mardi 2 octobre 2012

Sébastien Lapointe

Sébastien Lapointe
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Baignant de longue date dans la culture électronique, Sébastien Lapointe s'intéresse aux idées d'échantillonnage, de détournement et de boucle. Il s'approprie des éléments de la culture populaire pour en modifier ou en souligner le sens selon différentes logiques. Cette approche est similaire à sa pratique de DJ qui consiste à sélectionner des pièces musicales préexistantes et connotées pour leur donner une nouvelle forme et les remettre aussitôt en circulation. Son travail repose sur les principes d’analogies, de différence et de répétition. Ses projets, qui se déploient parfois sur plusieurs années, fonctionnent généralement par accumulation ou collection d’objets et d’images qu’il détourne ensuite afin d’en proposer des lectures singulières. Si ce travail fonctionne principalement par échantillonnage, les éléments qu'il s'approprie sont toujours déplacés et réassemblés en fonction de contextes de diffusion particuliers de telle sorte que chaque élément de son travail est réutilisable, recyclable et remixable dans différentes situations. Alliant la pratique de l'échantillonnage à l'attitude du DJ, Sébastien Lapointe produit avant tout des adaptations de la réalité d’après ses observations de la culture populaire qu’il réinterprète afin d’en souligner les motifs récurrents à partir des éléments singuliers qui la composent.

WHITE LABEL [projet de résidence au Centre SAGAMIE]

WHITE LABEL est une série de portraits amorcés en 2010 dans les coulisses du festival de musique et de création numérique MUTEK. La série, réalisée sur diapositive couleur de format 4X5 compte actuellement environ 250 portraits.

Oeuvrant dans l'univers de la musique électronique et des cultures qui s'y rattachent, je me suis intéressé à la communauté internationale très mobile qui donne corps à la musique et la création électronique. Le titre White Label fait référence à une pratique commune dans le milieu des DJs par laquelle des disques vinyle sans étiquette (ou plutôt ne comportant qu'une étiquette blanche sur laquelle il n'y a rien d'écrit) sont distribués aux divers acteurs du milieu et parfois vendus dans certains magasins de disques indépendants. Tantôt copies promotionnelles, tantôt copies pirates ou pour lesquelles les droits n'ont pas été obtenus, ces disques ne sont pas identifiés, mais pour certains initiés, l'auteur est connu de manière implicite ou simplement reconnaissable au son des pièces enregistrées. De la même manière, les portraits de la série White Label sont tous sans titre et sans légende. Photographié dans les coulisses du festival pendant les soirées très intenses où se succèdent ces performeurs de haut calibre (rock stars d'une culture électronique relativement underground), chaque modèle est invité à se placer devant la caméra sans aucune autre instruction. Les artistes et leur entourage posent donc un bref instant dans un dispositif de studio installé derrière la scène dans ce qu'on appelle le Greenroom. Ils sont momentanément isolés visuellement de l'environnement chaotique dans lequel ils évoluent. En pleine nuit, souvent immédiatement après une performance, il s'établit souvent un contraste plus ou moins subtil entre le dispositif de représentation sur fond blanc (qu'on associe à la prise de vue en studio) et l'intensité perceptible dans les yeux, la posture ou l'attitude des modèles.

En procédant de la sorte, j'ai voulu dresser le portrait objectif de cette communauté dans son milieu naturel et trouver, à travers la grande diversité des physiologies, styles ou postures et au-delà de la notoriété ou de l'anonymat des sujets, une unité et une certaine cohérence visuelle. White Label fait partie d'un nouveau corpus de travail traitant de l'univers principalement nocturne de cette sous-culture de la musique électronique.

Sébastien Lapointe est photographe, artiste visuel et DJ. Son travail a été présenté dans plusieurs galeries, musées et centres d’artistes au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Ces dernières années, son travail a été principalement présenté dans des galeries aux États-Unis chez Johansson Projects (Oakland, CA) et à la Galerie Allrise (Chicago, ILL) et à Montréal à la galerie PUSH. Il a participé à différentes foires d’art contemporain notamment NEXT Art Fair (Art Chicago, 2008), Bridge (Miami, 2009), San Francisco Fine Art Fair (2009) et au TIAF (Toronto, 2009). En 2005, il participe à l’exposition Ils causent des systèmes au Musée National des beaux-arts du Québec avec une œuvre réalisée en collaboration avec Gennaro De Pasquale, acquise par le Musée. Son travail figure aussi dans plusieurs collections privées au Canada, aux États-Unis et en Europe.


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Sébastien Lapointe
Artist in Residence

Immersed in electronic culture, Sébastien Lapointe has developed an interest in sampling, detournement and looping. He begins with various elements taken from popular culture and subverts their meaning or applies an alternate logic to highlight some of their particular aspects. He employs a similar approach in his work as a DJ, presenting listeners with new forms of existing, familiar musical compositions. His work is based on the notions of analogies, difference and repetition. His projects, which can sometimes span several years, often involve the accumulation of objects and images which are then reconfigured, given a new perspective and offered up for fresh interpretation. Using the technique of sampling, the elements which he appropriates are displaced and re-assembled within selected contexts, allowing each element of his work to be re-usable, recyclable and re-mixable to suit different situations. Combining sampling with a DJ attitude, he creates adaptations of reality based on his observations of popular culture which he re-interprets to highlight recurring motifs.

Sébastien Lapointe is a photographer, visual artist and DJ. His work has been featured in several galleries, museums and artists’ centers in Canada, the United States, Europe and Asia. His work was presented recently in the United States at the Johansson Projects, at the Allrise Gallery and in Montreal at the PUSH gallery. He has participated in contemporary art festivals in Chicago, Miami, San Francisco and Toronto. In 2005, his work was included in the Ils causent des systèmes exhibition at the Quebec National Fine Arts Museum. His work is also included in several private collections.

lundi 24 septembre 2012

Caroline Gagnon

Caroline Gagnon
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

À travers ma pratique, je cherche à voir comment l’image se construit, tant à travers un procédé qu’à travers le regard que l’on y projette. Mon travail est ancré dans l’observation de la matière. J’utilise principalement le lavis d’encre, pour son imprévisibilité et pour la diversité des formes qu’il produit, qui rappellent à la fois des mondes microscopiques ou de fascinantes vues aériennes. Je m’intéresse à la complexité qui émerge de ces fractales d’encre, de la puissance évocatrice que rend possible leur dualité visuelle.

Mais au-delà de la simple observation du processus imageant, je cherche à voir ce que je peux provoquer, évoquer, figurer. Quels espaces et mondes suis-je en mesure de faire naître?

Dans le cadre de ma résidence au Centre SAGAMIE, j'exploiterai le potentiel évocateur de mes images, en accentuant leur aspect cartographique ou organique. La trace d’encre originale, une fois numérisée, modifiée et imprimée en grand format, devient un espace autre. Le changement d’échelle permet au regard de plonger dans ces lieux à la fois familiers et étrangers, donc la nature exacte reste difficile à déterminer.

Caroline Gagnon vit et travaille à Montréal où elle a obtenu sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l'UQAM en 2011. Son travail a été présenté dans plusieurs galeries et centres culturels à travers le Canada. Issue des arts d'impression, sa pratique emprunte maintenant une forme multidisciplinaire où sont mises en relation images imprimées, projections vidéo et installations.

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Caroline Gagnon
Artist in Residence


My work is an enquiry into the manner in which images are constructed through both the technical process and the perspectives we choose. It is based firmly upon the observation of matter. I make use primarily of an ink wash technique, for both the unpredictability of its effect and the variety of forms it creates, reminiscent equally of microscopic worlds and fascinating aerial vistas. I am interested in the complexity which emerges from these ink fractals and from the evocative power produced by their visual duality.

But beyond the simple observation of the process of image creation, I am looking to see what I can provoke, evoke and represent. What spaces and worlds can I cause to appear?

During my residency at the Centre SAGAMIE, I will further explore the evocative potential of my images, concentrating especially on their cartographic or organic aspects. The ink outline, once digitalized, altered and printed on a large-scale format, becomes a totally other space. The change in scale offers one a vantage point into spaces which are both familiar and strange and whose precise nature remains difficult to pinpoint.

Caroline Gagnon lives and works in Montreal where she completed a Master’s degree in visual and media arts at UQAM in 2011. Her work has been presented in several galleries and cultural centers across Canada. Initially based on print techniques, her work has taken on a multidisciplinary form combining printed images, video projections and installations.

mercredi 19 septembre 2012

Faye Mullen

Faye Mullen
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Par la dissection, récurrente, de l’espace architectural, Faye Mullen se sert du corps afin de poursuivre des théories qui concernent l’absence, la perte et les limites. Son travail prend racine dans une pratique de la sculpture et se combine à la performance, à la vidéo, l’image et l’installation. Ses investigations phénoménologiques s’articulent à travers la durée et l’imagerie poétique.

Ancrée dans l’expérience corporelle, j’examine le corps en relation avec l’état d’absence. J’emploie le corps performatif de l’artiste pour révéler la question entourant une disparition potentielle du Soi. En mettant en scène le corps qui se perd dans le paysage, j’espère rendre tangible la fonction phénoménal psychique de la présence et de l’absence. Par la création d’installations de vidéos performatives, d’images, de sculptures, mes œuvres sont des représentations psychosomatiques de la notion de perte, de besoin et de limite.

Comme dans une sorte de linceul, mon travail inscrit le corps dans la perte et dans le deuil en le soustrayant au regard. En utilisant le corps comme outil d’expression, j’interroge le désir de demeurer vivant malgré la dégradation corporelle, la rupture du Soi entre l’être physique et psychique et le brouillage esthétique entre sujet et objet. Mes œuvres vidéographiques s’efforcent à présenter la chair de l’être comme un vestige de ce qui n’a jamais vraiment été.

Ma pratique artistique aspire à explorer ce qui n’est pas ou ce qui n’est plus.

Par la mise en images de gestes rituels, dans lesquelles la figure tente de se perdre soi-même dans une résistance ontologique au destin de la mort et de l’oubli, je m’approprie l’idée et l’iconographie propre au mémento mori. L’ image de la performance, dans mon processus de création, examine visuellement la relation entre l’artiste et la limite de son corps. Les œuvres qui en ressortent matérialisent cette limite tout en se nourrissant du tissu culturel des archétypes et des symboles. Mon parcours, comme artiste, vise à élucider une connaissance plus subtile de la nature atrophique de mon propre corps de femme.

Faye Mullen est née dans la région de Niagara au Canada. Elle a fait des études à l’école National Supérieure des Beaux-Arts à Paris. Elle est détentrice d’un baccalauréat en arts visuels de OCAD U et d’une maîtrise en études visuelles de l’Université de Toronto. Ses œuvres ont fait partie d’expositions solos et de groupes au Canada, en France, en Corée du Sud, en Australie et aux Etats-Unis. Elle a réalisé des résidences à Wongol (Corée), Toronto (Ontario), Saint-Jean-Port-Joli (Québec) et Buffalo (Etats-Unis). Elle est la fondatrice de minnow & bass, un espace nomade d’artistes. Elle vit à Toronto.

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Faye Mullen
Artist in Residence

Often within a dissection of architectural space, Faye Mullen employs the body to speculate theories concerning absence, loss and limitation. Her work has been informed by her sculptural practice and is often combined with performance, video and installation. Her phenomenological investigations are articulated through durational and poetic imagery.

Rooted in the corporeal experience, my art practice examines the body in relation to states of absence. I employ the performative body to revel in questions surrounding a potential disappearance of the Self. By capturing the scene of the body loosing itself in the landscape, it is my hope to render tangible the function and ontological phenomenon of presence and absence. By the creation of installations in video, performance and sculpture, my work becomes visual articulations of loss, lack and limitation.

As a sort of shroud, my practice envelops the body in loss and grief by shielding it from the gaze. By using the body as expressive tool, material, I interrogate the desire for continuance despite bodily degradation, the rupture of Self between physic and psychic and the esthetic blur between subject and object. My performance-based video installations visually present the flesh of a being as a vestige framed at the threshold of existence.

My art practice aspires to explore what is not and what is no longer.

By framing a ritual gesture in which the figure risks loosing herself to her own resistence against loss, lack, death, I am appropriating the idea and iconography of a momento mori. The works birthed of this imagery, strive to unearth the sensory body and allow it to suspend between existence and disappearance with the use of duration stimulating a critical and emotive response that resides in space and context. The image of performance, in my practice, visually illustrates the relationship of the artist with her bodily limitations. The works materialise the body’s limits that enter the discourse of our cultural fabric composed of archetypes and symbols. My practice aims toward a better, more grounded understanding of the atrophied nature of my own female body.

Mullen grew up bilingually in the Niagara Region, Canada. She studied studio art with an emphasis in sculpture at l’école National Supérieure des Beaux-Arts in Paris, receiving her BFA from OCAD U and her masters in visual art from the University of Toronto. Mullen has exhibited internationally in solo and curated group exhibitions in Canada, France, South Korea, Australia and United States and has participated in international artist residencies in Wongol (South Korea), Toronto (Ontario), Buffalo (United States) and Saint-Jean-Port-Joli (Québec). She is the founder of minnow & bass Gallery, a nomadic artist-run space currently dormant. Currently, Faye situates her practice in Toronto.

samedi 8 septembre 2012

Exposition Catherine Bodmer Exhibition‏


Catherine Bodmer 
CAMELLONES English follows
EXPOSITION du 13 septembre au 14 décembre 2012
VERNISSAGE le jeudi 13 septembre à 17h00
L’exposition Camellones présente mon travail récent, développé suite à deux résidences de recherche que j’ai effectuées dans la ville de Mexico en 2010 et 2011. Envisageant cette mégalopole comme une matière vivante qui se transforme constamment, j’étais curieuse d’interroger les zones vides d’une ville qui abonde de gens et de choses. M’inspirant de l’image des limbes, cet espace intermédiaire entre paradis et enfer, je me suis attardée à des lieux de passages typiques des infrastructures modernes, tels les camellones, terme employé par les Mexicains pour désigner les terre-pleins parfois immenses séparant les avenues qui ceinturent ou traversent la ville. Les images montrent des sites délaissés, à mi-chemin entre terrain vague et terrain de loisirs. Ils sont vidés du jeu social qui pourtant, suite à des tentatives municipales, devait les rendre plus attirants.À partir du matériel photographique que j’ai rassemblé à Mexico, j’ai développé des séries d’images en utilisant des stratégies de dédoublement et de multiplication, de symétrie et d’asymétrie. Je pars de l’idée qu’un lieu (et l’expérience que l’on en fait) est avant tout un agencement de variables où rien ne reste vraiment fixe; je m’intéresse à son potentiel, à ses possibilités de représentation. " [ ... ] Grâce au numérique, l’artiste confond [...] les repères spatiotemporels, construisant une réalité recomposée par la multiplication de l’espace initial qui devient en ce sens inépuisable "1 . Ainsi, les lieux représentés renvoient à eux-mêmes dans une boucle infinie, suggérant les contradictions inhérentes au désir de reconstituer un paradis perdu. -CBOriginaire de Zurich, Catherine Bodmer vit et travaille à Montréal depuis 1996. Ayant obtenu un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne, elle est titulaire d’une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal (1999). Son intérêt pour la singularité des lieux et des matériaux du quotidien, ainsi que l’idée de répétition et de transformation sont au cœur de son travail. Sa pratique artistique comprend des installations, des œuvres in-situ et des photographies, qui ont été présentées dans des expositions individuelles et collectives à travers le Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan. Récipiendaire de plusieurs bourses des conseil des arts, tant fédéral que provincial, elle s’est vu décerner en 2008 le Prix du duc et de la duchesse d’York en photographie du Conseil des Arts du Canada. En 2010, elle a réalisé une résidence de création à Mexico dans le cadre du programme des ateliers-résidences du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Fondo Nacional para la Cultura y las Artes. Elle y est retournée un an plus tard afin de poursuivre son projet photographique au Centro Arte Diseño Multimedia (ADM).1 Des particules urbaines, par Marie-Ève Charron, citation tirée de l’ouvrage à paraître Catherine Bodmer - Mexico DF (détails), SAGAMIE édition d'art, Alma 2012.

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Catherine Bodmer
CAMELLONES 
EXHIBITION September 13 to December 14 - 2012
OPENING Thursday, September 13, 17:00
The Camellones exhibition presents my most recent work, completed following my two research residencies in Mexico City in 2010 and 2011. I envisaged this megalopolis as a constantly evolving living mass and I set out to explore the empty spaces scattered throughout this city so thickly packed with people and things. Inspired by the image of limbo, the intermediate zone between heaven and hell, I visited the transit zones typical of modern infrastructures, such as the Camellones, the term used by Mexicans to describe the sometimes immense median strips dividing the avenues which circle or cross the city. The images reveal neglected sites, half-way between vacant lots and recreational parks. The social dynamic is absent from these places despite the efforts of municipal authorities to make them more attractive.Starting with the photographic material which I had gathered in Mexico, I put together series of photographs employing techniques of repetition and multiplication, of symmetry and asymmetry. I begin with the idea that any given space (and the experience we have of it) is first and foremost a collection of variables where nothing remains constant; my interest is in its potential, its possibilities of representation. “Digital imaging allows the artist to distort (...) the familiar spatio-temporal framework and construct a realigned reality through the multiplication of the original space, rendering it in this manner inexhaustible.” 2 The spaces which are represented refer constantly back to themselves in an interminable loop, providing an indication of the contradictions inherent in the desire to reconstitute a lost paradise. -CBOriginally from Switzerland, Catherine Bodmer has lived and worked in Montreal since 1996. She obtained a diploma from the School of Art of Lucerne and holds a master’s degree in visual arts from the Université du Québec à Montréal (1999). Her interest in the singularity of places and materials of the everyday, as well as ideas of repetition and transformation are at the centre of her work. Her art practice includes installations, site-specific works and photography that have been presented in individual and group exhibitions throughout Canada, as well as in Mexico and Taiwan. A recipient of several grants from both federal and provincial Arts Councils, she received the Duke and Duchess of York Price of Photography of the Canada Council for the Arts in 2008. In 2010, she carried out a residency in Mexico City as part of the studio-exchange programme of the Conseil des arts et des lettres du Québec and of Fondo Nacional para la Cultura y las Artes de Mexico. She returned a year later to pursue her photographic project at Centro Arte Diseño Multimedia (ADM).2 Des particules urbaines, by Marie-Ève Charron, an extract from the soon to be released book Catherine Bodmer - Mexico DF (détails), SAGAMIE édition d'art, Alma, 2012.

mardi 14 août 2012

Caroline Cloutier‏

Caroline Cloutier
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

J’explore la notion de paysage - intérieur et extérieur - pour évoquer différents rapports entre l’être et son environnement en me référant à la mémoire, au vécu et au sensible. Mon travail aborde ainsi les thématiques de l'errance, de l’occupation de l’espace et de la disparition en imbriquant différents moyens: installation, photographie, documentation d’actions performatives et dessin.

J’ai récemment développé un intérêt pour la juxtaposition de temporalités différentes dans l’image et le lieu. Lors de cette résidence au Centre SAGAMIE, j’expérimenterai l’image imprimée de grande envergure en tant qu’espace parallèle au lieu même où elle est présentée. Ces impressions numériques seront utilisées en trompe-l’œil dans l’installation photographique Dédale qui sera présentée au centre Circa en septembre prochain.

Caroline Cloutier est originaire de Montréal où elle a obtenu un B.A en Arts visuels et médiatiques à l’UQAM en 2009. Elle a fait un premier solo en 2010 chez Action Art Actuel dans le cadre de leur programme pour la relève. Depuis, elle a exposé son travail lors d’expositions collectives résultant de résidences de créations - notamment à l’Atelier Graff - et de collaborations avec des commissaires. En 2012 son travail a été présenté à la Maison de la culture Mont-Royal, à la Maison de la culture Côte-des-Neiges et au Musée des Beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire lors de la 4ième Biennale de dessin. Deux autres expositions sont à venir cet automne, chez Circa et à la galerie Warren G. Flowers. L’artiste remercie le Conseil des arts et des Lettres du Québec (Bourse de la relève, 2011-2012).

http://www.carolinecloutier.net

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Caroline Cloutier
Artist in Residence


I have been exploring the notion of interior and exterior landscape to evoke a variety of relationships between human beings and their environment, with particular reference to memory, experience and perception. My work deals with themes of wandering, disappearance and the occupation of space through the use of different media: installation, photography, drawing and documentation of performances.

I recently developed an interest in the juxtaposition of differing moments in time in a single image and a place. During my artistic residence at Centre SAGAMIE, I will experiment with large-scale images conceived as spaces existing parallel to the actual exhibition space. These digital prints will be create a trompe l’oeil effect in the photographic installation Dédale which will be presented at the Circa Center next September.

Caroline Cloutier is from Montreal where she obtained her BA in visual and media arts at UQAM in 2009. Her first solo exhibition was in 2010 at Action Art Actuel as part of their new artists program. Since then, her work has been featured in group exhibitions held at the end of artistic residencies - most notably at the Atelier Graff - or as part of collaborative undertakings with curators. In 2012, her work was presented at the Maison de la culture Mont-Royal, the Maison de la culture Côte-des-Neiges and the Mont-Saint-Hilaire Museum of Fine Arts during the 4th Biennale de dessin. Two other exhibitions are scheduled for this autumn, at Circa and at the Warren G. Flowers Gallery. The artist wishes to thank the Conseil des arts et des Lettres du Québec (Bourse de la relève, 2011-2012).

http://www.carolinecloutier.net

mercredi 20 juin 2012

Karen Trask‏

Karen Trask
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon processus de création s'élabore autour d'une série d'investigations poétiques explorant l'expérience humaine par le biais du langage. Je m'intéresse plus particulièrement à la nature éphémère et transitoire des mots. La manipulation de la structure des livres, des textes et des formes narratives me permet d'aborder les thèmes de l'absence, de la mémoire et du temps. Le sens est créé par le toucher, le geste, la répétition et les actes de transformation. Écrire et expérimenter les anciennes technologies des arts textiles (comme le filage, le tissage et la fabrication du papier) font partie intégrante de ma façon de faire de l'art. Mes œuvres consistent souvent en l'hybridation de plusieurs formes : installation, sculpture, vidéo, performance, livres d'artiste, écriture. Je veux toucher les mots; je veux toucher à l'espace entre les mots.

Le travail de Karen Trask , artiste multidisciplinaire de Montréal, touche plusieurs médias : l'installation, les livres d’artiste, la vidéo et la performance. Elle a présenté de nombreuses expositions personnelles au Québec et Canada et en Europe. Elle a participé à des expositions collectives au Canada, en Inde, à Mexico City, aux États-Unis et en Europe ainsi que des résidences d'artiste à Helsinki et à Paris. Ses œuvres figurent dans des collections publiques et privées: Qube Arts, Oswestry, Angleterre, Library of Congress, Washington, D.C., États-unis, La Collection Prêt d'œuvres d'art du Musée du Québec, La Bibliothèque et archives nationales du Québec, La Bibliothèque nationale du Canada, Le Centre Félix-Antoine-Savard, Papeterie St-Gilles, Québec, Musée du Bas St-Laurent, Rivière-du-Loup, Québec, La Banque d'œuvres d'art du Conseil des arts du Canada.

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Karen Trask
Artist in Residence


My creative process has developed as a series of poetic investigations exploring experience through language. Writing has always been integral to my process. Playing with book structures, text and narrative forms both written and spoken, I explore themes of absence and presence, memory, space and time. Meaning is created through touch, gesture, repetition and acts of transformation. My final works are often hybrid forms of installation, sculpture, video, performance and artist books. I want to touch words; I want to touch the space between words.

Karen Trask is a multidisciplinary artist living in Montreal. Creating works in installation, artist-books, video and performance, she has had numerous solo exhibitions in Quebec, Canada and Europe. She has participated in many group exhibitions in Canada, India, Mexico City, USA and Europe and artist residencies in Helsinki and in Paris. Her work can be found in public and private collections: Qube Arts, Oswestry, UK, Library of Congress, Washington, D.C. USA, La Collection Prêt d'oeuvres d'art du Musée du Québec, Art Bank of the Canada Council, Loto Quebec, The National Library of Quebec, The National Library of Canada, Le Centre Félix-Antoine-Savard, Papermill, St-Gilles, Quebec, Musée de Bas St-Laurent, Quebec.

mardi 19 juin 2012

Bertrand R. Pitt‏

Bertrand R. Pitt
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Travellings : tableaux vidéo-interactifs

Travellings se veut une réflexion sur l’expérience de la vitesse, sur cette idée que plus on se déplace vite, plus on court le risque de "voir sans voir". Lorsque les lignes peintes sur l’autoroute semblent s’étirer alors que notre vitesse croît, qu’en est-il des paysages parcourus ? Se résument-ils à un amalgame d’impressions faisant autant appel à la mémoire qu’à la vue ? À travers une expérience esthétique du voyage et de la durée, Travellings nous invite à interroger notre fascination pour la vitesse et ses effets sur nos rythmes biologiques.

— À l'automne 2010, une résidence au Centre SAGAMIE m'a permis d'amorcer ce projet et d'y produire une première série de tableaux vidéo et imprimés. Sur papier, ces "paysages" abstraits et hautement colorés acquièrent presque la matérialité d'une gouache alors que leur trop parfaite application trahit l'utilisation des outils technologiques. On pourra y voir un clin d'œil à l'abstraction picturale, à la différence qu'ici le processus d'enregistrement et le traitement électronique de la vidéo déterminent le résultat visuel. Cette nouvelle résidence me permettra de produire de nouvelles séquences vidéo et de nouveaux tirages qui feront écho au dispositif interactif.

Artiste montréalais, Bertrand R. Pitt a présenté ses œuvres dans plus d’une quinzaine d’expositions individuelles au Canada et à l’étranger. Détenteur d’une maîtrise en arts visuels de l’UQÀM, il enseigne au département d’arts plastiques du Collège Lionel-Groulx. En 2012-2013, Travellings sera présenté successivement dans le cadre de Montréal Art Souterrain, à TRUCK Contemporary Art in Calgary, à la White Water Gallery (North Bay, ON), à la Eyelevel Gallery (Halifax) et à la Galerie de l'Université du Québec à Chicoutimi.

Remerciements: Sébastien Rainville-Pitt pour sa collaboration à la programmation
Avec le support du Conseil des Arts du Canada et de la SODEC.

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Bertrand R. Pitt
Artist in Residence


Travellings : Interactive Video Pictures

Travellings questions the experience of motion, the idea that the faster we move, the more we may "see without seeing." When the lines painted on a highway seem to stretch as our speed increases, what about the landscapes we travel through? Do they merge into mixed impressions that rely as much on memory as on the objective eye? When travelling at high speed, does the depth of field vanish to become a surface, a screen, or a painting machine? Through an aesthetic experience of travelling and duration, Travellings invites us to question our fascination for speed and its effects on our biological rhythms.

— In September 2010, a first residency at Centre Sagamie gave me the opportunity to produce an initial series of video pictures and digital prints. On paper, these abstract and highly colored landscapes acquire the materiality of gouache even as the faultless application betrays the use of digital technologies. The effect is reminiscent of modern pictorial abstraction though in this case the visual results are created by electronic video recording and processing. During this upcoming residency, I wish to produce new video footage and more new prints which will reflect the nature of the interactive work.

Montreal artist, Bertrand R. Pitt, has presented his works in more than fifteen solo exhibitions in Canada and abroad. He holds an MFA from UQAM and currently teaches in the Department of Visual Arts at Lionel-Groulx College. In 2012-2013, Travellings is scheduled at Montréal Art-Souterrain, TRUCK Contemporary Art in Calgary, White Water Gallery (North Bay), Eyelevel Gallery (Halifax) and Galerie de l'Université du Québec à Chicoutimi.

Special thanks to Sébastien Rainville-Pitt for his collaboration to programming.
With the support of Canada Council for the Arts and SODEC.

lundi 11 juin 2012

Gwenaël Bélanger‏

Gwenaël Bélanger
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Ces dernières années, j’ai beaucoup travaillé avec le miroir et le verre. Dans mes différents projets, ces matériaux étaient principalement utilisés dans des situations extrêmes de chutes et d’éclatement. J’explorais alors les différents enjeux de l’image par le biais de jeux de réflexion, de fractionnement de l’espace et de morcellement de l’image.

C’est lors de manipulations en atelier avec des vitres souillées que j’ai découvert une nouvelle piste. Le principe de base est simple, il reprend l’idée de ce qui se passe lorsque l’on regarde au travers d’une surface transparente sur laquelle se retrouvent poussière, saleté, liquide, gras, etc. On a tous expérimenté de regarder par la fenêtre lorsqu’il y a une averse. Notre œil fait alors rapidement la mise au point entre deux zones images : les gouttes d’eau qui glissent sur la fenêtre et les éléments qui se trouvent à l’extérieur de la maison. Si l’on prend en photo ce phénomène, on vient alors unir ces deux zones en une seule, il n’y a alors plus moyen de faire l’aller-retour entre l’avant et l’arrière-plan. Je trouve particulièrement fascinante la façon dont ces deux zones images peuvent se contaminer. C’est ici qu’il y a, selon moi, un potentiel de faire basculer ce banal effet vers quelque chose de beaucoup plus complexe.

Gwenaël Bélanger est né à Rimouski en 1975. Il vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont été présentées en solo au Musée Régional de Rimouski, au Centre Expression de Saint-Hyacinthe, à la Galerie de l'UQAM, chez Optica (Montréal), chez Skol (Montréal) et à la Galerie Graff (Montréal). Il a également participé à plusieurs expositions collectives dont The Hidden Land à la Galerie Nettie Horn de Londres (2009), Still Revolution au Contact Photography Festival de Toronto (2009) et La Triennale québécoise au Musée d’art contemporain de Montréal (2008). Il est également récipiendaire du prix Pierre-Ayot 2009. Il est représenté par la Galerie Graff à Montréal et la galerie Nettie Horn à Londres. En 2012-2013, il présentera son travail en solo au Centre SAGAMIE d'Alma, au centre Vu de Québec et à la galerie Clark de Montréal.

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Gwenaël Bélanger
Artist in Residence


During the last few years I have been incorporating mirrors and glass in much of my work. In my various projects, these materials have been used mainly to depict extreme situations of falling or disintegration. Through the fragmentation of the image, the play of reflection, and the fracturing of space, I can explore the full thrust of the image itself.

In the course of working with pieces of old, grimy glass in my studio, I discovered a new possibility, based on the mundane experience of looking through a transparent surface covered with dust, dirt, liquid, grease, etc. We have all looked through a window splattered by falling rain. The eye quickly distinguishes between two image zones: the droplets of water sliding down the glass and the scene outside the house. If we take a photograph of this phenomenon, we can make these two distinct zones coalesce, eliminating the separation between foreground and background. I am particularly intrigued by the manner in which these two zones contaminate each other. I believe that there is a possibility here of moving beyond an ordinary, everyday effect towards something much more complex.

Gwenaël Bélanger was born in Rimouski in 1975. He presently lives and works in Montreal. His work has been featured in solo exhibitions at the Musée Régional de Rimouski, the Centre Expression de Saint-Hyacinthe, the Galerie de l'UQAM, Optica (Montreal), Skol (Montreal) and the Graff Gallery (Montreal). He has also participated in group exhibitions including The Hidden Land at the Nettie Horn Gallery in London (2009),Still Revolution at the Contact Photography Festival in Toronto (2009) and La Triennale québécoise at the Montreal Museum of Contemporary Art (2008). In 2009, he was the recipient of the Pierre-Ayot Award. He is represented by the Graff Gallery in Montreal and the Nettie Horn Gallery in London. In 2012-2013, a solo exhibition of his work will be presented at the Centre SAGAMIE in Alma, at the Centre Vu in Quebec City and at the Clark Gallery in Montreal.

lundi 28 mai 2012

Manuela Lalic

 
Manuela Lalic
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Manuela Lalic porte une attention particulière à l’aspect fonctionnaliste de notre système d’organisation sociale en tant que modèle de société. Pour créer l’effet d’une tension entre ce qui est individuel et collectif, elle utilise des objets, du mobilier et des matériaux fonctionnels comme porteurs d’indices de notre logique de vie. Elle questionne des mouvements de masse (ex : prendre le métro) pour montrer du doigt notre société qui préfabrique et standardise nos désirs et nos besoins. Par l’accumulation, il se trame une matière première, un territoire à partir duquel elle élabore des mises en scène inquiétantes et joyeuses qui questionnent avec ironie nos moments collectifs (réunion, salle d’attente, pique-nique). Parfois exubérantes ou plus minimalistes, ses installations et ses performances s’ancrent dans une volonté d’apporter différents niveaux de lecture entre des indices individuels et collectifs tout en indiquant des préoccupations d’ordre écologique.

Manuela Lalic possède à son actif de nombreuses expositions individuelles et collectives (Québec, Canada, France, Allemagne, Angleterre, Belgique, Serbie, Japon, Chine et Liban). En 2009, elle a obtenu le Prix Pratt et Withney ainsi que la résidence du Conseil des Arts du Canada (International Studio and Curatorial Program) à New York. Elle prépare actuellement une exposition qui aura lieu chez Optica en janvier 2013.

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Manuela Lalic
Artist in Residence


Manuela Lalic displays a particular interest in the examination of the functionalist aspect of our mode of social organization, as a representation of a certain model of society. To produce the effect of tension between the individual and the collective, she employs objects, furniture and diverse functional materials which serve as indicators of the underlying logic of our lifestyle. She analyses the movements of crowds (eg., riding the subway), pointing her finger at the way our society manufactures and normalizes our wants and desires. Through a process of ongoing accumulation, a new terrain is created, furnishing a raw material out of which she fashions disquieting and joyous scenarios, questioning, with undisguised irony, the occasions of our collective gatherings (meetings, antechambers, picnics). At times exuberant, at other times understated, her installations and performances are an attempt to bring different levels of interpretation to bear on both individual and collective signifiers, tempered with a constant concern for ecological balance.

Manuela Lalic has presented her work in numerous solo and group exhibitions (Quebec, Canada, France, Germany, England, Belgium, Serbia, Japan, China and Lebanon). In 2009, she was the recipient of the Pratt and Whitney Award and was awarded the Canada Council for The Arts Residency (International Studio and Curatorial Program) in New York. She is presently preparing an exhibition to be presented at Optica in January 2013.

lundi 30 avril 2012

Jérôme Fortin‏

Jérôme Fortin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)
Jérôme Fortin est né à Joliette en 1971, il vit et travaille à Montréal. Dans ses sculptures-installations, Fortin combine la pratique des cabinets de curiosités à la pratique de consommation de masse des XXes et XXIes siècles. Bouchons de liège, bouteilles de plastique, livres, allumettes, clous et boîtes de conserve sont astucieusement manipulés et assemblés en plusieurs séries de curiosités visuelles et plastiques, dont les formes, couleurs, textures et volumes évoquent les fleurs, coquillages, bijoux et amulettes anciennement rassemblés par les Curieux pour leur caractère exotique. L’apparence poétique et énigmatique des sculptures de Jérôme Fortin détourne l’aspect usuel des objets du quotidien afin d’exciter notre regard contemporain.

Depuis 1996, il a présenté plus d'une douzaine d’expositions personnelles à Prague, Pretoria, Tokyo, Paris, Toronto et Montréal. Il a participé à de nombreuses expositions collectives à Istanbul, Berlin, Bologne, Bruxelles, Paris, Cuba, Barcelone, Beijing et New York. Plusieurs résidences d’artiste sont à son parcours, notamment au World Financial Center Arts and Events (New York), Fondation Christoph-Merian (Bâle), Fonca (Mexico), la Cité internationale des arts (Paris), Ludwig Foundation (Cuba) . En 2007, les travaux de Fortin ont fait l’objet d’une exposition personnelle au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM). Il a reçu en 2004 le Prix Pierre-Ayot de la ville de Montréal. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections dont celles du Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée de Joliette, Pretoria art museum, National Museum of China, Bibliothèque et archives nationales du Québec, Banque d'oeuvres d'art du Conseil des arts du Canada, Ville de Montréal, d'entreprises et particulières.

Jérôme Fortin est représenté par la galerie Pierre-François Ouellette art contemporain.

www.jeromefortin.com

www.pfoac.com

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Jérôme Fortin
Artist in Residence

Jérôme Fortin was born in Joliette in 1971 and presently lives and works in Montreal. In his installation-sculptures, Fortin has combined the spirit of the cabinet of curiosities with that of 20th and 21st century mass consumption. Corks, plastic bottles, books, matches, nails and tin cans are subtly arranged and configured in various series of visual and plastic curiosities whose forms, colours, textures and proportions evoke flowers, shells, jewelry and amulets, such as were once prized for their exotic qualities by curious collectors. The poetic and enigmatic appearance of Jérôme Fortin’s sculptures moves beyond the familiar aspects of everyday objects, challenging and stimulating our contemporary point of view.

Since 1996, he has presented over a dozen personal exhibitions in Prague, Pretoria, Tokyo, Paris, Toronto and Montreal. He has also participated in numerous group exhibitions in Istanbul, Bologna, Brussels, Paris, Cuba, Barcelona, Beijing, and New York. He has completed several art residences at the World Financial Center Arts and Events (New York), the Christoph-Merian Foundation (Basle), Fonca (Mexico), the Cité internationale des arts (Paris), and the Ludwig Foundation (Cuba). In 2007, Fortin’s work was featured in a solo exhibition at the Montreal Museum of Contemporary Art. In 2004, he received the City of Montreal’s Pierre-Ayot Award. His works are included in various collections at the Montreal Museum of Contemporary Art, the Quebec National Museum of Fine Arts, the Joliette Museum, the Pretoria Art Museum, the National Museum of China, the Bibliothèque et archives nationales du Québec, the Canada Council Art Bank, the City of Montreal and other private and corporate collections.

Jérôme Fortin is represented by the Galerie Pierre-François Ouellette art contemporain.

www.jeromefortin.com

www.pfoac.com

lundi 23 avril 2012

Patrick Beaulieu‏

Patrick Beaulieu
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)
Patrick Beaulieu est artiste multidisciplinaire. Il réalise des parcours à travers lesquels il révèle, par le biais d’installations, de vidéos, de photographies et d’interventions in situ / in socius, les marques les moins évanescentes d’une expérience : une traversée, une mise à l’épreuve de soi. Par l’utilisation de fragments de la nature, son travail interroge les différents états de la matière. Ses œuvres expriment un tout au moyen de détails : le voyage et la traversée des frontières sont contenus dans une plume d'oiseau migrateur, le destin d'un papillon monarque dans une aile et celui d’un arbre dans le bruissement de ses feuilles au vent. Il se consacre depuis quelques années à la réalisation d’une trilogie d’odyssées transfrontières au cours desquelles il s’abandonne aux courants secrets du monde. Vecteur monarque (2007) constituait à pister les nuées migratoires du papillon monarque du Québec jusqu’au coeur du Mexique : www.vectormonarca.com. Ventury entrepris en 2010, proposait un parcours de vingt-cinq jours à la poursuite des vents d’Amérique : www.venturyodyssey.com. Avec le projet Vegas en 2012, il se lancera dans une traversée poétique et intuitive sur le chemin de la bonne aventure. Son travail a été présenté dans divers pays : Belgique, Brésil, Canada, Corée, É.-U., France, Irlande, Mexique et Singapour. Ses oeuvres se retrouvent dans des collections publiques et privées au Canada, aux É.U. en France et au Mexique ainsi que dans divers espaces publics dans le contexte d’intégration des arts à l’architecture. Il est représenté par la Galerie Art Mûr de Montréal.

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Patrick Beaulieu
Artist in Residence

Patrick Beaulieu is a multidisciplinary artist. His work consists of a series of journeys which throw into relief, in installations, videos, photographs or in situ/in socius interventions, the essence of an experience. Through the presentation of fragments of nature, his work explores the different states of matter. Through a focus on detail, a totality is defined: the notion of travel and the transcendence of borders is contained in a feather from a migratory bird; the fate of a monarch butterfly is revealed in a wing; a tree emerges from the rustling of its leaves in the wind. During the last few years, Patrick Beaulieu has been working on a trilogy of cross-border odysseys, tapping into some of the world’s hidden currents. Vecteur monarque (2007) tracked the migratory clouds of monarch butterflies from Quebec to the heart of Mexico: www.vectormonarca.com. Ventury, which got under way in 2010, was a twenty-five day journey following the winds of America: www.venturyodyssey.com. With the 2012 Vegas project, the artist undertook an intuitive poetic voyage in search of good fortune. His work has been presented in numerous countries: Belgium, Brazil, Canada, Korea, the United States, France, Ireland, Mexico and Singapore. His work is featured in private and public collections in Canada, the U.S., France and Mexico and in various public spaces as part of the integration of art in architecture. He is represented by the Galerie Art Mûr in Montreal.

http://artmur.com/artistes/patrick-beaulieu/

lundi 16 avril 2012

Tanya St-Pierre / Philippe-Aubert Gauthier‏


Tanya St-Pierre / Philippe-Aubert Gauthier
Artistes en résidence / Artists in Residence
(English follows)
Tanya St-Pierre est diplômée en art visuel de l'UQTR (Université du Québec à Trois-Rivières, Qc, Canada). Depuis 2001, elle a entretenu une production en installation qui conjugue sa pratique en photographie numérique, en sculpture, et plus récemment, en peinture et en vidéo. On trouve dans ses récentes productions des traces déchirées de narrations, de fictions, de corps et, surtout, de figures - comme icônes ou symboles - qui survivent et habitent, à répétition, les images dans une constellation d'éléments bruts et dépouillés.

T. St-Pierre s'intéresse particulièrement à ce qui concerne les remous et l'histoire de la condition humaine, notamment ce qui se rattache à l'histoire culturelle du corps dans les structures institutionnelles souveraines ou diffuses : les traces et les sédiments accumulés de pathologies sociétales. Le corps occupe une place importante dans son travail, qu'il soit malade et défaillant, présent ou dissimulé, une fois placé dans un contexte de réflexion, il devient un puissant vecteur d'informations culturelles.

Cette importance du corps se prolonge dans son travail en performance au sein du duo Noïzefer CWU. Noïzefer CWU explore et exploite l'action, le son et la vidéo. Il utilise un langage esthétique à la fois agressif, corrosif et poétique. Ce langage rassemble des ordures, des constructions bancales, la parole et du bruit amplifié afin de soulever quelques questions débridées sur l'aliénation culturelle, l'histoire de la représentation, de l'illusion, en art, en société et dans les médias. Site et lieu d'expérimentations qui découlent des pratiques de Tanya St-Pierre et Philippe-Aubert Gauthier.

Philippe-Aubert Gauthier est un artiste sonore autodidacte, ingénieur mécanique junior, maître en sciences et docteur en acoustique (reproduction spatiale du son). Sa pratique en art est liée à ses multiples profils. Dans sa recherche multidisciplinaire, pratique artistique et savoir scientifique ou technologique deviennent des matières brutes pour l'exploration et le dénouement d’une démarche artistique et réflexive liée aux implications et influences sociales, culturelles et historiques des avancées technologiques en communication. D'où sa curiosité pour ces influences sur l’écoute, immédiate et médiate.

Cette cohabitation des disciplines autorise une pensée critique et libre, située entre des disciplines et des systèmes de pensée qui agissent comme de puissants facteurs dans la construction du monde et de la pensée actuelle. En pratique, ces intérêts se couplent à un travail de recherche et de composition sonore. Il a travaillé l’art sonore pour support fixe, la musique expérimentale, l'art sonore génératif, l’installation sonore, l'art génératif et la performance (duo Noïzefer CWU). Plus récemment, il s'est penché sur les technologies de l'image de synthèse.

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Tanya St-Pierre / Philippe-Aubert Gauthier
Artists in Residence

Tanya St-Pierre is a graduate from the visual arts program at UQTR (Université du Québec à Trois-Rivières, Qc, Canada). Since 2001, T. St-Pierre has produced a series of installations which fuse her work in digital imagery, sculpture, and most recently, painting and video art. St-Pierre's art practice used to be dedicated to the exploration of possible relations between installation art and narration. The investigation of fiction brought her to a new approach to storytelling and fiction. Accordingly, one finds in St-Pierre's recent work traces left by stories, fictions, characters and, especially, figures - as icons or symbols - more abstract and more subtle at the same time. Moving from a reflection on the scientific representation of the human body in Western modern societies, she now investigate other schools of thought concerning the human body.

St-Pierre is especially interested in subjects that concern historical human conditions and turmoils which relate to the cultural history of the human body in institutional structures: traces and sediments of social pathologies. Once placed in a reflective context the body, ill or defective, present or dissimulated, becomes a vector of cultural information. The importance of the body prolongates itself in her performance work within the duo Noïzefer CWU which investigates sound and action. Noïzefer CWU work with an aesthetic language that can be aggressive, corrosive and poetic at the same time. This language involves waste, construction, noise and speech to address questions of cultural alienation and social taboos.

Philippe-Aubert Gauthier is a self-taught sound artist, a PhD acoustics, and a researcher in acoustics: spatial sound and sound environment reproduction. His art practice is a consequence of his multiple profiles: self-taught sound artist, junior mechanical engineer, MSc and PhD (acoustics). His multidisciplinary approach is linked to debates in arts, sciences and technology. This produces the outcome of his artistic reflection devoted to the social, cultural and historic implications and influences of technological advances in communication (more specially those involving sound). He work in sound art for fixed support, experimental music, generative sound art, sound installation and performance (Noïzefer CWU).

The cohabitation of these disciplines authorizes critical free thinking which sits between disciplines and systems of thought which both act as powerful determinants within the construction of the world and the current common ideology. In connection with the presented project, he is concerned by the fact that the protagonists of the technological universe are now the one of the most influential in the modulations of representation.

lundi 26 mars 2012

Corine Lemieux

Corine Lemieux, en cours de route
EXPOSITION du 29 mars au 22 juin 2012

English follows

VERNISSAGE
le jeudi 29 mars à 17h00

2 publications éditées par le Centre SAGAMIE seront lancées à cette occasion :

Corine Lemieux, en cours de route
Auteures: Corine Lemieux et Anne-Marie Ninacs
(Anne-Marie Ninacs est la récipiendaire du prix "Auteure de l'année" remis par L'Association des galeries d'art contemporain lors du dernier Gala des arts visuels.)
Corine Lemieux: La mécanique photographique métaphorise tout aussi bien notre mécanique intérieure, nos moments d’ouverture et de fermeture, l’intensité de notre sensibilité. Elle me permet ainsi d’aiguiser deux pratiques qui m’apparaissent fondamentales : étudier la subtilité des interactions humaines et prendre conscience ce qui est déjà là, disponible autour de moi, et que souvent je ne vois pas. C’est donc sans aucune mise en scène que je photographie. Il me semble que la prise de vue - et le point de vue, la perspective qu’elle évoque - suffit à indiquer qu’une photo n’est pas une impression objective du monde, mais une interprétation subjective, une construction de la réalité dans laquelle sont mis en relation l’esprit du photographe et la matière suivant des causes et des conditions infinies. La prise de vue implique également que quelque chose est à prendre, c’est pourquoi j’ai choisi de composer strictement avec ce qui est là, avec les situations telles qu’elles se présentent à moi lors de rencontres ou d’activités de la vie courante. Cette pratique exige moins de préparer la scène extérieure que de cultiver à l’intérieur de soi une très grande qualité de présence et d’attention, d’où l’importance que j’accorde à la méditation et au ralentissement.

Corine Lemieux est née en 1973. Elle vit et travaille à Montréal où elle a obtenu un baccalauréat en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. Elle œuvre principalement dans le champ de l’installation photographique et sculpturale. Elle étudie la subtilité des rapports entre l’esprit et l’environnement intérieur et cherche à développer la conscience. Son travail a été présenté en solo par plusieurs centres d’artistes au Québec. Lemieux a également participé à plusieurs expositions-événements ayant la notion de collaboration pour enjeu. Parallèlement à sa pratique individuelle, Corine Lemieux a formé, de 2004 à 2009, le collectif VIA avec les artistes Sylvie Cotton et Massimo Guerrera. Elle est représentée par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.
http://www.joyceyahoudagallery.com
Corine Lemieux, en cours de route
EXHIBITION March 29 mars - June 22, 2012

OPENING
Thursday March 29, 5 p.m.

Corine Lemieux: The mechanics of photography and film is just as effective a metaphor for our own inner workings, the moments we open and close, our own degrees of sensitivity. It allows me to hone two practices that appear to me fundamental: studying the subtlety of interactions and becoming aware of what is already there, what is available around me, what I often don’t see. This is why I photograph without props. It seems to me that the shot, and the viewpoint or perspective it evokes, is sufficient indication that a photo is not an objective impression of the world, but rather a subjective interpretation, a construction of reality in which matter and the photographer’s mind relate according to infinite causes and conditions. The shot also implies that something is there to be taken, which is why I choose to make do solely with what already exists, with situations as they occur in daily encounters or activities. To the preparation of outer scenes, I prefer the cultivation of inner presence and attention, from which flows my interest in meditation and deceleration.

Corine Lemieux was born in 1973. She lives and works in Montréal, where she earned a BFA from Université du Québec à Montréal (UQAM). Her work, mainly photographic and sculptural installation, tends toward notions of transformation, interaction and exchange. She has shown at several artist-run centres in Québec. She collaborated with Massimo Guerrera in his participative project Darboral and with him and artist Sylvie Cotton formed the collective VIA from 2004 to 2009. Corine Lemieux is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montréal.
http://www.joyceyahoudagallery.com


Karine Côté, Fréquences : urbaines, les_poésies_sonores
Auteures: Christine Martel et Karine Côté

Karine Côté: Les Fréquences Urbaines se révèlent à partir des sons de l’inaudible portant sur une nouvelle culture hybride provenant de la vidéo, de la photographie et de l’électroacoustique. Le paysage urbain nocturne devient ainsi un espace de narration, une vision poétique où le silence de la nuit nous transporte vers une spatialité sonore chaotique et abstraite.

Karine Côté: Détentrice d’une maîtrise en arts de l’Université du Québec à Chicoutimi, Karine Côté vit et travaille à Alma. Impliquée dans le milieu culturel régional, elle expose son projet de création Fréquences Urbaines dans plusieurs centres d’artistes et musées du Québec. L’artiste était récipiendaire en 2008 du 1er prix des Arts de Strasbourg, (France). Elle réalise la même année une résidence dans le cadre du programme des Résidences croisées Alsace, France / Lac-Saint-Jean, Québec de l’Agence culturelle d’Alsace, du FRAC Alsace et du Centre en art actuel Langage Plus. Récemment la Collection Loto-Québec a fait l’acquisition d’œuvres de l’artiste présentées au Musée des beaux-arts de Montréal.

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Pour commander, svp contactez-nous : sagamie@cgocable.ca
To order, please contact us : sagamie@cgocable.ca

Corine Lemieux, en cours de route
Auteures: Corine Lemieux et Anne-Marie Ninacs
128 pages, couleur, texte intégral en français et en anglais, 11 X 7 po. reliure allemande
ISBN: 978-2-923612-21-8 2010 (full text in French and English)
Prix/ Price: 30.00$ + Transport au Canada 8.60$ + tps 1.93$ + tvq 0.86$ = Total: 41.39$

Karine Côté, Fréquences : urbaines, les_poésies_sonores
Auteures: Christine Martel et Karine Côté
68 pages, couleur, Textes en français seulement, 9.75 X 5.75 po., CD audio inclus
ISBN: 978-2-923612-32-4 2012
Prix/ Price: 20.00$ + Transport au Canada 3.65$ + tps 1.18$ + tvq 0.36$ = Total: 25.20$

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Matthieu Brouillard et Donigan Cumming


Matthieu Brouillard et Donigan Cumming
Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming

Lancement du livre édité par SAGAMIE édition d'art en collaboration avec la Galerie FOFA

(English follows)

à la Galerie FOFA de l’Université Concordia
JEUDI LE 29 MARS 2012, DE 17H A 19H
1455 Boul. de Maisonneuve Ouest, EV 1-715, Montréal
http://fofagallery.concordia.ca/fhtml/expo.html
Exposition du 19 mars au 20 avril 2012

Auteurs : Eduardo Ralickas et Erin Silver, préface par Jake Moore

Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming explorent les courants communs qui traversent les travaux de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming, et plus précisément la manière dont des impulsions similaires sont traduites sur les plans formel, émotionnel et conceptuel par les moyens de la photographie. Par la proximité, les lectures habituelles des travaux de chacun de ces artistes sont inévitablement modifiées et multipliées ; chaque travail se trouve imprégné d’une lumière nouvelle. Tout en faisant ressortir une communauté d’intérêts et une affinité de sensibilité entre deux artistes de générations différentes, l’ouvrage se veut également l’occasion de présenter des vues inusitées et parfois radicales au sein de débats qui ont façonné la photographie contemporaine. Comme Brouillard et Cumming l’ont écrit :

En mettant en relation nos travaux, nous avons voulu jouer de ces points de connexion aux potentiels électriques différemment chargés afin de générer des énergies de haute intensité tout autant que des courts-circuits. Des moments de liaisons comme d’éclatantes ruptures. Ce projet pourrait dès lors fonctionner comme une curieuse "machine" qui produit autant qu’elle ne dissipe; infuse autant qu’elle ne diffuse; conditionne autant qu’elle ne déconditionne. Une machine d’autant plus efficace qu’elle ne poursuit pas l’homogénéité et la conformité, la transparence et l'éclaircissement. Une machine qui produit des excès, des associations improbables et des corps polyvoques qui désemparent la pensée en même temps qu’elles l’activent et l’animent.

Revenant aux projets photographiques conçus par Cumming dès le début des années 1980 et mettant ceux-ci en rapport avec les photographies réalisées par Brouillard depuis 2003, cette publication dévoile plus de trente ans de production artistique, et s’accompagne d’essais critiques d’Eduardo Ralickas et d’Erin Silver.

La publication de Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming coïncident avec l’exposition du même titre qui se tient à la Galerie FOFA de l’Université Concordia à Montréal, du 19 mars au 20 avril prochains.

http://fofagallery.concordia.ca/fhtml/MatthieuBrouillardetDoniganCummingFrancais.htm

http://www.matthieubrouillard.com

http://www.donigancumming.com


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Pour commander, contactez-nous : sagamie@cgocable.ca
To order, please contact us : sagamie@cgocable.ca

Matthieu Brouillard et Donigan Cumming
Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming
Auteurs/Authors : Eduardo Ralickas, Erin Silver, Jake Moore
64 pages, 15X8.25 po./in., plié broché
ISBN: 978-2-923612-34-8 2012

Prix/ Price: 25.00$ + Transport au Canada 10.00$ + tps 1.75$ + tvq 1.00 = Total: 37.75$

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Matthieu Brouillard and Donigan Cumming
Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming

Launch of the book edited by SAGAMIE édition d'art, in collaboration with the FOFA Gallery

at Concordia University’s FOFA Gallery
THURSDAY MARCH 29ND, FROM 5 TO 7 P.M.
1455 Boul. de Maisonneuve Ouest, EV 1-715, Montréal
http://fofagallery.concordia.ca/fhtml/expo.html
Exhibition from the 19th of March to the 20th of April 2012

Authors : Eduardo Ralickas and Erin Silver, preface by Jake Moore

Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming explores common currents running through the works of Matthieu Brouillard and Donigan Cumming, and the manners in which similar impulses have been worked out on formal, emotional, and conceptual levels through the medium of photography. Through proximity, the ways by which each artist’s work can be read are irrevocably changed and multiplied, imbued with new clarity. While highlighting a community of interest as well as an affinity of sensibility between two artists of different generations, the publication also offers an occasion to present unusual and sometimes radical responses to debates that have shaped contemporary photography. As Brouillard and Cumming have written:

By bringing our work together, we wished to put these points of connection, with their differently charged electric potentials, into play to generate energies of high intensity as well as short-circuits—moments both of closeness and of resounding rupture. This project may function like a kind of curious “machine” that at once produces and dissipates; infuses and diffuses; conditions and deconditions. A machine that is all the more efficient for the fact that it does not pursue homogeneity and conformity, transparency and illumination. A machine, rather, that produces excesses, improbable associations, and multivocal bodies that throw thought into confusion as much as they stimulate and animate it.

Returning to the photographic work that Cumming began in the early 1980s, and placing it in tandem with Brouillard’s photographic projects since 2003, this publication presents over thirty years of artistic production, along with critical essays by Eduardo Ralickas and Erin Silver.

The publication of Coming through the Fog: les rencontres de Matthieu Brouillard et de Donigan Cumming coincides with an exhibition of the same title that is presented at Concordia University’s FOFA Gallery, from the 19th of March to the 20th of April 2012.

http://fofagallery.concordia.ca/ehtml/MatthieuBrouillardandDoniganCumming.htm

http://www.matthieubrouillard.com

http://www.donigancumming.com