mardi 23 mars 2010

Annie Baillargeon, EMBALLAGE ANATOMIQUE


Annie Baillargeon, EMBALLAGE ANATOMIQUE
Lancement de la publication éditée par le Centre SAGAMIE

à la galerie L'OEIL DE POISSON de Québec
le vendredi 26 mars 2010 à 19h
580, Côte d'Abraham, 418-648-2975

Le livre EMBALLAGE ANATOMIQUE d'Annie Baillargeon découle d’une résidence d’édition réalisée par l'artiste de Québec au Centre SAGAMIE. Ce séjour de création lui a permis de développer le contenu de cette publication d'envergure qui présente, en plus du projet Emballage anatomique (2009), les séries Anamorphoses Systémique (2006), Théâtre de génétique bio-affective (2005), Les monuments fabulés (2004) et Gymnastique signalétique (2003-2004).

Le projet Emballage anatomique est une série d’œuvres numériques qui a été présenté au Centre SAGAMIE lors de l'exposition solo de l'artiste qui s'est tenue du 22 octobre au 11 décembre dernier à Alma. Les huit diptyques conçus comme les pages d'un livre, comprennent des éléments qui s’organisent en structures rappellant l’ornementation, le papier peint ou l’emballage cadeau. Elles révèlent au passage, par le détail, une orchestration axée sur la déformation et le camouflage de corps humains. L’œuvre s’articule dans l’espace photographique par des positions et des attitudes qui engendrent des scénarios liés à différentes thématiques. Ces compositions, tissées par la démultiplication des différents corps, réfèrent à des rencontres faites par l'artiste lors de ses différentes expériences de résidences. Elles reformulent des historiettes et des scènes allégoriques où la présence énigmatique de l’individu est mise au premier plan.

Annie Baillargeon est une artiste qui vit et travaille à Québec. Son action englobe la photographie, l’installation, la vidéo et la performance. Elle est membre et cofondatrice du collectif multidisciplinaire Les Fermières Obsédées, dont les performances et les manœuvres insufflent depuis 2001 une indiscipline au genre de l’art action. Parallèlement, elle développe un travail en solo qui se situe à la croisée des genres et des médiums, principalement axé sur l’utilisation du corps comme véhicule de questionnement sur les enjeux existentiels de l’individu. Au nombre de ses expositions solos, dans les centres d’artistes du Québec et du Canada, on compte L’œil de poisson et le Centre VU de Québec, Espace F de Matane, la Galerie Séquence de Saguenay et la Galerie 44 de Toronto. Elle a participé aux expositions collectives L’envers des apparences, au Musée d’art contemporain de Montréal, C’est arrivé près de chez vous, au Musée National des beaux-arts de Québec et The constructed images, au festival Contact image à Toronto. Son travail a été également diffusé dans le Moulin à images de Robert Lepage à Québec.

Pour commander / To order:

Annie Baillargeon, EMBALLAGE ANATOMIQUE
Auteurs: Jean-François Caron et Julie Boivin
106 pages, texte intégral en français et en anglais, 9 3/4 X 9 3/4 po.
106 pages, full text in French and English, 9 3/4 X 9 3/4 in.
978-2-923612-14-0 2010
Prix: 30.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.65 + tvq 0.24 = Total: $34.99

lundi 15 mars 2010

Dgino Cantin / Charles Guilbert


Dgino Cantin / Charles Guilbert
Artistes en résidence / Artists in Residence
English follows

Le projet qui sera publié au Centre SAGAMIE est autre chose qu’un livre. Il s’agit d’une rencontre, fabriquée. Nous sommes deux artistes aux cheminements différents. Nous ne nous connaissons pas réellement, nous étant rencontrés brièvement lors d’expositions. Cependant, nos pratiques artistiques se rejoignent, justement grâce à cette notion d’association. Pour Charles Guilbert, le dessin permet que "les choses banales et les choses existentielles arrivent à se côtoyer, et qu’elles se superposent même." Idée qui fait écho à celle de Dgino Cantin, qui s’intéresse à la "création d’images poétiques par le passage d’une chose à une autre et par le passage de ces choses d’un univers à un autre univers".

Nous avons donc utilisé ce projet de livre comme prétexte à la rencontre et à l’échange. Depuis bientôt deux ans, il est un lieu pour faire connaissance. Afin d’y parvenir, nous avons préalablement formulé et sélectionné vingt-quatre questions auxquelles nous répondons l’un et l’autre par un texte et une image. Cependant, cette conscience de l’autre ne s’exerce pas de manière intimiste, intrusive, mais plutôt de guingois, dans un registre métaphorique; c’est une reconnaissance de la véracité et de la confidence par le détour de l’imaginaire.

Nous voulons construire ce livre comme un chiasme visuel afin qu’un jeu de référents formels en quatre temps s’active, que les sens se croisent et que les lectures foisonnent. Par la disposition de nos réponses respectives, plusieurs tensions agiront : entre l’image de l'un et le texte de l'autre, qui se côtoient verticalement sur chaque page; entre l'image et le texte de chacun, qui se côtoient horizontalement sur la double page; mais aussi, à l'oblique, entre nos deux images et entre nos deux textes.

Charles Guilbert est un artiste au parcours rhizomatique. Intéressé par le quotidien et les rapports humains, il cherche à saisir le réel à travers le langage écrit et parlé. Il a notamment publié Les Inquiets aux Herbes rouges en 1993 et Le beau voyage éducatif aux éditions Dazibao en 2004. Il œuvre aussi en vidéo, individuellement ou avec d'autres artistes; pour son travail en duo avec Serge Murphy, il a reçu en 2004 le prix Bell Canada décerné par le Conseil des arts du Canada. En arts visuels, on a pu voir son travail, entre autres, à la Manif d'art 3 (2005), chez Joyce Yahouda (Duo, 2005), à B-312 (Carrousels, 2002) et au Musée d’art contemporain de Montréal (Les Personnes, avec Nathalie Caron, 1997).

Dgino Cantin dessine, photographie et assemble des objets. Il s’intéresse aux zones de flottement poétique qui peuvent naître de différentes associations. Il présente sa première exposition solo en 2004 (Pour la suite des choses), pour laquelle il reçoit, lors du gala des Prix d’excellence des arts et de la culture de la ville de Québec, le prix Videre Relève. En 2006, il participe aux Inclassables, une résidence de six mois en France. Il y présente une exposition individuelle (Hirondelle à main et autres petits objets) et participe à Itinéraire, biennale d’art contemporain. Au Québec, ses installations ont été présentées lors d’expositions individuelles et collectives, dont la Manif d’art 3 (2005). Récemment, on a pu voir son travail chez VU à Québec (Les Manipulations, 2009). http://www.dginocantin.com

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Dgino Cantin / Charles Guilbert
Artists in Residence

The project to be published at Centre SAGAMIE is something other than a book. It is a constructed encounter. We are two artists with differing approaches. We don't really know each other, having only met briefly at exhibitions. Yet, precisely because of this concept of association, our respective practices intersect. For Charles Guilbert, drawing allows “the banal and the existential to coexist, even to overlap.” This idea resonates with Dgino Cantin, who is interested in “creating poetic images by way of a passage from one thing to another and the passage of these things from one universe into another.”

This book project has thus been a pretext for encounter and exchange. It has functioned, for almost two years now, as a space in which to get to know one another. The process consisted first in formulating and selecting twenty-four questions to which we both answered with a text and an image. This awareness of the other, however, is not overly intimate or intrusive; rather, its approach is oblique, metaphorical, an imaginative passage toward a recognisance of truth and trust.

We would like to construct the book in a visually chiasmic structure, enabling a fourfold formal interplay, where senses criss-cross and readings proliferate. By the arrangement of our respective answers, several tensions come into play: in the vertical juxtaposition of the one's image and the other's text; in each of our responses, between the image and the text, layered horizontally on the double page; and diagonally, between our respective images and our respective texts.

Charles Guilbert is an artist whose trajectory has been rhizomatic. Interested in human relationships and the everyday, he tries to grasp the real through written and spoken language. Among his publications are Les Inquiets at Herbes Rouges (1993), and Le Beau Voyage Éducatif at Éditions Dazibao (2004). He also works in video, on his own or with other artists; he received the Canada Council for the Arts’ Bell Canada Award in Video Art in 2004 for his work with Serge Murphy. His work in visual arts has been shown, among other venues, at Manif d’art 3 (2005), Joyce Yahouda (“Duo,” 2005), B-312 (“Carrousels,” 2002), and the Musée d’art contemporain de Montréal (“Les Personnes,” with Nathalie Caron, 1997).

Dgino Cantin draws, takes photos, and assembles objects. His interests reside in the shifting poetic spaces that can arise from various associations. He presented his first solo exhibition in 2004 (“Pour la suite des choses”), for which, during the City of Quebec's Prix d’excellence des arts et de la culture, he received the Prix Videre Relève (emerging artist award). In 2006, he participated in the Inclassables, a six-month residency in France. He presented the solo show “Hirondelle à main et autres petits objects” and participated in Intinéraire, biennale d'art contemporain. In Quebec, his installations have appeared in group and solo exhibitions, including the Manif d’art 3 (2005), and, more recently, “Les Manipulations,” at VU in Quebec City (2009). For more information, please see http://www.dginocantin.com

jeudi 11 mars 2010

Treizième CHRONIQUE NUMÉRIQUE


Treizième CHRONIQUE NUMÉRIQUE à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 85, actuellement en kiosque.

Cette chronique de JEAN-FRANÇOIS CARON intitulé LE REFUS PARTICULIER présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit :

JOCELYN PHILIBERT, CHANTAL GERVAIS, PASCAL DUFAUX

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca

Lancement collectif au PUB QUARTIER LATIN
le mardi 16 mars à 17h. au 318, rue Ontario est à Montréal
Cinq recueils de poésie, un essai en art visuel et les numéros 84 et 85 du magazine Art Le Sabord seront lancés.

Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et en traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement près de 40 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution importante aux enjeux actuels de l’image, en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

Maude Léonard-Contant


Maude Léonard-Contant
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Maude Léonard-Contant, née en 1979 à Joliette, vit et travaille à Montréal. Après avoir complété un Baccalarauéat en Arts Visuels à l’université du Québec à Montréal, son travail a été présenté dans plusieurs centres d'exposition, dont Circa, Clark, L'OEil de Poisson, Plein Sud et le Musée d'art de Joliette. Son travail, principalement installatif, questionne la relation que nous entretenons avec la représentation, en privilégiant pour ce faire les images qui mettent en scène la nature. Elle double cette recherche d’une tentative de faire devenir sculpture l’image. Elle est récipiendaire de bourses du Conseil des arts et lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada. Elle complète en ce moment une maîtrise en sculpture à l’Université Concordia.

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Maude Léonard-Contant / Artist in Residence

Maude Léonard-Contant was born in 1979 in Joliette. She lives and works in Montreal. She studied visual arts at Université du Québec à Montréal where she completed a Baccalauréat. Her sculptural and installative work questions the relationship that we have with representation, more specifically with images that depict sceneries. Her recent works has been shown in several galleries and art centers, including Circa, Clark, L'OEil de poisson, Plein Sud, the Joliette Museum of art. She received grants from the Conseil des arts et lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. She is currently completing a Master in Fine Arts at Concordia University.


vendredi 5 mars 2010

JOSÉE PELLERIN / LANCEMENT de LIVRE


Josée Pellerin
Lancement de la publication éditée par le Centre SAGAMIE

au Musée d’art contemporain des Laurentides de Saint-Jérôme
le dimanche 7 mars 2010 à 14h
101, place du Curé-Labelle à Saint-Jérôme

EXPOSITION
Le Musée d’art contemporain des Laurentides à Saint-Jérôme expose du 7 mars au 25 avril 2010 les assemblages photographiques de l'artiste Montréalaise Josée Pellerin.

LANCEMENT
Le vernissage de cette exposition sera également l'occasion de lancer la publication Être là, éditée par le Centre SAGAMIE d'Alma.

Dans cette exposition, Josée PELLERIN propose une série de photographies inspirées du roman Si par une nuit d’hiver un voyageur d’Italo Calvino. Tels les premiers chapitres d’une histoire sans fin, l’artiste construit par strates l’univers de personnages inconnus. Chacune des photographies est soutenue par un texte poétique. Josée Pellerin utilise le concept de l’écran partagé (split screen) qui consiste à diviser l’écran en plusieurs parties afin de présenter des images différentes au même moment. L’œuvre de Josée Pellerin fascine, questionne et raconte des petits drames quotidiens de la vie.

Josée Pellerin vit et travaille à Montréal. Depuis quelques années son travail se développe dans un échange continuel entre le visuel et le textuel. L’ensemble des déplacements entre ces disciplines produit un langage hybride, une circulation où la modalité narrative se pose surtout comme matière première. Montage, séquence, récit, texte détourné s’orchestrent et entraînent des liens où la rencontre de l’image se fait par bonds temporels, par ruptures spatiales. Ayant comme point d’ancrage ses propres textes, les permutations créées par cette approche croisée produisent des relations favorisant l’émergence d’un espace fictif. Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en multimédia, les œuvres de Josée Pellerin furent présentées lors d’ événements au Québec, au Canada, aux États-Unis, en France et au Mexique. En 2005, elle effectuait une résidence d’artiste à Buenos Aires, Argentine et suite à ce séjour, elle publiait en 2006 aux Éditions J’ai Vu, un livre d’artiste intitulé Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi. Dernièrement, son travail a été présenté à la Galerie Glendon de Toronto, à la Galerie L’œuvre de l’Autre de l'Université du Québec à Chicoutimi et à la Galerie Orange de Montréal qui la représente. Elle vit et travaille à Montréal où elle enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. L'artiste remercie le Conseil des arts et des Lettres du Québec pour son appui financier. www.joseepellerin.com

Le Musée d’art contemporain des Laurentides, situé au 101, place du Curé-Labelle à Saint-Jérôme, est ouvert du mardi au dimanche de 12 h à 17 h. Pour des informations, communiquer au 450.432.7171 ou visiter notre site www.museelaurentides.ca


Pour commander / To order:

Josée Pellerin, Être là / Being there
Auteurs: Jean-François Caron et Johanne Jarry
82 pages, texte intégral en français et en anglais, 9 X 6 3/4 po.
82 pages, full text in French and English, 9 X 6 3/4 in.
978-2-923612-18-8 2010
Prix: 20.00$ + Transport au Canada 3.00 + tps 1.15 + tvq 0.24 = Total: $24.39

Martin Beauregard


Martin Beauregard
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Martin Beauregard s’intéresse à la présence du cinéma dans l’art contemporain et aux rapports entre l’image fixe et l’image mouvement. Sa pratique artistique s’enracine dans une pensée de l’image cinématographique, où la photographie reproduit, en partie, les conditions de représentation du film. L’artiste prépare actuellement une série de photographies et une exposition DRIVE END qui sera présentée au Musée des Beaux-arts de Montréal du 16 juin au 19 septembre 2010. Quatre images sont reproduites dans les dimensions de 300 cm de hauteur et de 740 cm de largeur. L’installation prévue prend en charge la reconstitution de la salle obscure, sans les fauteuils. Quatre projecteurs de scène restituent l’aspect lumineux de la projection cinématographique. Le dispositif crée un jeu de temporalité mixte donnant l’idée d’une image inanimée sur le point de s’enclencher. La cohésion du temps cinématographique et du temps photographique semble retenir la fin d’une histoire ou d’un monde, auxquels renvoient métaphoriquement l’iconographie de l’œuvre et de son titre DRIVE END. En effet, la diégèse présente un cinéparc abandonné et des dizaines de carcasses de voitures. Le personnage du cowboy se situe quelque part « hors de l’écran » en route vers son ultime destin.

Martin Beauregard est né à Ville-Marie en 1978. Diplômé de L’École des Beaux-arts de Bordeaux, il poursuit actuellement des études de doctorat en recherche-création conjointement à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été exposé à Location One Gallery (New York 2006), à L’œil de poisson (Québec, 2006), Asahi Art Square (Tokyo, 2005), au CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux (Bordeaux 2005). Il a reçu les bourses doctorales du Conseils de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) et du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC), et de nombreuses bourses du Conseil des arts du Canada (CAC) et du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Il vit et travaille actuellement entre Paris et Montréal.

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Martin Beauregard / Artist in Residence

Martin Beauregard is interested in the presence of cinema in contemporary art and in the relationships between fixed and moving images. His art takes root in a particular conception of the cinematic image, in which photography partly reproduces the conditions of filmic representation. Beauregard is currently preparing a series of photographs and an exhibition, “DRIVE END,” to be presented at the Montreal Museum of Fine Arts, June 16 to September 19, 2010. In an installation that recreates a darkened movie theatre (without the seats), four images, 300 cm high and 740 cm wide, are displayed, while four stage lights render the luminosity characteristic of a film projection. The device creates a temporal interplay suggesting the idea of an inanimate image about to come to life. The cohesion of cinematic time and photographic time seems to be holding back the end of a story, or of a world, to which the iconography of the work and its title metaphorically refer. Indeed, the diegetic reference is to an abandoned drive-in theatre and the hulks of scrapped cars. “Off-screen” somewhere, a cowboy rides off to his ultimate destination.

Marting Beauregard was born in Ville-Marie in 1978. A graduate of the École des Beaux-arts de Bordeaux, he is pursuing a doctorate in research / creation concurrently at Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne and Université du Québec à Montréal. His work has been exhibited at Location One Gallery (New York, 2006), L’œil de Poisson (Quebec City, 2006), Asahi Art Square (Tokyo, 2005), and the CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux (Bordeaux 2005). He received doctoral grants from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada (SSHRC) and the Fond Québécois de la Recherche sur la Société et la Culture (FQRSC), along with several grants from the Canada Council for the Arts (CCA) and the Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). He lives and works both in Paris and in Montreal.

lundi 22 février 2010

SUZANNE JOOS‏


Suzanne Joos
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Topographies de l’espace urbain
Mes récentes topographies imaginaires explorent notre mémoire de l'espace urbain, et ce, par le biais de la photographie documentaire superposée à des dessins de topographies imaginaires.

Par ce projet d'art numérique, deux mémoires se chevauchent pour créer un espace impossible recelant d'ambiguïtés qui questionnent le spectateur quant à l'action de regarder une carte topographique. En effet, la carte est un outil de reconnaissance quant au territoire, elle cherche à nous orienter vers un point donné. Je veux ici briser le lien de confiance que nous entretenons avec les représentations du réel de la carte à la fois numérique ou sur papier. Je crée un entre deux mondes, conçu à partir de deux sources soit des snapshots de tarmac abîmé par l'empreinte du temps (trous, craquelures et amas de cailloux) et des dessins de topographies imaginaires. J’invente un espace ambivalent qui nous fait chavirer entre le réel et la fiction. Le tarmac mal entretenu m'est apparu comme une géographie insolite de l'abject et du détritus. Regardé en plongée, il apparaît comme une géographie microscopique. En croisant des photographies prises dans les ruelles de Montréal avec mes dessins, je les fais basculer dans le registre des vues en hauteur. J’associe le microscopique au macroscopique des cartes topographiques.

Brouillant et trafiquant mes cartes, je les montre comme corps topographique empreint de mémoire réelle et fictive. Ces nouvelles géographies imaginaires allient des mondes qui se croisent en permanence pour créer une expérience insolite de la représentation du territoire en continuel mouvement

Suzanne Joos vit et travaille à Montréal. Elle montre depuis plusieurs années un intérêt marqué pour l’imaginaire scriptural et pictural de la cartographie. Son travail a été montré lors de nombreuses expositions individuelles à travers le Québec dont la Galerie de l’UQAM en 2004, le collectif Regart de Lévis en 2005, la galerie Verticale de Laval, la galerie Grave de Victoriaville en 2007, la galerie Axe Néo 7 de Gatineau, la Galerie d’art de Matane en 2008 ainsi qu’à la Maison de la culture Frontenac de Montréal en 2009. Deux expositions sont prévues en 2011 l’une à la galerie du Nouvel Ontario de Sudbury et l’autre au centre d’exposition de Val d’Or. Boursière du conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts du Canada à trois reprises, les œuvres de l’artiste font parties d’acquisitions institutionnelles dont la Collection Prêts d’œuvres d’art du Musée National du Québec et de collections privées. Elle détient un baccalauréat en histoire de l’art de l’Université de Montréal et une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQÀM.

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Suzanne Joos / Artist in Residence

Urban Topographies
In my recent topographical inventions I explore our memory-laden urban space by superimposing documentary photographs onto drawings of imaginary topographies.

Two memories overlap to create an improbable, ambiguous space that questions the spectator in the act of viewing a map. I attempt to break our trust in the representations of the real that maps imply, whether digital or on paper. Using snapshots of pavement weathered by time (pitted and fissured) and imaginary topographical drawings, I invent a space midway between reality and fiction. The asphalt looks like a microscopic topography of rubbish, and crossed with photos of alleys in Montreal, my drawings take on the appearance of panoramic high angle shots, thus correlating the microscopic with the macroscopic perspective of topographical maps.

These imaginary terrains merge different worlds to create the singular experience of a territorial representation in constant motion.

Suzanne Joos lives and works in Montreal. She is particularly interested in the imaginary dimension of maps. Her work has been shown in numerous solo exhibitions throughout Quebec, including Galerie de l’UQAM in 2004, and the Maison de la culture Frontenac à Montréal in 2009. She has been awarded many grants and her works are part of institutional collections, both public (Musée National du Québec’s Collection Prêts d’oeuvres d’art) and private. She holds a BFA in art history from Université de Montréal and an MFA in visual and media arts from UQÀM.

vendredi 19 février 2010

Exposition et lancement de livre à la GALERIE GLENDON

English follows

Exposition et lancement de livre à la
GALERIE GLENDON de Toronto

VERNISSAGE le mardi 2 mars à 18h.
Causerie avec Nicholas Pitre, directeur du Centre SAGAMIE à 17:30h.
EXPOSITION du 2 au 31 mars 2010

ARTISTES PRÉSENTÉS DANS L'EXPOSITION:
Ivan Binet, Marcel Blouin, Mario Duchesneau, Jocelyn Philibert, Catherine Sylvain

Cette exposition de groupe, présentée du 2 au 31 mars à la Galerie Glendon de l’Université York à Toronto, accompagne le lancement d’une importante publication intitulée SAGAMIE, L’IMPRIMÉ NUMÉRIQUE EN ART CONTEMPORAIN.

Le Centre SAGAMIE est un centre d’artistes en art actuel, spécialisé dans la production, la diffusion et l’édition de l’art contemporain numérique c’est-à-dire, le traitement numérique de l’image bidimensionnelle et l’impression numérique grand format. Le Centre SAGAMIE reçoit en résidence une quarantaine d’artistes par année provenant du Québec, du Canada et de l’étranger.

Publié aux Éditions d’Art le SABORD de Trois-Rivières, ce livre de 200 pages propose un parcours visuel à travers une sélection d’œuvres numériques de 50 artistes ayant réalisé une résidence de recherche/création au Centre SAGAMIE. L’ouvrage présente aussi une anthologie de textes théoriques de 11 auteurs reconnus dans le domaine de la recherche et du développement des nouvelles technologies. Les essais des auteurs questionnent les différentes implications des outils numériques de production sur la création en art actuel et sur la diffusion des œuvres.

Cette publication d’envergure trace donc un bilan des centaines d’artistes en résidence ayant contribué à la recherche numérique au cours des dix dernières années au Centre SAGAMIE, tout en approfondissant la réflexion théorique sur ce médium artistique en pleine émergence et s’insérant à tous les niveaux dans le travail des artistes. Ce livre de référence fera donc avancer sensiblement la compréhension de l’art numérique auprès d’un vaste public.

Cette publication est rendue possible grâce au soutien financier du CALQ et du CAC.

Endroit : Galerie Glendon, Collège Glendon, Université York, 2275 avenue Bayview, Toronto.
Directions: métro Yonge jusqu’à l’avenue Lawrence, bus # 124 Sunnybrook (courte distance vers le Glendon).
Heures d’ouverture de la galerie : mardi au vendredi : midi - 15 h / samedi 13 h - 16 h.
Site web de la galerie Glendon: www.glendon.yorku.ca/gallery
Contact média: Martine Rheault, 416-487-6859, artculture@glendon.yorku.ca.

REMERCIEMENTS
La Galerie Glendon remercie le Bureau du Québec à Toronto ainsi que ses partenaires médiatiques : les journaux L'Express et Le Métropolitain, la télévision de Radio-Canada et la radio CJBC 860 AM, la Première Chaîne et ClicToronto. Merci également à Nicholas Pitre, directeur du Centre SAGAMIE pour sa précieuse collaboration et à notre comité consultatif composé de: Marc Audette, Omid Fekri, Colette Laliberté, Véronique Tomaszewski, Marcella Walton.. La Galerie Glendon relève du Bureau des services aux étudiants du Collège Glendon de l’Université York dirigé par la Principale-adjointe Rosanna Furgiuele.

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Exhibition and Book Launch
at the Toronto GLENDON GALLERY
Opening Tuesday, March 2, at 6:00 p.m.
Talk by Nicholas Pitre, director of Centre SAGAMIE at 5:30 p.m.
Exhibition March 2 to 31, 2010

ARTISTS FEATURED IN THE EXHIBITION:
Ivan Binet, Marcel Blouin, Mario Duchesneau, Jocelyn Philibert, Catherine Sylvain

This group exhibition is presented at the Glendon Gallery of York University in Toronto from March 2 to 31, and coincides with the launch of a major publication entitled SAGAMIE, L’IMPRIMÉ NUMÉRIQUE EN ART CONTEMPORAIN (SAGAMIE, DIGITAL PRINTING IN CONTEMPORARY ART).

SAGAMIE is an artist-run center specializing in the production, exhibition and publication of contemporary digital art (digital research of two-dimensional images and wide-format digital printing). Each year, the SAGAMIE Centre hosts artistic residencies for close to forty artists from Quebec, the rest of Canada and abroad.

Co-published with Éditions d’Art le SABORD in Trois-Rivières, this 200-page book provides a visual overview of selected digital works by 50 artists who completed artistic residencies at the SAGAMIE Centre. This is followed by an anthology of theoretical essays by 11 authors well-known for their work in the research and development of new technologies. These texts examine the impact that advances in digital production have had on current artistic creation and on the distribution of works of art.

This wide-ranging publication documents the efforts of hundreds of artists-in-residence, whose work has contributed to the digital research at the SAGAMIE Centre over the last ten years; while the essays deepen the theoretical understanding of this constantly evolving art form, which is being integrated at every level of artistic creation. This reference book will serve to broaden the understanding of digital art among a wider audience. It was made possible with the financial support of the Quebec Council for Arts and Letters and the Canada Council for the Arts.

Location: Glendon Gallery, Glendon College, York University, 2275 Bayview Avenue, Toronto
Directions: Yonge subway to Lawrence station, 124 Sunnybrook bus, short ride to Glendon campus.
Gallery hours: Tuesday to Friday: noon ? 3:00 p.m. / Saturday: 1:00 p.m. ? 4:00 p.m.
Gallery Website: www.glendon.yorku.ca/gallery.
Media contact: Martine Rheault, Coordinator of Artistic & Cultural Affairs. 416-487-6859, artculture@glendon.yorku.ca

ACKNOWLEDGEMENTS
The Glendon Gallery wishes to thank the Quebec Office in Toronto and its media partners for their support: L'Express and Le Métropolitain newspapers; Radio-Canada T.V., and radio station CJBC 860 AM; la Première Chaîne and ClicToronto. Thanks are also extended to Nicholas Pitre, Director of SAGAMIE Centre, and the gallery’s Advisory Committee: Marc Audette, Omid Fekri, Colette Laliberté, Véronique Tomaszewski and Marcella Walton. Glendon Gallery functions within the Department of Student Services at Glendon College, York University, under the direction of Associate Principal Rosanna Furgiuele.

lundi 8 février 2010

Josée Pellerin


Josée Pellerin / Être là
VERNISSAGE et lancement du livre
jeudi le 11 février à 17h00
EXPOSITION du 11 février au 16 avril 2010

Josée Pellerin / Being there
Opening and book launch
Thursday, February 11, 2010, 5:00 p.m.
Exhibition February 11 - April 16, 2010
English follows

Il existe des villes qui nous collent à la peau. Certaines, parce qu’elles sont plantées dans des décors mythiques que l’on a visités, connus, parfois même fort bien connus. Ou alors, des villes rêvées sur lesquelles se projettent nos désirs sous forme d’une quête mélancolique de l’ailleurs. C’est en promenant son miroir le long du chemin que l’expérience urbaine et son potentiel métaphorique s’offrent comme un territoire où cohabitent des fictions propres à une construction identitaire liée à la perception du monde environnant. L’exposition ÊTRE LÀ porte sur la nature même de la ville en tant que vecteur de ces fictions.

Oscillant entre les approches documentaire et fictive, deux corpus photographiques sont présentés permettant la transposition d’une topographie intérieure, tout en questionnant d’une manière plus large notre fascination individuelle et collective pour la fiction.

UNE HISTOIRE À SOI (2004) explore le rapport qu’entretient la demeure avec l’intérieur secret de "ce qui reste secret ". L’image photographique révèle la maison comme un lieu clos sur la famille, microsociété dotée d’une histoire singulière par laquelle survient ce qui doit rester caché versus ce que l’on accepte de montrer. Théâtre d’un quotidien dramatique à l’abri des regards, la maison ouvre sa façade mais se ferme aux aveux.

DÉFILÉ (2009) questionne la représentation cinématographique de villes mythiques et leur influence sur notre expérience empirique. Ces villes-personnages dont New York, Rome, Londres, Berlin et bien d’autres, devenues singulières par les regards des Scorsese, Fellini, Hitchcock, Wenders, constituent une matière première qui, une fois détournée, en propose une couche fictive renouvelée.

Josée Pellerin vit et travaille à Montréal. Depuis quelques années son travail se développe dans un échange continuel entre le visuel et le textuel. L’ensemble des déplacements entre ces disciplines produit un langage hybride, une circulation où la modalité narrative se pose surtout comme matière première. Montage, séquence, récit, texte détourné s’orchestrent et entraînent des liens où la rencontre de l’image se fait par bonds temporels, par ruptures spatiales. Ayant comme point d’ancrage ses propres textes, les permutations créées par cette approche croisée produisent des relations favorisant l’émergence d’un espace fictif.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et d’une formation en multimédia, les œuvres de Josée Pellerin furent présentées lors d’ événements au Québec, au Canada, aux États-Unis, en France et au Mexique. En 2005, elle effectuait une résidence d’artiste à Buenos Aires, Argentine et suite à ce séjour, elle publiait en 2006 aux Éditions J’ai Vu, un livre d’artiste intitulé Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi. Dernièrement, son travail a été présenté à la Galerie Glendon de Toronto, à la Galerie L’œuvre de l’Autre de l'Université du Québec à Chicoutimi et à la Galerie Orange de Montréal qui la représente. Elle vit et travaille à Montréal où elle enseigne à l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. L'artiste remercie le Conseil des arts et des Lettres du Québec pour son appui financier. www.joseepellerin.com

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Josée Pellerin / Being there
Opening and book launch
Thursday, February 11, 2010, 5:00 p.m.
Exhibition February 11 - April 16, 2010

There are some cities that truly get under your skin. Some because they are littered with mythical sites that we have visited, explored and come to know quite well. Others are dream cities upon which we project our desires, expressed as a dispirited quest to be somewhere else. When reflected steadily in its own mirror, the urban experience, together with its metaphorical potential, reveals a landscape in which various fictions cohabitate, each one reflecting a specific sense of identity linked to the manner in which the environing world is perceived. The ÊTRE LÀ exhibition explores the essential nature of the city considered as a vector for these different fictions.

Alternating between documentary and fictional approaches, two photographic works are here presented which afford the transposition of an interior topography, along with a broadened inquiry into the fascinating allure that fiction holds for us, both as individuals and collectively.

UNE HISTOIRE À SOI (2004) is an exploration into the relationship forged between the home-place and the confidential interior of “that which remains secret”. The photographic image reveals the home as a closed family space, a micro-society endowed with a unique history, parts of which must remain obscured, parts of which are adequate for general viewing. The stage of discrete daily drama, the home offers up its facade but muffles its confessions.

DÉFILÉ (2009) examines the way in which mythical cities have been portrayed in cinema and their influence on our physical experience. Cities such as New York, Rome, London, Berlin and others have become characters in themselves, individualised through the perspectives explored by Scorsese, Fellini, Hitchcock and Wenders, and have come to constitute a raw material which can be reshaped to disclose an unfamiliar fictional form.

Josée Pellerin lives and woks in Montreal. In the last few years, her work has evolved around creating a continuous exchange between images and texts. The constant interplay between these two disciplines results in a hybrid language, a manner of circulation in which the narrative mode is presented essentially as raw material. Montage, sequences, narrative, and borrowed texts are orchestrated to produce a series of connections, and through the temporal disjunction and spatial schism the image is discovered. Based on her own original texts, the permutations created by these intersecting approaches produces relationships conducive to the emergence of a fictitious space.

Josée Pellerin has a Master's degree in visual arts and has studied in the field of multimedia. Her work has appeared at events in Quebec, Canada, the United States, France and Mexico. In 2005, she completed an artistic residency in Buenos Aires, Argentina, following which she published Heureusement qu’il y avait le monde autour de moi. Recently, her work has been featured at the Glendon Gallery in Toronto, the Galerie L’œuvre de l’Autre at the University of Chicoutimi, and at the Galerie Orange in Montreal, which presently represents her. She teaches at the École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec in Montréal. www.joseepellerin.com

mercredi 20 janvier 2010

Jacinthe Loranger

Jacinthe Loranger
Artiste en résidence / Artist in Residence
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Dans mon travail, je m’approprie des symboles et des archétypes culturels, en les remodelant de façon à créer une réflexion sur notre société contemporaine. Je dessine dans l’esprit des artistes de genre “camp”, particulièrement pour l’usage qu’ils font de l’ironie et du mimétisme comme manière de tourner en dérision les valeurs de la classe moyenne et le mauvais goût. Je recrée ma propre mythologie qui découle d’un collage d’influences culturelles. Mes oeuvres narratives ont pour décor un univers psychédélique où se produisent des rencontres improbables entre l’art amérindien, les hiéroglyphes de l’Égypte ancienne, la culture “trash” et des fantasmes personnels que j’utilise comme outil critique. Je crée des environnements oniriques qui invitent le spectateur à pénétrer dans un monde ésotérique de pacotille. En plus de démontrer la structure sociale des valeurs et formes dominantes, l’art est aussi un véhicule pour la création de mondes meilleurs et plus viables. En révélant le kitsch dans le quotidien, je construis des scénarios qui invitent le spectateur à formuler sa propre trame narrative.

Depuis la dernière décennie, la sérigraphie et l’installation font partie intégrante de ma pratique artistique. J’aborde à travers ces mediums les absurdités sociales dans lesquelles nous baignons. Dans chacune de mes oeuvres, j’introduis le spectateur à un monde onirique. Non seulement le rêve permet-il un accès direct au subconscient sans les interférences du quotidien, sans frontière et sans tabou, mais il permet de transgresser toutes les règles sans responsabilité.

Au Centre SAGAMIE, je complète actuellement un projet qui consiste en une série d’autoportraits sous la thématique d’Alice au pays des merveilles. Le pays décrit dans le conte questionne sans cesse la logique. Alice se voit confrontée au paradoxe, à l'absurde et au bizarre. Comme enfant, elle ne remet pas en question ces situations irrationnelles, mais évolue plutôt naturellement à travers celles-ci. Sa naïveté la rend ouverte d'esprit au manque de cohérence, à la folie. Mais qu’en serait-il d’une Alice adulte? Voici le point de départ du projet dans lequel j’incarne Alice, maintenant adulte, dont la raison rencontre le pays des merveilles. Alice, autrefois ouverte à la magie, est maintenant engluée dans une routine et son regard cartésien, sur la réalité la rend impermeable à l’incroyable et au merveilleux. Cette suite au conte d’Alice au pays des merveilles devient une métaphore de notre propre société.

Bien que depuis 10 ans ma pratique artistique soit essentiellement concentrée sur les arts d’impression, mes derniers projets m’ont amenée à explorer l'installation. Le passage du bidimensionnel au tridimensionnel a enrichit mon travail à plusieurs niveaux. Entre autres, l'utilisation de l'éclairage, du son et de l'espace m'ont permis d'immerger totalement le spectateur dans mon univers onirique, faisant de lui un acteur du récit. Le fait d'intégrer des personnages bien vivants dans mon imagerie picturale m'a amenée à concevoir ce projet de My own private Dante’s Disneyland.

Jacinthe Loranger vit à Montréal et travaille à l'atelier 100 Sided Die. Elle est diplômée d'un bac en arts visuels à l'UQÀM depuis 2001. Elle a créé plusieurs livres d'artistes et installations où la sérigraphie est explorée sous toutes ses formes. Depuis les huit dernières années, elle a effectué plusieurs résidences d'artistes au Canada et en France, notamment au Dernier Cri. Cette année, elle a réalisé une résidence de création de trois mois à l'atelier d'estampe Imago (Moncton, NB) et a présenté une exposition solo intitulée "Pac-Man vs Agaguk" à la Galerie Sans Nom (Moncton, NB), ainsi qu'aux Ateliers Presse-Papier (Trois-Rivière, QC).

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Jacinthe Loranger / Artist in Residence

My work revolves around the appropriation and transformation of cultural archetype and symbols as a vehicle for social commentary. My drawings borrow from “camp” artists, exploring their ability to apply irony to middle class values and its often associated questionable tastes. Such appropriation has allowed me to create my own mythology, one derived from the improbable melting pot of native and inuit symbolism, Egyptian hieroglyphics, Atari 6000, and trash influenced fantasies. It is within this mindset that I create environments bordering on the mystical and the dreamy. It is in the creation of this esoteric world, a world where I reveal the kitsch often found in the quotidian, that I invite my spectator to use art as a vehicle to formulate their own narrative.

For 10 years now, my artistic focus has been on printmaking, more specifically silkscreen. My practice mostly consists of exploring other facets of the print, pushing the boundaries of the habitual or the expected by incorporating printmaking in room installations. By approaching printmaking in this manner, it allows me to introduce forms and 3D structures, adding tangibles and validity to the dream worlds I am presenting. The notion of dreams in my work is predominant. Not only do dreams allow direct access to the subconscious without interference, borders or taboo, it also allows a transgression of all rules and responsibilities, thus providing the observer with limitless interpretation of the installation before them..

My project consist of a series of self portraits under the guise of Alice in Wonderland. By appropriating the fable’s rich theatricality, I insert myself as both actress and cinematographer.

My own private Dante’s Disneyland
The world presented in Carroll’s fable continuously questions logic. Alice is confronted with contradiction, the absurd and the bizarre. Childlike, she does not question the irrationality which is before her, but rather evolves naturally through series of illogical events which she confronts with a joyous curiosity. Naïve, she absorbs what she sees even though what is before her is at times incoherent and nears folly. How would adult Alice navigate through the same world? By incarnating Alice, I am confronting the epicenter of this fantasy with reason. Once opened to the incredible and magical, Alice’s incarnated reality, one which is drenched in routine and Cartesian outlook, makes her unsusceptible to the world imagined by Carroll. By continuing where Wonderland ended, I intend to link Alice’s environment metaphorically to our society.

Though my main focus for the past decade has been on printmaking, my most recent work has gyrated towards installation. My work has benefited from exploring three dimensional work, sound, space and lighting. It has allowed me to completely immerse both myself and the spectator in my personal “wonderlands”.

Jacinthe Loranger lives in Montreal and works at the 100 Sided Die Studio Co-Op. She obtained a B.A. in visual arts at UQÀM in 2001. She has made many artists books and installations where silkscreening is explored in all its possibilities. In the past eight years, she has done many artist residencies in Canada and France, notably at Dernier Cri. She has just finished a 3-month residency at Imago Printmaking Studios (Moncton, NB) and presented a solo exhibition entitled "Pac-Man vs Agaguk" at Galerie Sans Nom (Moncton, NB), as well as at Ateliers Presse-Papier (Trois-Rivière, QC).

mardi 12 janvier 2010

Lucie Duval

Lucie Duval
Artiste en résidence / Artist in Residence
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L’exposition Mainmises présentée à Montréal en mai 2006, s’est développée autour d’un objet usuel suscitant chez moi diverses réflexions. Gants pour travailleurs " made in China " retrouvés en paquet dans toutes les quincailleries. Mondialisation oblige, tout se fabrique à moindre coût en Chine au détriment des travailleurs d’ici. L’objet devient contradictoire : gants de travailleur (faits en Chine) versus chômeurs d’ici.

Toujours à partir de ces gants de travailleurs, une série de cent cinquante lapins. La forme du gant se prêtant particulièrement bien à celle du lapin. Ce dernier étant très prolifique, il devient en quelque sorte un symbole de la reproductibilité : de la productivité à la reproductibilité. Il y a quelque chose du travail à la chaîne, de la quantité produite, et de mon rendement à les fabriquer, à les personnaliser. Combien de lapins différents en utilisant toujours les mêmes matériaux : gant, molleton et fil ? Ils sont faits main, donc tous différents : par leur forme, leur caractéristique, leur personnalité…

Ces cent cinquante lapins, ont été faits au rythme d’environs : un par jour. En plus de ce qui a été écrit sur ma motivation, une chose nouvelle est apparue. Inconsciemment le lapin fabriqué tel jour, révèle quelque chose de mon état à ce moment, de mon regard sur le monde. Journal de bord.

Dans l’atelier, toujours un peu plus nombreux, ces lapins ont tissé des liens. Des rumeurs sourdent, des histoires s’en suivent.
Je retrouve donc ce qui a toujours motivé ma démarche : mettre en relation images (ou objets) et mot(s).

La publication en préparation au Centre SAGAMIE, n’est pas un catalogue, mais un objet où les images et les mots vont s’entrecroiser, non sans chocs, où un soin particulier est apporté à la façon de " donner à voir ". Ne jamais oublier que ces lapins sont en quelque sorte des mutilés. Sous une première apparence candide, naïve et doucereuse, il a fallu couper des doigts (ceux des gants), coudre, raccommoder (ce qui est non sans rappeler certaines conditions de travail dans les manufactures).

Ces lapins-nounours sont des lapins cicatrisés. Les mots en seront d’autant plus aiguisés. Des histoires à tirer par les oreilles !

Lucie Duval est née à Mont-Laurier. Elle vit et travaille au Québec. Elle a étudié à l’École des beaux-arts de Toulouse et a obtenu, en 1983, le Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP). Son travail s’articule autour d’une interférence entre ce qui est lu et ce qui est vu, un parcours où les mots se jouent des objets et des images. Elle a exposé régulièrement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Ses œuvres font partie de la collection de prêts d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada et du Musée national des beaux-arts du Québec. Elle est représentée par la galerie Isabelle Gounod à Paris.

Elle prépare actuellement une exposition solo qui aura lieu au musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul du 29 mai au 11 septembre 2010 et fera également partie de l’exposition Femmes artistes, présentée au Musée national des beaux-arts de Québec, du 17 juin au 12 septembre 2010.

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Lucie Duval / Artist in Residence

The Mainmises exhibition presented in Montreal in May 2006 developed out of a simple everyday object which had set me to thinking about various matters. Workers’ gloves, made in China, are sold in packages in every hardware store. Now, thanks to globalization, everything can be produced more cheaply in China, to the consequent detriment of working people here. There is thus an underlying opposition contained within the object itself: workers’ gloves (manufactured in China) versus unemployed workers here.

These workers’ gloves then morphed into a series of one hundred and fifty rabbits. The shape of the glove lends itself quite well to the form of a rabbit. The latter being extremely prolific, it becomes a symbol of sorts for the act of reproduction: from productivity to reproductivity. There is something of the assembly line in the increasing volume of production and in my own output in producing them, endowing each one with its own personality. How many different rabbits can be made using the very same materials: gloves, fleece and thread? They are all hand-made, and thus differ from one another in their shapes, their characteristics, their personalities…

These one hundred and fifty rabbits were made at the rate of approximately one per day. Then, over and beyond my original stated motivation, a new, unexpected facet began to emerge. Each rabbit was a subconscious revelation of what my state of mind and my outlook on the world had been on the day it was produced. A sort of log book.

In the studio, these increasingly numerous rabbits began to form relationships. Rumors were started; full-blown tales ensued. I rediscovered something which has always been at the heart of my work: revealing the relations that exist between images (or objects) and word(s).

The book presently being prepared at the Centre SAGAMIE, is not a catalogue but rather an object in which images and words are interlaced, and sometimes collide. Particular attention has been given to the manner in which things can be perceived. It should be remembered that these rabbits are all in some way crippled. What is perceived at first glance, naively and sympathetically, required, in fact, that fingers be cut off (the gloves) and that things be sewn together and patched (resembling in this way certain factory working conditions).

These stuffed rabbits are scarred rabbits. The words they elicit will be all the more cutting. Stories to prick up your ears.

Lucie Duval was born in Mont-Laurier. She works and lives in Quebec. She studied at the École des beaux-arts de Toulouse. She obtained, in 1983, her Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP). Her work, in which words are made to play off of objects and images, explores the relations and polarity between what is read and what is seen. Exhibitions of her work are presented regularly in North America, Europe and Asia. Her work is included in the Canada Council Art Bank and in the Collection du Musée national des beaux-arts du Québec. She is represented by the Isabelle Gounod Gallery in Paris.

She is presently preparing a solo exhibition to be presented at the Museum of Contemporary Art in Baie-Saint-Paul, from May 29 to September 11, 2010, and she will also participate in the Femmes artistes exhibition at the Musée national des beaux-arts de Québec, from June 17 to September 12, 2010.

mardi 15 décembre 2009

Jean-Jacques Ringuette

Jean-Jacques Ringuette
Artiste en résidence / Artist in Residence
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Après un premier séjour en octobre dernier, Jean-Jacques Ringuette est de retour en résidence au Centre SAGAMIE, cette fois pour la mise en chantier de deux publications : l’une, consacrée à sa plus récente production, Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien, et l’autre, à De la vraisemblance, autour du personnage de Pierre Mouchon, un corpus réalisé il y a quelques années.

Avec Pierre Mouchon, un animal en peluche de fabrication artisanale trouvé dans un magasin d'articles usagés, l’artiste propose, entre le drôle et le grave, le touchant et le grinçant, un certain regard sur le monde des apparences qui puise allègrement aux grandes énigmes de l’informe peuplant encore et toujours notre inconscient d’adulte.

"Pierre Mouchon conjugue le registre animiste caractéristique du monde de l'enfance et mon intérêt pour la dimension sacrée du corps. Esprit dadaïste oblige, les dimensions humoristique et ludique sont essentielles ici, mais n'excluent en rien le pathétique, le dérisoire, le grotesque et le traumatique. Le corps régresse au niveau de l’objet, qui fraye avec l’idée d’un sujet possible. Cette singulière situation contribue puissamment à manifester une présence."

Dans sa production récente et en continuité avec l’imaginaire de la série consacrée à Pierre Mouchon, Jean-Jacques Ringuette s’intéresse aux diverses figures de la marginalité en réactualisant une longue tradition d’autoreprésentation de l'artiste en clown tragique. Au début de 2011, le centre SAGAMIE présentera l’exposition Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien.La création de ce corpus d’œuvres a été rendue possible grâce à l'appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Jean-Jacques Ringuette détient une maîtrise en photographie de l’Université Concordia de Montréal et un baccalauréat en arts visuels avec spécialisation en photographie de l’Université d’Ottawa. Ses œuvres font partie de collections privées ainsi que des collections du Musée national des beaux-arts du Québec. À Rome (Italie), il a représenté le Québec à deux reprises dans le cadre de l’événement Orrizonte Quebec. Il était aussi du Printemps du Québec à Paris et de l’événement Quebec a Catalunya à Barcelone (Espagne). Ses œuvres ont été exposées à New York, Seattle et Chicago (États-Unis), à Bielefeld et Berlin (Allemagne) de même qu’à Montréal, Québec et dans plusieurs autres villes de la province.

Visuel : Pierre Mouchon n’est le fils de personne


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Jean-Jacques Ringuette / Artist in Residence

Jean-Jacques Ringuette is back in residence at the Centre SAGAMIE after his initial stay last October, this time to work on two books: one is a presentation of his most recent creative work, Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien, and the other is entitled De la vraisemblance, autour du personnage de Pierre Mouchon, on a series which he completed a few years ago.

Pierre Mouchon is a hand-made stuffed animal which the artist picked up in a second-hand store somewhere and which he uses, both humorously and seriously, sentimentally and truculently, to probe the world of appearances, delving into the shifting mysteries that have perpetually shrouded the subconscious adult mind.

“Pierre Mouchon serves as a link between the animist tendencies that abound in the world of childhood and my own present interest in the sacred nature of the body. In the true spirit of Dadaism, the humorous and playful aspects remain critical here but in no way obscure the sense of the pathetic, the ineffectual, the grotesque and the traumatic. The body is reduced to the level of an object, intimating an idea of possible subjectivity. This unique situation serves as a potent inducement to the emergence of a very particular presence.”

In his recent work, and in keeping with the imaginative approach of the series on Pierre Mouchon, Jean-Jacques Ringuette has been directing his attention to various marginal figures and has situated himself in the age-old tradition of the portrait of the artist as a clown. In early 2011, the Centre SAGAMIE will exhibit Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien. Production of this work was made possible with the financial support of the Conseil des arts et des letters du Québec.

Jean-Jacques Ringuette earned his Master’s degree in photography at Concordia University in Montreal and a Bachelor’s in visual arts (specialising in photography) at the University of Ottawa. His work figures in several private collections, as well as in the Musée national des beaux-arts du Québec. In Rome, Italy, Jean-Jacques Ringuette has represented Quebec twice at the Orrizonte Quebec. He also participated in the Printemps du Québec à Paris and the Quebec a Catalunya in Barcelona, Spain. His work has been exhibited in New York, Seattle, and Chicago in the United States, in Bielefeld and Berlin, Germany, and in Montreal and other cities in the province of Quebec.

Image : Pierre Mouchon is the son of no one

lundi 14 décembre 2009

Double lancement

Le Centre SAGAMIE et la Ville d’Alma vous invitent au
LANCEMENT DU CALENDRIER 2010 DE LA VILLE D’ALMA

ainsi qu’au

LANCEMENT DU LIVRE QUARTIER, territoire et autres lieux communs

le mercredi 16 décembre 2009 à 17 heures au Centre SAGAMIE
situé au 50 rue St-Joseph à Alma (dans le stationnement de l’église St-Joseph),

en présence de M. Marc Asselin, maire de la Ville d’Alma, de Mme Sylvie Beaumont, présidente du comité des communications et de M. Jocelyn Fradette, président du comité des arts et de la culture.

À cette occasion, la MICROBRASSERIE DU LAC SAIN-JEAN, sera sur place pour faire déguster ses différentes variétés de bières.

Communiqué:

Cette édition toute spéciale du calendrier 2010 de la Ville d’Alma mettra à l’honneur les œuvres des jeunes participants-citoyens au projet QUARTIER, territoire et autres lieux communs. Le calendrier sera distribué gratuitement dans tous les foyers de la municipalité et informera ainsi chaque almatois de ce grand projet.

D’autre part, le Centre SAGAMIE a produit un livre qui sera également lancé lors de cette soirée. Cette publication témoigne de la genèse du projet QUARTIER, territoire et autres lieux communs conçu et réalisé par l’organisme IQ L’Atelier. Cette coopérative d'artistes privilégie une esthétique fondée sur l'échange ainsi que sur le partage avec la communauté. Ce projet, dirigé par les artistes Stéfany Tremblay et Patrick Moisan, a ainsi permis à une vingtaine de jeunes, de 10 et 11 ans, de vivre une expérience en art visuel, d’être actif et de développer un sentiment d’appartenance et de fierté face à ce quartier.

Imprégné du patrimoine et de l’aspect social de l’art, ce projet puise sa réflexion dans le devoir de mémoire. Les artistes initiateurs, ayant pris connaissance de l’histoire des lieux, ont d’abord travaillé sur les problématiques patrimoniales, économiques et esthétiques du quartier fondateur de la Ville d’Alma, afin de s’y engager comme artistes-citoyens. L’exploration de cet environnement, par le biais de l’image et de différentes techniques de photographie, a permis d’y poser un regard intime et actuel qui a mené à une exposition à la galerie Espacepointca du Collège d’Alma en février 2009.

Par la suite, les jeunes provenant des écoles Saint-Sacrement et Arc-en-Ciel de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean se sont joints au projet à travers une série d’ateliers mobiles et éducatifs basés sur la découverte et l'expérimentation de la lumière en photographie. Pendant dix jours, ils ont exploré le territoire à l’aide d’appareils photographiques jetables et de sténopés. Ils ont arpenté le quartier Sainte-Anne en cherchant à le redécouvrir. Leurs photographies, surprenantes et authentiques, sont le résultat d’une réelle recherche esthétique et offrent différentes interprétations documentaires, historiques, poétiques, mais aussi parfois critiques. Ces œuvres ont été présentées dans le cadre d’une exposition professionnelle au centre d’artiste Langage Plus en janvier dernier.

Le projet a également donné lieu à une collaboration créatrice entre les jeunes participants et les étudiants du programme Arts et lettres du Collège d’Alma, alors que les œuvres visuelles sont devenues la source d’inspiration pour l’écriture des textes accompagnant les œuvres présentées dans le livre.

Prix spécial, sur place lors du lancement 15$ taxes incluses

Pour commander / To order:

QUARTIER, territoire et autres lieux communs
IQ L’Atelier, Stéfany Tremblay et Patrick Moisan
100 pages, texte en français seulement, 6 X 8 po.
100 pages, text in French only, 6 X 8 in.
ISBN 978-2-923612-17-1 2009
Prix / Price: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

mardi 8 décembre 2009

Pascal Dufaux


Pascal Dufaux
Artiste en résidence / Artist in Residence
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Le cosmos dans lequel nous sommes

Avec la prolifération actuelle des caméras placées un peu partout dans nos milieux de vie - autant privés que publics, dévoilant sans cesse notre apparence à des regards anonymes, il me semble que la nature même de l’image se transforme. En effet, apparaît de plus en plus une image sans auteur dont la fadeur et l’indifférence mécanique en constitue le caractère principal : une image à la fois vertigineuse et banale. Une image dont la logique de production ignore les critères d’expressivité et de composition picturale. Une image machinée par des critères d’observation objective sur les choses et les événements. À travers ce nouveau type d’image, ne nous est plus présentée la personnalité ni la sensibilité d’un œil nous transmettant sa vision du monde, mais le réel lui-même se donnant à voir. L’image devient alors pure surface-témoin, pure surface de prélèvement : objectif impartial et indifférencié glissant sur les aspérités de notre paysage contemporain. Étrangement, n’y a-t-il pas devant ces images, une sensation de réalité similaire à celle éprouvée jadis à la vue des premiers daguerréotypes?

Avec la série photo-vidéographique intitulée Le cosmos dans lequel nous sommes, je veux accueillir, explorer, penser et mettre en forme la beauté stoïque de ce nouveau régime d’images. Toutes les images de cette série sont extraites de séquences vidéo-cinétiques réalisées avec un nouvel automate de prise de vue que j’ai fabriqué et expérimenté lors d’une récente résidence de production au Centre Daïmon à Gatineau.

PASCAL DUFAUX BIOGRAPHIE
Études en scénographie et en arts visuels. Dans les années 90, conception de dispositifs scénographiques sonores. Artiste en résidence à la Christoph-Merian Stiftung (Bâle, Suisse, 1997) et à la Finnish Artists’Association (Helsinki, Finlande, 1998). Il élabore depuis les années 2000 un travail installatif hybride accès sur les processus d’apparition de la forme et de l’image: le Projet Pléthore au Musée du vieux Palais (St Jérome, 2002), Des mesures dévastées à la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal (Montréal, 2003), Phénomènes / formes intermédiaire aux Espacios de arte (Guanajuato, Mexique, 2003). En 2005, il réalise la mono-bande vidéo Substance verte au Laboratoire nouveaux médias d’OBORO à Montréal. Il a conçu la scénographie de l’opéra Alternate Visions produit par la compagnie Chants Libres (Montréal, 2007). Il expose les installations photographiques Autour de vous et Alzheimer au centre VU à Québec et à la Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2007), et à l’Alternator Gallery à Kelowna Colombie Britannique (2009). Radiant ou L’origine du regard fût exposé à OBORO à Montréal en 2008. Il présentait l’installation vidéo cinétique Irradiant au festival Temps d’images à Montréal en février 2009. En juin 2009 il participait à l’exposition “Auto/pathographies” à Innsbruck en Autriche. Pascal Dufaux est représenté par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.

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Pascal Dufaux / Artist in Residence
LE COSMOS DANS LEQUEL NOUS SOMMES (The cosmos in which we are)

The very nature of images, it seems to me, has undergone a transformation through the current proliferation of cameras installed in most of the public and private places that we frequent daily, ceaselessly exposing our appearances to anonymous sets of eyes. There is, in fact, an increased production of unsigned images whose principal trait is a mechanical triteness and insignificance: images which are simultaneously breathtaking and banal; images produced independently of all criteria of expression and visual composition; images contrived according to objective criteria of observation of things and events. This new type of image does not refer back to a personality or a visual sensitivity attempting to communicate a particular outlook on the world, but is rather a blunt rendition of whatever reality is exposed to view. The image becomes the sheer surface of an attestation, the sheer surface of an extracted sample: the impartial and indifferent lens glides smoothly over the ragged contours of our contemporary landscape. Strangely enough, do we not feel, when confronted with these images, the same sensation of reality that was once evoked by the very first daguerreotypes?

In the videographic-photo series entitled Le cosmos dans lequel nous sommes, I attempt to embrace, explore, reflect on and give shape to the stoic beauty of this new order of images. All the images in this series were taken from kinetic-video sequences shot with a new automated camera which I designed and tested during a recent production residency at the Centre Daïmon in Gatineau.

PASCAL DUFAUX BIOGRAPHY
Studied set design and visual arts. In the 1990s, designed audio set mechanisms for many composers. Artist in residence at the Christoph-Merian Stiftung (Bale, Switzerland, 1997) and the Finnish Artists' Association (Helsinki, Finland, 1998). Since the 2000s, he has been working on hybrid installations between 2D and 3D: Projet Pléthore at the Musée du vieux Palais (Saint-Jérôme, 2002), Des mesures dévastées at the Maison de la culture Plateau-Mont-Royal (Montreal, 2003), Phénomènes/formes intermédiaire at Espacios de arte (Guanajuato, Mexico, 2003). In 2005, he made the single-band video Substance verte at OBORO'S Laboratoire nouveaux médias in Montreal. He designed the set of the opera Alternate Visions produced by Chants Libres (Montreal, 2007). His photographic installations Autour de vous and Alzheimer were shown at Centre VU in Quebec City and at Galerie Joyce Yahouda in Montreal (2007), and at the Alternator Gallery in Kelowna, B.C. (2009). Radiant ou L’origine du regard was shown at OBORO in 2008. His kinetic video installation Irradiant was shown at the Temps d’images festival in Montreal in February 2009. In June 2009 his work had been shown in the exhibition "Auto/pathographies" at the Büchenhausen Kunstpavillon in Innsbruck, Austria. He is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montreal.

Lancement du livre GUY BLACKBURN, TOUCHE


Lancement du livre
GUY BLACKBURN, TOUCHE

Guy Sioui Durand, commissaire
édité par le Centre SAGAMIE

À la galerie L’Œuvre de l’Autre, le centre d’exposition de l’UQAC
Le jeudi 10 décembre 2009 à midi
Pavillon des arts, Université du Québec à Chicoutimi, 555 boul. De l’Université

À cette occasion, le plus récent numéro de la revue Protée, Regards croisés sur les images scientifiques sera également lancé en présence de M. Luc Vaillancourt, professeur au département des arts et lettres de l’UQAC et directeur de la revue Protée, M. Guy Blackburn artiste et chargé de cours à l’UQAC, M. Guy Sioui Durand sociologue et chargé de cours à l’UQAC, Mme Christine Martel, auteur et M. Nicholas Pitre, directeur du Centre SAGAMIE.

GUY BLACKBURN
Né en 1956, Guy Blackburn vit et travaille à Chicoutimi. Depuis le début des années 80, il a participé au Québec, au Canada (Ontario, Nouveau-Brunswick) et à l’étranger (France, Allemagne, Pologne, Chili) à différentes expositions et manifestations. Depuis 1990, Blackburn a proposé un corpus d’œuvres qui a su intéresser un large public, une médiatisation et une analyse importantes. Pensons seulement aux projets La Cécité, Hommage à Anna, Espace interdit, Quémander l’affection et à la série de quatre installations au Musée de la guerre froide de Carps en Ontario. Plus récemment, au Musée de Rimouski et à la Galerie Séquence de Chicoutimi, il a présenté l’exposition Sans Silence, et Extrait d’ambiguïté à la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières. Sa dernière aventure d’art Touche est une œuvre majeure produite et diffusée avec la complicité du Centre SAGAMIE d’Alma. Bien que l’on puisse parler chez Blackburn de pratique ouverte, l’installation demeure au cœur de son travail. Ses réalisations explorent de façon percutante, voir même troublante, les nouvelles conditions individuelles et sociales issues des récentes pratiques scientifiques. Une approche singulière et une pratique sans compromis.

GUY SIOUI DURAND
Wendat (Huron) de Wendake (Québec), Guy Sioui Durand est sociologue, critique (PH.D.) et commissaire indépendant. L’art actuel et l’art amérindien sont ses domaines d’intervention. Co-fondateur de la revue Inter et du Lieu, centre d’artistes de Québec, chargé de cours en théorie de l’art à l’Université du Québec à Chicoutimi, il a publié trois livres dont L’art comme alternative en 1997 et Riopelle. Indianité en 2003. Il écrit pour plusieurs périodiques, catalogues et dans Internet. Depuis 2000, Sioui Durand a été commissaire d’une dizaine d’événements dont Touche, de Guy Blackburn au Centre SAGAMIE d'Alma, Urbaine Urbanité III (Place Valois, Montréal 2005), Identités et Remplacements (24e édition du Symposium international d’art contemporain, Baie Saint-Paul 2006), Art Sauvage (12e Rencontre Internationale d’Art Performance, Québec 2006). Conseiller autochtone d’Espace 400e (Québec 2008), Sioui Durand participait en avril au Forum Théorique de la Xe Biennale de La Havane (Cuba, 2009) et en juin à la Délégation des conservateurs autochtones canadiens (Biennale de Venise, 2009). En novembre 2009, il est invité aux festivals Accion ! 09 Mad (Madrid) et Arrt d’Accio (Valence) en Espagne (www.siouidurand.org).

Prix spécial, sur place lors du lancement 15$ taxes incluses

Pour commander / To order:

Guy Blackburn, TOUCHE
Commissaire / Guy Sioui Durand / Curator
70 pages couleur, texte en français seulement, 8 X 10 po.
70 pages, colour, text in French only, 8 X 10 in.
ISBN 978-2-923612-15-7 2009
Prix / Price: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98