lundi 23 septembre 2013

Guillaume Adjutor Provost

Guillaume Adjutor Provost
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Guillaume Adjutor Provost poursuit des études doctorales à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Ses travaux de recherche portent sur le rôle modulable des pratiques commissariales et des artistes-commissaires. Récipiendaire de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec, de Première Ovation et d’une bourse d’études supérieures Hydro-Québec, Guillaume Adjutor Provost a présenté son travail lors d’expositions solos et collectives au Québec, en Ontario, aux États-Unis, en Belgique, en Allemagne et en France.

Artiste interdisciplinaire, chercheur et commissaire, la pratique artistique de Guillaume Adjutor Provost s’insère entre les arts visuels, le design et le textuel afin de permettre l’émergence de nouvelles formes discursives. Ses divers projets remettent en question autant les objets autonomes et ses multiples formes de représentation, que le contexte spontané ou institutionnel qui les accueille. En ce sens, l’artiste investit la pratique artistique comme un objet mouvant qui ne se donne à voir que par la fluidité avec laquelle il passe d’un état à l’autre.

http://www.guillaumeadjutorprovost.com/

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Guillaume Adjutor Provost
Artist in Residence

Guillaume Adjutor Provost is completing his doctoral studies at the École des arts visuels et médiatiques at the Université du Québec à Montréal. His research centers around the changing role of curatorial work and of curator-artists. He has been the recipient of grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec, Première Ovation and a scholarship from Hydro-Quebec. Guillaume Adjutor Provost has presented his work in solo and collective exhibitions in Quebec, Ontario, the United States, Belgium, Germany and France.

Interdisciplinary artist, researcher and curator, the work of Guillaume Adjutor Provost incorporates visual arts, design and the written text in a search to develop new discursive forms. His various projects explore the multiple forms of representation of autonomous objects and the spontaneous or institutional contexts into which they are received. The artist thus conceives of artistic work as a moving object which can only be fully understood through its fluidity as it passes from one state to the next.

http://www.guillaumeadjutorprovost.com/

mercredi 11 septembre 2013

Virginie Mercure

Virginie Mercure
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Par mes créations, je m’emploie à représenter la complexité de la réalité c'est-à-dire comme une série d’apparitions ou d’évènements aléatoirement conciliables avec notre compréhension du monde. Ainsi, mes œuvres sont composées d’éléments et de concepts que je cherche à rendre plus ou moins compatibles. Ils peuvent se rejoindre sous certains aspects, mais se repousser sous d’autres. Je me questionne sur ce qui crée cette illusion de rapprochement ou de distance et, aussi, sur les structures affectives et intellectuelles, sociales ou personnelles, qui créent l’ordonnancement du chaos qu’est le réel.

Je cherche, à travers les couleurs, les formes, les symboles et les diverses façons de les mettre en lien, ce qui unit et ce qui décompose les idées. Je joue avec divers degrés de compréhension en utilisant ou en contredisant certains préceptes artistiques. Je m’efforce de parfois satisfaire aux exigences d’une œuvre " réussie " et parfois non. J’intègre dans mes compositions des éléments attendus et d'autres, inattendus. En somme, mes créations présentent à la fois un désir de construction et une volonté de déconstruction de la pensée. Je tente de mettre l'esprit logique en marche pour le faire ensuite vaciller. Je cherche à garder vivant son mouvement en rendant difficile l'avènement d'une définition finale.

Virginie Mercure vit et travaille à Québec. Elle est détentrice d'une maîtrise en arts visuels de l'Université Laval à Québec. En 2013, elle fut Lauréate du prix Videre Création en art visuel remis par l’organisme Manifestation internationale d’art de Québec. L'artiste participera bientôt à la Foire d’art contemporain de St-Lambert et a récemment exposé son travail à la galerie Art Mûr (Montréal), à Caravansérail (Rimouski) et au centre Regart (Lévis).

http://virginiemercure.com/

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Virginie Mercure
Artist in Residence

Through my creations, I am attempting to represent the complexity of reality seen as a series of apparitions or events which can be haphazardly reconciled with our understanding of the world. My work is consequently composed of elements and concepts which I more or less try to make compatible. They may come together under certain conditions and repulse each other under others. I investigate what it is exactly that creates the illusion of coming together and drifting apart, together with the emotional, intellectual, social and personal structures which serve to create order out of the chaos of reality.

I am looking to discover what it is that unites and fragments ideas by using colour, form, symbol and various means of bringing these ideas together. I toy with various degrees of comprehension through the acceptance and contradiction of certain artistic precepts. I will sometimes attempt to satisfy the demands of a “successful” work and sometimes not. Within my compositions, I integrate the expected with the unexpected. My work essentially combines the desire to construct and the will to deconstruct thought processes. I want to engage the logical mind in order to see it falter. I want to keep its movement alive without letting it attain any ultimate definition.

Virginie Mercure lives and works in Quebec City. She completed a Master’s degree in visual arts at Laval University. In 2013, she was the recipient of the Videre Creation prize for visual art awarded by the Manifestation internationale d’art de Québec. She will be taking part in the upcoming Foire d’art contemporain de St-Lambert and recently exhibited her work at the Art Mûr gallery (Montreal), the Caravansérail art Center (Rimouski) and at the Regart contemporary art Center (Lévis).

http://virginiemercure.com/

mercredi 28 août 2013

Kandis Friesen

Kandis Friesen
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Originaire de Winnipeg, au Manitoba, où elle a grandi, Kandis Friesen, artiste et intervenante du milieu de la culture, vit et travaille actuellement à Montréal, au Québec. Sa pratique intermédias aborde des questions telles que le travail et la production, le langage et l’identité ethnonationale, de même que la place occupée par le document et l’archive dans l’élaboration de la mémoire collective.

Issue d’une pratique élargie du dessin, son œuvre entretient un dialogue sur les espaces théoriques de la vidéo et du dessin, dans une quête de l'instantanéité, de l’intimité et d’une représentation accessible qui soit inhérente à chacun des médias et transmutable. Une recherche récente portant sur la construction et les moyens d’accès à l’image l’a conduite à un emploi hybride des médias, puisant autant aux technologies désuètes que contemporaines afin de créer des configurations composites. Elle fait revivre certains appareils précurseurs du cinéma, notamment le " peep show " du XVIIIe siècle et divers dispositifs de fantasmagorie et d’illusion sur verre ou sur papier, ou remanie des archives trouvées et altérées. Toutes ces démarches offrent des perspectives sur des espaces re/construits et permettent de resituer autant l'image que les acquis visuels dans le cadre d’une approche expérimentale.

Le travail de Kandis Friesen a été présenté dans différentes galeries et festivals au Canada et à l’étranger, notamment à Montréal, à La Centrale, SKOL, DARE-DARE et Articule; en Grèce, au Athens Video Art Festival; au THEOFFCENTER de San Francisco; aux festivals WNDX de Winnipeg et OK.QUOI?!, de Sackville; de même qu’au Centre for Art Tapes de Halifax. Elle a reçu plusieurs prix et bourses, mentionnons le prix Steamwhistle Homebrew Award, décerné dans le cadre du festival Images 2012, pour sa vidéo Tape #158: Document 2B réalisée en collaboration, et coproduite avec l’artiste Nahed Mansour.

Également active dans le secteur de l’enseignement, elle apporte son soutien à la production d’œuvres d’art à caractère académique ou issues de la collectivité, afin de susciter la création d'espaces dédiés à l’apprentissage autogéré et à l’expression culturelle. Elle a récemment terminé une résidence de recherche/production au Mennonite Heritage Center Archives et à l’Atomic Centre de Winnipeg, au Manitoba. Kandis Friesen est titulaire d’un baccalauréat ès beaux-arts en Intermedia/Cyberarts de l’Université de Concordia.

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Kandis Friesen
Artist in Residence


Born and raised in Winnipeg, Manitoba, Kandis Friesen is an artist and cultural worker based in Montreal, Quebec. Working across media, her practice engages contexts of labour and production, language and ethno-national identity, and the role of document and archive in constructions of public memory.

Grounded in drawing as an expanded practice, her work maintains a dialogue between theories of video and theories of drawing, looking at immediacy, intimacy, and accessible representation as inherent and transmutable in both media. A recent focus on the way in which image is constructed and accessed has led to work with a hybrid of media, sourcing both antiquated and contemporary technologies to create mixed configurations. Resurrecting pre-cinema devices like 18th century peepshows, phantasmagoric cross-fades in glass and paper, or remixing through ruins of found footage; all offer re/constructed spaces to critically frame both image and visual knowledge in experimental ways.

Friesen has exhibited locally and internationally at various festivals and galleries, including La Centrale, SKOL, DARE-DARE and Articule in Montreal, Athens Video Art Festival (Greece), THEOFFCENTER (San Francisco), WNDX (Winnipeg), Centre for Art Tapes (Halifax), and OK.QUOI?! (Sackville). She has been the recipient of various grants and awards, including the 2012 Images Festival Steamwhistle Homebrew Award for the collaborative video Tape #158: Document 2B, produced with Nahed Mansour. Her work includes teaching and facilitating academic and community-based arts production, creating accessible spaces for self-determined learning and cultural expression. She recently completed a research-production residency at the Mennonite archives and the Atomic Centre in Winnipeg, Manitoba. Friesen holds a BFA in Intermedia/Cyberarts from Concordia University.

lundi 19 août 2013

Denis Farley

Denis Farley
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Denis Farley vit et travaille à Montréal où il a obtenu une maîtrise en beaux-arts de l'Université Concordia (1984). Révélant souvent des espaces industriels ou technologiques, ses oeuvres photographiques récentes questionnent les relations entre la nature et l'environnement urbain. Son travail a été diffusé à de nombreuses occasions au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ses œuvres se retrouvent parmi plusieurs collections publiques et privées, notamment celles du Musée d'Art Contemporain de Montréal, du Musée Canadien de la Photographie Contemporaine à Ottawa, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée National des beaux-arts du Québec, du Musée de la Photographie de Charleroi, et du Fonds National d'Art Contemporain à Paris.

Dans ses œuvres photographiques récentes, Denis Farley explore la représentation des nuages dans un nouveau contexte, celui de l’ère de la transmission massive d’information via le " sans fil ". Il fait référence dans l’élaboration de cette série, à l’envahissement graduel et constant de l’espace par les réseaux d’information, à ce qu’on appelle communément, “The Cloud” ou “Cloud computing”. Sans le voir physiquement, l’espace qui nous entoure est saturé d’information en transit. Le regard vers le haut, vers le ciel et les nuages, nous renvoie aux conditions du monde et englobe tout. À ce travail en cours, se greffent d’autres prises vues de la quincaillerie propre aux mégas serveurs institutionnels.

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Denis Farley
Artist in Residence


Denis Farley lives and works as a professional artist and photographer in Montreal. He completed a Master’s degree in fine arts at Concordia University in 1984. His photographic work often depicts industrial or technological spaces, and his recent work explores the relationship between nature and urban environments. His work is exhibited in Canada, the United States and Europe. Farley is part of several private and public collections including those of the Montreal Museum of Contemporary Art, the Canadian Museum of Contemporary Photography in Ottawa, the Montreal Museum of Fine Arts, the Museum of Photography in Charleroi and the Fonds National d'Art Contemporain in Paris.

In his recent work, Farley explores the representation of clouds within the context of wireless networks. This photographic series is a work in progress that incorporates images of institutional mega-servers and cloud formations. He is refering to the concept of “cloud computing”. Without being physically apparent the space around us is filled with information in transit. Looking up at the sky is one way to connect with our reality, and gain a remote sense of activity on earth.


mardi 13 août 2013

Suzan Vachon

SUZAN VACHON
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Toucher au corps, toucher le corps, toucher enfin....  Jean-Luc Nancy, Corpus.
Artiste interdisciplinaire et enseignante, engagée dans un travail de recherche et de réflexion depuis plus de vingt ans, Suzan Vachon considère sa pratique comme espace polyphonique de recherche, questionnant certains rapports de résonance et d’interpénétration entre la littérature et divers médias. Cette irrigation du littéraire dans sa recherche se situe en aval ou en amont du processus, invisible ou manifeste, documentaire ou levier de désirs, les mots sont pour l’artiste des espaces occultes du secret qui accompagnent le travail et qui, parfois, insistent pour s’y inscrire. Ainsi, depuis plusieurs années, elle s’intéresse aux métamorphoses de la forme et du sens dans un travail d’écriture de l’image fixe et en mouvement, généralement composé de plusieurs séquences autonomes et attractives. Ce travail attentif aux migrations de l’image, comparable au travail de l’écrivain, prend la forme d’un laboratoire de recherche formelle, disponible aux attractions nouvelles entre la littérature, l’image et l’espace tactile du son.

Ayant une pratique continue d’intégration des arts à l’architecture depuis 1993, elle revendique aussi une recherche à l’échelle du corps et de l’intime, où la fragilité et l’éphémère peuvent reprendre leurs droits.

Les archives visuelles et sonographiques, tant celles du patrimoine individuel que collectif, sont de puissants leviers dans ses réalisations. Ainsi, sa récente vidéo chant [dans les muscules du chant] réalisée en collaboration avec Bibliothèques et Archives Canada et soutenue par le Conseil des Arts du Canada, s’inscrit-elle dans l’ambitieux projet Domaine Public de Saw Video.

Candidate sélectionnée pour la bourse Exploration surround du Centre d'arts médiatiques PRIM, elle y tient un laboratoire de recherche sonographique sur le « toucher du son » et entreprend parallèlement au Centre Sagamie un laboratoire de l’archive sur « le toucher de l’image »; projet de recherche concrète et introspective s’inscrivant dans un continuum de travail autour de l’image, de l’archive, du son et de la littérature.

1) Titre, extrait de, Pour une éternité langoureuse, Zéno Bianu.

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SUZAN VACHON
Artist in Residence

Touching of the body, touching the body, finally touching....  Jean-Luc Nancy, Corpus.

Suzan Vachon, an interdisciplinary artist and teacher engaged in research and analysis for the last twenty years, views her work as the creation of a polyphonic research space exploring certain relationships of resonance and interpenetration between literature and various media. Her research is irrigated by the “literary”, operating both upstream and downstream of the process, invisible or apparent, documentary or prompting desires. Words, for the artist, are occult spaces of secretiveness, accompanying the work and demanding, at times, to be a part of it. For a number of years, she has focused her interest in the metamorphosis of form and meaning through compositional work with still and moving images generally comprising several autonomous and inter-attractive sequences. This work, concentrating on the migrations of images, is comparable to the work of a writer and assumes the functions of a formal research lab, exploring new connections between literature, images and the tactile space of sound.

Having worked steadily on the integration of art and architecture since 1993, she is also committed to a research of the body and intimacy, wherein the rights of the ephemeral and the fragile can be reaffirmed.

Visual and sonographic archives, both of individuals and the collective, constitute a powerful driving force in her works. Her recent video, chant [dans les muscules du chant] , produced in collaboration with Library and Archives Canada and with the support of the Canada Council for the Arts, is part of the ambitious Saw Video Public Domain project.

She was awarded the Exploration surround grant by the PRIM Media Arts Center where she conducts sonographic research on the “touch of sound”. As a parallel project at the Centre Sagamie, she is running an archive lab focused on the “touch of images”, conducting concrete and introspective research as part of her on-going work with images, archives, sound and literature.

1) Title, extract from, Pour une éternité langoureuse, Zéno Bianu.

mardi 18 juin 2013

Jason Arsenault

Jason Arsenault
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Jason Arsenault travaille dans le domaine des arts visuels et numériques à titre de créateur et de professeur. Il porte une attention particulière aux œuvres qui proposent une réflexion sur un renouveau spectatoriel. Il fait parti de Pique-Nique (2003), collectif qui utilise l’espace public comme objet d’intervention. Il est également membre (2000) et a été président (2003-11) de Perte de Signal, centre qui réunit des artistes œuvrant du côté des arts numériques.
Jason Arsenault utilise principalement les images en mouvement, les images fixes et les actions performatives comme médiums. Son travail est essentiellement motivé, par la mise en scène d’idées et de concepts et leur mise en espace en tant qu’objets. Spectacle/anti-spectacle, spectature, narration, participation du spectateur à la réalisation de l’œuvre, spectateur-observé sont autant d’éléments de recherche qui habitent sa démarche. Car ce qui l’intéresse, c’est de s’approcher de l’inaperçu, de pointer les faits et les gestes minuscules qui se produisent tous les jours et sur lesquels, bien souvent, aucun regard ne se pose.
Partant d’éléments familiers et de situations qui peuvent être reconnues d’emblée, il construit des environnements où se joue une tension visuelle et narrative. Les personnages qui les habitent prennent tantôt une couleur, un aspect spectral, tantôt les marques d’un modèle animé ou d’un jeu exagéré. Une circonstance est déployée et son défilement use des procédés de la répétition, de la disparition ou de la saturation. Le jeu formel qui y est à l’œuvre fait parfois perdre l’image ou encore la situation qui est soulignée, mais l’expérience qui en est faite tente d’immobiliser l’attention du regardeur dans toute son acuité et cherche à faire en sorte que ce dernier la retienne, la retrouve et la perde à nouveau. Ainsi, le spectateur opère de lui-même et en lui-même le montage des images ou encore les actions qui lui sont présentées.
Depuis plusieurs années déjà, son travail explore l’idée de la lenteur et du presque rien. Il utilise des plans-séquences ou encore des actions simples pour tenter de montrer ou de pointer au monde des faits et des gestes qui passent généralement inaperçus au quotidien. C’est sa façon de souligner l’ordinaire en le rendant extraordinaire ou encore étrange (c’est selon).
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  Jason Arsenault
Artist in Residence
Jason Arsenault works in the field of visual and media arts as an artist and teacher. He pays particular attention to works that offers reflection on the renewal of spectatorship. He is part of Pique-Nique since (2003), a collective organisation which uses public space as an object of intervention. He is also a member since (2000) as well as president of the board from (2003-11) with Perte de Signal, an artist-run center which brings together artists who work with media arts.
Jason Arsenault mainly uses moving images, still images and performative actions as mediums. His work is primarily motivated by the staging of ideas and concepts, while developing them as objects in space. Spectacle/anti-spectacle, spectature, narrative, audience participation, the participating viewer as an observed subject are all elements of research that inhabits his approach. He is interested in approaching the unseen, pointing out facts and tiny gestures that occur every day in which, quite often, human eyes are less attentive to.
By using familiar elements and situations that can be recognized from the outset, he builds environments that play a visual and narrative tension. The actions are set in reality, yet depart from it. The characters inhabiting them may variously take on a colour, a spectral aspect, or the traits of an animated model or an exaggerated play. A situation is deployed and unfolds in a process of repetition, disappearance or saturation. The formal play that is at work sometimes makes us lose sight of the image or situation that is emphasized. But in our experience of it, our keenest attention is called to the task, we hold on to it, finding it and losing it by turns, therefore creating a visual montage of our own, within ourselves.
In the past years, his work has explored the concept of slowness and of almost nothing. He uses sequence shots or simple actions to try to show or point to the world facts and gestures that usually go unnoticed in everyday life. It is his way of underlining the ordinary by making it different, extraordinary or odd (it depends).

lundi 10 juin 2013

Alexis Lavoie

Alexis Lavoie
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Les tableaux se construisent par analogies et associations d'images ponctuées de moments narratifs. Souvent énigmatique, parfois inquiétant, le travail confronte le spectateur à des sujets problématiques; il révèle une prise en compte du monde actuel et tente de faire le nuancier de ses contradictions. Les œuvres témoignent d'expériences humaines que l'on devine traumatiques et angoissantes. Elles suggèrent une représentation d'ordre psychologique découlant de ces expériences. L'isolement, la solitude, le manque, l'artificialité, l’abus, l’exploitation, la mort, l’amour, la violence, la menace, l'enfance, la fin de l’espèce et la quête du bonheur sont des thèmes perceptibles et récurrents dans le travail. Toutefois, plutôt que de représenter des événements concrets, Lavoie choisit de dépeindre des atmosphères dans le cadre desquelles diverses narrations pourraient avoir cours. Ensemble, la matière peinture et la couleur, triturent, manipulent, ouvrent le sens des représentations clichées de la réalité; elles tentent de révéler l'ambiguïté, la complexité, voir le danger, inhérents au réel.
Alexis Lavoie est né en 1980 à Montréal où il vit et travaille. Détenteur d'un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, il remporte en 2010 le premier prix au douzième Concours de peintures canadiennes de RBC. Il a participé à plusieurs expositions collectives à travers le Canada et a également exposé son travail en solo notamment à la Galerie Lacerte, à la Maison de la culture Frontenac et tout récemment à L’Écart. Ses œuvres figurent au sein de diverses collections privées et publiques. Il est représenté par la Galerie Simon Blais de Montréal.
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Alexis Lavoie
Artist in Residence
Alexis Lavoie was born in 1980 in Montreal where he presently resides and works. He completed a Bachelor’s degree in visual and media arts at the Université du Québec à Montréal and in 2010 was awarded first prize at the RBC Canadian Painting Competition. His work has been featured in several group exhibitions across Canada and in solo presentations at the Lacerte Gallery, the Maison de la culture Frontenac and, most recently, at L’Écart. His works are included in several private and public collections. He is represented by the Simon Blais Gallery in Montreal.
The paintings are composed through the use of analogies and associations of images highlighted by narrative moments. Often enigmatic, at times unsettling, the works confront the spectator with an equivocal subject matter; they present a precise vision of the present world attuned to the subtlety of its contradictions. The works are a testimony to those human experiences that can be traumatic or stressful. They tend towards a psychological representation of these experiences. Isolation, solitude, emptiness, artificiality, abuse, exploitation, love, violence, intimidation, childhood, extinction of the species, and the search for happiness are visible and recurrent themes in the work. However, rather than depicting concrete events, Lavoie chooses to create atmospheres which intimate a variety of narrative possibilities. The physicality of the paint itself combines with the disposition of colours to distort, manipulate and explode the meanings behind clichéd representations of reality; they unveil the ambiguity, the complexity, even the danger, inherent in all that is real.

lundi 3 juin 2013

Pierre-Yves Girard

Pierre-Yves Girard
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Mon travail découle pour l'instant exclusivement de la même souche "cellulaire", soit la peinture à l'huile diluée. J’en suis venu à décortiquer mon travail en peinture, en différents effets de matières comme autant d'espèces, de races "vivantes" que j'appelle espèces picturales, classées à la fois en fonction de leurs conceptions techniques et de leur potentiel narratif. L’intensité de ce potentiel varie selon les espèces convoquées et nous offre parfois un dialogue (ou lutte) intime entre la forme et la figure. J'ai dénombré actuellement cinq branches distinctes qui ouvrent pour leurs parts sur 25 sous-espèces. Bien que confiné à un univers pictural, il n'en reste pas moins que tout ce système fonctionne de la même manière que notre arbre des espèces. Elles viennent toutes de la même souche et ont à cohabiter dans un même milieu, soit la toile bidimensionnelle. Je me retrouve à construire une fiction répondant à une logique éco-systémique qui fait l'éloge d'une bio-diversité picturale.
Né en 1982 à Chicoutimi, Pierre-Yves Girard vit et travaille à Montréal. Il est titulaire d'un baccalauréat en art visuel et médiatique à l'Université du Québec à Montréal. Membre du centre de diffusion Clark depuis 2006 et représenté par la galerie d'Este depuis 2012. On peut retrouver ses oeuvres dans les collections Loto-Québec et Banque de Montréal.

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Pierre-Yves Girard
Artist in Residence
At present, my work flows exclusively from a single " cellular " core: diluted oil painting. I have broken down my work with paint into a variety of material effects seen as “living” species or races which I call pictorial species, categorized according to both their technical conception and narrative potential. The intensity of this potential varies with each species summoned up and may, at times, trigger an intimate dialogue (or struggle) between form and figure. I have presently identified five distinct branches which, in turn, split into twenty-five subspecies. Though confined within a pictorial universe, this system nonetheless functions in the same manner as the tree of life. The differentiated species issue from a single source and share an identical environment, in this case the two-dimensional canvass. I consequently construct fictions determined by an eco-systemic logic which celebrates pictorial bio-diversity.
Born in Chicoutimi in 1982, Pierre-Yves Girard presently lives and works in Montreal. He obtained his Bachelor’s degree in visual and media arts from the Université du Québec à Montréal. He has been a member of the Clark distribution center since 2006 and, since 2012, has been represented by the Galerie D’Este. His works are included in the collections of Loto- Québec and the Bank of Montreal.

lundi 27 mai 2013

Corine Lemieux‏

Corine Lemieux
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Projet :  Curiosité
Après plusieurs années consacrées à la photographie, je souhaite développer un nouveau projet qui implique la photo, mais avant tout le collage. Celui-ci s’inscrit dans la continuité de ma démarche des dernières années, renouvelant les thématiques qui y sont centrales dans une nouvelle approche. Je souhaite revenir à une pratique plus manuelle, une pratique d’atelier, où je me retrouve à manipuler la matière. Ces recherches esthétiques, formelles et immatérielles favorisent mon désir de voir ; ma curiosité.
Le projet, intitulé Curiosité, mélangera images et dessins sous la forme de collages. Ce fil conducteur qu’est la curiosité me permettra de faire des associations entre les divers éléments des compositions et entre les nombreuses œuvres. Il s’agit d’abord de la curiosité comme un état d’esprit, une ouverture, une disponibilité qui nous permet d’aller vers l’inconnu. La curiosité comme une recherche qui nous révèle cet invisible, ce mouvement qui se situe dans l’entre-deux. Diverses manipulations mettront en relation les formes et les idées, des va-et-vient constants entre découpage, numérisation, collage, photographie et dessin.
Corine Lemieux est née en 1973. Elle vit et travaille à Montréal où elle a obtenu un baccalauréat en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal. Elle étudie la subtilité des rapports entre l’environnement intérieur et extérieur et cherche à développer la conscience. En 2010 elle a publié un livre, en cours de route édité par SAGAMIE édition d'art. Elle a fait partie du Mois de la photo à Montréal à l’automne 2011. Son travail a été présenté en solo par plusieurs centres d’artistes au Québec : au Centre des arts actuels Skol (1998), au Centre d’art et de diffusion Clark (1999) et au centre Optica (2003) à Montréal, à L’Œil de Poisson à Québec (1999), à Espace Virtuel à Chicoutimi (2001), à la Galerie 101 à Ottawa (2002), à la Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006, 2010) ainsi qu’au Centre Sagamie en 2012. Elle a été invitée à prendre part à des expositions collectives telles que Americas Remixed à Milan, Italie (2002). Lemieux a également participé à plusieurs expositions-événements ayant la notion de collaboration pour enjeu, notamment Le salon de l’agglomérat (Clark 1999). Parallèlement à sa pratique individuelle, Corine Lemieux a formé, de 2004 à 2009, le collectif VIA avec les artistes Sylvie Cotton et Massimo Guerrera; ensemble, ils ont entre autres participé au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul (2007) et à l’État d’urgence organisé par l’ATSA (2008). Elle est représentée par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal. http://www.joyceyahoudagallery.com
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Corine Lemieux
Artist in Residence
Project:  Curiosity
After several years of photographic work, I now wish to include the photography component in a new project centered primarily on collage. This will be a continuation of the work I have been doing these last few years while providing a new approach to the themes at the heart of my work. I want to return to a more manual approach, in a workshop setting where I can actually manipulate matter. These aesthetic, formal and immaterial explorations serve to foster my desire to see; my curiosity.
The project, entitled Curiosity, will combine images and drawings in a series of collages. Curiosity will furnish the common thread allowing me to create associations between the various elements in the compositions and between the numerous works. Curiosity is understood initially as a state of mind, an opening, a willingness to advance into the unknown. It is a quest to unveil the invisible, a movement suspended between two poles. Various configurations will serve to establish links between forms and ideas, a constant back and forth process employing cut-ups, digitalization, collage, photography and drawing.
Corine Lemieux was born in 1973. She lives and works in Montréal, where she earned a BFA from Université du Québec à Montréal (UQAM). She works mainly in the field of photographic and sculptural installation. She studies the subtle relationship between the indoor and outdoor environment and seeks to develop awareness. In 2010 she published a book, en cours de route (SAGAMIE édition d'art). She was part of the Mois de la Photo in Montreal in the fall of 2011. She has shown at several artist-run centres in Québec, including Centre des arts actuels Skol (1998), Centre d’art et de diffusion Clark (1999) and Optica (2003), all in Montréal, and at L’Œil de Poisson in Québec City (1999), Espace Virtuel in Chicoutimi (2001), Gallery 101 in Ottawa (2002), Galerie Joyce Yahouda in Montréal (2006-2010) and Centre Sagamie (2012). She has taken part in group exhibitions such as Americas Remixed in Milan, Italy (2002). Lemieux has also participated in several collaborative events, such as Le salon de l’agglomérat (Clark, 1999). With Massimo Guerrera and artist Sylvie Cotton she formed the collective VIA from 2004 to 2009. VIA participated in events that included the International Symposium of Contemporary Art in Baie-Saint-Paul (2007) and L’État d’urgence, organized by ATSA-Action Terroriste Socialement Acceptable (2008). Corine Lemieux is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montréal. http://www.joyceyahoudagallery.com

mardi 21 mai 2013

Quadruple lancement à la librairie FORMATS

SAGAMIE édition d'art
Lancement de 4 publications récentes 
À la librairie FORMATS
2, rue Sainte-Catherine est, espace 302, Montréal  

Le jeudi 23 mai 2013 à 17h

Maryse Goudreau, L'appel
Auteurs : Michel Campeau, Adrienne Luce, Guy Sioui Durand, Pablo Rodriguez
Catherine Bodmer, MEXICO DF (DÉTAILS)
Auteure : Marie-Ève Charron
Giorgia Volpe, Mues et Entrelacs
Auteures: Anne-Marie Bouchard, Annie Hudon Laroche
Matthieu Brouillard et Donigan Cumming
Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming
Auteurs : Eduardo Ralickas, Erin Silver, Jake Moore

FORMATS
2, rue Sainte-Catherine est, espace 302, Montréal
514-842-5579    514-842-3663    formats@rcaaq.org
mardi 11-17h, mer. jeu. ven. 11-20h, sam. 12-17h
 
SAGAMIE édition d'art remercie le Conseil des Arts du Canada pour l'aide accordée à son programme de publication. Ces publications sont éditées en collaboration avec le Centre SAGAMIE qui est soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada et par Ville d’Alma. 

lundi 13 mai 2013

Caroline Boileau‏

Caroline Boileau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
Depuis 1995, j’utilise l’installation (dessins, objets et photographies), la vidéo et la performance pour examiner les connexions, les zones d’échanges possibles, entre le corps et son environnement. Je conçois le corps comme une construction sociale et, en ce sens, je m’intéresse à l’influence de la médecine et de l’espace domestique sur la compréhension de ce qui nous constitue comme êtres humains. À travers les différents rôles sociaux que nous habitons et qui nous traversent, ce sont les différentes façons d’habiter, de représenter et de parler du corps qui me fascinent.
Caroline Boileau poursuit une réflexion sur le corps et la santé. Animée par une attention fine au contexte humain, sa réflexion est fortement inspirée et imprégnée par l’univers médical et pharmacologique dans lequel, en parallèle à son travail d’artiste, elle a évolué pendant plusieurs années. Depuis 1995, elle a participé à plusieurs résidences au Canada et en Europe. Son travail a été présenté lors d’expositions au Canada, aux États-Unis, en Belgique, en Espagne, en Autriche, en Finlande et au Brésil. Elle détient une Maîtrise de l’université Concordia. Son travail en dessin est représenté par Espace Robert Poulin à Montréal et elle est membre du Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ).
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Caroline Boileau
Artist in Residence
Since 1995, I have been installation (drawings, objects and photographs), video and performance to explore connections, possible areas for exchanges between the body and its environment. Understanding the body as a social construction, I am interested in the influence of medicine and domestic space on the understanding of what constitutes us as human beings. Through the different social roles that we toy with and come to internalize, I am fascinated by the various ways in which one can inhabit, depict and talk about the body.
Caroline Boileau is pursuing a reflection on the body and health. Driven by a fine attention to human context, her reflection is strongly inspired and imbued by the medical and pharmaceutical worlds in which, in parallel to her work as an artist, she has evolved for many years. Since 1995, she has participated in residencies in Canada and in Europe. Her work has been presented in exhibitions in Canada, USA, Belgium, Spain, Austria, Finland and Brazil. She holds an MFA from Concordia University. Her work in drawing is represented by Espace Robert Poulin in Montréal and she is a member of the Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ).

mardi 7 mai 2013

Pascal Dufaux

Pascal Dufaux
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)
INFRAROUGE AVANT LA NUIT / Infrared till night
Le crépuscule commence à l’instant où le Soleil semble toucher l’horizon terrestre : c’est le moment où l’épaisseur atmosphérique de la terre renvoie dans l’espace la presque totalité du spectre de la lumière solaire pour ne laisser traverser que les ondes lumineuses de basses fréquences de la gamme des rouges. J’y vois une analogie avec le rouge qui baigne notre regard interne lorsque nos paupières se ferment et que nous faisons la nuit en nous. C’est le rouge du sang, la couleur de nos rêves, le rouge du minerai de fer, cet élément qui abonde en nous comme dans le cœur des planètes et des étoiles. Si le crépuscule terrestre est rouge, c’est que la nuit baigne dans les lueurs invisibles de l’infra rouge. C’est aussi l’infra rouge d’une machine de vision nocturne que j’avais installée dans le paysage marin de Saint-Jean-Port-Joli, pendant l’été 2012, lors d’une résidence de création à Est-Nord-Est. Machine-sculpture que je déplaçais la nuit et que je laissais tourner afin d’enregistrer l’enveloppement du noir sur le territoire, dans l’espoir peut-être de me révéler certaines apparitions réelles ou imaginaires et de conjurer la peur de l’inconnu. Ce que j’y ai découvert, c’est les présences lumineuses et concrètes des êtres de chair et de sang que j’y ai rencontrés, que j’ai aimés et qui habiteront longtemps ma mémoire. Au final, cette série photographique est un croisement entre une collection d’images mentales ayant imprégné mon psychisme et le songe électrique d’une caméra de surveillance s’étant égaré dans le paysage.
Pascal Dufaux crée des sculptures vidéo cinétiques avec lesquelles il produit photographies et installations médiatiques. Depuis 2008, son travail a été vu à travers le Canada, au Mexique, en France, en Suisse, en Autriche et en Allemagne. Pascal Dufaux est représenté par la Galerie Christian Lambert à Montréal.

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Pascal Dufaux
Artist in Residence
INFRAROUGE AVANT LA NUIT / Infrared till night
Twilight begins the moment the Sun seems to touch the terrestrial horizon: at that moment, the layers of the atmosphere refract the greater part of the spectrum of solar light, allowing only the lower-frequency red wavelengths through. I see here an analogy with the reddish hue which appears to our inner sight when we close our eyelids and our personal night envelopes us. It is the red of our blood, the colour of our dreams, the red of iron ore, core element within us and at the heart of the stars and planets. Twilight here on earth is red-tinted because the night is flooded with the invisible hues of infrared light. I used this same infrared light as part of a night-vision machine which I installed in the marine landscape of Saint-Jean-Port-Joli in the summer of 2012 during an art residency at Est-Nord-Est: a mechanical sculpture I would move around at night to record the onset of darkness over the region in the hope it might reveal certain real or imaginary apparitions and dispel our fear of the unknown. What I discovered was the luminous and concrete presence of the flesh and blood beings I encountered there, whom I loved and who will live on in my memory. Ultimately, this series of photographs is a blend of the mental imagery which permeated my psyche and the electric dreams of a surveillance camera set adrift in the landscape.
Pascal Dufaux creates kinetic video sculptures which he uses to produce photographs and media installations. Since 2008, his work has been presented in Canada, Mexico, France, Switzerland, Austria and Germany. Pascal Dufaux is represented by the Christian Lambert Gallery in Montreal.

lundi 29 avril 2013

Image

EXPOSITION du 3 MAI au 5 JUILLET 2013

VERNISSAGE le vendredi 3 mai à 17h

COMMISSAIRE CINDY DUMAIS

ARTISTES
JESSY BILODEAU
ÉTIENNE BOULANGER
BRUNO MARCEAU
PIERRE-OLIVIER TANGUAY
STÉFANIE TREMBLAY
GUILLAUME B. BRASSARD
NICOLAS LÉVESQUE
GABRIEL FORTIN

" On dit que mon travail est agressif, violent...
Je réponds : je n’y pense jamais, je fais des images. "
Adel Abdessemed, artiste plasticien algérien

L’artiste qui fabrique des images rivalise inévitablement avec un flux impossible à contenir : Internet.

Ils sont démocratisés, les logiciels. Ils sont intégrés aux appareils hyperconnectés devenus quotidiens. Ils sont disponibles, accessibles, instantanés, souvent gratuits, parfois en licence libre. Règne de l’autopublication et du DIY.

À travers les fils d’actualité Tumblr, Twitter, Artstack, Instagram, Facebook et autres blogues, à travers l’abondance Toi-You, i-Moi et vidéos YouTube captées sur cellulaire HD, comment les images de l’artiste se distinguent-elles? Comment l’artiste fabrique ses images, les pense, les conçoit, dans cette culture visuelle hypermédiatisée et surconsommée? L’artiste bénéficie de davantage de moyens de production et de diffusion.

C’est une façon nouvelle de toucher un public élargi.
C’est une façon nouvelle de noyer sa production au fond du gouffre.

L’artiste peut-il encore produire des images?

Cette réflexion interroge le statut de l’artiste actuel et ses modes de représentation.

Je ne suis pas commissaire : j’ai accepté l’invitation à une rencontre. Avec des artistes de divers horizons, nous avons réfléchi à la nature et la condition de l’image numérique au sein d’une pratique artistique.

En leur suggérant de soumettre un dossier, j’ai invité 23 artistes à proposer une intention de création à l’égard de l’image numérique. Suite à cette invitation, huit projets ont été sélectionnés; j’ai choisi des propositions capables de rendre discutable - on peut en parler, en débattre, comme on peut la contester - l’image numérique. L’événement n’a pas la prétention de dresser un portrait de la création au Saguenay-Lac-St-Jean, mais veut absolument faire découvrir ou redécouvrir des artistes autrement, que la pratique soit naissante ou avancée, et ce, peu importe le médium de prédilection .

J’ai débuté les rencontres en atelier en octobre 2012. Ces rencontres voulaient donner place à la recherche personnelle de chacun des artistes. Une seule série d’impératifs leur a été imposée : Comment l’image numérique s’introduit ou peut s’introduire dans votre pratique artistique? Comment l’image numérique peut-elle prendre place à l’intérieur d’un processus de création? Cette image peut-elle s’inscrire, apparaître et participer autrement qu’en étant une finalité?

Je ne sais pas si l’on peut fabriquer (encore) une image. Je ne sais pas si l’image suggère une vision alternative. Mais il est certain que les images ici proposées s’opposent. Elles s’opposent, entre elles-mêmes, elles s’opposent aussi parce qu’elles proposent une autre interrogation.

Cindy Dumais

Ce projet spécial initié par le Centre SAGAMIE a été rendu possible grâce au soutien financier du Fonds d’excellence du Saguenay-Lac-Saint-Jean financé conjointement par le Conseil des arts et des lettres du Québec et par la Conférence Régionale des Élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce projet de recherche, de création et de diffusion a permis à la commissaire Cindy Dumais, ainsi qu'aux huit jeunes artistes qu'elle a réunis, d'explorer des enjeux actuels de l'image numérique par rapport à leurs pratiques respectives.

lundi 22 avril 2013

Marie Brunet

(Test de tissage d'une photographie)

Marie Brunet
Artiste en résidence / Artist in Residence

Dans le cadre du projet Bas-Saguenay initié par le centre d’artistes Le Lobe, le Centre SAGAMIE reçoit en résidence l'artiste Marie Brunet. Le projet Bas-Saguenay est une occasion unique de création qui offre l’opportunité à trois artistes en art actuel de concevoir une œuvre in situ en collaboration avec la communauté.

Les trois artistes sélectionnés verront leurs œuvres dévoilées au public dès le 7 juin 2013, suite à une résidence de deux semaines dans l’une des trois municipalités choisies du Bas-Saguenay, soit : Marie Brunet à L’Anse-Saint-Jean, Bruno Marceau à Petit-Saguenay et Stéphan Bernier à Sainte-Rose-du-Nord.

Bien ancrée dans son milieu, Marie Brunet travaillera dans le cadre de ce projet en intégrant, de concert avec le Cercle des Fermières, des photographies imprimées sur des tissus de fibres différentes, à la production d’un tissage sur métier. Ces photos représentant les mains de ces femmes au travail, seront découpées en bandes de diverses largeurs, et deviendront partie intégrante de la trame. Dans cette exploration d’une forme moins traditionnelle de tissage, les artisanes deviennent leur propre sujet de réalisation. Les photos sont d’ailleurs réalisées dans le cadre de cette résidence de création au Centre SAGAMIE. L’artiste confectionnera ensuite le tissage entre le 6 et le 16 mai à la Petite-École de l'Anse St-Jean. Cet atelier de création sera ouvert au public.

Née à Québec (1960) et diplômée en Arts Plastique de l’Université du Québec à Montréal (1983), Marie Brunet possède une formation multidisciplinaire : photographie et traitement de l’image, lithographie, papier matière, verre au chalumeau. Récipiendaire de différentes bourses, son travail a été vu à plusieurs reprises tant au Canada, en Allemagne, en Inde qu’en France. Membre de diverses associations et comités de développement culturel, elle a réalisé plusieurs œuvres publiques dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement. Elle réside et travaille à l’Anse-Saint-Jean depuis 2002.

http://www.mariebrunet.com

BAS-SAGUENAY est rendu possible grâce au soutien du Programme pour les arts et les lettres du Saguenay-Lac-St-Jean. Le projet de Marie Brunet a reçu le soutien financier de la MRC-du-Fjord-du-Saguenay, du ministère de la Culture et des Communications du Québec, de EDF énergies nouvelles, ainsi que la collaboration du Centre SAGAMIE.


lundi 15 avril 2013

David Lafrance

David Lafrance
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

L’art de David Lafrance se définit comme une suite de paysages aux compositions organisées de façon instinctive et brutale. Malgré l’accumulation de marques abstraites, il est possible de situer le sol, une ligne d’horizon et parfois le ciel. Ces mises en scène évoquent des jardins, des lieux de rassemblement et des bâtiments aux références des plus hétéroclites. L’oeuvre supporte une ambiance euphorisante et inquiétante qui dirigera le spectateur afin de mieux comprendre la nature des sujets : idolâtre, dépressif ou superficiel. Le style fait référence à l’art populaire et intègre d’une façon tout à fait assimilée les défauts de perspectives, d’échelles et de proportions. Le rustique cohabite avec l’émancipation de la richesse et du mauvais goût. Dernièrement David Lafrance s’intéresse au rapport de culpabilité relié à la fête. En résidence au Centre SAGAMIE, il poursuivra ses recherches autour de l’écriture manuscrite laissé au hasard dans les lieux publics.

David Lafrance est né en 1976 au Québec. Il est diplômé en l’an 2001 de l’Université Concordia à Montréal en peinture et dessin. Il y reçoit le prix Guido Molinari pour ces performances académiques. Depuis ces dernières années, ce peintre, aussi graveur, et sculpteur à fait plusieurs exposition au Québec, au Canada et au E-U. Il est récipiendaire de bourses du conseil des arts et lettre du Québec. On peut retrouver ces œuvres dans les collections de la Bibliothèque Nationale du Québec, "prêt d’œuvre" du Musée du Québec, Cirque du soleil et Lotto Québec. Inspiré par le folklore et l’art populaire, sa peinture se consacre aussi à la caricature solennelle et romantique des modèles de bonheur et de force. En complément à son œuvre picturale, sa pratique artistique évolue aussi par la musique expérimentale et bruitiste. David Lafrance vit et travaille à Montréal.

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David Lafrance
Artist in Residence

The art of David Lafrance takes the form of a series of landscapes composed in a manner which is both instinctive and brutal. Despite the assemblage of abstract markings, it is still possible to make out the ground, the line of the horizon and, at times, the sky. These compositions evoke images of gardens, gathering places and structures imbued with wide-ranging references. The mood created by these works is exhilarating and off-setting, leading the spectator to a deeper understanding of the nature of the subjects: idolatrous, depressing or superficial. The style is a throwback to popular art and manages to seamlessly integrate flaws in perspective, scale and proportion. Palaces and improbable structures conceived intuitively butt up against rigid bunkers reminiscent of contemporary architecture. A homespun feeling coexists with the emancipation of wealth and questionable taste. Of late, David Lafrance has been exploring the notion of guilt as a by-product of festive enjoyment. As artist in residence at the Centre SAGAMIE, he will be exploring new themes in relationship with hand written notes left in public spaces.

David Lafrance was born near Montreal, Quebec, in 1976. He’s a graduate from Concordia University a major in painting and drawing. He receives the Guido Molinari Prize for academic achievement. His recent work in painting, drawing and sculpture is shown in Canada and the United-States. His references are found in folk art, modern painting and contemporary fashion. After winning two Quebec art council grant, his painting focus on the nature and the chase of pleasure in our modern society. David Lafrance also performs music with turntables and electronic devices into different groups.

mardi 9 avril 2013

Sonia Martineau

Sonia Martineau
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Avant l’ère de la mondialisation, Sonia Martineau, née quelque part sur la planète, a adopté le Québec à l’âge vénérable de sept mois. Elle vit et travaille près d’un marché public à Montréal. Artiste sans discipline fixe et bricoleuse dans l'âme, sa démarche artistique est axée sur des rapports de force entre une intuition toute personnelle et l’investigation théorique; entre l’autoréférentialité exacerbée et l’autodérision salvatrice; entre l'espoir du jeu sans but et la nécessité de donner sens.

Le corpus Mordre la poussière définit une identité de passage en captant des images à l’aide de deux caméras dissimulées sur elle-même. Privilégiant des prises de vue automatisées, les recherches de Martineau s'intéressent à une poésie du mouvement dans le paysage en juxtaposant le principe de l'image fixe et nette du monde de la photographie au lâcher-prise obligatoire engendré par l’usage de prises de vue automatisées. Comme si l’œil magique de sa porte d’entrée s’était accroché à ses pieds... Des images déstabilisantes où les limites technologiques établissent un dialogue certain entre l’environnement vu par tous et la présence de chacun dans ces mêmes lieux.

Autodidacte indisciplinée et adepte de l’hybridation, S. Martineau a été possédée par un baccalauréat en beaux-arts à l’université Concordia avec spécialisation en photographie, puis par une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. Au cours des dernières années, ses œuvres ont parcouru la forêt, le Web, la rue, sa cuisine et un aéroport. En 2013, la Côte-Nord et la Galerie d’art du Parc à Trois-Rivières accueilleront son retour en galerie constitué d’œuvres presque exclusivement photographiques.

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Sonia Martineau
Artist in Residence

Before globalization, Sonia Martineau, born somewhere on this planet, adopted Quebec as her home at the venerable age of seven months. She presently lives and works close to a marketplace in Montreal. Avoiding the confines of any one discipline and a tinkerer at heart, she is an artist whose work plays on the tension between subjective intuition and theoretical analysis, between protracted self-reference and redemptive self-mockery, between the hope sustained in pointless game-playing and the need to ascribe meaning to things.

The Mordre la poussière (Bite the Dust) corpus offers a description of an ephemeral identity revealed through images taken with two cameras hidden on the artist’s person. Martineau’s explorations capture the poetry of movement through a landscape by juxtaposing the fixed and clear imagery provided by the world of photography with the total abandon created by the use of automatic, undirected shots: her journey recorded from the vantage point of the magical eye in her shoes. Destabilizing images in which the limits of technology establish a definite dialogue between the environment as seen by all and the presence of all in the environment.

Self-taught, undisciplined and drawn to hybrid forms, S. Martineau was possessed by a Bachelor’s in fine arts at Concordia University, specializing in photography, and by a Master’s in visual and media arts at UQAM. In the last few years, her works have journeyed through the forest, the Web, the street, her kitchen and an airport. In 2013, the North Shore and the Galerie d’art du Parc in Trois-Rivières will be the scene of her return to gallery exhibitions, primarily with photographic works.

mardi 26 mars 2013

Pilar Macias

Pilar Macias
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

La démarche artistique de Pilar Macias se concentre sur les rapports identitaires que l’être humain entretient avec son milieu. L’homme - être éminemment social - interagit avec son environnement et forge son identité individuelle en fonction de paramètres qui lui sont extérieurs. Notre territoire et ce que nous sommes au sein d’une communauté, façonnent notre personnalité, modèlent notre identité, et par un mouvement simultané d’association et de dissociation nous devenons des êtres uniques, différenciés dans une identité collective. Dans le cadre de sa résidence au Centre SAGAMIE, elle veut créer des jouets optiques où le ludique et l’appartenance du territoire (le Bas Saint-Laurent) seront réunis comme métaphore de la vivacité d’un milieu qui est en constante mutation et redéfinition, comme le concept d’identité.

Originaire de Mexico, Pilar Macias est titulaire d’une maîtrise en arts visuels de l’université Laval. Elle a participé à des expositions individuelles et collectives dans plusieurs villes au Canada et à l’étranger. Elle est plusieurs fois récipiendaire de bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) et du Conseil des Arts du Canada (CAC). Elle a à son actif plusieurs œuvres créées dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture. Elle a bénéficié d’une résidence d’artiste (CALQ) au Mexique et, en 2013, en Argentine.

http://www.pilarmacias.com/

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Pilar Macias
Artist in Residence

The artistic work of Pilar Macias explores the identity relationships that human beings create with their environment. Man, an eminently social being, lives in constant interaction with his environment and the individual identity he forges for himself is largely determined by external parameters. Our territory and our position within a particular community mould our personalities, define our identities and, through the simultaneous flux of association and dissociation, we become unique individuals, clearly differentiated within a collective identity. In the course of her art residency at the centre SAGAMIE, Pilar Macias will create optical toys, combining the idea of play with the sense of belonging to a territory (the Lower Saint Lawrence) in a metaphor for the vibrant life of an environment ceaselessly changing and redefining itself, in accordance with the concept of identity.

Originally from Mexico, Pilar Macias obtained a Master’s in visual arts at Laval University. Her work has been featured in numerous solo and group exhibitions in Canada and abroad. She has been the recipient of grants from the Conseil des Arts et des Lettres du Québec (CALQ) and the Canada Council for the Arts. The integration of art with architecture is a part of her work. She completed a CALQ art resiedency in Mexico and, in 2013, in Argentina.

http://www.pilarmacias.com/

mercredi 20 mars 2013

Mathieu Latulippe

Mathieu Latulippe
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mathieu Latulippe vit et travaille à Montréal. Sa pratique se caractérise par une vision esthétique sérieuse qui n’exclut toutefois pas l'humour. Bien que les interrogations soulevées dans sa pratique soient aussi diversifiées que les matériaux et les techniques dont il se sert, ses réalisations trouvent leur unité dans le fait qu'elles visent toujours à tisser des liens entre différents éléments et à réfléchir, avec une touche tragi-comique, sur certaines perceptions physiques, sociales ou culturelles qui influencent notre façon d'agir, de voir et de ressentir les objets, les images, l'espace et les gens qui nous entourent. Sa pratique est aussi marquée par un certain intérêt pour l'histoire, les sciences sociales, la culture populaire, les fictions spéculatives et l'hétérogénéité.

On a pu voir son travail au Canada et à l'étranger, notamment au Festival International du film sur l’art (Montréal, 2005 à 2008), à La Manifestation international d’Art de Québec 4 (Québec, 2008), à la Galerie Clark (Montréal, 2009), à Netwerk et à l'Établissement d'en face (Belgique, 2010), à la Fonderie Darling (Montréal, 2010), à Axenéo7 (Gatineau, 2011), et à la Triennale 2011 du Musée d'art contemporain de Montréal. Il a été artiste en résidence, entre autres, à Daïmon (Gatineau, 2008), dans le cadre des résidences de Among other things en Turquie (Bolu, Istanbul, 2010) et de la résidence organisée par art3 et Optica à Valence (France, 2012). Il participera au Symposium international d'art contemporain de Baie-Saint-Paul, et présentera une nouvelle installation au centre d'art contemporain Optica à l'automne 2013.


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Mathieu Latulippe
Artist in Residence

Mathieu Latulippe lives and works in Montreal. His artistic practice is based on a serious aesthetic vision which does not however exclude the laughter. Though the subjects he examines through his art are as diverse as the materials and techniques he employs, his works are unified in their attempt to establish connections between disparate elements and to reflect, in a tragic-comic manner, on certain physical, social or cultural which impact on our behaviour and our ways of seeing and reacting to the objects, images and people all around us. His work is also shaped by his interest in history, social sciences, popular culture, speculative fiction and heterogeneity.

His work has been exhibited in Canada and abroad, including at the International Festival of Films on Art (Montreal, 2005 to 2008), the Manifestation international d’art de Québec 4 (Quebec City, 2008), the Clark Gallery (Montreal, 2009), Netwerk and the Établissement d'en face (Belgium, 2010), the Darling Foundry (Montreal, 2010), Axenéo7 (Gatineau, 2011), and the 2011 Montreal Museum of Contemporary Art Triennial. He has been artist in residence at Daïmon (Gatineau, 2008) and participated in the Among other things residencies in Turkey (Bolu, Istanbul, 2010) and the residency organised by art3 and Optica in Valence (France, 2012). He will be attending the International Symposium on Contemporary Art in Baie-Saint-Paul, and will present a new installation at the Optica contemporary art center in the fall of 2013.


samedi 16 mars 2013

21ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE


Actuellement en kiosque
21ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE
à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 94

Cette nouvelle chronique de Annie Hudon Laroche intitulée Ébranler les normes,présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de recherche/création au Centre SAGAMIE
Andrée-Anne Dupuis-Bourret, David Lafrance et Jérôme Fortin

Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD.  Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de recherche/création au Centre SAGAMIE.  Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.
Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, le Centre SAGAMIE est un centre de recherche, de création et de production ouvert à l’ensemble des artistes dont le champ de pratique est lié aux enjeux actuels de l’image.  SAGAMIE est particulièrement reconnu pour son expertise d’accueil d’artistes en résidence de recherche/création, ses activités d’édition et de diffusion.  Le centre se spécialise dans le traitement numérique de l’image et l’impression numérique grand format dans un contexte de recherche en art actuel.
 
Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD
(819) 375-6223                    art@lesabord.qc.ca         http://www.lesabord.qc.ca

lundi 25 février 2013

Exposition Gwenaël Bélanger

Gwenaël Bélanger
FRAGMENTS ÉPARS

English follows

EXPOSITION du 28 février au 12 avril 2013

VERNISSAGE le jeudi 28 février a 17h00
 
Gwenaël Bélanger présente au Centre SAGAMIE, à partir du 28 février, des images de son dernier corpus photographique Les macles ainsi que deux autres séries, Broyer du noir et Comic strip. Dans la série Les Macles, l’artiste poursuit son travail sur la fragmentation de l’image, avec un habile collage où d’étranges formes composées de diverses facettes flottent devant de grands bouquets de fleurs. Cette surface trafiquée, que l’on devine plane et translucide, réfracte curieusement la lumière modulant ensuite la couleur de l’objet qui se trouve derrière. Les effets optiques ainsi créés s’apparentent de façon étonnante à de la peinture. Pour la série Broyer du noir, l’artiste sérigraphie des motifs de couleur sur du verre pour ensuite les fragmenter et les laisser se disperser dans l’espace et au sol, réalisant ainsi des tableaux photographiques où se confondent entièrement planéité et profondeur. Dans Comic strip, Bélanger se réapproprie le motif archétypal de l’explosion cher à la bande dessinée. Il le découpe dans du miroir pour le faire éclater au sol, en recolle à plusieurs reprises les particules et le refragmente par des chutes successives. Chaque figure réfléchissante adopte la couleur dominante d’un objet lui faisant face; puis à mesure que la fragmentation se développe, s’y ajoutent les couleurs des divers angles de la pièce, composant ainsi des formes explosées et colorées.
L’observation attentive et critique de ce qui fait image dans notre quotidien est le point de départ de tous les projets de Bélanger. Sa démarche se caractérise avant tout par une attitude «de bricoleur» qui consiste à jouer avec les limites de la perception que nous avons du réel et de ses zones grises, à travers des procédés graphiques et photographiques. Tel un anthropologue des images, Bélanger s’intéresse tout autant à l’image médiatisée qu’à l’objet culturel, lesquels portent et transportent connotations, dénotations et références, en vue de créer des glissements de perception et de mettre en place des machinations du regard. Ce sont les prémisses d’un espace de création, d’un chantier, où vont s’opérer des constructions, des manipulations et des transformations en jouant de manière fallacieuse avec les codes du langage des médias. Enfin, Bélanger tente, par ses projets, de questionner le statut de l’image – sa production, sa transmission et sa réception –, de mettre à l’épreuve ce que l’on voit et perçoit.
Gwenaël Bélanger est né à Rimouski en 1975. Il vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont été présentées en solo au Musée régional de Rimouski, au Centre d’exposition Expression de Saint-Hyacinthe, à la Galerie de l'UQAM, chez Optica (Montréal), au Centre des arts actuels Skol (Montréal) et à la galerie Graff (Montréal). Il a également participé à plusieurs expositions collectives dont Photographies à la galerie Division de Montréal, The Hidden Land à la galerie Nettie Horn de Londres, Still Revolution, au Contact Photography Festival de Toronto et à La Triennale québécoise au Musée d’art contemporain de Montréal. Il exposera en solo au Centre Clark (mars 2013) et au Centre VU de Québec (novembre 2013). Il est le récipiendaire du prix Pierre-Ayot (2009) décerné par la Ville de Montréal. Son travail est représenté par la galerie Graff à Montréal.
 
http://www.gwenaelbelanger.com
http://www.graff.ca
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Gwenaël Bélanger
 FRAGMENTS ÉPARS
 
EXHIBITION February 28 to April 12 - 2013
OPENING Thursday, February 28 - 2013, 17:00
Beginning February 28, 2013, at the Centre Sagamie, Gwenaël Bélanger will be presenting images from his most recent photographic work, Les Macles, together with two additional series, Broyer du noir and Comic strip. The Les Macles series, represents a continuation of the artist’s work on the fragmentation of imagery through a masterful collage of unusual, multi-faceted forms floating opposite immense bouquets of flowers. The created surface, to all appearances flat and translucent, refracts light in such a way as to modulate the colour of the objects behind it. This creates a variety of optical effects surprisingly reminiscent of painting. In the series Broyer du noir, coloured motifs printed on glass are fragmented and scattered through space and on the ground and in the resulting photographs flatness and depth become indistinguishable. In Comic strip, Bélanger reworks the archetypal motif of the explosion so dear to comic strips in general. He cuts mirrors in the shape generally used to depict an explosive burst and shatters them on the floor, refitting the pieces together, only to re-fragment them again through repeated breakages. Each reflecting figure takes on the dominant colour of the object facing it; as the fragmentation advances, colours from different angles of the room are added, ultimately creating multicoloured explosive forms.
All Bélanger’s projects are based on a close and critical scrutiny of the imagery of everyday life. His work is characterized above all by a “do-it-yourself” approach which plays with the limits of the perception of reality and its gray areas available to graphic and photographic techniques. Like an anthropologist of imagery, Bélanger’s interest lies as much in the cultural object as in its media image, both of which harbour and convey connotations, denotations and references which destabilize perception and prejudice our outlook and which furnish the artist with a creative space, a work site, wherein construction, manipulation and transformation toy deceptively with the established codes of the language of media. Ultimately, in Bélanger’s work, the status of images – their production, distribution and reception - is thrown into doubt and what we see and perceive is taken to task.
Gwenaël Bélanger was born in Rimouski in 1975. He lives and works in Montreal. His work has been presented in solo exhibitions at the Rimouski Regional Museum, the Expression Exhibition Center in Saint-Hyacinthe, the UQAM Gallery, Optica (Montreal), the Skol Actual Art Center (Montreal) and the Graff Gallery (Montreal). He has also been featured in group exhibitions including Photographies at the Division Gallery in Montreal, The Hidden Land at the Nettie Horn Gallery in London, Still Revolution, at the Contact Photography Festival in Toronto and the La Triennale québécoise at the Montreal Museum of Contemporary Art. He will be hosting a solo exhibition at the Clark Center (March 2013) and at the VU Center in Quebec City (November 2013). He was the recipient of the City of Montreal’s 2009 Pierre-Ayot Award. He is represented by the Graff Gallery in Montreal.

http://www.gwenaelbelanger.com

http://www.graff.ca