mercredi 20 janvier 2010

Jacinthe Loranger

Jacinthe Loranger
Artiste en résidence / Artist in Residence
English follows

Dans mon travail, je m’approprie des symboles et des archétypes culturels, en les remodelant de façon à créer une réflexion sur notre société contemporaine. Je dessine dans l’esprit des artistes de genre “camp”, particulièrement pour l’usage qu’ils font de l’ironie et du mimétisme comme manière de tourner en dérision les valeurs de la classe moyenne et le mauvais goût. Je recrée ma propre mythologie qui découle d’un collage d’influences culturelles. Mes oeuvres narratives ont pour décor un univers psychédélique où se produisent des rencontres improbables entre l’art amérindien, les hiéroglyphes de l’Égypte ancienne, la culture “trash” et des fantasmes personnels que j’utilise comme outil critique. Je crée des environnements oniriques qui invitent le spectateur à pénétrer dans un monde ésotérique de pacotille. En plus de démontrer la structure sociale des valeurs et formes dominantes, l’art est aussi un véhicule pour la création de mondes meilleurs et plus viables. En révélant le kitsch dans le quotidien, je construis des scénarios qui invitent le spectateur à formuler sa propre trame narrative.

Depuis la dernière décennie, la sérigraphie et l’installation font partie intégrante de ma pratique artistique. J’aborde à travers ces mediums les absurdités sociales dans lesquelles nous baignons. Dans chacune de mes oeuvres, j’introduis le spectateur à un monde onirique. Non seulement le rêve permet-il un accès direct au subconscient sans les interférences du quotidien, sans frontière et sans tabou, mais il permet de transgresser toutes les règles sans responsabilité.

Au Centre SAGAMIE, je complète actuellement un projet qui consiste en une série d’autoportraits sous la thématique d’Alice au pays des merveilles. Le pays décrit dans le conte questionne sans cesse la logique. Alice se voit confrontée au paradoxe, à l'absurde et au bizarre. Comme enfant, elle ne remet pas en question ces situations irrationnelles, mais évolue plutôt naturellement à travers celles-ci. Sa naïveté la rend ouverte d'esprit au manque de cohérence, à la folie. Mais qu’en serait-il d’une Alice adulte? Voici le point de départ du projet dans lequel j’incarne Alice, maintenant adulte, dont la raison rencontre le pays des merveilles. Alice, autrefois ouverte à la magie, est maintenant engluée dans une routine et son regard cartésien, sur la réalité la rend impermeable à l’incroyable et au merveilleux. Cette suite au conte d’Alice au pays des merveilles devient une métaphore de notre propre société.

Bien que depuis 10 ans ma pratique artistique soit essentiellement concentrée sur les arts d’impression, mes derniers projets m’ont amenée à explorer l'installation. Le passage du bidimensionnel au tridimensionnel a enrichit mon travail à plusieurs niveaux. Entre autres, l'utilisation de l'éclairage, du son et de l'espace m'ont permis d'immerger totalement le spectateur dans mon univers onirique, faisant de lui un acteur du récit. Le fait d'intégrer des personnages bien vivants dans mon imagerie picturale m'a amenée à concevoir ce projet de My own private Dante’s Disneyland.

Jacinthe Loranger vit à Montréal et travaille à l'atelier 100 Sided Die. Elle est diplômée d'un bac en arts visuels à l'UQÀM depuis 2001. Elle a créé plusieurs livres d'artistes et installations où la sérigraphie est explorée sous toutes ses formes. Depuis les huit dernières années, elle a effectué plusieurs résidences d'artistes au Canada et en France, notamment au Dernier Cri. Cette année, elle a réalisé une résidence de création de trois mois à l'atelier d'estampe Imago (Moncton, NB) et a présenté une exposition solo intitulée "Pac-Man vs Agaguk" à la Galerie Sans Nom (Moncton, NB), ainsi qu'aux Ateliers Presse-Papier (Trois-Rivière, QC).

********

Jacinthe Loranger / Artist in Residence

My work revolves around the appropriation and transformation of cultural archetype and symbols as a vehicle for social commentary. My drawings borrow from “camp” artists, exploring their ability to apply irony to middle class values and its often associated questionable tastes. Such appropriation has allowed me to create my own mythology, one derived from the improbable melting pot of native and inuit symbolism, Egyptian hieroglyphics, Atari 6000, and trash influenced fantasies. It is within this mindset that I create environments bordering on the mystical and the dreamy. It is in the creation of this esoteric world, a world where I reveal the kitsch often found in the quotidian, that I invite my spectator to use art as a vehicle to formulate their own narrative.

For 10 years now, my artistic focus has been on printmaking, more specifically silkscreen. My practice mostly consists of exploring other facets of the print, pushing the boundaries of the habitual or the expected by incorporating printmaking in room installations. By approaching printmaking in this manner, it allows me to introduce forms and 3D structures, adding tangibles and validity to the dream worlds I am presenting. The notion of dreams in my work is predominant. Not only do dreams allow direct access to the subconscious without interference, borders or taboo, it also allows a transgression of all rules and responsibilities, thus providing the observer with limitless interpretation of the installation before them..

My project consist of a series of self portraits under the guise of Alice in Wonderland. By appropriating the fable’s rich theatricality, I insert myself as both actress and cinematographer.

My own private Dante’s Disneyland
The world presented in Carroll’s fable continuously questions logic. Alice is confronted with contradiction, the absurd and the bizarre. Childlike, she does not question the irrationality which is before her, but rather evolves naturally through series of illogical events which she confronts with a joyous curiosity. Naïve, she absorbs what she sees even though what is before her is at times incoherent and nears folly. How would adult Alice navigate through the same world? By incarnating Alice, I am confronting the epicenter of this fantasy with reason. Once opened to the incredible and magical, Alice’s incarnated reality, one which is drenched in routine and Cartesian outlook, makes her unsusceptible to the world imagined by Carroll. By continuing where Wonderland ended, I intend to link Alice’s environment metaphorically to our society.

Though my main focus for the past decade has been on printmaking, my most recent work has gyrated towards installation. My work has benefited from exploring three dimensional work, sound, space and lighting. It has allowed me to completely immerse both myself and the spectator in my personal “wonderlands”.

Jacinthe Loranger lives in Montreal and works at the 100 Sided Die Studio Co-Op. She obtained a B.A. in visual arts at UQÀM in 2001. She has made many artists books and installations where silkscreening is explored in all its possibilities. In the past eight years, she has done many artist residencies in Canada and France, notably at Dernier Cri. She has just finished a 3-month residency at Imago Printmaking Studios (Moncton, NB) and presented a solo exhibition entitled "Pac-Man vs Agaguk" at Galerie Sans Nom (Moncton, NB), as well as at Ateliers Presse-Papier (Trois-Rivière, QC).

mardi 12 janvier 2010

Lucie Duval

Lucie Duval
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

L’exposition Mainmises présentée à Montréal en mai 2006, s’est développée autour d’un objet usuel suscitant chez moi diverses réflexions. Gants pour travailleurs " made in China " retrouvés en paquet dans toutes les quincailleries. Mondialisation oblige, tout se fabrique à moindre coût en Chine au détriment des travailleurs d’ici. L’objet devient contradictoire : gants de travailleur (faits en Chine) versus chômeurs d’ici.

Toujours à partir de ces gants de travailleurs, une série de cent cinquante lapins. La forme du gant se prêtant particulièrement bien à celle du lapin. Ce dernier étant très prolifique, il devient en quelque sorte un symbole de la reproductibilité : de la productivité à la reproductibilité. Il y a quelque chose du travail à la chaîne, de la quantité produite, et de mon rendement à les fabriquer, à les personnaliser. Combien de lapins différents en utilisant toujours les mêmes matériaux : gant, molleton et fil ? Ils sont faits main, donc tous différents : par leur forme, leur caractéristique, leur personnalité…

Ces cent cinquante lapins, ont été faits au rythme d’environs : un par jour. En plus de ce qui a été écrit sur ma motivation, une chose nouvelle est apparue. Inconsciemment le lapin fabriqué tel jour, révèle quelque chose de mon état à ce moment, de mon regard sur le monde. Journal de bord.

Dans l’atelier, toujours un peu plus nombreux, ces lapins ont tissé des liens. Des rumeurs sourdent, des histoires s’en suivent.
Je retrouve donc ce qui a toujours motivé ma démarche : mettre en relation images (ou objets) et mot(s).

La publication en préparation au Centre SAGAMIE, n’est pas un catalogue, mais un objet où les images et les mots vont s’entrecroiser, non sans chocs, où un soin particulier est apporté à la façon de " donner à voir ". Ne jamais oublier que ces lapins sont en quelque sorte des mutilés. Sous une première apparence candide, naïve et doucereuse, il a fallu couper des doigts (ceux des gants), coudre, raccommoder (ce qui est non sans rappeler certaines conditions de travail dans les manufactures).

Ces lapins-nounours sont des lapins cicatrisés. Les mots en seront d’autant plus aiguisés. Des histoires à tirer par les oreilles !

Lucie Duval est née à Mont-Laurier. Elle vit et travaille au Québec. Elle a étudié à l’École des beaux-arts de Toulouse et a obtenu, en 1983, le Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP). Son travail s’articule autour d’une interférence entre ce qui est lu et ce qui est vu, un parcours où les mots se jouent des objets et des images. Elle a exposé régulièrement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Ses œuvres font partie de la collection de prêts d’œuvres d’art du Conseil des Arts du Canada et du Musée national des beaux-arts du Québec. Elle est représentée par la galerie Isabelle Gounod à Paris.

Elle prépare actuellement une exposition solo qui aura lieu au musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul du 29 mai au 11 septembre 2010 et fera également partie de l’exposition Femmes artistes, présentée au Musée national des beaux-arts de Québec, du 17 juin au 12 septembre 2010.

********

Lucie Duval / Artist in Residence

The Mainmises exhibition presented in Montreal in May 2006 developed out of a simple everyday object which had set me to thinking about various matters. Workers’ gloves, made in China, are sold in packages in every hardware store. Now, thanks to globalization, everything can be produced more cheaply in China, to the consequent detriment of working people here. There is thus an underlying opposition contained within the object itself: workers’ gloves (manufactured in China) versus unemployed workers here.

These workers’ gloves then morphed into a series of one hundred and fifty rabbits. The shape of the glove lends itself quite well to the form of a rabbit. The latter being extremely prolific, it becomes a symbol of sorts for the act of reproduction: from productivity to reproductivity. There is something of the assembly line in the increasing volume of production and in my own output in producing them, endowing each one with its own personality. How many different rabbits can be made using the very same materials: gloves, fleece and thread? They are all hand-made, and thus differ from one another in their shapes, their characteristics, their personalities…

These one hundred and fifty rabbits were made at the rate of approximately one per day. Then, over and beyond my original stated motivation, a new, unexpected facet began to emerge. Each rabbit was a subconscious revelation of what my state of mind and my outlook on the world had been on the day it was produced. A sort of log book.

In the studio, these increasingly numerous rabbits began to form relationships. Rumors were started; full-blown tales ensued. I rediscovered something which has always been at the heart of my work: revealing the relations that exist between images (or objects) and word(s).

The book presently being prepared at the Centre SAGAMIE, is not a catalogue but rather an object in which images and words are interlaced, and sometimes collide. Particular attention has been given to the manner in which things can be perceived. It should be remembered that these rabbits are all in some way crippled. What is perceived at first glance, naively and sympathetically, required, in fact, that fingers be cut off (the gloves) and that things be sewn together and patched (resembling in this way certain factory working conditions).

These stuffed rabbits are scarred rabbits. The words they elicit will be all the more cutting. Stories to prick up your ears.

Lucie Duval was born in Mont-Laurier. She works and lives in Quebec. She studied at the École des beaux-arts de Toulouse. She obtained, in 1983, her Diplôme national supérieur d’expression plastique (DNSEP). Her work, in which words are made to play off of objects and images, explores the relations and polarity between what is read and what is seen. Exhibitions of her work are presented regularly in North America, Europe and Asia. Her work is included in the Canada Council Art Bank and in the Collection du Musée national des beaux-arts du Québec. She is represented by the Isabelle Gounod Gallery in Paris.

She is presently preparing a solo exhibition to be presented at the Museum of Contemporary Art in Baie-Saint-Paul, from May 29 to September 11, 2010, and she will also participate in the Femmes artistes exhibition at the Musée national des beaux-arts de Québec, from June 17 to September 12, 2010.

mardi 15 décembre 2009

Jean-Jacques Ringuette

Jean-Jacques Ringuette
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

Après un premier séjour en octobre dernier, Jean-Jacques Ringuette est de retour en résidence au Centre SAGAMIE, cette fois pour la mise en chantier de deux publications : l’une, consacrée à sa plus récente production, Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien, et l’autre, à De la vraisemblance, autour du personnage de Pierre Mouchon, un corpus réalisé il y a quelques années.

Avec Pierre Mouchon, un animal en peluche de fabrication artisanale trouvé dans un magasin d'articles usagés, l’artiste propose, entre le drôle et le grave, le touchant et le grinçant, un certain regard sur le monde des apparences qui puise allègrement aux grandes énigmes de l’informe peuplant encore et toujours notre inconscient d’adulte.

"Pierre Mouchon conjugue le registre animiste caractéristique du monde de l'enfance et mon intérêt pour la dimension sacrée du corps. Esprit dadaïste oblige, les dimensions humoristique et ludique sont essentielles ici, mais n'excluent en rien le pathétique, le dérisoire, le grotesque et le traumatique. Le corps régresse au niveau de l’objet, qui fraye avec l’idée d’un sujet possible. Cette singulière situation contribue puissamment à manifester une présence."

Dans sa production récente et en continuité avec l’imaginaire de la série consacrée à Pierre Mouchon, Jean-Jacques Ringuette s’intéresse aux diverses figures de la marginalité en réactualisant une longue tradition d’autoreprésentation de l'artiste en clown tragique. Au début de 2011, le centre SAGAMIE présentera l’exposition Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien.La création de ce corpus d’œuvres a été rendue possible grâce à l'appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec.

Jean-Jacques Ringuette détient une maîtrise en photographie de l’Université Concordia de Montréal et un baccalauréat en arts visuels avec spécialisation en photographie de l’Université d’Ottawa. Ses œuvres font partie de collections privées ainsi que des collections du Musée national des beaux-arts du Québec. À Rome (Italie), il a représenté le Québec à deux reprises dans le cadre de l’événement Orrizonte Quebec. Il était aussi du Printemps du Québec à Paris et de l’événement Quebec a Catalunya à Barcelone (Espagne). Ses œuvres ont été exposées à New York, Seattle et Chicago (États-Unis), à Bielefeld et Berlin (Allemagne) de même qu’à Montréal, Québec et dans plusieurs autres villes de la province.

Visuel : Pierre Mouchon n’est le fils de personne


********

Jean-Jacques Ringuette / Artist in Residence

Jean-Jacques Ringuette is back in residence at the Centre SAGAMIE after his initial stay last October, this time to work on two books: one is a presentation of his most recent creative work, Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien, and the other is entitled De la vraisemblance, autour du personnage de Pierre Mouchon, on a series which he completed a few years ago.

Pierre Mouchon is a hand-made stuffed animal which the artist picked up in a second-hand store somewhere and which he uses, both humorously and seriously, sentimentally and truculently, to probe the world of appearances, delving into the shifting mysteries that have perpetually shrouded the subconscious adult mind.

“Pierre Mouchon serves as a link between the animist tendencies that abound in the world of childhood and my own present interest in the sacred nature of the body. In the true spirit of Dadaism, the humorous and playful aspects remain critical here but in no way obscure the sense of the pathetic, the ineffectual, the grotesque and the traumatic. The body is reduced to the level of an object, intimating an idea of possible subjectivity. This unique situation serves as a potent inducement to the emergence of a very particular presence.”

In his recent work, and in keeping with the imaginative approach of the series on Pierre Mouchon, Jean-Jacques Ringuette has been directing his attention to various marginal figures and has situated himself in the age-old tradition of the portrait of the artist as a clown. In early 2011, the Centre SAGAMIE will exhibit Figures de la mascarade ou La vie passionnante de Félicien. Production of this work was made possible with the financial support of the Conseil des arts et des letters du Québec.

Jean-Jacques Ringuette earned his Master’s degree in photography at Concordia University in Montreal and a Bachelor’s in visual arts (specialising in photography) at the University of Ottawa. His work figures in several private collections, as well as in the Musée national des beaux-arts du Québec. In Rome, Italy, Jean-Jacques Ringuette has represented Quebec twice at the Orrizonte Quebec. He also participated in the Printemps du Québec à Paris and the Quebec a Catalunya in Barcelona, Spain. His work has been exhibited in New York, Seattle, and Chicago in the United States, in Bielefeld and Berlin, Germany, and in Montreal and other cities in the province of Quebec.

Image : Pierre Mouchon is the son of no one

lundi 14 décembre 2009

Double lancement

Le Centre SAGAMIE et la Ville d’Alma vous invitent au
LANCEMENT DU CALENDRIER 2010 DE LA VILLE D’ALMA

ainsi qu’au

LANCEMENT DU LIVRE QUARTIER, territoire et autres lieux communs

le mercredi 16 décembre 2009 à 17 heures au Centre SAGAMIE
situé au 50 rue St-Joseph à Alma (dans le stationnement de l’église St-Joseph),

en présence de M. Marc Asselin, maire de la Ville d’Alma, de Mme Sylvie Beaumont, présidente du comité des communications et de M. Jocelyn Fradette, président du comité des arts et de la culture.

À cette occasion, la MICROBRASSERIE DU LAC SAIN-JEAN, sera sur place pour faire déguster ses différentes variétés de bières.

Communiqué:

Cette édition toute spéciale du calendrier 2010 de la Ville d’Alma mettra à l’honneur les œuvres des jeunes participants-citoyens au projet QUARTIER, territoire et autres lieux communs. Le calendrier sera distribué gratuitement dans tous les foyers de la municipalité et informera ainsi chaque almatois de ce grand projet.

D’autre part, le Centre SAGAMIE a produit un livre qui sera également lancé lors de cette soirée. Cette publication témoigne de la genèse du projet QUARTIER, territoire et autres lieux communs conçu et réalisé par l’organisme IQ L’Atelier. Cette coopérative d'artistes privilégie une esthétique fondée sur l'échange ainsi que sur le partage avec la communauté. Ce projet, dirigé par les artistes Stéfany Tremblay et Patrick Moisan, a ainsi permis à une vingtaine de jeunes, de 10 et 11 ans, de vivre une expérience en art visuel, d’être actif et de développer un sentiment d’appartenance et de fierté face à ce quartier.

Imprégné du patrimoine et de l’aspect social de l’art, ce projet puise sa réflexion dans le devoir de mémoire. Les artistes initiateurs, ayant pris connaissance de l’histoire des lieux, ont d’abord travaillé sur les problématiques patrimoniales, économiques et esthétiques du quartier fondateur de la Ville d’Alma, afin de s’y engager comme artistes-citoyens. L’exploration de cet environnement, par le biais de l’image et de différentes techniques de photographie, a permis d’y poser un regard intime et actuel qui a mené à une exposition à la galerie Espacepointca du Collège d’Alma en février 2009.

Par la suite, les jeunes provenant des écoles Saint-Sacrement et Arc-en-Ciel de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean se sont joints au projet à travers une série d’ateliers mobiles et éducatifs basés sur la découverte et l'expérimentation de la lumière en photographie. Pendant dix jours, ils ont exploré le territoire à l’aide d’appareils photographiques jetables et de sténopés. Ils ont arpenté le quartier Sainte-Anne en cherchant à le redécouvrir. Leurs photographies, surprenantes et authentiques, sont le résultat d’une réelle recherche esthétique et offrent différentes interprétations documentaires, historiques, poétiques, mais aussi parfois critiques. Ces œuvres ont été présentées dans le cadre d’une exposition professionnelle au centre d’artiste Langage Plus en janvier dernier.

Le projet a également donné lieu à une collaboration créatrice entre les jeunes participants et les étudiants du programme Arts et lettres du Collège d’Alma, alors que les œuvres visuelles sont devenues la source d’inspiration pour l’écriture des textes accompagnant les œuvres présentées dans le livre.

Prix spécial, sur place lors du lancement 15$ taxes incluses

Pour commander / To order:

QUARTIER, territoire et autres lieux communs
IQ L’Atelier, Stéfany Tremblay et Patrick Moisan
100 pages, texte en français seulement, 6 X 8 po.
100 pages, text in French only, 6 X 8 in.
ISBN 978-2-923612-17-1 2009
Prix / Price: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

mardi 8 décembre 2009

Pascal Dufaux


Pascal Dufaux
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

Le cosmos dans lequel nous sommes

Avec la prolifération actuelle des caméras placées un peu partout dans nos milieux de vie - autant privés que publics, dévoilant sans cesse notre apparence à des regards anonymes, il me semble que la nature même de l’image se transforme. En effet, apparaît de plus en plus une image sans auteur dont la fadeur et l’indifférence mécanique en constitue le caractère principal : une image à la fois vertigineuse et banale. Une image dont la logique de production ignore les critères d’expressivité et de composition picturale. Une image machinée par des critères d’observation objective sur les choses et les événements. À travers ce nouveau type d’image, ne nous est plus présentée la personnalité ni la sensibilité d’un œil nous transmettant sa vision du monde, mais le réel lui-même se donnant à voir. L’image devient alors pure surface-témoin, pure surface de prélèvement : objectif impartial et indifférencié glissant sur les aspérités de notre paysage contemporain. Étrangement, n’y a-t-il pas devant ces images, une sensation de réalité similaire à celle éprouvée jadis à la vue des premiers daguerréotypes?

Avec la série photo-vidéographique intitulée Le cosmos dans lequel nous sommes, je veux accueillir, explorer, penser et mettre en forme la beauté stoïque de ce nouveau régime d’images. Toutes les images de cette série sont extraites de séquences vidéo-cinétiques réalisées avec un nouvel automate de prise de vue que j’ai fabriqué et expérimenté lors d’une récente résidence de production au Centre Daïmon à Gatineau.

PASCAL DUFAUX BIOGRAPHIE
Études en scénographie et en arts visuels. Dans les années 90, conception de dispositifs scénographiques sonores. Artiste en résidence à la Christoph-Merian Stiftung (Bâle, Suisse, 1997) et à la Finnish Artists’Association (Helsinki, Finlande, 1998). Il élabore depuis les années 2000 un travail installatif hybride accès sur les processus d’apparition de la forme et de l’image: le Projet Pléthore au Musée du vieux Palais (St Jérome, 2002), Des mesures dévastées à la Maison de la culture Plateau-Mont-Royal (Montréal, 2003), Phénomènes / formes intermédiaire aux Espacios de arte (Guanajuato, Mexique, 2003). En 2005, il réalise la mono-bande vidéo Substance verte au Laboratoire nouveaux médias d’OBORO à Montréal. Il a conçu la scénographie de l’opéra Alternate Visions produit par la compagnie Chants Libres (Montréal, 2007). Il expose les installations photographiques Autour de vous et Alzheimer au centre VU à Québec et à la Galerie Joyce Yahouda à Montréal (2007), et à l’Alternator Gallery à Kelowna Colombie Britannique (2009). Radiant ou L’origine du regard fût exposé à OBORO à Montréal en 2008. Il présentait l’installation vidéo cinétique Irradiant au festival Temps d’images à Montréal en février 2009. En juin 2009 il participait à l’exposition “Auto/pathographies” à Innsbruck en Autriche. Pascal Dufaux est représenté par la Galerie Joyce Yahouda à Montréal.

********

Pascal Dufaux / Artist in Residence
LE COSMOS DANS LEQUEL NOUS SOMMES (The cosmos in which we are)

The very nature of images, it seems to me, has undergone a transformation through the current proliferation of cameras installed in most of the public and private places that we frequent daily, ceaselessly exposing our appearances to anonymous sets of eyes. There is, in fact, an increased production of unsigned images whose principal trait is a mechanical triteness and insignificance: images which are simultaneously breathtaking and banal; images produced independently of all criteria of expression and visual composition; images contrived according to objective criteria of observation of things and events. This new type of image does not refer back to a personality or a visual sensitivity attempting to communicate a particular outlook on the world, but is rather a blunt rendition of whatever reality is exposed to view. The image becomes the sheer surface of an attestation, the sheer surface of an extracted sample: the impartial and indifferent lens glides smoothly over the ragged contours of our contemporary landscape. Strangely enough, do we not feel, when confronted with these images, the same sensation of reality that was once evoked by the very first daguerreotypes?

In the videographic-photo series entitled Le cosmos dans lequel nous sommes, I attempt to embrace, explore, reflect on and give shape to the stoic beauty of this new order of images. All the images in this series were taken from kinetic-video sequences shot with a new automated camera which I designed and tested during a recent production residency at the Centre Daïmon in Gatineau.

PASCAL DUFAUX BIOGRAPHY
Studied set design and visual arts. In the 1990s, designed audio set mechanisms for many composers. Artist in residence at the Christoph-Merian Stiftung (Bale, Switzerland, 1997) and the Finnish Artists' Association (Helsinki, Finland, 1998). Since the 2000s, he has been working on hybrid installations between 2D and 3D: Projet Pléthore at the Musée du vieux Palais (Saint-Jérôme, 2002), Des mesures dévastées at the Maison de la culture Plateau-Mont-Royal (Montreal, 2003), Phénomènes/formes intermédiaire at Espacios de arte (Guanajuato, Mexico, 2003). In 2005, he made the single-band video Substance verte at OBORO'S Laboratoire nouveaux médias in Montreal. He designed the set of the opera Alternate Visions produced by Chants Libres (Montreal, 2007). His photographic installations Autour de vous and Alzheimer were shown at Centre VU in Quebec City and at Galerie Joyce Yahouda in Montreal (2007), and at the Alternator Gallery in Kelowna, B.C. (2009). Radiant ou L’origine du regard was shown at OBORO in 2008. His kinetic video installation Irradiant was shown at the Temps d’images festival in Montreal in February 2009. In June 2009 his work had been shown in the exhibition "Auto/pathographies" at the Büchenhausen Kunstpavillon in Innsbruck, Austria. He is represented by Galerie Joyce Yahouda in Montreal.

Lancement du livre GUY BLACKBURN, TOUCHE


Lancement du livre
GUY BLACKBURN, TOUCHE

Guy Sioui Durand, commissaire
édité par le Centre SAGAMIE

À la galerie L’Œuvre de l’Autre, le centre d’exposition de l’UQAC
Le jeudi 10 décembre 2009 à midi
Pavillon des arts, Université du Québec à Chicoutimi, 555 boul. De l’Université

À cette occasion, le plus récent numéro de la revue Protée, Regards croisés sur les images scientifiques sera également lancé en présence de M. Luc Vaillancourt, professeur au département des arts et lettres de l’UQAC et directeur de la revue Protée, M. Guy Blackburn artiste et chargé de cours à l’UQAC, M. Guy Sioui Durand sociologue et chargé de cours à l’UQAC, Mme Christine Martel, auteur et M. Nicholas Pitre, directeur du Centre SAGAMIE.

GUY BLACKBURN
Né en 1956, Guy Blackburn vit et travaille à Chicoutimi. Depuis le début des années 80, il a participé au Québec, au Canada (Ontario, Nouveau-Brunswick) et à l’étranger (France, Allemagne, Pologne, Chili) à différentes expositions et manifestations. Depuis 1990, Blackburn a proposé un corpus d’œuvres qui a su intéresser un large public, une médiatisation et une analyse importantes. Pensons seulement aux projets La Cécité, Hommage à Anna, Espace interdit, Quémander l’affection et à la série de quatre installations au Musée de la guerre froide de Carps en Ontario. Plus récemment, au Musée de Rimouski et à la Galerie Séquence de Chicoutimi, il a présenté l’exposition Sans Silence, et Extrait d’ambiguïté à la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières. Sa dernière aventure d’art Touche est une œuvre majeure produite et diffusée avec la complicité du Centre SAGAMIE d’Alma. Bien que l’on puisse parler chez Blackburn de pratique ouverte, l’installation demeure au cœur de son travail. Ses réalisations explorent de façon percutante, voir même troublante, les nouvelles conditions individuelles et sociales issues des récentes pratiques scientifiques. Une approche singulière et une pratique sans compromis.

GUY SIOUI DURAND
Wendat (Huron) de Wendake (Québec), Guy Sioui Durand est sociologue, critique (PH.D.) et commissaire indépendant. L’art actuel et l’art amérindien sont ses domaines d’intervention. Co-fondateur de la revue Inter et du Lieu, centre d’artistes de Québec, chargé de cours en théorie de l’art à l’Université du Québec à Chicoutimi, il a publié trois livres dont L’art comme alternative en 1997 et Riopelle. Indianité en 2003. Il écrit pour plusieurs périodiques, catalogues et dans Internet. Depuis 2000, Sioui Durand a été commissaire d’une dizaine d’événements dont Touche, de Guy Blackburn au Centre SAGAMIE d'Alma, Urbaine Urbanité III (Place Valois, Montréal 2005), Identités et Remplacements (24e édition du Symposium international d’art contemporain, Baie Saint-Paul 2006), Art Sauvage (12e Rencontre Internationale d’Art Performance, Québec 2006). Conseiller autochtone d’Espace 400e (Québec 2008), Sioui Durand participait en avril au Forum Théorique de la Xe Biennale de La Havane (Cuba, 2009) et en juin à la Délégation des conservateurs autochtones canadiens (Biennale de Venise, 2009). En novembre 2009, il est invité aux festivals Accion ! 09 Mad (Madrid) et Arrt d’Accio (Valence) en Espagne (www.siouidurand.org).

Prix spécial, sur place lors du lancement 15$ taxes incluses

Pour commander / To order:

Guy Blackburn, TOUCHE
Commissaire / Guy Sioui Durand / Curator
70 pages couleur, texte en français seulement, 8 X 10 po.
70 pages, colour, text in French only, 8 X 10 in.
ISBN 978-2-923612-15-7 2009
Prix / Price: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

lundi 30 novembre 2009

Lalie Douglas

Lalie Douglas
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

L’artiste contemporaine Lalie Douglas crée des objets qu’elle intègre à ses actions performatives. Souvent furtives et spontanées, ces performances et installations se déroulent à l’extérieur des espaces de galerie habituels. Alors que ses derniers travaux s’efforcent de mettre de l’avant l’acte de faire, ses œuvres antérieures s’engagent, avec un élan continu, vers leur propre destruction. Ainsi, pour Le potentiel des objets, un projet récent présenté dans le cadre d’Art Pop à Montréal, l’artiste a confectionné des petits oiseaux morts avec du chocolat et des archétypes de maison en gâteaux qu’elle offrait aux passants pour qu’ils les mangent. C’est donc à travers la destruction de ces objets par leur consommation que ceux-ci réalisaient leur plein potentiel.

Pour le projet Ce qui nous retient, l’artiste a méticuleusement fabriqué des répliques minuscules d’objets domestiques avec du papier mâché, pour ensuite poser le geste à la fois destructeur et libérateur de les brûler une à une. Parmi ses dernières expositions, le projet Donnez-moi vos peurs a pris la forme d’une série d’interventions publiques se déroulant tant à Montréal qu’à Calgary. À cette occasion, Lalie Douglas a recueilli (et ainsi "enlevé") les peurs des gens et les a emporté vers l'autre ville (Montréal ou Calgary). En prenant part aux actions de l’artiste, les participants d'une ville ont accepté d’endosser les peurs des participants de l'autre ville.

Présenté dans le cadre de nombreuses expositions individuelles et collectives à travers le Canada, de même qu’aux États-Unis et en France, le travail de Lalie Douglas réunit la sculpture, l’installation, le textile, la céramique, la photographie, la vidéo et la performance. L’artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des Arts du Canada de son soutien financier. Elle a complété un baccalauréat en beaux-arts en 1995 de même qu’une maîtrise en beaux-arts en 2007 à l’Université Concordia. Elle habite et travaille à Montréal, Québec. http://laliedouglas.com

********

Lalie Douglas / Artist in Residence

Contemporary artist Lalie Douglas creates objects for use in her performative actions. These performances and installations are often furtive and unannounced, taking place outside of the usual gallery space. Her recent work sought to bring the act of making to the forefront and her latest works continue that arc onwards towards destruction. In her recent project, The Potential of Objects, for Art Pop in Montreal, she created small dead birds out of chocolate and archetypal houses of cake and asked passers-by to eat them, thereby fulfilling the objects’ potential by their destruction.

For The Things that tie you Down, she meticulously fabricated tiny papier maché replicas of household objects and burnt them one by one in an act both destructive and freeing. Her recent exhibitions include Take Your Fears Away; a series of public interventions which took place in both Montreal and Calgary, in which she offered to take peoples fears away (to the other city) and there she attempted to lessen them with the help of people there, convincing them to take on the fears of others by participating in her actions.

Her work encompasses sculpture, installation, textile, ceramics, photography and video work as well as performance and has been presented in several individual and group exhibitions throughout Canada, as well as in the United States and France. She has received funding from both the Conseil des Arts et des Lettres du Québec and the Canada Council for her work, which she gratefully acknowledges. She completed a BFA in 1995 and her MFA in 2007, both from Concordia University. She lives and works in Montreal, QC. http://laliedouglas.com

jeudi 19 novembre 2009

Alice Houde-Lavoie

Alice Houde-Lavoie
Lauréate 2009 de la bourse Denis Langlois - Centre SAGAMIE
décernée à un étudiant à la maîtrise de l'UQAC
(Université du Québec à Chicoutimi).

Son exposition LA BEAUTÉ DU MAL sera présentée
au CENTRE NATIONAL D'EXPOSITION de Jonquière
4160, du Vieux-Pont, Mont Jacob, Jonquière, 418-546-2177

du 21 novembre 2009 au 10 janvier 2010,
vernissage le jeudi 26 novembre 2009 à 17h.

Par une approche poétique et romantique, l’exposition LA BEAUTÉ DU MAL, de l’artiste Alice Houde-Lavoie représente des mises en scènes photographiques narratives qui ont pour intention d’évoquer différents aspects de la condition humaine. L’opposition entre les sujets représentés et l’esthétisme photographique évoque des atmosphères déstabilisantes qui suscitent un plaisir contemplatif face à des propos souvent sombres et dramatiques. Inspirées d’histoires réelles de sa vie et de celle de son entourage, ou encore simplement imaginées, les photos/fictions de l’artiste s’inspirent également de tendances artistiques, de courants sociologiques et témoignent des systèmes de représentation d’une culture, devenant ainsi le reflet d’une société. LA BEAUTÉ DU MAL, exploite la notion du beau pour ainsi séduire le regardeur afin qu’il s’attarde davantage à l’importance du sujet représenté.

Photographie: Aidez-moi, 2009.

mardi 17 novembre 2009

Josée Pedneault

Josée Pedneault
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

La démarche artistique de Josée Pedneault repose sur la collection d’images dans un univers photographique tourné vers un imaginaire intimiste, contemplatif et poétique. Les thèmes de l’errance, du nomadisme et de la vie quotidienne sont une constante évoquée par les concepts qui régissent son travail, lequel est souvent réalisé à l’étranger, lors de résidences d’artiste ou de voyages. L’utopie et la poursuite d’un monde idéal servent de toile de fond à ses idées. Dans ses projets, elle essaie de montrer que les images permettent de garder un lien tangible (From Warsaw with love, Les Correspondances, 2006-2008), que l’amour transcende le temps (Pour que tu ne m’oublies pas, 2008) ou que la seule valeur réelle de toutes choses est sentimentale (Con todo mi afecto, 2009).

Josée Pedneault vit et travaille à Montréal. En 2005, elle a complété une Maîtrise en photographie à l'Université Concordia. Depuis 2006, elle a été artiste en résidence, entre autres, au Ujazdowski Castle en Pologne (Pépinières Européennes pour Jeunes Artistes, 2006), à la Cité des Arts à Paris (CALQ, 2008) et au studio du Québec à Mexico (CALQ, 2009). Son travail a été présenté au Mois de la Photo à Montréal, à la 4e Manif d'art de Québec et au festival Jeune Création à Paris. Ses recherches artistiques ont été soutenues par plusieurs bourses du Conseil des arts du Québec et du Canada en plus de s'être mérité le Prix du public le Devoir/Contact image au mois de la photo en 2007 et le William Blair Bruce European Fine Art Travel Scholarship en 2008. Son travail sera présenté prochainement au Festival de photographie de Phnom Penh au Cambodge et en Chine en 2010. Josée Pedneault est représentée par la galerie Lilian Rodriguez. http://www.joseepedneault.com http://www.contodomiafecto.com

********
Josée Pedneault / Artist in Residence
Josée Pedneault’s artistic practice is based on the collection of images in a photographic approach turned towards intimate, contemplative and poetic images. Travel, nomadism and daily life are themes constantly evoked by the concepts that rule her work. Her projects are often created abroad, during artist-in-residence programs or personal travels. Utopia and the pursuit of an ideal world are backdrops to her ideas. In her projects, she tries to show that images allow us to keep in touch (From Warsaw with love, Les Correspondances, 2006-2008), that love transcends time (So that you don’t forget about me, 2008) or that the true value of all things is sentimental (Con todo mi afecto, 2009).

Josée Pedneault lives and works in Montréal. In 2005, she completed an MFA in photography at Concordia University. Since 2006, Josée completed various residency programs: CCA Ujazdowski Castle in Warsaw, Poland (Pépinières Européennes pour Jeunes Artistes, 2006), Cité Internationale des Arts in Paris (CALQ, 2008), The William Blair Bruce European Fine Art Travel Scholarship (Sweden, 2008), and the Québec studio in Mexico (CALQ, 2009). Her photographic and installation work has been shown in Montreal, Toronto, Quebec, Paris, Poland and Luxembourg. Josée’s work has been part of art festivals such as Le Mois de la photo in Montreal, for which she was awarded the People's Choice Award, the 4th Manif d'art in Quebec City and the festival Jeune Création in Paris. Her work will be shown in China in 2010 and in the Photo festival of Phnom Penh in Cambodia. Josée Pedneault is represented by Galerie Lilian Rodriguez. http://www.joseepedneault.com http://www.contodomiafecto.com

vendredi 13 novembre 2009

Appel de dossier

Appel de dossier / 2010 / Call for proposals
Date limite: 31 janvier 2010 / Deadline: January 31, 2010
English to follow

Programmes:
1-RÉSIDENCES D’ARTISTES 2-PUBLICATIONS 3-EXPOSITIONS

1-RÉSIDENCES D’ARTISTES
Les artistes sont invités à nous présenter leur projet de résidence utilisant le traitement numérique de l’image et l’impression numérique grand format dans un contexte de recherche et de création en art actuel. Par ces résidences, les artistes redéfinissent l’intervention numérique, développent de nouvelles écritures artistiques et apportent ainsi une contribution importante aux enjeux actuels de l’image et au développement de la discipline. Les projets qui proposent des points de vue novateurs sur la pratique et engendrent des déplacements significatifs par rapport aux pratiques traditionnelles de l’image sont privilégiés.

2-PUBLICATIONS
Les artistes, les auteurs et les commissaires sont invités à nous présenter leur projet de livre. Nous considérons le livre comme un espace de création artistique et littéraire à investir, un espace autonome, qui laisse place à l’innovation, aux déplacements de sens, aux hybridations, aux interfaces et à la recherche créatrice.

Notre programme éditorial se divise en trois catégories de publications:
A) - Des projets de création artistique utilisant le livre comme véhicule et objet d’art (livre d’artiste, livre hors normes, etc.);
B) - Des monographies sur le travail d’artistes visuels;
C) - Des livres de plus grande envergure qui font le point sur un sujet actuel en art contemporain.

3-EXPOSITIONS
Les artistes et les commissaires sont invités à nous présenter leur projet d’exposition. Le Centre produira une publication couleur accompagnant chaque exposition. Le cachet CARFAC/RAAV est versé aux artistes. La salle d’exposition est vaste (50X30pi. 15X9m, plafonds à 11pi. 3.4m) et est située au centre-ville d’Alma. Le centre d’exposition est ouvert à l’ensemble des pratiques en art actuel, tout en soutenant plus particulièrement les projets apportant une réflexion aux discours en art contemporain numérique. Cet espace d’essai est offert aux artistes afin de favoriser l’émergence de pratiques transversales et novatrices.

VOTRE DOSSIER DOIT COMPRENDRE :
1- Indiquez clairement en entête pour quel programme vous appliquez (Programmes : 1-Résidences d'artistes; 2-Publications; ou 3-Expositions.)
2- Indiquez clairement en entête si vous avez plus ou moins de 35 ans.*
3- La description du projet (maximum: 1 page).
4- La démarche artistique (maximum: 1 page).
5- Le Curriculum vitae (maximum: 3 pages).
6- La documentation visuelle** : images imprimées sur du papier standard.
7- Publications : s’il y a des collaborateurs au projet (auteur (s) ou autre), description des collaborateurs, curriculum vitae des collaborateurs, exemples de textes.
8- Si le retour du dossier est souhaité: une enveloppe de retour pré affranchie.
9- Les dossiers reçus par courriel ne seront pas acceptés.

Postez avant le 31 janvier 2010*** (le timbre de poste faisant foi) à :
Centre SAGAMIE
50, rue St-Joseph
C.P. 517
Alma, Québec
Canada
G8B 5W1

* ARTISTES ÉMERGENTS
SVP indiquez clairement au début de votre dossier si vous avez plus ou moins de 35 ans. Les artistes émergents (35 ans et moins) seront comparés entre eux par le comité de programmation et il en sera de même pour les artistes ayant une plus longue feuille de route (plus de 35 ans), ceci afin d’aider une relève artistique à intégrer le réseau des centres d’artistes autogérés.

** DOSSIER VISUEL IMPRIMÉ
Notez qu’il est maintenant obligatoire de nous envoyer l’ensemble de votre dossier imprimé sur des feuilles de papier standard: le Curriculum vitae, la démarche artistique, le projet, et surtout votre dossier visuel. Il est donc important d’imprimer toutes les images soumises à l’appui de votre dossier. Vous êtes libre de mettre une ou plusieurs images par page, ou d’inscrire des informations sur les projets avec vos images. SVP présentez les vidéos sur DVD et, si possible, veuillez imprimer sur papier quelques images tirées de vos vidéos, afin de permettre au comité de programmation d’avoir une référence rapide à votre dossier visuel.

*** QUELQUES PLACES DE RÉSIDENCE SONT DISPONIBLES POUR LES MOIS DE JANVIER À JUIN 2010.
Les artistes qui désirent réaliser leur projet de résidence au cours de cette période sont priés de nous faire parvenir leurs dossiers le plus tôt possible, avant même la date limite du 31 janvier 2010. Ces dossiers seront traités en priorité dès réception. SVP inscrire visiblement sur l’enveloppe, le ou les mois qui vous intéressent. Par exemple comme ceci: SVP TRAITEMENT PRIORITAIRE: MARS, AVRIL ou MAI 2010.

********

Centre SAGAMIE
Call for proposals for 2010
Deadline: January 31, 2010

Programs:
1-ARTIST-IN-RESIDENCES 2-PUBLICATIONS 3-EXHIBITIONS

1-ARTIST-IN-RESIDENCES
Artists are invited to submit residency projects requiring digital image manipulation in contemporary art and large-format digital printing. Artists in residence at the Centre SAGAMIE redefine digital intervention, develop new languages and explore new possibilities of artistic expression. They confront the issues and challenges of the contemporary creation of images, thereby making an essential contribution to a recognition of digital practice as a motive force for inquiry in contemporary art and as a factor in the expansion of multidisciplinary approaches in visual arts. Priority will be given to projects which propose innovative approaches that move beyond traditional artistic practices.

2-PUBLICATIONS
Artists, authors and curators are invited to submit their book projects. We consider that books represent a singular and autonomous artistic and literary locus of creativity, providing opportunity for innovation, a reconfiguration of the senses, hybridization, multiple interactions and ground-breaking research.

Our editorial program has divided the publications into three categories:
A)- Projects of artistic creativity in which the book is an art object in itself or serves to convey a particular artistic expression;
B)- Monographs on the work of visual artists;
C)- Books with a wider scope, dealing with current issues in contemporary art.

3-EXHIBITIONS
Artists and curators are invited to submit exhibition projects. The Centre SAGAMIE will publish a colour book to accompany each exhibition. Artists will be remunerated according to the CARFAC/RAAV fee schedule. The exhibition hall is spacious (floor space: 50’x30’, 15mx9m; ceiling: 11’, 3.4m) and is located in downtown Alma. The exhibition center welcomes all forms of contemporary artistic expression, with particular emphasis on projects exploring contemporary digital art. This forum for experimental artistic expression is made available to artists in order to promote the emergence of innovative and counter-current initiatives.

PROPOSALS MUST INCLUDE THE FOLLOWING:
1- Indicate clearly at the top of your proposal which program you are applying for (Programs: 1- Artist-in-residences; 2- Publications; 3- Exhibitions.).
2- Indicate clearly at the top of your proposal whether you are over or under 35 years of age*.
3- Project description (maximum: 1 page).
4- Artistic statement (maximum: 1 page).
5- Curriculum vitae (maximum : 3 pages).
6- Visual documentation**: images printed on standard size paper.
7- Publications: collaborators on the project, if any (authors, other); description of collaborators; curriculum vitae of collaborators; sample texts.
8- If you wish your proposal to be returned, include SAS envelope.
9- Proposals received by e-mail will not be accepted.

Proposals must be postmarked before January 31, 2010*** and sent to :
Centre SAGAMIE
50, rue St-Joseph
C.P. 517
Alma, Québec
Canada
G8B 5W1

* EMERGING ARTISTS
Please indicate clearly at the top of your proposal whether you are under or over 35 years of age. Emerging artists (35 years and under) will be evaluated within their peer group by the programming committee, as will more experienced artists, in order to facilitate the integration of the new generation of artists into the network of independent artists’ centers.

** PRINTING OF VISUAL DOCUMENTS
Note that you are now required to submit the entire proposal on standard size paper: curriculum vitae, artistic statement, project description, and especially the visual documents. It is very important that you print all the images submitted in support of your proposal. Each page may include one or several images, and project information may accompany each image. Please submit videos on DVD and, if possible, please have some images from the video printed on paper in order to allow the programming committee quicker access to your visual documents.

*** SOME ARTIST-IN-RESIDENCE PLACES ARE STILL AVAILABLE FOR THE PERIOD FROM JANUARY TO JUNE 2010
Artists wishing to complete their artist-in-residence projects during this period are asked to submit their proposals as soon as possible, if possible before the deadline on January 31, 2010. These proposals will be given priority upon reception. Please indicate clearly the months you are interested in on the envelope: for example PRIORITY TREATMENT: MARCH, APRIL or MAY, 2010.

mardi 10 novembre 2009

Éliane Excoffier

Éliane Excoffier
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

Depuis 1996, Éliane Excoffier met en scène devant l’appareil photographique des rituels de beauté qui impliquent le corps féminin. Ses images cultivent un sens du mystère soutenu par la gestuelle des corps photographiés, mais aussi par les technologies anciennes de prises de vue qu’elle utilise. Les séries d’images de l’artiste ont été réalisées avec de vieux appareils, peu performants et même parfois défectueux, comme le mythique Kiev 60, ou encore le sténopé.

" Excoffier tente d’insérer du transitoire dans une histoire de la photographie dont les derniers chapitres semblent s’écrire selon un objet qui s’impose, à savoir la technologie numérique. Ce faisant, elle tente de donner de la portée à une approche ancrée dans les premiers pas de la photographie comme enregistrement de lumière, donnant à l’incarnation - de la lumière, des corps, de la peau - une importance qui traduit un contact entre des surfaces sensibles. Dans cet élan, l’érotisme et la sensualité sont des acteurs principaux, nourrissant un registre encore et toujours à explorer, celui de la photographie captant une réalité aux multiples visages. "
Bernard Lamarche, Éliane Excoffier - bilan 1996-2009, Musée régional de Rimouski

Titulaire d’un baccalauréat en arts visuels et en histoire de l’art obtenu en 1996, Éliane Excoffier vit et travaille à Montréal. Elle expose cet automne au Musée régional de Rimouski (Éliane Excoffier : Bilan 1996-2009). Son travail a été présenté récemment à la galerie Stephen Bulger à Toronto (Kiev, 2009), à la galerie Simon Blais à Montréal (Kiev, 2008), au Théâtre de la Photographie et de l’Image à Nice (Enfants de Cartier-Photographie Contemporaine Canadienne, 2007) et au Centre VU à Québec (Obscures - série no.2, 2006). Ses oeuvres font partie de plusieurs collections, notamment du Musée des beaux-arts de Montréal; Loto-Québec; Giverny Capital, Cirque du Soleil ainsi que Prêts d’oeuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec. Le travail d’Éliane Excoffier est représenté par la galerie Simon Blais à Montréal et la galerie Stephen Bulger à Toronto.

********

Since 1996, Éliane Excoffier has been elaborating rituals of beauty incorporating the female body and staging them before the camera. Her images are imbued with a sense of mystery borne by the particular positioning of the photographed bodies and by the antiquated shooting techniques she employs. The series of images were taken with old and out-dated equipment which was barely functional and even, at times, faulty, such as the mythical Kiev 60 and a pinhole camera.

“Excoffier attempts to introduce the notion of the ephemeral into the history of photography, the most recent chapters of which appear to be defined by one dominant factor: digital technology. In so doing, she tries to broaden the scope of techniques rooted in the early days of photography as a means of capturing light, thus imbuing the substantiation of light, bodies, and skin with a significance reflecting the point of contact between delicate surfaces. Through this endeavour the primary elements of the erotic and the sensual emerge, increasingly augmenting the scope of further exploration into the power that photography has to capture a multi-faceted reality.”
Bernard Lamarche, Éliane Excoffier - bilan 1996-2009, Musée régional de Rimouski

Éliane Excoffier lives and works in Montreal. She graduated with a degree in Visual Arts and Art History from the University of Montréal in 1996. Her work will be exhibited this fall at the Musée régional de Rimouski (Éliane Excoffier : Bilan 1996-2009). She has also been featured recently at the Stephen Bulger Gallery in Toronto (Kiev, 2009), Galerie Simon Blais in Montréal (Kiev, 2008), Théâtre de la Photographie et de l’Image in Nice, France (Enfants de Cartier-Photographie Contemporaine Canadienne, 2007) and Centre VU in Québec City (Obscures - série no.2, 2006). Her work is also included in the collections of the Musée des Beaux-Arts in Montréal, Loto-Québec, Giverny Capital, Cirque du Soleil, and the Prêts d’oeuvres d’art at the Musée National des Beaux-Arts du Québec. She is represented by the Simon Blais Gallery in Montreal and the Stephen Bulger Gallery in Toronto.

vendredi 6 novembre 2009

Douzième CHRONIQUE NUMÉRIQUE

Douzième CHRONIQUE NUMÉRIQUE à lire dans le magazine Art Le Sabord numéro 84, actuellement en kiosque.

Cette chronique de BARBARA GARANT intitulé "OU" ET "I" (ET LE SOUFFLE QUI LES RELIE)présente le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE soit:

ANNIE BAILLARGEON, SOPHIE JODOIN et SYLVAIN BOUTHILLETTE.

Pour commander ce numéro ou pour vous abonner au magazine Art Le SABORD :
(819) 375-6223 art@lesabord.qc.ca http://www.lesabord.qc.ca


Les CHRONIQUES NUMÉRIQUES sont issues d’une collaboration étroite entre le Centre SAGAMIE et les Éditions d’art Le SABORD. Ainsi, à chaque numéro du magazine Art Le SABORD, un auteur est invité à présenter le travail de trois artistes ayant réalisé une résidence de création au Centre SAGAMIE. Ce partenariat de publication permet la diffusion et la documentation de l’art actuel tout en favorisant sa compréhension auprès d’un vaste lectorat.

Situé à Alma au Lac-Saint-Jean, SAGAMIE est un Centre de recherche et de production spécialisé en impression numérique grand format et en traitement numérique de l’image en art actuel. L’activité principale du Centre est orientée vers la résidence d’artiste à laquelle viennent se greffer des activités de diffusion et de publication. Le Centre offre ainsi aux artistes, commissaires et théoriciens des conditions propices à la recherche, à la création et à la diffusion d’œuvres et de textes inédits qui s’inscrivent dans un continuum visant à contribuer de façon significative aux nouveaux discours entourant les arts contemporains numériques.

Grâce au soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de la Ville d’Alma, le Centre SAGAMIE offre un des plus important programme d’artistes en résidence au Canada. Le centre reçoit annuellement près de 40 créateurs du Québec, du Canada et de l’étranger qui sont accueillis pour des séjours intensifs d’expérimentation et de création dans un vaste laboratoire informatique.

En résidence au Centre SAGAMIE, ces artistes redéfinissent l’intervention infographique, développent de nouveaux langages, de nouvelles écritures artistiques et proposent des interfaces fécondes entre le numérique et leur démarche personnelle. Les Chroniques numériques rendent ainsi compte du travail de ces artistes qui apportent une contribution importante aux enjeux actuels de l’image, en développant une réflexion novatrice sur le médium numérique, en questionnant le photographique et la picturalité ou en interpellant les outils numériques de création face à leur champ spécifique d’investigation.

mercredi 4 novembre 2009

Bruno Santerre


Bruno Santerre
Lancement du livre produit par le Centre SAGAMIE

Au SALON DU LIVRE DE RIMOUSKI
Le jeudi 5 novembre 2009 dès 17:00
Au Centre des congrès de l'Hôtel Rimouski

C'est le Musée régional de Rimouski qui vous invite à ce lancement.
En effet, deux autres livres publiées par le Musée régional de Rimouski seront également lancées lors de cet événement, soit le catalogue de l'exposition collective Confluences, De l'Île à la mer et la publication souvenir 100 ans de Desjardins. Dès 18h45, M. Bernard Lamarche, Conservateur de l'art contemporain au Musée Régional de Rimouski prendra la parole sur la scène en compagnie de l'artiste Bruno Santerre et de l'historien d'art Pierre Rannou.

Le livre de Bruno Santerre découle d’une résidence d’édition réalisée par l'artiste de Rimouski au Centre SAGAMIE. Ce séjour de création lui a permis de développer deux projets photographiques inédits intitulés L’Atelier en déplacement et L’Atelier en retrait, qui sont accompagnés d’un essai de Laurier Lacroix. Comme point de départ à ce projet d’édition, Santerre a travaillé dans la lumière de deux artistes qui ont, comme lui, utilisé la lumière dans leurs recherches plastiques. Il a ainsi déplacé son atelier à Paris, Amsterdam et Delft, sur les lieux où ont vécu Brancusi et Vermeer, afin d’y réaliser, dans leurs ateliers ou autour de ceux-ci, des séries de prises de vues. Afin de situer la démarche qui a mené à la création de ces nouvelles séries d’œuvres, Pierre Rannou nous entretient, en première partie de l’ouvrage, de trois expositions individuelles de Santerre, dans lesquelles les notions d’atelier et de galerie se confondent et invitent le spectateur à participer à la fabrication du regard.

Bruno Santerre vit et travaille à Rimouski (Québec). Parmi ses expositions individuelles récentes, notons Dans la lumière de l’atelier (en déplacement), au Centre d’artistes Vaste et Vague, Carleton (2009), Dans la lumière, Centre national d’exposition, Jonquière (2009), Dans la lumière de l’atelier (nuages et ombres blanches), chez Circa, Montréal (2007); Dans la lumière de l’atelier, tracer le rebord des nuages, chez Plein sud, Longueuil (2006); Dans l'atelier de Palomar, chez Occurrence, Montréal (2004); Voir, savoir et croire, (avec Laurie Walker), au Musée régional de Rimouski (1997). Depuis 1982, ses travaux ont été diffusés à l’occasion de nombreuses expositions collectives notamment, en France, à la Galerie Calibre 33 et à la Villa Arson (Nice); à la Librairie du Québec (Paris); à l'Université de Metz; à l'École des Beaux-Arts de Nancy et, au Canada, à la Galerie Sans Nom (Moncton); à la Pitt International Gallery (Vancouver); au Musée national des Beaux-arts du Québec; au Musée d'art de Joliette; au Musée régional de Rimouski; à la Galerie Trois Points, chez Skol et Circa (Montréal). Il a aussi participé à la Biennale nationale de sculpture contemporaine à Trois-Rivières (2004) et au Symposium international d'art in situ Lumières, réflexion de l'insondable, au Musée régional de Rimouski (2003). Titulaire d’une maîtrise en Arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal en 1988, il a été reçu comme artiste en résidence au Centre d’artistes Vaste et Vague, Carleton (Québec), au Centre Sagamie, Alma (Québec), à la Villa Arson, Nice (France) et au Centro internazionale di sperimentationi artistiche à Boissano (Italie). Ses œuvres ont accompagné des recueils de poésie de Paul Chanel Malenfant et d’André Gervais aux Éditions du Noroît et il a réalisé un livre d'artiste avec André Gervais, Le poète intervalii dans la variante amoureuse, publié en 1996 aux Éditions Roselin. Récipiendaire en 2008 du Prix à la création artistique (région Bas-Saint-Laurent) du Conseil des arts et des lettres du Québec, Bruno Santerre a réalisé plusieurs œuvres d'intégration à l'architecture au Québec. Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées au Canada.

Pour commander / To order:

BRUNO SANTERRE, L'Atelier en déplacement / The Shifting studio
Auteurs : Laurier Lacroix, Pierre Rannou,
102 pages couleur, texte intégral en français et en anglais, 8 X 9.75 po.
102 pages, colour, full text in French and English, 8 X 9.75 in.
ISBN 978-2-923612-11-9 2009
Prix / Price: 25.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.38 + tvq 0.20 = Total: $29.23

mardi 3 novembre 2009

Jeane Fabb


Jeane Fabb
Artiste en résidence / Artist in Residence
English to follow

Ma pratique artistique se fonde sur une interaction directe avec la nature. Je m’investis dans des activités et des processus d’observation qui accentuent et révèlent le principe d’interconnexion avec mon environnement immédiat. À travers des projets art-nature menés à l’international, j’ai pu explorer une diversité d’écologies se déployant sur différents continents. C’est pourtant dans la région où j’ai vécu pour les 35 dernières années, la forêt des Hautes-Laurentides au Québec que se développe en continu une connexion personnelle au lieu, de même les moyens de l’exprimer.

Les relations qu’ont actuellement les femmes avec la terre façonnent mon travail. Au sein de mon processus de recherche, j’intègre un dialogue avec les femmes au sujet d’enjeux écologiques et de leurs attachements personnels à l’environnement. Pour divers projets, j’invite les femmes vivant dans la région où je travaille à participer à des actions in situ. Ce travail s’efforce de rendre visibles les états d’intimité et de profonde familiarité avec la nature, les liens sensuels et émotifs avec les lieux, la connaissance locale des écologies et une attention à la présence qui réside sous le couvert du " pittoresque " et des " ressources naturelles ".

Dans mon travail, la photographie joue à la fois le rôle de témoin et celui d’outil documentaire. Se déroulant souvent dans des lieux retirés, mes actions ne sont vues que par peu de gens ou encore, par personne du tout. L’hiver dernier, dans un projet qui s’intitule Touch Wood, j’ai entrepris une série d’interactions, en privé, avec les arbres dans la forêt derrière chez moi. L’appareil photo était alors le seul témoin. Avec le projet en cours The Earth in her Bones, je crée une série de portraits de 28 femmes résidant dans les Laurentides. Je les photographie dans des sites qu’elles ont elles-mêmes choisis et qui ont une profonde résonance dans leurs vies.

Biographie
À l’âge de sept ans, Jeane Fabb a quitté l’Angleterre pour vivre à Montréal. Elle a fait des études en arts visuels à l’Université Concordia et, en 1975, elle s’est établie dans la forêt boréale des Hautes-Laurentides où elle explore les liens complexes entre les dimensions écologique, culturelle et mythique de la nature. Elle a réalisé des installations in situ et des actions en Amérique du Nord et en Amérique du Sud et a présenté des expositions d’installations, de photographies et de vidéos à travers le pays et à l’international. www.jeanefabb.ca

********
Artist statement

My art practice is based on direct interaction with nature. I engage in activities and observation processes that intensify and reveal a sense of interconnectedness with my immediate environment. During international art nature projects I’ve explored diverse ecologies in different continents; however, it is the region where I’ve lived for the past 35 years, the forested Upper Laurentians in Quebec, where personal connection to place, and the expression thereof, steadily evolves.

Women’s contemporary relationships with the land shape my work. My research process often includes dialogue with women about ecological issues and personal ties to the environment. In various projects, women who live in the region where I am working participate in site-specific actions. This work seeks to make visible states of intimacy and profound familiarity with nature, sensual and emotional ties to place, local knowledge of ecologies, and awareness of presence lying beneath ‘’scenery’’ and ‘’natural resources’’.

Photography plays the role of both witness and documenter in my work. Actions often take place in remote places, and perhaps are seen by a few, or by no one at all. Last winter, in a project called Touch Wood, I undertook a daily process, in private, of interactions with the trees in the forest behind my house. The camera was the only witness. In my current project, The Earth in her Bones, I am creating a portrait series of 28 women residents of the Laurentians, each one photographed in a site she has selected for its deep resonance in her life.

Biography
Jeane Fabb emigrated from England to Montreal at age seven. She studied visual arts at Concordia University, and in 1975 she settled in the boreal forest of the Upper Laurentians where she explores the complex ties between ecological, cultural and mythic dimensions of nature. She has realised site-specific installations and actions in regions of North and South America and Europe, as well as national and international exhibitions of installations, photo and video. www.jeanefabb.ca


mardi 27 octobre 2009

Karen Elaine Spencer


Karen Elaine Spencer
Artiste en résidence / Artist in Residence

English to follow

À travers ma pratique artistique, j’ausculte l’éphémère et examine la trajectoire que nous, en tant qu’êtres transitoires, décrivons dans l’espace. La perspective d’un mouvement linéaire vers l’avant se trouve déconcertée par des gestes performatifs qui semblent ne mener nulle part. Je prends le métro, je flâne, je me promène, je rêve : ces activités s’équivalent toutes en importance. Or, des segments temporels et des répétitions de mouvements sont définis afin que certaines séquences puissent se détacher des autres. Un motif est repris et entretenu dans le temps (souvent pendant un an), permettant d’engager un processus où il n’est plus possible de départager ma pratique artistique de mon quotidien. Je travaille avec ce qui est à portée de main, avec des matériaux qui témoignent de notre existence au jour le jour : carton, oranges, pain, craie. Par le détournement des matériaux, des intentions ou des mouvements, j’interviens dans divers espaces, avec l’espoir de modifier, ne serait-ce que légèrement, la perception de ce qui est possible.

Karen Elaine Spencer vit et travaille à Montréal (Québec) où elle a obtenu une maîtrise en arts de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). En prenant le temps de prendre le temps, l’artiste puise dans l’ordinaire et met au jour le potentiel poétique de l’existence au quotidien. Ses œuvres ont été présentées dans différents centres culturels au Canada et en Europe. Ses plus récentes expositions sont rêves à la poste au 3e impérial (Granby), porteur de rêves à Dare-Dare (Montréal), i dreamt i ran away from home à Visualeyez (Edmonton) et lit de pain à Paris.

********

My artistic practice investigates the fleeting and how we as transient beings circulate through space. The notion of a linear movement forward is confronted through performative gestures that lead nowhere. I ride the metro, I loiter, I ramble, I dream. Any one activity is deemed as important as any other and segments of time and repetitions of movement are delineated to separate certain moments from other moments. A body of work is sustained over time (often a year) enabling a process whereby my artistic practice is indistinguishable from my daily life. I work with what is near at hand, materials that speak of our day-to-day existence: cardboard, oranges, bread, chalk. Through a détournement of materials or intentions or movements I intervene into spaces; hoping to shift, ever so slightly, perceptions of what is possible.

Karen Elaine Spencer lives and works in Montréal, Québec where she obtained her Masters in Art at l’Université du Québec à Montréal (UQAM.) Karen takes the ordinary events of daily life and mines these for their poetic underpinnings, taking the time to take time. Her work has been presented in art centres throughout Canada and Europe with recent exhibitions being: “dream letters for granby” at 3e impérial in Granby, “dream listener” at Dare-Dare in Montréal, “i dreamt I ran away from home” at Visualeyez in Edmonton, and "lit de pain" in Paris.

jeudi 15 octobre 2009

GUY BLACKBURN T O U C H E

GUY BLACKBURN
T O U C H E

Commissaire
GUY SIOUI DURAND

Lancement de la publication
produite par le Centre SAGAMIE
Le jeudi 22 octobre à 17h.

GUY BLACKBURN
Né en 1956, Guy Blackburn vit et travaille à Chicoutimi. Depuis le début des années 80, il a participé au Québec, au Canada (Ontario, Nouveau-Brunswick) et à l’étranger (France, Allemagne, Pologne, Chili) à différentes expositions et manifestations. Depuis 1990, Blackburn a proposé un corpus d’œuvres qui a su intéresser un large public, une médiatisation et une analyse importantes. Pensons seulement aux projets La Cécité, Hommage à Anna, Espace interdit, Quémander l’affection et à la série de quatre installations au Musée de la guerre froide de Carps en Ontario. Plus récemment, au Musée de Rimouski et à la Galerie Séquence de Chicoutimi, il a présenté l’exposition Sans Silence, et Extrait d’ambiguïté à la Biennale nationale de sculpture contemporaine de Trois-Rivières. Sa dernière aventure d’art Touche est une œuvre majeure produite et diffusée avec la complicité du Centre SAGAMIE d’Alma. Bien que l’on puisse parler chez Blackburn de pratique ouverte, l’installation demeure au cœur de son travail. Ses réalisations explorent de façon percutante, voir même troublante, les nouvelles conditions individuelles et sociales issues des récentes pratiques scientifiques. Une approche singulière et une pratique sans compromis.

GUY SIOUI DURAND
Wendat (Huron) de Wendake (Québec), Guy Sioui Durand est sociologue, critique (PH.D.) et commissaire indépendant. L’art actuel et l’art amérindien sont ses domaines d’intervention. Co-fondateur de la revue Inter et du Lieu, centre d’artistes de Québec, chargé de cours en théorie de l’art à l’Université du Québec à Chicoutimi, il a publié trois livres dont L’art comme alternative en 1997 et Riopelle. Indianité en 2003. Il écrit pour plusieurs périodiques, catalogues et dans Internet. Depuis 2000, Sioui Durand a été commissaire d’une dizaine d’événements dont Touche, de Guy Blackburn au Centre SAGAMIE d'Alma, Urbaine Urbanité III (Place Valois, Montréal 2005), Identités et Remplacements (24e édition du Symposium international d’art contemporain, Baie Saint-Paul 2006), Art Sauvage (12e Rencontre Internationale d’Art Performance, Québec 2006). Conseiller autochtone d’Espace 400e (Québec 2008), Sioui Durand participait en avril au Forum Théorique de la Xe Biennale de La Havane (Cuba, 2009) et en juin à la Délégation des conservateurs autochtones canadiens (Biennale de Venise, 2009). En novembre 2009, il est invité aux festivals Accion ! 09 Mad (Madrid) et Arrt d’Accio (Valence) en Espagne (www.siouidurand.org).


Prix spécial, sur place lors du lancement 15$ taxes incluses

Pour commander / To order:

Guy Blackburn, TOUCHE
Commissaire / Guy Sioui Durand / Curator
70 pages couleur, texte en français seulement, 8 X 10 po.
70 pages, colour, text in French only, 8 X 10 in.
ISBN 978-2-923612-15-7 2009
Prix / Price: 20.00 + Transport au Canada 2.65 + tps 1.13 + tvq 0.20 = Total: $23.98

mercredi 14 octobre 2009

Annie Baillargeon

Annie Baillargeon
EMBALLAGE ANATOMIQUE

VERNISSAGE jeudi le 22 octobre à 17h00 / Opening Thursday, October 22, 5:00 p.m.
EXPOSITION du 22 octobre au 11 décembre 2009 / Exhibition October 22 - December 11, 2009
English to follow

Le projet Emballage anatomique est une série d’œuvres numériques regroupées en huit diptyques dans lesquels les éléments s’organisent en structures qui rappellent l’ornementation, le papier peint ou l’emballage cadeau. Elles révèlent au passage, par le détail, une orchestration axée sur la déformation et le camouflage de corps humains. L’œuvre s’articule dans l’espace photographique par des positions et des attitudes qui engendrent des scénarios liés à différentes thématiques. Ces compositions, tissées par la démultiplication des différents corps, réfèrent à des rencontres que j’ai faites lors de mes résidences. Elles reformulent des historiettes et des scènes allégoriques où la présence énigmatique de l’individu est mise au premier plan.

La chorégraphie, qui naît de l’utilisation de ces nombreux corps, propulse l’espace numérique vers divers niveaux de lectures. Réduits à une échelle infiniment petite, les corps sont contraints à s’amalgamer à d’autres membres de leur espèce au travers d’une dynamique conflictuelle. Au même moment, ils s’assemblent en agglomérats sur une surface d’où émane une vibration d’harmonie, un équilibre rappelant une certaine notion d’infini. Ce travail aborde autant la quête identitaire de l’individu que celle de la collectivité, tout en questionnant métaphoriquement la fragilité humaine et l’aspect éphémère des liens qui unissent les individus entre eux.

Annie Baillargeon est une artiste qui vit et travaille à Québec. Son action englobe la photographie, l’installation, la vidéo et la performance. Elle est membre et cofondatrice du collectif multidisciplinaire Les Fermières Obsédées, dont les performances et les manœuvres insufflent depuis 2001 une indiscipline au genre de l’art action. Parallèlement, elle développe un travail en solo qui se situe à la croisée des genres et des médiums, principalement axé sur l’utilisation du corps comme véhicule de questionnement sur les enjeux existentiels de l’individu. Au nombre de ses expositions solos, dans les centres d’artistes du Québec et du Canada, on compte L’œil de poisson et le Centre VU de Québec, Espace F de Matane, la Galerie Séquence de Saguenay et la Galerie 44 de Toronto. Elle a participé aux expositions collectives L’envers des apparences, au Musée d’art contemporain de Montréal, C’est arrivé près de chez vous, au Musée National des beaux-arts de Québec et The constructed images, au festival Contact image à Toronto. Son travail a été également diffusé dans le Moulin à images de Robert Lepage à Québec.


***************

Annie Baillargeon
EMBALLAGE ANATOMIQUE

Opening Thursday, October 22, 5:00 p.m.
Exhibition October 22 - December 11, 2009

The "Emballage anatomique" project consists of a series of digital creations presented in the form of eight diptychs, the compositional elements of which are structured to resemble ornamental art. The components of each image are clustered like constellations, reminiscent of wallpaper or gift wrapping patterns. But the details in the images reveal themselves to be precisely orchestrated variations on the corruption and dissimulation of human bodies. The poses and attitudes delineated in the photographs intimate varying scenarios that evoke different themes. The various bodies are distilled in these compositions, referring back to my encounters during my artistic residencies. They are a retelling of anecdotes and allegorical scenes in which the enigmatic presence of the individual is the prominent feature.

The presentation of numerous bodies engenders a kind of choreography in a digital space which is opened up to different levels of interpretation. Reduced to an infinitely small scale, the bodies are constrained to seek amalgamation with other individuals of their kind through the dynamics of conflict. At that same moment, they bond together in clusters on a plane which vibrates with harmony, an equilibrium which hearkens back to an imprecise understanding of infinity. These compositions are a reflection on the search for both individual and group identity, interlaced with a metaphorical inquiry into the fragility of the human experience and the ephemeral nature of the bonds that bring individuals into partnership.

Annie Baillargeon is an artist who lives and works in Quebec. Her work includes photography, art installations, video and performance art. She is a co-founding member of the multi-disciplinary collective Les Fermières Obsédées, whose performances and tactics since 2001 have infused an element of insubordination into the genre of action art. All the while, she has been working on her own solo creations which incorporate different genres and media, making use primarily of the human body as a means of inquiry into the existential choices facing the individual. Her solo exhibitions have been presented in artistic centers throughout Quebec and Canada, including L’œil de poisson and the Centre VU in Quebec City, Espace F in Matane, the Galerie Séquence in Saguenay, and Gallery 44 in Toronto. She has participated in collective exhibitions such as "L’envers des apparences", at the Montreal Museum of Contemporary Art, "C’est arrivé près de chez vous", at the Musée National des beaux-arts de Québec, and "The constructed images", at the Contact Festival in Toronto. Her work was also featured in Robert Lepage's "Image Mill", presented in Quebec City.

mercredi 7 octobre 2009

Catherine Bodmer

Catherine Bodmer
Artiste en résidence / Artist in Residence

La pratique artistique de Catherine Bodmer comprend des installations, des oeuvres in-situ et des photographies. La notion de transformation est au cœur de sa recherche, ainsi que l’observation des aspects banals et ordinaires de la vie, cherchant à leur donner une dimension supplémentaire. Depuis quelques années, Catherine Bodmer a commencé à travailler avec les moyens de la photographie et le traitement numérique afin d’explorer l’espace de l’image et de l’imagination, ainsi que la position de l'individu dans ces espaces. Son attention s’est portée sur des lieux et situations évoquant un sens d’ouverture et de speculation, mais aussi de précarité. En concevant les images comme une matière malléable, l'artiste s'intéresse aux altérations subtils de certains éléments dans l'image, suggérant des situations à la fois cohérentes et divergentes. La manipulation des pixels numériques, ainsi que les stratégies de multiplication et de variation d’un sujet se veulent au service d’une idée plus vaste, soulignant la vulnérabilité de notre existence face à une compréhension de plus en plus complexe et caleidoscopique de la réalité.

Catherine Bodmer, d’origine suisse, détient un diplôme de l’École des Beaux-arts de Lucerne en Suisse, et a obtenu une maîtrise en arts plastiques de l’Université du Québec à Montréal en 1999. Depuis une dizaine d’années, elle est impliquée activement dans le milieu des centres d’artistes autogérés et a travaillé en tant que coordonnatrice artistique à La Centrale/Galerie Powerhouse (1999-2002) et à articule (2004-2009) à Montréal. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions individuelles et collectives à travers le Canada, ainsi qu’au Mexique et à Taiwan. En 2008, elle a reçu le Prix du Duc et de la Duchesse de York en photographie du Conseil des Arts du Canada. http://www.catherinebodmer.com

************

Catherine Bodmer is a visual artist whose practice includes installation, photography and site-specific work. The idea of transformation is at the centre of her work, as well as the observation of the ordinary and banal aspects of life, which she seeks to infuse with a supplementary dimension. Since a few years, Catherine Bodmer has been working with the means of photography to explore the space of the image and the imagination. Her attention has been drawn to places and situations that evoke a sense of openness and speculation, but also of precariousness. Conceiving of the image as a “matter” that can be transformed, she is interested in the subtle alterations of certain elements in the image, suggesting situations that are coherent and divergent at the same time. The manipulation of pixels, as well as strategies of multiplication and variation of a subject serve a broader idea that highlights our existence’s vulnerability in relation with an increasingly complex and kaleidoscopic understanding of reality.

Originally from Switzerland, Catherine Bodmer has a degree from the School of Art of Lucerne in Switzerland and earned a master’s degree in visual arts from the Université du Québec à Montréal in 1999. Over the last ten years, she has been actively involved in artist-run centres and was the artistic coordinator at La Centrale/Powerhouse Gallery (1999-2002) and at articule (2004-2009) in Montreal. Her work has been presented in several individual and group exhibitions throughout Canada, as well as in Mexico and Taiwan. In 2008, she received the Duke and Duchess of York Prize of Photography of the Canada Council for the Arts. http://www.catherinebodmer.com