mardi 30 août 2011

Matthieu Brouillard


Détail de Sans titre (Soldat tombant 7), 2011, de la série La Résurrection
Detail from Untitled (Falling soldier 7), 2011, from the series The Resurrection

 
Matthieu Brouillard
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Au cours de cette résidence, Matthieu Brouillard travaillera sur les images qui composeront son exposition La Résurrection/Les Enfants de la symétrie brisée, présentée au Centre OBORO de Montréal du 17 septembre au 22 octobre prochains (http://www.oboro.net).

Cette exposition d’envergure, qui comportera dix-huit photographies de grand format, rassemblera les deux premiers volets d’une trilogie, commencée en 2008, se proposant comme une méditation sur notre incarnation dans le monde et notre rapport à la représentation en cette ère hébétée dite de " la fin des grands récits ". La première des séries photographiques, La Résurrection, se présente comme un dialogue avec le panneau de la résurrection du retable d’Issenheim (1512-16) de Matthias Grünewald. La seconde série, Les Enfants de la Symétrie Brisée, met quant à elle en scène des naissances difficiles dans l’environnement hostile d’une étrange structure aux limites de la désintégration.

Matthieu Brouillard travaillera également au livre Darkness Implacable, publié par SAGAMIE édition d'art, qui contiendra une sélection de ses images depuis 2003, un essai de l’auteur James D. Campbell et un entretien en profondeur entre le photographe américain Russell Joslin et Matthieu Brouillard. Le lancement du livre aura lieu le soir du vernissage chez OBORO, le 17 septembre à partir de 17h.

Matthieu Brouillard est né à Montréal en 1976. Il a étudié les arts visuels et médiatiques à l’UQÀM, sous la direction de David Tomas. Son travail, principalement en photographie, a été exposé et publié au Canada (Toronto, Québec, Montréal, Alma) et à l’étranger (Suisse, Italie, Allemagne, France, Etats-Unis). Narragonie, un livre comprenant une sélection de ses images et écrits sur la photographie, a été publié en 2007, avec un avant-propos du romancier québécois Gaétan Soucy (La Petite fille qui aimait trop les allumettes). Ses images font partie de collections privées et publiques au Canada, en Allemagne et en Suisse. Son travail a reçu maintes fois le soutien du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du FQRSC (Fonds Québécois de Recherche Société et Culture).

Il a en outre collaboré avec des metteurs en scène de théâtre et pris part à un projet qui visait à mettre en relation architecture, littérature et vidéo (Les Archi-Fictions, 2006). À l’automne 2010, il a été chargé d’enseignement au département d’histoire de l’art de l’Université de Zürich, en Suisse, où il a conduit un séminaire qu’il a intitulé La Photographie et la crise du sujet dans la pensée française du 20ème siècle. À partir du printemps 2012, il sera chercheur invité dans un groupe de recherche en esthétique à Karlsruhe (Allemagne) dirigé, entre autres intellectuels de haut niveau, par le philosophe Peter Sloterdijk (Critique de la raison cynique).

Matthieu Brouillard partage son temps entre Montréal, Berne (Suisse) et le village d’Ardez, dans les Alpes suisses.
Site web : http://www.matthieubrouillard.com


Matthieu Brouillard
Artist in Residence


During this residence, Matthieu Brouillard will work on the images that will make up his exhibition The Resurrection/Children of broken symmetry, to be presented at OBORO in Montreal from the 17th of September to the 22nd of October (http://www.oboro.net).

This major exhibition, which will include eighteen large-format photographs, will bring together the first two series in a trilogy begun in 2008, offering a meditation on our embodiment in the world and our relationship to representation in this bewildered era, sometimes called “the end of grand narratives." The first of these photographic series, The Resurrection, presents itself as a dialogue with Matthias Grünewald's resurrection panel from the Issenheim altarpiece (1512-16). The second series, Children of broken symmetry, portrays difficult births in the hostile environment of an enigmatic structure that is on the edge of disintegration.

Matthieu Brouillard will also work on his monograph Darkness Implacable, to be published by SAGAMIE édition d'art. This book will contain a selection of his images since 2003, along with an essay by the writer James D. Campbell and an in-depth interview between the American photographer Russell Joslin and Matthieu Brouillard. The monograph will be launched along with Brouillard’s exhibition at OBORO on Saturday September 17th at 5 P.M.

Matthieu Brouillard was born in Montreal in 1976. He studied visual and media arts at UQÀM under David Tomas. His work, primarily in photography, has been exhibited and published in Canada (Toronto, Quebec, Montreal, Alma) and abroad (Switzerland, Italy, Germany, France, the United States). Narragonie, a book of his images and writings on photography, was published in 2007, with a foreword by Québécois novelist Gaétan Soucy (The Little girl who was too fond of matches). His images are held in private and public collections in Canada, Germany and Switzerland. His work has received support many times from the Canada Council for the Arts, the Conseil des Arts et des Lettres du Québec, and the FQRSC (Fonds Québécois de Recherche Société et Culture).

He has also collaborated with theatre directors and worked on a project that combined video, literature and architecture (Les Archi-Fictions, 2006). In the fall of 2010 he was lecturer in the Art History department at the University of Zürich, in Switzerland, conducting a seminar that he entitled Photography and the crisis of the subject in 20th-Century French thought. Starting in spring 2012 he will be an invited researcher in a research group in aesthetics in Karlsruhe (Germany) directed, among other leading intellectuals, by the philosopher Peter Sloterdijk (Critique of cynical reason).

Matthieu Brouillard divides his time between Montreal, Bern (Switzerland), and the village of Ardez, in the Swiss Alps.
http://www.matthieubrouillard.com

mardi 23 août 2011

David Lafrance


David Lafrance
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

L’art de David Lafrance se définit comme une suite de paysages aux compositions organisées de façon instinctive et brutale. Malgré l’accumulation de marques abstraites, il est possible de situer le sol, une ligne d’horizon et parfois le ciel. Ces mises en scène évoquent des jardins, des lieux de rassemblement et des bâtiments aux références des plus hétéroclites. L’oeuvre supporte une ambiance euphorisante et inquiétante qui dirigera le spectateur afin de mieux comprendre la nature des sujets : idolâtre, dépressif ou superficiel. Le style fait référence à l’art populaire et intègre d’une façon tout à fait assimilée les défauts de perspectives, d’échelles et de proportions. Les palais et les constructions instinctives et improbables côtoient des blocs rigides nous référant aux constructions contemporaines. Le rustique cohabite avec l’émancipation de la richesse et du mauvais goût. Dernièrement David Lafrance s’intéresse au rapport de culpabilité relié à la fête. Le regret d’être "lendemain de veille". La volonté de se pendre en main... jusqu’à la prochaine occasion. En résidence au Centre SAGAMIE, il explorera l’idée et le thème du bar : les amis, l’ivresse et le rituel.

David Lafrance est né en 1976 au Québec. Il est diplômé en l’an 2001 de l’Université Concordia à Montréal en peinture et dessin. Il y reçoit le prix Guido Molinari pour ces performances académiques. Depuis ces dernières années, ce peintre, aussi graveur, et sculpteur à fait plusieurs exposition au Québec, au Canada et au E-U. Il est récipiendaire de bourses du conseil des arts et lettre du Québec. On peut retrouver ces œuvres dans les collections de la Bibliothèque Nationale du Québec, "prêt d’œuvre" du Musée du Québec, Cirque du soleil et Lotto Québec. Inspiré par le folklore et l’art populaire, sa peinture se consacre aussi à la caricature solennelle et romantique des modèles de bonheur et de force. En complément à son œuvre picturale, sa pratique artistique évolue aussi par la musique expérimentale et bruitiste. David Lafrance vit et travaille à Montréal.


David Lafrance
Artist in Residence


The art of David Lafrance takes the form of a series of landscapes composed in a manner which is both instinctive and brutal. Despite the assemblage of abstract markings, it is still possible to make out the ground, the line of the horizon and, at times, the sky. These compositions evoke images of gardens, gathering places and structures imbued with wide-ranging references. The mood created by these works is exhilarating and off-setting, leading the spectator to a deeper understanding of the nature of the subjects: idolatrous, depressing or superficial. The style is a throwback to popular art and manages to seamlessly integrate flaws in perspective, scale and proportion. Palaces and improbable structures conceived intuitively butt up against rigid bunkers reminiscent of contemporary architecture. A homespun feeling coexists with the emancipation of wealth and questionable taste. Of late, David Lafrance has been exploring the notion of guilt as a by-product of festive enjoyment. The repentance attendant on the “hangover”. The decision to get oneself back into shape... until the next time. As artist in residence at the Centre SAGAMIE, he will be exploring the idea and theme of the bar: the friends, the intoxication and the ritual.

David Lafrance was born near Montreal, Quebec, in 1976. He’s a graduate from Concordia University a major in painting and drawing. He receives the Guido Molinari Prize for academic achievement. His recent work in painting, drawing and sculpture is shown in Canada and the United-States. His references are found in folk art, modern painting and contemporary fashion. After winning two Quebec art council grant, his painting focus on the nature and the chase of pleasure in our modern society. David Lafrance also performs music with turntables and electronic devices into different groups.

jeudi 11 août 2011

Jonathan Plante



Jonathan Plante
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon travail s’articule autour de la matérialité de l’image et des dynamiques formelles entre la photographie, la sculpture, l’animation et le dessin, qui ont fait jusqu’à maintenant partie intégrante de ma pratique artistique. La forme occupe une place prédominante dans le mouvement de fuite qui révèle l’instabilité de l’œuvre.

Je m'intéresse plus particulièrement aux notions indissociables de visibilité, d'expérience et de présence. Par visibilité, j'entends une recherche entourant le seuil d’apparition de l’image; l'expérience est liée directement au vécu subjectif qui contribue à la formation d'un discours sur ce qui m'entoure; et la présence évoque la construction d'objets théoriques qui font appel à la citation et à l'intertextualité afin de rendre visible le « déjà là ».

À travers une pratique multidisciplinaire, j’explore les différents états de l’image dans le passage entre l’œuvre et sa documentation. L’utilisation de la séquence, de la répétition et de la simultanéité renvoie au début de l’image cinétique, un moment charnière dans la formulation de notre regard contemporain. Par ce procédé, je pose une réflexion sur le temps de l’image et j'explore la différence entre le passage dans le temps et le temps d’un passage. Je cherche ainsi à placer le spectateur devant l’écart qui à la fois nous relie au réel et nous en sépare.

J’aime penser la représentation en tant qu'objet, sans pour autant être dans la critique de la représentation. L’œuvre naît et continue de vivre comme une cicatrice toujours prête à s’ouvrir, toujours décidée à nous offrir, par un effacement du temps réel, la promesse de l’éternité.


Jonathan Plante est né en 1976. Il vit et travaille à Montréal, où il a obtenu un baccalauréat en études interdisciplinaires de l’Université Concordia. Il œuvre principalement dans le champ de l’installation multidisciplinaire et étudie la question de la présence par l’exploration des différents états de l’image dans le passage entre l’œuvre et sa documentation. En 2005, il se rend à Amsterdam pour une résidence de deux ans à l'école d'art De Ateliers où il travaille auprès de Marlène Dumas et de Fiona Tan. Au cours de son séjour aux pays-Bas, il présente des expositions individuelles et collectives, et il s'illustre sur la scène montréalaise lors de la première Triennale québécoise organisée par le Musée d’art contemporain de Montréal, en 2008. Il présente en 2010 les expositions Palindrome au Musée d’art contemporain des Laurentides et Parallaxe à la Galerie Division en 2011. Impliqué dans le milieu des arts, Jonathan Plante est technicien à OBORO, il fait partie du comité artistique consultatif de la galerie Vox et est membre actif du centre d’artistes Articule. Ses oeuvres font partie de collections privées et publiques, dont celle du Musée d’art contemporain de Montréal. Il est représenté par la Galerie Division.

http://www.galeriedivision.com


Jonathan Plante
Artist in Residence

My work revolves around the materiality of image and the formal dynamics between photography, sculpture, animation and drawing, all of which being, up to now, integral parts of my artistic practice. Form is at the forefront of the runaway movement which reveals the work’s instability.

I am particularly interested in the notions of visibility, experience and presence. By the term visibility, I mean the research surrounding the threshold of the image; experience I directly link to the subjective real-life occurrences which help form my discourse on the world around me; and presence conjures up the construction of theoretical objects which call upon quotations and the intertextuality which allow the materialization of the “already there”.

Through a multidisciplinary practice, I explore the various stages of image during its transition between the documentation and the final work. The use of sequences, repetition and simultaneity send us back to the early days of the kinetic image – the cinema – a turning point in the forming of our contemporary outlook. Through this process, I reflect on the time of the image and explore the differences between the passage in time and the time of a passage. This allows me to place the spectator in the middle of the gap connecting us while simultaneously separating us from reality.

I like to imagine the representation as an object, without delving into a critique of the representation. The work is born and lives on like a scar constantly on the brink of opening up, always intent on offering us, by the obliteration of real-time, the promise of eternity.

Jonathan Plante was born in 1976. He lives and works in Montreal where he earned a Bachelor’s degree in Interdisplinary Studies from Concordia University. His work mainly revolves around multidisciplinary installations and he explores the question of presence through the various transitory stages of image as it travels from documentation to the completed work. In 2005, he went to Amsterdam for a two-year residency at the De Ateliers art school where he worked with Marlène Dumas and Fiona Tan. During his stay in the Netherlands, he presented solo and group exhibitions, and made a name for himself in 2008 on the Montreal art scene at the first edition of the Quebec Triennial exhibition hosted by the Musée d’art contemporain de Montréal. In 2010-2011, his works are featured in two exhibitions: Palindrome at the Musée d’art contemporain des Laurentides and Parallaxe at Galerie Division. Greatly involved in the artistic community, Jonathan Plante is a technician at OBORO, a member of the Galerie Vox artistic consulting comity and a hands-on contributor to the activities of the Articule artist center. His works are part of many private and public collections, including the Montreal Museum of Contemporary Arts. He is represented by Galerie Division.

http://www.galeriedivision.com

mardi 14 juin 2011

Ed Pien

 
Ed Pien
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Mon travail explore la curiosité, l'étonnement et l'émerveillement tout en célébrant diverses façons d’être au monde. Mes recherches actuelles puisent aux discours théoriques et conceptuels portant sur les fantômes et les hantises, demeurant ouvertes à la multiplicité des sens possibles qui en découlent. Ces préoccupations se distillent à l’intérieur de mes travaux récents sous la forme de concepts et d’une gestuelle de la trace; de mouvement, de lumière et d’ombre. En continuité avec mes oeuvres antérieures, mon art se veut un hommage au tangible et à l’intangible, au réel et à l’imaginaire, ainsi qu’au potentiel de transformation.

Ed Pien détient un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Western Ontario (UWO) ainsi qu’une maîtrise en beaux-arts de l’Université York. Il a exposé dans de nombreux contextes, dont le Drawing Centre, New York; la Biennale de Montréal; le Centro Nacional de las Artes, Mexico; l’Institut Goethe, Berlin; le Bizart, Shanghai; et le Musée des beaux-arts du Canada. Son travail fait partie de nombreuses collection publiques et privées dont celle du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d'art contemporain de Montreal, de la Art Gallery of Ontario et du Musée des beaux-arts du Canada. Il enseigne à temps partiel au département d’Études visuelles de l’Université de Toronto.

Ed Pien
Artist in Residence

Through my work I explore curiosity, wonder, and enchantment, while celebrating diverse ways of being in the world. My current research draws from conceptual and theoretical discourses of ghosts and hauntings and the many possible meanings they engender. In my most recent works, these interests are being distilled into concepts and gestures of the trace as well as movement, light, and shadows. Consistent with my previous works, my art celebrates the tangible and intangible, the real and the imagined, as well as the potentiality of transformation.

Ed Pien received his BFA from UWO and MFA from York University. Among his extensive exhibition history Pien has exhibited at the Drawing Centre, New York; La Biennale de Montreal; Centro Nacional de las Artes, Mexico City; The Goethe Institute, Berlin; Bizart, Shanghai; and the National Art Gallery of Canada. His work is included in numerous public and private collections, including the Fine Arts Museum in Montreal, Musée d'art contemporain de Montreal, the Art Gallery of Ontario, and the National Art Gallery of Canada. Pien teaches part-time in the Visual Studies Department at the University of Toronto.

lundi 13 juin 2011

Bertrand Carrière, Ground level

Bertrand Carrière, Ground level
Auteur: Philippe Baylaucq
Lancement de la publication éditée par le Centre SAGAMIE

à la Galerie SÉQUENCE de Chicoutimi
le jeudi 16 juin 2011 à 17h
132, Racine Est, Chicoutimi

L'exposition Le Capteur de Bertrand Carrière (Commissaire: Mona Hakim) se poursuivra jusqu'au 14 août 2011 à la Galerie Séquence.

Les recherches photographiques de Bertrand Carrière se déploient en séries autour de la mémoire et de l'Histoire. Explorant la réalité pour son potentiel de fiction et ses résonances autobiographiques, ses images tentent de donner une parole aux choses muettes, aux lieux qui disparaissent. Son travail photographique est caractérisé par la disponibilité du regard, et une recherche de l’intime. Il s'intéresse aux paysages vastes et intimes. Il est récipiendaire de plusieurs bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Son travail a été exposé au Québec, au Canada et en Europe. En 2005, il reçoit le Prix de la création en région du Conseil des arts et des lettres du Québec pour la Montérégie. Il a publié 5 livres aux éditions les 400 coups, Témoin de l’ombre : photographies de tournage en 1995, Voyage à Domicile en 1997, Signes de jour en 2002, Hivers en 2003 et Dieppe : paysages et installations en 2006. En 2011 paraît Lieux Mêmes aux éditions L'Instant même et Ground Level publié par le Centre SAGAMIE. Il enseigne la photographie au cégep André Laurendeau, à Montréal. Né en 1957 à Ottawa, il vit et travaille à Longueuil au Québec. Les œuvres de Bertrand Carrière sont représentées à Montréal par la Galerie Simon Blais, à Toronto par la Stephen Bulger Gallery et sont distribuées par l'agence Vu à Paris. Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques et privées .

Pour commander / To order:
sagamie@cgocable.ca
Bertrand Carrière, Ground Level
Auteur: Philippe Baylaucq
72 pages, photos n/b, texte intégral en français et en anglais, 8 X 10 po.
72 pages, b/w photograph, full text in French and English, 8 X 10 in.
978-2-923612-13-3 2009
Prix/ Price: 20.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.15 + tvq 0.24 = Total: $24.39


Bertrand Carrière
Bertrand Carrière's photographic work takes the form of various series dealing with memory and History. Through an exploration of reality in search of its fictional potential and autobiographical resonances, his images attempt to give disappearing locales and mute objects a voice. His photographic work is characterised by an availability of perception and an exploration of intimacy. His interest lies in broad and intimate landscapes. He has received several grants from the Canada Council for the Arts and the Conseil des arts et des lettres du Québec. He has published five books: Témoin de l’ombre : photographies de tournage (1995), Voyage à Domicile (1997), Signes de jour (2002), Hivers (2003) and Dieppe : paysages et installations (2006), all with the Éditions les 400 Coups. In 2011, Lieux Mêmes and Ground Level will appear, published respectively by the Éditions L'Instant and the Centre SAGAMIE. He teaches photography at the Cégep André Laurendeau in Montreal. Born in Ottawa in 1957, he lives and works in Longueuil, Quebec. The works of Bertrand Carrière are represented in Montreal by the Simon Blais Gallery, in Toronto by the Stephen Bulger Gallery and are distributed by the Vu agency in Paris. His work appears in numerous private and public collections.

mardi 7 juin 2011

Celia Perrin Sidarous

Celia Perrin Sidarous
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Le Livre des Choses
Ma pratique photographique témoigne d’un vif intérêt pour l’existence matérielle -comme dans matière- pour le vivant comme pour l'objet, pour l'être humain en relation avec son environnement. Par une approche privilégiant l'observation et la description, les images adressent la résonance de gestes, d’objets, de lieux, ou de paysages, ainsi que leur force symbolique en tant que véhicules de sens. Mes intentions consistent à établir des relations entre les éléments partiels qui composent mon travail, tout en créant un dialogue entre ces images-fragments; une recherche formelle avouée demeure au coeur de la démarche et sous-tend les idées explorées. Résolument lyriques, les œuvres définissent une vision spécifique du réel, c’est-à-dire postérieure à la ré-organisation d’un langage pictural interne.

Un collage, un assemblage, des groupements. Les images du Livre des Choses sont reliées entre elles par une évocation des réalités habitées de la présence de l’homme, codifiées, ou fortes de par son absence.

L’objet, la trace, le geste : placer, regarder, choisir, cadrer. Une intervention, une manifestation physique : les images sont gestes, traces de manœuvres. Une logique matérialiste et une culture de l'objet. L'information que contiennent les images n'est jamais complètement divulguée; là se trouverait la beauté d'un ensemble qui pourrait, à tout moment, être recomposé.

L'exposition Le Livre des Choses sera présentée à Québec du 9 septembre au 9 octobre 2011, à VU, centre de diffusion et de production de la photographie.

Celia Perrin Sidarous détient un baccalauréat en beaux-arts, majeure en photographie de l’Université Concordia. Ses images ont été présentées à Montréal, à Toronto et en Hongrie, et ont été publiées dans des périodiques au Canada à l’étranger, notamment en Australie, en Chine et en Italie. En 2010-2011, elle est artiste en résidence à Toronto, à Banff et à Koli (Finlande). Elle est récipiendaire d'une bourse de la relève du Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle vit et travaille à Montréal.

Celia Perrin Sidarous
Artist in Residence

The Book of Things
My approach to photography is a testimonial to my keen interest in material existence - material as in matter - in living organisms as well as objects, in human beings and their relationship to their environment. By placing the focus on observation and description, the images address the resonance of gestures, objects, places or landscapes together with their symbolic potential as vehicles of meaning. My intention is to establish relationships between the partial elements which compose my work while creating a dialogue between these fragments. An avowed formal experimentation is at work at the heart of this approach, underpinning the ideas at hand. Resolutely lyrical, the works define a specific vision of the real, following the re-organisation of an internal pictorial language.

Collage, assemblage, clusters. The images in The Book of Things are bound together through the evocation of realities inhabited by a certain presence, while codified or strengthened through absence.

The object, the trace, the gesture; to situate, to observe, to choose, to frame. An implication, a physical manifestation: images are gestures, traces of manoeuvres. A material logic and a culture of the object. The information contained within the images is never totally divulged; herein lies the beauty of a totality which may, at any moment, be reconfigured.

The Book of Things exhibition will be presented in Quebec City, from September 9 to October 9, 2011, at VU, centre de diffusion et de production de la photographie.

Celia Perrin Sidarous holds a Bachelor’s degree of Fine Arts, Major in Photoghraphy, from Concordia University. Her images have been presented in Montreal, Toronto and Hungary and have been published in periodicals in Canada and abroad, notably in Australia, China and Italy. In 2010-2011, she was an artist in residence in Toronto, in Banff and in Koli (Finland). She has received funding from the Conseil des arts et des lettres du Québec. She lives and works in Montreal.

mardi 31 mai 2011

Bertrand Carrière


Bertrand Carrière
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Le Capteur
Depuis 2006, je travaille à la construction du projet Le Capteur, un journal photographique en plusieurs volumes, où se côtoient et s’entrechoquent les différents aspects de ma production. Éliminant les barrières thématiques habituelles entre les différents pans de mes travaux, ce journal visuel crée une collection de balises visuelles, forçant des rencontres iconographiques, événementielles ou temporelles improbables.

En utilisant des motifs et des signes récurrents, je construis un territoire mental où l’ordinaire côtoie l’insolite. L’essentiel de ma démarche repose sur ce que le présent me propose, en tout moment et en tout lieu. J’utilise la structure du journal pour renouer avec le travail photo-biographique et en utilisant l’essence de ces notes photographiques pour créer une carte géo-photographique.

Les recherches photographiques de Bertrand Carrière se déploient en séries autour de la mémoire et de l’Histoire. Explorant la réalité pour son potentiel de fiction et ses résonances autobiographiques, ses images tentent de donner une parole aux choses muettes, aux lieux qui disparaissent. Son travail photographique est caractérisé par la disponibilité du regard, et une recherche de l’intime. Il s'intéresse aux paysages vastes et intimes. Il est récipiendaire de plusieurs bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Son travail a été exposé au Québec, au Canada et en Europe. En 2005, il reçoit le Prix de la création en région du Conseil des arts et des lettres du Québec pour la Montérégie. Il a publié 5 livres aux éditions les 400 coups, Témoin de l’ombre : photographies de tournage en 1995, Voyage à Domicile en 1997, Signes de jour en 2002, Hivers en 2003 et Dieppe : paysages et installations en 2006. En 2011 paraît Lieux Mêmes aux éditions L’Instant même et Ground Level publié par le Centre SAGAMIE. Il enseigne la photographie au cégep André Laurendeau, à Montréal. Né en 1957 à Ottawa, il vit et travaille à Longueuil au Québec.

Les œuvres de Bertrand Carrière sont représentées à Montréal par la Galerie Simon Blais, à Toronto par la Stephen Bulger Gallery et sont distribuées par l’agence Vu à Paris. Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques et privées .

http://www.bertrandcarriere.com


Bertrand Carrière
Artist in Residence

Le Capteur
Since 2006, I have been working on the Le Capteur project, a photographic journal in several volumes in which the different facets of my creative work are aligned together and permitted to clash. Foregoing the usual thematic boundaries that delineate my different works, this visual journal creates a collection of visual beacons which forcefully elicit improbable iconographic, factual or temporal encounters.

Through the use of recurring motifs and signs, I construct a mental terrain in which the workaday meets the uncommon. The essential component of my creative work is taken from what the present moment offers me, everywhere, all the time. I have borrowed the structure of a personal journal in order to return to photo-biographical work and use the essence of these photographic notes to create a geo-photographic map.

Bertrand Carrière's photographic work takes the form of various series dealing with memory and History. Through an exploration of reality in search of its fictional potential and autobiographical resonances, his images attempt to give disappearing locales and mute objects a voice. His photographic work is characterised by an availability of perception and an exploration of intimacy. His interest lies in broad and intimate landscapes. He has received several grants from the Canada Council for the Arts and the Conseil des arts et des lettres du Québec. He has published five books: Témoin de l’ombre : photographies de tournage (1995), Voyage à Domicile (1997), Signes de jour (2002), Hivers (2003) and Dieppe : paysages et installations (2006), all with the Éditions les 400 Coups. In 2011, Lieux Mêmes and Ground Level will appear, published respectively by the Éditions L'Instant and the Centre SAGAMIE. He teaches photography at the Cégep André Laurendeau in Montreal. Born in Ottawa in 1957, he lives and works in Longueuil, Quebec.

The works of Bertrand Carrière are represented in Montreal by the Simon Blais Gallery, in Toronto by the Stephen Bulger Gallery and are distributed by the Vu agency in Paris. His work appears in numerous private and public collections.

http://www.bertrandcarriere.com

mercredi 25 mai 2011

Anne Marie Michaud

Anne Marie Michaud
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Vivre mon corps... c’est la prémisse se retrouvant au cœur de ma pratique artistique. Mon œuvre parle de mon corps de façons différentes et complémentaires : par des dessins que j’accomplis à répétition, j’essaie de révéler la mouvance de mon propre corps et par les objets que je représente, je renvoie inexorablement à ce corps. Dessiner à répétition est devenu pour moi un véritable rituel dans ma création.

Toutes les réalités de mon corps d’artiste me sont indicibles, inatteignables. Le corps n’est-il pas qu’une enveloppe passagère et inessentielle ou renferme-t-il en lui un germe d’éternité? L’ultime pérennité du corps ne se réaliserait-elle que dans l’œuvre, que dans la marque qu’il laisse? En essayant de révéler la mouvance de mon propre corps dans mes marques dessinées, je tente de faire surgir les vérités qui échappent à ma conscience afin d’arriver à vivre mon corps entièrement.

Détentrice d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval (2008) ainsi que d’un baccalauréat en Beaux Arts de l’Université Concordia (2006), Anne Marie Michaud articule sa pratique autour des notions de corporéité, à travers le dessin, la peinture et la vidéo. Son travail a été présenté en Islande, en France, en Alberta ainsi qu’au Québec.

Anne Marie Michaud
Artist in Residence

Living my body... that is the premise at the heart of my artistic work. My creations speak of my body in different and complementary ways: through the repetition of drawings, I attempt to unveil the movement of my own body and through the objects I represent, I refer inexorably back to this body. Repetitive drawing has become a veritable ritual for me in my creative work.

All the realities contained in my body as an artist remain, for me, inexpressible and unattainable. Is the body simply an ephemeral and inessential envelope or does it contain within itself a seed of eternity? Is the abiding endurance of the body to be found only in creative work, only in the mark it leaves behind? In the attempt to reveal the movement of my own body through the mark made by my own drawings, I want to allow the truths which are beyond the reach of my consciousness to burst forth, in order that I may fully live my body.
Brief biography

Anne Marie Michaud completed a Master’s degree in visual arts at Laval University (2008) and a Bachelor’s degree of fine arts at Concordia University (2006). Her work is centered around the notion of corporeity, expressed through drawing, painting and video. Her work has been presented in Iceland, France, Alberta and Quebec.

jeudi 19 mai 2011

Frédéric Lavoie

Frédéric Lavoie
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Frédéric Lavoie réalise des installations vidéo, des documents sonores et parfois des objets. Ses œuvres cherchent à générer une narration à partir d'éléments a priori banals. Ces dernières années, il prend pour matériaux des éléments documentaires et les assemble afin de produire des récits, des portraits de groupe ou des analyses thématiques. Ses recherches gravitent essentiellement autour des enjeux liés à l’écoute et à l’observation. Son séjour au Centre SAGAMIE lui permettra de développer l’œuvre intitulée 146 secondes d’écoute active avec John. Il s’agit d’un découpage plan par plan de la séquence initiale du film Blow Out (Brian De Palma, 1981). Dans cette séquence, le protagoniste assiste à un accident alors qu’il écoute et enregistre les sons ambiants en qualité de preneur de sons.

Frédéric Lavoie vit et travaille à Montréal. Il détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal ainsi qu'un baccalauréat en anthropologie de l'Université de Montréal. Son travail a été présenté en galerie et lors de plusieurs manifestations vidéo internationales. En juin 2011, il présentera ses plus récentes œuvres dans la salle Norman-McLaren de la Cinémathèque québécoise en collaboration avec la galerie Dazibao et le centre d’arts médiatiques Prim.
http://www.fredericlavoie.net

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Frédéric Lavoie
Artist in Residence



Frédéric Lavoie creates video installations, acoustic documents and, at times, objects. Through his work he attempts to generate a narrative based on elements that are seemingly fundamentally banal. During these last years, he has been using documentary elements as raw material, reassembling them to create stories, group portraits or thematic analyses. His research is primarily concerned with issues that arise from the acts of observation and listening. His stay at the Centre SAGAMIE will provide him with the opportunity to complete a work entitled 146 secondes d’écoute active avec John. It consists of a shot by shot cut-up of the opening sequence in the 1981 Brian De Palma film Blow Out. In this sequence, the protagonist witnesses an accident while he is listening to and recording background noise as part of his job as a sound man.


Frédéric Lavoie lives and works in Montreal. He has a master’s degree in visual and media arts from the Université du Québec à Montréal and a bachelor’s degree in anthropology from the Université de Montréal. His work has been presented in galleries and at international video festivals. In June 2011, he will present his most recent works in the Norman McLaren Hall at the Cinémathèque québécoise in collaboration with the Dazibao Gallery and the PRIM media arts center.
http://www.fredericlavoie.net

mercredi 18 mai 2011

Corine Lemieux

Corine Lemieux
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

La mécanique photographique métaphorise tout aussi bien notre mécanique intérieure, nos moments d’ouverture et de fermeture, l’intensité de notre sensibilité. Elle me permet ainsi d’aiguiser deux pratiques qui m’apparaissent fondamentales : étudier la subtilité des interactions humaines et prendre conscience ce qui est déjà là, disponible autour de moi, et que souvent je ne vois pas. C’est donc sans aucune mise en scène que je photographie. Il me semble que la prise de vue - et le point de vue, la perspective qu’elle évoque - suffit à indiquer qu’une photo n’est pas une impression objective du monde, mais une interprétation subjective, une construction de la réalité dans laquelle sont mis en relation l’esprit du photographe et la matière suivant des causes et des conditions infinies. La prise de vue implique également que quelque chose est à prendre, c’est pourquoi j’ai choisi de composer strictement avec ce qui est là, avec les situations telles qu’elles se présentent à moi lors de rencontres ou d’activités de la vie courante. Cette pratique exige moins de préparer la scène extérieure que de cultiver à l’intérieur de soi une très grande qualité de présence et d’attention, d’où l’importance que j’accorde à la méditation et au ralentissement.

L’ensemble des oeuvres qui seront réalisées lors de cette résidence au Centre SAGAMIE fera l’objet d’une exposition individuelle présentée en septembre 2011 dans le cadre du Mois de la Photo à Montréal.

Corine Lemieux est née en 1973. Elle vit et travaille à Montréal où elle a obtenu un baccalauréat en arts plastiques de l'Université du Québec à Montréal. Elle œuvre principalement dans le champ de l’installation photographique et sculpturale. Elle étudie la subtilité des rapports entre l’esprit et l’environnement intérieur et cherche à développer la conscience. Elle a récemment publié un livre, en cours de route édité par le Centre SAGAMIE. Son travail a été présenté en solo par plusieurs centres d’artistes au Québec : au Centre des arts actuels Skol (1998), au Centre d’art et de diffusion Clark (1999) et au centre Optica (2003) à Montréal, à L’œil de Poisson à Québec (1999), à L’espace virtuel à Chicoutimi (2001), à la Galerie 101 à Ottawa (2002), ainsi qu’à la Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006, 2010). Elle a été invitée à prendre part à des expositions collectives telles que Americas Remixed à Milan, Italie (2002), et Détournements, qui a sillonné l’île de Montréal (2003-2004). Lemieux a également participé à plusieurs expositions-événements ayant la notion de collaboration pour enjeu, notamment Le salon de l’agglomérat (Clark 1999) et 1 Espace à 9 (Galerie Joyce Yahouda 2003); elle est une étroite collaboratrice du projet participatif Darboral de Massimo Guerrera. Parallèlement à sa pratique individuelle, Corine Lemieux a formé, de 2004 à 2009, le collectif VIA avec les artistes Sylvie Cotton et Massimo Guerrera; ensemble, ils ont entre autres participé au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul (2007) et à l’État d’urgence organisé par l’ATSA (2008). Elle est représentée par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.
http://www.joyceyahoudagallery.com

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Corine Lemieux
Artist in Residence

The mechanics of photography and film is just as effective a metaphor for our own inner workings, the moments we open and close, our own degrees of sensitivity. It allows me to hone two practices that appear to me fundamental: studying the subtlety of interactions and becoming aware of what is already there, what is available around me, what I often don’t see. This is why I photograph without props. It seems to me that the shot, and the viewpoint or perspective it evokes, is sufficient indication that a photo is not an objective impression of the world, but rather a subjective interpretation, a construction of reality in which matter and the photographer’s mind relate according to infinite causes and conditions. The shot also implies that something is there to be taken, which is why I choose to make do solely with what already exists, with situations as they occur in daily encounters or activities. To the preparation of outer scenes, I prefer the cultivation of inner presence and attention, from which flows my interest in meditation and deceleration.

The works that will be realized during the residency at Centre SAGAMIE will be presented in a solo exhibition in September 2011 as part of Mois de la Photo in Montreal.

CORINE LEMIEUX was born in 1973. She lives and works in Montréal, where she earned a BFA from Université du Québec à Montréal (UQAM). Her work, mainly photographic and sculptural installation, tends toward notions of transformation, interaction and exchange. She has shown at several artist-run centres in Québec, including Centre des arts actuels Skol (1998), Centre d’art et de diffusion Clark (1999) and Optica (2003), all in Montréal, and at L’Œil de Poisson in Québec City (1999), L’espace virtuel in Chicoutimi (2001), Gallery 101 in Ottawa (2002) and Galerie Joyce Yahouda in Montréal (2006, 2010). She has taken part in group exhibitions such as Americas Remixed in Milan, Italy (2002) and Détournements, which toured the island of Montréal (2003-2004). Lemieux has also participated in several collaborative events, such as Le salon de l’agglomérat (Clark, 1999) and 1 Espace à 9 (Galerie Joyce Yahouda, 2003). She collaborated closely with Massimo Guerrera in his participative project Darboral and with him and artist Sylvie Cotton formed the collective VIA from 2004 to 2009. VIA participated in events that included the International Symposium of Contemporary Art in Baie-Saint-Paul (2007) and L’État d’urgence, organized by ATSA-Action Terroriste Socialement Acceptable (2008). Corine Lemieux is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montréal.
http://www.joyceyahoudagallery.com

vendredi 13 mai 2011

Jeane Fabb

Jeane Fabb
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)


Jeane Fabb : The earth in my bones / La terre dans mes os

Ma pratique artistique comprend des expéditions art/nature, des actions et des installations in situ, la photographie et la vidéo. Ce travail explore des problématiques environnementales ainsi qu’une réflexion/action holistique mettant en perspective le point de vue des femmes sur notre interconnexion avec le monde naturel.

La terre dans mes os aborde le lien avec la terre tel que vécu par 29 femmes de la région où j’habite dans les Laurentides, au nord de Montréal. Afin d’entreprendre les recherches préliminaires du projet, j’ai obtenu la collaboration d’organisations de femmes et de groupes environnementaux de la région. Ces collaborateurs ont recommandé et ont contacté des participantes en ayant soin de viser une diversité d’âges (25-81), de types d’interaction avec le monde naturel (politique, écologique, spirituel, intime...) et d’ancrages géographiques du nord au sud des Laurentides. Chaque femme a été photographiée et interviewée dans l’environnement de son choix – une place dans ce territoire qui trouve une résonance profonde dans sa vie. Le résultat révèle un lien d’intimité et de familiarité avec l’environnement naturel, un attachement sensuel et émotionnel à un lieu, une relation viscérale aux plantes et aux écologies, une attention à la présence vitale s’exprimant entre le « pittoresque » et les « ressources naturelles », ainsi qu’un souci porté à la juxtaposition des notions de « progrès » et de survie.

Bio : Jeane Fabb a réalisé des installations et des actions in situ sur des sites naturels en région éloignée en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et en Europe. Il s’agit pour elle de créer des liens d’intimité avec ces lieux ainsi qu’avec leurs dimensions physiques, culturelles, sociales et métaphoriques. Sous forme d’installations, de photographies et de vidéos, les travaux inspirés de cette expérience ont été présentés à travers le pays ainsi qu’à l’international. L’artiste habite dans la région rurale des Laurentides au Québec. Elle est cofondatrice de Boréal Art/Nature, un centre dédié à l’exploration des liens entre la nature et la culture par le moyen d’expériences immersives dans des environnements naturels choisis pour l’intérêt qu’ils représentent d’un point de vue biologique, géographique et historique.

http://www.jeanefabb.ca

* L’artiste remercie les organismes suivants de leur soutien :
CRELA (Conseil régional de l’environnement des Laurentides)
RFL (Réseau des femmes des Laurentides)
Centre Signée Femme (Centre de femmes)
Le Fonds des Laurentides pour les arts et les lettres : CALQ, Conférence régionale des élus des Laurentides, Forum Jeunesse des Laurentides, Conseil de la culture des Laurentides

Image :

Christelle: in a humid area in Nominingue / dans un milieu humide à Nominingue
Tiré du projet : La terre dans mes os / The earth in my bones

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Jeane Fabb
Artist in Residence

Jeane Fabb : The earth in my bones / La terre dans mes os

My art practice involves art/nature expeditions, site-specific actions and installations, photography and video. This work explores environmental issues and holistic thinking/action with a particular focus on women’s perspectives on our interconnection with the natural world.

My present project, The Earth in my Bones, investigates relationship to land as experienced by 29 women in the rural region where I live, the Laurentians north of Montréal. To carry out the initial research for the project, environmental and women’s organisations* in the region collaborated by suggesting and contacting participants, with the aim of including a variety of ages (25 – 81), diverse forms of interaction with the natural world (political, ecological, spiritual, intimate ...) and a geographical range from South to North in the Laurentians. Each woman was photographed and interviewed in the environment of her choice – a place in this territory that holds deep resonance in her life. The outcome reveals intimacy and familiarity with the natural environment, sensual and emotional ties to place, a profound relationship with plants and ecologies, an awareness of the vital presence lying beneath ‘’scenery’’ and ‘’natural resources’’, and concerns about the juxtaposition between ‘’progress’’ and survival.

Bio: In remote natural sites in North America, South America and Europe, Jeane Fabb has realised site-specific installations and actions as a means of connecting intimately with place and with the physical, cultural, social and metaphoric context of the site. Works inspired from this experience have been exhibited nationally and internationally as installations, photography and video. She lives in the Laurentians of rural Québec and is a co-founding member of Boreal Art/Nature, a centre dedicated to exploring the ties between culture and nature through immersion experiences in natural environments selected for their biological, geographical and historical significance.

http://www.jeanefabb.ca

*For their support of this project, the artist thanks:
CRELA (Conseil régional de l’environnement des Laurentides)
RFL (Réseau des femmes des Laurentides)
Centre Signée Femme (centre de femmes)
Fonds des Laurentides pour les arts et les lettres : CALQ, Conférence régionale des élus des Laurentides, Forum Jeunesse des Laurentides, Conseil de la Culture des Laurentides

image description :

Christelle: in a humid area in Nominingue / dans un milieu humide à Nominingue
From the project: La terre dans mes os / The earth in my bones

lundi 2 mai 2011

Gabriel Coutu-Dumont

Gabriel Coutu-Dumont
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Gabriel Coutu-Dumont (né à Montréal en 1978) travaille comme artiste pluridisciplinaire sous son propre nom et au sein des collectifs RACAM, nAnalog et Silent Partners qu’il a cofondés. Il a collaboré avec de nombreux compositeurs de musique électronique, en particulier avec Marc Leclair (aka Akufen) avec qui il a créé le projet 5 mm, une transposition live de l’album Musique pour 3 femmes enceintes de Leclair.

Photographe de formation, Coutu-Dumont multiplie les projets d’installation, de photographie, de dessin entre Montréal, New York, le Mexique, la Chine et l’Europe. En 2005, avec le trio d’arts numériques RACAM, Coutu-Dumont présente Facette à la Galerie Clark (Montréal, 2005). Il se produit également à plusieurs événements internationaux, notamment au à Mutek, à Ars electronica au festival La Bâtie, SRTP, FIL et Transmediale.

Au cours des dernières années, Coutu-Dumont se consacre majoritairement à la création vidéo, à la performance en direct et à la conception vidéoscénographique d’événements audio visuels. L’univers numérique lui permet de faire la synthèse de sa pratique de plasticien et le pousse à développer un langage hybride où se mélangent tradition et technologie.

La production récente de Coutu-Dumont comprend la vidéoscénographie pour deux opéras, un calendrier chargé de concerts en live sur la scène internationale de musique électronique, ainsi que plusieurs projets de photographie.

Depuis 2007, Coutu-Dumont utilise la photographie en tant qu’objet, comme matière première pour des installations. Ses projets actuels de photographie comprennent Sketches of Synchronicity présenté à la galerie Clark en 2010, LP présenté à la galerie WIR de Berlin en 2010 et Living in Different World (qui sera présenté à la galerie Donald Browne à Montréal en juin 2011). À la suite d'une résidence au CCA de Glasgow à l'été 2010 il prépare un livre de portraits intitulé The Way of the Willows qui verra le jour à l'automne 2011.

La composition musicale prend graduellement de l'importance dans la pratique artistique de Coutu-Dumont. Depuis 2008, il développe un projet audiovisuel avec son frère et collaborateur Guillaume Coutu-Dumont, qui sera bientôt présenté sous le nom de Muséum.

http://gabrielcoutudumont.com


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Gabriel Coutu-Dumont
Artist in Residence

Gabriel Coutu Dumont (b. 1978, Montreal) is a multidisciplinary artist creating projects both under his own name and as co-founder of the collectives RACAM, nAnalog and Silent Partners. He has collaborated with a wide variety of electronic music producers, including Marc Leclair (aka Akufen) with whom he created the project 5mm, a live performance of Leclair’s acclaimed album Musique Pour 3 Femmes Enceintes.

A trained photographer, Coutu-Dumont produces multimedia installations, photography, drawing and graphic arts projects while travelling between Montreal, New York, Mexico, China and Europe. In 2005, with the digital arts trio RACAM, Coutu-Dumont presented Facettes at the Clark Gallery (Montreal, 2005). He has also performed at international cultural events, most notably Digifest, MUTEK, Ars Electronica, FIL, La Bâtie and Transmediale. In recent years Coutu-Dumont has focused on video creation, live performance, and video scenography for sound-art events. Digital developments enabled a synthesized visual arts practice in which he has developed a hybrid language, a syntax composed from the overlap between traditional disciplines and new technologies.

Coutu-Dumont’s recent work has included video-design for two operas and a busy schedule of live shows on the international electronic music scene across various genres as well as ongoing photography projects.

Since 2007, Coutu-Dumont has been using photography as an object, as raw material for an installative approach. Current photographic projects include Sketches of Synchronicity, now touring in Canada, LP presented at WIR Gallery in Berlin in 2010 and Living in Different Worlds which will be presented at Donald Browne gallery in June 2011. Following a residency at the Glasgow CCA, Coutu-Dumont is preparing a book entitled The Way of the Willows, scheduled for fall 2011.

Music composing and production is also quietly growing within Coutu-Dumont's practice. Since 2008 he has been developing an audio-visual project with his brother and collaborator Guillaume Coutu-Dumont that will soon debut under the name Muséum.

http://gabrielcoutudumont.com

mercredi 27 avril 2011

Exposition du Centre SAGAMIE à l'Université de Sherbrooke‏

Exposition de groupe produite par le Centre SAGAMIE présentant les oeuvres de
Catherine Bodmer, Sylvain Bouthillette, Sophie Jodoin, Pascal Dufaux, Matthieu Brouillard, Martin Beauregard
IMAGE: Catherine Bodmer, La bande de Moebius II (Velodrome), 2009, Dyptique, impression au jet d’encre

à la Galerie d’art du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke
Pavillon Irénée-Pinard, 2500, blv. de l'Université, Sherbrooke, 819.821.1000, Galerie@USherbrooke.ca
Tous les jours de 12h à 17h et les soirs de spectacle au Centre culturel de 18h à 22h, entrée libre

le jeudi 5 mai 2011 à 17h00
VERNISSAGE
et lancement de la publication
SAGAMIE, L'Imprimé numérique en art contemporain
éditée par les Éditions d'Art le Sabord

EXPOSITION du 5 mai au 5 juin 2011

Visite commentée de l'exposition en compagnie de Nicholas Pitre, directeur du Centre SAGAMIE, le jeudi 5 mai à 16h30
Présentation des autres publications du Centre SAGAMIE

Le 79e Congrès de l’ACFAS (Association francophone pour le savoir) se déroule à Sherbrooke, cette année. Ce congrès permet aux chercheurs de présenter le résultat de leurs recherches et les avancées dans chaque domaine scientifique. Dans ce contexte, Mme Suzanne Pressé, coordonnatrice des expositions et de l’animation à la Galerie d’art du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, a invité le Centre SAGAMIE à préparer une exposition sur l’intégration des technologies numériques au processus créateur des artistes.

Cette exposition de groupe en art actuel présente donc le travail de six artistes du champ des arts visuels, dont la pratique gravite autour du photographique et de la picturalité. Ils utilisent, à divers degrés, les outils numériques de transformation et d’impression des images pour matérialiser les mondes imaginaires qui les habitent. Que ce soit Sylvain Bouthillette et Sophie Jodoin qui intègrent la peinture ou le dessin au travail de l’image à l’ordinateur et à l’imprimé numérique; Martin Beauregard, Matthieu Brouillard et Catherine Bodmer qui manipulent subtilement l’image numérique; ou encore Pascal Dufaux qui cherche à nous présenter, en un seul regard, une vue à 360 degrés du corps humain.

Avec son programme de résidence d’artistes et l’expertise de ses assistants de création, le Centre SAGAMIE a secondé ces artistes dans le développement de leurs projets et a ainsi favorisé l’intégration des outils numériques à leurs processus de recherche. À raison de 40 artistes en résidence par année, en provenance de toutes les régions du Québec, du reste du Canada et de l’étranger, le Centre SAGAMIE a ainsi accueilli plus de 500 créateurs au fil des ans.

Fondé en 1981 par Jean Laliberté comme centre de recherche et de création en arts d’impression (sérigraphie, gravure, lithographie), le Centre SAGAMIE d’Alma au Lac-Saint-Jean a été le premier centre d’artistes au Canada à offrir aux créateurs les technologies d’impression numérique grand format au jet d’encre. Depuis quatre ans, avec l’avènement des nouvelles technologies d’impression de livres à la demande, le Centre SAGAMIE s’est engagé dans l’édition de livres d’art qui sont également présentés dans cette exposition.

La publication SAGAMIE, L’Imprimé numérique en art contemporain qui a inspiré cette exposition et qui sera lancée lors du vernissage de cette exposition propose un parcours visuel à travers une sélection d’oeuvres numériques de 50 artistes ayant réalisé une résidence au Centre SAGAMIE. L’ouvrage de 200 pages présente ensuite une anthologie de textes théoriques de 11 auteurs reconnus dans le domaine de la recherche et du développement des nouvelles technologies (Hervé Fischer, Louise Poissant, Sylvain Campeau, Michaël La Chance, etc.). Les essais des auteurs questionnent les différentes implications des outils numériques de production sur la création en art actuel et sur la diffusion des oeuvres. Cette publication d’envergure trace donc un bilan des centaines d’artistes en résidence ayant contribués à la recherche numérique au cours des dix dernières années au Centre SAGAMIE, tout en approfondissant la réflexion théorique sur ce médium artistique en pleine émergence et s’insérant à tous les niveaux
dans le travail des artistes. Ce livre de référence fera donc avancer sensiblement la compréhension de l’art numérique auprès d’un vaste public.

Cette publication est rendue possible grâce au soutien financier du CALQ et du CAC.

Pour commander / to order :

SAGAMIE, L’Imprimé numérique en art contemporain
Les Éditions d’art Le Sabord
11 auteurs et 51 artistes
198 pages, couleur, textes en français seulement, 8.5 X 8.5 po.
198 pages, colour, texts in French only, 8.5 X 8.5 in.
ISBN: 978-2-922685-52-7 (ISBN du Sabord) 2007
Prix/ Price: 24.95$ + Transport au Canada 10.00 + tps 1.75 + tvq 0.89 = Total: 37.59$

16ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

Actuellement en kiosque

16e CHRONIQUE NUMÉRIQUE

à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 88

Cette chronique de Barbara Garant intitulée Parole donnée, présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE

Fred Laforge, Gabriel Coutu-Dumont et Martin Beauregard

Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un centre de recherche, de création et de production ouvert à l’ensemble des artistes dont le champ de pratique est lié aux enjeux de l’image contemporaine. SAGAMIE est particulièrement reconnu pour son expertise d’accueil d’artistes en résidence de création/production, ses activités d’édition et de diffusion. Le centre se spécialise dans le traitement numérique de l’image et l’impression numérique grand format dans un contexte de recherche en art actuel.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre l’un des plus importants programmes d’artistes en résidence au Canada en accueillant annuellement plus de 40 artistes du Québec, du Canada et de l’étranger. Ces résidences de création visent à soutenir proactivement les artistes dans le développement de nouvelles œuvres, la production de projets artistiques innovants et intégrateurs des outils numériques de production au large spectre de leurs pratiques en art actuel. Les artistes sont accueillis pour des séjours intensifs de création et sont soutenus dans leurs explorations, avec expertise et sensibilité, par une équipe spécialisée de techniciens/artistes, dans un vaste laboratoire informatique comprenant quatre imprimantes numériques grand format.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

mercredi 20 avril 2011

Judith Bellavance

Judith Bellavance
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Je suis le promeneur : photos-romans


Il s’agit d’un projet photographique se présentant comme une sorte de " marche intérieure ", une promenade marquée par la force plurielle du privé et dont les signes sont puisés à la fois dans le réel immédiat et dans les zones troubles de la mémoire. Les oeuvres jalonnant cette déambulation poétique sont composites, chacune formée d'un pairage d'images attentivement choisies afin d'atteindre une tension dialogique riche, une densité sémantique inattendue.

Je suis le promeneur : photos-romans propose un programme narratif ouvert, une histoire faite d'ellipses, à la trame variable, qui suit des étapes définies pour se déployer efficacement. Les sujets (personnes) et les objets (choses) sont mis en relation dans la perspective d'une recherche d'accord afin que chacun des duos d'images puisse se définir par un équilibre entre l'énigme et la transparence et ainsi offrir une expérience de réception aussi imprévisible que familière pour le spectateur.

Avec ce projet, j'interroge, je revisite et je défais le rapport commun à l'image quotidienne en le remplaçant par une vision oblique, autre, basée sur une grammaire et une poétique de l’intimité. Grâce aux multiples étapes du processus et au façonnage des images rassemblées au moyen du médium photographique, des significations inédites dans l'interprétation de l'altérité sont mises en relief et l'expérience du regard et du réel sont présentée, ultimement, sous la forme d'une fiction toujours en devenir.

Née à Rimouski, Judith Bellavance vit et travaille à Montréal depuis 1989. Elle a complété un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval à Québec et poursuivi des études à l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été appuyé par le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada. Ses œuvres ont été présentées au Québec, au Portugal, en Espagne et au Japon et se retrouvent dans plusieurs collections publiques et privées.

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Judith Bellavance
Artist in Residence

Je suis le promeneur : photos-romans

This photographic project takes the form of an " interior ramble ", a stroll characterized by the multiform forces of private life, seeking direction through both proximate reality and the unsettling haunts of memory. The works, which act as signposts throughout this poetic drifting, are composite creations, each one comprised of a selective pairing of images designed to create a pregnant dialogic tension and unwonted semantic density.

Je suis le promeneur : photos-romans offers an open-ended narrative program, a story composed of ellipses and shifts in flow, progressing through well-defined stages towards a productive outcome. The subjects (people) and the objects (things) are placed in relationships which represent an attempt to establish a form of harmony, so that each dual image may be grasped as a state of equilibrium between the enigmatic and the transparent, providing the spectator with a responsive experience which is both familiar and unpredictable.

In this project, I revisit, question and dismantle the commonplace relationships to everyday imagery by employing an oblique, totally other perspective based on the grammar and poetics of intimacy. By means of the multiple stages in the process and the arrangement of the images grouped together through the medium of photography, the interpretation of otherness is presented in a new light and the experience of perception and of reality is ultimately revealed as an ever-evolving fiction.

Born in Rimouski, Judith Bellavance has been living and working in Montreal since 1989. She completed her Bachelor’s degree in visual arts at Laval University in Quebec City and is currently pursuing her studies at the Université du Québec à Montréal. She has received the generous support of the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. Her work has appeared in exhibitions in Quebec, Portugal, Spain and Japan and is featured in several private and public collections.

mardi 12 avril 2011

Mehdi-Georges Lahlou



Mehdi-Georges Lahlou
Artiste en résidence / Artist in Residence

" Fort de sa double appartenance franco-marocaine, de père musulman et de mère catholique, Mehdi-Georges Lahlou traverse avec bonheur les frontières de nos sociétés multiculturelles. Dans ses performances comme dans ses installations, il remet en question l’esthétique, notamment celle liée à l’Islam, et ouvre sur des problématiques plus générales telles que l’identité (religieuse, culturelle ou sexuelle). S’affranchissant allégrement des stéréotypes, l’artiste joue les trublions et travestit son corps comme il travestit les traditions. Il n’est pas question de “choc des cultures”, mais plutôt d’un double enfermement : sortir d’une culture, c’est être confronté à une autre culture qui enferme à nouveau. Le travail plastique de Mehdi-Georges Lahlou tient de l’idiotie. Faire l’idiot, c’est lutter avec pertinence et liberté contre la gravité de tout système sclérosant. Poussant les limites jusqu’à l’absurde, Mehdi-Georges Lahlou garde toujours un certain chic dans le ridicule et puise dans la légèreté de l’idiot un basculement vers le merveilleux. " Mme Hélène Lacharmoise, Galerie Dix9, Paris

Mehdi-Georges Lahlou est né aux Sables d'Olonne en 1983 et il est franco-marocain. Formé à l'École Régionale des Beaux-Arts de Nantes (ERBAN), il y obtient son DNSEP en 2007, puis un MFA à l'Académie Sint-Joost à Breda (NL) - et vit à Bruxelles. Ses œuvres ont été présentées en Europe, aux États-Unis et au Québec. Plusieurs expositions personnelles, entre autres à la galerie Transit, Mechelen (2010, BE), à la galerie Dix9, Paris (2010, FR), à Kunstraum Richard Sorge, Berlin (2010, DE), à la galerie Espacepointca, Alma (2011, QC). Lahlou fut aussi invité par la foire Art Brussels 2010 pour un Artist Project et a été présenté en solo show durant la foire Show Off 2010 par la galerie Dix9. Mehdi-Georges Lahlou sera présent à Art Brussels 2011 avec la galerie Transit, Mechelen (BE). Ses trauvaux seront bientôt présentés au Centre d’Art Croxhapox à Gent (BE) et à l’Institut du Monde Arabe, Paris (FR). Mehdi-Georges Lahlou est représenté par la galerie Transit en Belgique et par la galerie Dix9 en France. http://www.mehdilahlou.com

La résidence de Mehdi-Georges Lahlou au Centre SAGAMIE est présentée en collaboration avec la galerie Espacepointca du Collège d’Alma qui expose le travail de l'artiste jusqu'au 15 avril 2011, dans le cadre de la Semaine interculturelle du Collège.

vendredi 1 avril 2011

Jean-Jacques Ringuette

Jean-Jacques Ringuette
Regard de l'enfance sur la tragédie

English follows

EXPOSITION du 14 avril au 17 juin 2011

le jeudi 14 avril 2011 à 17h00

VERNISSAGE
et lancement de la publication
Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien
Éditée par le Centre SAGAMIE

Jean-Jacques Ringuette propose une série photographique dans laquelle il interprète lui-même, sous les traits d’un personnage clownesque, de multiples saynètes aussi caustiques que comiques. Ringuette, dont la démarche s’articule autour de la notion d’incarnation et de son impact sur le concept d’identité, explore ici une longue tradition d’autoreprésentation de l’artiste en clown. S’inspirant de l’iconographie du cirque et des fêtes foraines, ses mises en scènes, sobres mais hautement sophistiquées, évoquent autant le périple existentiel qui va de l’univers de l’enfance à celui du monde adulte que les divers états et attitudes qu’adopte la psyché dans sa fréquentation actuelle du monde.

"Tout en questionnant la notion du moi comme essence stable et la viabilité des rôles attribués à la masculinité par l’ordre culturel dominant, les photographies de Figures de la mascarade élaborent une séquence narrative qui en impose en regard du déni et de l’abjection du corps, du désir œdipien comme du désir et de l’identité queer."
Penny Cousineau-Levine

Jean-Jacques Ringuette vit et travaille à Trois-Rivières (Québec). Il détient une maîtrise en photographie de l’Université Concordia de Montréal (1999) et un baccalauréat en arts visuels avec spécialisation en photographie de l’Université d’Ottawa (1988). Ses œuvres ont été présentées en Europe, aux États-Unis et au Québec. Elles font partie de collections privées ainsi que des collections du Musée national des beaux-arts du Québec.

L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien financier.

Pour commander / to order :

Jean-Jacques Ringuette
Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien
Masquerade Figures or The Exciting Life of Félicien
Auteurs: Penny Cousineau-Levine, Pierre Ringuette
Texte intégral en français et en anglais
Full text in French and English
94 pages; 8.25 X 11po.
ISBN 978-2-923612-25-6 2011
Prix / Price : 25.00 $ + Transport au Canada 3.50 $ + tps 1.43 + tvq 0.31 = Total : 30.24 $

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Jean-Jacques Ringuette
Childhood Look on Tragedy

Exhibition April 14 - June 17, 2011

Thursday, April 14, 5 p.m.
Opening
and book launch
Masquerade Figures or The Exciting Life of Félicien
Published by Centre SAGAMIE

Jean-Jacques Ringuette presents a series of photographs portraying various vignettes of a humourous though acerbic nature in which he himself appears in the guise of a jester-like character. In this exhibition, Ringuette, whose artistic work has consistently focused on the idea of incarnation and its impact on the concept of identity, explores the age-old tradition of the self-representation of the artist as clown. Drawing inspiration from the iconography of the circus and the world of carnivals, the sober but sophisticated scenes which he depicts are evocative of the existential odyssey from the universe of the child to the world of adults and of the shifting states and attitudes of the psyche in its uninterrupted interaction with the world.

“While calling into question the notion of a stable, essential self and the viability of culturally ordained masculine gender roles, the photographs in Masquerade Figures also form a compelling sequential narrative having to do with bodily abjection and denial, oedipal desire and queer sexual longing and identity.”
Penny Cousineau-Levine

JEAN-JACQUES RINGUETTE is originally from Trois-Rivières (Québec), Canada. He holds a Master of Photography from Concordia University in Montréal (1999) and a Bachelor of Visual Arts with a specialization in Photography from the University of Ottawa (1988). His artworks have been presented in Europe, the United States and Québec. His artworks are included in private collections as well as in the collections of the Musée national des beaux arts du Québec.