ou encore des actions simples pour tenter de montrer ou de pointer au monde des faits et des gestes qui passent généralement inaperçus au quotidien. C’est sa façon de souligner l’ordinaire en le rendant extraordinaire ou encore étrange (c’est selon).
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  Jason Arsenault
Artist in Residence
Jason Arsenault works in the field of visual and media arts as an artist and teacher. He pays particular attention to works that offers reflection on the renewal of spectatorship. He is part of Pique-Nique since (2003), a collective organisation which uses public space as an object of intervention. He is also a member since (2000) as well as president of the board from (2003-11) with Perte de Signal, an artist-run center which brings together artists who work with media arts.
Jason Arsenault mainly uses moving images, still images and performative actions as mediums. His work is primarily motivated by the staging of ideas and concepts, while developing them as objects in space. Spectacle/anti-spectacle, spectature, narrative, audience participation, the participating viewer as an observed subject are all elements of research that inhabits his approach. He is interested in approaching the unseen, pointing out facts and tiny gestures that occur every day in which, quite often, human eyes are less attentive to.
By using familiar elements and situations that can be recognized from the outset, he builds environments that play a visual and narrative tension. The actions are set in reality, yet depart from it. The characters inhabiting them may variously take on a colour, a spectral aspect, or the traits of an animated model or an exaggerated play. A situation is deployed and unfolds in a process of repetition, disappearance or saturation. The formal play that is at work sometimes makes us lose sight of the image or situation that is emphasized. But in our experience of it, our keenest attention is called to the task, we hold on to it, finding it and losing it by turns, therefore creating a visual montage of our own, within ourselves.
In the past years, his work has explored the concept of slowness and of almost nothing. He uses sequence shots or simple actions to try to show or point to the world facts and gestures that usually go unnoticed in everyday life. It is his way of underlining the ordinary by making it different, extraordinary or odd (it depends).

lundi 10 juin 2013

Alexis Lavoie

Alexis Lavoie
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Les tableaux se construisent par analogies et associations d'images ponctuées de moments narratifs. Souvent énigmatique, parfois inquiétant, le travail confronte le spectateur à des sujets problématiques; il révèle une prise en compte du monde actuel et tente de faire le nuancier de ses contradictions. Les œuvres témoignent d'expériences humaines que l'on devine traumatiques et angoissantes. Elles suggèrent une représentation d'ordre psychologique découlant de ces expériences. L'isolement, la solitude, le manque, l'artificialité, l’abus, l’exploitation, la mort, l’amour, la violence, la menace, l'enfance, la fin de l’espèce et la quête du bonheur sont des thèmes perceptibles et récurrents dans le travail. Toutefois, plutôt que de représenter des événements concrets, Lavoie choisit de dépeindre des atmosphères dans le cadre desquelles diverses narrations pourraient avoir cours. Ensemble, la matière peinture et la couleur, triturent, manipulent, ouvrent le sens des représentations clichées de la réalité; elles tentent de révéler l'ambiguïté, la complexité, voir le danger, inhérents au réel.
Alexis Lavoie est né en 1980 à Montréal où il vit et travaille. Détenteur d'un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, il remporte en 2010 le premier prix au douzième Concours de peintures canadiennes de RBC. Il a participé à plusieurs expositions collectives à travers le Canada et a également exposé son travail en solo notamment à la Galerie Lacerte, à la Maison de la culture Frontenac et tout récemment à L’Écart. Ses œuvres figurent au sein de diverses collections privées et publiques. Il est représenté par la Galerie Simon Blais de Montréal.
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Alexis Lavoie
Artist in Residence
Alexis Lavoie was born in 1980 in Montreal where he presently resides and works. He completed a Bachelor’s degree in visual and media arts at the Université du Québec à Montréal and in 2010 was awarded first prize at the RBC Canadian Painting Competition. His work has been featured in several group exhibitions across Canada and in solo presentations at the Lacerte Gallery, the Maison de la culture Frontenac and, most recently, at L’Écart. His works are included in several private and public collections. He is represented by the Simon Blais Gallery in Montreal.
The paintings are composed through the use of analogies and associations of images highlighted by narrative moments. Often enigmatic, at times unsettling, the works confront the spectator with an equivocal subject matter; they present a precise vision of the present world attuned to the subtlety of its contradictions. The works are a testimony to those human experiences that can be traumatic or stressful. They tend towards a psychological representation of these experiences. Isolation, solitude, emptiness, artificiality, abuse, exploitation, love, violence, intimidation, childhood, extinction of the species, and the search for happiness are visible and recurrent themes in the work. However, rather than depicting concrete events, Lavoie chooses to create atmospheres which intimate a variety of narrative possibilities. The physicality of the paint itself combines with the disposition of colours to distort, manipulate and explode the meanings behind clichéd representations of reality; they unveil the ambiguity, the complexity, even the danger, inherent in all that is real.

lundi 3 juin 2013

Pierre-Yves Girard

Pierre-Yves Girard
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Mon travail découle pour l'instant exclusivement de la même souche "cellulaire", soit la peinture à l'huile diluée. J’en suis venu à décortiquer mon travail en peinture, en différents effets de matières comme autant d'espèces, de races "vivantes" que j'appelle espèces picturales, classées à la fois en fonction de leurs conceptions techniques et de leur potentiel narratif. L’intensité de ce potentiel varie selon les espèces convoquées et nous offre parfois un dialogue (ou lutte) intime entre la forme et la figure. J'ai dénombré actuellement cinq branches distinctes qui ouvrent pour leurs parts sur 25 sous-espèces. Bien que confiné à un univers pictural, il n'en reste pas moins que tout ce système fonctionne de la même manière que notre arbre des espèces. Elles viennent toutes de la même souche et ont à cohabiter dans un même milieu, soit la toile bidimensionnelle. Je me retrouve à construire une fiction répondant à une logique éco-systémique qui fait l'éloge d'une bio-diversité picturale.
Né en 1982 à Chicoutimi, Pierre-Yves Girard vit et travaille à Montréal. Il est titulaire d'un baccalauréat en art visuel et médiatique à l'Université du Québec à Montréal. Membre du centre de diffusion Clark depuis 2006 et représenté par la galerie d'Este depuis 2012. On peut retrouver ses oeuvres dans les collections Loto-Québec et Banque de Montréal.

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Pierre-Yves Girard
Artist in Residence
At present, my work flows exclusively from a single " cellular " core: diluted oil painting. I have broken down my work with paint into a variety of material effects seen as “living” species or races which I call pictorial species, categorized according to both their technical conception and narrative potential. The intensity of this potential varies with each species summoned up and may, at times, trigger an intimate dialogue (or struggle) between form and figure. I have presently identified five distinct branches which, in turn, split into twenty-five subspecies. Though confined within a pictorial universe, this system nonetheless functions in the same manner as the tree of life. The differentiated species issue from a single source and share an identical environment, in this case the two-dimensional canvass. I consequently construct fictions determined by an eco-systemic logic which celebrates pictorial bio-diversity.
Born in Chicoutimi in 1982, Pierre-Yves Girard presently lives and works in Montreal. He obtained his Bachelor’s degree in visual and media arts from the Université du Québec à Montréal. He has been a member of the Clark distribution center since 2006 and, since 2012, has been represented by the Galerie D’Este. His works are included in the collections of Loto- Québec and the Bank of Montreal.

lundi 27 mai 2013

Corine Lemieux‏

Corine Lemieux
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Projet :  Curiosité
Après plusieurs années consacrées à la photographie, je souhaite développer un nouveau projet qui implique la photo, mais avant tout le collage. Celui-ci s’inscrit dans la continuité de ma démarche des dernières années, renouvelant les thématiques qui y sont centrales dans une nouvelle approche. Je souhaite revenir à une pratique plus manuelle, une pratique d’atelier, où je me retrouve à manipuler la matière. Ces recherches esthétiques, formelles et immatérielles favorisent mon désir de voir ; ma curiosité.
Le projet, intitulé Curiosité, mélangera images et dessins sous la forme de collages. Ce fil conducteur qu’est la curiosité me permettra de faire des associations entre les divers éléments des compositions et entre les nombreuses œuvres. Il s’agit d’abord de la curiosité comme un état d’esprit, une ouverture, une disponibilité qui nous permet d’aller vers l’inconnu. La curiosité comme une recherche qui nous révèle cet invisible, ce mouvement qui se situe dans l’entre-deux. Diverses manipulations mettront en relation les formes et les idées, des va-et-vient constants entre découpage, numérisation, collage, photographie et dessin.
Corine Lemieux est née en 1973. Elle vit et travaille à Montréal où elle a obtenu un baccalauréat en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal. Elle étudie la subtilité des rapports entre l’environnement intérieur et extérieur et cherche à développer la conscience. En 2010 elle a publié un livre, en cours de route édité par SAGAMIE édition d'art. Elle a fait partie du Mois de la photo à Montréal à l’automne 2011. Son travail a été présenté en solo par plusieurs centres d’artistes au Québec : au Centre des arts actuels Skol (1998), au Centre d’art et de diffusion Clark (1999) et au centre Optica (2003) à Montréal, à L’Œil de Poisson à Québec (1999), à Espace Virtuel à Chicoutimi (2001), à la Galerie 101 à Ottawa (2002), à la Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006, 2010) ainsi qu’au Centre Sagamie en 2012. Elle a été invitée à prendre part à des expositions collectives telles que Americas Remixed à Milan, Italie (2002). Lemieux a également participé à plusieurs expositions-événements ayant la notion de collaboration pour enjeu, notamment Le salon de l’agglomérat (Clark 1999). Parallèlement à sa pratique individuelle, Corine Lemieux a formé, de 2004 à 2009, le collectif VIA avec les artistes Sylvie Cotton et Massimo Guerrera; ensemble, ils ont entre autres participé au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul (2007) et à l’État d’urgence organisé par l’ATSA (2008). Elle est représentée par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal. http://www.joyceyahoudagallery.com
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Corine Lemieux
Artist in Residence
Project:  Curiosity
After several years of photographic work, I now wish to include the photography component in a new project centered primarily on collage. This will be a continuation of the work I have been doing these last few years while providing a new approach to the themes at the heart of my work. I want to return to a more manual approach, in a workshop setting where I can actually manipulate matter. These aesthetic, formal and immaterial explorations serve to foster my desire to see; my curiosity.
The project, entitled Curiosity, will combine images and drawings in a series of collages. Curiosity will furnish the common thread allowing me to create associations between the various elements in the compositions and between the numerous works. Curiosity is understood initially as a state of mind, an opening, a willingness to advance into the unknown. It is a quest to unveil the invisible, a movement suspended between two poles. Various configurations will serve to establish links between forms and ideas, a constant back and forth process employing cut-ups, digitalization, collage, photography and drawing.
Corine Lemieux was born in 1973. She lives and works in Montréal, where she earned a BFA from Université du Québec à Montréal (UQAM). She works mainly in the field of photographic and sculptural installation. She studies the subtle relationship between the indoor and outdoor environment and seeks to develop awareness. In 2010 she published a book, en cours de route (SAGAMIE édition d'art). She was part of the Mois de la Photo in Montreal in the fall of 2011. She has shown at several artist-run centres in Québec, including Centre des arts actuels Skol (1998), Centre d’art et de diffusion Clark (1999) and Optica (2003), all in Montréal, and at L’Œil de Poisson in Québec City (1999), Espace Virtuel in Chicoutimi (2001), Gallery 101 in Ottawa (2002), Galerie Joyce Yahouda in Montréal (2006-2010) and Centre Sagamie (2012). She has taken part in group exhibitions such as Americas Remixed in Milan, Italy (2002). Lemieux has also participated in several collaborative events, such as Le salon de l’agglomérat (Clark, 1999). With Massimo Guerrera and artist Sylvie Cotton she formed the collective VIA from 2004 to 2009. VIA participated in events that included the International Symposium of Contemporary Art in Baie-Saint-Paul (2007) and L’État d’urgence, organized by ATSA-Action Terroriste Socialement Acceptable (2008). Corine Lemieux is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montréal. http://www.joyceyahoudagallery.com

mardi 21 mai 2013

Quadruple lancement à la librairie FORMATS

SAGAMIE édition d'art
Lancement de 4 publications récentes 
À la librairie FORMATS
2, rue Sainte-Catherine est, espace 302, Montréal  

Le jeudi 23 mai 2013 à 17h

Maryse Goudreau, L'appel
Auteurs : Michel Campeau, Adrienne Luce, Guy Sioui Durand, Pablo Rodriguez
Catherine Bodmer, MEXICO DF (DÉTAILS)
Auteure : Marie-Ève Charron
Giorgia Volpe, Mues et Entrelacs
Auteures: Anne-Marie Bouchard, Annie Hudon Laroche
Matthieu Brouillard et Donigan Cumming
Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming
Auteurs : Eduardo Ralickas, Erin Silver, Jake Moore

FORMATS
2, rue Sainte-Catherine est, espace 302, Montréal
514-842-5579    514-842-3663    formats@rcaaq.org
mardi 11-17h, mer. jeu. ven. 11-20h, sam. 12-17h
 
SAGAMIE édition d'art remercie le Conseil des Arts du Canada pour l'aide accordée à son programme de publication. Ces publications sont éditées en collaboration avec le Centre SAGAMIE qui est soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada et par Ville d’Alma. 

lundi 13 mai 2013

Caroline Boileau‏

Caroline Boileau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Depuis 1995, j’utilise l’installation (dessins, objets et photographies), la vidéo et la performance pour examiner les connexions, les zones d’échanges possibles, entre le corps et son environnement. Je conçois le corps comme une construction sociale et, en ce sens, je m’intéresse à l’influence de la médecine et de l’espace domestique sur la compréhension de ce qui nous constitue comme êtres humains. À travers les différents rôles sociaux que nous habitons et qui nous traversent, ce sont les différentes façons d’habiter, de représenter et de parler du corps qui me fascinent.
Caroline Boileau poursuit une réflexion sur le corps et la santé. Animée par une attention fine au contexte humain, sa réflexion est fortement inspirée et imprégnée par l’univers médical et pharmacologique dans lequel, en parallèle à son travail d’artiste, elle a évolué pendant plusieurs années. Depuis 1995, elle a participé à plusieurs résidences au Canada et en Europe. Son travail a été présenté lors d’expositions au Canada, aux États-Unis, en Belgique, en Espagne, en Autriche, en Finlande et au Brésil. Elle détient une Maîtrise de l’université Concordia. Son travail en dessin est représenté par Espace Robert Poulin à Montréal et elle est membre du Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ).
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Caroline Boileau
Artist in Residence
Since 1995, I have been installation (drawings, objects and photographs), video and performance to explore connections, possible areas for exchanges between the body and its environment. Understanding the body as a social construction, I am interested in the influence of medicine and domestic space on the understanding of what constitutes us as human beings. Through the different social roles that we toy with and come to internalize, I am fascinated by the various ways in which one can inhabit, depict and talk about the body.
Caroline Boileau is pursuing a reflection on the body and health. Driven by a fine attention to human context, her reflection is strongly inspired and imbued by the medical and pharmaceutical worlds in which, in parallel to her work as an artist, she has evolved for many years. Since 1995, she has participated in residencies in Canada and in Europe. Her work has been presented in exhibitions in Canada, USA, Belgium, Spain, Austria, Finland and Brazil. She holds an MFA from Concordia University. Her work in drawing is represented by Espace Robert Poulin in Montréal and she is a member of the Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ).

mardi 7 mai 2013

Pascal Dufaux

Pascal Dufaux
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
INFRAROUGE AVANT LA NUIT / Infrared till night
Le crépuscule commence à l’instant où le Soleil semble toucher l’horizon terrestre : c’est le moment où l’épaisseur atmosphérique de la terre renvoie dans l’espace la presque totalité du spectre de la lumière solaire pour ne laisser traverser que les ondes lumineuses de basses fréquences de la gamme des rouges. J’y vois une analogie avec le rouge qui baigne notre regard interne lorsque nos paupières se ferment et que nous faisons la nuit en nous. C’est le rouge du sang, la couleur de nos rêves, le rouge du minerai de fer, cet élément qui abonde en nous comme dans le cœur des planètes et des étoiles. Si le crépuscule terrestre est rouge, c’est que la nuit baigne dans les lueurs invisibles de l’infra rouge. C’est aussi l’infra rouge d’une machine de vision nocturne que j’avais installée dans le paysage marin de Saint-Jean-Port-Joli, pendant l’été 2012, lors d’une résidence de création à Est-Nord-Est. Machine-sculpture que je déplaçais la nuit et que je laissais tourner afin d’enregistrer l’enveloppement du noir sur le territoire, dans l’espoir peut-être de me révéler certaines apparitions réelles ou imaginaires et de conjurer la peur de l’inconnu. Ce que j’y ai découvert, c’est les présences lumineuses et concrètes des êtres de chair et de sang que j’y ai rencontrés, que j’ai aimés et qui habiteront longtemps ma mémoire. Au final, cette série photographique est un croisement entre une collection d’images mentales ayant imprégné mon psychisme et le songe électrique d’une caméra de surveillance s’étant égaré dans le paysage.
Pascal Dufaux crée des sculptures vidéo cinétiques avec lesquelles il produit photographies et installations médiatiques. Depuis 2008, son travail a été vu à travers le Canada, au Mexique, en France, en Suisse, en Autriche et en Allemagne. Pascal Dufaux est représenté par la Galerie Christian Lambert à Montréal.

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Pascal Dufaux
Artist in Residence
INFRAROUGE AVANT LA NUIT / Infrared till night
Twilight begins the moment the Sun seems to touch the terrestrial horizon: at that moment, the layers of the atmosphere refract the greater part of the spectrum of solar light, allowing only the lower-frequency red wavelengths through. I see here an analogy with the reddish hue which appears to our inner sight when we close our eyelids and our personal night envelopes us. It is the red of our blood, the colour of our dreams, the red of iron ore, core element within us and at the heart of the stars and planets. Twilight here on earth is red-tinted because the night is flooded with the invisible hues of infrared light. I used this same infrared light as part of a night-vision machine which I installed in the marine landscape of Saint-Jean-Port-Joli in the summer of 2012 during an art residency at Est-Nord-Est: a mechanical sculpture I would move around at night to record the onset of darkness over the region in the hope it might reveal certain real or imaginary apparitions and dispel our fear of the unknown. What I discovered was the luminous and concrete presence of the flesh and blood beings I encountered there, whom I loved and who will live on in my memory. Ultimately, this series of photographs is a blend of the mental imagery which permeated my psyche and the electric dreams of a surveillance camera set adrift in the landscape.
Pascal Dufaux creates kinetic video sculptures which he uses to produce photographs and media installations. Since 2008, his work has been presented in Canada, Mexico, France, Switzerland, Austria and Germany. Pascal Dufaux is represented by the Christian Lambert Gallery in Montreal.

lundi 29 avril 2013

Image

EXPOSITION du 3 MAI au 5 JUILLET 2013

VERNISSAGE le vendredi 3 mai à 17h

COMMISSAIRE CINDY DUMAIS

ARTISTES
JESSY BILODEAU
ÉTIENNE BOULANGER
BRUNO MARCEAU
PIERRE-OLIVIER TANGUAY
STÉFANIE TREMBLAY
GUILLAUME B. BRASSARD
NICOLAS LÉVESQUE
GABRIEL FORTIN

" On dit que mon travail est agressif, violent...
Je réponds : je n’y pense jamais, je fais des images. "
Adel Abdessemed, artiste plasticien algérien

L’artiste qui fabrique des images rivalise inévitablement avec un flux impossible à contenir : Internet.

Ils sont démocratisés, les logiciels. Ils sont intégrés aux appareils hyperconnectés devenus quotidiens. Ils sont disponibles, accessibles, instantanés, souvent gratuits, parfois en licence libre. Règne de l’autopublication et du DIY.

À travers les fils d’actualité Tumblr, Twitter, Artstack, Instagram, Facebook et autres blogues, à travers l’abondance Toi-You, i-Moi et vidéos YouTube captées sur cellulaire HD, comment les images de l’artiste se distinguent-elles? Comment l’artiste fabrique ses images, les pense, les conçoit, dans cette culture visuelle hypermédiatisée et surconsommée? L’artiste bénéficie de davantage de moyens de production et de diffusion.

C’est une façon nouvelle de toucher un public élargi.
C’est une façon nouvelle de noyer sa production au fond du gouffre.

L’artiste peut-il encore produire des images?

Cette réflexion interroge le statut de l’artiste actuel et ses modes de représentation.

Je ne suis pas commissaire : j’ai accepté l’invitation à une rencontre. Avec des artistes de divers horizons, nous avons réfléchi à la nature et la condition de l’image numérique au sein d’une pratique artistique.

En leur suggérant de soumettre un dossier, j’ai invité 23 artistes à proposer une intention de création à l’égard de l’image numérique. Suite à cette invitation, huit projets ont été sélectionnés; j’ai choisi des propositions capables de rendre discutable - on peut en parler, en débattre, comme on peut la contester - l’image numérique. L’événement n’a pas la prétention de dresser un portrait de la création au Saguenay-Lac-St-Jean, mais veut absolument faire découvrir ou redécouvrir des artistes autrement, que la pratique soit naissante ou avancée, et ce, peu importe le médium de prédilection .

J’ai débuté les rencontres en atelier en octobre 2012. Ces rencontres voulaient donner place à la recherche personnelle de chacun des artistes. Une seule série d’impératifs leur a été imposée : Comment l’image numérique s’introduit ou peut s’introduire dans votre pratique artistique? Comment l’image numérique peut-elle prendre place à l’intérieur d’un processus de création? Cette image peut-elle s’inscrire, apparaître et participer autrement qu’en étant une finalité?

Je ne sais pas si l’on peut fabriquer (encore) une image. Je ne sais pas si l’image suggère une vision alternative. Mais il est certain que les images ici proposées s’opposent. Elles s’opposent, entre elles-mêmes, elles s’opposent aussi parce qu’elles proposent une autre interrogation.

Cindy Dumais

Ce projet spécial initié par le Centre SAGAMIE a été rendu possible grâce au soutien financier du Fonds d’excellence du Saguenay-Lac-Saint-Jean financé conjointement par le Conseil des arts et des lettres du Québec et par la Conférence Régionale des Élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce projet de recherche, de création et de diffusion a permis à la commissaire Cindy Dumais, ainsi qu'aux huit jeunes artistes qu'elle a réunis, d'explorer des enjeux actuels de l'image numérique par rapport à leurs pratiques respectives.

lundi 22 avril 2013

Marie Brunet

(Test de tissage d'une photographie)

Marie Brunet
Artiste en résidence / Artist in Residence

Dans le cadre du projet Bas-Saguenay initié par le centre d’artistes Le Lobe, le Centre SAGAMIE reçoit en résidence l'artiste Marie Brunet. Le projet Bas-Saguenay est une occasion unique de création qui offre l’opportunité à trois artistes en art actuel de concevoir une œuvre in situ en collaboration avec la communauté.

Les trois artistes sélectionnés verront leurs œuvres dévoilées au public dès le 7 juin 2013, suite à une résidence de deux semaines dans l’une des trois municipalités choisies du Bas-Saguenay, soit : Marie Brunet à L’Anse-Saint-Jean, Bruno Marceau à Petit-Saguenay et Stéphan Bernier à Sainte-Rose-du-Nord.

Bien ancrée dans son milieu, Marie Brunet travaillera dans le cadre de ce projet en intégrant, de concert avec le Cercle des Fermières, des photographies imprimées sur des tissus de fibres différentes, à la production d’un tissage sur métier. Ces photos représentant les mains de ces femmes au travail, seront découpées en bandes de diverses largeurs, et deviendront partie intégrante de la trame. Dans cette exploration d’une forme moins traditionnelle de tissage, les artisanes deviennent leur propre sujet de réalisation. Les photos sont d’ailleurs réalisées dans le cadre de cette résidence de création au Centre SAGAMIE. L’artiste confectionnera ensuite le tissage entre le 6 et le 16 mai à la Petite-École de l'Anse St-Jean. Cet atelier de création sera ouvert au public.

Née à Québec (1960) et diplômée en Arts Plastique de l’Université du Québec à Montréal (1983), Marie Brunet possède une formation multidisciplinaire : photographie et traitement de l’image, lithographie, papier matière, verre au chalumeau. Récipiendaire de différentes bourses, son travail a été vu à plusieurs reprises tant au Canada, en Allemagne, en Inde qu’en France. Membre de diverses associations et comités de développement culturel, elle a réalisé plusieurs œuvres publiques dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement. Elle réside et travaille à l’Anse-Saint-Jean depuis 2002.

http://www.mariebrunet.com

BAS-SAGUENAY est rendu possible grâce au soutien du Programme pour les arts et les lettres du Saguenay-Lac-St-Jean. Le projet de Marie Brunet a reçu le soutien financier de la MRC-du-Fjord-du-Saguenay, du ministère de la Culture et des Communications du Québec, de EDF énergies nouvelles, ainsi que la collaboration du Centre SAGAMIE.


lundi 15 avril 2013

David Lafrance

David Lafrance
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

L’art de David Lafrance se définit comme une suite de paysages aux compositions organisées de façon instinctive et brutale. Malgré l’accumulation de marques abstraites, il est possible de situer le sol, une ligne d’horizon et parfois le ciel. Ces mises en scène évoquent des jardins, des lieux de rassemblement et des bâtiments aux références des plus hétéroclites. L’oeuvre supporte une ambiance euphorisante et inquiétante qui dirigera le spectateur afin de mieux comprendre la nature des sujets : idolâtre, dépressif ou superficiel. Le style fait référence à l’art populaire et intègre d’une façon tout à fait assimilée les défauts de perspectives, d’échelles et de proportions. Le rustique cohabite avec l’émancipation de la richesse et du mauvais goût. Dernièrement David Lafrance s’intéresse au rapport de culpabilité relié à la fête. En résidence au Centre SAGAMIE, il poursuivra ses recherches autour de l’écriture manuscrite laissé au hasard dans les lieux publics.

David Lafrance est né en 1976 au Québec. Il est diplômé en l’an 2001 de l’Université Concordia à Montréal en peinture et dessin. Il y reçoit le prix Guido Molinari pour ces performances académiques. Depuis ces dernières années, ce peintre, aussi graveur, et sculpteur à fait plusieurs exposition au Québec, au Canada et au E-U. Il est récipiendaire de bourses du conseil des arts et lettre du Québec. On peut retrouver ces œuvres dans les collections de la Bibliothèque Nationale du Québec, "prêt d’œuvre" du Musée du Québec, Cirque du soleil et Lotto Québec. Inspiré par le folklore et l’art populaire, sa peinture se consacre aussi à la caricature solennelle et romantique des modèles de bonheur et de force. En complément à son œuvre picturale, sa pratique artistique évolue aussi par la musique expérimentale et bruitiste. David Lafrance vit et travaille à Montréal.

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David Lafrance
Artist in Residence

The art of David Lafrance takes the form of a series of landscapes composed in a manner which is both instinctive and brutal. Despite the assemblage of abstract markings, it is still possible to make out the ground, the line of the horizon and, at times, the sky. These compositions evoke images of gardens, gathering places and structures imbued with wide-ranging references. The mood created by these works is exhilarating and off-setting, leading the spectator to a deeper understanding of the nature of the subjects: idolatrous, depressing or superficial. The style is a throwback to popular art and manages to seamlessly integrate flaws in perspective, scale and proportion. Palaces and improbable structures conceived intuitively butt up against rigid bunkers reminiscent of contemporary architecture. A homespun feeling coexists with the emancipation of wealth and questionable taste. Of late, David Lafrance has been exploring the notion of guilt as a by-product of festive enjoyment. As artist in residence at the Centre SAGAMIE, he will be exploring new themes in relationship with hand written notes left in public spaces.

David Lafrance was born near Montreal, Quebec, in 1976. He’s a graduate from Concordia University a major in painting and drawing. He receives the Guido Molinari Prize for academic achievement. His recent work in painting, drawing and sculpture is shown in Canada and the United-States. His references are found in folk art, modern painting and contemporary fashion. After winning two Quebec art council grant, his painting focus on the nature and the chase of pleasure in our modern society. David Lafrance also performs music with turntables and electronic devices into different groups.

mardi 9 avril 2013

Sonia Martineau

Sonia Martineau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Avant l’ère de la mondialisation, Sonia Martineau, née quelque part sur la planète, a adopté le Québec à l’âge vénérable de sept mois. Elle vit et travaille près d’un marché public à Montréal. Artiste sans discipline fixe et bricoleuse dans l'âme, sa démarche artistique est axée sur des rapports de force entre une intuition toute personnelle et l’investigation théorique; entre l’autoréférentialité exacerbée et l’autodérision salvatrice; entre l'espoir du jeu sans but et la nécessité de donner sens.

Le corpus Mordre la poussière définit une identité de passage en captant des images à l’aide de deux caméras dissimulées sur elle-même. Privilégiant des prises de vue automatisées, les recherches de Martineau s'intéressent à une poésie du mouvement dans le paysage en juxtaposant le principe de l'image fixe et nette du monde de la photographie au lâcher-prise obligatoire engendré par l’usage de prises de vue automatisées. Comme si l’œil magique de sa porte d’entrée s’était accroché à ses pieds... Des images déstabilisantes où les limites technologiques établissent un dialogue certain entre l’environnement vu par tous et la présence de chacun dans ces mêmes lieux.

Autodidacte indisciplinée et adepte de l’hybridation, S. Martineau a été possédée par un baccalauréat en beaux-arts à l’université Concordia avec spécialisation en photographie, puis par une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Au cours des dernières années, ses œuvres ont parcouru la forêt, le Web, la rue, sa cuisine et un aéroport. En 2013, la Côte-Nord et la Galerie d’art du Parc à Trois-Rivières accueilleront son retour en galerie constitué d’œuvres presque exclusivement photographiques.

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Sonia Martineau
Artist in Residence

Before globalization, Sonia Martineau, born somewhere on this planet, adopted Quebec as her home at the venerable age of seven months. She presently lives and works close to a marketplace in Montreal. Avoiding the confines of any one discipline and a tinkerer at heart, she is an artist whose work plays on the tension between subjective intuition and theoretical analysis, between protracted self-reference and redemptive self-mockery, between the hope sustained in pointless game-playing and the need to ascribe meaning to things.

The Mordre la poussière (Bite the Dust) corpus offers a description of an ephemeral identity revealed through images taken with two cameras hidden on the artist’s person. Martineau’s explorations capture the poetry of movement through a landscape by juxtaposing the fixed and clear imagery provided by the world of photography with the total abandon created by the use of automatic, undirected shots: her journey recorded from the vantage point of the magical eye in her shoes. Destabilizing images in which the limits of technology establish a definite dialogue between the environment as seen by all and the presence of all in the environment.

Self-taught, undisciplined and drawn to hybrid forms, S. Martineau was possessed by a Bachelor’s in fine arts at Concordia University, specializing in photography, and by a Master’s in visual and media arts at UQAM. In the last few years, her works have journeyed through the forest, the Web, the street, her kitchen and an airport. In 2013, the North Shore and the Galerie d’art du Parc in Trois-Rivières will be the scene of her return to gallery exhibitions, primarily with photographic works.