lundi 17 mai 2010

Caroline Hayeur


Caroline Hayeur
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

PHOTOREPORTER depuis une quinzaine d'années, Caroline Hayeur est membre de l'Agence Stock Photo à Montréal — collectif de photographes indépendants. En 1996, le projet de livre et d’exposition Rituel Festif : portraits de la scène Rave à Montréal fut le début une longue implication dans le monde de la nuit. L’exposition fera littéralement le tour du monde avec les galeries photo FNAC (France) pendant plus de 10 ans.

ARTISTE résolument optimiste, marquée par une expérience de terrain de longue date, sa démarche est avant tout humaine. Elle explore ce qui fait la socialisation des gens au travers d’une certaine quête de convivialité et de ritualité. Elle utilise son appareil photographique, a contrario des paparazzis, comme une captation d'émotions et d'attitudes variées (états de désœuvrement, de plénitude, de perte de repère et de contrôle). Les projets de livres et d’expositions, tels Amalgat Danse, tradition et autres spiritualités (www.amalgat.net) et Tanz Party, explorant la danse sociale en France ou l’exposition Mes Nuits Blanches au Centre d’art et de diffusion CLARK de Montréal, en témoignent.

Elle s’immerge donc littéralement avec ses sujets et oeuvre dans une dynamique de médiation et de collaborations. Son corpus, souvent présenté sous forme d’assemblage (soit en mosaïque ou en séquence), est un univers sélectif qui se veut poétique et sans aucun jugement de valeur.

FUSION. Caroline Hayeur est bien ancrée dans la photographie plasticienne contemporaine. Cadrage, point de vue, traitement donnent des installations photographiques généralement de grandes ampleurs. Elle sort du cadre journalistique, ne suit pas l’actualité " chaude ", mais raconte, avec son regard et ses montages, le quotidien de façon singulière. La vérité n’est pas l’objet de sa pratique. Derrière sa quête d’universalité, elle reste déterminée à " imager l’ici-maintenant ".

DUO. La rencontre avec la musicienne Myléna Bergeron a mené à la constitution d’un duo : " Les Ying Yang Ladies ". En mai 2006, invitées en résidence au Duolun MoMA de Shanghai (www.duolunmoma.org), elles entreprennent le projet Mapping Territories. La performance qui en est issu, MT : A Shanghai Story fut présentée entre autres, au festival HTMlles8 (www.htmlles.net) en 2007, au 19th St.John’s International Women’s Film Festival à Terre-Neuve en 2008 et au Domaine D’O à Montpellier, France en 2009. Leur nouveau projet Dans la forêt 2 : Plus on avance plus le bois est grand présenté au Festival Voix d’Amérique (www.fva.ca) en février dernier incluait pour la première fois le texte performé.

2010 sera donc une année faste puisqu’elle exposera simultanément Amalgat en solo au Musée d’Art de Joliette et au Musée de la photographie populaire de Drummondville durant tout l’été. Un projet de médiation avec des groupes de danse sera présenté conjointement avec le Festival mémoire et racine et le Musée d’Art de Joliette (objet de sa résidence au Centre SAGAMIE). De plus sa nouvelle production intitulée Le projet X : Nature humaine sera présentée en novembre 2010 au centre VU à Québec.

Caroline Hayeur enseigne le photojournalisme à l’Université du Québec à Montréal.

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Caroline Hayeur / Artist in Residence

A photo-journalist for 15 years, Caroline Hayeur is a member of Agence Stock Photo, a Montreal-based group of independent photographers. In 1996, the book and exhibition project Rituel Festif: Portraits de la scène Rave à Montréal marked the beginning of an extensive involvement in night life. The exhibition literally toured the world with the FNAC photo galleries (France) for 10 years.

An unabashed optimist, the artist brings her extensive field experience to bear on an essentially human body of work. She explores the makings of socialization through people’s quest for conviviality and ritual. Contrary to the paparazzi, she uses her camera to capture varied emotions and attitudes—states of listlessness, plenitude, loss of control, disorientation—, as evinced in such book and exhibition projects as Amalgat Danse, tradition et autres spiritualités (www.amalgat.net), Tanz Party, an exploration of ballroom and social dancing in France, or Mes Nuits Blanches, an exhibition at Centre d’art et de diffusion CLARK, in Montreal.

She immerses herself thoroughly, then, in her subject, working through a process of mediations and collaborations. He work, often presented as an assemblage (in sequence or as a mosaic), is a selective universe that favours the poetic and refrains from making value judgements.

FUSION. Caroline Hayeur is wholly rooted in contemporary artistic photography. Framing, point of view, and treatment generally make for large-scale, significant photo-installations. Her practice takes her outside the journalistic box, and she doesn’t cover the “hot” topics of the moment. Instead, her gaze and her compositions afford a unique perspective on the everyday. Truth is not the object of her study. Beyond the quest for universality, she remains determined in " imagining the here and now.”

Caroline Hayeur is teaching photojournalism at Université du Québec à Montréal.


Sadko Hadzihasanovic


Sadko Hadzihasanovic
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Le travail de l’artiste Torontois Sadko Hadzihasanovic s'inspire d’une imagerie provenant de la culture occidentale accompagnée de traces autobiographiques de la vie passée de l’artiste dans son pays d’origine, la Yougoslavie. Hadzihasanovic s’interroge avec humour sur le fait que des reliquats du passé communisme et des icônes de la culture populaire occidentale puissent s’amalgamer pour former une nouvelle identité culturelle. L’artiste s’intéresse à l’utilisation, voire à la dissimulation, d’indices idéologiques et historiques qui s’articulent à travers un langage ironique et humoristique. Depuis qu’il est arrivé au Canada, il est fasciné par cette nouvelle culture dans laquelle il s’est retrouvé plongé et arpente le champ de la culture populaire et de la société de consommation. En interprétant des motifs de papier peint et d’emballage dans un style pop art, Hadzihasanovic critique la vacuité de l’imagerie commerciale. Il s’en prend également aux démons canoniques de l’art et de l’histoire. Ces images disparates et ces techniques mimétiques offrent un aperçu de la création, de la production et de la consommation d’images/étiquettes.

Sadko Hadzihasanovic est né à Bihac en Bosnie. Il a étudié à l’Académie des beaux-arts de Sarajevo et à l’université de Belgrade en ex-Yougoslavie où il a complété une Maîtrise en 1984. Depuis son émigration au Canada en 1993, ses œuvres ont fait l’objet d’expositions dans de nombreuses galeries au pays et à l’étranger parmi lesquelles : Red Head Gallery (Toronto), Artcite (Windsor), Neutral Ground (Regina), Langage Plus (Alma), Grunt Gallery (Vancouver), Galerie Saw (Ottawa), Observatoire 4 (Montréal), Eastern Edge (St. John’s), Espace Virtuel (Saguenay), VU (Québec), SAGAMIE (Alma), Paul Petro Contemporary Art (Toronto) et Kunsthaus Santa Fé (Mexico). Son travail a également été présenté dans plusieurs biennales internationales et fait partie de nombreuses collections publiques et privées. http://www.sadkohadzihasanovic.com

Sadko Hadzihasanovic / Artist in Residence

Sadko Hadzihasanovic works combine imagery from Western culture with autobiographical traces of the artist’s past life in his country
of birth, Yugoslavia. Hadzihasanovic playfully probes the fact that relics of the communist past and icons of Western popular culture merge to form a new cultural identity. Hadzihasanovic is interested in the use -- or camouflaging -- of ideological and historical clues articulated through ironic and humorous language. Since he arrived in Canada, fascinated by the new culture in which he has found himself immersed, he has been investigating pop culture and consumerism. By interpreting pop-art-style motifs on painted paper and packaging, Hadzihasanovic critiques the emptiness of commercial imagery. Hadzihasanovic’s latest works wrestle with the canonic demons of art and of history. In defiance of deception, he adds ‘realia’—magazine clippings, an actual Band Aid—and he simultaneously copies these reproductions onto the same canvas. Such disparate imagery and mimetic techniques offer a glimpse at the creation, production and consumption of image/labels.

Sadko Hadzihasanovic was born in Bihac, Bosnia. He studied at the Academy of Fine Arts in Sarajevo and at the University of Belgrade in Yugoslavia where he earned his M.F.A. in 1984. Since emigrating to Canada in 1993, his work has been exhibited in numerous galleries in Canada and abroad including: Red Head Gallery, Toronto; Artcite, Windsor; Neutral Ground, Regina; Language Plus, Alma; Grunt Gallery, Vancouver; Saw Gallery, Ottawa; Observatoire 4, Montreal; Eastern Edge, St. John’s; Vu, Quebec; SAGAMIE, Alma; Paul Petro Contemporary Art, Toronto; Kunsthaus Santa Fe, Mexico and many more. Sadko’s work has been shown in numerous international bienalles and his work also became a part of many public and private collections. http://www.sadkohadzihasanovic.com

mardi 11 mai 2010

Exposition CÉDULE 40‏


CÉDULE 40 / L'Idée de la reproduction
Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger et Noémie Payant-Hébert
VERNISSAGE
Le vendredi 14 mai à 17h00
EXPOSITION du 14 mai au 11 juin 2010

English follows
Séduit par l’invitation du Centre SAGAMIE, organisme spécialisé en impression numérique, Cédule 40 saisit l’occasion d’adresser un bref clin d’œil à Walter Benjamin1 en questionnant le rôle et la place que les moyens de reproduction occupent dans la démarche artistique du collectif. Si l’art est par nature reproductible comme le soutien Benjamin, le paysage, axe principal de réflexion de Cédule 40, l’est tout autant ! Cédule 40 vous invite au cœur d’une contrée un peu farfelue où le matériau et les procédés sont à l’honneur, un paysage évoquant les techniques de reproduction de masse comme leitmotiv de la création contemporaine.

Cette exposition s’inscrit dans une série d’activités soulignant les cinq ans du collectif Cédule 40. Fondé en 2005, Cédule 40 réunit les quatre artistes Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger et Noémie Payant-Hébert. Les principales réalisations de CÉDULE 40 ont eu lieu à l’Événement d’art actuel Orange de St-Hyacinthe (Révolution, 2009), au 400e anniversaire de Québec (Rouages, 2008) et au Festival international de Jardins de Métis (Labyrinthe, 2009 ; Les Ondées aratoires, 2008 ; Terrain fertile, 2007 ; Sous-terrain de jeu, 2006). À l’été 2010, Cédule 40 inaugurera une œuvre permanente commémorant les 150 ans de la glissoire de drave d’Alma. De plus, une publication éditée par le Centre SAGAMIE sur les 5 années de création du collectif, verra le jour à l’automne.

1 BENJAMIN, Walter, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, 1939, Paris, réédité en 2000 chez Gallimard.

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CÉDULE 40 / The Idea of the Reproduction
Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger and Noémie Payant-Hébert
Opening
Friday, May 14, 2010, 5:00 p.m.
Exhibition May 14 - June 11, 2010

Drawn to the invitation extended by digital printing specialists Centre SAGAMIE, Cédule 40 grasped at this opportunity to give Walter Benjamin a nod by examining the role and place of the means of reproduction in the art collective’s creative process. If, as Benjamin maintains, art is by nature reproducible, landscape, the main axis of reflection at Cédule 40, must be so as well! Cédule 40 invites you into the heart of a somewhat eccentric region where materials and processes hold centre stage, a landscape conjuring the techniques of mass-reproduction as a leitmotif of contemporary creation.

This exhibition is part of a series of activities marking Cédule 40’s 5th anniversary. The collective was founded in 2005 and is composed of four artists: Julien Boily, Sonia Boudreau, Étienne Boulanger, and Noémie Payant-Hébert. Cédule 40’s main productions have been held at l’Événement d’art actuel Orange, in St-Hyacinthe (Révolution, 2009), Quebec City’s 400th anniversary (Rouages, 2008), and the Festival international de Jardins de Métis (Labyrinthe, 2009; Les Ondées aratoires, 2008; Terrain fertile, 2007; Sous-terrain de jeu, 2006). In summer 2010, Cédule 40 will inaugurate a permanent work commemorating 150 years of stream driving in Alma. A publication covering 5 years of creative work at Cédule 40 will be edited and published by Centre SAGAMIE in the fall.

lundi 10 mai 2010

Pascaline Knight


Pascaline Knight
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Je dessine l’invisible qui se loge sous les apparences. Il s’agit de laisser émerger une autre lecture, celle de la réalité bancale, difforme, monstrueuse parfois, fragile toujours. En traversant toutes ces zones, le dessin devient une traduction de la condition humaine.

Pascaline Knight s’exprime principalement par la conjonction de l’écriture, du dessin et de la gravure. Elle sérigraphie présentement une nouvelle illustrée A Knight’s Move ou l’Émergence de la Chrysalide chez GRAFF, pour laquelle elle a reçu une bourse du CALQ et une autre du CAC. Les ruelles et les vêtements ont arboré ses œuvres plus que les murs de galeries. Elle a exposé à la Maison de la Culture Petite Patrie en 2003. L’an dernier elle a participé à la OFF Biennale de DARE-DARE. Elle a aussi tout récemment exposé son livre de mouchoirs Speckled With Pores à l’Atelier Punkt à Montréal qui a été acquis par la Bibliothèque Nationale du Québec. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia.

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Pascaline Knight / Artist in Residence

I draw that which dwells, invisible, within appearances. It is a question of letting another reading emerge, that of reality askew, deformed, sometimes monstrous, always fragile. In traversing all these areas, the drawing becomes a translation of the human condition.

Pascaline Knight expresses herself primarily through a confluence of writing, drawing and engraving. She is currently silk-screening an illustrated short story, A Knight’s Move ou l’Émergence de la Chrysalide, at GRAFF, for which she received a grant from the CALQ and another from the CCA. Clothing and alleyways have seen more of her work than have gallery walls, though she exhibited her work at the Maison de Culture Petite Patrie in 2003, and last year participated in DARE-DARE’s OFF-Biennial. Recently, at Atelier Punkt, in Montreal, she also presented her kerchief book, Speckled With Pores, which was acquired by the Bibliothèque Nationale du Québec. She holds a BFA from Concordia University.

lundi 26 avril 2010

François Lemieux

François Lemieux
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Dans ma pratique artistique, j’ai cherché à concevoir des objets, des documents et des situations susceptibles d’alimenter une réflexion sur la division du travail, la production de subjectivité et à ce que de telles questions embrayent actuellement de contradictions et de paradoxes. À travers elles, je suis particulièrement sensible à la manière dont s’articulent intuition, recherche documentaire et conversation comme les révélateurs de raccords idiosyncratiques entre esthétique, éthique et politique. La négociation transversale qui s’en suit trouve sa forme dans ma pratique artistique, j’ai cherché à concevoir des objets, des documents et des situations susceptibles d’alimenter une réflexion sur la division du travail, la production de subjectivité et à ce que de telles questions embrayent actuellement de contradictions et de paradoxes. À travers elles, je suis particulièrement sensible à la manière dont s’articulent intuition, recherche documentaire et conversation comme les révélateurs de raccords idiosyncratiques entre esthétique, éthique et politique. La négociation transversale qui s’en suit trouve sa forme dans ma pratique artistique, j’ai cherché à concevoir des objets, des documents et des situations susceptibles d’alimenter une réflexion sur la division du travail, la production de subjectivité et à ce que de telles questions embrayent actuellement de contradictions et de paradoxes. À travers elles, je suis particulièrement sensible à la manière dont s’articulent intuition, recherche documentaire et conversation comme les révélateurs de raccords idiosyncratiques entre esthétique, éthique et politique. La négociation transversale qui s’en suit trouve sa forme dans ma pratique artistique.

Depuis 2006, François Lemieux (1979) développe une pratique qui se rapporte à l’art, au design et à l’architecture. Son travail articule et commente l’économie, voire le jeu de liens entre l’objet matériel, les conditions de sa production, le contexte de sa monstration et celui de sa réception. Il vit et travaille à Montréal.

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François Lemieux / Artist in Residence

In my art practice, I have sought to conceive objects, documents, and situations that might nourish a reflection on the division of labour, the production of subjectivity, and the contradictions and paradoxes that such interrogations currently elicit. Through them, I am particularly sensitive to the articulations of intuition, documentary research, and conversation as they reveal the idiosyncratic connections between aesthetics, ethics, and politics. The ensuing lateral negotiations take shape in my art practice, I have sought to conceive objects, documents, and situations that might nourish a reflection on the division of labour, the production of subjectivity, and the contradictions and paradoxes that such interrogations currently elicit. Through them, I am particularly sensitive to the articulations of intuition, documentary research, and conversation as they reveal the idiosyncratic connections between aesthetics, ethics, and politics. The ensuing lateral negotiations take shape in my art practice, I have sought to conceive objects, documents, and situations that might nourish a reflection on the division of labour, the production of subjectivity, and the contradictions and paradoxes that such interrogations currently elicit. Through them, I am particularly sensitive to the articulations of intuition, documentary research, and conversation as they reveal the idiosyncratic connections between aesthetics, ethics, and politics. The ensuing lateral negotiations take shape in my art practice.

Since 2006, the practice of François Lemieux (1979) has evolved around art, design, and architecture. His work articulates and comments on the economy, on the interplay of connections between the material object, the conditions of production, the context of its display, and that of its reception. He lives and works in Montreal.




mardi 20 avril 2010

CORINE LEMIEUX‏


Corine Lemieux
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

RÉSIDENCE D'ÉDITION, phase 2
Je reviens au Centre SAGAMIE afin de poursuivre la réalisation d’une monographie bilingue réunissant une soixantaine de photographies tirées du projet en cours de route et un essai analytique de Anne-Marie Ninacs. en cours de route, entamé en 2000, est un projet ou je privilégie la forme du journal et le projet à long terme, car ils me permettent d’amincir la frontière entre l’art et la vie, puis de révéler des transformations qui s’inscrivent dans la durée, l’approfondissement et la continuité (plutôt que dans le choc de la nouveauté et de la rupture). Je veux donner à voir l’évolution hétérogène et temporelle d’un cheminement intérieur.

Ma façon de travailler puise essentiellement à ces deux premiers mouvements : étudier les interactions humaines et saisir ce qui est présent. C’est sans aucune mise en scène que je photographie, la prise de vue - et le point de vue qu’elle évoque - suffisant, me semble-t-il, à indiquer qu’une photo n’est pas une impression objective du monde, mais une interprétation éminemment subjective, une construction de la réalité dans laquelle sont mis en relation l’esprit et la matière suivant des causes et des conditions infinies. La prise de vue implique également que quelque chose s’offre au regard, que quelque chose est à prendre, c’est pourquoi j’ai choisi de composer strictement avec ce qui est là, avec les situations telles qu’elles se présentent à moi lors de rencontres ou d’activités de la vie courante - une pratique qui exige moins de préparer la scène extérieure que de cultiver à l’intérieur de soi une très grande qualité de présence et d’attention.

Corine Lemieux est née en 1973. Elle a obtenue un baccalauréat en arts plastiques en 1996 à l'Université du Québec à Montréal. Elle oeuvre principalement dans le champs de l’installation photographique et sculpturale. Son travail a été présenté en solo par plusieurs centres d’artistes au Québec comme le Centre des arts actuels Skol à Montréal (1998), le Centre d’art et de diffusion Clark à Montréal (1999), L’œil de poisson à Québec (1999), L’espace virtuel à Chicoutimi (2001), la Galerie 101 à Ottawa (2002), la galerie Optica à Montréal(2003) et à la galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006). Elle a également participé à plusieurs évènements-expositions qui impliquaient la collaboration comme Le salon de l’agglomérat,Darboral (un projet de M.Guerrera), 1 Espace à 9,État d’urgence organisé par l’ATSA et le Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul en 2007. Elle a aussi été invitée à présenter son travail dans des expositions de groupe tel que Américas remixted en Italie et Détournements à Montréal. Elle est représentée par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.

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Corine Lemieux / Artist in Residence

I am returning to the Centre SAGAMIE to complete the production of a bilingual monograph which will include approximately sixty photographs from the en cours de route project and an analytical essay by Anne-Marie Ninacs. en cours de route is a project which I began in 2000 and which incorporates a diary format within a long-term artistic undertaking, allowing me to whittle away the boundary between art and life and to unveil the transformative moments that are experienced during the simple passage of time, the steady search for deeper meaning, and the pursuit of continuity (rather than in the shock of novelty and the break with accepted practice). My goal is to render the heterogeneous and temporal evolution of an interior journey visible.

I approach my work with essentially two primary objectives: to study human interactions and to capture the immediate present. Nothing that I photograph is staged. The shot itself - and the point of view which it reflects - seem to me to be amply sufficient to indicate that the photograph is not an objective impression of the world but rather a highly subjective interpretation of it, a construct of reality in which mind and matter meet, subject to an infinite array of causes and conditions. The photographic shot assumes also that there is something to be seen, that something is there to be taken, and that is why I only concern myself with what is already there, with those situations that present themselves to me during the activities and encounters of daily life - an approach which demands not so much the preparation of an exterior scene as the refinement of the interior qualities of consciousness and perception.

Corine Lemieux was born in 1973. She earned a bachelor’s degree in visual arts in 1996 from the Université du Québec à Montréal. She works mainly in photographic and sculptural installation. Her work has been presented in solo exhibitions by a number of artist-run centres in Quebec, such as Centre des arts actuels Skol in Montreal (1998), Centre d’art et de diffusion Clark in Montreal (1999), L’œil de poisson in Quebec City (1999), L’espace virtuel in Chicoutimi (2001), Gallery 101 in Ottawa (2002), Galerie Optica in Montreal (2003), and Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2006). She has also participated in many event-exhibitions that involved collaboration, such as Le salon de l’agglomérat, Darboral (a project by M. Guerrera) and 1 Espace à 9, État d’urgence organised by ATSA and the 2007 Baie-Sait-Paul International Contemporary Art Symposium. Her work has been presented in group exhibitions, including Américas remixed in Italy and Détournements in Montreal. She is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montreal.

mardi 6 avril 2010

Josée Pedneault


Josée Pedneault
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

En résidence au Centre SAGAMIE, Josée Pedneault prépare présentement une exposition individuelle qui sera présentée à la galerie Lilian Rodriguez du 1er mai au 5 juin 2010. L’exposition regroupera quelques œuvres sur le sujet de l’amour romantique, thème emblématique de sa pratique des dernières années. L’œuvre la plus imposante est l’installation Pour que tu ne m’oublies pas qui a été réalisée lors d’une résidence d’artiste à Paris en 2008. Pendant cette période, Josée Pedneault a accumulé et catalogué près de 200 photographies de graffitis amoureux à travers la ville. Ces graffitis ont été classés de jour en jour sur un site Internet et retranscrits à leur emplacement respectif sur une carte géographique de la ville de Paris.

Naïf, utopique, intime et public, dissident, kitsch et romantique, le graffiti amoureux est un geste universel qui laisse transparaître un besoin sincère de croire, à un moment précis de notre existence, que certaines choses dans la vie ne changeront jamais. Or, en cela réside le véritable paradoxe du geste. La vie - notre existence aussi bien que celle des objets matériels - est construite d’une suite de grands et petits changements. L’accumulation des images de graffitis, à diverses étapes de dégradation selon leur ancienneté, nous pousse à constater que le temps semble en fait vouloir chasser ces témoignages amoureux ; les bancs sont repeints, les écorces guérissent, le ciment s’effrite.

L’œuvre Pour que tu ne m’oublies pas propose une réflexion sur le temps qui passe, sur les relations amoureuses et sur la difficulté de l’être humain à accepter le caractère impermanent de la vie.

Josée Pedneault vit et travaille à Montréal. En 2005, elle a complété une maîtrise en photographie à l'Université Concordia. Depuis 2006, elle a participé à plusieurs résidences d’artistes: au Centre d'art contemporain Ujazdowski Castle en Pologne, la Cité Internationale des Arts à Paris, le studio du Québec à Mexico (CALQ). Son travail a été présenté au Mois de la Photo à Montréal, à la 4e Manif d'art de Québec, au festival Jeune Création à Paris, au festival de Photographie de Phnom Penh au Cambodge ainsi que lors d'expositions à Varsovie, Toronto, Luxembourg et Montréal. Elle s’est mérité plusieurs prix et bourses dont The William Blair Bruce European Fine Art Travel Scholarship, le prix du public le Devoir/Contact image au mois de la photo en 2007 et plusieurs bourses du CALQ et Conseil des Arts du Canada. Cette année, son travail sera présenté au pavillon du Canada à l’exposition universelle de Shanghai, en Chine et lors d’une exposition individuelle à la galerie Lilian Rodriguez. www.joseepedneault.com

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Josée Pedneault / Artist in Residence

In residency at Centre SAGAMIE, Josée Pedneault is in preparation for a solo exhibition that will be presented at Galerie Lilian Rodriguez from May 1st to June 5th, 2010. The exhibition includes few projects on love, an emblematic theme of Josée Pedneault’s art practice. The main project is an installation called “So that you don’t forget about me” that has been created in a residency program in Paris in 2008. During this period, Josée Pedneault accumulated and catalogued photographs of about 200 love graffiti around the city. These graffiti were classified on a daily basis on a Website and then transcribed on their respective location on a map of Paris.

Romantic, kitsch, naïve, dissident, intimate and public, the act of making a love graffiti translates a need to believe that some things in life will never change. This is where lies the true paradox of the gesture; life - our existence as well as material things - is a continuous succession of small and big changes. The accumulation of images of love graffiti at diverse stages of decay shows us that life itself is cancelling these love testimonies: benches are repainted, trees are healing, cement is crumbling…

The work “So that you don’t forget about me” proposes a reflection on time, on love relationships and on the difficulty for human beings to accept the impermanent nature of life.

Josée Pedneault lives and works in Montréal. In 2005, she completed an MFA in photography at Concordia University. Since 2006, she participated in various residency programs: the Center for Contemporary Arts Ujazdowski Castle in Poland, the Cité Internationale des Arts in Paris, the Quebec studio in Mexico (CALQ). Her work has been shown at Montreal’s Mois de la Photo, at the 4th Manif d’art in Quebec City, at the festival Jeune Création in Paris, at the Photography festival of Phnom Penh in Cambodia and in many exhibitions in Warsaw, Toronto, Luxembourg and Montréal. She was awarded various prices and grants such as The William Blair Bruce European Fine Art Travel Scholarship, People's Choice Award le Devoir/Contact image of Montreal’s mois de la photographie in 2007 and numerous grants from the CALQ and Canada Arts Council. This year, her work will be presented at the Canadian Pavillion of Shanghai world’s fair and in a solo exihibition at Galerie Lilian Rodriguez. www.joseepedneault.com

mercredi 31 mars 2010

Samuel Larouche-Cauchon‏


Samuel Larouche-Cauchon
Lauréat 2010 de la bourse du Centre SAGAMIE
décernée à un étudiant à la maîtrise de l'UQAC (Université du Québec à Chicoutimi)

Son exposition DÉRIVES URBAINES sera présentée
à la Galerie L’Oeuvre de l’Autre, le centre d’exposition de l’UQAC
555 boul. De l’Université à Chicoutimi, 418-545-5011 poste 4718

du 31 mars au 16 avril 2010
Vernissage mercredi le 31 mars à 17h

«Ma démarche artistique propose, par le biais de la photographie et de la vidéo, une similitude entre l’image numérique et l’image du réel. L’image du réel fait agir ma perception, mes intuitions et le hasard dans les situations de mon quotidien et de celui des individus que j’observe. Je pose mon regard sur une ou des personnes, tout en me questionnant sur le geste que je suis en train de commettre, voler l’image, et ce, à mes propres fins; capturer un fragment du moment présent. On me qualifie d’artiste-observateur proche des documentaristes et des photographes de rue, car je tente de documenter mon époque, ma situation et mon environnement visuel. Je fais un constat de ma relation avec mon entourage. J’entretiens un rapport singulier avec les choses qui croisent mon regard. Je traque les images de manière à être le plus anonyme et discret que possible afin que les personnes qui sont observées ne se sentent pas épiés par l’appareil et surtout par mon geste artistique.»

L’Oeuvre de l’Autre ouvre ses portes du lundi au vendredi de 11h. à 16h.
www.uqac.ca/departements/dal/galerie/index.php
http://lagaleriedeluqac.blogspot.com/

VALÉRIE GRAFTIEAUX


Valérie Graftieaux
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Mon travail peut se placer dans une continuité réflexive des cabinets de curiosité du XVIIe siècle : une exploration et une tentative de compréhension du monde en partant de l’observation de ses singularités. Je pars du monde organique pour l'utiliser à des fins métaphoriques. D'objets naturels qui peuvent paraître insignifiants, je tire des images qui deviennent signifiantes. Ainsi, les ramures d'arbres givrés font étrangement penser à la représentation du réseau neuronal, une coupe de cerveau. C’est un travail d'inventoriage du monde, qui dialogue avec l'universel, mais témoigne d'un regard très personnel.

Je porte de l’attention, nourrie de science et de curiosité, pour capter la profondeur d'évocation de certains éléments naturels, toucher l’essence des choses. Un réseau de liens, de connivences, d’extrapolations se met alors en place entre le microcosme et le macrocosme, entre le singulier et l’universel, entre l’image et l’imaginaire du spectateur.

Le travail photographique comme celui de dessin fonctionne par série : comment donner à voir la complexité et l’évidence dans une seule image ? C’est le dialogue et le va-et-vient entre les différentes pièces de la série qui matérialisent au mieux ce que je cherche à exprimer. Dans ce sens, je crée des familles d’images, avec une prédilection pour les formes rhizomiques, qui renvoie directement à notre existence physique et à notre fonctionnement cérébral digressif.

Née en 1972, Valérie Graftieaux est diplômée de l'École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d'Art de Paris et de l'École des Arts Décoratifs de Strasbourg. Son travail a déjà été montré dans de nombreuses expositions personnelles et collectives en France, en Allemagne et au Québec. Elle a choisi un parcours exigeant, soutenu par des résidences institutionnelles à l'étranger, et un réseau de collectionneurs privés. Son médium de prédilection est la photographie, avec une pratique plus confidentielle du dessin et de la gravure. Elle vit et travaille Strasbourg en France. www.valeriegraftieaux.net

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Valérie Graftieaux / Artist in Residence

My work may be placed in a reflexive continuum with 17th century cabinets of curiosity: an exploration and attempted comprehension of the world based on observation of its particularities. I start with the organic world, which I use metaphorically. From apparently insignificant natural objects I draw images that become significant. Iced-up tree branches, for example, strangely suggest the representation of a neuronal network, the cross-section of a brain. It is taking inventory of the world, an exchange with the universal by way of a very personal testimony.

Attentive, informed by science and curiosity, I attempt to capture the suggestive depths of certain natural elements, to touch on the essence of things. A network of links, of collusions and extrapolations is then established between the microcosm and the macrocosm, between the singular and the universal, between the image and the spectator’s imagination.

Photographic work, like that of drawing, functions in series: how do you show the complex and the obvious in a single image? It is the dialogue and to and fro between the different parts in the series that best materializes what I am trying to express. In this sense, I create families of images, with a predilection for rhizomatic forms, which refer directly to our physical existence and to our digressive cerebral operations.

Born in 1972, Valérie Graftieaux graduated from the École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d'Art de Paris and the École des Art Décoratifs de Strasbourg. Her work has been exhibited in many solo and group exhibitions in France and Germany, as well as in Quebec. She has maintained a demanding pace, sustained by residencies abroad and a network of private collectors. Her preferred medium is photography, with a more private practice in drawing and etching. She lives and works in Strasbourg, France.

lundi 29 mars 2010

BERTRAND CARRIÈRE / LANCEMENT de LIVRE / SIMON BLAIS‏


Bertrand Carrière, Ground level
Lancement de la publication éditée par le Centre SAGAMIE

à la Galerie SIMON BLAIS de Montréal
le mercredi 31 mars 2010 à 18h
5420, boul. Saint-Laurent, local 100, 514 849-1165

L'exposition Lieux mêmes de Bertrand Carrière se poursuivra jusqu'au 1er mai 2010.

Au cours des vingt-cinq dernières années Bertrand Carrière a tissé une œuvre photographique très personnelle. Ses images poétiques tentent de donner une parole aux choses muettes, aux lieux qui disparaissent. Le travail photographique de Bertrand Carrière est caractérisé par la disponibilité du regard, une recherche de l’intime, et une capacité constante à faire surgir du visible des signes rétifs. Ses recherches se déploient en séries autour de la mémoire, de l’histoire et d’une proximité avec le cinéma. Son travail a été exposé au Québec, au Canada et en Europe. Il a déjà publié quatre livres de ses photographies aux éditions 400 coups: Témoin de l’ombre : photographies de tournage (1995), Voyage à Domicile (1997), Signes de jour (2002) et Dieppe : paysages et installations (2006) . En juillet 2002, il réalise un vaste projet installation photographique, Jubilee, où il pose 913 portraits sur la plage de Dieppe, en France. En 2004, il réalise 913, un film documentaire sur ce sujet. En 2005, il reçoit le Prix de la création en région du CALQ pour la Montérégie. Il travaille présentement sur le projet Lieux Mêmes, une série de paysages autour de sites liés à la guerre de1914-1918. Il enseigne la photographie au cégep André Laurendeau, à Montréal depuis 1992. Né en 1957 à Ottawa, il vit à Longueuil. Les œuvres de Bertrand Carrière sont représentées à Montréal par la Galerie Simon Blais, à Toronto par la Stephen Bulger Gallery et sont distribuées par l’agence VU à Paris. http://www.bertrandcarriere.com


Pour commander / To order:

Bertrand Carrière, Ground Level
Auteur: Philippe Baylaucq
72 pages, photos n/b, texte intégral en français et en anglais, 8 X 10 po.
72 pages, b/w photograph, full text in French and English, 8 X 10 in.
978-2-923612-13-3 2009
Prix/ Price: 20.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.15 + tvq 0.24 = Total: $24.39

mardi 23 mars 2010

CONCERT ENSEMBLE BAROQUE


CONCERT de L'Ensemble baroque
du Conservatoire de musique de Saguenay

Le jeudi 25 mars 2010 à 17h.

Au Centre SAGAMIE

Admission 4$

"QUAND LA MUSIQUE S'EXPOSE"
dans le cadre de l'événement régional "FAITES DE LA MUSIQUE"

Le Centre SAGAMIE d'Alma et les Productions Musicales Denise Boileau, en collaboration avec l'Ensemble baroque du Conservatoire de musique de Saguenay sous la direction de Guylaine Grégoire, vous invitent à un concert, le jeudi 25 mars prochain en formule 5 à 7. Ce concert est organisé dans le cadre de l'événement régional "FAITES DE LA MUSIQUE" qui célèbre la musique sous toutes ses formes durant la semaine du 22 au 28 mars 2010.

La série "QUAND LA MUSIQUE S'EXPOSE" propose des événements musicaux qui prenent place dans l'espace d'exposition du Centre SAGAMIE. L'exposition "Être là" actuellement en cours présente le travail de Josée Pellerin, une artiste de Montréal. Son travail porte sur la nature même de la ville en tant que vecteur de fictions. Oscillant entre les approches documentaire et fictive, deux corpus photographiques sont présentés permettant la transposition d’une topographie intérieure, tout en questionnant d’une manière plus large notre fascination individuelle et collective pour la fiction.

L’Ensemble baroque du Conservatoire de Musique de Saguenay sous la direction de Guylaine Grégoire
Annuellement, tous les étudiants du conservatoire sont invités à se joindre à l’ensemble pour y apprendre les grands principes de l’interprétation typiquement baroque. L’ensemble participe régulièrement à différents concerts et classes de maîtres et depuis plusieurs années, se mérite la grande bourse au Festival de Musiques du Royaume.

La violoniste québécoise Guylaine Grégoire est reconnue comme musicienne polyvalente et artiste engagée dans la communauté. Très impliquée auprès des étudiants et professeurs de la région, elle offre du soutien à l’enseignement, enseigne et dirige l’orchestre au camp musical de Métabetchouan, est présidente de l’Association des Cordes et membre de la commission pédagogique du Festival de Musiques du Royaume. Depuis plusieurs années, Guylaine joue régulièrement avec l’ensemble Arion de Montréal. Elle occupe un poste régulier comme professeure de violon et musique de chambre au Conservatoire de Saguenay et est fondatrice de l’organisme Les Porteurs de Musique pour lequel elle assume le poste de directrice générale.

Denise Boileau, qui a ouvert sa propre école de musique en 2002, enseigne depuis 25 ans et perfectionne depuis plusieurs années sa pédagogie avec Guylaine Grégoire. Parce qu’elle leur permet de se mesurer à des musiciens chevronnés, le présent concert se veut une expérience enrichissante et formatrice pour ses élèves avancées qui ouvriront le concert. Cette étroite collaboration entre Les Productions Musicales Denise Boileau, le Conservatoire de musique de Saguenay et le Centre SAGAMIE prouve une fois de plus que la musique est un langage qui réunit tous les genres.

Annie Baillargeon, EMBALLAGE ANATOMIQUE


Annie Baillargeon, EMBALLAGE ANATOMIQUE
Lancement de la publication éditée par le Centre SAGAMIE

à la galerie L'OEIL DE POISSON de Québec
le vendredi 26 mars 2010 à 19h
580, Côte d'Abraham, 418-648-2975

Le livre EMBALLAGE ANATOMIQUE d'Annie Baillargeon découle d’une résidence d’édition réalisée par l'artiste de Québec au Centre SAGAMIE. Ce séjour de création lui a permis de développer le contenu de cette publication d'envergure qui présente, en plus du projet Emballage anatomique (2009), les séries Anamorphoses Systémique (2006), Théâtre de génétique bio-affective (2005), Les monuments fabulés (2004) et Gymnastique signalétique (2003-2004).

Le projet Emballage anatomique est une série d’œuvres numériques qui a été présenté au Centre SAGAMIE lors de l'exposition solo de l'artiste qui s'est tenue du 22 octobre au 11 décembre dernier à Alma. Les huit diptyques conçus comme les pages d'un livre, comprennent des éléments qui s’organisent en structures rappellant l’ornementation, le papier peint ou l’emballage cadeau. Elles révèlent au passage, par le détail, une orchestration axée sur la déformation et le camouflage de corps humains. L’œuvre s’articule dans l’espace photographique par des positions et des attitudes qui engendrent des scénarios liés à différentes thématiques. Ces compositions, tissées par la démultiplication des différents corps, réfèrent à des rencontres faites par l'artiste lors de ses différentes expériences de résidences. Elles reformulent des historiettes et des scènes allégoriques où la présence énigmatique de l’individu est mise au premier plan.

Annie Baillargeon est une artiste qui vit et travaille à Québec. Son action englobe la photographie, l’installation, la vidéo et la performance. Elle est membre et cofondatrice du collectif multidisciplinaire Les Fermières Obsédées, dont les performances et les manœuvres insufflent depuis 2001 une indiscipline au genre de l’art action. Parallèlement, elle développe un travail en solo qui se situe à la croisée des genres et des médiums, principalement axé sur l’utilisation du corps comme véhicule de questionnement sur les enjeux existentiels de l’individu. Au nombre de ses expositions solos, dans les centres d’artistes du Québec et du Canada, on compte L’œil de poisson et le Centre VU de Québec, Espace F de Matane, la Galerie Séquence de Saguenay et la Galerie 44 de Toronto. Elle a participé aux expositions collectives L’envers des apparences, au Musée d’art contemporain de Montréal, C’est arrivé près de chez vous, au Musée National des beaux-arts de Québec et The constructed images, au festival Contact image à Toronto. Son travail a été également diffusé dans le Moulin à images de Robert Lepage à Québec.

Pour commander / To order:

Annie Baillargeon, EMBALLAGE ANATOMIQUE
Auteurs: Jean-François Caron et Julie Boivin
106 pages, texte intégral en français et en anglais, 9 3/4 X 9 3/4 po.
106 pages, full text in French and English, 9 3/4 X 9 3/4 in.
978-2-923612-14-0 2010
Prix: 30.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.65 + tvq 0.24 = Total: $34.99

lundi 15 mars 2010

Dgino Cantin / Charles Guilbert


Dgino Cantin / Charles Guilbert
Artistes en résidence / Artists in Residence
English follows

Le projet qui sera publié au Centre SAGAMIE est autre chose qu’un livre. Il s’agit d’une rencontre, fabriquée. Nous sommes deux artistes aux cheminements différents. Nous ne nous connaissons pas réellement, nous étant rencontrés brièvement lors d’expositions. Cependant, nos pratiques artistiques se rejoignent, justement grâce à cette notion d’association. Pour Charles Guilbert, le dessin permet que "les choses banales et les choses existentielles arrivent à se côtoyer, et qu’elles se superposent même." Idée qui fait écho à celle de Dgino Cantin, qui s’intéresse à la "création d’images poétiques par le passage d’une chose à une autre et par le passage de ces choses d’un univers à un autre univers".

Nous avons donc utilisé ce projet de livre comme prétexte à la rencontre et à l’échange. Depuis bientôt deux ans, il est un lieu pour faire connaissance. Afin d’y parvenir, nous avons préalablement formulé et sélectionné vingt-quatre questions auxquelles nous répondons l’un et l’autre par un texte et une image. Cependant, cette conscience de l’autre ne s’exerce pas de manière intimiste, intrusive, mais plutôt de guingois, dans un registre métaphorique; c’est une reconnaissance de la véracité et de la confidence par le détour de l’imaginaire.

Nous voulons construire ce livre comme un chiasme visuel afin qu’un jeu de référents formels en quatre temps s’active, que les sens se croisent et que les lectures foisonnent. Par la disposition de nos réponses respectives, plusieurs tensions agiront : entre l’image de l'un et le texte de l'autre, qui se côtoient verticalement sur chaque page; entre l'image et le texte de chacun, qui se côtoient horizontalement sur la double page; mais aussi, à l'oblique, entre nos deux images et entre nos deux textes.

Charles Guilbert est un artiste au parcours rhizomatique. Intéressé par le quotidien et les rapports humains, il cherche à saisir le réel à travers le langage écrit et parlé. Il a notamment publié Les Inquiets aux Herbes rouges en 1993 et Le beau voyage éducatif aux éditions Dazibao en 2004. Il œuvre aussi en vidéo, individuellement ou avec d'autres artistes; pour son travail en duo avec Serge Murphy, il a reçu en 2004 le prix Bell Canada décerné par le Conseil des arts du Canada. En arts visuels, on a pu voir son travail, entre autres, à la Manif d'art 3 (2005), chez Joyce Yahouda (Duo, 2005), à B-312 (Carrousels, 2002) et au Musée d’art contemporain de Montréal (Les Personnes, avec Nathalie Caron, 1997).

Dgino Cantin dessine, photographie et assemble des objets. Il s’intéresse aux zones de flottement poétique qui peuvent naître de différentes associations. Il présente sa première exposition solo en 2004 (Pour la suite des choses), pour laquelle il reçoit, lors du gala des Prix d’excellence des arts et de la culture de la ville de Québec, le prix Videre Relève. En 2006, il participe aux Inclassables, une résidence de six mois en France. Il y présente une exposition individuelle (Hirondelle à main et autres petits objets) et participe à Itinéraire, biennale d’art contemporain. Au Québec, ses installations ont été présentées lors d’expositions individuelles et collectives, dont la Manif d’art 3 (2005). Récemment, on a pu voir son travail chez VU à Québec (Les Manipulations, 2009). http://www.dginocantin.com

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Dgino Cantin / Charles Guilbert
Artists in Residence

The project to be published at Centre SAGAMIE is something other than a book. It is a constructed encounter. We are two artists with differing approaches. We don't really know each other, having only met briefly at exhibitions. Yet, precisely because of this concept of association, our respective practices intersect. For Charles Guilbert, drawing allows “the banal and the existential to coexist, even to overlap.” This idea resonates with Dgino Cantin, who is interested in “creating poetic images by way of a passage from one thing to another and the passage of these things from one universe into another.”

This book project has thus been a pretext for encounter and exchange. It has functioned, for almost two years now, as a space in which to get to know one another. The process consisted first in formulating and selecting twenty-four questions to which we both answered with a text and an image. This awareness of the other, however, is not overly intimate or intrusive; rather, its approach is oblique, metaphorical, an imaginative passage toward a recognisance of truth and trust.

We would like to construct the book in a visually chiasmic structure, enabling a fourfold formal interplay, where senses criss-cross and readings proliferate. By the arrangement of our respective answers, several tensions come into play: in the vertical juxtaposition of the one's image and the other's text; in each of our responses, between the image and the text, layered horizontally on the double page; and diagonally, between our respective images and our respective texts.

Charles Guilbert is an artist whose trajectory has been rhizomatic. Interested in human relationships and the everyday, he tries to grasp the real through written and spoken language. Among his publications are Les Inquiets at Herbes Rouges (1993), and Le Beau Voyage Éducatif at Éditions Dazibao (2004). He also works in video, on his own or with other artists; he received the Canada Council for the Arts’ Bell Canada Award in Video Art in 2004 for his work with Serge Murphy. His work in visual arts has been shown, among other venues, at Manif d’art 3 (2005), Joyce Yahouda (“Duo,” 2005), B-312 (“Carrousels,” 2002), and the Musée d’art contemporain de Montréal (“Les Personnes,” with Nathalie Caron, 1997).

Dgino Cantin draws, takes photos, and assembles objects. His interests reside in the shifting poetic spaces that can arise from various associations. He presented his first solo exhibition in 2004 (“Pour la suite des choses”), for which, during the City of Quebec's Prix d’excellence des arts et de la culture, he received the Prix Videre Relève (emerging artist award). In 2006, he participated in the Inclassables, a six-month residency in France. He presented the solo show “Hirondelle à main et autres petits objects” and participated in Intinéraire, biennale d'art contemporain. In Quebec, his installations have appeared in group and solo exhibitions, including the Manif d’art 3 (2005), and, more recently, “Les Manipulations,” at VU in Quebec City (2009). For more information, please see http://www.dginocantin.com

jeudi 11 mars 2010

Treizième CHRONIQUE NUMÉRIQUE


Treizième CHRONIQUE NUMÉRIQUE à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 85, actuellement en kiosque.

Cette chronique de JEAN-FRANÇOIS CARON intitulé LE REFUS PARTICULIER présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit :

JOCELYN PHILIBERT, CHANTAL GERVAIS, PASCAL DUFAUX

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

Lancement collectif au PUB QUARTIER LATIN
le mardi 16 mars à 17h. au 318, rue Ontario est à Montréal
Cinq recueils de poésie, un essai en art visuel et les numéros 84 et 85 du magazine Art Le Sabord seront lancés.

Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et en traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement près de 40 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution importante aux enjeux actuels de l’image, en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

Maude Léonard-Contant


Maude Léonard-Contant
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Maude Léonard-Contant, née en 1979 à Joliette, vit et travaille à Montréal. Après avoir complété un Baccalarauéat en Arts Visuels à l’université du Québec à Montréal, son travail a été présenté dans plusieurs centres d'exposition, dont Circa, Clark, L'OEil de Poisson, Plein Sud et le Musée d'art de Joliette. Son travail, principalement installatif, questionne la relation que nous entretenons avec la représentation, en privilégiant pour ce faire les images qui mettent en scène la nature. Elle double cette recherche d’une tentative de faire devenir sculpture l’image. Elle est récipiendaire de bourses du Conseil des arts et lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada. Elle complète en ce moment une maîtrise en sculpture à l’Université Concordia.

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Maude Léonard-Contant / Artist in Residence

Maude Léonard-Contant was born in 1979 in Joliette. She lives and works in Montreal. She studied visual arts at Université du Québec à Montréal where she completed a Baccalauréat. Her sculptural and installative work questions the relationship that we have with representation, more specifically with images that depict sceneries. Her recent works has been shown in several galleries and art centers, including Circa, Clark, L'OEil de poisson, Plein Sud, the Joliette Museum of art. She received grants from the Conseil des arts et lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. She is currently completing a Master in Fine Arts at Concordia University.


vendredi 5 mars 2010

JOSÉE PELLERIN / LANCEMENT de LIVRE


Josée Pellerin
Lancement de la publication éditée par le Centre SAGAMIE

au Musée d’art contemporain des Laurentides de Saint-Jérôme
le dimanche 7 mars 2010 à 14h
101, place du Curé-Labelle à Saint-Jérôme

EXPOSITION
Le Musée d’art contemporain des Laurentides à Saint-Jérôme expose du 7 mars au 25 avril 2010 les assemblages photographiques de l'artiste Montréalaise Josée Pellerin.

LANCEMENT
Le vernissage de cette exposition sera également l'occasion de lancer la publication Être là, éditée par le Centre SAGAMIE d'Alma.

Dans cette exposition, Josée PELLERIN propose une série de photographies inspirées du roman Si par une nuit d’hiver un voyageur d’Italo Calvino. Tels les premiers chapitres d’une histoire sans fin, l’artiste construit par strates l’univers de personnages inconnus. Chacune des photographies est soutenue par un texte poétique. Josée Pellerin utilise le concept de l’écran partagé (split screen) qui consiste à diviser l’écran en plusieurs parties afin de présenter des images différentes au même moment. L’œuvre de Josée Pellerin fascine, questionne et raconte des petits drames quotidiens de la vie.

Josée Pellerin vit et travaille à Montréal. Depuis quelques années son travail se développe dans un échange continuel entre le visuel et le textuel. L’ensemble des déplacements entre ces disciplines produit un langage hybride, une circulation où la modalité narrative se pose surtout comme matière première. Montage, séquence, récit, texte détourné s’orchestrent et entraînent des liens où la rencontre de l’image se fait par bonds temporels, par ruptures spatiales. Ayant comme point d’ancrage ses propres textes, les permutations créées par cette approche croisée produisent des relations favorisant l’émergence d’un espace fictif. Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en multimédia, les œuvres de Josée Pellerin furent présentées lors d’ événements au Québec, au Canada, aux États-Unis, en France et au Mexique. En 2005, elle effectuait une résidence d’artiste à Buenos Aires, Argentine et suite à ce séjour, elle publiait en 2006 aux Éditions J’ai Vu, un livre d’artiste intitulé Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi. Dernièrement, son travail a été présenté à la Galerie Glendon de Toronto, à la Galerie L’œuvre de l’Autre de l'Université du Québec à Chicoutimi et à la Galerie Orange de Montréal qui la représente. Elle vit et travaille à Montréal où elle enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. L'artiste remercie le Conseil des arts et des Lettres du Québec pour son appui financier. www.joseepellerin.com

Le Musée d’art contemporain des Laurentides, situé au 101, place du Curé-Labelle à Saint-Jérôme, est ouvert du mardi au dimanche de 12 h à 17 h. Pour des informations, communiquer au 450.432.7171 ou visiter notre site www.museelaurentides.ca


Pour commander / To order:

Josée Pellerin, Être là / Being there
Auteurs: Jean-François Caron et Johanne Jarry
82 pages, texte intégral en français et en anglais, 9 X 6 3/4 po.
82 pages, full text in French and English, 9 X 6 3/4 in.
978-2-923612-18-8 2010
Prix: 20.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.15 + tvq 0.24 = Total: $24.39

Martin Beauregard


Martin Beauregard
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Martin Beauregard s’intéresse à la présence du cinéma dans l’art contemporain et aux rapports entre l’image fixe et l’image mouvement. Sa pratique artistique s’enracine dans une pensée de l’image cinématographique, où la photographie reproduit, en partie, les conditions de représentation du film. L’artiste prépare actuellement une série de photographies et une exposition DRIVE END qui sera présentée au Musée des Beaux-arts de Montréal du 16 juin au 19 septembre 2010. Quatre images sont reproduites dans les dimensions de 300 cm de hauteur et de 740 cm de largeur. L’installation prévue prend en charge la reconstitution de la salle obscure, sans les fauteuils. Quatre projecteurs de scène restituent l’aspect lumineux de la projection cinématographique. Le dispositif crée un jeu de temporalité mixte donnant l’idée d’une image inanimée sur le point de s’enclencher. La cohésion du temps cinématographique et du temps photographique semble retenir la fin d’une histoire ou d’un monde, auxquels renvoient métaphoriquement l’iconographie de l’œuvre et de son titre DRIVE END. En effet, la diégèse présente un cinéparc abandonné et des dizaines de carcasses de voitures. Le personnage du cowboy se situe quelque part « hors de l’écran » en route vers son ultime destin.

Martin Beauregard est né à Ville-Marie en 1978. Diplômé de L’École des Beaux-arts de Bordeaux, il poursuit actuellement des études de doctorat en recherche-création conjointement à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été exposé à Location One Gallery (New York 2006), à L’œil de poisson (Québec, 2006), Asahi Art Square (Tokyo, 2005), au CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux (Bordeaux 2005). Il a reçu les bourses doctorales du Conseils de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) et du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC), et de nombreuses bourses du Conseil des arts du Canada (CAC) et du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Il vit et travaille actuellement entre Paris et Montréal.

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Martin Beauregard / Artist in Residence

Martin Beauregard is interested in the presence of cinema in contemporary art and in the relationships between fixed and moving images. His art takes root in a particular conception of the cinematic image, in which photography partly reproduces the conditions of filmic representation. Beauregard is currently preparing a series of photographs and an exhibition, “DRIVE END,” to be presented at the Montreal Museum of Fine Arts, June 16 to September 19, 2010. In an installation that recreates a darkened movie theatre (without the seats), four images, 300 cm high and 740 cm wide, are displayed, while four stage lights render the luminosity characteristic of a film projection. The device creates a temporal interplay suggesting the idea of an inanimate image about to come to life. The cohesion of cinematic time and photographic time seems to be holding back the end of a story, or of a world, to which the iconography of the work and its title metaphorically refer. Indeed, the diegetic reference is to an abandoned drive-in theatre and the hulks of scrapped cars. “Off-screen” somewhere, a cowboy rides off to his ultimate destination.

Marting Beauregard was born in Ville-Marie in 1978. A graduate of the École des Beaux-arts de Bordeaux, he is pursuing a doctorate in research / creation concurrently at Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne and Université du Québec à Montréal. His work has been exhibited at Location One Gallery (New York, 2006), L’œil de Poisson (Quebec City, 2006), Asahi Art Square (Tokyo, 2005), and the CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux (Bordeaux 2005). He received doctoral grants from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada (SSHRC) and the Fond Québécois de la Recherche sur la Société et la Culture (FQRSC), along with several grants from the Canada Council for the Arts (CCA) and the Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). He lives and works both in Paris and in Montreal.