lundi 15 novembre 2010

LANCEMENTde ces trois PUBLICATIONS


Éditées par le Centre SAGAMIE

À la Librairie LE PORT DE TÊTE
262, Est Mont-Royal, Montréal, 514 678-9566

Ce vendredi 19 novembre 2010 à 17h

Josée PELLERIN, Être là
Dgino CANTIN et Charles GUILBERT, Les Bûcherons de l'impossible
Lucie DUVAL, Histoires à tirer par les oreilles


Josée PELLERIN, Être là
Auteurs: Jean-François Caron et Johanne Jarry
Que de fois avons-nous fait l’expérience d’une ville réelle par le biais de la fiction et ce, bien avant de s’y trouver? De quelle manière le cinéma médiatise-t-il la ville et de quelle nature est l’expérience réelle que nous en faisons? De telles stimulations de l’imaginaire ne finissent-elles pas par altérer notre regard porté sur le monde environnant? Les deux séries photographiques Défilé et Si par une nuit d’hiver présentées dans Être là portent sur cette exploration des villes réelles et fantasmées.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en multimédia, les œuvres de Josée Pellerin furent présentées lors d’événements au Québec, au Canada, aux États-Unis, en France et au Mexique. En 2005, elle effectuait une résidence d’artiste à Buenos Aires, Argentine et suite à ce séjour, elle publiait aux Éditions J’ai Vu, un livre d’artiste intitulé Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi. Être là s’inscrit dans le prolongement thématique de cette première parution. L’artiste remercie le Conseil des Arts et des Lettres du Québec pour son appui financier

Josée Pellerin, Être là / Being there
Auteurs: Jean-François Caron et Johanne Jarry
82 pages, texte intégral en français et en anglais, 9 X 6 3/4 po.
82 pages, full text in French and English, 9 X 6 3/4 in.
978-2-923612-18-8 2010
Prix: 20.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.15 + tvq 0.24 = Total: $24.39

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Dgino CANTIN et Charles GUILBERT, Les Bûcherons de l'impossible
Que vois-tu en secret? Aimes-tu marcher avec un lacet détaché? Est-ce que tu te trouves assez nu quand tu es nu? De quelle manière regardes-tu la mer? Aimes-tu dessiner des mains qui dessinent? Qui n’es-tu pas? Voilà quelques questions posées dans Les bûcherons de l’impossible. Avant tout, ce projet est celui d’une rencontre fabriquée de toutes pièces à l’aide de mots, de crayons, d’encre et de pixels. Se connaissant très peu mais ayant envie de mener un projet commun, Dgino Cantin et Charles Guilbert eurent l’idée d’un livre de questions potentiellement indiscrètes auxquelles tous deux devraient répondre par un texte et un dessin. Ici la connaissance de l’autre ne se fait pas de manière intrusive, mais plutôt de guingois, dans un registre métaphorique. Les confidences se font et les identités se révèlent dans un indispensable détour par l’imaginaire.

CHARLES GUILBERT écrit, dessine, filme et chante. Intéressé par le quotidien et par les rapports humains, il cherche à saisir l’étrangeté du réel à travers le langage. Il a notamment publié Les Inquiets (récit) aux Herbes rouges et Le beau voyage éducatif (journal) aux éditions Dazibao. En 2004, il recevait, pour l’ensemble de son travail en vidéo avec Serge Murphy, le prix Bell Canada décerné par le Conseil des Arts du Canada. Ses œuvres ont été présentées dans plusieurs pays d’Europe, au Japon, au Mexique, au Canada et au Québec, notamment au Musée d’art contemporain de Montréal, à la Biennale de Montréal et à la Manif d’art de Québec.

DGINO CANTIN dessine, photographie, numérise et assemble des objets. Il s’intéresse aux zones de flottement poétique qui peuvent naître de différentes associations. Pour sa première exposition, Pour la suite des choses, il reçoit le prix Videre Relève (prix d’excellence des arts et de la culture de la ville de Québec). Il participe ensuite à des résidences de création au Québec et en France. Ses installations ont été présentées lors d’évènements collectifs et d’expositions individuelles, notamment chez VU, à Caravansérail, à la biennale d’art contemporain Itinéraires ainsi qu’à la Manif d’art de Québec.

Les Bûcherons de l’impossible
Artistes et auteurs: Dgino Cantin et Charles Guilbert
Livre d’artiste, textes en français seulement
120 pages, 8 X 9.5 po.
ISBN 978-2-923612-20-1 2010
Prix: 25.00 + Transport au Canada 3.25 + tps 1.41 + tvq 0.26 = Total: $29.92


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Lucie DUVAL, Histoires à tirer par les oreilles
Ce projet de livre s’est développé autour d’un objet usuel suscitant chez moi diverses réflexions. Gants pour travailleurs " made in China " retrouvés en paquets dans toutes les quincailleries. Mondialisation oblige, tout se fabrique à moindre coût en Chine au détriment des travailleurs d’ici. L’objet devient contradictoire : gants de travailleurs (faits en Chine) versus chômeurs d’ici.

Ces cent cinquante lapins ont été fabriqués au rythme d’environ un par jour. En plus de ce qui a été écrit sur ma motivation, une chose nouvelle est apparue. Inconsciemment, le lapin fabriqué tel jour révèle quelque chose de mon état à ce moment, de mon regard sur le monde. Journal de bord.

Cette publication n’est pas un catalogue, mais un objet où les images et les mots vont s’entrecroiser, non sans chocs, où un soin particulier est apporté à la façon de " donner à voir ". Ne jamais oublier que ces lapins sont en quelque sorte des mutilés. Sous une première apparence candide, naïve et doucereuse, il a fallu couper des doigts (ceux des gants), coudre, raccommoder (ce qui est non sans rappeler certaines conditions de travail dans les manufactures).

LUCIE DUVAL est une artiste en arts visuels. Depuis de nombreuses années, son travail s’articule autour d’une interférence entre ce qui est lu et ce qui est vu, un parcours où les mots se jouent des objets et des images. Elle est née à Mont-Laurier, vit et travaille au Québec. Elle a étudié à l’École des beaux-arts de Toulouse et a obtenu, en 1983, le Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP). Elle a exposé régulièrement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Ses œuvres font partie de la collection de prêts d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada et du Musée national des beaux-arts du Québec. Elle est représentée par la galerie Isabelle Gounod à Paris. C’est la première fois qu’elle manipule le livre en tant qu’objet d’art.

Lucie Duval, Histoires à tirer par les oreilles
170 pages, 6 3/4X 8 3/4po.
English translation of the titles at the end of the book
ISBN 978-2-923612-19-5 2010
Prix: 30.00$ + Transport au Canada 5.00 + tps 1.75 + tvq 0.39 = Total: $37.14

lundi 8 novembre 2010

15ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

Actuellement en kiosque:

15ième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 87.

Cette chronique de Barbara Garant intitulée Ne veulent pas dormir,présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE:

Dgino Cantin, Jean-Jacques Ringuette et Lucie Duval


Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un centre de recherche, de création et de production ouvert à l’ensemble des artistes dont le champ de pratique est lié aux enjeux de l’image contemporaine. SAGAMIE est particulièrement reconnu pour son expertise d’accueil d’artistes en résidence de création/production, ses activités d’édition et de diffusion. Le centre se spécialise dans le traitement numérique de l’image et l’impression numérique grand format dans un contexte de recherche en art actuel.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre l’un des plus importants programmes d’artistes en résidence au Canada en accueillant annuellement plus de 40 artistes du Québec, du Canada et de l’étranger. Ces résidences de création visent à soutenir proactivement les artistes dans le développement de nouvelles œuvres, la production de projets artistiques innovants et intégrateurs des outils numériques de production au large spectre de leurs pratiques en art actuel. Les artistes sont accueillis pour des séjours intensifs de création et sont soutenus dans leurs explorations, avec expertise et sensibilité, par une équipe spécialisée de techniciens/artistes, dans un vaste laboratoire informatique comprenant quatre imprimantes numériques grand format.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

mercredi 27 octobre 2010

Ana Rewakowicz


Ana Rewakowicz
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Ana Rewakowicz est une artiste multidisciplinaire née en Pologne et vivant présentement à Montréal. Elle détient un Baccalauréat en Arts Plastiques (BFA) du Ontario College of Art and Design de Toronto et une Maîtrise en Arts Plastiques (MFA) de l'Université Concordia de Montréal. Elle travaille à partir d'éléments gonflables, habitacles ou vêtements qu'elle assimile à une "architecture" dite "portable" et explore les relations entre le corps, la temporalité et l'environnement. Relevant de plusieurs disciplines comme l'invention, le design, l'architecture et la performance, son art a été largement diffusé à l'échelle nationale et internationale. Ses plus récentes expositions incluent notamment, le Centre d'art contemporain CSW Laznia, de Gdansk en Pologne (2010), le Pori Art Museum de Finlande (2010), la Maison européenne de la photographie de Paris (2009), l'événement Freeze, d'Anchorage en Alaska aux États-Unis (2009), la Biennale de Liverpool au Royaume-Unis (2008), l'événement Stiftensen 3,14 de Bergen, en Norvège (2008), Manif d'art 4 - La biennale en arts actuel de Québec, Canada (2008), Waino Aaltosen Museo, Turku, Finland (2007), la Kunstverein Wolfsburg, Allemagne (2006), le Musée d'art contemporain de Montréal, Canada (2005) et ISEA 2004, le 12e symposium international d'art électronique de Tallinn en Estonie.

Ayant fait l'expérience de passer d'une culture à une autre, avec ce que cela comporte en termes d'adaptations linguistiques et sociales, je m'intéresse la notion d'état transitoire, et aux liens entre cet état et les questions d'identité et de sentiment d'appartenance, et le fait de vivre dans une société à développements globaux et technologiques. Depuis dix ans, j'explore ces questions au moyen d'objets gonflables qui épousent la forme de vêtements et d'habitations. Contrastant avec le caractère stable et massif de l'architecture et de la sculpture monumentale, mes costumes et mes structures sont mobiles, remplis d'air et réceptifs aux lieux et aux individus qui les activent. Me servant de matériaux tel le caoutchouc latex, le polyvinyle, le polyuréthane, le papier d'aluminium réversible, du tissu, des ventilateurs et des panneaux solaires, j'ai recours à la technologie pour créer des expériences intimes, mais paradoxalement publiques, qui sont formellement inspirées de leur fonction et de l'idée du parcours du nomade contemporain du déraciné.

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Ana Rewakowicz
Artist in Residence

Ana Rewakowicz is a multidisciplinary artist born in Poland, currently living in Montréal. She received her BFA (Bachelor of Fine Art) from Ontario College of Art and Design, Toronto and MFA (Master of Fine Art) from Concordia University, Montréal. She works with inflatables and explores relations between temporal, portable architecture, the body and the environment. Her art crosses into many disciplines including invention, design, architecture and performance and has been shown nationally and internationally. Her most recent exhibitions include: CSW Laznia, Gdansk, Poland (2010), Pori Art Museum, Finland (2010), La Maison Europénne de la Photographie, Paris, France (2009), FREEZE, Anchorage, Alaska, US (2009), Liverpool Biennial, UK (2008), Stiftensen 3,14, Bergen, Norway (2008), Manif d'art 4 Biennal, Québec, Canada (2008), Waino Aaltosen Museo, Turku, Finland (2007), Kunstverein Wolfsburg, Germany (2006), Musée d'art contemporain de Montréal, Canada (2005) and ISEA 2004 Tallinn, Estonia.

Having moved from one culture to another and lived through cultural and language adaptations, I am interested in the issue of transience and how it relates to the notions of identity, belonging, and living in a society of global and technological developments. Over the last ten years I have been working with inflatable objects exploring these concerns through clothing and habitation. In contrast to the stable mass of monumental sculpture and architecture, my costumes and structures are air-filled, mobile and concerned with places and people that activate them. Incorporating materials such as rubber latex, polyvinyl, polyurethane, reversible foil, fabric, fans and solar panels, I harness technology to build intimate yet paradoxically public experiences, and fashion them based on function and the idea of travel of the contemporary nomad and the displaced.

vendredi 22 octobre 2010

Noémie Payant-Hébert


Noémie Payant-Hébert
RUNNING RABBITS : CHANTIER D’AVENIR
English follows

VERNISSAGE
le jeudi 28 octobre à 17h00
EXPOSITION du 28 octobre au 16 décembre 2010

L’installation filmique Running Rabbits : Chantier d’avenir s’applique à concilier les discours et langages propres au cinéma, à la vidéo et à l’installation et cherche à incarner l’insaisissable fiction cinématographique. Inspirée des univers du chantier forestier et du lot à bois comme trame d'un drame en suspend, l'œuvre constitue ainsi une tentative de leur donner un relief cinématographique, hors-cadre.

Intéressée par la notion de projection d’images animées comme façon de créer ou de proposer la fiction dans des réalités matérielles, Noémie Payant-Hébert utilise dans cette œuvre le son et la vidéo notamment sous l’angle du paysage numérique et de l’habillage sonore.

Chantier d'avenir, nos forêts sont bâties et démolies, malgré tout, il s'agira toujours de combler et d'évacuer des ambitions rageuses de changement, des craintes de solitude, des envies de découverte, et des besoins d'appartenance.

Ce projet fait suite à une résidence de création au centre de production Daïmon et est réalisé avec le soutien du Conseil des arts et lettres du Québec.

Noémie Payant-Hébert détient une maîtrise en arts orientée vers la vidéo, l’installation et le décor et un baccalauréat en cinéma et vidéo de l’Université du Québec à Chicoutimi. Intéressée à développer la notion de cinéma gris, elle cherche par sa pratique une conciliation possible entre les langages filmiques et plastiques. Son travail a été présenté lors d’expositions solo et collectives notamment au Québec et dans divers festivals consacrés aux courts-métrages (Festival Regard sur le court métrage au Saguenay, Vidéastes Recherchés et l’EICV Montréal) elle est aussi l’une des 4 membres actifs et fondateurs du collectif d’artistes Cédule 40 (La Glissoire,Alma 2010, Biennale d’art ORANGE de St-hyacinthe 2009, Centre Sagamie, Alma 2010, Québec 400e,2008, Festival international de Jardins de Métis, 2006-2010). Travaillant aussi en décors et accessoires, elle a participé à diverses productions cinématographiques et télévisuelles: "Trajectoires" (Geneviève Poulette, Montréal 2007), "Fumée sans feu" (Roger Laliberté, Saguenay 2006), "Rumeurs" et "Un monde à part" (2005, Sphère Média Montréal).

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Noémie Payant-Hébert
RUNNING RABBITS : CHANTIER D’AVENIR
English follows

Opening
Thursday, October 28, 5 p.m.
Exhibition October 28 - December 16, 2010

The film installation Running Rabbits: Chantier d’avenir is an attempt to reconcile the dialogues and languages of film, video and installation and to give shape to the elusive quality of cinematographic fiction. The work presents an apparently suspended drama based on the realities of the logging camp and wood lot, which are endowed with a cinematographic dimension extending beyond the frame.

Driven by a keen interest in creating or suggesting fictitious narratives through the projection of animated images upon material objects, Noémie Payant-Hébert employs sound and video in this work, particularly through the use of digital landscapes and music loops.

Ongoing worksites, our forests are raised up and cut down, an activity which will remain tied to the satisfaction and exhaustion of raging ambition for change, fear of solitude, thirst for discovery and need to belong.

The present project was completed during a creative residency at the Daïmon production center and with the support of the Conseil des arts et lettres du Québec.

Noémie Payant-Hébert completed a Master's degree in art, with a special focus on video, installation and set design, and a bachelor's degree in film and video at the Université du Québec à Chicoutimi. Interested In developing the concept of "cinema gris", she attempts to reconcile, through her work, the different languages of film and plastic art. Her work has been featured in solo and group exhibitions, most notably In Quebec and short film festivals (Festival Regard sur le court métrage au Saguenay, Vidéastes Recherchés and EICV Montréal). She Is also one of the four active and founding members of the artists' collective Cédule 40 (La Glissoire,Alma 2010, Biennale d’art ORANGE In St-Hyacinthe 2009, Centre Sagamie, Alma 2010, Quebec 400e,2008, Festival international de Jardins de Métis, 2006-2010). Also working in set design and accessories, she has participated in numerous film and television productions: "Trajectoires" (Geneviève Poulette, Montreal 2007), "Fumée sans feu" (Roger Laliberté, Saguenay 2006), "Rumeurs" and "Un monde à part" (2005, Sphère Média Montreal).

lundi 18 octobre 2010

Alexandre Payer


Alexandre Payer
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Historique
Le travail d’Alexandre Payer, artiste multidisciplinaire diplômé en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal (2009), récipiendaire de plusieurs prix académiques, surprend par son humilité et son ingéniosité quand au détournement du matériau. Par la charge théorique qu’il infuse dans ses pièces non sans un brin d’humour, il invite le public à participer à l’échafaudage d’une pseudo-science, à la production de vérités inattendues. Ses récents projets gravitent autour d’initiatives indépendantes de laboratoires d’échanges entre artistes comme Produire et expirer : La vie dans le praxiodrôme présenté à l’espace polyvalent de La Baraque à Montréal (2009), ou encore d’ateliers de création ouverts au public comme Artnivores, la dernière Biennale de sculpture de St-Jean-Port-Joli (2010).

Approche artistique
Essentiellement transdisciplinaire, l’œuvre d’Alexandre Payer s’oriente autour de la transformation ou le déplacement d’objets et d’infrastructures courantes afin de mettre de l’avant leur faculté à évoquer une métaphore plutôt que leur usage. Les altérations sont toujours effectuées avec transparence afin de montrer que celles-ci ne relève pas de la tromperie ou du leurre, mais représentent plutôt des tentatives d’entrer humblement en dialogue avec la culture. En passant ainsi par l’installation pour tester certains concepts culturels l’artiste les revisite, rouvrant la discussion sur leur véritable nature et fonction, débat auquel tous peuvent ensuite participer.

À chaque nouvelle entreprise, ce jeune artiste se confronte volontairement à une discipline ou un lieu différent dont il doit manipuler les ressources afin d’en révéler les modalités insoupçonnées, la portée symbolique cachée. Son travail devient alors celui metteur en scène qui réorchestre les éléments qu’on lui donne afin de produire du sens, de souligner les forces et les tensions du système dans lequel il est appelé à évoluer.

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Alexandre Payer
Artist in Residence

Background
Alexandre Payer is a multidisciplinary artist with a degree in visual arts from the Université du Québec à Montréal (2009) and his work, which has garnered numerous academic awards, is a surprising blend of humility and ingenuity in its novel use of materials. Through the often humorous introduction of a theoretical component in his work, he invites the viewing public to participate in the elaboration of a pseudo-science and the uncovering of unexpected truths. His most recent projects, such as Produire et expirer : La vie dans le praxiodrôme, presented at the multi-purpose locale of La Baraque in Montreal (2009), have revolved around independent work undertaken in artistic exchange workshops or creative workshops open to the public, such as in Artnivores, the last Biennale de sculpture in St-Jean-Port-Joli (2010).

Artist’s Statement
Alexandre Payer’s work is essentially trans-disciplinary and seeks to transform and shift current objects and infrastructures and reveal their ability to evoke metaphor rather than use. The transformations are always presented in a transparent manner to show that they are not based on trickery or deception but are rather representations of a humble attempt to establish a dialogue with the culture. Using the installation to examine certain cultural concepts, the artist then revisits them, reopening the debate on their true nature and function, a debate which everyone can participate in.

With each new undertaking, this young artist willingly confronts a new discipline or space whose resources he must then manipulate in such a way as to bring to light their unsuspected modalities and hidden symbolic significance. His role becomes that of the director who rearranges the elements at hand in order to imbue them with meaning and expose the forces and tensions contained in the system within which he operates.

vendredi 15 octobre 2010

Claire Beaulieu


Claire Beaulieu
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Engagée dans une démarche multidisciplinaire en peinture, sculpture et installation, elle crée des espaces narratifs inspirés par la biologie, la botanique, l’astronomie, le sacré et le profane. Ces dernières œuvres sont investies des problématiques liées à l’utilisation du verre et sa mise en lumière. La figure humaine est traitée comme une icône archétypale. Les codes sociaux ou religieux sont revisités pour laisser place à une réflexion sur notre humanité. Dans cet espace, une perle de verre peut être perçue comme élément d’un collier, un atome, une cellule, un astre, un lieu de rencontre, une marque du temps qui passe… Ces différentes échelles visuelles se confondent pour créer un espace qui magnifie et transforme le réel, un espace métaphorique et poétique.

Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions solos au Québec, au Canada et à l’étranger, dernièrement à Chicago, San Francisco et au Roswell Museum au Nouveau-Mexique. Elle a aussi présenté son travail dans le cadre d’expositions duos et de groupes, entre autres à New York, Mexico, Paris, Bâle, Montréal.

Claire Beaulieu détient une maîtrise en Arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal. Elle a fait plusieurs stages de perfectionnement en France, aux États-Unis et au Mexique. Boursière à maintes reprises du Conseil des arts et lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada, elle a aussi été sélectionnée pour participer à plusieurs résidences d'artistes internationales, dont la prestigieuse Villa Montalvo, en Californie et a occupé pendant un an le studio du Québec à Bâle, en Suisse.

L’artiste a réalisé des oeuvres dans le cadre de la politique québécoise du 1% pour l’art public. Son travail a fait l’objet de plusieurs publications dont récemment, 25th years of New glass Review, publié par le Corning Museum of Glass (état de New York). Ses oeuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées au Canada et à l’étranger.

Originaire d’Arvida, elle vit et travaille à Montréal. En plus d’enseigner au Cegep du Vieux Montréal depuis 1996, elle a enseigné au Cegep André-Laurendeau, à l’Université du Québec à Hull et à l’Université de Montréal.

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Claire Beaulieu
Artist in Residence

Employing a multidisciplinary approach which combines painting, sculpture and installation, she creates narrative spaces inspired by biology, botany, astronomy, the sacred and the profane. These last works confront the challenges of working with glass and its response to light. The human form is treated as an archetypical icon. Fresh reflections on our humanity ensue from a reexamination of social or religious codes. Within this space, a glass pearl may be variously perceived as part of a necklace an atom, a cell, a star, a point of confluence, an indication of the passing of time… These different visual levels combine to create a space which magnifies and transforms what is real, a space of metaphor and poetry.

Her work has been featured in several solo exhibitions in Quebec, Canada and abroad, most recently in Chicago, San Francisco, and at the Roswell Museum in New Mexico. She has also presented her work as part of group exhibitions in cities such as New York, Mexico City, Paris, Basle, and Montreal.

Claire Beaulieu completed a Master’s degree in visual arts at the Université du Québec à Montréal. She went on to perfect her craft in France, the United States and Mexico. She has been the recipient of grants from the Conseil des arts et lettres du Québec and the Canada Council for the Arts and was selected to participate in several international artist residencies, including the prestigious Villa Montalvo in California and the Quebec studio in Basle, Switzerland.

This artist’s work has been featured as part of the Quebec 1% for public art initiative and has appeared in numerous publications, most recently the 25 Years of New Glass Review, published by the Corning Museum of Glass in New York state. Her work is also included in public and private collections in Canada and abroad.

Originally from Arvida, she now lives and works in Montreal. She has been teaching at the Cegep du Vieux Montréal since 1996, and has also taught at the Cegep André-Laurendeau, the Université du Québec à Hull and the Université de Montréal.

mercredi 13 octobre 2010

CORINE LEMIEUX


CORINE LEMIEUX
en cours de route

Anne-Marie Ninacs, auteure

LANCEMENTde la PUBLICATION
Éditée par le Centre SAGAMIE

Ce jeudi 14 octobre 2010 à 17h00
À la Galerie JOYCE YAHOUDA Gallery
372, rue Sainte-Catherine Ouest #516, Montréal, 514 875-2323

Exposition 14 octobre - 11 décembre 2010
Exhibition October 14-December 11, 2010

English follows
Dans sa pratique photographique, Corine Lemieux choisit de composer avec les situations telles qu’elles se présentent à elle lors de rencontres ou d’activités de la vie courante. Elle produit des séries qui interrogent la complexité des relations humaines (séries accolades, liens, réunions, portraits, croisements, liaisons), le caractère insaisissable des phénomènes (séries obstacles, flous, hors-champs, reflets, ombres, lumière), les transitions et les morts (séries cadavres, blessures, natures mortes, offrandes), les lieux avec lesquels nous cohabitons (séries environnements, ambiances, maison, atelier) et encore une série de mots trouvés qui nomment en quelque sorte toutes ces réalités. Ce sont ces séries ouvertes, dont les premières images ont été prises en 2001, qui constituent l’ensemble en cours de route.

La pratique artistique de Corine Lemieux s’articule essentiellement autour des notions de transformation, d’interaction et d’échange. Elle explore le caractère composite et mouvant de l’identité. Ses sculptures, dessins et photographies sont une invitation à considérer les perpétuelles transformations qui affectent les diverses matières ou relations interpersonnelles.

Biographie
Née à Montréal en 1973, Corine Lemieux est une artiste pluridisciplinaire qui vit et travaille è Montréal. Elle détient un Baccalauréat en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été présenté dans plusieurs lieux de diffusion au Québec, au Canada et en Italie. Elle a exposé notamment à Skol (Montréal, 1998), à la Galerie Clark (Montréal, 1999), à l’Œil de Poisson (Québec, 1999), à l’Espace Virtuel (Chicoutimi, 2001), à la Galerie 101 (Ottawa, 2002), à Optica (Montréal, 2003) et à la Galerie Joyce Yahouda (Montréal, 2006). En 2002, elle a participé à l'exposition Amériche présentée à Milan en Italie, à La Fabbrica Del Vapore. Parallèlement à sa pratique individuelle, Corine Lemieux a formé, de 2004 à 2009, le collectif VIA avec les artistes Sylvie Cotton et Massimo Guerrera; ensemble, ils ont entre autres participé au Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul (2007) et à l’État d’urgence organisé par l’ATSA (2008).

Corine Lemieux remercie le Centre SAGAMIE et Anne-Marie Ninacs
Le livre en cours de route est publié par le Centre SAGAMIE
Avec des textes de Corine Lemieux et Anne-Marie Ninacs


Pour commander / To order:

Corine Lemieux en cours de route
Auteurs: Corine Lemieux et Anne-Marie Ninacs
128 pages, texte intégral en français et en anglais, 11X7po.
128 pages, full text in French and English, 11X7in.
ISBN 978-2-923612-21-8 2010
Prix: 30.00$ + Transport au Canada 5.00 + tps 1.75 + tvq 0.39 = Total: $37.14

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CORINE LEMIEUX en cours de route
Anne-Marie Ninacs, author
Published by Centre SAGAMIE

Opening and book launch
Thursday, October 14, 2010, 5pm

at JOYCE YAHOUDA Gallery
372, Sainte-Catherine street, West #516, Montreal, 514 875-2323
Exhibition October 14-December 11, 2010

In her photography, Corine Lemieux chooses to make do solely with what already exists, with situations as they occur in daily encounters or activities. She produces series, always linked to questions of the complexity of human relationships (accolades, links, gatherings, portraits, liaisons), the ungraspable nature of phenomena (obstacles, blurs, out-of-focus, reflections, shadows, light), transition and death (corpses, wounds, still lifes, offerings), the space we cohabit (environments, ambiances, house, studio) and finally a series of found words that in a certain way name all these realities. These are the open-ended series, begun in 2001, that constitute the along the way ensemble.

Lemieux’s artistic practice focuses on notions of transformation, interaction and exchange. She explores the composite, moving characters of identity. Her sculptures, drawings and photographs invite the viewer to consider the perpetual transformations affecting materials and interpersonal relationships.


Biography
Born in 1973, Corine Lemieux is a multidisciplinary artist living and working in Montreal. She studied in the Université du Québec à Montréal. Corine Lemieux’s work has been exhibited throughout Quebec, Canada and Italy, notably at Skol (Montreal, 1998), Clark Gallery (Montreal, 1999), l’ Œil de Poisson (Quebec City, 1999), l’Espace Virtuel (Chicoutimi, 2001), Gallery 101 (Ottawa, 2002), Optica (Montreal, 2003) and Joyce Yahouda Gallery (Montreal, 2006). In 2002, she participated in the Amériche exhibition presented in Milan, Italy, at La Fabbrica Del Vapore. She formed with the artists Massimo Guerrera and Sylvie Cotton the collective VIA from 2004 to 2009. VIA participated in events that included the International Symposium of Contemporary Art in Baie-Saint-Paul (2007) and L’État d’urgence, organized by ATSA (2008).

Corine Lemieux wishes to thank Centre SAGAMIE et Anne-Marie Ninacs
The book en cours de route is published by Centre SAGAMIE
With texts of Corine Lemieux and Anne-Marie Ninacs

Pour commander / To order:

Corine Lemieux en cours de route
Auteurs: Corine Lemieux et Anne-Marie Ninacs
128 pages, texte intégral en français et en anglais, 11X7po.
128 pages, full text in French and English, 11X7in.
ISBN 978-2-923612-21-8 2010
Prix: 30.00$ + Transport au Canada 5.00 + tps 1.75 + tvq 0.39 = Total: $37.14

mardi 12 octobre 2010

AUDE MOREAU

AUDE MOREAU
LANCEMENTde la PUBLICATION Le fil d’Ariane
Éditée par le Centre SAGAMIE

Jeudi 14 octobre 2010 à 19h00

Au Centre CLARK
5455, avenue De Gaspé, local 114
514.288.4972
La publication Le fil d’Ariane éditée au Centre SAGAMIE d'Alma, retrace le parcours d’une intervention d’Aude Moreau qui a commencé en 2000 entre les murs de la Centrale, galerie Powerhouse, à Montréal, et a pris fin en 2002, quelque part entre Venise et Héraklion. À travers les fragments photographiques et textuels documentant ce double parcours, le livre ferme la boucle sur l’ensemble du processus en publiant la version inédite du voyage. Il est accompagné d’un texte de Bernard Schütze qui situe l’ensemble du processus de disparition au coeur du dénouement de l’action de l’artiste.

Aude Moreau a présenté ses projets au Québec, en France, aux Etats-Unis et au Luxembourg. Ses plus récentes expositions individuelles ont eu lieu au centre d’exposition Plein sud (2010), au Casino Luxembourg forum d’art contemporain (2009) et à la Fonderie Darling (2008). Elle a également fait partie des expositions collectives : Art souterrain - Nuit blanche de Montréal (2010), La Biennale Nationale de Sculpture Contemporaine de Trois-Rivières (2010) et Orange événement d’art actuel de Saint-Hyacinthe (2006). Ses oeuvres font partie de la Collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des Beaux-arts du Québec (acquisition 2008) et de la Banque d’œuvres d’art du Canada (acquisition 2009). Elle a reçu à plusieurs reprises le soutien du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada. Des comptes rendus critiques sur sa pratique ont été publiés dans les revues Esse, Espace sculpture, Art el sabord. Aude Moreau vit et travaille à Montréal.


Pour commander / To order:

AUDE MOREAU, Le fil d’Ariane
ISBN 978-2-923612-05-8 2010
Auteur: Bernard Schütze
120 pages, texte intégral en français et en anglais (full text in French and English)
Prix: 25.00 + Transport au Canada 3.25 + tps 1.41 + tvq 0.26 = Total: $29.92

Prix spécial sur place le soir du lancement : 20.00$

mardi 5 octobre 2010

Eric Sauvé

Eric Sauvé
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Le travail d’Eric Sauvé prend souvent comme point de départ la collecte/accumulation de résidus ou d’artefacts qu’il transforme, manipule, réassemble. Pour ce projet, il prend comme matériau les tags de graffeurs qu’il a recensés dans les rues de Montréal. Toujours intéressé d’orchestrer ou d’accentuer des zones d’ambivalence, l’artiste est interpellé par le double désir d’anonymat et de renommée des graffeurs, vandales pour certains et virtuoses pour d’autres.

Dans ce projet, il traite les tags comme motif ornemental, en monochromie de blanc rappelant l’élégance restreinte des tapisseries de soie, soulignant la finesse calligraphique des signatures ainsi aseptisées.

Eric Sauvé vit à Montréal. Son travail a été exposé dans nombreuses galeries et centres d’art au Canada, en Espagne et en France. Parmi les lieux publics qu’il a investis de façon éphémère et permanente on compte le Château de Tours, France, Theatre Junction à Calgary, le Centre d’arts Orford, le Théâtre Usine C et l’Esplanade de la Place des Arts à Montréal.

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Eric Sauvé
Artist in Residence

The work of Eric Sauvé often takes as its starting point the collection and accumulation of artifacts and residual objects which he subsequently transforms, manipulates and reassembles. For the present project, he has taken as his raw material the tags of graffiti writers which he has gathered from the streets of Montreal. Always intent on orchestrating or accentuating zones of ambivalence, the artist is intrigued by the two-fold desire for anonymity and fame exhibited by graffiti artists, considered vandals by some and virtuosos by others.

In this project, he portrays tags as ornamentals motifs, in white monochrome recalling the restrained elegance of silk tapestries and revealing the subtle calligraphy of these sanitized signatures.

Eric Sauvé lives in Montreal. His work has been exhibited in numerous galleries and art centers in Canada, Spain and France and has been installed, both ephemerally and permanently, in such public spaces as the Château de Tours in France, Theatre Junction in Calgary, the Arts Center in Orford, and the Théâtre Usine C and Esplanade at Place des Arts.

Lecture publique et musique improvisée

Lecture publique et musique improvisée
Le jeudi 7 octobre 2010 à 17h00
Au Centre SAGAMIE, 50 rue St-Joseph, Alma

La compagnie de théâtre Les Têtes Heureuses présente en avant-première au Centre SAGAMIE, des extraits de la pièce Soudain l’été dernier de Tennessee Williams, en compagnie de musiciens du Collèged’Alma qui improviseront une bande sonore. La pièce sera ensuite présentée du 21 octobre au 7 novembre au Petit théâtre de l’UQAC et, le 12 novembre, à l’Auditorium d’Alma.

Soudain l’été dernier est certainement un chef-d’œuvre dramatique du XXe siècle par la puissance de l’imagination, la force de la langue, la liberté de la forme et la modernité de son propos. C’est avec fierté que Les Têtes Heureuses s’attaquent à cette pièce-phare de la dramaturgie américaine. La compagnie produit du théâtre professionnel dans la région depuis 1982. Elle fait d’abord travailler des artistes d’ici, mais aussi d’ailleurs au Québec.

La Nouvelle-Orléans. Une femme, immensément riche, a perdu son fils unique. Il est mort au loin, de manière violente, l’été dernier. Que s’est-il vraiment passé? L’enquête va mettre en présence des personnages hors norme, tous saisis par une certaine folie.

Tennessee Williams fait de cette matière l’un de ses chefs-d’oeuvre, porté par une extraordinaire tension dramatique. Du coup, il fournit un portrait terrifiant de la société américaine, toujours hantée par ses mêmes démons: l’argent, le sexe, la violence, Dieu. Une tragédie authentique pour le temps présent.

Le texte français a été établi par Rodrigue Villeneuve à partir du texte original anglais et des traductions de Jean-Michel Déprats et Marie-Claire Pasquier (2010) et de Jacques Guicharnaud et Michel Arnaud (1962).

Mise en scène
Rodrigue VILLENEUVE

Comédiens
Lucille PERRON
Martin GIGUERE
Maude COURNOYER
Dominique BRETON
Éric RENALD
Dave GIRARD

Scénographie
Michel GAUTHIER
Costumes
Yasmina GIGUERE
Lumières
Alexandre NADEAU
Conception sonore
Patrice LEBLANC

Photo: Boran Richard

mercredi 29 septembre 2010

Bertrand R. Pitt


Bertrand R. Pitt
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Bertrand R. Pitt vit et travaille à Montréal. Ses oeuvres vidéographiques ont été présentées dans près d'une quinzaine d'expositions individuelles et divers événements au Québec, au Canada, en France et en Suisse.

L’exploration de rapports inattendus entre sons et images et leur mise en espace sont au cœur de sa pratique qui tend à interroger nos habitudes perceptuelles. Avec ses œuvres Dérive, Tumultes, Rémanences et sa plus récente installation interactive Horizons incertains, où les pulsations de la ligne d'horizon sont déclenchées par l'action des participants, l'artiste interroge les rapports sensibles et cognitifs qui se tissent entre le corps et le paysage. Il prépare actuellement une nouvelle série de tableaux vidéo-interactifs intitulée Travellings qui sera présentée à La Bande Vidéo à Québec en novembre prochain et au SESC Pinheiros à São Paulo (Brésil) en avril 2011. Il présentera également une nouvelle version de son installation Horizons incertains à la Gallery 44 à Toronto en mars 2011.

Son travail a été soutenu à plusieurs occasions par le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada et fait partie de la collection du Musée National des Beaux-Arts du Québec. Détenteur d'une maîtrise en arts visuels de l'UQÀM, il est également professeur au département d'arts plastiques du Collège Lionel-Groulx.

Pour plus d'informations, visitez : www.bertrandrpitt.net

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Bertrand R. Pitt
Artist in Residence

Bertrand R. Pitt lives and works in Montreal. His videographic works have been featured in nearly fifteen solo exhibitions and at various events in Quebec, Canada, France and Switzerland.

Through the exploration and spatial configuration of unexpected relationships between sounds and images, his work engages in a fundamental questioning of our perceptual habits. In works such as Drift, Tumults, Afterglow, and his most recent interactive installation, Uncertain Horizons, in which the throbbing of the horizon is triggered by the participating spectators, the artist explores cognitive and sensual connections between body and landscape. He is now working on a new series of interactive-video pictures entitled Travellings, to be shown at La Bande Vidéo in Quebec City in November and at SESC Pinheiros in São Paulo (Brazil) in April 2011. A new version of the Uncertain Horizons installation will be presented at Gallery 44 in Toronto in March 2011.

His work has received the support of the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts and is included in the collection of the Musée National des Beaux-Arts du Québec. He completed a Master’s degree in visual arts at the UQÀM and currently teaches in the visual arts department of the Collège Lionel-Groulx.

For more information, please visit: www.bertrandrpitt.net

mardi 14 septembre 2010

Jacynthe Carrier

Jacynthe Carrier
Artiste en résidence / Artist in Residence
(English follows)

Démarche Artistique
Ma démarche artistique se développe autour d’une pratique photographique et vidéographique. Par ces médiums de représentation, j’interroge les différentes relations du corps à l’environnement, ainsi que nos manières d’envisager et de consommer les espaces paysagers. Plus précisément, j’expérimente l’habitation de paysage ou plutôt de " lieux cicatrices " (ces paysages qui racontent le passage et la présence de l’homme). Territoires inopportuns à l’habitat, ils furent dessinés par le besoin, la productivité, la surabondance et sont désormais caractérisés par l’abandon. Le paysage, urbain ou rural, est une terre de re-création, une aire à apprivoiser. Mon travail s’intéresse à démontrer, par l’image fixe ou mouvement, différentes interventions et expérimentations d’apprivoisement du corps à ces espaces. Dans la rencontre de la mise en scène et de la performance, le corps devient un outil narratif ainsi qu’un arpenteur de ces paysages et tente de tracer un discours entre le lieu et le corps. Au sein de ces manœuvres d’habitation, le paysage façonné se défait ici de sa distance et aspire à devenir un lieu pour la rencontre, un espace d’expérimentation et de cohabitation.

Biographie
Originaire de Québec Jacynthe Carrier œuvre principalement en photographie et en vidéo. Détentrice d’un baccalauréat de l’Université de Québec à Montréal, elle poursuit présentement une Maîtrise en Arts Plastiques à l’université de Concordia. Depuis quelques années, sa démarche artistique questionne particulièrement notre façon d’occuper et d’altérer le territoire contemporain. Son travail a entre autres été présenté lors de la biennale d’Art de Québec(2008), au Centre de la photographie Vu (2009), au centre Caravansérail à Rimouski (2009) ainsi qu’à la galerie de l’UQAM (2010). En 2009 elle remporta Le Prix Videre Relève soulignant la production récente d’un artiste de la scène émergente de la région de Québec.


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Jacynthe Carrier
Artist in Residence

Artist’s Statement
My artistic approach through photography and videography is founded on an exploration of the different relationships between body and environment and of the ways we have of conceiving and consuming landscapes. More precisely, I portray the experience of inhabiting a landscape or rather the “scar zones” (those landscapes which are a testimonial to the passage and presence of man). These are areas not immediately suited to habitation but which are shaped by need, productivity and surfeit, and then subsequently abandoned. Landscape, urban or rural, is the territory of re-creation, an area that has been tamed. My work seeks to reveal, through still or moving images, the different attempts made and means used to adapt the body to these spaces. Where setting and performance meet, the body becomes the surveyor of these landscapes and a narrative tool attempting to establish a dialogue between itself and the territory. Through the sustained intent to inhabit the land, the feeling of distance is attenuated in the reshaped landscape and it becomes the ground of encounters, a place of experimentation and cohabitation.

Biography
Jacynthe Carrier is from Quebec City and works primarily in the fields of photography and videography. She obtained her Bachelor’s degree from the Université de Québec à Montréal and is presently completing a Master’s degree in fine arts at Concordia University. During the last few years, her artistic work has been an exploration of the different ways we have of occupying and altering modern-day territory. Her work has been presented at the biennale d’Art de Québec(2008), the Centre de la photographie Vu (2009), the centre Caravansérail in Rimouski (2009) and the UQAM gallery (2010). In 2009, she won the Prix Videre Relève, awarded for the recent work of a new artist in the Quebec City area.

mardi 7 septembre 2010

Exposition MILUTIN GUBASH Exhibition‏


MILUTIN GUBASH
TITO MON AMI ET D'AUTRES HISTOIRES
TITO MY FRIEND, AND OTHER STORIES
English follows

VERNISSAGE
Ce jeudi 9 septembre à 17h00
EXPOSITION du 9 septembre au 8 octobre 2010

Mes travaux récents (Re-Enacting Tragedies While My Parents Look On, 2003; Near and Far, 2005; LOTS, 2007; Born Rich, Getting Poorer, 2009) ont tous été créés à partir de sujets qui me sont très proches: ma mère, mon père, mon amoureuse et ma fille, quelques amis intimes ainsi que d’autres artistes complices. Apparaissant à mes côtés dans mon travail, ces derniers me permettent d’exprimer des réflexions sur l’amour, l’échec, l’espoir, la mort, le cinéma, la télévision, le passé, le futur et l’art.

Ma pratique se compose d’anecdotes, de dialogues, d’événements ou de traits de caractères puisés dans la vie réelle, qui sont ensuite mis en scène devant la caméra, puis devant le public, formant des suites expérimentales sur le portrait et la biographie. Je m’intéresse de plus en plus à explorer le processus et l’esthétique de la narration de façon à créer et à suivre le fil évolutif de ma propre histoire et de celle de ceux qui m’entourent.

Dans la vidéo HOTEL TITO, ma mère (ébranlée par un grave problème de santé) confie sa version des événements étranges et menaçants les ayant convaincus, mon père et elle, d’abandonner la Yougoslavie socialiste des années 1960. Elle explique ce qui les a amenés à s’envoler pour le Canada : les rudes conditions de vie, une économie irrationnelle ainsi qu’un état militaire abusif et violent, le tout se manifestant dans leur sphère intime alors qu’ils étaient en pleine lune de miel. En guise de célébration pour cette nuit spéciale, ils ont eu à composer avec un empoisonnement alimentaire, l’absence de tuyauterie à l’intérieur de l’hôtel (pas de toilette intérieure), un âne attaché à la bécosse et, pour conclure, ils ont eu droit à un interrogatoire mené par un groupe de soldats éméchés!

Alors qu’elle raconte son histoire dans la vidéo, je rassemble un groupe de personnes - quelques visages connus de la scène artistique montréalaise dont Sylvain Campeau, Doug Scholes, Jean Lalonde,…) et d’autres amis qui figurent dans mes œuvres antérieures - afin de m’aider à visualiser cet événement qui a eu un impact énorme sur ce que je suis et sur ce pourquoi je suis ici maintenant, éloigné de mon propre patrimoine et de ma propre culture. HOTEL TITO se présente comme une version maison de l’image que je me fais d’une série télé du bloc de l’Est durant les années 1960, ce qu’elle aurait pu avoir l’air sur les plans visuels et sonores. L’œuvre a été doublée en français grâce à la participation d’un autre groupe de personnes, provenant cette fois-ci de la scène artistique de la ville de Québec. Ces derniers animent, mais aussi interprètent cette pièce amateur présentée dans la vidéo.

L’exposition est également accompagnée d’un projet intitulé THESE PAINTINGS, un assortiment de ce que j’appelle de « fausses » abstractions picturales se présentant toutes comme des portraits de Tito (à la fois architecte visionnaire du socialisme et, de 1945 à 1982, impitoyable dictateur de la Yougoslavie). On dit souvent que le Modernisme est né de la catastrophe, de celle de la guerre plus particulièrement. Alors que l’abstraction était illégale en Union Soviétique, elle ne l’était pas dans la Yougoslavie d’après-guerre des années 1950-1960. Elle n’était tout simplement pas une forme artistique reconnue par l’État (le style dominant étant alors le réalisme socialiste). En coulisse, il n’en demeure pas moins que des moyens ont été pris pour décourager cette forme d’art, de façon à déranger la vie des artistes qui tentaient de repousser ces frontières esthétiques. On rapporte des cas où l’intimidation policière ainsi que des allégations de déséquilibre ou de déficience mentaux ont été formulées par des autorités diverses afin de perturber et de dénoncer ces praticiens. Dans ce contexte où l’abstraction picturale était perçue comme une réelle affirmation politique, je souhaite proposer un questionnement quant à sa signification en Yougoslavie

Né à Novi Sad (Serbie) et vivant à Montréal (Québec) depuis 2005, Milutin Gubash a présenté des expositions au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe. Récemment, il a présenté son travail en solo à Montréal, au Musée d’art contemporain (Lots, 2007) et à Optica (Born Rich, Getting Poorer, 2009), à Paris, à la Galerie 3015, et à Marseille, à la RLBQ (Which Way to the Bastille?, 2008). Faisant appel à la photographie, à la vidéo et à la performance, le travail de Gubash met souvent en scène sa famille et ses amis qui jouent leurs propres rôles à l’intérieur de réalisations maison : comédies de mœurs, téléromans, portraits de famille et pièces de théâtre improvisées. Avec des moyens simples et une gestuelle souvent comique, les rôles s’emmêlent et se renversent, passant du simple domestique à différents statuts sociaux et professionnels. C’est ainsi que nous sommes invités à suivre l’artiste qui brasse les idées reçues portant sur nos identités et sur nos environnements.
http://www.milutingubash.com

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MILUTIN GUBASH
TITO MY FRIEND, AND OTHER STORIES

Opening
Thursday, September 9, 5 p.m.
Exhibition du 9 septembre au 8 octobre 2010
September 9 - October 8, 2010

All of my recent works (Re-Enacting Tragedies While My Parents Look On 2003; Near and Far 2005; LOTS 2007 ; Born Rich, Getting Poorer 2009) are created from the subjects I keep closest to me in my daily life. My mother and father, my lover and my daughter, some close friends and a few other artists with whom I share an affinity, appear alongside me in my work to express thoughts on love, failure, hope, death, movies and television, the past, the future, art.

My practice borrows anecdotes, dialogue, events or character traits from actual life, and represents these elements in front of a camera, and eventually an audience, as a series of experiments in portraiture and biography. Increasingly, I have become interested in engaging with the process and aesthetics of narrative, creating and maintaining an evolving story of myself and those around me.

In the video HOTEL TITO, my mother (under the distress of a serious health scare) relates her version of the bizarre and menacing events that finally persuaded her and my father to abandon socialism in early 1960s Yugoslavia. She explains why they fled to Canada : the primitive living conditions, an irrational economy, and an abusive and violent military state all converged at a personal scale on their honeymoon. To celebrate that special night, they were subject to food poisoning, having to cope with a lack of indoor plumbing in the hotel (no indoor bathroom), living along with a donkey tied to the outhouse, and being arbitrarily interrogated by a group of drunken soldiers!

While she relates her story in the video, I assemble a group of people -- a few recognizable from the Montreal art milieu (Sylvain Campeau, Doug Scholes, Jean Lalonde…), and other friends who appear in my earlier works -- to help me visualize this event which had an enormous impact on who I am, and why I am now here, removed from my own heritage and my own culture. Created as a homemade version of what I imagine an Eastern-Bloc sitcom from the 1960s may have looked and sounded like, the HOTEL TITO has been dubbed into French by soliciting the participation of another group of people from the art milieu in Quebec City, who animate and interpret the amateur theatre presented in the video.

Accompanied by a related project entitled THESE PAINTINGS, the exhibition is further constituted by a set of what I call « false » abstract paintings, all claimed to be portraits of Tito (the alternately visionary architect of socialism and ruthless Yugoslav dictator from years 1945-1982). It is often said that Modernism was born from catastrophe, war most particularly. Unlike the Soviet Union, where abstraction was illegal, in post-war Yugoslavia in the 50s and 60s, it was simply not a state recognized form (the dominant form was social realism). Nonetheless, unofficially it was « unsupported » in ways that were detrimental to the lives of artists who pushed at those boundaries. There are documented instances which suggest that police intimidation, allegations of mental instability and incompentance were used by various officials to destabilize and denounce its practioners. I want to put into register questions about what abstraction in Yugoslavia meant since it was seen there as a determined political statement.

Born in Novi Sad (Serbia) and lives in Montréal (Québec) since 2005, Milutin Gubash has mounted exhibitions in Québec, Canada, the United States, and Europe, including recent solo shows in Montréal at the Musée d’art contemporain de Montréal (“LOTS”, 2007), and Optica (“Born Rich, Getting Poorer”, 2009), Galerie 3015 in Paris and RLBQ in Marseille (“Which Way to the Bastille?”, 2008). His practice encompasses photography, video, and performance, and regularly features the participation of his family and friends, who portray versions of themselves in Gubash’s Do-It-Yourself sitcoms, soap operas, family photos, and improv theatre pieces. Using simple means and often comical gestures, conventional domestic, social and professional roles are mixed-up and up-ended, as we are invited to follow the artist in reconsidering assumptions about our own identities and environments.
http://www.milutingubash.com